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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 10:21
Bon c'est vrai qu'un des invités a été changé au dernier moment, mais quand on s'extrait de la partie de ping-pong entre les deux combattants qui étaient sur le plateau, on trouve encore quelques intérêts à deux ou trois sujets dans ce débat.


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 18h
Du grain à moudre



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Podcast




émission du mercredi 31 janvier 2007
Les paradoxes du nietzschéisme de gauche


Le nietzschéisme français a connu plusieurs incarnations. II y a eu le nietzschéisme gidien, dans les années 10 et 20, esthète et, bien sur « immoraliste » ; il y a eu ensuite une tendance plus sévère et tragique, avec le « Collège de sociologie », « foyer d’énergie », au centre duquel rayonnait Georges Bataille. Il y a eu un nietzschéisme fasciste, mêlant socialisme sorélien, culte de « l’énergie » et rêves de domination continentale… Un nietzschéisme camusien. Mais le dernier grand moment nietzschéen remonte aux années 60 et 70, et il fut dominé par Michel Foucault. Je passe pour le moment par indulgence sur le cas le plus récent, celui de l’athéologue Michel Onfray, sur lequel on va sans doute s’attarder dans quelques minutes.
Comment semblable lignée d’hommes se réclamant généralement de la gauche – et aux talents divers - a pu se réclamer d’un penseur qui n’a jamais caché le mépris que lui inspirait la démocratie, démocratie en laquelle il voyait la revanche de la plèbe sur les aristocraties naturelles ? Un philosophe qui a poussé l’apologie de la hiérarchie et de la domination jusqu’à avoir proclamé l’esclavage « condition de toute civilisation supérieure » (Par delà le bien et le mal 239) ? Telle est la question que pose aujourd’hui un jeune philosophe marxiste, Aymeric Monville, auquel nous sommes redevables d’une réédition partielle de l’œuvre introuvable de Lukacs, « la destruction de la raison ».
Il faut bien dire que cette question : comment des hommes de gauche peuvent-ils « penser avec Nietzsche », elle avait déjà été posée, et en particulier, en 1991, par un collectif de philosophes, emmené par le duopole Luc Ferry-Alain Renaut. Cela s’appelait « Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens. » Mais pour vous, Aymeric Monville, il s’agissait là d’un anti-nietzschéisme bien-pensant, fruit d’une alliance « d’un droite bégueule et d’une gauche bigote ».
Votre anti-nietzschéisme à vous est d’obédience marxiste, d’un marxisme orthodoxe. Et vous avez tendance à ne voir dans Nietzsche que l’ombre portée des mouvements politiques qui se sont réclamé du philosophe allemand, plusieurs décennies après sa mort. Or, comme l’a écrit Philippe Raynaud, : « si Nietzsche occupe dans l’histoire de la philosophie politique une place singulière, elle vient du caractère extrêmement divers, et parfois franchement désastreux, de sa postérité. » Mussolini surtout, mais aussi Hitler, s’en sont réclamé. A quoi, je vous opposerais personnellement que si le marxisme a été transformé en religion d’Etat par Staline, l’un des plus grands massacreurs de l’histoire moderne, cela n’entraîne pas l’invalidation du marxisme en tant que philosophie.
Un penseur est-il responsable de l’usage qu’on peut éventuellement faire de sa pensée ? On voit qu’au-delà même du cas Nietzsche, nous entendons aborder de bien graves questions…



Raphaël Enthoven.  Philosophe. Producteur à France Culture.


Aymeric Monville.  Traducteur et Directeur d'une collection d'ouvrages marxistes aux Editions Delga.



Raphaël Enthoven
Un jeu d'enfant : la philosophie
Fayard - 2007
 

Le philosophe raconte sa vie en philosophie depuis l'enfance et son compagnonnage avec des philosophes tels que Deleuze, Kant, Jankélévitch, Nietzsche, Leibniz, Spinoza, etc.



Aymeric Monville
Misère du nietzschéisme de gauche : de Georges Bataille à Michel Onfray
Aden éditions - 13 janvier 2007

Ce livre dévoile les ressorts idéologiques qui se dissimulent dans l'oeuvre de Nietzsche. Sa philosophie sert d'arme au sein de la gauche critique pour s'attaquer au matérialisme issu des Lumières et à l'ensemble de la philosophie issue du marxisme et du mouvement ouvrier.


