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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 14:45
Etats-Unis : les résultats dans le Montana et en Virginie décisifs pour le Sénat

rès de 200 millions d'Américains étaient appelés à voter, mardi 7 novembre, pour renouveler la totalité des 435 représentants, un tiers des sénateurs (soit 33 sièges) et 36 gouverneurs. L'opposition démocrate a conquis la Chambre des représentants et la majorité des postes de gouverneurs. Au Sénat, les résultats restaient incertains.

Les démocrates ont, selon des résultats provisoires, gagné 23 sièges à la Chambre des représentants et pourraient en enlever une douzaine de plus. Ils ont notamment remporté 3 sièges de représentants dans l'Etat-clé de l'Indiana, 3 en Pennsylvanie, et d'autres dans le Kentucky, le Connecticut, l'Ohio, le New Hampshire, la Floride et la Caroline du Nord. La Maison Blanche a reconnu leur victoire et dit sa volonté de travailler avec la nouvelle majorité sur l'Irak, la "guerre contre le terrorisme" et l'économie.

Les démocrates ont remporté au moins 6 sièges de gouverneurs jusqu'à présent détenus par des républicains (Colorado, Arkansas, Maryland, New York, Ohio, Massachusetts). Pour la première fois depuis 12 ans, il vont occuper la majorité de ces 50 postes. Le républicain Arnold Schwarzenegger n'a toutefois pas été emporté par la vague démocrate : il a été réélu gouverneur de Californie avec une confortable avance ; mais sa situation politique reste très particulière.

RECOMPTAGE DES VOIX EN VIRGINIE

La prise de contrôle du Sénat par les démocrates apparaît plus difficile, en dépit de la conquête de 4 sièges convoités dans le Missouri, en Pennsylvanie, dans l'Ohio et le Rhode Island. Elle devait dépendre des résultats dans 2 autres Etats très disputés, la Virginie et le Montana. En Virginie, l'écart de voix entre les 2  candidats était trop serré pour qu'un vainqueur puisse être désigné avant quelques jours. Selon les médias, le démocrate Jim Webb aurait quelque 3 000 voix d'avance sur le républicain George Allen, mais les 2 hommes ont revendiqué la victoire.

Les démocrates ont savouré la reconquête de la Chambre des représentants. Nancy Pelosi, qui devrait devenir la première femme de l'Histoire à être élue présidente de la Chambre des représentants, a promis de travailler pour "un changement de direction sur l'Irak". "Le message ne pouvait être plus clair : il est temps de prendre une nouvelle voie !", a déclaré Hillary Clinton, qui a été réélue aisément à son poste de sénatrice démocrate de l'Etat de New York.

Les républicains, de leur côté, appelaient à tirer les leçons de la défaite. "Je pense que la majorité des Américains partagent encore notre philosophie conservatrice. Nous avons seulement dévié de celle-ci", a dit le sénateur John McCain, candidat potentiel à l'élection présidentielle de 2008. Avant même l'annonce des premiers résultats, le président du Parti républicain, Ken Mehlman, avait estimé que ces élections devaient être l'occasion pour les républicains de se demander "comment mieux accomplir" leur mission.

Les résultats de sondages de sortie des urnes publiés par les chaînes de télévision ont révélé l'importance de la question irakienne dans ces élections : près de 6 électeurs sur 10 ont déclaré désapprouver la conduite de la guerre en Irak. Selon la chaîne CNN, la corruption était également un sujet de préoccupation majeur (41%) devant le terrorisme, l'économie, et l'Irak (36%).

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 15:24
Le programme de rénovation urbaine manque de perspectives à long terme

is sur pied en 2003 pour améliorer les conditions de vie dans les banlieues, le programme national de rénovation urbaine (PNRU) se traduit, bien souvent, par un empilement d'opérations sur le bâti, sans "vision stratégique" et sans réelle prise en compte des "attentes prioritaires des habitants". Si des inflexions ne sont pas apportées dès maintenant, certains quartiers courent à "l'échec". C'est, en tout cas, l'une des conclusions d'un rapport du Conseil général des ponts et chaussées remis à la fin du mois d'août mais resté confidentiel jusqu'à présent.

Durant le 1er semestre 2006, 13 hauts fonctionnaires se sont rendus dans une dizaine de sites épaulés par l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), qui coordonne le PNRU. Plus de deux cents "acteurs de terrain" ont été rencontrés dans trois villes d'Ile-de-France et sept situées en province.

Le résultat de cette "mission" est présenté comme une "contribution" aux travaux du Comité d'évaluation et de suivi (CES) de l'ANRU - l'instance qui a commandé le rapport. Les auteurs de l'expertise ne prétendent pas avoir évalué à fond "les effets d'une politique publique", compte tenu de la faible ancienneté des conventions signées sous l'égide de l'ANRU (un à deux ans). Mais ils sont convaincus de "l'urgence à mettre en oeuvre" leurs recommandations.

"GOULOTS D'ÉTRANGLEMENT"

Première "lacune" décelée par la mission : nombre de conventions conclues avec l'ANRU ressemblent à des "catalogues" d'actions qui ne s'inscrivent pas dans le long terme. Des maires "peinent à présenter simplement les enjeux auxquels leur projet est censé répondre" et n'arrivent pas à dire clairement "comment fonctionnera le futur quartier".

Malgré l'importance des moyens financiers accordés par l'ANRU, "la dynamique de transformation" espérée pourrait ne pas être au rendez-vous dans certains quartiers, une fois les travaux achevés.

De telles menaces sont liées au "décalage trop fréquent entre la démarche urbaine" et le devenir socio-économique des territoires concernés. Les améliorations architecturales, la modification de la voirie ou la diversification de l'offre de logements ont tendance à l'emporter sur des thématiques tout aussi cruciales que l'éducation, l'accès à l'emploi, le développement économique, etc.

