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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 13:11
À vos marques !

La politique n’est pas du marketing. Mais les spécialistes du marketing s’occupent activement des hommes (et des femmes) politiques. Pour le meilleur et pour le pire. Démonstration en sept points avec le couple préféré des sondeurs, des sondés, des médias et, peut-être un jour, des électeurs…

Amusez-vous à ce petit jeu. Comparez les candidats à des marques. Sarko, c’est la nervosité et la puissance d’une BMW tandis que Ségo, avec ses valeurs viriles dans un emballage féminin, évoque une Audi.
Choquantes ces analogies ? Pour Catherine Michaud, de l’agence High Co et présidente de la délégation Marketing Services de l’AACC*, «Ségo et Sarko sont deux monstres qui occupent 90% du marché médiatique et qui ne laissent que des miettes aux challengers comme Orange et SFR, Nestlé et Danone…».
Les marques «raisonnable » comme DSK ou Jospin ont alors autant d’appétence que des marques distributeurs. Ce n’est plus le tribun social ou patriote, voire le fin stratège, qui affolent les sondages. Pour émerger, il faut
d’abord une notoriété, un positionnement, une image de marque et d’autres qualités qu’on apprend plus souvent à HEC qu’à Sciences Po.
Quand Laurent Fabius attaque sa rivale en affirmant que «les Français ne sont pas des parts de marché», il a peut-être politiquement raison… mais son offre de promo commerciale de «smic à 1 500 €» fleure les vieilles ficelles électorales. La politique relookée par Royal et Sarkozy obéit aux règles d’or du marketing. Et d’abord à celle-ci : les deux favoris des sondages sont aussi les meilleurs vendeurs d’eux-mêmes.
Est-ce que cela suffira pour que l’un d’entre eux remporte le marché ? Pas sûr mais le respect des conventions du marketing est devenu la règle pour accéder à la compèt’. Après... le marketing n’assure pas le service après-vente !
Ségo et Sarko se démarquent comme des marques
Créateur de l’agence de pub Hémisphère droit, Frank Tapiro est le Séguéla (il en fut le disciple) de Nicolas Sarkozy. Il concède volontiers : «La preuve que Ségolène Royal est devenue une marque, c’est qu’on l’appelle Ségo.» Deux syllabes qui claquent d’un air sympa, c’est la base d’une notoriété efficace. Le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot remarque que «Les Français ont toujours porté au deuxième tour des candidats qui avaient des noms rares.» Il n’y a que quelques centaines de Royal recensés par l’annuaire et une demi-douzaine de Sarkozy. Dans les deux cas, les noms sont faciles à prononcer (pas comme «Bayeuraou») et suffisamment saillants pour se démarquer de concurrents potentiels comme Buffet, Voynet, ou autres de Villiers bien plats.
Et le nom correspond au produit. Pour Anne Monnier, directrice générale adjointe chez Millward Brown, qui a publié une étonnante étude sur le potentiel de marques des hommes politiques, «une marque comme un homme politique ne peut réussir sans saillance». Sarko est le plus ferme des présidentiables, Ségo la plus gentille.
Ils répondent aux besoins des consommateurs
La même étude de Millward Brown révèle que les deux prétendants qui se détachent nettement en tant que marques sont nos deux vedettes, devant Le Pen en embuscade. Pour Karim Ahmed, qui a dirigé l’étude, les positionnements de Sarko et de Ségo correspondent parfaitement aux besoins des électeurs «de figures paternelles et maternelles». Selon Millward Brown, les Français innovateurs sont estimés à 21% de la population électorale. Les routiniers, les anxieux et les traditionalistes représentent 79% des Français. Avec un tel pays, on a des hommes politiques assortis : un père fouettard et une mère autoritaire…
Ils pratiquent le benchmarking
En marketing politique, comme dans le business, il faut savoir piquer les idées des autres (quand elles semblent plaire). à ce petit jeu, Sarko et Ségo sont les champions du benchmarking, le nom politiquement correct dans le marketing pour désigner le pillage d’idées. D‘abord Sarko emprunte aux États-Unis le concept de discrimination positive puis à la gauche l’abolition de la double peine. Il n’oublie pas non plus de piquer quelques slogans à Le Pen, du type : «La France, on l’aime ou on la quitte.»
Ségo, pas en reste, vole des items sarkoziens, comme la punition des parents de délinquants, ou lepénistes, comme l’encadrement militaire…
Et on ne les accuse pas de plagiat. La contrefaçon n’est pas un délit en politique. Au contraire, Ségo et Sarko passent pour des novateurs dans leur camp quand ils imitent le camp d’en face.
Et même le co-branding
Quand Unilever veut promouvoir son anti-cholestérol Proactiv, la multinationale s’associe avec la Maaf qui propose une réduc’ sur la margarine à ses assurés. Quand Ségo veut séduire la gauche de son parti pas très emballée par ses élans blairistes, elle recrute Montebourg dans un bel exemple de co-branding (alliance de marques) politique tel qu’on n’en avait pas vu depuis Rocard-Mitterrand en 1988.
De son côté, Sarko adore cobrander les people. Et pas n’importe lesquels : «Si Johnny n’était plus le chanteur préféré des Français, Orange, marque leader, ne proposerait pas de télécharger son dernier titre en exclusivité, décrypte Catherine Michaud, présidente de la délégation Marketing Services de l’AACC*. Les leaders politiques font la même chose. Ils choisissent des people qui sont dans le top 10 des personnalités préférées des Français : Johnny pour l’un, Jamel pour l’autre.» C’est grave de recruter une star pour mieux vendre ? C’est pas terrible, pour Catherine Michaud : «Quand on ne sait plus comment parler de sa marque, on prend une personnalité pour habiller le vide. Si le produit est innovant, pas besoin de people
… tout en affirmant leurs capacités d’innovation
Tout conservateurs et frileux qu’ils soient, les Français n’ont pas envie qu’on le leur dise. Les prétendants prônent donc tous le changement. Quand est membre du gouvernement sortant, c’est plus dur. D’où la trouvaille de Sarko qui se présente comme un homme de rupture. Et la rupture, c’est du neuf !
Ségo innove par son look et un discours décapant qui s’assume. «Pourquoi faut-il être triste, moche, ennuyeux pour entrer en politique ?», clame-t-elle, glamour et altière, en couverture du Time Magazine. Mais elle détonne surtout par sa manière de mener une campagne. Avec son site desirsdavenir.org, elle fonde la première tentative de démocratie participative. On peut s’en gausser. Il n’empêche : personne n’était allée aussi loin. «Elle invente la politique 2.0», résume Benoît Héry, vice-président de l’agence Grey.
Mais à trop marketer …
On a longtemps reproché à Ségolène Royal de poser devant les objectifs, mais d’omettre d’émettre des idées. Alors que son entourage se défend aujourd’hui de faire trop de com’ (et a refusé de nous répondre à ce sujet), on lit avec intérêt certains passages de «L’une enchante, l’autre pas» (Calmann-Lévy) du journaliste Claude Lévy qui est allé enquêter sur les terres picto-charentaises de la blanche madone des sondages. On y apprend par exemple que Ségolène Royal a taillé dans les crédits de communication de la région et fermé la vitrine du Poitou-Charentes à Paris au prétexte qu’elle «préfère payer de sa personne.»Elle sait qu’elle est douée pour la com’. Même si elle confond parfois la promo et l’auto-promo.
Ségolène n’est-elle donc qu’une icône qui se reflète dans le miroir des objectifs ? Elle est en tout cas meilleure sur papier glacé qu’à l’oral pour Jeanne Bordeau, fondatrice de l'Institut de la qualité de l'expression et grande prêtresse de la rhétorique : «Elle a une voix fausse, très mal placée. Mais elle a énormément travaillé son visage pour gagner en ouverture ce qui compense son déficit d’expression.» Pour Catherine Michaud, «son personnage est complètement joué. Très calculé, très travaillé. Mais le décalage ne peut pas durer longtemps.» Déjà, une jeune militante bretonne en a fait les frais…
... On abîme l’ADN de sa marque
Sarko sait répéter ses formules chocs et ne craint d’ailleurs pas de les commenter : que d’«auto-gloses» sur le «karcher» ou la «racaille» ! Cependant, ce n’est pas en martelant des slogans provocs que le leader de l’UMP prend le plus de risques. Après tout, il est dans son rôle. Le plus étrange, c’est son positionnement très variable. En bon pragmatique, il sait que l’idéologie doit s’acclimater aux réalités. Mais en prônant des valeurs de gauche (la fin de la double peine) ou en favorisant un certain communautarisme, il prend aussi le risque de brouiller son image. En marketing, on dirait qu’il doit respecter «l’ADN de sa marque». Mais l’ADN pipole de Sarko l’incite parfois à des alliances contre-nature comme ce show avec un rappeur has been qui ne séduit ni les djeuns ni son camp. Trop de marketing tue le marketing…
Éric Le Braz
Potentiel D’attachement
Pour mesurer le capital d’attachement des politiques auprès des Français, l’agence Millward Brown a combiné différents critères, de l’indice de notoriété des candidats (94% des Français connaissent Royal, par exemple) à la «préférence» (22% préfèrent Sarkozy). À ce petit jeu, c’est le chef de l’UMP qui obtient la meilleure note : un score qu’envieraient des marques automobiles ou une chaîne de distribution.
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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 08:48