Jean-Pierre Faye
Le vrai Nietzsche : guerre à la guerre
Hermann - avril 1998

L'auteur de Langages totalitaires suit le fil conducteur que trace la rigueur de la philosophie de Nietzsche à l'horizon de l'histoire. On redécouvre un Nietzsche qui rejetait avec véhémence "la folie du Reich" et se déclarait "l'Anti-antisémite".


Jean-Pierre Faye
Nietzsche et Salomé : la philosophie dangereuse
Grasset - mars 2000

Cette étude démontre à quelles circonstances tient l'erreur d'interprétation historique qui fait de Nietzsche le porte-parole d'une idéologie raciste, antisémite, fasciste. Elle restitue aussi l'histoire d'amour qui lie Nietzsche à Lou. Enfin, elle interprète des phénomènes contemporains avec les concepts de Nietzsche : Bosnie, Kosovo, Tchétchénie.
 
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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 16:54
Je ne savais pas que les véritables sociaux-démocrates du Parti Québécois s'étaient organisés en courant, erreur réparée... Je vous invite à aller visiter leur site : www.spqlibre.org
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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 15:08

Quand les RG fichent les voisins du QG de Nicolas Sarkozy

 

Une cellule des Renseignements généraux met sous pression les riverains du siège de campagne du candidat UMP, rue d'Enghien, à Paris. L'équipe de campagne a refusé de commenter.

 

Un extrait du document de la Préfecture de police de Paris, pour le consulter en intégralité, cliquez ici

Un extrait du document de la Préfecture de police de Paris, pour le consulter en intégralité, cliquez ici DR

Début janvier, Nicolas Sarkozy établit son QG de campagne 18 rue d’Enghien, dans le Xème arrondissement de Paris. Le candidat a choisi ce quartier pour s’éloigner des arrondissements chics, les 8ème et 16ème. Dès le premier jour, la rue d’Enghien est mise sous haute surveillance policière. Dans la foulée, tous les habitants des trois immeubles qui font face au QG reçoivent une étrange enveloppe saumon, sans cachet de la Poste.

A l’intérieur, une lettre, datée du 15 janvier (voir document), leur demande de répondre au plus vite à un recensement de sécurité. On leur communique un numéro de téléphone. Au bout du fil, un policier questionne : nom, prénom, date de naissance. Au cours de la conversation, le policier se fait plus précis. Il suggère à son interlocuteur de ne pas recevoir de paparazzi chez lui, évoque avec lui les dangers terroristes, la présence d’un éventuel sniper planqué sur les toits. En quelques minutes, l’habitant de la rue d’Enghien est mis sous pression. Le voilà devenu un riverain fiché par la police.

 

Des riverains choqués

En fait, le fonctionnaire est un agent du service Enquête des Renseignements Généraux de la préfecture de Police de Paris, basé rue aux Ours, dans le 3ème arrondissement. Cette cellule des RG enquête généralement sur les mariages blancs, les candidatures pour les postes particulièrement signalés. Sa mission : fouiller le passé de certains citoyens pour le compte de l’administration. Des riverains sont choqués par la méthode. Quand ils téléphonent au numéro indiqué, leur interlocuteur ne leur précise pas qu’il travaille pour les RG, mais il les soumet à un interrogatoire qui leur fait comprendre qu’ils font désormais partie d’un périmètre de haute sécurité et que tous leurs faits et gestes risquent d’être surveillés. "C’est intolérable, raconte une jeune femme du quartier. Nous avons le sentiment d’être dans la Cité Interdite, mais surtout d’être sous le contrôle d’un Big Brother qui s’appelle Nicolas Sarkozy".

 

"Une annexe du ministère"

Pour la préfecture de Paris, il n’y a rien d’illégal dans cette activité. Est-ce si sûr ? Des habitants fichés par la police pour le seul motif d’être logés près du siège du candidat UMP. Alors qu’aucun autre prétendant à l’Elysée n’a bénéficié de ce "régime de faveur". Au siège de Ségolène Royal et de François Bayrou, on réfute toute enquête sur les voisins effectuée par la police. Pour qui alors travaillent ces fonctionnaires des RG ? Pour le candidat Sarkozy ou pour le locataire de la place Beauvau ? Devant sa porte, une habitante ironise : "C’est une annexe du ministère de l’Intérieur, ici". De son côté, Maître Jean-Pierre Mignard, avocat du couple Hollande-Royal, a décidé de passer à l’offensive: "Cette fois, nous sommes face à une entreprise de fichage systématique de citoyens à des fins personnelles, s’insurge-t-il. C’est presque plus grave que l'affaire Rebelle. Je saisis dès maintenant le président le président de la CNIL, Alex Turk, pour qu’il demande à la DCRG (Direction Centrale des renseignements Généraux), de lui transmettre tous les documents qui ont trait à toutes ces affaires Il faut que les citoyens sachent ce qu’on leur prépare…."

