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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 08:40
Devant les militants, les présidentiables socialistes réservent
leurs attaques à la droite

égolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont évité soigneusement toute confrontation, au risque d'une réunion aseptisée, devant quelque 3 000 militants attentifs et réservés, jeudi soir 19 octobre, à Clermont-Ferrand.

2 jours après leur 1er exercice télévisé, les 3 prétendants à l'investiture socialiste pour 2007 ont cultivé pendant 2h chacun leur style : Mme Royal dans le registre de "la proximité", M. Strauss-Kahn dans celui de la pédagogie, et M. Fabius dans l'affirmation passionnée de convictions antilibérales.

Les militants socialistes des autres régions et les Français ne pourront s'en faire une idée : caméras et micros étaient bannis, à l'initiative de la direction du PS, sous prétexte de ne pas donner des armes à la droite par la confrontation intra-socialiste.

Contrairement au grand oral des présidentiables à Lens, le 16 septembre, le débat de Clermont-Ferrand a été celui d'une attention peu démonstrative des militants. En ouverture, la chanson "Le chiffon rouge", un hymne de la gauche, avait cédé la place à une musique techno...

"UNE POLITIQUE OFFENSIVEMENT ANTILIBÉRALE"

Les 3 candidats, loin de s'ignorer, se sont donné à plusieurs reprises du "Ségolène", du "Dominique" et du "Laurent". Mais M. Fabius n'a pas caché ses désaccords avec ses concurrents, notamment sur le rôle de l'Etat

Lanterne rouge dans les sondages auprès des sympathisants – mais ce seront les militants qui voteront –, Laurent Fabius, très souvent applaudi, est celui qui a le plus mobilisé la salle, en usant de ses talents reconnus de tribun. Il s'est fait le champion d'"une politique offensivement antilibérale" la seule orientation capable de faire gagner la gauche en 2007 et de faire oublier l'échec de Lionel Jospin en 2002, selon lui. Il a invité la gauche à "ne pas mettre ses pieds dans les thèmes" de la droite, le plus sûr moyen à ses yeux de courir à l'échec.

"DONNER UN DÉSIR D'AVENIR À LA FRANCE"

Première à s'exprimer, Ségolène Royal a délivré un discours extrêmement général, reprenant ses formules maintes fois testées : "développement équitable contre désordre libéral", "donner un désir d'avenir à la France". "La politique moderne, c'est écouter pour agir juste", a déclaré Mme Royal en prononçant un énième plaidoyer pour "la démocratie participative", devenue sa marque de fabrique.

La présidente du Poitou-Charentes, qui fait toujours la course en tête dans les sondages, a encore promis de "mettre fin à l'insupportable distance entre les discours et les actes, qui sape la confiance en la politique".

Un discours pimenté peu après par une sortie virulente contre le système bancaire français. Répondant à une question, Ségolène Royal l'a accusé de "s'enrichir sur le dos des pauvres" et de "plonger des familles dans le surendettement". Un tonnerre d'applaudissements a salué cette charge.

"CHANGER LE RAPPORT DE LA POLITIQUE À LA VÉRITÉ"

Tout aussi posé que Mme Royal, Dominique Strauss-Kahn s'est présenté en champion d'une gauche de "la vérité", seule à même de ne pas décevoir pour avoir trop promis. "Nous devons changer le rapport de la politique à la vérité, dans notre pays. Non, on ne distribuera pas plus que l'on a produit", a affirmé le député du Val-d'Oise, crédité d'une progression auprès des sympathisants PS dans plusieurs sondages.

M. Strauss-Kahn s'est fait le chantre d'une gestion rigoureuse. Il faut "cesser de faire croire que les socialistes veulent fuir dans le déficit, car la dette publique c'est payer des intérêts, et alors, l'effort de redistribution est presque annihilé par la dette publique", a-t-il dit. DSK a décliné son credo social-démocrate. "Nous sommes la gauche et nous sommes attachés à cette société solidaire qui ne laisse pas le marché décider" de tout sans contrepoids.

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 10:22
M. Lopez Obrador joue son va-tout dans l'Etat de Tabasco

rocodiles et jaguars, moiteur accablante, puits de pétrole et végétation tropicale : le petit Etat de Tabasco, dans le sud du Mexique, est un décor digne de Tintin. Malgré les façades high-tech de Tabasco 2000, le quartier d'affaires de Villahermosa, on y respire encore une atmosphère désuète, celle d'un système dominé par une grande entreprise publique, la Pemex (Petroleos de Mexico), et par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), symbole d'autoritarisme et de corruption.