Aspect essentiel des programmes de renouvellement urbain, les démolitions risquent, à l'avenir, de se heurter à des "goulots d'étranglement", du fait des "retards" pris dans la construction d'immeubles neufs. Les opérations de relogement devraient associer plus étroitement les habitants qui résident dans les bâtiments voués à disparaître, aux yeux de la mission. Celle-ci regrette la rareté des "dispositifs" destinés à accompagner les "familles les plus lourdes".

Enfin, certains projets tardent à se concrétiser car la réflexion en amont et le pilotage se révèlent insuffisants. "Là où il aurait fallu innover et expérimenter, la course contre le temps et le sous-dimensionnement des ingénieries favorisent le recours à des solutions stéréotypées", déplore la mission.

Malgré ces dysfonctionnements, le PNRU "a enclenché sur le terrain une dynamique collective positive", qui résulte de "l'ampleur des moyens humains et financiers mobilisés" : à eux seuls, l'Etat et le "1 % logement" se sont engagés à apporter environ 10 milliards d'euros sur la période 2004-2013. Grâce à ce traitement de choc sans précédent, l'ANRU jouit "d'un capital de confiance auprès de tous les acteurs locaux rencontrés", insiste la mission.

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 15:14
Dominique Strauss-Kahn propose de "casser la machine à faire des pauvres"

ous affirmez que la tendance en faveur de Ségolène Royal s'inverse, que vous êtes désormais en mesure de la battre. Sur quoi vous fondez-vous ?

Depuis que les candidatures ont été déposées, début octobre, chaque jour qui passe, la donne change. Il y a un mouvement réel. Je le sens lors de mes déplacements et de mes contacts.

Les sondages, qui ne concernent que les sympathisants, ne peuvent prédire le vote des militants. J'ai la conviction qu'il peut y avoir un deuxième tour et que, si tel est le cas, il sera très ouvert. Je ne vois pas la réserve de voix dont pourrait disposer Ségolène Royal.

Et la vôtre ? Qu'est-ce qui pourrait inciter les militants fabiusiens à voter pour vous ?

Si nous avons eu des différences sur la question européenne, leur conception de la politique est très proche de la mienne.

Quelle est-elle ?

C'est le sens de la responsabilité politique, c'est le rejet d'une démocratie d'opinion. C'est le sentiment qu'il faut construire le combat politique sur des convictions, et la conviction que les problèmes principaux des Français sont des problèmes économiques et sociaux et non des problèmes qui s'organisent principalement autour du rappel à l'ordre.

Plusieurs cadres jospinistes ont réclamé de pouvoir voter blanc lors du scrutin interne. C'est donc que vous n'êtes pas leur candidat naturel…

Ce n'est pas ce que je constate sur le terrain – bien au contraire ! Ceux qui ont été déçus que la candidature de Lionel Jospin ne se traduise pas dans les faits ne voteront pas pour Ségolène Royal – d'ailleurs Lionel Jospin s'est lui-même exprimé là-dessus –, ne voteront pas pour Laurent Fabius, et ils voteront quand même, parce qu'aucun socialiste aujourd'hui n'a envie de rester à l'écart du choix qui va être fait pour 2007.

Regardez ce qu'a écrit dans vos colonnes Alain Geismar, qui a été un jospiniste "pur et dur ", et qui donne une argumentation imparable : "J'ai vu trop de gens pleurer le 21 avril 2002 pour ne pas faire le choix de la raison." Et ce choix, c'est : je ne veux pas voter pour l'une, je ne peux voter pour l'autre, donc je voterai pour Dominique Strauss-Kahn.

Ségolène Royal vous a ravi l'image de la modernité. Cela vous irrite-t-il ?

Je n'ai jamais cessé de considérer que j'incarnais la modernité ! Pendant un temps, j'ai eu, c'est vrai, une difficulté à faire valoir dans les médias ce que je pensais. Il est vrai aussi que Ségolène Royal incarne quelque chose de neuf. Je partage avec elle le fait de vouloir une rénovation du parti, de la vie politique et du pays. Simplement, nous n'incarnons pas la même modernité.

Qu'est-ce qui vous distingue de vos deux rivaux ?

Aujourd'hui, il y a deux stratégies politiques différentes entre lesquelles les adhérents vont devoir choisir – celle de Ségolène Royal et la mienne. D'abord, les priorités. La mienne est économique et sociale : il est vain de chercher à résoudre la crise de la représentation si les Français n'ont pas de réponse à leurs difficultés économiques et sociales. Or elle défend avant tout l'idée de l'ordre, juste dit-elle. Ensuite, la cohérence. La mienne est clairement social-démocrate, fondée sur un ensemble de convictions et ayant l'ambition de proposer une offre politique nouvelle. Je considère l'autre stratégie davantage "attrape-tout" : c'est d'abord une volonté de répondre au coup par coup à des demandes contradictoires de l'opinion.

Enfin, la conception de la fonction présidentielle. Je veux un président de la République engagé, qui se batte pour les convictions sur lesquelles il a été élu. Je ne veux pas d'un président attentiste. De ces trois différences, j'en tire une quatrième, décisive pour battre la droite : la priorité économique et sociale, la cohérence des propositions et la présidence engagée, voilà ce qui semble nécessaire pour rétablir la confiance. Je suis pour une société de confiance alors que je vois assez fortement une société de suspicion sur certaines propositions qui ont été faites, comme celle sur les jurys populaires.

Et Laurent Fabius ?

Il est volontiers critique à l'égard de la social-démocratie. Il a un programme traditionnel de la gauche française qui s'appuie presque exclusivement sur la décision d'Etat et qui, je le crains, est devenue insuffisante dans le monde d'aujourd'hui.

Que direz-vous aux militants si vous êtes qualifié pour le second tour ?

