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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 05:12
2009 : la France hors de l'UE (suite)

Le 1er février, dans un papier intitulé "la France hors de l'UE", j'évoquais le trouble des socialistes français à la lecture d'une interview de Martin Schulz où il considérait que la question de l'appartenance de la France à l'UE serait posée si elle disait une nouvelle fois "Non" à un nouveau compromis institutionnel.

Devant l'émotion des députés européens français, il nous adressait un démenti et le script de ses déclarations. Vérification faite, ce démenti est resté "confidentiel" et n'a pas été adressé à Libération. Un bref échange avec Jean Quatremer, le journaliste m'a confirmé que Martin Schulz a bien prononcé les phrases publiées. Mes excuses donc à Jean Quatremer dont j'ai mis en cause le travail. Mes regrets que derrière cette "gaffe", un tel scenario - la France hors de l'UE - puisse être sérieusement envisagé par Martin Schulz.

Benoît Hamon
député socialiste européen
secrétaire national du PS au projet européen
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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 10:20
Point de vue
Chômage, le vrai bilan de la droite, par Martine Aubry
LE MONDE | 09.02.07 | 13h47

vec la droite, à chaque élection, c'est la même histoire qui recommence. De belles paroles dont on sait déjà qu'elles ne seront pas suivies d'actes. Lutter contre "la fracture sociale" (Chirac-Juppé, 1995), s'occuper de la "France d'en bas" (Chirac-Raffarin, 2002), promouvoir la "croissance sociale" (Chirac-Villepin, 2005) : le vocabulaire change, mais la politique menée est toujours la même. Dure pour les plus fragiles, douce pour les plus aisés.

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy, lorsqu'il dit vouloir s'adresser aux classes populaires et cite avec insistance Jaurès et Blum, use des mêmes ficelles que ses prédécesseurs. On ne change pas une recette qui marche : ne pas dire ce que l'on va faire, ne pas faire ce que l'on a dit. Puisque les discours des ténors de l'UMP ne sont que des propositions de campagne sans lendemain, le plus sage pour connaître le vrai projet de la droite est encore de regarder son bilan. Et s'il est un terrain sur lequel l'inventaire doit avoir lieu, c'est bien celui du chômage, priorité des Français.

En 2002, la France avait tous les atouts en main pour marquer des points décisifs contre le chômage. Entre 1997 et 2002, les arrivées sur le marché du travail (les jeunes) dépassaient de 200 000 les départs (les retraités). Désormais, le départ en retraite des générations du baby-boom a changé la donne : les départs et les arrivées sur le marché du travail s'équilibrent.

Là où hier il fallait créer 200 000 emplois par an avant de faire baisser le chômage, celui-ci recule aujourd'hui quasiment dès le premier emploi créé. Autrement dit, si la droite avait créé 2 millions d'emplois comme nous l'avons fait entre 1997 et 2002, nous aurions aujourd'hui un taux de chômage parmi les plus bas d'Europe. Au lieu de cela nous avons eu : un chômage au même niveau qu'il y a 5 ans, là où nous l'avions fait baisser de 900 000 ; des créations d'emplois minimes (60 000 par an depuis 2002 contre 400 000 par an entre 1997 et 2002) ; une croissance molle (1,5% par an depuis 2002, contre 3% entre 1997 et 2002) ; une hausse de la précarité, là où nous avions enclenché la baisse du nombres de personnes touchant le RMI, réduit le temps partiel subi et la pauvreté ; un pouvoir d'achat laminé par les hausses de prix, là où les plus bas salaires avaient eu, en plus de la réduction du temps de travail, l'équivalent de 2 mois de salaire en plus.

Bref : 5 années pour rien. Et encore il ne s'agit là que des résultats affichés par le gouvernement lui-même ! La réalité est plus grave : beaucoup de chômeurs disparaissent des fichiers de l'ANPE sans aller vers l'emploi ; les durées d'indemnisation ont été réduites (de 30 à 23 mois), basculant de nombreux chômeurs sur le RMI (+200 000 depuis 2002) ; et les radiations administratives ont explosé depuis 2002 (+40%), ce qui est une utilisation dévoyée d'un outil pourtant légitime pour sanctionner les chômeurs qui ne recherchent pas réellement du travail.

Peut-on y voir plus clair ? Il suffit d'interroger les Français sur leur situation réelle et non administrative. C'est ce que fait l'Insee à chaque début d'année. Or, de façon stupéfiante, le gouvernement a décidé de ne pas publier cette enquête, qui aboutirait, semble-t-il, à un chômage à 9,1%, là où l'indicateur officiel affiche 8,6%. Notre démocratie exige la transparence de l'information. Nous exigeons la publication des résultats de l'enquête de l'Insee avant les élections. Nous n'avons pas tout réussi entre 1997 et 2002. Mais n'acceptons pas que droite et gauche soient renvoyées dos à dos. L'emploi était notre priorité et nous avons eu des résultats. Nous aurions bénéficié, entend-on dire souvent, d'une meilleure croissance.

C'est faux. La croissance mondiale a été plus importante depuis 2002 (4,3% par an) que lorsque nous étions aux responsabilités (3,4%). Les 3% de croissance de 1997-2002 ne sont pas tombés du ciel ; nous avons su rétablir la confiance, soutenir le pouvoir d'achat des plus modestes, qui sont aussi ceux qui consomment le plus, et multiplier les créations d'emplois (350 000 emplois-jeunes, 500 000 liés aux 35 heures), qui elles-mêmes ont alimenté la consommation et la croissance et en retour l'emploi. C'est ce que les économistes ont appelé un "cercle vertueux" emploi-consommation-croissance-emploi-consommation... Dit autrement, nous avons, avec Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn, mené ensemble une vraie politique économique, fondée sur l'idée simple et juste que le social n'est pas l'ennemi de l'économie, mais qu'au contraire l'un et l'autre se renforcent mutuellement.