 
"Voyez avec la préfecture de police"
A la suite de la parution de l'article sur nouvelobs.com, l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy a refusé de commenter mercredi ces informations, renvoyant à la préfecture de police.
"Voyez avec la préfecture de police de Paris, nous, on ne s'occupe pas de çà", a indiqué l'entourage du candidat, refusant de dire si la démarche policière lui paraissait justifiée ou excessive. "Voyez avec la préfecture de police quelles sont les mesures mises en oeuvre quand il y a un autre candidat dans un autre quartier", a-t-on indiqué.

Léna Mauger
(cet article est publié dans le Nouvel Observateur daté du jeudi 1er février 2007)
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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 14:58
Ecoutez l’emission. | 29 janvier 2007
ligne
Benoît Hamon - BFM

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 11:49
La campagne présidentielle entamée sérieusement depuis la désignation de Ségolène ROYAL, par 60% des adhérents du Parti socialiste, comme candidate socialiste à l'élection présidentielle d'avril et mai 2007, a naturellement posé un voile médiatique et partisan sur l'expression des sensibilités de la gauche du Parti.
Pour quelques semaines, voire quelques mois (jusqu'à la conclusion des élections législatives en juin), il ne sera pas possible de passer par-dessus l'expression de la candidate qui - même si elle doit sans doute affiner son discours - doit absolument primer sur toutes les autres afin de convaincre les électeurs français de la choisir elle au premier tour puis au second pour porter les couleurs de l'espoir face à une droite réactionnaire et une extrême droite confusionniste.

Dans cette affaire, les militants et les responsables de NPS doivent apporter leur pierre à l'édifice, aider la candidate dans son travail de labour de la France électorale, apporter tout leur poids et leurs idées dans les débats participatifs, car il n'y a pas de raison qu'ils soient moins citoyens-experts que les autres...
Et je trouve que dans cet exercice chacun dans leur domaine, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli tiennent bien leur rôle, animés par une ligne directrice claire : avant tout faire gagner notre camp.

Pour le reste, soyons honnêtes, la situation n'est pas aisée. NPS en tant que courant s'est divisé. Déjà blessé par la défection d'Arnaud Montebourg aux lendemains du congrès du Mans, le courant n'a pas pu s'entendre sur le choix d'un candidat qui porterait mieux que les autres les orientations que nous défendons depuis l'automne 2002.
Les règles que nous avions fixées en juin 2006 sur un devoir de responsabilité et de "chasteté" médiatique dans l'expression des préférences électives des uns et des autres, ont été brisées au milieu de l'été par Vincent Peillon ; l'exercice difficile de remontée à contre-courant à Saint-Nazaire n'a pas pu rattrapper les coups partis, présentant le courant comme divisé entre la majorité des élus locaux d'un côté pour Ségolène Royal et la majorité des cadres fédéraux et des militants de l'autre qui choisissaient soit Laurent Fabius soit de ne pas se prononcer.
NPS - courant fondé en partie sur la non personnalisation de la vie politique et le refus des institutions de la Vème république - n'était évidemment pas préparé à affronter un débat et un choix personnalisé à l'extrême...
La suite n'a rien arrangé ; bien que ne venant plus en direction nationale, les amis de Vincent Peillon ont tenté d'expliquer que Benoît Hamon et Henri Emmanuelli refusaient de réunir le courant, alors que c'est eux pour le coup tiennent encore le mince filet qui sert à nous lier tous ensemble. S'en suit désormais des accusations relayées dans les fédérations par des camarades mal informés de vol de fichiers... ambiance !

Alors ? NPS est mort, vive autre chose ?