Je les appellerai à voter utile. Voter utile, c'est avoir à l'esprit que la gauche ne peut gagner que si elle montre un autre chemin et que si ce chemin est jugé praticable. Les Français rejettent le libéralisme que proposent la droite et – plus encore – Nicolas Sarkozy, mais ne sont pas encore disposés à voir dans ce que proposent les socialistes un chemin praticable.

Si nous ne sommes pas capables de montrer que notre modèle de solidarité peut survivre dans la compétition internationale et qu'il peut aussi apporter à la France la compétitivité nécessaire, alors les Français voteront pour Nicolas Sarkozy. Ma conviction est que seul mon projet d'une société de confiance peut le battre.

Pourquoi avoir combattu les 35h face à Martine Aubry alors que vous les aviez préconisées lors de la campagne des législatives de 1997 ?

Les 35h étaient une réforme nécessaire. Mais, et j'en prends ma part de responsabilité, nous l'avons fait trop largement par la loi, en privilégiant une démarche étatiste. Il aurait fallu plus de négociation. J'en ai tiré les leçons. C'est là qu'interviennent le compromis social et la méthode social-démocrate. L'objectif des 35h était juste, la réduction du temps de travail nécessaire, mais nous l'avons conduite trop à l'ancienne.

Vous privilégiez donc la démarche contractuelle. Que reste-t-il au politique ?

Beaucoup ! Il y a des domaines où il lui appartient de conduire les réformes. Il y en a d'autres où il doit impulser la négociation et faire en sorte que le rapport de force ne soit pas le même sous la droite ou sous la gauche. Quand je propose le "pacte de l'Elysée", qui consiste à traiter d'ici à la fin 2007 des grandes questions qui minent la confiance des Français, il s'agit d'une négociation avec les partenaires sociaux où l'Etat est porteur d'un mandat politique, et non pas un arbitre neutre. Il ne s'agit pas seulement de dire que les partenaires sociaux se réunissent et que ce qu'ils décident sera transcrit dans la loi. Il s'agit de peser dans la négociation à partir du mandat politique reçu. Dans le combat dans les entreprises et l'économie de marché, le rôle de la gauche, c'est d'aider les salariés dans la négociation.

Mme Royal dit s'inspirer du modèle nordique. Le vôtre est-il anglo-saxon ?

Il nous faut inventer ! Je veux une social-démocratie renouvelée, adaptée au temps de la mondialisation. Cela n'a rien à voir avec le modèle anglo-saxon ni avec le modèle nordique.

Qui, en Europe, a élaboré ce modèle de sociale-démocratie renouvelée ?

Personne, et c'est bien pour cela que nos partenaires européens commencent à se tourner vers nous. La proposition du service public de la petite enfance qui a été inscrite dans le projet socialiste au titre de l'égalité réelle, après forte pression de ma part, est une illustration concrète du renouvellement de la social-démocratie. Celle-ci a été fondée sur une pratique de redistribution, certes indispensable, mais dont on voit les limites : 50 ans après, les inégalités prospèrent toujours.

L'idée que la gauche ne peut plus se contenter de constater les inégalités de marché pour les corriger après coup, mais qu'elle doit s'attaquer à la mécanique même de création de ces inégalités pour casser la machine à faire des pauvres, cette idée-là est clairement née ici et irrigue une partie de la réflexion de nos partis frères.

Vous parlez d'une "énorme" machine à redistribuer. Faut-il la faire maigrir ?

Non, mais il faut la rendre plus efficace. Je ne dis pas qu'on redistribue trop, je dis que cela ne suffit pas et qu'il faut attaquer les inégalités là où elles se créent. Peut-être que cela permettra, dans 10 ans ou 15 ans, d'avoir moins besoin de redistribution. C'est l'espoir qu'on peut former, mais on en est loin.

Vous souhaitez un président qui s'engage et soit responsable. Jusqu'à quel point ?

Pour moi, un président engagé n'est pas la vigie du navire, mais le dirige. Ce n'est pas un président ambigu qui couvre à la fois la gauche et la droite. Il est certes le président de tous les Français, mais il a un mandat à remplir. Lorsque sa politique est désavouée massivement, il doit en tirer les conséquences. Il n'y a pas de procédure prévue dans notre Constitution, et je ne préconise pas qu'on en élabore dans l'urgence. Mais si les Français me choisissent pour occuper cette fonction, je serai le président engagé sur le mandat qu'ils m'auront donné. Devant un échec patent, j'en tirerai les conséquences en démissionnant. C'est ce qu'aurait dû faire Jacques Chirac au lendemain du référendum sur l'Europe.

Est-il normal que le président s'engage sur l'adhésion de la Turquie sans avoir le soutien de sa majorité ni de la population ?

Le président de la République française se doit d'avoir une position. Il ne peut pas se réfugier derrière la future consultation du peuple français, ne serait-ce que parce qu'il sera amené à signer des documents engageant la France bien avant que le référendum soit à l'ordre du jour.

Doit-il avoir un mandat du Parlement ?

Il ne peut pas être lié par un mandat impératif. Il a en revanche un mandat politique que lui ont confié ses électeurs. C'est pourquoi il est indispensable que la campagne permette de dire la vérité sur tous les problèmes auxquels nous serons confrontés.


Propos recueillis par Arnaud Leparmentier Caroline Monnot, et Jean-Baptiste de Montvalon

DSK promet au Pas-de-Calais
une gauche qui dit la vérité

ersuadé que "le flux en faveur de Ségolène Royal s'est complètement tari", que "le reflux" est engagé et que "le doute sur le fait qu'elle puisse gagner s'est instillé" dans les esprits, Dominique Strauss-Kahn se démultiplie dans la dernière ligne droite. En espérant que celle-ci ne s'achève que le 23 novembre, date de l'éventuel second tour de scrutin pour la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle.

