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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 10:15

« Pirates et protestants », un documentaire d’Olivier Abel - réalisé par Claude Vajda

Et si la grande épopée de la flibusterie n’avait été que l’écume du même mouvement qui a fait la Réforme protestante ?

C’est que l’océan est en phase avec la nouvelle théologie : il n’y a plus ni roi, ni pape, on est seul avec Dieu, on a tout quitté, obligé de vivre chaque jour sans être trop assuré du lendemain. L’homme se découvre petit dans un monde illimité et Dieu n’en est que plus immense...

En 1492, Christophe Colomb touche terre aux Bahamas. Très vite, le trop vaste empire espagnol et catholique, avec ses conquistadors, apparaît comme le grand pilleur. Les corsaires protestants ont donc été lancés à l’assaut de l’empire catholique espagnol, qui s’était arrogé la plus grosse part du nouveau monde. Pendant un siècle, tous les pirates, qu’ils soient français, anglais ou hollandais, seront pêlemêle désignés comme des luteranos, des « luthériens », par les Espagnols.

Productrice : Séverine Boudier - Adjoints : Jean Figuière - Lydie Roshem-Clinchamps

Assistants de production : Jonathan Gonzalve - Marine Torrente

www.presenceprotestante.com

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 10:40

PIRATES, CORSAIRES ET FLIBUSTIERS

 

 

PIRATES - Jean-Pierre Moreau

Qui n'a pas, enfant, passé de merveilleux moments en compagnie du mystérieux John Silver, à suivre l'affrontement entre Rackham le Rouge et le Chevalier de Haddock, ou à frémir devant les tribulations du capitaine Blood ?
Pirates... le mot fait trembler. Les clichés sont faciles : pavillon noir, abordages sanglants, or, argent et pierreries, amours sans frein, liberté, etc. Cet ouvrage nous dévoile une réalité n'ayant parfois rien à envier aux légendes. Les flibustiers, corsaires et pirates de chair et d'os étaient Basques, Bretons, Gascons ou Normands, Espagnols ou Britanniques. Certains étaient forts en gueule, d'autres avaient un grand coeur, quelques-uns furent des prédateurs psychopathes. Ils écumèrent les mers dès le XVIe siècle, traquant les galions isolés ou attaquant les colonies espagnoles.
Cet ouvrage enrichit considérablement l'historiographie de la flibuste française et européenne, particulièrement aux Antilles. On découvrira que loin de n'être qu'une aventure improvisée, menée couteau aux dents, celle-ci s'est parfois développée à la faveur d'initiatives économiques.
Exposé historique mais aussi manuel pour devenir un parfait flibustier, cet ouvrage montrera comment après 1725 et leur disparition de la scène historique, les "picoreurs des mers" se transformèrent en figures de légende. D'abord héros nationaux, puis personnages de pacotille à la sauce hollywoodienne, les pirates furent présentés après mai 1968 comme des libertaires, ancêtres des anarchistes.
Enfin, comment peut-on parler des pirates sans évoquer les trésors qui dorment au fond de l'océan ou dans des caches oubliés ?

Janvier 2006 - 478 pages - 21 €

 

HISTOIRE DE LA PIRATERIE - Robert de la Croix

De la Méditerranée, berceau de la piraterie, jusqu'aux Antilles et à l'île de la Tortue au Nord-Ouest de St-Domingue, voici dans le fracas des abordages et des batailles, dans l'odeur de la poudre, de la saumure, des embruns et du rhum, la fabuleuse histoire des pirates, faite de tueries, de ripailles, de violence et de mort.
Leurs atouts : la rapidité et la ruse. Leur alliée : la nuit sans lune où l'on surprend les hommes de quart veillant sur le navire endormi. Une ardeur brûlante anime les pirates au combat. Vaincus, ils ne doivent attendre aucun pardon, aucune pitié, seulement la potence. Vainqueurs, ils défoncent les panneaux de cales et se ruent sur le butin. Puis ils visitent la cambuse, et les larges rasades de vin d'Espagne préludent aux festins, aux beuveries et aux jeux.
Des personnages extraordinaires traversent cette histoire fantastique où tout est vrai. L'Olonnois, criblé de flèches et dépecé par les Indiens ; Morgan, prince couvert de sang et d'or qui mit à sac Maracaïbo ; Barbe-Noire, qui eut la tête tranchée après une vie de pillage ; Rackam, Avery, Kidd et autres diables des mers. Des femmes aussi, Ann Bonney et Mary Read au tragique destin. Et plus près de nous, Felix von Luckner, qui sur son trois-mâts See Adler écuma les océans entre 1916 et 1919 sous le pavillon à tête de mort, échappant à toutes les recherches après avoir envoyé par le fond 40 000 tonnes de navires.
Maître de l'aventure maritime, Robert de la Croix évoque magistralement, des origines à nos jours, l'épopée sauvage de ces aventuriers de haute mer, dont certains se taillèrent un royaume à la pointe de leur sabre.

2003 ; Réédition de l'édition de 1974 - 383 pages - 25 €

 

 

PIRATES ET CORSAIRES - Armel de Wismes

La piraterie a exercé sur toutes les mers depuis les temps les plus reculés. Les marins de l'Antiquité considéraient le pillage et le trafic des esclaves sur des rivages étrangers comme un acte de guerre tout à fait licite. Plus tard, les Vikings scandinaves et les Barbaresques d'Afrique du Nord ne se conduisirent pas mieux. Au Moyen-Âge et lorsque la découverte des Indes Occidentales et Orientales offrit aux navigateurs européens un large champ d'action, le brigandage maritime conserva le caractère d'une piraterie admise qui se prolongea dans la flibuste. C'est seulement au XVIIe siècle, et en France, qu'une législation sévère du droit de course permettra de distinguer nettement le corsaire du pirate. Par leurs exploits, de glorieux corsaires occuperont une place importante dans l'Histoire. D'où le choix par l'auteur de mettre surtout en évidence dans ce livre l'histoire moins connue de la piraterie sous ses deux aspects aussi passionnants : piraterie de forbans isolés arborant le pavillon noir en Atlantique et dans l'Océan Indien, et piraterie de grands écumeurs de mers capables de rassembler de véritables flottes en Méditerranée, en Orient ou en Extrême-Orient.
En nous offrant une série de portraits de ces personnages, Armel de Wismes s'est attaché à nous révéler ce monde pirate dans son extraordinaire diversité. Si la plupart des pirates furent de redoutables bandits, cupides et cruels, on trouve aussi parmi eux des héros, des explorateurs, des idéalistes, des hommes ayant tenu un rang élevé dans la société de leur temps, et même des femmes extrêmement belles et séduisantes.
Riche de faits et d'anecdotes, ce livre présente à la fois les qualités d'un document d'histoire et d'un grand roman d'aventure.