Je ne le crois pas. Et pourtant des forces sont d'ores et déjà à l'oeuvre pour expliquer ici ou là, que sans renier nos convictions et les orientations cohérentes et originales que nous avons élaboré depuis plus de 4 ans, nous pourrions bientôt travailler avec d'autres dont nous ne partageons pas la moindre analyse politique, mais que cela pourrait faire progresser nos idées.
Passe encore que certains aient bousculé toutes les règles de bonne conduite internes qu'ils avaient eux-mêmes fixées pour choisir une candidate dont ils ne partageaient sans doute pas les propositions mais qui leur paressaient la mieux à même de mener les socialistes à la victoire ; cette analyse peut s'entendre, les rocardiens n'ont pas cessé d'être de bons socialistes quand ils ont dû faire campagne pour François Mitterrand en 1981 et 1988 alors qu'on sait très bien qu'ils ne partageaient pas les analyses...
Mais il devient difficile d'entendre dans la bouche de certains de nos camarades qui avaient défendu les mêmes orientations que nous - avec parfois plus de virulence - retourner leurs vestes par exemple sur les institutions et les quotas d'immigration.
Alors je le dis : il n'est pas possible que nous noyions NPS dans un rassemblement avec des idées accomodées pour un grand courant de la présidente avec François Rebsamen qui nous explique qu'il faut adapter le PS à la Vème République et Julien Dray qu'il faut mettre en place des quotas d'immigration...

NPS doit rassembler autour de lui et non pas se fondre. Rassembler d'abord les morceaux épars des divisions issues du congrès du Mans ; il faudra nous retrouver avec Mickaël Moglia, avec Gérard Filoche... Rassembler au-delà, car nous portons avec nous un réelle cohérence,avec la gauche du Parti, aubrystes, fabiusiens, vidaliestes, etc... Certains me diront il n'est pas le temps encore de penser au prochain congrès... Mais camarades, tous les autres y pensent et en général pour transformer le parti en club de supporters sociaux-libéraux.
Alors la première étape, c'est faire élire Ségolène Royal ; et la seconde construire une force qui permette d'influence l'application d'un programme de gauche en faisant élire le maximum de députés socialistes proches de nos valeurs et en constituant dans le Parti une force qui imposera une nouvelle relation entre l'exécutif élyséen et le parti majoritaire. C'est la seule manière de pouvoir maintenir vivant un vrai parti social-démocrate en France, capable de porter une vision alternative de la construction européenne et de la mondialisation.

Frédéric FARAVEL
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 17:15
L'Assemblée d'Irlande du Nord est dissoute

Des élections devraient conduire à un partage du pouvoir dans la province, après la reconnaissance de la police nord-irlandaise par le Sinn Féin.

 

Le leader du Sinn Féin, Gerry Adams

Le leader du Sinn Féin, Gerry Adams

(Reuters)
La Grande-Bretagne a dissout l'Assemblée d'Irlande du Nord sur le coup de 0h, mardi 30 janvier, ouvrant la voie à de nouvelles élections pour tenter de parvenir à un partage du pouvoir dans la province, objectif prévu par l'accord de paix pour l'Ulster mais qui a longtemps paru distant.
La dissolution officielle de l'assemblée, composée de 108 parlementaires, permettra aux protestants et aux catholiques de partir en campagne pour tenter de renforcer leur influence aux élections prévues le 7 mars. La dernière législature, élue en 2003, n'est jamais parvenue à s'accorder sur la formation d'un gouvernement bi-confessionnel.

Date butoir du 26 mars

Les gouvernements britannique et irlandais souhaitent voir un tel gouvernement émerger une semaine après les élections, et asseoir son autorité sur la plupart des ministères avant la date butoir du 26 mars fixée par Londres.
La date de l'élection devrait être confirmée par les Premier ministres britannique Tony Blair et irlandais Bertie Ahern lors d'une rencontre entre les deux dirigeants mardi après-midi à Londres. Ils devraient également dévoiler un rapport d'experts détaillant les engagements de plus en plus importants de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) pour une coexistence pacifique. L'IRA a renoncé aux armes en 2005, et le rapport devrait montrer que ses membres ont effectivement abandonné progressivement ses activités criminelles depuis.