Avant de rentrer à Paris, mardi 31 octobre, pour participer à l'émission de Marc-Olivier Fogiel - "T'empêches tout le monde de dormir", sur M6 -, l'ancien ministre de l'économie a sillonné le Pas-de-Calais. Depuis que le régional de l'étape, Jack Lang, a jeté l'éponge - sans faire connaître, pour l'heure, sa préférence -, la deuxième fédération du PS est un enjeu de taille que se disputent les candidats restés en lice.

Fort du soutien que lui a manifesté "à titre personnel" le premier secrétaire de la fédération, Serge Janquin, "DSK" s'est rendu à Boulogne-sur-Mer, Béthune et Bruay, avant d'achever son périple par une réunion publique à Libercourt. Devant quelque 300 militants rassemblés en cet ancien coeur du bassin minier, l'ancien ministre s'est efforcé de donner un accent plus social à son propos.

Se disant soucieux de "représenter la France de ceux qui souffrent, des chômeurs, des précaires, de ceux qui travaillent dur", "DSK" n'a pas manqué, sur ce terrain, de relativiser les propositions de Ségolène Royal en matière de démocratie participative. "Bien sûr, c'est utile, mais il faut surtout traiter les problèmes de fond : les problèmes sociaux et économiques, les problèmes du chômage et de la précarité", a-t-il relevé. "Ma priorité, elle est claire. C'est l'économie pour servir le social", a-t-il insisté, résumant en ces termes son projet : "Ma ligne politique, c'est la social-démocratie, avec le social comme objectif et la démocratie comme méthode."

M. Strauss-Kahn est venu avec une promesse, le "plein emploi dans moins de dix ans". "On me regarde et on me dit : "Attends, on ne peut pas faire cela". Moi, je dis que nous pouvons le faire", a-t-il ajouté, en misant sur le retour de la "confiance". Cela posé, "DSK" s'est surtout employé à prévenir les doutes hérités de profondes désillusions passées. "Je ne me satisfais pas de ce que la gauche ait été élue 3 fois, et que 3 fois, 5 ans après, les électeurs nous aient dit "Rentrez chez vous !", a souligné M. Strauss-Kahn, pour appuyer son plaidoyer en faveur d'une "gauche qui dise la vérité".

Ces déclarations d'intention n'ont pas convaincu tout le monde. "Peut-on faire une politique socialiste avec une économie libérale ?", l'a interrogé un "ouvrier d'Hénin-Beaumont", en rappelant l'ampleur des dénationalisations et délocalisations intervenues sous le gouvernement de Lionel Jospin. "Il faut faire avec l'économie de marché. Moi, je n'en ai pas d'autre", a répliqué "DSK". Avant d'assurer, toutefois, que la gauche pourrait s'employer à la "transformer".


Laurent Fabius dénonce la "pensée de marché" de son rival

'il partage avec Dominique Strauss-Kahn l'espoir d'un second tour, Laurent Fabius entend bien lui disputer âprement la place de challenger de Ségolène Royal. "Je serai vraisemblablement deuxième au premier tour" du scrutin pour l'investiture socialiste à l'élection présidentielle, a déclaré l'ancien premier ministre, jeudi 2 novembre, en marge d'une réunion publique à Clamart (Hauts-de-Seine).

Pour se donner les moyens d'atteindre cet objectif, l'ancien premier ministre a changé d'arme et de cible. Regrettant que les débats officiels ne permettent pas aux candidats de s'interpeller, M. Fabius a entrepris de diffuser une sorte de publicité comparative. Et décidé, dans l'immédiat, de concentrer le tir sur "DSK".

"Au stade où nous en sommes, je crois qu'il commence à être possible d'établir des distinctions", a-t-il indiqué jeudi soir, tout en assurant qu'il se garderait de toute "critique personnelle". Certaines de ces "distinctions" apparaissent dans un argumentaire en dix points diffusé jeudi sur le site de campagne de M. Fabius. A Clamart, devant quelque 400 personnes, l'ancien premier ministre a réservé une place de "choix" aux propositions de M. Strauss-Kahn.

MISE EN GARDE

Concernant l'"amélioration du pouvoir d'achat", M. Fabius estime que l'augmentation du smic doit précéder l'organisation d'une conférence salariale, doutant fortement que "le seul fait de faire siéger à la même table les syndicats et le Medef" permette d'aboutir à un accord sur ce point.

Au chapitre de la "refonte des institutions", M. Fabius conclut son plaidoyer pour une "République parlementaire nouvelle" par une mise en garde qui, elle aussi, vise clairement "DSK" : "Si on est pour un régime présidentiel, qu'on le dise !"

Evoquant (en présence du président de la MNEF, Bruno Julliard) "le premier sujet, le premier projet" que constitue "l'éducation nationale laïque", M. Fabius balaie d'un mot la "remise en cause de la carte scolaire" préconisée par Mme Royal - "Au nom de quoi ?" -, pour s'appesantir sur la proposition strauss-kahnienne visant à permettre aux chefs d'établissement de recruter les enseignants. "Ce système existe aux Etats-Unis", note l'ancien premier ministre, précisant qu'il ne fait subsister "aucun statut, aucune disposition nationale".

Reprenant une expression employée par "DSK" lors d'un déplacement aux Etats-Unis, à la mi-septembre, M. Fabius a également indiqué qu'il ne proposait pas, pour sa part, de " dynamiter l'université".

Le "patrimoine de départ" que M. Strauss-Kahn veut accorder aux jeunes ? "Ça a été fait par Tony Blair, c'est sympathique", a ironisé M. Fabius, en décrivant en ces termes le dispositif : "On donne à un jeune 5 000 € et on lui dit : 'Avec ça, tu te débrouilles'." Cette 'idée de pécule' serait révélatrice : 'Lionel Jospin disait avec justesse : "L'économie de marché existe, je ne suis pas partisan d'une société de marché'. Là, c'est le troisième stade : ce n'est pas l'économie, ni la société, c'est la pensée de marché."