1999 - 231 pages, quelques gravures noir et blanc - 19,82 €

 

 

LES TYRANS DE LA MER - Pirates, corsaires et flibustiers
Textes réunis par Sylvie Requemora et Sophie Linon-Chipon

Il est des continents à redécouvrir, et des océans. Le monde de la course et de la flibuste en fait partie. Non pas qu'il soit absent de notre imaginaire : bien au contraire, il l'encombre de souvenirs adolescents. La science historique est destinée - malheureusement ? - à expliquer et détruire nos illusions sur le passé. Ce recueil est d'abord un inventaire des formes que prit ce que l'on appelle indifféremment la course, la flibuste ou la piraterie. Point d'héroïsme guerrier en cela, il s'agit de simple commerce : la guerre moderne, dépourvue de tout esprit de sacrifice chevaleresque, n'est pas loin. Comment se fit le passage en littérature de ce qui ne pouvait, décemment, ni divertir ni instruire selon la vulgate horatienne ? Véhicule de la mort et de l'injustice, le pirate est aussi le messager de l'au-delà pour le chrétien, d'une vie différente pour le commun des mortels. D'où la fascination que le pirate exerce sur ses victimes - source de romanesque - ou sur l'imaginaire social. L'image du pirate, homme libre, héros sans moralité sinon sans morale, se forme précisément au confluent de l'Âge classique et des Lumières comme un impossible absolu et pourtant réel. Ayant perdu sa défroque diabolique, même dans sa version "barbaresque", le pirate est décidément "humain, trop humain". C'est ce que disent les premiers chroniqueurs de la flibuste, Exquemelin et Defoe. Mais, avec les guerres de l'Empire et le XIXe siècle, l'armement de la course devenant une activité strictement commerciale, le "corsaire" littéraire se transforme lui-même en simple produit de la société marchande. La littérature de la flibuste, des trésors, et des îles désertes se situa alors dans le passé régressif d'un âge d'or mythique, qui protégeait de toute assimilation au quotidien : un excellent placebo social. Elle rejoignit la vaste littérature d'aventures que la société industrielle fabriqua pour la jeunesse à partir du Second Empire : c'est précisément l'époque où les Etats renoncent solennellement à la course, mais pas à la guerre et encore moins aux "aventures" coloniales. On trouvera encore dans ce volume des textes peu connus extraits de la vaste littérature de mer, des personnages illustres réinterprétés et des intellectuels, des libertins et des dévots, des héros et des couards, les alizés réparateurs et la moiteur des entreponts, la vie et la mort, l'histoire et l'anecdote.

2005 - 593 pages - 28 €

 

NOUVEAUTÉ

NOUVEAUTÉ

 

LA VÉRITABLE HISTOIRE DE ROBINSON CRUSOÉ et l'île des marins abandonnés  -  Ricardo Uztarroz

Une "enquête" qui révèle l'origine du mythe de Robinson Crusoé, héros d'un des romans les plus lus au monde. Pour écrire "Robinson Crusoé", Daniel Defoe s'inspire d'un fait réel survenu dix ans auparavant. Un corsaire écossais, Alexander Selkirk, forte tête et excellent marin se querelle avec son capitaine lors d'une escale dans l'île déserte chilienne Mas a Tierra. Convaincu que rapidement un navire le recueillera, il demande qu'on le débarque. Erreur fatidique car il y reste quatre ans et quatre mois. La fiction n'a rien à voir avec la réalité. Si Robinson réinvente grâce à "la providence" la société sur la base des préceptes de l'éthique protestante, Selkirk est réduit à l'état d'animal, comme renvoyé à l'origine de l'humanité.
Sur l'île, rebaptisée en 1966 Robinson Crusoé, nombre de marins furent au fil du temps abandonnés, contre ou de leur plein gré... Aujourd'hui, ses 600 habitants continuent à mener une rude vie de Robinson, loin des turbulences du monde...

Un excellent ouvrage qui se dévore d'une traite. L'auteur retrace l'histoire d'une petite île déserte Chilienne longtemps inhabitée et oubliée de tous : l'île Robinson Crusoé. Oubliée de tous ? Pas vraiment, car Robinson a été pour bien des marins (pirates et officiers) l'île de la dernière chance, du dernier avitaillement - où William Dampier, que l'on découvre étroitement lié au mythe de Robinson Crusoé, fit escale régulièrement. Jamais île déserte n'a eu Histoire plus tumultueuse, voire romanesque ; jalonnée de naufrages, d'abandons, de retraites, de tentatives de colonisation... finalement, cette petite île déserte a été le théâtre de bien des aventures humaines !

Juin 2006 - 206 pages - 20 €

 

 

L'AVENTURE DE LA FLIBUSTE - Actes du colloque de Brest 3-4 mai 2001, sous la direction de Michel Le Bris

Quelle était la religion des flibustiers ? Les pirates étaient-ils des dissidents radicaux religieux ? Peut-on traiter de la flibuste et de la piraterie comme d'une révolte sociale annonçant la Révolution française ? Savez-vous que vingt-cinq pour cent au moins des flibustiers étaient noirs ? Qu'un des plus féroces d'entre eux, William Dampier, était en même temps un savant de génie ? Le mystère de la fin du chevalier de Grammont sera-t-il enfin, ici, définitivement éclairci ?
Conçue par Michel Le Bris, et présentée à l'abbaye de Daoulas en 2001, puis à Paris au musée de la Marine en 2002, l'exposition Pirates et Flibustiers des Caraïbes, a reçu un accueil public et critique enthousiaste. La plus importante exposition jamais consacrée à ce sujet dans le monde ! Et une vision radicalement nouvelle, tenant comp^te des progrès actuels de la recherche. Car elle a changé notre vision, depuis ces dernières décennies ! On en aura ici quelques aperçus passionnants, échos du colloque qui se tint à Brest au lancement de l'exposition, rassemblant les meilleurs spécialistes. Où l'on verra que la réalité continue de dépasser la fiction...

2005 - 191 pages, très nombreuses photos et illustrations - 22 €

 

 

CORSAIRES ET FLIBUSTIERS - Jean Merrien

Écrivain de la mer, auteur de dizaines d'ouvrages, Jean Merrien s'était déjà penché en historien sur les francs-tireurs des océans. C'est cette extraordinaire aventure de la Course, traversée par des personnages au destin flamboyant ou tragique qu'il évoque aujourd'hui avec celle, peut-être plus fabuleuse encore, de la flibuste.
Si les géants - Jean Bart, Duguay-Trouin, Jacques Cassard, Surcouf - sont entrés dans la légende dans le fracas des abordages, il est d'autres corsaires qui en leur temps se sont couverts de gloire. Voici leur authentique histoire depuis les origines, les bâtiments et les équipages, les exploits et les combats dans les embruns et la mitraille.
Haute en couleurs, terrifiante, atroce parfois mais pourtant d'une beauté sauvage, la flibuste est ici contée. L'argent et les plaisirs, les honneurs et les gloires, la mort et la ripaille y tissent la trame de la grande aventure, de l'île de la Tortue à Saint-Domingue de Haïti à Maracaïbo.
Gentilshommes ou forbans, des noms de flibustiers ont marqué à jamais la mer des Caraïbes. Du chevalier de Grammont à Monbars l'exterminateur, de Jean-David Nau l'Olonnais à Laurent de Graff, voici tels qu'en eux-mêmes les aventuriers de la mer. Jean Merrien n'a pas sacrifié au romantisme, tout est rigoureusement exact, et son livre passionnant restera comme un ouvrage de référence sur le monde fascinant des corsaires et des flibustiers.

2003 - 348 pages - 22 €

 

 

UN FLIBUSTIER FRANÇAIS DANS LA MER DES ANTILLES (1618-1620)
Manuscrit du début du XVIIe siècle présenté par Jean-Pierre Moreau

Pirates, commerçants, colonisateurs, ils sont un peu tout cela les hommes embarqués à Dieppe, en 1618, sur quatre bateaux, en direction des Antilles, sur lesquelles courent alors plus de légendes que de récits authentiques. Ils sont surtout des aventuriers. Un voyage de plusieurs mois, dramatique, marqué par la maladie, la faim, la révolte, presque la mutinerie, les conduit dans l'île de la Martinique où vivent les Indiens Caraïbes, qui les accueillent et les sauvent, ignorant tout encore de la puissance destructrice des colonisateurs blancs. Après une escale d'un an, qui permet à l'auteur d'étudier minutieusement les îles et leurs habitants, le voyage se poursuit jusqu'aux côtes de la Floride et du Mexique, avant un retour piteux à Dieppe.
Le récit de ces aventures nous est conté ici, sur un ton étonnant de fraîcheur et de véracité, par un des participants resté anonyme et qui eût, tant pour son écriture que pour son témoignage, mérité la gloire.