Partage du pouvoir

Un autre développement qui a fortement augmenté les chances d'arriver à un partage du pouvoir entre protestants et catholiques est la reconnaissance par le Sinn Féin, dimanche, de la police nord-irlandaise, tournant ainsi la page de décennies d'hostilité ouverte aux forces de l'ordre majoritairement protestantes de la province. Le Sinn Féin est considéré comme la vitrine politique de l'IRA. (AP)

L'idéal serait que les deux partis nationaliste (social-democratic and labour party) et républicain (Sinn Féin) fassent cause commune et présentent des listes unies ; devenant par la même occasion le premier parti de la province, ils hériteraient de la charge de chef du gouvernement local...
Frédéric FARAVEL
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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 09:48

Sinn Féin vote la fin formelle de la guerre civile

Gerry Adams, le leader de Sinn Féin. (REUTERS)

Le parti reconnaît la police nord-irlandaise et entend partager le pouvoir avec les unionistes.

Par Karine LE LOËT - Dublin envoyée spéciale - lundi 29 janvier 2007 - Libération

Hier, 890 délégués du parti républicain Sinn Féin, réunis à Dublin en Ard Fheis (assemblée extraordinaire), ont voté à 90 % en faveur de la reconnaissance de la police nord-irlandaise. Le geste est historique et devrait permettre, si le camp protestant le veut, de mettre fin formellement à la guerre d'Irlande du Nord. Depuis la création de la RUC (Royal Ulster Constabulary), en 1921, le parti avait toujours refusé de reconnaître cette institution, perçue comme le bras armé de l'unionisme.
[...]
Télécharger :
Sinn Féin reconnaît la royal ulster constabulary

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 09:44
Tout le monde se moquait de moi quand je disais que contrairement à ce qu'on pensait le positionnement de Ségolène Royal ouvrait un boulevard à Bayrou...

Présidentielle - Cette gauche tentée par le vote Bayrou

François Bayrou séduit notamment les orphelins de la deuxième gauche ou les sociaux-démocrates.

Déçus par la campagne de la candidate PS, des proches de DSK et de Fabius manifestent intérêt et soutien pour le patron de l'UDF.

Par Nathalie RAULIN – Libération - lundi 29 janvier 2007

Le promoteur de la révision de la loi Falloux, ex-ministre du gouvernement Balladur y croit. Ne rallie-t-il pas sous sa bannière, un nombre grandissant d'éminences socialistes. Dans son bureau de campagne à deux pas du siège parisien de l'UDF, Marielle de Sarnez, bras droit du candidat centriste, engrange depuis trois mois les marques d'intérêt, voire des offres de service d'encartés du PS. Parmi ces soutiens, il y a des personnalités orphelines de la deuxième gauche, comme l'historien et biographe de Jaurès, Jean-Pierre Rioux, ou encore les sociaux-démocrates dans la mouvance de Dominique Strauss-Kahn, à l'instar de l'ancien membre du cabinet de Pierre Mauroy à Matignon, Jean Peyrelevade. «Le PS, divisé entre partisans de l'intégration européenne et adversaires du capitalisme et de la mondialisation, est hors d'état de gouverner, explique l'ex-patron du Crédit Lyonnais, Ségolène Royal est un voile de modernisme qui dissimule une régression de la gauche. Pour moi, elle est déjà battue.»
[...]
Télécharger la suite :
Le vote Bayrou de gauche

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 18:05
Georges Frêche a été exclu du Parti socialiste

a commission des conflits du PS, réunie samedi 27 janvier, a décidé d'exclure du parti le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, en raison de ses propos sur le nombre de joueurs noirs en équipe de France.

À la mi-novembre, Georges Frêche avait regretté, devant le conseil de l'agglomération de Montpellier, que l'équipe de France de football compte "9 blacks sur 11" joueurs alors que, selon lui, "la normalité serait qu'il y en ait 3 ou 4".

"Il est apparu aux membres de la commission que, sans conteste, ces propos – au-delà de leur caractérisation pour le droit – ne sont pas compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l'engagement du PS et sont contenues dans sa déclaration de principe mais aussi (...) dans les principes constitutionnels de notre république", a souligné le PS dans un communiqué.

Samedi, Georges Frêche, estimant que la décision était "jouée d'avance", ne s'est pas déplacé à Paris pour participer à la réunion, qui a duré près de 4h. Il avait annoncé, avant la réunion de la commission des conflits du parti, qu'il ne souhaitait pas abandonner ses mandats électifs de président de région et président de l'agglomération de Montpellier.

DÉRAPAGES RÉPÉTÉS

Ségolène Royal, qu'il dit soutenir, est ce week-end en déplacement aux Antilles. "S'il n'avait pas dit ce qu'il a dit nous aurions été tous, et lui en particulier, dans une situation plus agréable. Cette situation est très désagréable et le Parti socialiste ne peut pas continuer à avoir dans ces rangs quelqu'un qui tient des propos de telle sorte", a dit samedi à Fort-de-France Patrick Mennucci, directeur adjoint de campagne de Ségolène Royal.