La droite elle, depuis 20 ans, ne fait pas de l'économie, mais de l'idéologie. Pour la droite, le travail est toujours trop cher et trop protégé. Le jour de travail sans salaire (lundi de Pentecôte), la suppression des mesures antilicenciement, la baisse des majorations d'heures supplémentaires, les hausses du SMIC cantonnées au minimum, le travail en apprentissage à 14 ans y compris la nuit et, dernier avatar, le licenciement sans motif avec le contrat nouvelle embauche (CNE) : toutes ces mesures prises depuis 2002 procèdent de la même logique libérale de dérégulation du marché du travail, dont l'impact sur l'emploi n'a jamais été établi. Le CNE en est le parfait exemple : 800 000 contrats signés, vraisemblablement aucun effet sur l'emploi, les CNE ayant pris la place de CDD et de CDI. Même le Medef n'en concède que 40 000! Et combien de vies fragilisées par cette précarité extrême ? Sans le mouvement des jeunes du printemps 2006, ils seraient maintenant en CPE, eux qui déjà subissent les stages non rémunérés que le gouvernement n'a rien fait pour empêcher.

Pour la droite, c'est le chômeur qui est responsable du chômage. Pas assez servile, pas assez mobile, pas assez intéressé. Pas assez motivé aussi : quand le candidat de l'UMP dit vouloir "parler à la France qui se lève tôt", ne dit-il pas la même chose que Jean-Pierre Raffarin qui regrettait en 2003 "que la France ait perdu l'habitude de se lever tôt", ou que François Fillon, qui, alors ministre du travail, mettait la défaite de 1939 sur le dos des congés payés de 1936 ? Les Français apprécieront. Mais, sincèrement, penser qu'avec les 35h ils se tournent les pouces est, je crois, méconnaître la réalité de la vie des Français, où dans les couples les 2 travaillent et enchaînent 2 journées, professionnelle et domestique.

Non, la cause du chômage est beaucoup plus simple, c'est le manque d'emplois. Valoriser le travail, n'en déplaise à Nicolas Sarkozy, c'est d'abord en retrouver un à ceux qui n'en ont pas. Et pour créer des emplois, il faut retrouver la croissance par une politique économique, industrielle et monétaire digne de ce nom, qui devra être menée tant en France qu'au niveau européen. Il faut aussi "aller chercher" les emplois de demain, ceux de l'économie de la connaissance, de l'environnement, mais aussi du "mieux-vivre" (santé, culture, sport, solidarité...).

Ne commettons pas l'erreur de penser que, en laissant le marché livré à lui-même, ces emplois-là verront le jour. Le marché est plus que jamais dominé par une vision financière à court terme. Les entreprises doivent retrouver une logique de projets à moyen et long terme et une distribution des profits faisant toute leur place aux salaires et à l'investissement. Nos propositions vont dans ce sens.

Avec notre candidate, Ségolène Royal, nous voulons un vrai débat avec la droite. Un débat dans lequel celle-ci assume ses idées, mais aussi ses actes : le candidat de l'UMP est comptable du bilan des années 2002-2007, dont il a été l'un des principaux acteurs. Nous voulons redonner une vision à la France et l'espoir aux Français : le combat contre le chômage en est une condition.


Martine Aubry, maire de Lille, est secrétaire nationale du Parti socialiste à l'emploi.
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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 07:02

A Message From Barack - Video

Watch Barack's statement on his decision to form a Presidential Exploratory Committee.

Learn more about Barack's life, family, and accomplishments.

Download: Low-bandwidth video (Right-click and "Save As")

Read the transcript



Hillary Clinton critiquée pour son absence
de transparence financière

peine déclarée, la candidate à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2008 aux États-Unis, Hillary Clinton, se fait étriller. Cette fois, ce n'est pas sa position sur la guerre en Irak qui est en cause, mais l'absence de transparence financière de sa campagne.

Mardi soir 6 février, la sénatrice a réuni ses sponsors à l'occasion d'une soirée donnée, à son domicile de Washington, en l'honneur de Terry McAuliffe, l'un des "poids lourds" du Parti démocrate sous la présidence de Bill Clinton. Selon la presse, 70 figures de la finance et de l'industrie du spectacle ont assisté à la réception, parmi lesquels le milliardaire de Beverly Hills Haïm Saban, l'avocat d'affaires de Chicago Kevin O'Keefe ou l'investisseur new-yorkais Alan Patricof.

Les participants se sont engagés à collecter 250 000 $ (environ 194 000 €) chacun pour la candidate d'ici à novembre 2008. Certains se sont fixé l'objectif de 1M$ D'autres ont promis 50 000 $ avant la fin du mois pour gonfler la recette du 1er trimestre, que les candidats doivent rendre publique fin mars. Mme Clinton entend montrer, dès cette première échéance, qu'elle est en tête des soutiens financiers. Elle espère réunir au moins 10M$.

