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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 14:00

« Les militantes et les militants du Parti Socialiste ont voté massivement et c'est d'abord à eux que je pense. Par leur participation au scrutin, par leur contribution au débat qui s'est déroulé ces dernières semaines, par leur adhésion au projet socialiste début juin, ils ont donné un exemple de démocratie. L'ensemble des Français en ont été témoins et en seront juges. De cela, nous pouvons collectivement être fiers.

Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite. Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes. J'y suis évidemment prêt.

Je salue également Dominique Strauss-Kahn que mes vœux de sympathie et d'amitié accompagnent ce matin, face au deuil personnel qui l'a frappé.

Je remercie les 33 000 militantes et militants qui, en métropole et outre-mer, m'ont apporté leurs suffrages. Au-delà de leur vote, je les remercie pour leur mobilisation au service des idées et des propositions que nous avons portées ensemble, pour l'emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l'Europe. Qu'ils n'en doutent pas : ces combats sont justes. Ils devront être au cœur de la campagne présidentielle et du prochain quinquennat. Ils seront le ciment de l'indispensable rassemblement de la gauche.

Pour ma part, je continuerai d'agir en ce sens, car je reste convaincu que c'est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche, les Français et la France. »

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 16:59

Savonarole :
MM. Fabius et Strauss-Kahn ont reproché à Mme Royal de s'écarter du projet PS : de fait cette dernière cultive sa différence et met en avant sa personnalité. Qu'en pensez-vous ? 
Pascal Perrineau : 
Le fait pour un candidat à la présidence de la République de s'écarter du projet de son parti n'est pas une nouveauté. Tout candidat à la présidentielle est porteur d'un projet qui transcende, déplace et éventuellement contrarie une partie des éléments du programme du parti.  

Ségolène Royal s'inscrit dans cette continuité. Laurent Fabius, étant donné sa position dans le Parti socialiste et la nature très à gauche du projet socialiste, avait tout intérêt à jouer le jeu de l'orthodoxie. Sachant que l'orthodoxie avant l'élection n'est jamais exempte d'une hétérodoxie après.
[...]


Télécharger l’intégralité du chat “Primaires socialistes : un choix pour un candidat ou pour un projet ?” : chat avec Pascal Perrineau

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 14:55
Atmosphère suffocante
dans le Londonistan

par Ernst Hillebrand, Friedrich-Ebert-Stiftung, juin 2006

Le multiculturalisme britannique a largement échoué dans son rapport aux populations immigrées musulmanes. Seul l'establishment de gauche refuse toujours de l'admettre.

Atmosphère suffocante dans le Londonistan

40 % des musulmans vivant en Grande Bretagne souhaitent l'application de la Charia dans certaines parties du pays. 32 % pensent que les musulmans devraient s'engager pour mettre fin à la civilisation occidentale, « décadente et amorale ». 20 % disent comprendre les motivations des responsables des attentats du métro de Londres le 7 juillet 2005. Dans le même temps, seuls 17 % des non-musulmans pensent que musulmans et non-musulmans peuvent vivrent ensemble pacifiquement de façon durable. Et un quart de l'électorat peut s'imaginer votant un jour pour un parti d'extrême droite ; bienvenue en Grande Bretagne, dans une société qualifiée par le British Council de «riche d'une grande diversité, ouverte, multiculturelle».
Alors que les autorités persistent à diffuser des messages glorieux, les attentats de Londres ont crûment révélé une réalité qui n'avait pu échapper, auparavant déjà, à tout observateur attentif : le vaste échec du multiculturalisme britannique, du moins en ce qui concerne l'intégration des musulmans. Le pays est confronté aux dégâts d'une politique qui voulait l'intégration non pas via l'adaptation à la culture britannique mais via la proclamation et l'affirmation actives, encouragées par l'Etat, des différences culturelles et religieuses propres aux populations immigrées. Même en faisant abstraction du désastre absolu, en matière interculturelle, que représente le terrorisme islamiste, les résultats de cette politique sont tout sauf convaincants : la Grande Bretagne
«évolue insidieusement vers une société où règne la ségrégation», déclarait ainsi il y a quelques mois Trevor Philips, président de la Commission for Racial Equity, commission nationale de lutte contre les discriminations.
[...]