Jeudi, Georges Frêche a été condamné à 15 000 € d'amende pour avoir qualifié des harkis de "sous-hommes" le 11 février 2006 lors d'une cérémonie publique, ce qui a été qualifié par la justice d'"injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse". Cette affaire lui avait déjà valu une suspension pour 2 ans des instances nationales de son parti.

Agé de 68 ans, Georges Frêche était parmi les fondateurs du PS en 1972 et il a été élu député de ce parti dès 1973. Il a été maire de Montpellier de 1977 à 2004. Ses dérapages verbaux, souvent en rapport avec les communautés immigrées, ont de longue date suscité des polémiques judiciaires et politiques. À propos des émeutes de l'automne 2005, il avait ainsi accusé les policiers de "mettre le feu eux-mêmes aux bagnoles", ce qui lui vaudra un nouveau procès le 22 février.

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 12:33
vendredi 26 janvier 2007 - France Inter - 8h16
Un monde jamais vu

Ce n’est rien, rien qu’un adjectif et une statistique mais qui en disent long sur l’état du monde. Le premier -«idiot» - a été employé, hier, à Davos, par le vice-Président irakien, Adel Abdel Mehdi, pour qualifier l’intervention américaine dans son pays. «Les Irakiens et l’Irak ont été placés sous occupation, ce qui était une décision idiote», a-t-il déclaré alors même qu’il est chiite, membre, donc, d’une communauté martyrisée sous Saddam Hussein et qu’il s’adressait au gratin international du monde des affaires, un public qui n’est pas précisément anti-américain.

Comme si la concision de ce mot ne suffisait pas, Adel Abdel Mehdi a enchaîné en expliquant qu’il était «totalement en faveur de l’entière participation de nos voisins, y compris, a-t-il dit, de la Syrie et de l’Iran, à une table ronde sur l’Irak et sur une vision globale pour toute la région».

Le Forum économique mondial, «les maîtres du monde» comme on dit, vient ainsi d’être informé que le n°2 du régime irakien, d’un régime mis en place par les États-Unis, juge non seulement, et en quels termes, que cette guerre était une erreur mais aussi qu’il faudrait désormais négocier une sortie de crise avec Damas et Téhéran, ce à quoi Georges Bush se refuse.

C’est bien sûr le signe que tout ne va plus au mieux entre la Maison-Blanche et les dirigeants irakiens mais là n’est plus le important. Ce qui frappe le plus dans cette déclaration, c’est que jamais Adel Abdel Mehdi ne se serait permis de tels propos devant un tel public s’il ne considérait pas que les Etats-Unis sont en pleine déconfiture, ne contrôlent plus la situation qu’ils ont créée en Irak et ne maîtrisent plus le Proche-Orient.

Le roi est nu, a-t-il dit et, oui, c’est vrai, Georges Bush aura réussi par cette «idiotie» a profondément réduire le prestige et l’influence des États-Unis qui ne s’en remettront ni facilement ni rapidement.

La statistique maintenant. Patrick Roger la donnait, hier, en ouverture de son journal de 8h mais il faut y revenir. La Chine a connu, l’année dernière, un taux de croissance de 10,7%. Elle devrait atteindre le même niveau en 2007. C’était sa 4ème année consécutive de croissance à 2 chiffres. La Chine ne cesse plus, depuis un quart de siècle, de progresser à pas de géant et, à ce rythme, elle devrait avoir ravi, en 2008, la place de 3ème puissance économique mondiale à l’Allemagne. Non seulement la Chine est devenue un géant économique mais la force de ses armées inquiète toute l’Asie et les États-Unis et son poids politique, logiquement, s’affirme, notamment au Conseil de sécurité où on l’entend et, forcément, l’écoute sur tous les dossiers chauds.

À l’aube de ce siècle, le monde est ainsi fait d’États-Unis lourdement endettés et politiquement décrédibilisés, d’une Chine chaque mois plus incontournable et d’une Europe en panne politique et croissance chétive. Ce monde ne ressemble plus en rien à ce qu’il était depuis un demi millénaire – un monde d’absolue prépondérance occidentale. Nous entrons dans du jamais vu.

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