313 pages - 18.29 €

 

 

PIRATES, BOUCANIERS, FLIBUSTIERS - Gilles Lapouge

La mer - paradisiaque ou infernale, selon les jours et les usages, est un des acteurs principaux de l'aventure pirate. Le pirate est un brigand qui opère sur la mer. C'est cette qualité de marin qui lui donne son caractère singulier parmi tous les malfaisants, son extrémisme, sa férocité et qui nourrit sa légende. Le pirate est un homme de destin. Son départ de la terre ferme est irrévocable. Il a deux passions : une révolte absolue et la recherche d'un autre monde, d'une autre terre. Pour accéder au "coeur du mystère" de l'aventure pirate, Gilles Lapouge observe ces voyous dans deux lumières en même temps : le réel et le rêve. L'histoire et la mythologie.

Sommaire : Vers la mer promise// Dyonisos, Ulysse et Thucydide // Rome et les forbans du Mithridate // Quand l'Amérique est découverte // Le corsaire est-il un pirate ? // Les frères de la côte // Les expéditions de terre ferme // Les pirates des Lumières // Les pirates du souverain bien // Les dandys de la mort // Forbanes, boucanières, flibustières // Dans les mers de Chine // Mort sans sépulture.

Un très beau livre, richement illustré.

2002 - 181 pages, très nombreuses illustrations couleurs - 24.5 x h. 31.5 cm - 45.50 €

 

Daniel DEFOE

 

 
OUVRAGE INDISPONIBLE

HISTOIRE GÉNÉRALE DES PLUS FAMEUX PYRATES - Tome 1 - Les chemins de Fortune - Daniel Defoe
Edition établie et présentée par Michel Le Bris
OUVRAGE INDISPONIBLE 

Publiée en deux volumes en 1726 par un mystérieux "Captain Johnson", l'Histoire des plus Fameux Pyrates est considérée depuis toujours comme la bible de tous ceux qui s'intéressent à la Flibuste - et accessoirement comme l'un des textes les plus surprenants de la littérature anglaise. Chose étrange, ce chef-d'oeuvre partout cité (et souvent pillé) n'avait jamais été intégralement traduit en français avant la présente édition.
Le grand historien anglais Christopher Hill (un personnage dont la stature est comparable à celle d'un Ferdinand Braudel chez nous), après vingt ans d'enquête, a acquis la certitude que l'auteur de cette merveille n'est autre que... Daniel Defoe : l'auteur de Robinson Crusoé ! Lequel nous offre ici trente-huit récits véridiques qui se lisent comme autant de romans - à inscrire en lettres d'or (et de sang) dans le grand livre de la révolte humaine.

442 pages, format poche - 11.50 €

 

 

HISTOIRE GÉNÉRALE DES PLUS FAMEUX PYRATES - Tome 2- Le Grand rêve flibustier - Daniel Defoe
Edition établie et présentée par Michel Le Bris 

Avec ce second volume, c'est l'aspect le plus méconnu de la geste pirate qui se trouve mis en lumière : l'histoire des "utopistes" issus de la racaille des mers qui réalisèrent dans les îles du Sud, un siècle avant la Révolution, quelques troublants modèles de contre-société - preuve s'il en est une qu'une autre révolte anime, par-delà les clichés en honneur, la grande légende des vaisseaux noirs.
Tout cela finira assez mal, on s'en doute. Mais n'en livrons pas plus au lecteur, impatient déjà d'embarquer en la compagnie du plus fascinant des guides : rien de moins que l'auteur de Robinson Crusoé !

326 pages - 9,90 €

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 10:36
Motion consécutive aux propos de Georges Frêche

Neuf mois après les qualifications exceptionnellement graves qu’il a appliquées à une association de harkis, Georges Frêche vient de récidiver dans l’inacceptable avec ses divagations sur la composition ethnique de l’équipe nationale de football. Il apparaît clairement que la couleur de la peau est devenue pour lui un critère de différenciation des êtres humains. Or notre République est fondée sur la construction d’un avenir commun, ouvert à tous ceux qui veulent le partager, sans considération des particularités individuelles, quelle qu’en soit la nature.

Les déclarations de Georges Frêche sont incompatibles avec les valeurs du socialisme aussi bien qu’avec les principes de la République. Leur auteur n’a donc pas sa place au sein du Parti socialiste ; il revient à nos instances dirigeantes d’en tirer les conséquences.

Aussi demandons-nous l’ouverture d’une procédure d’exclusion du PS à l’encontre de Georges Frêche : il faut que ce personnage comprenne que si être socialiste, c’est un choix libre, c’est aussi le respect de quelques obligations fondamentales. L’exclusion nous paraît être la seule mesure à la hauteur du préjudice que le parti a subi de la part de cet élu et la seule mesure qui soit à même de préserver la crédibilité du socialisme dans notre pays.

Motion adoptée à l’unanimité lors de la réunion de section du 29 novembre 2007 et transmise à la fédération du Val d'Oise du Parti socialiste

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 15:52
PS : la refondation ségoléniste, par Michel Noblecourt
LE MONDE | 29.11.06 | 14h03  •  Mis à jour le 29.11.06 | 14h03

nvestie, le 26 novembre, par un congrès extraordinaire, candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal a vu dans sa désignation "un geste révolutionnaire". De fait, en plébiscitant, le 16 novembre, la présidente du conseil régional Poitou-Charentes, dotée d'une série de records - 60,65% des voix, une position majoritaire dans 95 fédérations sur 105 -, les militants socialistes ont tourné la page du parti d'Epinay, celui qu'avait refondé François Mitterrand en 1971.

PS, parti "ségoléniste" ? Le "séisme" du 16 novembre, où une candidate a été adoubée après avoir construit sa popularité en rupture avec la "vieille maison" et en ayant d'abord contourné le PS, jette les bases d'une refondation "ségoléniste".

Nullement intimidée par la morgue des éléphants qui pronostiquaient et espéraient son échec, Mme Royal a gagné en recourant aux armes de la démocratie d'opinion et de la démocratie participative. Michel Rocard, en son temps, avait déjà théorisé sur le bon usage de la première : "L'impératif de légitimité, écrivait-il dans Le Coeur à l'ouvrage (Odile Jacob, 1987), suppose de ne heurter personne, de savoir inspirer confiance par le discours, l'écoute ou les services rendus, de pouvoir capter, exprimer puis éventuellement traduire en actes les aspirations collectives, quelle que soit leur nature ou à peu près." Après la victoire du non au référendum de 2005, Laurent Fabius s'était laissé aller à dire, le 22 septembre 2005 : "Je veux coller à ce que souhaitent les Français." Mais jamais un candidat ne s'était laissé porter à ce point par la vague sondagière.

A cet outil ancien, l'ancienne ministre a ajouté, là aussi en dehors du PS, un recours, nouveau et intensif, à la démocratie participative, à travers son association, Désirs d'avenir, et Internet. Mais, à la différence de François Mitterrand, elle n'a pas fait d'OPA sur le PS. Elle n'est pas venue de l'extérieur. Elle y milite depuis plus de 25 ans, même si elle n'y a pas exercé de fonctions dirigeantes, à l'exception d'une éphémère présidence du conseil national, fin 1994, qu'elle abandonna pour tirer l'alarme sur les dangers de... la primaire entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli.