Interrogé lors de l'émission "Question d'info LCP-Le Monde-France Info", jeudi, M. Fabius a mis un seul bémol à son pronostic quant à l'issue du scrutin interne au PS : "S'il s'agit seulement d'un concours médiatico-sondagier, les choses seront plus compliquées", a-t-il reconnu.

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 16:26
Lettre ouverte aux amis que je conserve à Rénover Maintenant



Je maintiens avec plusieurs d'entre eux vous, je crois, une relation solide bâtie sur le respect mutuel, la reconnaissance d'un engagement fondé sur de robustes convictions de gauche et le désir de servir notre camp.

Cela fait quelques temps que l'on ne s'est plus parlé. La direction de votre courant vient de m'en donner l'occasion. J'ai l'honneur de faire partie des cibles de la dernière saillie argumentaire de la lettre de Rénover Maintenant.

En cause, si je comprends bien, mon choix personnel de voter Laurent Fabius.

Qui m'accuse ? Sans doute les mêmes qui voulaient fusionner NPS et le courant de Laurent Fabius lors du congrès du Mans, processus auquel je m'étais opposé au nom de l'unité du NPS il y a deux ans.

Qui me met à l'index ? Sans doute ceux qui il y a quelques mois, me démarchaient personnellement pour empêcher la candidature de Ségolène Royal. « On ne peut pas laisser faire ça », me disaient ils. « Il faut que tu donnes tes signatures au CN pour parrainer la candidature d'Arnaud ». Amusante conception de la vie politique qui consiste encore à croire que les uns et les autres disposent d'une rente politique qui les autorise à « balader leurs troupes » au gré de leur promenade personnelle sur l'échiquier du parti.

Qu'incrimine t'on ? Sans doute, mon aveuglement, mon cynisme ou mes calculs, dans le choix d'un candidat insincère et mollétiste. Vous conviendrez qu'au vu des sondages et des pronostics, je n'ai pas choisi le chemin le plus facile vers les ors et les gratifications. Vous conviendrez aussi qu'au moment du choix du oui ou du non au TCE, lui-même n'a pas écouté ce que « l'opinion que l'on mesure », l'invitait à répondre.

Que ça plaise ou non, et même si je n'aurai pas prédit qu'elle fût celle là, j'ai choisi la cohérence avec notre histoire depuis cinq ans. Je dis « notre histoire » car nous en avons partagé l'essentiel. Cette cohérence consiste à refuser la personnalisation du débat politique, à préférer la 6ème République aux slogans de la démocratie d'opinion, à conquérir les marges de manoeuvres politiques qui permettent à notre camp social de reprendre la maîtrise collective de son destin.

Ce qui me gêne n'est pas votre choix de soutenir Ségolène Royal, c'est la manière dont votre courant l'argumente.

Je ne reconnais plus l'esprit, le souffle et l'ardeur d'hier, dans ces consignes verticales qu'on demande à la base de réciter comme les évangiles d'une foi nouvelle.

Là où vous mettiez hier l'intelligence collective au service d'un nouveau projet et d'une nouvelle pratique socialistes, vous la mettez désormais au service, ô comble, d'une candidature providentielle.

Là où hier, on trouvait dans notre intelligence collective, l'écho de la demande sociale, des inquiétudes des plus faibles, ces argumentaires se résument désormais à fabriquer l'Histoire pour démontrer que le choix actuel du chef est cohérent avec ce qu'il a toujours dit, ce qu'il a toujours écrit et surtout avec une histoire collective qui promettait de tourner la page du 21 avril.

S'il faut à vos yeux, que je sois de ces archaïques qu'il faut débusquer et combattre. Et bien soit, je relève le gant.

Mais que dirait le militant 4 ans plus jeune, présent à la Sorbonne lors de la création du NPS, que tu étais ? Que dirait-il de ces procès en chaîne instruits aujourd'hui contre ceux qui veulent prolonger la vocation du NPS ?

En vérité, on instruit le procès de notre histoire collective et de notre culture politique commune.

En vérité on condamne le patrimoine politique que nous avions réussi à inscrire au coeur de l'orientation du Parti Socialiste.

Je le regrette mais ne m'y arrête pas. Je reste même convaincu qu'une immense majorité des militants du NPS et de RM se retrouveront au moment de soutenir et d'exiger de la gauche au pouvoir une rupture démocratique et sociale véritable. C'est à ces lendemains que je préfère penser plutôt qu'à ce présent où j'observe le zèle de certains à dilapider le meilleur de notre passé.

Bien à toi. Amitiés socialistes.

Benoît Hamon, Député Européen, Porte Parole du NPS

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 09:20

Nous sommes à deux semaines du premier tour de désignation du candidat(e) qui recevra l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2007.

J’ai cherché, aussi longtemps que j’ai pu, à retarder le moment où il me faudrait prendre une position ; car aucun des trois candidats à l’investiture socialistes ne répond naturellement aux exigences que j’estime pouvoir attendre d’un(e) candidat(e) ou d’un(e) futur(e) président(e) socialiste.

Cette situation est une conséquence de l’effacement du Parti socialiste depuis 1997, alors que nous accédions aux responsabilités gouvernementales ; le Parti socialiste n’a pas su préparer l’avenir, il n’a pas su repenser sur le long terme son rapport au pouvoir et les outils de la transformation sociale. En 2002, après une mauvaise campagne électorale découlant d’une absence de projet politique, Lionel Jospin était écarté du 2nd tour de l’élection présidentielle par Jean-Marie Le Pen. Lionel Jospin et les socialistes n’avaient pas su mobiliser les électeurs de gauche ; le Parti se retrouvait orphelin et sans gouvernail.