Le PRI réussira-t-il, dimanche 15 octobre, à conserver le poste de gouverneur qu'il a occupé sans discontinuer depuis 77 ans ? Il a en face de lui un redoutable adversaire : Andres Manuel Lopez Obrador, dit "Amlo", coiffé au poteau lors du scrutin présidentiel du 2 juillet mais leader d'une gauche décidée à accélérer le changement. Le candidat en titre du Parti de la révolution démocratique (PRD), Raul Ojeda, n'est qu'un figurant dans cette bataille éclipsé par la personnalité de son chef, "Amlo", qui joue là son destin politique.

Natif de la région, ce dernier y a construit son image de lutteur social. En 1994, il a perdu l'élection au poste de gouverneur contre Roberto Madrazo, un cacique du PRI donné gagnant après une campagne émaillée d'incidents et de fraudes. En 1996, il a fait bloquer pendant des semaines, par 40 000 paysans et pêcheurs des régions les plus pauvres de l'Etat, les puits et bureaux de la Pemex afin de protester contre des dommages écologiques. Ce fut le début d'une carrière nationale qui l'a mené à la mairie de Mexico, en 2000, puis à 2 doigts de la présidence.

"Le Tabasco est le principal bastion du "lopezobradorisme" après la capitale fédérale", souligne l'éditorialiste Miguel Angel Granados. "Une défaite aurait un rude impact sur la stratégie nationale de Lopez Obrador ", ajoute-t-il, car il verrait s'éloigner les courants du PRD qui ont fait front avec lui pour contester le résultat de l'élection présidentielle, mais n'approuvent pas forcément sa stratégie de rupture avec le président élu, le conservateur Felipe Calderon. Si, au contraire, il remporte cette nouvelle manche, "Amlo" pourra relancer sa "résistance civile pacifique" et trouvera dans les caisses de l'Etat de Tabasco de quoi encourager des mobilisations à travers le pays.

La bataille aura des retombées pour la Pemex, qui a établi au Tabasco deux de ses rouages essentiels (exploration-production et pétrochimie de base). "Ce qui est en jeu, c'est la privatisation, à laquelle nous sommes opposés", déclare au Monde le président du PRD, Leonel Cota.

Le climat est très tendu. Les affrontements entre "priistes" et "pérédistes" se sont multipliés. Des armes à feu ont été saisies par la police. Pour M. Cota, "le Tabasco prend le même chemin qu'Oaxaca", cet autre Etat du Sud qui est depuis 4 mois en rébellion ouverte contre son gouverneur priiste. Le PRD contrôle déjà 11 des 17 circonscriptions du Tabasco, et le 2 juillet "Amlo" y a fait un triomphe.

Il reçoit en outre l'appui inespéré du plus puissant groupe médiatique de la région, le quotidien Tabasco hoy. "La grande majorité des gens sont aujourd'hui pérédistes", explique le patron de Tabasco Hoy, Miguel Canton.

Dans les cités pétrolières comme Ciudad Pemex, on ne voit que les affiches jaunes du PRD. Mais à Villahermosa, le candidat du PRI, Andres Granier, s'est forgé une réelle popularité durant sa gestion municipale. "Et le PRI a mis le paquet, offrant aux électeurs de l'argent liquide, du ciment, des vélos, des moulins pour moudre le maïs, mettant la pression sur tous les groupes corporatifs", témoigne Julio Cesar, chauffeur de taxi.

Autant de pratiques illégales dûment répertoriées par les pérédistes, qui préparent déjà, en cas de défaite, un recours devant les tribunaux.

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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 16:17
Pour s'installer dans la "vraie" campagne,
Ségolène Royal minimise la confrontation interne au PS

e vote des adhérents du Parti socialiste est une étape que Ségolène Royal a, dans son esprit, déjà franchi. Jour après jour, la candidate à l'investiture socialiste multiplie ses préventions à l'égard des débats internes au parti et s'installe dans la campagne d'après, contre la droite, voire au-delà sur les marches de l'Elysée... "Qu'est-ce que l'on dirait si demain j'avais la responsabilité suprême et si aujourd'hui on me voyait me faire ballotter par des enjeux qui ne correspondent pas à la réalité de la question politique qui est posée ?", a-t-elle lancé, jeudi 12 octobre, en marge de son déplacement dans l'île de la Réunion. Elle y est déjà, dans cet après. "Je ne suis pas encore élue, pas encore désignée et pourtant je suis invitée partout", claironnait-elle, la veille, en annonçant qu'elle ferait bientôt le tour des capitales européennes désignées comme ses "partenaires".