Télécharger l’article complet de la fondation Friedrich-Herbert : “Atmosphère suffocante dans le Londonistan”

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 11:19
Selon le rapport de l'Observatoire des zones urbaines sensibles, l'écart augmente avec les autres quartiers.

Le rapport 2006 de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS), adressé vendredi 10 novembre aux parlementaires, révèle un creusement d'écarts entre 2003 et 2005 entre les quartiers classés en zones urbaines sensibles (ZUS) et les autres quartiers des agglomérations auxquels ils appartiennent. "Le processus de décrochage entamé depuis des années dans les zones urbaines sensibles n'est pas enrayé", qu'il s'agisse des domaines de l'emploi, de la réussite scolaire, des revenus, de la santé ou de l'insécurité ressentie par les habitants, souligne l'ONZUS.
"On constate même le creusement d'écarts entre les quartiers classés en ZUS et les autres quartiers des agglomérations auxquels ils appartiennent", ajoute le rapport qui précise que les indicateurs recueillis portent pour la plupart sur la situation en 2005, ne tenant pas compte de ce fait des mesures mises en œuvre depuis les émeutes de l'automne 2005.

Télécharger le documment : Panorama de la presse sur le rapport 2006 de l’ONZUS

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 15:08

La motion des amis de Dominique Voynet est arrivée 1ère des 8 motions soumises au vote des adhérents.


Dominique Voynet (Sipa)
 
 

La motion présentée par les amis de Dominique Voynet est arrivée 1ère lors de la première phase du congrès des Verts, dimanche 12 novembre, selon des résultats encore non officielles annoncés par la direction du parti.
8 motions étaient soumises au vote des adhérents Verts lors d'"assemblées générales décentralisées" dans chaque région.
Dominique Voynet, candidate à la présidentielle, n'avait signé aucune motion afin de rester au-dessus de la mêlée. Elle avait demandé dimanche matin aux Verts de "relativiser leurs divergences".
"Le congrès, c'est un moment où on met en scène nos différences et nos contradictions, pour mieux créer les conditions de convergence, voire d'une synthèse", a souligné pour sa part le porte-parole Sergio Coronado.

1/4 des voix
Les résultats non officiels placent la motion des proches de Dominique Voynet nettement devant, avec environ 26% des voix. Elle est suivie de la motion "Espoir en actes" de la porte-parole du parti Cécile Duflot, avec 18%, puis par "Urgence écolo" du député Yves Cochet (environ 17%). "Audaces", la motion des amis de Noël Mamère "Audaces", a recueilli 13,5% des voix
Les adversaires de Dominique Voynet ont noté que la candidate a recueilli 10 pts de moins que son score au 1er tour de la primaire présidentielle.
Des discussions vont désormais s'engager entre motions pour parvenir à d'éventuelles synthèses.
Les négociations vont se poursuivre jusqu'à la 2ème phase du congrès, les 2 et 3 décembre à Bordeaux. Ce congrès définira l'orientation du parti pour les 2 ans à venir.

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 15:00
Emmanuel Todd :
"Mme Royal peut faire perdre la gauche"
LE MONDE | 14.11.06 | 14h12  •  Mis à jour le 14.11.06 | 14h12

ous avez qualifié Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal de "candidats du vide". Leurs campagnes sur les valeurs et le retour à l'ordre ne répondent donc pas, à vos yeux, à la défiance de l'opinion qui s'exprime de façon répétée depuis 2002 ?

Je les ai qualifiés de "candidats du vide", car ils se refusent, comme d'autres candidats, à parler des problèmes très simples et brutaux qui touchent les gens, à savoir une évolution économique perçue comme catastrophique, inacceptable. Nous l'avons senti au moment du référendum sur l'Europe : ce qui agite, c'est la globalisation économique, la pression sur les salaires, l'emballement des prix de l'immobilier.

Un peu avant ce référendum, on pouvait s'imaginer que la seule partie de la population française en dissidence, c'était les milieux populaires, ouvriers (ce sont surtout des hommes), employés (surtout des femmes) et souvent ils sont mariés ensemble. Ce qui est très nouveau depuis le référendum sur l'Europe et ce qui explique le succès du "non", c'est l'entrée d'une bonne partie des classes moyennes en dissidence. Pas toutes, mais les classes "moyennes moyennes", par opposition aux classes moyennes supérieures.

Les élites n'abordent donc pas de façon efficace la question économique ?