Depuis, aucune personnalité capable de rassembler les socialistes n’a émergé, non pas parce que le Parti socialiste manquerait de responsables de qualité, mais parce que depuis trop longtemps le Parti – au travers de ses principaux dirigeants – fuit les débats essentiels ; en refusant de rénover son orientation politique, son fonctionnement et son rapport à la société, il perpétue un marasme qui pourrait bien l’étouffer peu à peu.

Ces constats amers m’ont conduit à rejoindre le Nouveau Parti Socialiste et à participer à l’élaboration de son orientation, originale, cohérente, ancrée à gauche et exigeante sur la nécessité de rénovation de la gauche.

Le NPS n’a pas de candidat à l’investiture socialiste pour la présidentielle ; à Saint-Nazaire fin septembre, puis réuni en son conseil national le 6 octobre, il a réaffirmé le ton qu’il souhaitait entendre dans la campagne socialiste et a donné à ses soutiens la liberté de choisir celui ou celle des candidats qui lui apparaîtrait le mieux y correspondre. Je considère cette posture comme la plus adéquate pour un courant qui refuse la personnalisation de la vie politique et les ravages de la Vème République sur le PS et toute la gauche.

Ma position de voter pour Laurent Fabius le 16 novembre prochain est donc un choix personnel qui n’engage pas le courant au sein duquel j’ai agi comme socialiste depuis 4 ans ; mais c’est un choix de raison car aucun « candidat de cœur » n’a émergé malgré le travail politique accompli par mon courant. […]

Frédéric Faravel



Télécharger l’intégralité de l’article : Mon vote du 16 novembre 2006

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 16:12

> Univers
IDEES


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 18h
Du grain à moudre

@ contact présentation aujourd'hui à venir archives


Ecoutez




émission du mercredi 25 octobre 2006
Les classes moyennes décrochent



Invités

François Dupuy.  Sociologue.
Auteur "La fatigue des élites : le capitalisme et ses cadres", La république des idées, Seuil, avril 2005.

Hakim El Karoui.  Membre du Conseil scientifique de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Président du Club XXIème siècle.
Ancienne plume de Jean-Pierre Raffarin.
Auteur "L'avenir d'une exception", Flammarion, octobre 2006.

Christophe Guilluy.  Géographe consultant, Directeur du bureau d'études géographiques et urbaines MAPS.
Auteur "Atlas des nouvelles fractures sociales en France", Autrement, 2006.

Jean Ruhlmann.  Maître de conférence en histoire contemporaine à l'université Lille 3.
Auteur article "Les discours sur les classes moyennes, aux frontières du visible et de l'invisible", in La France invisible, sous la dir. de Stpéhane Beaud, Joseph Confavreux, Jade Lindgaard, La découverte, octobre 2006. "Ni bourgeois ni prolétaires : la défense des classes moyennes en France au XXe siècle", Seuil, 2001.

Edoardo Narduzzi (au téléphone).  Professeur en technologies de la communication à l'Université de Rome, Chef d’entreprise, Journaliste.
Auteur "La fin des classes moyennes : ou l'avènement de la société low cost", (avec Massimo Gaggi), Liana Levi, octobre 2006.





les livres


Jean Ruhlmann
Ni bourgeois ni prolétaires : la défense des classes moyennes en France au XXe siècle
Seuil. Coll. l'Univers historique - 2001

Qu'est-ce que les classes moyennes ? C'est au cours de la première moitié du XXe siècle que la question commence à se poser. La définition est difficile, car cette catégorie sociale est très hétérogène. Mais sa force numérique devient un enjeu électoral.
Des mouvements ont voulu les représenter, les défendre. Jean Ruhlmann les décrit, en suit l'évolution, analyse leur idéologie. D'une république à l'autre, l'histoire de ces tentatives est indissociable de problèmes plus vastes : les rapports entre la gauche au pouvoir et des milieux qui ne se reconnaissent ni dans le prolétariat ni dans la grande bourgeoisie.
C'est à travers le prisme de cette défense sociale que se dégage l'identité de ces classes moyennes, promises à l'anéantissement par Marx et longtemps oubliées par les historiens.
- présentation de l'éditeur -


Narduzzi - Gaggi
La fin des classes moyennes
Liana Levi - 12 octobre 2006

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Description de l'éditeur :
Après avoir été pendant deux siècles l’élément porteur de la société occidentale, les classes moyennes sont sur le point de s’éclipser. Les changements imposés par la globalisation semblent avoir raison d’elles. Ce qui les attend ? Consommer au sein de la révolution « low cost » aussi bien l’habillement, que l’habitat, le tourisme, le téléphone, les transports. Et bientôt les services publics. Inaptes à se plier aux mutations, elles s’interrogent avec angoisse sur leur avenir. Cet essai éclaire de façon inédite l’un des points primordiaux de la crise que tous les pays occidentaux traversent aujourd’hui et pose la question fondamentale : comment sera la société de demain privée de classes moyennes ?


Louis Chauvel
Les classes moyennes à la dérive
Le Seuil - 12 octobre 2006

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 11:55
Le rejet de la Constitution européenne est toujours dans les mémoires.
Les antilibéraux sous la loupe inquiète des socialistes