Inscrivant sa démarche, dès 1984, dans celle des "transcourants" de François Hollande, absente du congrès de Rennes (1990), silencieuse à celui du Mans, qui se solda, il y a un an, par une "synthèse", elle est toujours restée en marge. Mais elle n'a pas eu à prendre le pouvoir au PS. Il lui a rendu les armes, sans lui opposer beaucoup de résistance malgré ses mises en cause iconoclastes et répétées des Tables de la loi. L'appareil a été contraint de s'incliner au point même d'en faire, dès le démarrage de la campagne interne, sa candidate.

Animés d'une volonté de renouveau et sensibles à l'argument du vote utile - investir celle que les sondages désignaient comme la seule capable de battre Nicolas Sarkozy -, les militants lui ont, selon la formule de Jean-Christophe Cambadélis, lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, donné "tous les moyens". Les nouveaux adhérents - qui ont porté le nombre de membres du PS de 127 414, en novembre 2005, à 220 269 - se sont déterminés au diapason des sympathisants testés par les sondages en lui accordant la majorité de leurs suffrages.

Bénéficiant d'une position de force sans précédent, Mme Royal a donné des gages au PS. Le siège du parti sera celui de sa campagne, le bureau national son conseil politique. Elle s'offre même la liberté de relancer une campagne "participative et décentralisée, plus près des gens","un dispositif cohérent", le PS et sa candidate devant ainsi travailler "en bonne intelligence". jusqu'en janvier, en s'appuyant sur les élus et les premiers fédéraux du PS. Elle ne prend pas le parti, mais elle capte sa force. Elle s'appuie sur l'appareil, mais elle garde les coudées franches. C'est ce que M. Hollande appelle

L'empreinte de la refondation ségoléniste, c'est d'abord la méthode. Mais d'autres signes l'amplifient. Elle a accru la présidentialisation du PS, amorcée par François Mitterrand et poursuivie par Lionel Jospin, avec un parti transformé en club de supporteurs. Mais elle a aussi modifié la géographie des courants. La majorité du Mans (53,63% pour la motion Hollande) a vu se détacher un nouveau courant social-démocrate, qui a apporté 20,69% des voix à M. Strauss-Kahn. NPS a explosé. M. Fabius a gagné 11 000 voix par rapport au Mans, mais son poids a baissé de 21,17% à 18,66%. Voilà le PS doté de deux courants idéologiques, l'un social-démocrate, l'autre "authentiquement de gauche", et ...d'une écurie présidentielle.

UN PARTI D'ADHÉRENTS ET DE SYMPATHISANTS

Mme Royal est aussi parvenue à dépasser le clivage oui-non du référendum de 2005 et à tourner la page Jospin en attendant de tourner éventuellement celle du 21 avril 2002. Elle prend garde de se référer au projet du PS - quitte à lui ajouter, à la faveur de sa campagne participative, quelques "idées neuves" - et obtient même un blanc-seing de M. Hollande pour "l'améliorer, le compléter, le préciser". Mais elle disposera, par rapport au petit livre rose, d'une liberté qu'aucun des candidats qui l'ont précédée n'a eue.

Même si M. Hollande proclame qu'"il n'y a pas d'un côté le vieux parti et de l'autre le nouveau", l'avènement de Mme Royal esquisse aussi, potentiellement, un changement de nature du PS. François Rebsamen, numéro deux et co-directeur de campagne, a annoncé, le 26 novembre, qu'il comptait désormais 280 000 adhérents, chiffre jamais atteint depuis 1937 (286 604), et dépassé en 1945, en 1946 - avec un record de 354 878 membres - et en 1947. Là aussi le changement est de taille. Jusqu'en 2005, le PS comptait un tiers d'élus, soit autour de 40 000. La proportion tombe de fait, aujourd'hui, à 14% ! Ce parti d'élus va-t-il se muer en parti de militants ? Il est, dans l'immédiat, un parti d'adhérents et de sympathisants. Si l'adhésion dépasse l'engouement et devient durable, ses pratiques s'en ressentiront.

En fait, il manque encore à la refondation ségoléniste un corps de doctrine, au-delà de la volonté de changer la politique, d'instaurer un "ordre juste", ou du slogan "le progrès pour tous, le respect pour chacun". Relevant la "filiation mitterrandienne" de Mme Royal et l'influence du "pragmatisme" de Jacques Delors, Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du PS, historien du parti, ancien rocardien proche de M. Strauss-Kahn, définit ainsi le ségolénisme : "C'est un mélange de mitterrandisme, de réformisme delorien et de socialisme décentralisé." Reste à savoir si cette refondation durera juste un peu plus que le temps des roses - celui d'une campagne - ou si elle accentuera la mue moderniste ou, comme le veut M. Strauss-Kahn, social-démocrate du PS. Cela dépendra du succès ou de l'échec de Mme Royal. Mais, quoi qu'il arrive, il y aura désormais un avant et un après- "Ségolène".


Michel Noblecourt
Article paru dans l'édition du 30.11.06

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 14:50
Rafael Correa vainqueur de l'élection présidentielle en Equateur

n point vient d'être marqué à gauche dans la partie d'échecs qui oppose George Bush et Hugo Chavez sur le continent américain. Le très probable président élu de l'Equateur, Rafael Correa, 43 ans, n'a jamais caché sa sympathie pour la révolution bolivarienne du président vénézuélien. C'est dire si l'arrivée au pouvoir de cet économiste de gauche marque un nouveau revers pour Washington.

Lundi 27 novembre, le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack, a reconnu qu'"il y a eu (...) un scrutin plutôt transparent, libre et juste". L'ambassadrice américaine à Quito, Linda Jewell, a quant à elle félicité M. Correa de son "apparente victoire", en appelant de ces voeux la poursuite de la coopération entre les deux pays.

Mardi matin, après dépouillement de 85 % des bulletins, Rafael Correa était en effet crédité de 59% des votes exprimés, contre 41% pour son rival, Alvaro Noboa. Ce magnat de la banane, candidat pour la 3ème fois, demandait un recompte vote par vote dans 2 provinces. La commission électorale devait rendre ses résultats définitifs dans la journée.

"Rafael Correa a su capter au 2nd tour le vote anti-Noboa. Nombre d'électeurs ne partagent pas son projet radical, mais ils abhorraient l'idée de voir l'homme le plus riche du pays prendre les rênes de leur destin", note le politologue Fernando Bustamante. Son collègue, Simon Pachano, se félicite de la très large victoire du futur président, "un gage de gouvernabilité dans un pays (où l'échiquier politique est) polarisé". Les 3 derniers chefs d'Etat élus de ce pays andin de 12 millions d'habitants ont été renversés.

Partisan d'une Assemblée constituante pour refonder les partis et les institutions - à commencer par le Congrès dont il appelle de ses voeux la dissolution -, Rafael Correa a choisi de ne pas présenter de candidats aux élections législatives du 15 octobre. Il devra donc affronter une féroce opposition : celle des parlementaires bien décidés à conserver leur poste.

Opposé à la dollarisation de l'économie adoptée en 2000, Rafael Correa a rappelé que "le réalisme" l'obligerait à conserver le dollar comme monnaie nationale. Mais ce docteur en économie est convaincu que l'Amérique latine "a payé cher vingt ans de néolibéralisme". Rafael Correa s'oppose à la signature du traité de libre commerce en négociation avec les Etats-Unis. Souhaitant donner la priorité aux dépenses sociales, il veut renégocier la dette extérieure du pays avec les organismes internationaux et n'exclut pas un moratoire unilatéral sur les remboursements.

Au soir de la victoire, il a redit vouloir réviser les contrats avec les multinationales pétrolières. Il espère aussi que l'Equateur - qui produit 543 000 barils de pétrole par jour - rejoindra l'OPEP. Le futur président a enfin confirmé que l'accord qui permet aux militaires américains d'utiliser la base aérienne de Manta - à la frontière de la Colombie - ne serait pas renouvelé en 2009.