Il y a un dogme central dans la pensée de l'élite, c'est le dogme du libre-échange. On n'a pas le droit de dire que le libre-échange a marché et qu'il ne marche plus. Le libre-échange (pas simplement la liberté de circulation du capital et des hommes, des marchandises) explique très bien la montée des inégalités. Il tend à introduire dans la société française et dans toutes les sociétés le niveau d'inégalités qui existe à l'échelle du monde. Il exerce une pression sur les salaires. Cette pression sur les salaires exerce une pression sur la demande globale. (...)

Ce que les inspecteurs des finances ne veulent pas comprendre, ce que les 20 % du haut de la société ne veulent pas comprendre parce qu'ils font plutôt partie des bénéficiaires de ce libre-échange, la majorité des gens, eux, le comprennent. Si vous parlez à un ouvrier français des délocalisations, il comprend très bien ce qui se passe. Il se rend compte que s'il n'y a pas de salaire, pas d'emploi, on entre dans une spirale de contraction, car il n'y aura pas de consommation. (...) La régulation du libre-échange serait relativement facile, mais à l'échelle continentale, à l'échelle européenne.

La plupart des pays européens ont cependant des systèmes libéraux. Quels alliés la France pourrait-elle trouver sur un tel programme ?

Nous sommes au début d'une crise. Cela va bouger très vite. Ce qui est nouveau, c'est que nous allons vers une rupture du système. Il y a l'exaspération des classes moyennes, et de vrais désarrois, de vraies paniques dans les milieux supérieurs, du fait de l'émergence de la Chine, puis de l'Inde.

Pourquoi les élites seraient-elles à ce point aveuglées ?

Marx parle de la fausse conscience. Des classes dirigeantes qui se refusent à voir parce qu'elles sont placées à un certain endroit privilégié dans la structure économique. (...) La vérité, c'est que l'on comprend beaucoup plus vite quand on souffre. (...) Mais ce qui est intéressant, c'est que le rejet remonte dans la structure sociale. Et que l'on répond aujourd'hui à la colère des classes moyennes par des candidats absurdes.

Qui est aujourd'hui un candidat absurde ?

Pour moi, Ségolène Royal peut faire perdre la gauche. Parce qu'elle a un discours très à droite. (...) Or beaucoup d'électeurs se sont décrochés des idéologies traditionnelles. Les ouvriers sont allés au Front national, dans la foulée de l'effondrement du Parti communiste, de l'encadrement catholique. Les deux grands partis qui semblaient avoir survécu étaient le parti gaulliste - sentiment national, tempérament égalitaire hérité de la Révolution française - et puis la tradition socialiste. Nicolas Sarkozy est décroché de la tradition de droite française. Il n'est pas gaulliste. (...) Si vous prenez Ségolène Royal, c'est la symétrie. Prenez les jurys populaires. Elle se libère du logiciel républicain. Elle n'est plus socialiste, et l'on se demande par moments si elle est de gauche. Cela accentue le flottement d'une partie énorme du corps électoral.

Pourtant, le démographe voit-il des raisons d'espérer ?

Nous avons des classes moyennes très étonnantes par rapport à l'Europe, par leurs activités culturelles, et même par leur fécondité. En Angleterre, par exemple, les ouvriers font les enfants et les classes moyennes n'ont pas le temps. En France, les classes moyennes ont un taux de fécondité relativement élevé. En France, ce sont vraiment les élites qui vont mal et qui sont malheureuses et complètement larguées.


Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Laurent Bazin et Stéphane Paoli

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 14:56
Ultimes réglages - et fausses notes - pour le vote d'investiture au PS

ue de Solferino, on affiche sa confiance avant le premier tour d'investiture du candidat socialiste, prévu jeudi 16 novembre entre 16 heures et 22 heures. Une "tendance" des résultats devrait être connue vers 1 heure du matin vendredi, avant les scores définitifs, attendus"dans la journée", annonce le service de presse. Lundi, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a pronostiqué "plus de 80 % de participation" à la primaire socialiste.