Au risque de paraître vouloir fuir la confrontation avec Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, - critique qu'elle avait déjà essuyée fin août lors de l'université d'été du PS à La Rochelle -, Mme Royal laisse volontairement planer le doute sur sa participation aux débats du PS. "S'ils sont détournés de leur vraie destination, je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir", répète-t-elle. Mais pourquoi le seraient-ils alors que l'appareil du parti et les principaux animateurs de l'organisation des débats et du vote se sont rangés derrière elle ?
Provoque-t-elle délibérément ses rivaux ?
La présidente de Poitou-Charentes cherche en tous cas à les pousser à la faute, les attaques des socialistes opposés à sa candidature lui ayant toujours été jusqu'ici bénéfiques. "On a tout à gagner à ce que le candidat envoyé en finale soit passé par les demi-finales", a réagi vendredi M. Strauss-Kahn, pointant ainsi de manière prudente l'attitude de déni de sa concurrente sur l'enjeu de la confrontation entre socialistes.

Pour la candidate, passent encore les 3 débats à la télévision mais pas les 3 autres programmés en région, à Clermont-Ferrand le 19 octobre, à Paris le 26 puis à Toulouse le 9 novembre. Mme Royal supporte mal les contraintes imposées par le parti comme en témoigne sa prestation tendue devant le conseil national du PS, du 7 octobre. Surtout, elle redoute le chahut de militants hostiles qui ternirait son image et la fragiliserait. Or, Clermont-Ferrand, située dans le Puy-de-Dôme fait partie des fédérations les plus fermées à la vague royaliste.
"L'idée de débats ne la gêne absolument pas, proteste l'un des porte-parole de Mme Royal, Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, conscient que la stratégie d'évitement de cette dernière pourrait à la longue être mal comprise. Elle a simplement voulu indiquer qu'elle ne s'en laisserait pas conter".

"EFFRAYER LES CAPITALISTES"

"Sa vie, ajoute-t-il, ne s'arrête pas le 16 novembre (date du vote des militants)". Arnaud Montebourg, autre porte-parole de la candidate, complète, un rien cabotin : "Le débat a lieu tous les jours avec, ou sans elle. Faut-il en rajouter ? "

Mme Royal prépare la suite. Dans un entretien au quotidien britannique The Times, vendredi, elle donne des gages à gauche en appelant à "effrayer les capitalistes" par le biais de taxes pour les entreprises qui délocalisent. Le même jour, à La Réunion, elle a vivement critiqué le gouvernement sur la gestion du Chikungunya. Invitée par une fédération socialiste qui lui promet "90%" de ses voix et lui a organisé un beau meeting avec 2 000 personnes à Saint-Joseph, elle a prôné la priorité d'embauche aux Réunionnais, en se prononçant en faveur d'un "recrutement local des enseignants".

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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 16:10
Unionistes et catholiques s'entendent sur
les bases d'un accord "historique"

a dernière fois que le révérend calviniste Ian Paisley a dit "oui", raconte une blague qui court à Belfast, c'est à l'occasion de son mariage, il y a 50 ans jour pour jour. Pourtant, vendredi 13 octobre, le vieux chef de la communauté protestante nord-irlandaise, surnommé de longue date "Dr No", a émis un "Oui, peut-être" prometteur.

Cet acquiescement conditionnel, s'il se confirme dans les prochaines semaines, ouvrira la voie à un partage du pouvoir entre les 2 principaux partis de la province, les Démocrates unionistes (DUP) de Ian Paisley, et, côté catholique, le Sinn Féin, l'aile politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), que dirige Gerry Adams.

Selon ce scénario optimiste, dans un peu plus de 5 mois, l'intransigeant pasteur deviendrait Premier ministre de la province et aurait comme adjoint l'un de ses ennemis de toujours, Martin McGuinness, n°2 du Sinn Féin.

Ian Paisley a accepté d'envisager cet événement, naguère impensable, à l'issue de 3 jours de négociations conduites à Saint Andrews en Ecosse par Tony Blair et son homologue irlandais, Bertie Ahern. "C'est un gain formidable", a commenté M. Blair en présentant à la presse ce qu'il tient pour "les bases d'un accord" historique. Ce plan vise à restaurer les institutions semi-autonomes d'Ulster, suspendues depuis octobre 2002.