Rafael Correa : à gauche toute en Equateur

ourquoi, diable, le pouvoir ? Rafael Correa, 43 ans, avait la vie facile et une carrière universitaire assurée. Il a été élu dimanche président d'un pays de 12 millions d'habitants, réputé ingouvernable. Aucun chef d'Etat équatorien élu n'a fini son mandat depuis dix ans. Docteur en économie, catholique très pratiquant, M. Correa a choisi d'entrer en politique "pour tenter de tirer son pays de la crise et ses concitoyens de la misère". Il n'en doute pas, le remède ne peut être que radical. M. Correa a fait de son nom - qui signifie courroie, ceinturon - un slogan de campagne. "Dale, Correa !", scandaient ses sympathisants, au soir de la victoire, dimanche soir, dans les rues de Quito : "Vas-y, Correa !", "Donne des coups de ceinture !". A qui ? Aux élus corrompus et aux oligarques que le candidat fustige à longueur de discours.

Ce professeur de l'université huppée de Quito, dont il fut le doyen de la faculté d'économie, s'est converti, meeting après meeting, en véritable bête de scène. Sourire sans faille et enthousiasme communicatif, il propose "une révolution citoyenne" pour refonder les institutions. Et il promet de payer la dette sociale, en renégociant la dette extérieure et les contrats pétroliers.

D'aucuns voient émerger en lui le "Hugo Chavez équatorien". Une Indienne espiègle venue célébrer l'élection n'apprécie pas la comparaison : "Rafael est joli garçon, lui." Les dames présentes acquiescent.

Les 2 hommes se sont rencontrés l'année dernière, lors du bref passage de Rafael Correa à la tête du ministère de l'économie, entre avril et août. Ils se sont plu. "Avec un ministre comme Correa, la révolution bolivarienne serait depuis longtemps tirée d'affaire", a déclaré le chef de l'Etat vénézuélien, chantre de l'anti-impérialisme, à l'issue de l'entretien. Hommage paradoxal quand on sait que Rafael Correa a obtenu son doctorat en économétrie aux Etats-Unis, à l'université de l'Illinois Urbana-Champaign, après un détour par Louvain-la-Neuve, en Belgique.

Rafael Correa, en désaccord sur le remboursement de la dette extérieure, s'est drapé dans un souverainisme sourcilleux. Il préfère alors claquer la porte du gouvernement. Ses concitoyens apprécient. "Un ministre de l'économie charismatique et populaire, cela ne s'était jamais vu", rappelle Alberto Andrade, qui a participé avec lui aux rencontres hebdomadaires du Forum Equateur alternatif. Ce groupe de réflexion informel réunit économistes, universitaires et chefs d'entreprise depuis que le gouvernement a choisi, en 2000, de dollariser l'économie. "La presse me présente comme un outsider, en oubliant que ce groupe réfléchit depuis 7 ans aux problèmes du pays et aux solutions concrètes à leur apporter", insiste Rafael Correa.

Les conseillers compétents suffiront-ils à pallier l'absence de parti et d'expérience politiques du nouvel élu ? Les contradicteurs de M. Correa en doutent et dénoncent, déjà, les risques de dérive populiste. Le candidat cache mal son agacement. "Si, aux Etats-Unis, un homme politique parle justice sociale, c'est un démocrate. En Amérique latine, c'est un populiste."

De Belgique, Rafael Correa a rapporté une maîtrise en économie du développement, ainsi que son épouse, avec qui il a eu 3 enfants. Surpris par l'irruption imprévue de la politique dans leur vie, le couple s'est juré de préserver l'intimité familiale. Institutrice - que l'on dit douce et timide - à l'école française de Quito, où ses enfants poursuivent leur scolarité, Anne Malherbe fuit les caméras. Elle a fait savoir qu'en cas de victoire elle n'avait pas l'intention de jouer le rôle de première dame de la nation.

Issu d'une famille aisée et catholique, Rafael Correa a, lui, été élevé chez les salésiens. "Evidemment boy-scout" jusqu'à l'adolescence, il continue, longtemps après, de catéchiser dans les quartiers misérables de la grande ville de Guayaquil, logeant à l'occasion chez l'habitant. Après ses études, Rafael part pendant deux années travailler dans une mission des salésiens à Sumbahua (province de Cotopaxi). Il travaille alors sur des projets de développement rural pour les communautés indigènes. La vie dans les Andes à 4 000 m d'altitude est rude. Rafael apprend le quechua et "tout ce qui lui a vraiment été utile dans la vie". Lui, affirme en riant : "J'appartiens à l'aile dure des petites soeurs de la charité."

Selon son ami - non croyant - Marco Erazo, "l'engagement politique de Rafael Correa est indissociable de sa foi catholique. C'est parce qu'il croit en Dieu que la misère des hommes lui est intolérable". Cet ancien de Sciences Po Paris raconte que Rafael Correa connaît de mémoire les encycliques sociales de l'Eglise.

"L'humanisme est plus qu'une doctrine ou une attitude, chez Rafael", poursuit M. Erazo. Il raconte avec émotion la gentillesse au quotidien, faite de mille petites attentions, du politique novice que tous ses amis disent généreux. Pablo Davalos, qui fut son vice-ministre de l'économie pendant 4 mois, en convient : "Rafael est remarquablement honnête, sincère, brillant, travailleur." Mais, de l'ami, Pablo parle au passé. "Les quatre mois que nous avons passés au ministère ont transformé Rafael. Il est devenu hautain et irascible, de moins en moins enclin à écouter, de plus en plus jaloux de son image." Aujourd'hui, ils sont brouillés irrémédiablement, raconte l'ex-haut fonctionnaire, qui craint "l'effet dévastateur du pouvoir sur les hommes". Et de prophétiser : "Si Rafael devient président, son ego sera son pire ennemi."

L'arrogance teintée de sarcasme du personnage a desservi le candidat, qui, au premier tour, n'emportait que 23% des voix. "Je ne voterai pas pour ce type qui croit tout savoir et qui, à sa façon, se prend pour le Messie", expliquait Cecilia, fonctionnaire municipale. Mais, au deuxième tour, elle a voté Correa "sans hésitation", pour contrer Alvaro Noboa, le richissime roi de la banane qui, pour la troisième fois, tentait d'accéder à la présidence de son pays.

Marco Erazo en convient, Rafael Correa, qui est "encore très jeune et étale un peu trop diplômes et mérites". Mais, pour négocier face aux jeunes loups des multinationales, aux fonctionnaires méprisants des organismes financiers internationaux et aux envoyés de George W. Bush, "un peu de superbe ne fait pas de mal", considère Marco Erazo.

Ses amis comme ses ennemis le disent : à la tête de son pays, il devra faire preuve d'une force de caractère et d'un leadership à toute épreuve.

 

Parcours

1963
Naissance à Guayaquil (Equateur).

1987
Passe deux années dans la mission des salésiens dans la province de Cotopaxi.

1991
Passe un master d'économie à l'Université catholique de Louvain.

2001
Docteur en économie de l'université de l'Illinois Urbana-Champaign.

2005
Ministre de l'économie et des finances en avril, il démissionne en août.

2006
Il est élu à la présidence de la République.


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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 12:01
Conférence de presse de M. André Boisclair, député de Pointe-aux-Trembles, chef de l'opposition officielle québécoise et chef du Parti Québécois sur la reconnaissance de la nation québécoise
Québec, le jeudi 23 novembre 2006 - Aujourd'hui, grâce au travail du Bloc québécois, et en particulier de son chef Gilles Duceppe, le Canada semble vouloir sortir du déni et il faut s'en féliciter. Actuellement, un débat est en cours à la Chambre des communes. Nous ne connaissons pas encore l'issue de ce débat, ni à la Chambre des communes, ni d'ailleurs dans le reste du Canada, mais une chose est certaine, le Québec forme une nation, et ce, sans conditions.