Au lendemain de ce dîner hollywoodien, Mme Clinton a réuni un club plus large de donateurs plus modestes (25 000 $ "seulement") dans un grand hôtel de Washington. En 2006, Mme Clinton a été la candidate au Sénat qui a recueilli le plus d'argent (39,8M$). Elle en a beaucoup redistribué à d'autres candidats démocrates, ce qui lui permet maintenant d'espérer leur soutien. Selon la loi, les donations sont limitées à 2 300 $ par personne par candidat pour les primaires et autant pour l'élection générale. Les "fund-raisers" (collecteurs de fonds) doivent donc organiser un certain nombre de réunions avec des amis ou associés - voire des clients - pour amasser des sommes aussi importantes.

FONDS PUBLICS ET FONDS PRIVÉS

Qui sont les super-contributeurs à la campagne de Mme Clinton ? Contrairement à Barack Obama, l'un de ses rivaux démocrates, ou au républicain John McCain, ou même à George Bush en 2004, la candidate a refusé de s'engager à publier leurs noms. Dans un éditorial, le Washington Post a sévèrement critiqué, jeudi 8 février, cette attitude, estimant que les électeurs "ont toutes les raisons de se méfier de ceux qui voudraient être présidents mais ne veulent pas garantir la transparence sur la manière dont ils vont collecter l'argent leur permettant d'atteindre la Maison Blanche".

Mme Clinton a pris la décision de ne pas solliciter les fonds publics, ce qui permet d'accepter les dons privés. Barack Obama, qui n'est pas dépourvu d'appuis financiers mais qui a lié son nom à un discours de moralisation de la vie publique, a pris une initiative originale. Il souhaiterait pouvoir bénéficier des fonds privés pour les primaires, mais recourir seulement au financement public s'il remporte la nomination du Parti démocrate. Le sénateur doit annoncer sa candidature samedi 10 février dans l'Illinois.

La campagne pour l'élection présidentielle de 2008, très ouverte des 2 côtés, s'annonce déjà comme la plus coûteuse de l'histoire du pays. En 2004, George Bush et John Kerry avaient réuni à eux deux 500M$ en fonds privés. Ils avaient aussi bénéficié, chacun, de 74,6M$ en fonds publics, après avoir été désignés par leur parti.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 19:50
Moi j'aurais préféré qu'on en reste à l'esprit du projet socialiste de juillet 2006. Je ne demande pas qu'on stabilise les prélèvements en envisageant de les baisser peut-être un jour : cette dernière incise tombe dans le piège du discours néo-libéral ambiant comme quoi il faudrait à tout prix baisser les impôts.
Or au regard des défis qui nous attendent, dette publique, révolution climatique, retraites, politique industrielle, il faut dire clairement que les impôts et la TVA ne pourront pas être baissés.
FRED

"DSK" propose à Ségolène Royal de stabiliser les prélèvements obligatoires
LEMONDE.FR avec Reuters | 09.02.07 | 17h08  •  Mis à jour le 09.02.07 | 17h25

e rapport sur la fiscalité commandé par Ségolène Royal à 3 parlementaires socialistes préconise une stabilisation des prélèvements oligatoires. Objectif : parvenir à une fiscalité "plus juste, au service du développement économique", a déclaré Dominique Strauss-Kahn. Dans cet avis de 15 pages qu'ils ont remis à la candidate jeudi 9 février, l'ancien ministre de l'économie, le député Didier Migaud et le sénateur François Marc expliquent qu'il faut "revenir sur le bouclier fiscal et sur les baisses prévues en 2007".

Le lancement de la campagne présidentielle de Ségolène Royal avait été marqué début janvier par une polémique entre responsables socialistes sur d'éventuelles hausses d'impôts affectant les plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu. L'idée avait été avancée par le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avant d'être recadrée par la candidate, qui avait alors chargé les trois parlementaires d'un rapport global sur la fiscalité.

Le rappport reprend l'idée consistant à favoriser fiscalement les entreprises embauchant en contrat à durée indéterminée (CDI) plutôt qu'en CDD, et celles qui investissent plutôt que de distribuer des dividendes. "Peut-être que (...) si les choses se passent bien, au bout de quelques années on pourra entraîner des baisses d'impôt. Mais au démarrage, faire une promesse comme [Nicolas Sarkozy] l'a faite en disant qu'on va baisser de 4 points le taux de prélèvements obligatoires, c'est de la démagogie pure", a estimé Dominique Strauss-Kahn.

UN IMPÔT JOHNNY ?

En cumulant les baisses d'impôt et les hausses de CSG depuis cinq ans, "on s'aperçoit (...) qu'à peu près 99% des Français ont payé plus, impôts et CSG réunis, et 1% [y] ont gagné. Cela n'est pas juste. (...) Ce que nous préconisons, c'est de revenir sur ce dont ce 1% tout en haut de la hiérarchie [a bénéficié]", a précisé l'ancien ministre.

Dans leur rapport, les trois parlementaires veulent que l'on passe des "beaux discours" aux actes en matière de fiscalité écologique, en mettant en place une "taxe carbone". Pour faire baisser la taxe d'habitation, ils souhaitent un "véritable équilibre" entre communes pauvres et communes riches.

Quelques semaines après les interrogations suscitées par l'exil fiscal de personnalités, Johnny Hallyday en tête, ils ont imaginé une "contribution citoyenne" payée par les Français installés hors de France en fonction de leurs revenus. Cette contribution vise "ceux qui se disent Français mais finalement [qui] n'ont plus de français que le nom parce qu'ils quittent le pays et qu'ils quittent l'ensemble de la vie collective", a souligné Dominique Strauss-Kahn.

Un "impôt Johnny ?" Il ne faut "pas personnaliser comme ça", a relativisé Didier Migaud, mais la mesure peut "viser effectivement les gens qui délocalisent ou se délocalisent".