La feuille de route proposée aux 2 camps est la suivante.

D'ici au 10 novembre, catholiques et protestants devront se prononcer sur "l'accord de Saint-Andrews". Entre-temps, le Sinn Féin devra reconnaître comme légitime la police nord-irlandaise, avec laquelle beaucoup de catholiques refusent encore de collaborer. Pendant 30 ans de guerre civile, l'IRA a abattu près de 300 policiers. Aujourd'hui, la police, en pleine réforme depuis 5 ans, compte 20% de catholiques, chiffre encore insuffisant.

Si les choses avancent comme espéré, un texte de loi sera présenté aux Communes le 21 novembre pour entériner l'accord. Ce sera ensuite au DUP d'accomplir un geste décisif en contribuant "aux alentours" du 24 novembre à la nomination du Premier ministre et du vice-premier ministre par l'Assemblée de Belfast. Cet acte symbolique ne prendra tout son sens que le 14 mars 2007, lors de la nomination du gouvernement, qui entrera en fonction le 26 mars.

Ce délai de plus de 3 mois est un geste à l'adresse du DUP. Il doit, selon M. Blair, donner le temps nécessaire aux unionistes pour vérifier que le Sinn Féin "soutient pleinement la police", chose indispensable "dans une société démocratique". Le transfert effectif de la justice et de la police à la nouvelle administration locale ne sera effectif qu'à la mi-2008. Tony Blair a aussi évoqué la nécessité d'un "soutien électoral", sous forme d'une consultation de la population, dont la nature reste à déterminer.

Vendredi, les leaders des 2 camps ont tenu des propos plutôt apaisants. "Le jour des hommes armés au gouvernement est, espérons-le, terminé à jamais, a déclaré M. Paisley. La démocratie finalement l'emporte." "Nous devons reconnaître que, peut-être, nous avons été une partie du problème", a admis M. Adams, en un rare moment de contrition. Les relations entre les 2 hommes demeurent toutefois distantes, le pasteur refusant de parler directement aux leaders du Sinn Féin.

Même s'il faut se garder d'un optimisme trop hâtif, il reste que l'accord de Saint-Andrews traduit une évolution des esprits, reflet des changements intervenus sur le terrain. Début octobre, un rapport d'experts indépendants a confirmé que l'IRA avait renoncé au terrorisme "de manière irréversible". Le 6 octobre, la reine a assisté à Belfast au démantèlement des bataillons nord-irlandais de l'armée britannique.

Le 9 octobre, Ian Paisley a, pour la première fois, serré publiquement la main du primat catholique d'Irlande. L'homme qui traitait naguère le pape d'"Antéchrist" a décidément changé.

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 13:07

Parce que j’ai l’impression que dans la confusion d’un débat présidentialiste certains oublient quelque peu ce qu’ils ont votés et sacrifient leurs convictions à l’illusion d’une victoire trop facile, je remets en ligne la motion du Nouveau Parti socialiste lors du congrès du Mans en novembre 2005.

Bonne lecture,

Frédéric Faravel

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 13:05
Ségolène Royal prévient qu'elle pourrait ne pas participer à tous les débats internes au PS

n visite à la Réunion, Ségolène Royal a assuré, jeudi 12 octobre, qu'elle pourrait ne pas participer à tous les débats internes au PS entre présidentiables et qu'elle ne se laisserait pas "ballotter". "Je ferai les débats dans la mesure où ils sont nécessaires", a-t-elle expliqué, tout en reconnaissant qu'ils sont "démocratiquement légitimes".

Mais, a-t-elle averti, "s'ils sont trop nombreux, si les débats sont détournés de leur véritable destination, à ce moment-là je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir".

"A l'issue des principaux débats, je verrai s'il est encore nécessaire de les poursuivre ou si les Français sont exaspérés de voir les socialistes se parler entre eux au lieu de s'occuper des Français", a-t-elle insisté. "Moi, je m'adresse à la France, aux Français, et je fais confiance aux militants socialistes (...) pour faire leur choix en toute liberté et en toute sérénité", a-t-elle indiqué. "Je ne veux pas tomber dans les polémiques subalternes", a-t-elle ajouté.