Le rassemblement antilibéral, ovni politique en phase de prédécollage, fait-il peur au PS ? Après avoir subi la claque du non au référendum sur la Constitution européenne en 2005, les hiérarques socialistes suivent de très près le retour des collectifs unitaires sur le devant de la scène. Quand José Bové, l'un des cinq candidats à l'investiture antilibérale, brandit le 22 octobre sur France 3 les «700 collectifs unitaires» prêts à rééditer leur victoire du 29 mai 2005, le trouble grandit au PS. Notamment chez les partisans de Ségolène Royal, dont le positionnement est dénoncé comme «blairiste» par la gauche de la gauche.
Certes, le rassemblement avance cahin-caha. Au sein des collectifs, militants du PCF, minoritaires de la LCR et des Verts, amis de Jean-Luc Mélenchon, associatifs et citoyens non encartés, peinent à désigner leur candidat. Mais aucune porte n'est totalement fermée : après des débats houleux, le PCF a décidé de «proposer» Marie-George Buffet comme candidate à la candidature du collectif antilibéral. Et Olivier Besancenot, désigné par la LCR en juin, pourrait encore se désister en faveur du candidat du rassemblement.
«On fait peur». Les 10 et 11 décembre, les antilibéraux doivent se mettre d'accord sur un nom «par consensus». Ces deux derniers mois, ils se sont dotés d'un calendrier, d'un programme et d'une stratégie : il n'y aura pas d'accord parlementaire ou gouvernemental avec le PS, mais le rassemblement appellera à battre la droite au second tour de la présidentielle. «On fait peur au PS parce qu'on ne veut pas être ses supplétifs et que, à terme, on lui dispute l'hégémonie à gauche en devenant majoritaires», veut croire Clémentine Autain, adjointe (apparentée PCF) à Paris, elle aussi candidate à la candidature unitaire.
«A l'Assemblée nationale, de nombreux députés socialistes sont venus me voir après le meeting d'Ivry-sur-Seine, le 12 octobre, où l'on a fait salle comble, affirme Patrick Braouezec, député (PCF) de Seine-Saint-Denis, lui aussi candidat à l'investiture. Le PS est globalement inquiet de cette dynamique. D'autres, du côté de Strauss-Kahn, ont compris son intérêt stratégique.» C'est le cas de Jean-Christophe Cambadélis : «Le PS ne peut épuiser tout le champ sur sa gauche. Plutôt que de l'ignorer, l'étouffer, il vaut mieux laisser la gauche de la gauche s'organiser. Qu'elle trouve son champion peut être utile, pour peu qu'elle fasse la différence au second tour entre Sarkozy et le candidat de gauche le mieux placé.» 
Pour ce proche de DSK, une multitude de candidats se réclamant de la gauche de la gauche conduira à «son émiettement et entraînera une course à la radicalité pour se distinguer du PS. Cela ne crée pas de dynamique, mais de la critique». Des propos non sans arrière-pensées : DSK est, selon lui, le candidat le plus gauchocompatible, quand Laurent Fabius chasse sur leurs terres «et les pousse encore plus vers la radicalité» et que Ségolène Royal, «en prêtant le flanc à la critique du blairisme, peut, au final, manquer de trois, quatre, points sur sa gauche pour gagner la présidentielle». 
Le fabiusien Henri Weber verrait lui aussi d'un bon oeil une candidature unique à la gauche du PS : «Tout ce qui peut simplifier la multiplication extraordinaire des candidatures est bon à prendre. S'ils sont douze candidats à la gauche de la gauche, cela crée une dispersion et une confusion redoutable.» Pour le député européen et cofondateur de la LCR dans les années 70, «une candidature Bové est souhaitable, mais peu probable». Mais, finalement, il se dit «très sceptique sur la capacité des antilibéraux à trouver un candidat unique. A moins qu'ils n'arrivent à recueillir les 500 signatures nécessaires pour se présenter, il y aura deux candidats trotskistes», Olivier Besancenot et Arlette Laguiller (LO). Henri Weber voit en Fabius, qui a partagé les tréteaux de la campagne référendaire de 2005 avec Bové et Buffet, «le centre de gravité du rassemblement de la gauche. A ceci près que Fabius est un socialiste de gauche, pas anticapitaliste». 
«Terrain des cités». C'est, en définitive, chez les amis de Ségolène Royal que le spectre d'un rassemblement unitaire inquiète le plus. Très tendu, Julien Dray explique que les antilibéraux «privilégient la constitution du pôle de gauche contre le PS. Leur priorité est-elle de battre la droite ou de se démarquer ? Qu'il y ait un ou cinq candidats, si l'unité se fait au détriment du PS, cela me gênera» . En revanche, il ne nourrit «aucune inquiétude sur le positionnement de Ségolène Royal. A l'extrême gauche, ils l'ont jugée a priori. Ils parlent des phénomènes d'exclusion, mais ne sont pas sur le terrain des cités».
Comme ses deux adversaires socialistes, Ségolène Royal ne manquera pas de scruter avec attention le cheminement de la gauche de la gauche vers une éventuelle candidature unique. A commencer par le 6 novembre, avec le premier grand meeting des antilibéraux, au Mans.

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 11:29
Les Brésiliens offrent une large victoire à Lula au 2nd tour de la présidentielle

e président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a été réélu triomphalement, dimanche 29 octobre, au 2nd tour de l'élection présidentielle. Sur plus de 99% des votes dépouillés, Lula a obtenu 60,8% des voix contre 39,2% à son rival "social-démocrate" Geraldo Alckmin.

Dans son discours de remerciement aux électeurs prononcé depuis un hôtel de Sao Paulo, Lula a indiqué qu'il continuerait de"gouverner pour tous mais que les pauvres auront la préférence". "Le Brésil connaît un moment magique de consolidation de la démocratie brésilienne", a dit Lula, qui a souligné que sa victoire était "celle de la sagesse du peuple brésilien, qui a senti que sa vie s'était améliorée". "Et contre cela, il n'y a pas de rival", a-t-il expliqué. Vêtu d'un tee-shirt où l'on pouvait lire "La victoire est celle du Brésil", Lula a aussi indiqué qu'il mènerait une "politique budgétaire dure". Selon lui, la solution des problèmes du Brésil "réside dans la croissance de l'économie et de la distribution des revenus".

Son adversaire, Geraldo Alckmin, lui a téléphoné moins d'une heure et demie après la fermeture du scrutin pour reconnaître sa défaite.