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 10:51
Je ne résiste pas à mettre en ligne cette tribune publiée dans Le Monde, sur le mouvement rattachiste wallon.
Fred

 
Point de vue
Le rattachement à la France, espoir de la Wallonie,
par Paul-Henry Gendebien
LE MONDE | 08.02.07 | 14h16 • Mis à jour le 08.02.07 | 14h16

éculaire et récurrent, le mal-être existentiel de la Belgique pourrait s'accentuer à l'approche du scrutin législatif du printemps. La question belge, c'est aujourd'hui l'échec d'un fédéralisme qui a déçu, où l'on voit une majorité flamande préparer l'indépendance de sa région tandis que la minorité wallonne compte vainement sur l'intervention d'une monarchie sans réels pouvoirs pour empêcher la dislocation de l'État.

La vraie-fausse fiction diffusée récemment par la télévision francophone a créé un traumatisme chez les Wallons : refoulée dans les zones obscures de l'inconscient collectif, la partition tant redoutée de la Belgique devenait plausible. L'illusion faisait place à la brutale réalité : à coups de boutoir répétés, le nationalisme flamand pourrait bien finir par avoir raison de l'État belge. C'est un fait : la pensée séparatiste s'est incrustée au coeur de la plupart des partis flamands, au-delà du puissant et inquiétant Vlaams Belang. Pour eux, l'objectif n'est autre que l'émergence d'un nouvel État en Europe, et dans l'immédiat la remise en question de la fonction royale.

Les chancelleries européennes feraient bien de s'en aviser. La conférence institutionnelle qui suivra les prochaines élections pourrait porter une atteinte supplémentaire à la substance régalienne de ce qui subsiste d'État central. La Flandre exige la scission des politiques économiques et sociales, de la fiscalité des entreprises, de la justice... Le démembrement commencé il y a plus de 30 ans s'achèverait par une séparation de velours à la façon tchécoslovaque. Dans ce cas, l'avènement d'une République de Flandre ne fera pas l'ombre d'un doute.

La Wallonie en revanche n'a pas les moyens économiques d'une éventuelle indépendance. Quand bien même en disposerait-elle, encore lui faudrait-il un projet collectif et national consistant. Or elle n'a ni l'envie ni la volonté de le forger. Peuple sans État et dépourvu d'identité nationale distincte, les Wallons furent absorbés après 1830 dans un magma belge qui occulta leur véritable identité, française de toute évidence. Celle-ci n'est pas le fruit d'un quelconque déterminisme nationaliste ou ethno-culturel, mais doit s'entendre comme une libre adhésion aux principes de la démocratie sociale et républicaine.

Dès lors la question est posée, et elle n'est pas absurde : les Wallons (et le cas échéant les Bruxellois avec eux) ne seront-ils pas tentés de se tourner vers la France ? La nécessité de bannir tout risque d'instabilité au coeur de l'Europe, le besoin de partager une part du rayonnement que la France porte encore dans le monde, toutes ces aspirations pourraient les conduire dans cette direction. Ce choix, ils le feraient soit au lendemain de la partition, soit après une phase transitoire de gestion des affaires courantes et d'incertitude.

La France ne devrait pas considérer avec effroi l'hypothèse d'un élargissement à la Wallonie. Dans l'immédiat subsiste la règle classique de la non-ingérence combinée avec celle de la non-indifférence. Au-delà de celle-ci, c'est la solidarité de la République qui serait sollicitée à l'égard d'un peuple de plus de 4 millions d'habitants de langue française.

UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN

La République ne compromet en rien l'avenir de l'Europe lorsqu'elle est actrice de ses propres idéaux et soucieuse de ses intérêts légitimes, participant ainsi à une nouvelle dynamique européenne qui présuppose la conjonction d'une Allemagne forte et d'une France forte.

Naguère la communauté internationale et Paris avaient consenti loyalement à la réunification allemande. Demain, une manière de "réunification française" qui organiserait une communauté de destin franco-wallonne ne devrait heurter aucun intérêt en Europe, surtout si elle est bien préparée et expliquée. Il n'est pas trop tôt pour entamer la réflexion sur la question belge. Les voisins de la Belgique seront naturellement aux premières loges. Il s'agira aussi d'éviter que l'Europe assiste, impuissante, à des événements dont le cours et le sens lui échapperaient.

Notre audace est de nous adresser ici à ceux qui s'apprêtent à prendre en charge le gouvernement de la France : qu'ils sachent qu'un nombre croissant de Wallons tournent de plus en plus leurs regards vers eux, des Wallons animés par une certaine idée de la France et de la démocratie, et mus par une grande espérance.

 


Paul-Henry Gendebien, ancien député belge et européen, est président du Rassemblement Wallonie-France.
Article paru dans l'édition du 09.02.07
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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 17:57
À droite toute

En librairie à partir d'aujourd'hui, mon livre sur la droitisation des sociétés occidentales (le phénomène se repère aussi en lisant les commentaires sur ce blog - c'est d'ailleurs un des éléments à l'origine de ce travail ;-) Ci-dessous la quatrième de couverture. Vous pouvez aussi lire la table des matières et l'introduction.