SIX DÉBATS PRÉVUS

Six débats sont prévus entre les trois présidentiables socialistes, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn : trois débats télévisés (les 17 et 24 octobre et le 7 novembre) et trois débats devant les militants (les 19 et 26 octobre et le 9 novembre). Six débats, "c'est beaucoup", a estimé Mme Royal. Les militants socialistes éliront leur candidat le 16 novembre, et le 23 en cas de deuxième tour.

Mme Royal a fait ces déclarations lors d'un déplacement à la Réunion, au cours duquel elle a rencontré le communiste Paul Vergès, considéré comme le "patron" de l'île, dont l'appui semble indispensable localement dans l'optique de la présidentielle. A 81 ans, Paul Vergès, tout en se refusant à apporter son soutien à Mme Royal, n'a pas caché qu'à ses yeux, les dés étaient jetés pour l'élection interne au PS, présentant son hôte comme "celle qui, dans quelques semaines, aura un statut beaucoup plus évident pour tout le monde".
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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 14:22
Mes chers camarades, d'abord je voudrais commencer par souhaiter, je ne sais pas si c'est un bon anniversaire, mais l'anniversaire d'une dame qui a eu 48 ans cette semaine, la Ve République, dont j'espère que c'est la dernière fois que nous plaçons nos débats, comme le sort des Français, sous les mauvais hospices. Je souhaite dans tous les cas que nous gagnions la prochaine élection présidentielle pour changer en profondeur, comme nous nous y sommes engagés dans notre projet, le régime politique et démocratique dans lequel nous sommes, pour faire le choix d'une nouvelle République parlementaire.

Cet anniversaire souhaité, puisque, à cette tribune certains ont cité François Mitterrand, d'autres Anatole France, moi, je me contenterai de citer Jean Gabin. Jean Gabin, que l'on félicitait pour une remarquable interprétation dans un film, répondait à la critique, la chose suivante. Il disait : " Il y a trois critères pour faire un bon film. En un, l'histoire, en deux, l'histoire et en trois l'histoire ". C'est pour cela que, au nouveau Parti socialiste, et peut-être certains n'y voient à tort qu'une figure tactique, une posture, une manière habile d'attendre, nous avons dit " nous pensons encore qu' il ya trois critères pour réussir l'élection présidentielle: en un, un bon projet, en deux, un bon projet, et en trois, un bon projet. "

Je dis cela parce que notre parti est attaché, depuis sa fondation en 71 à Epinay, mais au-delà, dans toute l'histoire du mouvement socialiste, nous sommes attachés et c'est un élément essentiel de notre identité politique, à la délibération collective. Alors je sais bien que ce n'est peut-être pas moderne, ou même que cela intrigue, ces rites étranges des socialistes qui délibèrent en commissions de résolution jusqu'à 7 h 00, qui considèrent qu'il faut faire des conventions nationales après d'autres conventions nationales, qui considèrent qu'il faut passer du temps dans une commission nationale du projet, et même dans l'élaboration collective, un temps qui est parfois laborieux, un temps dans lequel s'organise la confrontation politique, mais ce temps politique-là, que nous avons consacré au débat, ce temps que nous avons consacré à la délibération collective, fonde notre identité politique.

Je le rappelle, aujourd'hui, pourquoi ? Et je serai bref dans mon intervention : parce que nous rentrons dans une séquence où nous allons assister, forcément, à une confrontation d'individus, dans laquelle, peut-être pas nous, mais d'autres, jugeront les profils avant de juger, justement, ce que sont le fond du discours de ces hommes et de ces femmes, tous aussi respectables les uns que les autres. Au moment où nous allons rentrer dans cette confrontation d'individualités, je voudrais leur rappeler ceci, et seulement ceci : ils mettront des propositions en débat, devant l'opinion.

Qu'ils ne jugent pas la réaction de certains de leurs camarades socialistes comme une réaction sectaire quand ils ne sont pas d'accord avec les propositions décapantes qu'ils font.
Pourquoi ? Parce que la plupart du temps, quand nous réagissons ou quand nous mettons ces sujets en débat dans le parti, c'est parce que nous savons que ces débats existent aussi dans la société.

Qu'ils ne s'inquiètent pas du fait que nous ayons le souci de cette délibération collective, c'est-à-dire la capacité à nous rassembler sur ce qui a toujours fait notre force, le fondement de notre identité, de choix de l'intelligence collective.

Mes chers camarades, quand nous perdons des élections, nous nous retournons vers le Parti, nous faisons un congrès et nous écrivons un texte. Cela montre que, à chaque fois, c'est dans la délibération collective, dans ce patrimoine politique commun que nous trouvons les ressources pour nous relever.