Les listes électorales ont été votées par le bureau national le 7 novembre après quinze jours de recomptes menés par le siège du PS avec chaque premier secrétaire de fédération, précise la Rue de Solferino. Nombre officiel de votants : 218 771. Mercredi dernier, le Canard enchaîné évoquait la réintégration tardive d'adhérents de 2005 : 17 055 cartes sont réapparues depuis le 31 décembre 2005, date à laquelle le nombre d'adhérents à jour de cotisation pour cette année avait été arrêté, selon l'hebdomadaire. Réintégrés après avoir régularisé le paiement de leur "timbre", ils représenteraient jusqu'à 70 % des inscrits de la fédération des Alpes-maritimes. Les autres "records" sont détenus par la fédération du département du Maine-et-Loire, royaliste, par la Seine-Maritime et par la strauss-kahnienne fédération du Vaucluse, selon le

"L'idée annoncée n'est pas fausse", reconnaît le service de presse socialiste, sans pouvoir estimer l'ampleur de cette "régularisation" légitime.

COUP DE FIL À UN NOUVEL ADHÉRENT ÉTOURDI
 
Pour arrêter les listes, il a aussi fallu faire un petit "écrémage" parmi les nouveaux adhérents, rappelle le Canard enchaîné. "10 à 20 %" d'entre eux ont été interdits de vote, par exemple parce qu'ils étaient venus d'une autre famille politique, selon l'hebdomadaire satirique. Combien figurent désormais sur les listes ? 68 049, répond-on au siège du PS, pour ce qui est des adhérents issus de la campagne à prix réduit menée entre le 9 mars et le premier juin. Soit un peu moins que le chiffre avancé par le Canard enchaîné mercredi : 68 428.

Reste une question : l'obligation, imposée aux adhérents par le bureau national, de venir se présenter avant le 27 septembre dans sa fédération pour pouvoir participer au vote, aurait été appréciée différemment selon les régions. "Dans le Nord, un simple coup de fil ou un e-mail a suffi, selon le Canard enchaîné. En Meurthe-et-Moselle, les petits nouveaux ont dû montrer leur trombine."

Plus troublant : un nouvel adhérent parisien qui n'a jamais pris contact avec sa section a reçu dimanche soir un coup de fil lui demandant de pourtant se présenter pour voter jeudi. Dans le même esprit, le Canard enchaîné rapportait que dans les Bouches-du-Rhône, un e-mail de l'association de Ségolène Royal avait été envoyé "pour donner rendez-vous aux nouveaux adhérents 'qui n'ont pas pu se manifester', dans un bureau de vote spécialement aménagé à la fédération".

Rue de Solferino, on reste serein : "Les listes électorales ont été arrêtées. Si des personnes ne s'étant pas présentées pour valider leur inscription se présentent jeudi, a priori, elles ne pourront pas voter."

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 14:30
Sarkozy:
"Ségolène Royal me protège depuis plusieurs mois"


ALGER (AFP) - Nicolas Sarkozy, quasi candidat à l'"élection présidentielle de 2007 a affirmé lundi à Alger, où il est en visite officielle en tant que ministre de l'Intérieur, que Ségolène Royal le "protège depuis plusieurs mois".
"Elle me protège depuis plusieurs mois, car le phénomène 'tout sauf Ségolène' empêche le phénomène 'tout sauf Sarkozy'", a affirmé le président de l'UMP devant quelques journalistes français à la résidence de l'ambassadeur de France à Alger.
Pour M. Sarkozy, si le candidat du Parti socialiste était Laurent Fabius, "on aurait une campagne violente, parce que c'est un homme violent, le risque pour moi est beaucoup plus grand qu'avec une campagne apaisée".
A cet égard, "Si c'est Ségolène Royal, c'est tout bénéfice", a-t-il jugé.
Selon lui, Ségolène Royal "nous impose malgré tout un processus de modernisation", mais elle est "en totale décalage avec son électorat et elle aura beaucoup de mal à assurer un rassemblement des voix à gauche".
Enfin, a ajouté M. Sarkozy, "je pense qu'elle montrera sa vraie nature, qui est quelqu'un d'irascible, dur et, quand ça ne va pas, qui se crispe".
Les trois candidats à l'investiture PS pour 2007, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, seront départagés par les adhérents de leur parti, lors d'un vote les 16 et 23 novembre (si un deuxième tour est nécessaire).
Quant aux adhérents de l'UMP, ils choisiront le candidat qui sera soutenu par leur parti en 2007, lors d'un congrès le 16 janvier, selon toute probabilité, ce devrait être M. Sarkozy.