Et si la France de 2007 était à droite comme rarement dans son histoire ? Le sens de l’histoire s’est retourné. La droite ne se bat plus dos au mur face à un progressisme conquérant. Portée par le dogme libéral et la vague de la mondialisation, elle cherche à remodeler la société. Nicolas Sarkozy incarne cette nouvelle droite française, post-nationale et débarrassée de ses anciens complexes. La force du candidat de l’UMP est de se situer au croisement des trois traditions de la droite distinguées par l’historien René Rémond. Sarkozy est «orléaniste» par ses convictions libérales, «bonapartiste» par son autoritarisme et «réactionnaire» dans son approche de la société.
Ce livre analyse les différentes facettes de cette mutation de la droite française en la comparant aux évolutions internationales. Aux États-Unis comme en France, les conservateurs réussissent à séduire une large partie des couches populaires en exploitant le besoin d’autorité stimulé par l’instabilité économique. L’acceptation des inégalités sociales, compensée par un discours hypocrite sur le mérite individuel, traverse l’ensemble du monde occidental. L’idéologie de droite s’appuie encore sur l’hyper-individualisme contemporain. Elle impressionne jusqu’à ses adversaires historiques. La percée de Ségolène Royal s’inscrit dans le mouvement de droitisation des gauches dans les pays riches et vieillissants.

Éric Dupin

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 11:30
La précarité des assistants parlementaires

Face à l'incertitude du prochain scrutin électoral, l'assistant parlementaire continue de lutter pour obtenir un statut moins précaire.

Pour leurs 30 années d'existence, les assistants parlementaires ont organisé, l'an dernier, un colloque autour de cette interrogation qui les concerne de près : «Quel passé pour quel avenir ?» La complexité des règles du jeu des politiques publiques et l'incertitude des prochaines échéances électorales donnent, aujourd'hui, encore plus d'acuité à la question. D'autant que cette fonction tend vers toujours plus de professionnalisation mais demeure invisible, ignorée par le droit constitutionnel et en perpétuelle quête de reconnaissance.

«Des indices montrent que les choses évoluent de façon positive», assure Julien Meimon, chercheur en sciences politiques. Et d'énumérer : le statut cadre et la prime d'ancienneté obtenus à l'arraché, la multiplication des formations et la montée en puissance d'une mobilisation syndicale autour de questions non encore résolues mais néanmoins cruciales : le bilan de compétences, la valorisation des acquis de l'expérience, les actions judiciaires collectives et individuelles.

Pour nombre d'assistants, le dilemme est cornélien cependant : sortir de l'ombre mais... pas trop. Beaucoup considèrent, en effet, que leur raison d'être se résume en deux mots : loyauté et discrétion. «L'assistant parlementaire est dans une position de soumission. Toute mise en avant serait suicidaire», estime Richard Durbiano, ancien assistant parlementaire devenu directeur adjoint du cabinet du député-maire UMP d'Argenteuil, Georges Monthron. Mais humilité et discrétion cohabitent aussi avec une vigilance sans faille quant aux respects des droits fondamentaux. «J'ai dû batailler fort pour que le député pour lequel je travaillais comme assistant parlementaire daigne me verser mon dernier mois de salaire», se souvient Richard Dubiano. Et de conclure : «C'est le parlementaire qui fait la qualité de la fonction

«L'Assemblée nationale, c'est 577 TPE, mais pas 577 managers», déplore Déborah Pawlik, dont le mémoire de fin d'études à l'Institut supérieur du management public et politique (Ismapp) portait sur «l'absence de management en politique». Chaque parlementaire a ses propres exigences et critères de recrutement. «Sur 10 collaborateurs, à coup sûr, on trouve 3 à 4 familles de traitement différent», estime Laurence Lemouzy, directrice pédagogique de l'Ismapp. C'est pourquoi, quand certains assistants rédigent des notes de synthèse sur l'élevage bovin en Haute-Normandie, préparent des questions au gouvernement, rédigent des propositions de loi, élaborent des amendements ou encore décryptent les orientations d'un projet de loi à des administrés ou des journalistes, il est demandé à d'autres de se limiter à réserver un hôtel ou d'acheter une cravate dans l'urgence.

Quelques litiges
«Notre tâche est polyvalente et pluridisciplinaire. Il y a des périodes plus calmes que d'autres, puis un dossier relatif à des fonds européens pour l'agriculture martiniquaise absorbe soudain tout notre temps et, en période budgétaire, la semaine de travail dépasse les 60 h», explique Emmanuel Maufoux, président du cercle des collaborateurs et assistants parlementaires de la gauche plurielle (CCAP). «De plus en plus, la compétence technique prime sur l'engagement politique car la fonction politique elle-même se professionnalise», insiste Bastien François, professeur de sciences politiques à Paris-I.

Mais, en termes de gestion des ressources humaines, les parlementaires ne donnent pas toujours l'exemple. «C'est vrai, il y a des litiges et des procédures»,reconnaît un assistant. Et, le plus souvent, ces conflits entre assistants et députés finissent par des transactions et quelques rares condamnations de l'élu. «Notre fonction est précaire par essence et on accepte cette précarité-là», confie Emmanuel Maufoux, assistant du député Louis-Joseph Manscour (PS). «En revanche, constituent un vrai problème, d'une part, les licenciements abusifs et, d'autre part, la prime de précarité insuffisamment revalorisée», poursuit-il.

Tous s'accordent sur cette dernière question. D'autres souhaitent aller plus loin: «Nous n'avons pas de bilan social. Et quid de l'application de l'égalité salariale, du salaire médian et du traitement de la salariée en cas de grossesse ?», demande Jean-François Cassant, secrétaire général de l'UNSCP-AN. «Notre fonction n'est quand même pas banale : nous sommes à l'Assemblée nationale, tempère Déborah Pawlik, qui travaille pour le député Richard Mallie (UMP). Difficile d'avoir les mêmes revendications que les salariés d'une boîte privée lambda de plus de 500 personnes.»