Cela étant dit, le 1er constat que je tire de la motion du premier ministre canadien est qu'en utilisant le mot «nation», dans une motion qui sera entérinée par tous les partis fédéralistes à Ottawa, cela a pour effet d'évacuer, de rendre caduque, de rendre dépassée la notion de société distincte et tous ces sous-produits, comme la reconnaissance du caractère unique du Québec. Il ne peut donc pas y avoir de retour en arrière, une nation ne se réduit pas à une simple société distincte.

Je veux souligner le travail de Bernard Landry qui, comme dans le débat sur le libre-échange, par sa ténacité, a réussi à imposer cette vision de la nation québécoise à la fois dans la politique québécoise mais aussi, on le voit depuis quelques jours, dans la politique canadienne.

Un autre constat aussi s'impose. À partir de maintenant, les forces fédéralistes ont une obligation de résultat. Une fois la nation reconnue, une suite s'impose. Un automatisme s'enclenche. La constitution, la loi fondamentale doit reconnaître cette réalité. Pour reprendre les mots du ministre Benoît Pelletier, et je le cite : «La reconnaissance de la spécificité du Québec n'est pas un caprice, elle est même nécessaire car la constitution d'un pays est un miroir. Il est impérieux que, dans ce miroir, dans la constitution, les Québécois se reconnaissent pleinement.» Aujourd'hui, avec la motion présentée par M. Harper, l'image que leur renvoie le miroir, c'est celle de la nation, mais le texte de la motion de M. Harper renvoie une autre image, mais une image cette fois-ci fausse, celle d'un Canada uni, et je m'explique.

En incluant les mots «dans un Canada uni», le premier ministre commet une erreur de fait importante. Le Canada bien sûr existe, mais le Canada uni n'existe pas. Une de ses nations constituantes, le Québec, qui regroupe près du quart de la population du pays et dont les ancêtres constituent l'un des deux peuples fondateurs du Canada, refuse toujours, 25 ans après un coup de force constitutionnel, d'apposer sa signature au bas du texte de fondateur de ce pays. En effet, comment peut-on reconnaître une nation au sein d'un Canada uni alors que le rapatriement unilatéral de la Constitution a justement désuni ce pays?

La motion du Bloc québécois visait à faire progresser le concept de la nation québécoise au Canada. Nous avons progressé dans les symboles, ce qui n'est pas sans valeur, mais, dans les faits, rien de l'erreur de 1982 n'est réparé. Cette motion du gouvernement conservateur demeure une motion du Parlement canadien, une convenance que les partis fédéralistes offrent aux Québécois et aux Québécoises. Elle n'aurait ainsi pas plus de portée et de signification que la motion sur la société distincte proposée par Jean Chrétien en 1995. J'en ai pour preuves deux éléments importants. D'abord, alors que la résolution proposée par Jean Chrétien a été adoptée en 1995, il n'en est fait aucune mention dans le Renvoi sur la sécession rendu en 1998. C'était pourtant au coeur du débat. De la même façon, la résolution de 1995 n'a eu aucun impact favorable pour le Québec à l'occasion du renvoi sur le congé parental que le Québec a gagné en Cour d'appel, mais perdu en Cour suprême. Aujourd'hui, on est en lieu de se demander: Est-ce que la motion permettrait au Québec de maintenir, sur notre territoire, un registre des armes à feu? Est-ce que cette motion permettrait au Québec d'avoir des dispositions particulières au sujet de la Loi sur les jeunes contrevenants? Est-ce que cette motion permettrait au Québec d'avoir une définition du mariage différente de celle du reste du Canada? Ce sont là des vraies questions et les réponses ou l'absence de réponses du premier ministre nous indiquent bien que la motion adoptée ou qu'est-ce qui est en débat en ce moment à la Chambre des communes a bien davantage une valeur symbolique qu'une portée réelle.

En somme, pour l'instant, il n'y a rien de changé au royaume du Canada. La prochaine campagne électorale québécoise se déroulera toujours entre les tenants de la souveraineté du Québec, dont l'option est claire, dont l'option est enthousiasmante et représente le plus beau défi que le peuple québécois peut s'offrir, et, d'autre part, les forces fédéralistes qui n'ont à offrir aux Québécois et aux Québécoises que le statu quo constitutionnel et un Québec confronté à l'impossibilité de réintégrer la Constitution canadienne, à moins bien sûr que le premier ministre du Québec nous fasse la preuve, avant le déclenchement d'élections, que sa position constitutionnelle est autre chose que chimère ou mirage.

Visionnez la conférence de presse.

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 11:46
Mes cher(e)s camarades,

Suite à plusieurs désaccords de fond, lors de la campagne interne, avec Arnaud Montebourg, quant au choix du soutien apporté à la candidature de Ségolène Royal et en raison de problèmes de forme que je désapprouve, j'ai décidé de quitter le poste de Secrétaire Général que j'occupais au sein de "Rénover, maintenant" depuis sa création.
A l'occasion du Conseil d'Administration réuni le 25 novembre à Paris, j'ai également annoncé ma décision de quitter notre courant.
Militant aux côtés de la plupart d'entre vous depuis quelques années maintenant, j'éprouve le besoin de vous donner les raisons de telles décisions.

Depuis qu'Arnaud a décidé au mois de Juillet de soutenir la candidature à la candidature de Ségolène Royal, il n'a eu de cesse que de vouloir imposer cette décision personnelle à l'ensemble des militants et sympathisants de "Rénover, maintenant".
Souhaitant obtenir une adhésion unanime de RM, tous les moyens furent utilisés.
Au fil des jours puis des semaines, chacun a bien compris que, dans les conditions de son ralliement, figurait le don du courant à la candidate.
A grand renfort de communication, le mouvement de nombreux responsables nationaux, animateurs régionaux, départementaux et militants ayant fait un autre choix a été sciemment et méthodiquement nié.

Notre démarche militante aurait pu se poursuivre en commun si le libre choix avait été accepté lors de nos journées d'été, fin août à Fouras, ou si la possibilité avait été donnée à chaque militant, par l'organisation d'un vote clair, de décider de suivre ou non la démarche personnelle engagée par Arnaud Montebourg.
En démissionnant, je manifeste ainsi ma déception de voir "Rénover, maintenant" s'éloigner des pratiques rénovatrices dont nous nous réclamions.
Pourtant, la nécessité de renforcer notre ancrage clairement à gauche et de rénover les pratiques militantes reste plus que jamais d'actualité à quelques mois de l'élection présidentielle.

Passée la déception, c'est une nouvelle aventure rénovatrice qui démarre.

Michaël MOGLIA
http://moglia.hautetfort.com

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 11:36
Propos inacceptables de Georges Frêche 
Appel à la célérité et la clarté des socialistes - le 27 novembre 2006


Suite aux propos tenus par Georges Frêche le 15 novembre, le Bureau national du Parti socialiste, à l’unanimité, a saisi la Commission des Conflits pour qu’elle en tire les conséquences et se prononce notamment sur l’exclusion de celui-ci.

Nous, élus et militants socialistes, souhaitons rappeler l’émoi provoqué dans la population et au sein du Parti socialiste par les déclarations inacceptables de Georges Frêche.

Nous condamnons une attitude qui n’a pas sa place au sein des socialistes, attitude aggravée par la qualité d’élu et de responsable de celui qui a tenu ces propos.

Nous insistons sur la dérive préoccupante que constituent les obscures tentatives d’explication et de justification de M. Frêche, au nom d’une pseudo nécessité de rompre avec le politiquement correct. Aucune posture, aucun artifice de langage ne peuvent justifier ou excuser que l’on puisse qualifier les compétences des hommes en fonction de la couleur de leur peau.