Pour le moins, il a raison : le candidat PS ne sera capable de bousculer le candidat réactionnaire, que s'il démontre sa capacité à rassembler à gauche ! Et pour l'instant, Fabius et le seul sur cette voie.

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 11:53

POURQUOI NOUS VOTERONS POUR LAURENT FABIUS LE 16 NOVEMBRE

Pontoise, le lundi 13 novembre 2006,

Premiers signataires :

Charlotte Brun – conseillère régionale, adjointe au maire d'Écouen, CN, Frédéric Faravel – SdS plaine de France, BF, Xavier Morin – BF, Argenteuil, Adélaïde Piazzi – SdS Montmorency, BF

Nadjet Boubekeur – Villiers-le-Bel, CF, Fanny Boyer – Eaubonne/Montlignon, Jocelyne Delestre – Andilly/Margency, Jacqueline Ferret – commission fédérale des conflits, Franconville, Yves Jeanne – Beauchamp, Fiorenzo Martorana – Montigny-lès-Cormeilles, Jean-Pierre Picard - adjoint au maire de Gonesse, Michel Renou – SdS L'Isle-Adam/Parmain, Fabien Roussel – bureau fédéral des adhésions, Eaubonne/Montlignon, François Villain – plaine de France...



Chers Camarades, Chers Amis,

Aucun des 3 candidats à l'investiture socialiste ne répond naturellement à nos exigences pour un(e) candidat(e) ou d'un(e) futur(e) président(e) socialiste.

Cette situation est une conséquence de l'effacement du Parti socialiste depuis 1997 ; le Parti socialiste n'a pas su repenser sur le long terme son rapport au pouvoir et les outils de la transformation sociale. En 2002, après une mauvaise campagne électorale découlant d'une absence de projet politique, Lionel Jospin était écarté du 2nd tour de l'élection présidentielle par Jean-Marie Le Pen. Lionel Jospin et les socialistes n'avaient pas su mobiliser les électeurs de gauche ; le Parti se retrouvait orphelin et sans gouvernail.

Depuis, aucune personnalité capable de rassembler les socialistes n'a émergé, car le Parti – au travers de ses principaux dirigeants – fuit les débats essentiels ; en refusant de rénover son orientation politique, son fonctionnement et son rapport à la société, il perpétue un marasme qui pourrait bien l'étouffer peu à peu.

Notre position de voter pour Laurent Fabius le 16 novembre prochain est donc un choix de raison car il faut bien donner l'impulsion au candidat qui s'approche le plus de nos convictions.

«Mon candidat, c'est le projet !»,
mais pour quelles priorités ?

Nous avons tout à fait à notre mesure pour peser sur le projet des socialistes à 2 ans des élections présidentielle et législative. Ce projet, nous nous y sommes largement impliqués au niveau national et fédéral, et nous sommes raisonnablement satisfaits du compromis qui a rassemblé les socialistes.

Nous sommes inquiets quand tel ou telle décide de prendre des libertés un peu trop marquées avec ce texte, même s'il peut être encore précisé – pas contredit - sur quelques thématiques. Mais nous convenons que ce projet nécessite une grille de lecture pour que son application prenne sens et les priorités choisies pour faire campagne seront autant de jalons posés pour rappeler nos exigences au futur chef de l'État.

Voici les priorités que nous identifions au sein du projet socialiste et qui fondent notre choix :

  1. la question sociale ;

  2. la question européenne ;

  3. la jeunesse et le droit à l'avenir ;

  4. la question démocratique.

[...]

Télécharger la totalité du texte : Notre vote du 16 novembre 2006

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 18:10
IL Y A 30 ANS, LE PARTI QUÉBÉCOIS PRENAIT LE POUVOIR - La souveraineté était au coin de la rue

Paul Roy

Québec - cyberpresse.ca - samedi 11 novembre 2006

Ce soir-là, le Canada anglais était tombé en bas de sa chaise. Le Parti québécois, un parti «séparatiste», venait de prendre le pouvoir à Québec. C'était le 15 novembre 1976, il y aura 30 ans mercredi.

De Hull à Gaspé, des militants jusque là abonnés aux «victoires morales» se trouvaient soudain frappés d'une même euphorie contagieuse.