Une population opaque
Encore plus difficile d'appréhender la réalité d'une population protéiforme et opaque, tenue par une clause de confiance contractuelle. D'aucuns avancent avec incertitude quelque 3.500 contrats de travail (pour l'Assemblée nationale et le Sénat). «Mais combien de temps pleins, de mi-temps ?» s'interroge l'UNSCP-AN. Chaque député dispose d'une enveloppe budgétaire de 8.877 euros mensuels pour rémunérer 1 à 5 assistants. «Certains emploient aussi des parents ou de fidèles militants formés sur le tas», relève Guillaume Courty, maître de conférence en sciences politiques à l'université Paris-X. Quant à l'organisation du travail, elle aussi est modulable entre Paris et les circonscriptions (2/3 des assistants), les temps pleins et partiels.

La question de la reconversion
À l'Assemblée nationale, à l'honneur d'investir un lieu de pouvoir chargé d'histoire succède une réalité quotidienne qui se matérialise sous la forme d'un bureau de 10 mètres carrés à partager avec l'élu, d'un maelström de tâches ingrates et passionnantes, de rapports compliqués avec les fonctionnaires de l'Assemblée et d'un droit de circulation limité. Du coup, certains déchantent. « On travaille étroitement avec les élus mais les abords du périmètre sacré nous sont interdits »,ne décolère pas un assistant. Et ils sont nombreux à considérer leur fonction comme un tremplin. Et de citer les anciens : du fictif Julien Sorel, secrétaire parlementaire dans Le Rouge et le Noir aux bien réels Anne-Marie Comparini, François Fillon et Manuel Valls, pour ne citer qu'eux. «C'est vrai que l'assistant parlementaire n'est, en général, pas bien loti, pas bien payé et qu'il manque de reconnaissance, mais franchement quelle chance de toucher la sphère politique et de faire du travail intellectuellement stimulant !» s'enthousiasme une assistante de moins de 30 ans.

Mais il arrive que le tremplin, de provisoire finisse par s'installer, ou pis, se transforme en point final. «Comme à chaque fin de législature, il y aura beaucoup de licenciements en juin», soupire un collaborateur. Et comme tous les cinq ans, les assistants vont devoir arbitrer : changer d'élu, rester dans la profession, se reconvertir. L'exercice, il est vrai, serait plus facile avec un vrai statut.

MURIEL JASOR - Les Échos
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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 09:16
Le manifeste des maires de banlieue
Regroupés au sein de l'association Ville et Banlieue, ils mettent en avant leur expérience.
Par Tonino SERAFINI - Libération - jeudi 8 février 2007
Regroupant 120 communes de toutes tendances politiques, l'association Ville et Banlieue s'invite dans la campagne présidentielle. Elle a publié, mardi, un manifeste à l'intention des candidats à l'Elysée, pour rappeler à leur souvenir les émeutes urbaines de l'automne 2005 et leur dire qu'ils n'ont «pas pris la mesure du mal».  «Le problème des banlieues n'est pas celui de nos villes, mais a minima celui de la France», pointe l'association, suggérant de tirer parti de 20 ans d'expérience de terrain, pour «réparer» les multiples «inégalités» qui font le «quotidien de leurs communes».  Libération a demandé à quatre de ces élus de détailler leur expérience.
Pierre Cardo
Maire (UMP) de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines)
Eviter une offre d'habitat monolithique
«Le renouvellement urbain n'est qu'un outil parmi d'autres pour tenter de rééquilibrer nos villes caractérisées par une offre d'habitat monolithique. À Chanteloup-les-Vignes, nous avons 70% de logements sociaux. Nous faisons partie de ces communes de banlieue qui accueillent les populations les plus en difficulté. Néanmoins, même dans nos quartiers, certaines familles connaissent une ascension sociale et aspirent à un parcours résidentiel. Certaines souhaitent accéder à la propriété, d'autres devenir locataires dans le parc privé. Si ces ménages ne trouvent pas dans nos communes ce type de logements, elles iront habiter ailleurs. Or ces sortants sont souvent des gens très impliqués dans la vie associative locale, cruciale pour nos quartiers. Les laisser partir reviendrait à se priver d'une ressource essentielle. À Chanteloup-les-Vignes, nous menons un projet de construction de 500 logements : du pavillonnaire, de la maison de ville, du petit résidentiel et des logements sociaux neufs. Ne rêvons pas : les cadres supérieurs ne vont pas venir s'installer dans nos banlieues. Mais notre réussite dépend aussi de la volonté des villes dépourvues de logements sociaux d'en construire, pour que l'accueil des familles modestes ou en difficulté n'incombe pas à nos seules communes.»
Stéphane Gatignon
Maire (PCF) de Sevran (Seine-Saint-Denis)
Pour une taxe d'habitation unique mieux redistribuée
«Sevran, commune de 51 000 habitants, a un budget de fonctionnement de 25 à 30% inférieur à des villes de taille comparable. Pourtant, dans nos communes, nous consacrons des crédits importants à l'aide au paiement des cantines scolaires pour les enfants de familles modestes. On subventionne les centres de santé fréquentés par les habitants de quartiers d'habitat social où il reste très peu de médecins. Il nous faut aussi financer des politiques indispensables au maintien du lien social, comme les aides aux associations sportives et culturelles. Nos recettes fiscales proviennent pour l'essentiel de nos habitants majoritairement modestes, auxquelles s'ajoutent les dotations d'État. À Sevran, les gens payent une taxe d'habitation plus élevée qu'à Neuilly-sur-Seine. Il faudrait instituer une taxe d'habitation unique au niveau régional ou national, et la redistribuer afin que chaque ville obtienne le minimum indispensable pour vivre. La dotation globale de fonctionnement (DGF) versée par l'État aux communes doit obéir à une péréquation tenant compte des ressources et des charges de chaque collectivité. Sans ces réformes, des villes comme Sevran seront totalement ingérables dans 2 ou 3 ans
Maurice Charrier
Maire (refondateur PCF) de Vaulx-en-Velin (Rhône)
Des pôles d'excellence dans l'éducation
«Nous avons mis en place l'action "coup de pouce" pour les enfants du cours préparatoire qui ont des difficultés dans l'apprentissage de la lecture. Le parti pris pédagogique consiste à leur donner le goût de la lecture par le biais du jeu: 100% des enfants qui entrent dans le dispositif en début d'année savent lire en fin d'année scolaire. "Coup de pouce" fait la démonstration que, dans nos communes où pèse le handicap culturel et social, on peut conduire des enfants à la réussite. Pour les jeunes les plus en difficulté, il y a la nécessité de les accompagner individuellement pour prévenir la rupture scolaire. Il faut absolument éviter qu'à la fin de la scolarité obligatoire un enfant se retrouve à 16 ans sans aucune orientation. Pour eux, il faut établir des passerelles avec le monde professionnel
Manuel Valls
Député-maire (PS) d'Evry (Essonne)
Faire de la sécurité une priorité
«À Evry, 53 000 habitants, j'ai fait de la sécurité et de la lutte contre la délinquance une priorité. Après mon élection en 2001, j'ai mis en place une politique de sécurité et de prévention qui s'appuie sur une police municipale dont j'ai doublé les effectifs. Elle compte 32 personnes, dont nous ne cessons d'améliorer la formation. Elle a un rôle d'écoute, de dialogue avec les associations, les bailleurs, les gardiens d'immeubles... Elle vient aussi en soutien à la police nationale. La police municipale a pour avantage la continuité, car il n'y a pas de turn-over d'effectifs comme dans la police nationale. Nos policiers municipaux habitent nos quartiers, ce qui permet d'établir des rapports de confiance avec les gens. À Evry, elle joue le rôle d'une police de proximité, la police nationale se concentrant sur des missions d'ordre et d'enquête judiciaire. Pour l'avenir, soit on acte que la police de proximité, c'est la police municipale, mais l'État devra donner des moyens financiers aux communes pour assumer cette charge. Soit on rétablit une police nationale de proximité, mais dans ce cas il faudra cibler les quartiers de la politique de la ville. C'est là qu'il faudra mettre les effectifs. Autrement, on disperse les policiers et on aura aucune efficacité. Ce serait de la poudre aux yeux