Eh bien, à l'occasion de ce débat qui va être celui de nos candidats, nous voudrions leur rappeler ce qui a été le fruit de notre intelligence collective, un projet voté par près de 200 000 militants socialistes. Ce projet doit structurer l'expression de chacun d'entre nous.

Je termine par ce rappel : NPS considère que la période qui s'ouvre est une période utile. Utile pour éclairer les militants, et nous poserons donc des exigences dans ce débat, les conditions et les moyens pour rassembler la gauche, parce que nous ne gagnerons pas sans la rassembler. Tout le monde l'affirme, il s'agira maintenant de dire comment.

L'agenda et les leviers pour augmenter le pouvoir d'achat et faire en sorte que, demain, nous ne confions pas simplement à la démocratie sociale, tout aussi importante soit-elle, le soin d'augmenter les salaires, mais que nous donnions les moyens à la démocratie sociale, mais aussi aux pouvoirs politiques de faire en sorte qu'il y ait bien une augmentation généralisée des salaires dans ce pays.

Troisième question : la relance européenne. Là encore, d'autres l'ont dit avant moi, il ne s'agira pas simplement de réconcilier le oui et le non socialiste, tout ceci a été fait lors de la synthèse du Mans. Il s'agira de dire comment, sur la question institutionnelle, mais pas seulement, sur la question des frontières de l'Union, sur la question du contenu des politiques européennes, comment voulons-nous, aujourd'hui, modifier le cours de ces politiques-là, et faire en sorte, aussi, de modifier, le centre de gravité de la sociale démocratie européenne.

Quatrième exigence : la réforme institutionnelle. Elle figure dans notre projet, nous nous sommes prononcés en faveur d'une nouvelle République parlementaire. Il n'y a pas d'autres feuilles de route en matière institutionnelle. Nous sommes pour une nouvelle République parlementaire et nous avons même dit que nous soumettrions par referendum, dans la première année où nous arriverions au pouvoir, cette question aux Français, droit de vote des étrangers, inclus. Là aussi, il faudra des engagements clairs des candidats.

Et enfin, dernière question qui rejoint mon introduction : nous serons attentifs, je le dis, à ce que les uns et les autres disent clairement comment ils entendent faire vivre collégialement un parti dans des institutions qui le permettent de moins en moins ? Comment ils entendent faire fonctionner un parti et lui redonner un rôle demain, surtout si nous gouvernons, pour faire en sorte qu'il soit un acteur démocratique reconnu et pas simplement un parti godillot, un acteur en capacité, non seulement de mobiliser le mouvement social, mais d'être reconnu pour ce qu'il est, celui où la délibération collective et le respect de celle ci fonde l'identité socialiste.

Je vous remercie.
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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 10:14
Comment les socialistes sont en train de se prendre les pieds sur la Turquie et le génocide arménien...

Depuis 9h30, ce matin, jeudi 12 octobre, l'Assemblée nationale examine une Proposition de loi du PS visant à réprimer la négation du génocide arménien de 1915. Tout pousse à voter ce texte. Tout pousse à l’adoption de ce projet de loi qui tend à réprimer d’un an de prison et 45 000 euros d’amende la négation du génocide arménien. Tout semble y pousser car les Arméniens de Turquie ont bel et bien été victimes, au début de la Première Guerre mondiale, d’une déportation et de massacres d’une telle ampleur qu’ils auront constitué, avant celui des Juifs et des Tutsis, le premier des trois génocides du XXème siècle.

Rarement, pourtant, un projet de loi aura suscité tant de polémiques mais pourquoi ?

La première raison en est que les historiens, et pas seulement eux, s’inquiètent, maintenant, de la tendance à faire écrire l’Histoire par la loi. Cela permet de faire émerger une Histoire « officielle », concept dangereux. C’est la marque, disent-ils, des régimes totalitaires et non pas d’une démocratie et l’on en arrive ainsi, ajoutent-ils, aux récents dérapages sur la colonisation : on ne peut pas dénoncer l'article qui vantait les bienfaits de la colonisation et entrer la logique défendue aujourd'hui par la proposition socialiste. Sur ce sujet, la loi Gayssot sur les crimes contre l'humanité et la reconnaissance officielle du Génocide arménien suffisent amplement.