«Le délire total, se rappelle Denis Vaugeois, élu dans Trois-Rivières. Les gens étaient très émus, une émotion qui a duré plusieurs jours. Impossible de me déplacer dans ma ville sans me faire sauter dessus par des gens au bord des larmes

À Montréal, les péquistes affluaient depuis le début de la soirée au centre Paul-Sauvé. Bientôt, ils allaient être des milliers. Dans une salle enfumée du centre sportif aujourd'hui démoli, René Lévesque jetait quelques idées sur papier en compagnie de son chef de cabinet Louis Bernard. Certains ont décrit le chef du Parti québécois comme tétanisé par la peur, ce soir-là. Louis Bernard n'est pas d'accord.

«Non, il était très heureux, je ne sentais pas d'anxiété chez lui, il n'était pas là à se demander: "On a le pouvoir, qu'est-ce qu'on va faire?"»

Dans l'aréna, les haut-parleurs répandaient la chanson thème de la campagne: À partir d'aujourd'hui, demain nous appartient! L'assistance le croyait, elle «touchait le pays».

Louis Bernard était plus sceptique. Pour lui, la victoire ne signifiait pas que la souveraineté était acquise. «On n'avait que 40% du vote», rappelle-t-il.

Bernard Landry, élu dans Fabre (aujourd'hui Laval-des-Rapides), s'était pointé à Paul-Sauvé un peu avant le discours de René Lévesque.

«À un moment, dit-il, on a vu arriver 2 hommes en imperméable. Lévesque leur a demandé ce qu'ils faisaient là -avec une certaine agressivité, parce qu'il ne les connaissait pas. Ils ont dit: "Monsieur le premier ministre, nous sommes vos gardes du corps."»

La débandade libérale était complète: le premier ministre, Robert Bourassa, battu dans sa propre circonscription de Mercier par le poète Gérald Godin!

Vers 22h30, René Lévesque était monté sur la scène. À ses côtés, Lise Payette, Camille Laurin, Claude Charron, Gilbert Paquette... Il essayait de parler: «Je pense que...» Mais la foule l'en empêchait. Essayait de le faire taire. Il arrivait à prononcer quelques phrases, dont celle-ci: «Je n'ai jamais pensé que je pourrais être aussi fier d'être Québécois que ce soir

Vers le milieu de la nuit, une demi-douzaine de sans-abri sont étendus sur les bouches d'air chaud du palais de justice de Montréal. Un homme est debout, grelottant. Il n'arrive pas à dormir. Débarqué de Terre-Neuve deux semaines plus tôt, il ne parle pas français. Mais il a entendu les résultats des élections et il est content. «Vous (les Québécois) méritez cette victoire», dit-il sobrement.

Un jeune parti

Le PQ, qui venait de prendre le pouvoir, était un tout jeune parti. Il avait vu le jour huit ans plus tôt, en octobre 1968.
Il résultait de la fusion du Mouvement souveraineté-association (MSA) de René Lévesque et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire. Deux semaines plus tard, le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault s'était sabordé, et ses membres avaient adhéré en masse au PQ.

Les péquistes étaient jeunes. Pour plusieurs, la souveraineté du Québec était au coin de la rue. Les prochains rendez-vous électoraux allaient leur enseigner la patience.

En avril 1970, leur parti recueille 23% des votes, mais ne fait élire que sept députés. Pendant ce temps, les libéraux de Robert Bourassa reprennent le pouvoir à l'Union nationale de Jean-Jacques Bertrand. René Lévesque est battu dans sa circonscription de Laurier.

Balayage libéral en 1973: Robert Bourassa remporte 102 des 110 circonscriptions. Et nouvelle défaite péquiste: avec 30% du vote, le PQ ne réussit à faire élire que six députés. René Lévesque est encore battu dans sa circonscription. Dorion, cette fois.

Puis arrive 1976. Le PQ propose un «bon gouvernement» aux Québécois. La souveraineté? Elle devra être précédée d'un référendum. C'est cette promesse de référendum, combinée bien sûr à d'autres facteurs, dont l'usure du pouvoir libéral, qui contribuera le plus au résultat de 1976. D'autant qu'en cours de route, la démarche référendaire sera assaisonnée à la sauce «étapiste». Un référendum gagnant ne donnera au gouvernement du Parti québécois que le mandat de négocier la souveraineté et l'association avec le Canada. La souveraineté, la vraie, ne pourra venir qu'après un deuxième référendum.
«Le référendum enlevait de la pression, explique le politologue Réjean Pelletier, professeur à l'Université Laval, de Québec. On pouvait se débarrasser d'un gouvernement qu'on n'aimait plus. Et pour la souveraineté, on verrait...»