Les 12 points du manifeste :

Instaurer une péréquation financière nationale et locale permettant aux villes de banlieue, ayant sur leur territoire les populations les plus pauvres, d’offrir à leurs habitants un service public local comparable à la moyenne des villes françaises.

Mettre les banlieues, au-delà de la politique de la ville, dans la logique de l’aménagement du territoire et du développement dès 2007.

Faire des villes de banlieue, à l’occasion de leur renouvellement urbain, des villes phares de l’habitat et du développement durable.

Accorder une priorité nationale à la desserte des villes de banlieue mal reliées aux réseaux efficaces de transports en commun.

Redessiner des intercommunalités proches de la réalité des bassins d’emploi et d’habitat, pour lisser les disparités dans les agglomérations, au lieu de favoriser les regroupements ségrégatifs, comme souvent en Ile-de-France.

Appliquer la loi SRU (article 55) pour développer l’offre de logements sociaux accessibles dans toutes les communes des agglomérations. Privilégier fiscalement les communes qui bâtissent. Etendre le renouvellement urbain aux quartiers d’habitat indigne.

Rapprocher quartiers en difficulté et pôles de richesse économique par des programmes ciblés de formation professionnelle et des dessertes efficaces. Lever les blocages administratifs et financiers à la création de petites entreprises, et les accompagner.

Faire de la lutte contre l’échec scolaire une cause nationale. Créer des collèges et lycées d’excellence en banlieue, des internats éducatifs dans chaque agglomération.

Remettre en activité la police de proximité, faire évoluer la formation de la police, retisser des liens de confiance avec la population. Développer les systèmes alternatifs à l’incarcération, les sanctions éducatives, tout en s’attaquant à la rénovation des prisons.

Soutenir ceux qui concourent à faire de la banlieue le symbole des mixités réussies. Défendre la laïcité des espaces et des services publics pour promouvoir une société ouverte, démocratique, fraternelle, tournant le dos aux formes diverses de séparatisme culturel.

Promouvoir les villes de banlieue qui font de la lutte contre toutes les discriminations une priorité politique, en donnant l’exemple dans leurs services municipaux et dans leurs villes.

Rassembler dans un ministère des Territoires, la Ville, le Logement, l’Aménagement du territoire et la Direction générale des collectivités locales.

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 08:59
Un jeudi 8 février sous effervescence

Pour de meilleurs salaires, pour la création d’emplois, pour le développement des services publics, des meilleures conditions de travail.


Agents des postes, des télécommunications, des finances, enseignants, chercheurs, fonctionnaires, … ensemble avec leurs organisations syndicales, les cheminots à l’appel organisation syndicales de fonctionnaires CGT – FO – FSU – UNSA - SOLIDAIRES, se mobilisent dans le pays par des appels à la grève, des manifestations locales, nationales, ...