C’est un débat de fond, auquel s’ajoutent, en l’occurrence deux débats politiques. Le premier est, bien évidemment, la question de l’éventuelle adhésion de la Turquie à l’Europe. Beaucoup de ceux qui s’y opposent ne sont pas mécontents de souligner que la Turquie ne reconnaît toujours pas le génocide des Arméniens et d’essayer d’envenimer les relations de la France et de la Turquie jusqu’au point de non retour. Beaucoup de ceux qui y sont, au contraire, favorables font valoir que cette reconnaissance doit être un préalable à l’adhésion mais que la Turquie est en train d’évoluer sur cette question et que l’on ne fait, avec ce projet, que bloquer les discussions turco-turques en les crispant.

Le second débat politique est, lui, politicien dans la mesure où le vote arménien pèse lourd dans plusieurs régions françaises et que la pêche aux voix déterminera la position de beaucoup de députés. Et puis, enfin, il y a la question des relations franco-turques.

Autant on peut plaider contre l’adhésion de la Turquie à l’Union, autant on peut se demander, après la reconnaissance du génocide arménien par le Parlement français et la déclaration de Jacques Chirac estimant que la Turquie ne pouvait pas devenir européenne avant d’avoir fait ce pas, s’il y a un sens à ce que la France enfonce encore le clou ! La Turquie devra faire en la matière des efforts : ouvrir un vrai débat sur son histoire, protéger juridiquement les historiens turques contre quelques magistrats un peu trop nationalistes et contre les agressions de l'extrême droite « laïque ». L'interpellation de la République d'Arménie par le parlement turque unanime pour entamer un travail commune peut constituer en la matière une première avancée, même si elle est encore insuffisante. Mais ce n'est sans doute pas le principal fait que la Turquie doit encore dépasser pour prétendre s'associer réellement à l'union européenne : les questions kurdes et chypriotes restent des impératifs diplomatiques autrement plus sérieux et difficiles à résoudre pour la crédibilité européenne.

Phare des élites turques depuis deux siècles, la France a-t-elle vraiment intérêt à rompre avec un pays d’une telle importance ? A y abandonner aux Etats-Unis une place qui ne sert pas seulement son économie mais aussi son rayonnement international ? Ce n’est pas la moindre des questions. Celles ou ceux des prétendants à l'Elysée qui tendent à s'emporter sur le sujet font là visiblement preuve de légèreté ou d'incompétence.

Frédéric FARAVEL


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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 09:52
Catholiques et protestants satisfaits de la premère journée de négociations en Irlande du Nord

es gouvernements britannique et irlandais se sont montrés optimistes mercredi soir après la première session des discussions de la dernière chance qui se tiennent à Saint Andrews, en Ecosse. "Je sens vraiment une volonté d'essayer de faire le travail dans les quelques jours qui viennent", a déclaré un porte-parole du premier ministre britannique, Tony Blair, après que ce dernier eut ouvert, mercredi 11 octobre, la réunion avec son homologue irlandais Bertie Ahern. Ces 3 jours de discussions visent à réactiver les institutions nord-irlandaises, gelées depuis 2002, en mettant d'accord les dirigeants des 2 camps d'Irlande du Nord : les républicains catholiques, qui souhaitent la réunion de l'Ulster et de l'Irlande, et les unionistes protestants, qui veulent que l'Irlande du Nord continue à faire partie du Royaume-Uni.

Gerry Adams, président du Sinn Féin, la branche politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), et le leader protestant, le pasteur Ian Paisley, chef du parti DUP, paraissaient eux aussi dans un état d'esprit positif à leur arrivée à la première session. "J'adresse mes vœux à Ian Paisley. J'espère qu'il est prêt, comme nous le sommes, à régler les problèmes. Et si c'est le cas, nous parviendrons tous à satisfaire et à représenter les gens qui nous ont donné mandat", a déclaré M. Adams. Arrivant peu après, le pasteur Paisley, connu pour son éloquence enflammée contre les catholiques – il avait décrit autrefois le pape Jean Paul II comme "l'Antéchrist" –, a lui aussi adopté un ton inhabituellement modéré. "Nous ne sommes pas ici pour nous disputer avec le Sinn Féin ou pour débattre avec le Sinn Féin. Nous sommes ici pour écouter, pour voir s'ils vont tenir leurs engagements."