Le bon gouvernement, ce sera l'assurance automobile, le zonage agricole, le financement des partis politiques, la loi 101. Et le référendum sera tenu le 20 mai 1980. OUI: 40,4%. NON: 59,6%. «Si je vous ai bien compris, dira M. Lévesque à des militants en larmes, vous êtes en train de dire: "À la prochaine fois"

Selon Bernard Landry, qui était au gouvernement pour ce premier référendum et qui deviendra chef du PQ et premier ministre en 2001, «pas grand monde pensait qu'on gagnerait en 80».
«Y compris Lévesque, y compris Lévesque. Il voulait le gagner, et on a travaillé comme des enragés pour le gagner, mais il l'a fait plus parce qu'il avait promis de le faire que parce qu'il pensait le gagner. D'ailleurs, le soir de la défaite, il a dit: "À la prochaine". Ça veut dire que c'était comme un coup d'essai. Il ne s'était pas trompé tellement, parce que "à la prochaine", on a eu 50% des voix (en fait 49,4%, en 1995), et vous connaissez tous les ouvrages sur l'éthique du gouvernement fédéral là-dessus..

Après la défaite référendaire de 1980, plusieurs militants souhaitent que leur chef déclenche des élections sur-le-champ. Il résiste, opte pour le printemps 1981 et gagne son pari.

Mais la décennie qui démarrait n'allait pas être particulièrement glorieuse pour le PQ. À commencer par ce deuxième mandat, assombri par une crise économique profonde qui s'étirera de 1981 à 1984.

Politiquement, le PQ et son option se trouvaient affaiblis. Pour le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, le temps était tout choisi pour rapatrier de Londres la Constitution canadienne et y enchâsser une Charte des droits et libertés.

Il s'entend avec les premiers ministres des neuf autres provinces au cours d'une «nuit des longs couteaux». Le Québec est isolé et refuse de signer le document. Un quart de siècle plus tard, cette situation n'a pas évolué.

Un beau risque

En 1984, une lueur d'espoir point. Pour René Lévesque à tout le moins. Brian Mulroney, le nouveau chef du Parti progressiste conservateur, devient premier ministre du Canada. Il veut créer les conditions pour que le Québec réintègre le giron constitutionnel canadien «dans l'honneur et l'enthousiasme».

René Lévesque accepte de courir ce «beau risque». Mais plusieurs de ses députés et ministres, dont les poids lourds Jacques Parizeau et Camille Laurin, refusent de le suivre et démissionnent. Contesté au sein du parti, lui-même démissionnera en 1985. Il mourra le 1er novembre 1987 à l'âge de 65 ans.

Son successeur, Pierre Marc Johnson, préconise l'«affirmation nationale». Battu par Robert Bourassa -revenu de sa retraite- en 1985, il se verra forcé de démissionner à son tour en 1987, quelques jours après le décès de René Lévesque. Avec Jacques Parizeau, le PQ revient à sa mission originale: réaliser la souveraineté.

En juin 1987, Brian Mulroney réunit ses homologues provinciaux -dont Robert Bourassa- au lac Meech. Ils y concluent des accords constitutionnels qui devront être ratifiés par les 11 parlements. Ils ont trois ans pour le faire.

Meech «chouchoute» le Québec, se plaint-on au Canada anglais. Alors que le délai de trois ans est sur le point d'expirer, tous les regards sont tournés vers Winnipeg et Saint-Jean (Terre-Neuve), les deux parlements qui n'ont pas encore ratifié l'entente. Les heures s'égrènent, les minutes...

Meech échoue en juin 1990. Au Québec, le sentiment de rejet est total. L'appui à la souveraineté-association grimpe jusqu'à 70%, rappelle le professeur Réjean Pelletier. «L'appui à la souveraineté tout court, sans association, est même monté jusqu'à 58%!»

Du jamais vu. Mais le PQ n'est pas au pouvoir. Et Robert Bourassa s'embarque dans de nouvelles discussions constitutionnelles qui mèneront au référendum de Charlottetown. Un référendum pancanadien qui sera battu, y compris au Québec, en 1992.