Dès l'annonce des résultats, plusieurs milliers de partisans de Lula ont commencé à faire la fête sur l'avenue Paulista, principale artère de Sao Paulo. Au son des percussions, les refrains de la campagne électorale – "Olé, Olé, Olé, Ola, Lula, Lula !" et "Lula de nouveau avec la force du peuple !" – résonnaient au milieu d'un concert de klaxons.

Lula obtient un score proche de celui qu'il avait obtenu en 2002 lors de sa première élection à la présidence : 61,2%, contre un autre membre du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), José Serra, gouverneur élu de l'Etat de Sao Paulo.

LE SCANDALE DU "DOSSIERGATE"

Le 1er octobre, l'ancien ouvrier métallurgiste et dirigeant syndical devenu président en 2002 avait manqué de justesse la réélection au premier tour. Il avait obtenu 48,6% des voix contre 41,6% à M. Alckmin. Ce ballottage surprise avait été provoqué par le scandale de l'achat d'un dossier anti-opposition par son Parti des travailleurs (PT), intervenu en pleine campagne électorale, à 15 jours seulement du scrutin. Mais Lula n'a cessé de progresser dans les sondages pendant la campagne du second tour et au fil des quatre face-à-face télévisés qui ont opposé les deux concurrents.

Geraldo Alckmin avait concentré ses attaques sur les scandales de corruption du mandat de Lula et dénoncé la faible croissance économique du Brésil face aux autres pays émergents. Mais le président sortant avait pris l'avantage en profitant du flou du programme de son adversaire. Lula s'est positionné comme le défenseur des plus pauvres en s'appuyant sur les bons résultats de la lutte contre l'inflation, sur la hausse du salaire minimum et l'extension des programmes d'aide sociale.

Le président sortant a accusé son adversaire de mettre en péril l'emploi par des projets de diminutions draconiennes des dépenses de l'Etat et de vouloir remettre en cause le programme "Bourse famille", qui bénéficie à 11 millions de familles démunies. Il a aussi accusé M. Alckmin de vouloir nationaliser les principales compagnies nationales brésiliennes – comme Petrobras, Banco do Brasil et les Postes –, réussissant à mettre son adversaire sur la défensive.

L'impact négatif du scandale du "Dossiergate" sur le candidat Lula a perdu de la force en l'absence de nouvel élément dans l'enquête. La police fédérale n'a pas beaucoup avancé sur l'origine des 800 000 dollars entrés en possession de deux proches du PT et destinés à payer un prétendu dossier anti-opposition.

Ce scandale fait l'objet d'une procédure d'annulation de la candidature de Lula déposée par l'opposition devant la justice électorale. Mais la légitimité acquise par Lula dans les urnes rend politiquement improbable une telle issue.

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 15:38

What European Policy under Gordon Brown?

Chatham_house_Invité le vendredi 20 octobre 2006 par la fondation Friedrich Ebert Stiftung et la Chatham House de Londres, je suis intervenu dans un séminaire consacré à ce que l'Europe peut attendre de la prise de pouvoir de Gordon Brown. J'étais attendu sur nos positions en cas de victoire à l'élection présdientielle et dans la persective de la Présidence Française de l'Union en 2008.
Le speech ci joint. Désolé, il est en anglais.

Benoît Hamon

"Ladies and gentlemen,

Let me first of all thank the London office of the Friedrich Ebert Stiftung and the Chatham House for inviting me here today to speak in this prestigious House.

About the subject of this conference, of course, I do not have any personal information about Mr Brown's intentions regarding European and foreign policy. Should we expect nuance in the special relationship between UK and US? Should we expect a different pragmatic policy of engagement with EU? We don’t know yet."

Téléchargement speaking_notes_chatham_house.doc

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 15:33

Gauche Italienne

Democratici_di_sinistra_1 Intéressante évolution que celle du "Parti de la Gauche" Italien. En 1989, Achille Occhetto propose la mutation du parti Communiste Italien. Un an plus tard le PCI se transforme en PDS et demande son adhésion au PSE et à l'Internationale Socialiste (Parti des Démocrates de Gauche) au prix d'une scission et de la création de "Rifondazione Comunista". Depuis, l'eau a coulé sous les ponts.

Le PDS, qui s'appelle désormais DS, privilégie aujourd'hui une stratégie d'alliance avec La Margherita, le centre italien. Le rapprochement s'accélère puisque les 2 partis ont fait une assemblée commune lançant un processus d'unification en deux temps. Première étape, chaque parti fait son congrès et vote l'unification. A l'automne, congrès constituant du nouveau parti, qui pourrait s'appeler "parti démocrate". Ce mouvement ne se fait pas sans difficultés au sein de la formation de gauche italienne, où beaucoup annoncent et redoutent la disparation de la seule formation sociale démocrate italienne au profit d'un grand parti démocrate et centriste.

Se pose la question de l'affiliation européenne et internationale du nouveau parti. Aujourd'hui les membres de la Margherita appartiennent au groupe libéral européen. Les membres de DS appartiennent au PSE. Selon la rumeur, le compromis pourrait tenir à la modification du nom du Parti Socialiste européen qui deviendrait le "Parti des socialistes et des démocrates européens" !!!

Ce mouvement, qui fait écho aux rapprochements entre libéraux et travaillistes en Angleterre, est appelé par Denis Mac Shane, la quatrième voie : la constitution d'un grand pôle démocrate centre-centre gauche en lieu et place de la sociale démocratie européenne traditionnelle. La situation italienne reste, par plusieurs aspects, incertaine. Elle est cependant significative d'un mouvement contant de recentrage de l'orientation politique du PSE et de ses formations membres.

Je crois ce processus d'indifférenciation progressive entre la droite et la gauche européenne, ce processus de rapprochement des libéraux et des sociaux démocrates significatif du déclin de la sociale démocratie, de sa défaite idéologique, indépendamment de l'échec pourtant éclatant des politiques libérales dans toute l'Europe. Suite au congrès du PSE le 9 décembre...

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