L’objectif étant de peser sur les choix budgétaires vers un développement des services publics, de la recherche qui débouchent sur des créations d’emplois au lieu de privilégier la sphère non productive que représente l’obsession de la rentabilité financière à tout va.
- Consultez le dossier qu'a réalisé la CGT sur la journée du 8 février
- Retrouvez les lieux de manifestations pour la journée du 8 février
- Signer la pétition européenne en faveur des services publics

Bonne mobilisation aux camarades, et aux autres soyez solidaires avec nous car un bon service public nécessite des agents motivés.

La grève des fonctionnaires surtout suivie par les enseignants

es 1ères estimations du nombre de fonctionnaires en grève sont tombées deux heures avant les manifestations prévues dans de nombreuses villes de France pour la journée d'action lancée par 6 fédérations pour le pouvoir d'achat et contre les suppressions de postes, jeudi 8 février.

La mobilisation la plus forte a été constatée dans l'éducation, malgré les fortes divergences de chiffres: le ministère a fait état, à la mi-journée, de taux de grévistes compris entre 28,59% (lycées professionnels) et 34,8% (collèges), "pour la totalité des académies", avec 29,67% des professeurs des écoles en grève, ainsi que 30,73% des enseignants de lycées généraux et technologiques. Le SNES-FSU, syndicat majoritaire, a lui annoncé une moyenne de 53% des enseignants du secondaire en grève, toutes catégories confondues, après un comptage portant sur "un échantillon représentatif de 320 établissements". Des chiffres proches de ceux qu'il avait enregistrés lors de la grève enseignante du 18 décembre 2006, contre le décret allongeant leur temps de travail et instaurant leur bivalence.

"Ces résultats interpellent très directement le ministre de l'éducation, Gilles de Robien, qui perdrait encore un peu plus de sa crédibilité s'il se contentait comme à son habitude de nier la réalité de la mobilisation des personnels du 2nd degré", a commenté le SNES-FSU. Mais si l'on s'en tient aux estimations du ministère, la part des grévistes dans le secondaire était globalement inférieure jeudi à celle du 18 décembre 2006 à la même heure : 8 points de moins dans les lycées généraux et technologiques, un de moins dans les collèges, malgré une hausse de presque 5 points côté lycées professionnels. Selon les prévisions du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, portant sur 68 départements, un professeur des écoles "sur 2" devait débrayer jeudi.

Gilles de Robien a toutefois tenté d'envoyer un message d'apaisement : "J'aimerais bien mieux payer les profs parce que ça c'est une vraie mesure qu'il faudra regarder très rapidement", reconnaissant : "C'est vrai que les professeurs gagnent plutôt moins en France que dans la moyenne des pays européens."

HAUSSE DE LA MOBILISATION

Le ministère de la fonction publique a, lui, constaté une hausse de la mobilisation des fonctionnaires à la mi-journée, par rapport à leur dernière journée d'action comparable, le 2 février 2006 : le taux de grévistes était de 22,9%, contre 18,4% un an plus tôt.

En Ile-de-France, où une manifestation commune était prévue à partir de 13h30, place d'Austerlitz à Paris, environ 350 agents des impôts de la région ont participé à un 1er rassemblement dans la matinée, près du ministère des finances à Bercy. Des banderoles accrochées aux arbres dénonçaient "1 370 emplois supprimés", accompagnées de petites silhouettes en papier symbolisant les départs en retraite non remplacés. Une banderole unitaire des syndicats SNADGI-CGT, FO impôts, SNUI, Solidaires, CFDT indiquait : "Règles de gestion, rémunérations, conditions de travail, emplois, ça suffit ! Aux impôts, négociez !" Une délégation devait être reçue par le directeur général des impôts.

La Poste a recensé, jeudi matin, "moins de 8% de grévistes", tandis que SUD-PTT en comptabilisait 20%. Le mouvement ne devrait pas perturber la distribution du courrier mais pourrait entraîner "localement la fermeture de petits bureaux de poste", selon la direction.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a estimé sur Canal+ que les pouvoirs publics devaient répondre à "un malaise de fond" des agents de la fonction publique. Lesquels ont reçu le soutien de la candidate communiste à l'élection présidentielle, Marie-George Buffet : "On a supprimé trop de postes de fonctionnaires et des menaces pèsent puisque Nicolas Sarkozy dit qu'on ne remplacera pas un fonctionnaire sur deux qui partira à la retraite", a-t-elle déclaré, en réclamant "une augmentation de 10%" des salaires.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 14:29
Présentation de Vive l’impôt par Liem Hoang Ngoc
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Mercredi 31 janvier, Liêm Hoang Ngoc, économiste, délégué national à l’économie au PS, présentait son dernier essai Vive l’impôt ! (ed. Grasset) à la Sorbonne, en présence de Henri Emmanuelli (Député et Président du CG des Landes), de Vincent Drezet (Secrétaire national du Syndicat national des impôts) et de Elsa Gribinski (Editrice chez Grasset).





Les vidéos...

Présentation du livre par Liêm Hoang Ngoc :

  • Partie 1 (10min) : présentation, politique fiscale de la droite et situation de la France.

  • Partie 2 (10min) : perspectives pour la Gauche, la réforme fiscale, question de la concurrence fiscale.

Intervention de Henri Emmanuelli :

  • (16min) : à quoi sert l’impôt, une question centrale en cette période de campagne, le devoir de la Gauche est de réhabiliter l’impôt, droits de successsion, la compétitivité fiscale.

A venir sur cette page :

  • compte-rendu écrit
  • vidéos : intervention de Vincent Drezet et réponses aux questions

A voir aussi : Podcast
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