Jacques Parizeau prend le pouvoir en septembre 1994. L'homme n'a jamais été considéré comme un «tiède» face à la souveraineté. Il tiendra un référendum un an plus tard, le 30 octobre 1995.

Le match est serré, le taux de participation est à l'avenant: 93,48%! Le NON l'emporte avec 50,56% des votes; le OUI obtient 49,45%. Il lui manque 52448 votes.

M. Parizeau, dans son discours, attribue la défaite à «l'argent» et aux «votes ethniques». La réprobation est totale. Et injustifiée aux yeux de Bernard Landry. «La phrase était malheureuse, en soi, mais malheureuse aussi pour Parizeau, parce qu'il ne méritait pas ça (...) Je n'ai jamais vu chez Parizeau la moindre trace d'ethnocentrisme ou de racisme
L'homme en est ressorti éclaboussé, et le mouvement aussi, au dire de M. Landry. «Il y a même des gens archiconnus qui ont décidé de ne plus être souverainistes ce soir-là. C'est très injuste pour ce que Jacques a fait pour le Québec, pour la souveraineté et pour l'harmonie entre les Québécois. Mais c'est la vie, comme on dit...»

Le lendemain du référendum, Jacques Parizeau annonce sa démission. Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, s'amènera d'Ottawa à Québec. Il s'attaquera au «déficit zéro», envoyant à la retraite des milliers de fonctionnaires, de médecins et d'infirmières.

Il conservera le pouvoir aux élections de 1998, obtenant plus de sièges que le chef libéral Jean Charest, mais moins de votes. Difficile, dans ces conditions, de retourner en référendum, comme le réclament les «purs et durs» au PQ. Il choisira la voie des «conditions gagnantes». La souveraineté, oui, mais quand le fruit sera mûr.

Gruger vote par vote

L'aile militante du PQ n'a pas grand-chose à cirer de «conditions gagnantes». De guerre lasse, Lucien Bouchard tire sa révérence en 2001. Arrive Bernard Landry, qui perdra les élections de 2003 aux mains de Jean Charest. Et qui partira en 2005 à la suite d'un vote de confiance qu'il jugera insatisfaisant de la part des membres de son parti.

André Boisclair est le nouveau chef du PQ. Le sixième. Avant même son élection, à l'automne 2005, le programme du parti était tout tracé: un référendum sur la souveraineté le plus tôt possible au cours du prochain mandat.
Le fera-t-il? Certains en doutent.
Gagnera-t-il même les prochaines élections, qui doivent être tenues d'ici le printemps 2008?
Plusieurs observateurs sont sceptiques. «Les Québécois sont fatigués, ils ne veulent pas d'un autre référendum maintenant», disent-ils.

«S'il gagne les prochaines élections, je crois que Boisclair ne voudra pas attendre trop longtemps, dit le professeur Pelletier. Par contre, si la conjoncture est défavorable, il va devoir convaincre ses militants qu'aller à l'abattoir ne servira à rien.»
- Et la souveraineté?
- Ça va être difficile. La constante, c'est 42 ou 43% (en faveur de la souveraineté). Jusqu'à 45%, en campagne référendaire, c'est assez facile. Mais après, les votes, il faut les gruger un à un.

Et si le OUI devenait majoritaire, la majorité risquerait d'être faible, croit M. Pelletier. «Et 51 ou 52%, c'est faible pour faire l'indépendance.»

Jacques Brassard, un des péquistes élus le 15 novembre 1976 (il fut réélu cinq fois par la suite), dit ne plus être sûr de voir la souveraineté de son vivant. «Ce jour-là, j'ai pensé qu'on ferait la souveraineté et que je m'en retournerais enseigner au cégep. La souveraineté, j'étais entré en politique pour ça. J'ai fait 25 ans comme député, et 30 ans plus tard, le pays est encore à naître. Je continue d'y croire, mais je me fais moins d'illusions

Bernard Landry, lui, dit voir la souveraineté à court terme: «André Boisclair va gagner les prochaines élections, il va tenir un référendum sur la souveraineté, et il va le gagner».
«Je crois que le rêve de René Lévesque et de Bourgault, et de millions d'autres sera réalisé, dit-il. À cause de la force de l'idée d'indépendance, donc la force du PQ

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