Certes, les statuts de notre parti doivent permettre à chacun de se défendre et de s’expliquer. Pour autant, nous appelons fortement les socialistes à ne faire preuve d’aucune faiblesse dans la mise en œuvre de la procédure à l’encontre de Georges Frêche.

Nous n’acceptons ni les intimidations, ni les menaces vis-à-vis des socialistes, ni les grossières tentatives de réinterprétation de la vérité, uniquement destinées à gagner du temps.

Nous pensons que le Parti socialiste doit faire preuve de célérité, de clarté et de vérité dans les décisions que prendront ses instances, sans quoi le risque serait grand d’altérer notre capacité collective à porter l’aspiration des Français au renouvellement des pratiques politiques.

C’est pour cela que nous appelons les socialistes à rester fermes sur les principes et sur nos valeurs et à ne pas retarder l’instruction de la demande d’exclusion de Georges Frêche.

Signez cet appel

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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 15:27
Ottawa reconnaît au Québec la qualité de "nation" dans un "Canada uni"

a Chambre de communes a voté à une majorité écrasante, lundi 27 novembre, en faveur d'une motion du gouvernement conservateur minoritaire qui reconnaît que "les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni", une démarche surtout symbolique mais à haute teneur électorale pour le premier ministre, Stephen Harper, qui cherche depuis des mois à redorer son blason au Québec. Il avait créé la surprise, 5 jours plus tôt, en annonçant le dépôt de cette motion.

Au Canada anglais, les critiques ont fusé, beaucoup craignant qu'on ne donne de nouvelles armes aux indépendantistes québécois. Mais le premier ministre a tenu bon, insistant sur le sens "culturel et sociologique" de cette reconnaissance, un "geste de réconciliation pour favoriser l'unité nationale". Il fait le pari que les critiques vont s'estomper et qu'il y gagnera en appuis au Québec lors des élections qui devraient avoir lieu au printemps.

Le moment ne pouvait être mieux choisi, à la veille du congrès du Parti libéral du Canada (PLC), qui va choisir, samedi, un nouveau chef. D'autant que ce sont ses militants québécois qui ont ouvert le bal, le 22 octobre, en invitant le congrès à reconnaître la "réalité historique et sociale" de la nation québécoise au sein de la fédération. Le débat a fait rage entre les candidats à la direction du PLC.

Pour les empêcher de prendre l'avantage dans le coeur des Québécois, le Bloc Québécois - indépendantiste - déposait le 21 novembre une motion affirmant, sans référence au Canada, que "les Québécois forment une nation". Le lendemain, M. Harper coupait l'herbe sous le pied des 2 partis d'opposition, en proposant un texte similaire mais avec ajout sur l'appartenance des Québécois à "un Canada uni". Difficile pour les libéraux de voter contre, aux côtés des néo-démocrates et même des "bloquistes".

Après 2 jours de tergiversations, leur chef Gilles Duceppe a laborieusement expliqué que la reconnaissance de la nation québécoise leur "donnerait une arme de plus" pour faire avancer la cause de l'indépendance du Québec. Pour M. Harper, c'est un joli coup politique mais qui pourrait se retourner contre lui si son geste persistait à être mal compris au Canada anglais !

Un ministre du gouvernement Harper démissionne

Michael Chong, le ministre des Affaires intergouvernementales, démissionne du conseil des ministres du gouvernement Harper.
En conférence de presse cet après-midi, M. Chong a annoncé qu’il était désaccord avec la position du Parti conservateur sur la question de la nation québécoise.

Le nationalisme exprimé dans la motion, qui passera aux voix aujourd’hui en fin de journée, est basé sur l’origine ethnique des citoyens canadiens et il s’agit d’une nuance inacceptable en 2006, a-t-il affirmé.

Selon lui, une telle approche remet en question les valeurs de nationalisme civique, de bilinguisme et de multiculturalisme qui caractérisent la nation canadienne depuis les années 1960.
Jusqu’ici, aucun député n’avait exprimé publiquement son opposition face à cette motion qui a pris tout le monde par surprise mercredi dernier, et en faveur de laquelle tous les partis fédéraux devraient se prononcer.

La motion du premier ministre Harper, qui vise à reconnaître que les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni, doit être votée ce soir à la Chambre des communes.
La plupart des députés conservateurs sont tenus de voter en faveur de la motion en vertu d’une règle imposée par le whip du parti.

M. Chong a indiqué qu’il resterait député du Parti conservateur. Il a aussi admis qu’il n’avait pas été consulté par le premier ministre avant le coup d’éclat mercredi. Il a toutefois dit comprendre l’empressement de son chef, vu les manœuvres du Bloc québécois qui cherchait à faire passer sa propre motion.

«L’heure de la réconciliation nationale est venue»

Le gouvernement conservateur s’est retrouvé en état de crise hier soir après que le ministre des Affaires intergouvernementales, Michael Chong, eut démissionné de ses fonctions, incapable d’appuyer la motion de son premier ministre reconnaissant la nation québécoise. Paradoxalement, le premier ministre a souligné que la dite motion annonçait «le début de la réconciliation nationale».
Écoutez l'extrait audio de NTR
Le premier ministre Stephen Harper commente le résultat du vote (22 sec.).
 

Ainsi donc, la Chambre des communes a adopté par une écrasante majorité de 265 à 16 la motion reconnaissant «que les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni». En adoptant cette motion «historique», le Canada est devenu hier soir le 1er pays, selon les souverainistes, à reconnaître la nation québécoise.

Parmi les opposants, 15 étaient des libéraux venant principalement de l’Ontario. 2 des candidats à la direction du Parti libéral, Joe Volpe et Ken Dryden, étaient du nombre. Le député indépendant Garth Turner, qui s’est fait expulser du caucus conservateur le mois dernier, a également voté contre.

M. Chong, qui n’a jamais été consulté sur la stratégie de M. Harper, a fait part de sa décision de quitter le Conseil des ministres 4 heures avant le vote des députés, forçant le premier ministre à lui trouver dare-dare un successeur avant son départ hier soir pour Riga, en Lettonie, où se déroule cette semaine le sommet de l’OTAN.

Depuis qu’il est au pouvoir, M. Harper est d’ailleurs de facto responsable des Affaires intergouvernementales, s’occupant de tous les dossiers chauds qui traitent des relations fédérales-provinciales.
M. Harper a confié au député conservateur ontarien de York-Simcoe, Peter Van Loan, le portefeuille des Affaires intergouvernementales. Âgé de 43 ans, M. Van Loan est considéré comme un député appartenant à l’aile progressiste du Parti conservateur.

En conférence de presse, hier, M. Chong a dit être incapable d’accepter que l’on décrive les Québécois comme une nation, le Canada étant à ses yeux un pays «indivisible».
«Pour moi, reconnaître les Québécois comme une nation, même à l’intérieur d’un Canada uni, implique la reconnaissance d’un nationalisme ethnique que je ne peux appuyer. Une telle reconnaissance ne peut être interprétée comme impliquant un nationalisme territorial parce qu’elle ne se réfère pas à une entité géographique, mais plutôt à un groupe de personnes», a affirmé le ministre démissionnaire.
M. Chong, qui était absent au moment du vote hier soir, a ajouté qu’offrir une telle reconnaissance donnera des munitions aux souverainistes qu’ils utiliseront au cours du prochain référendum pour «mêler les Québécois».