NÉCESSAIRES COMPROMIS

Le ministre des affaires étrangères irlandais, Dermot Ahern, a lui aussi fait preuve d'optimisme. "Je pense que l'atmosphère est bonne. Les parties ont indiqué qu'elles étaient disposées à rechercher un accord", a-t-il remarqué, relevant que c'était la première fois depuis plus de deux ans que les deux camps se réunissaient. Les pourparlers pourraient cependant buter sur un accord sur la direction de la police et de la justice."Chaque partie devra faire des compromis. Ce qu'il nous faut, ce sont des engagements de toutes les parties d'avancer. Nous pensons qu'elles le peuvent", a encore déclaré le chef de la diplomatie irlandaise.

Les institutions semi-autonomes d'Irlande du Nord, issues de l'accord du Vendredi saint conclu en 1998, ont été suspendues en 2002 en raison d'une crise de confiance entre républicains et unionistes. Les pourparlers de Saint Andrews, qui visent à les réactiver, se déroulent sous forte pression britannique. Londres a en effet averti que si catholiques et protestants ne parvenaient pas à un accord avant le 24 novembre, l'Assemblée d'Irlande du Nord serait dissoute, et que Londres administrerait directement la province pour une période indéfinie. "Si nous n'avons pas d'accord à 100% le 24 novembre à minuit, nous fermerons Stormont", le siège de l'Assemblée d'Irlande du Nord, a déclaré Peter Hain, le ministre britannique de l'Irlande du Nord, sur la chaîne de télévision ITV. Malgré cette annonce radicale, les Britanniques semblent relativement confiants dans l'issue des pourparlers."Je crois qu'il y a maintenant une convergence sur les 2 principes qui sont au cœur de ce processus", a déclaré le porte-parole de M. Blair à la fin de la première journée.

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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 09:49
Les 3 candidats à l'investiture PS détaillent leur programme

aurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn ont rendu publique, mercredi 11 octobre, leur profession de foi dans la perspective du choix en novembre par les militants PS de leur candidat à l'Elysée.

Laurent Fabius consacre la moitié de son texte à détailler ses atouts pour éviter que la France ne glisse sur le "tobogan libéral" et l'autre à pourfendre sa rivale Royal, sans la nommer. L'ex-premier ministre se veut le candidat "du projet socialiste" qu'il a enrichi de sept propositions, "du rassemblement de la gauche et des Verts", de "l'expérience collective". "On ne s'improvise pas chef de l'Etat", avertit-il, détaillant sa connaissance des "épreuves du pouvoir".

Il énumère les "erreurs" à ne pas commettre. Exemple : "jouer le jeu des extrêmes avec un discours ambigu" sur la carte scolaire, regroupement familial ou délinquance. Ou la tentation "de type blairiste" consistant à "lorgner vers le centre". Attention encore aux sondages, "qui ne font pas les suffrages". Pour lui, "le renouveau souhaitable porte non pas sur les apparences, mais sur le fond".

Ségolène Royal explique aux militants socialistes qu'avec elle, ils pourront "accomplir l'audacieuse révolution de porter une femme à la tête de l'Etat et de parachever ainsi leur idéal de parité et de modernité". Rappelant François Mitterrand, son passé ministériel dans le gouvernement Jospin et sa victoire en Poitou-Charentes contre l'équipe Raffarin, la députée des Deux-Sèvres propose d'augmenter le pouvoir d'achat des Français et d'investir dans la recherche et l'innovation. "La gauche ouvrira donc une conférence salariale" et s'appuira sur "un syndicalisme de masse". A l'école, elle propose "un soutien scolaire individuel et gratuit", et pour protéger l'environnement "une véritable fiscalité écologique". "Nous devons être lucides et implacables contre toutes les délinquances et toutes les causes qui conduisent aux comportements délinquants", assure-t-elle aussi.

Dominique Strauss-Kahn conjugue pour sa part "social" et "démocratie", en présentant sa conception d'une "social-démocratie renouvelée, repensée, épanouie". Ses "trois principales priorités" ? "En un le social, en deux le social, en trois le social." "C'est en concentrant les capitaux publics sur ceux qui ont moins de capital social que nous construirons l'égalité réelle", écrit-il.

Pour lui, le président de la République ne doit plus être "un arbitre, mais un acteur", un "président engagé". "L'instauration du mandat unique est pour moi la mère de toutes les réformes", explique-t-il. Dans un coup de patte final à la favorite des sondages, l'ex-ministre assure que "face à la pression du sommet", "des médias", "des sondages", il "choisit la politique, dans ce qu'elle a de plus noble".

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