Selon des sources, le premier ministre n’avait pas écarté la possibilité de perdre un ministre en cours de route sur une question qui soulève autant de passions. Mais il jugeait préférable de courir ce risque. Il ne voulait surtout pas permettre au Bloc québécois de faire inlassablement campagne au Québec en prétextant que le gouvernement fédéral était incapable de reconnaître les Québécois pour ce qu’ils sont.
«Le premier ministre était parfaitement conscient qu’il y avait des risques en plongeant dans ce débat», a affirmé à La Presse un stratège conservateur sous le couvert de l’anonymat.

Le ministre des Transports et lieutenant de Stephen Harper au Québec, Lawrence Cannon, a aussitôt réagi à la démission de M. Chong en affirmant que le gouvernement ne reculerait pas sur cette question. «Le gouvernement demeure déterminé à reconnaître les Québécois comme une nation au sein d’un Canada uni. Cette réalité transcende l’opinion d’une seule personne. Et je puis vous affirmer que la solidarité ministérielle demeure inébranlable
À l’issue du vote, le premier ministre Harper était visiblement satisfait de la tournure des événements en dépit de la démission de M. Chong.
«Je pense que c’est une soirée importante, une soirée historique. Les Canadiens ont dit oui au Québec et les Québécois et Québécoises ont dit oui au Canada. En politique, on prend des risques. Mais les questions d’unité nationale et de réconciliation nationale sont plus importantes que n’importe quel parti ou n’importe quelle personne», a affirmé M. Harper.

De son côté, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a salué le vote comme une grande victoire pour le Québec. «Pour la 1ère fois la Chambre des communes reconnaît que les Québécois forment une nation et que les 2 options, l’option fédéraliste et l’option souverainistes, s’entendent sur cela. Or nous avons une nation qui est reconnue, un territoire qui est reconnu qui est le territoire du Québec.»
M. Duceppe a ajouté que désormais cette reconnaissance servira de tremplin au mouvement souverainiste pour qu’Ottawa réponde aux demandes unanimes de l’Assemblée nationale du Québec. Le chef du Bloc a notamment mentionné, en guise d’exemples, Kyoto, le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral ou encore la loi sur les jeunes contrevenants.

Avant le vote historique, le ministre Cannon a tenu des propos pour le moins ambigus sur la portée réelle du terme Québécois utilisé dans la motion du gouvernement, autant en anglais qu’en français. Le ministre a notamment fait allusion à Samuel de Champlain et aux premiers colons français arrivés au Québec. Il a affirmé que le libellé de la motion avait été rédigé de façon à ne pas «forcer quelqu’un qui ne se sent pas Québécois à adopter cette identité».
À cela, le chef bloquiste Gilles Duceppe a répliqué : «Pour moi, tout ceux qui vivent au Québec font partie de la nation québécoise et j’ajouterai, en profond respect des Premières Nations reconnues par René Lévesque dès 1976

Les députés ont par ailleurs été invités à se prononcer également sur une 2ème motion sur la nation québécoise, celle soumise par le Bloc québécois. Mais cette motion, qui stipulait que «les Québécois et Québécoises forment une nation actuellement au sein du Canada», a été rejetée par un vote de 233 à 48.

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 13:38
Rafael Correa, le candidat de gauche, proche de Chavez, remporterait la présidentielle en Equateur

e nationaliste de gauche anti-américain Rafael Correa aurait remporté, dimanche soir 26 novembre, l'élection présidentielle en Equateur, avec une avance moyenne de quatorze points sur le milliardaire conservateur Alvaro Noboa, selon les projections disponibles dans la nuit.

"Grâce à Dieu, nous avons gagné", a déclaré M. Correa, âgé de 43 ans, devant une foule de sympathisants, à Quito, la capitale équatorienne. "Après des années de politiques sociales et économiques d'exclusion qui ont provoqué la tragédie appelée l'immigration, ils n'ont pas réussi à nous voler l'espoir. Nous avons gagné", a-t-il lancé. Sa victoire, avec 56,9% des voix, avait été annoncée peu auparavant, selon des projections réalisées à partir d'échantillons représentatifs.

3 sondages de sortie des urnes ont également donné M. Correa, ancien ministre de l'économie, vainqueur du scrutin, avec une avance moyenne de 14 points sur son adversaire.

Le magnat de la banane Alvaro Noboa, 1ère fortune du pays, ne recueille pas plus de 43,2% des suffrages, selon ces sondages publiés juste après la fermeture des bureaux de vote. Dans une conférence de presse à Guayaquil (Sud-Ouest), M. Noboa a déclaré qu'il "n'acceptait pas les résultats car il n'y a pas de résultats officiels. C'est un scénario qui a été préparé" en faveur de Rafael Correa, a-t-il jugé.

Les résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi ou mercredi, a annoncé le Tribunal suprême électoral (TSE).

"UN CUBA DE PLUS"

Un concert de klaxons a salué l'annonce de la victoire du candidat nationaliste dans les rues de la capitale équatorienne.

Alvaro Noboa, qui votait à Guayaquil, s'était déclaré "certain de gagner cette élection avec un bon pourcentage". Alors que les derniers sondages donnaient une nette avance à son rival, il a assuré qu'ils lui étaient favorables. "Les sondages d'hier me donnaient favori. Je suis le gagnant, c'est Dieu qui m'a aidé", a-t-il proclamé face à la foule, brandissant une bible.

La perspective d'un duel serré avait créé un climat de tension et de suspicion dans tout le pays. Noboa n'avait cessé d'accuser son concurrent de vouloir instaurer "un Cuba de plus" en plongeant le pays dans "la guerre civile" avec l'aide d'Hugo Chavez.

Redoutant des violences, le TSE avait exhorté les médias à attendre les résultats officiels et à s'abstenir de publier des projections de sortie des bureaux de vote au cas où les deux candidats seraient au coude-à-coude.

L'Organisation des Etats américains, qui a envoyé une mission de 80 observateurs, avait également souhaité que "les candidats et les Equatoriens respectent avec calme le résultat" quel qu'il soit.

Près de 80 000 militaires et policiers ont été mobilisés dans tout le pays pour surveiller les 36 607 bureaux de vote.

"CHAVEZ EST MON AMI PERSONNEL"

Les candidats ont multiplié, avant le second tour, injures et accusations mutuelles, tout en rivalisant de promesses mirifiques. La presse a régulièrement dénoncé "la sale guerre" et "les coups bas" entre les deux rivaux cherchant plus à discréditer l'adversaire qu'à proposer un véritable programme de gouvernement. Ainsi, M. Noboa a achevé sa campagne avec des discours messianiques, implorant Dieu de lui "donner la présidence et de battre son rival, le roi de l'enfer". M. Correa, pour sa part, a comparé le milliardaire à un dictateur et l'a qualifié de "fondamentaliste d'extrême droite", accusé d'exploiter des enfants dans ses bananeraies, de mener une politique antisyndicale brutale et de "voler l'Etat".

L'ex-ministre de l'économie, qui prône la fermeture de la base américaine de Manta et refuse de signer un traité de libre-échange avec Washington, était régulièrement accusé par Alvaro Noboa d'être le valet de M. Chavez. "Chavez est mon ami personnel mais, dans ma maison, ce ne sont pas mes amis qui commandent ; celui qui commande, c'est moi", a-t-il dit, dimanche soir, à la presse, après l'annonce de sa victoire. "Je ne suis pas une nouvelle version de Chavez ou de Fidel Castro", a-t-il poursuivi, indiquant cependant qu'il "coopérerait avec Caracas sans compromettre la souveraineté du pays".

Ce "serait merveilleux si le gouvernement de Caracas pouvait aider l'Equateur à éponger sa dette extérieure de 11 milliards de dollars". "Toutefois, a-t-il ironisé, si le président américain George W. Bush [est disposé] à offrir les mêmes avantages, je serai bien sûr prêt à conclure des marchés avec lui dans notre intérêt mutuel."

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