Alors que le Mouvement des jeunes socialistes organisait à Créteil une conférence de presse suivie d’un spectacle des Yamakasi pour dénoncer et réclamer le retrait de la loi de prévention de la délinquance, son président, Razzye Hammadi a été arrêté par la police.

C’est à l’issue du spectacle des Yamakasi au cours duquel ces hommes araignées sont montés sur un immeuble pour dérouler le drapeau tricolore et affirmer leur attachement à la République que la police est arrivée. Tout se passait pour le mieux jusque là.

Une altercation a alors eu lieu entre un Yamakasi et un groupe de policiers. Razzye Hammadi est intervenu pour tenter d’apaiser les esprits et c’est alors qu’il a été embarqué en même temps que le Yamakasi. Certains journalistes sur place ont été pris à partie par la police alors qu’ils tentaient de filmer la scène.

Le Mouvement des jeunes socialistes réclame la libération immédiate de son président, Razzye Hammadi ainsi que celle du Yamakasi arrêté.

Le Mouvement des jeunes socialistes amplifiera les actions visant à sensibiliser les citoyens sur les risques que fait peser la loi de prévention de la délinquance.

Voir fiche du MJS à ce sujet

voir les photos

voir la video de l’arrestation


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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 14:23
Résultats de sondages contradictoires pour la présidentielle 2007

es Français préféreraient voir Ségolène Royal élue présidente en 2007 mais donneraient néanmoins leur voix à Nicolas Sarkozy au premier tour. C'est ce qui ressort de deux sondages CSA et TNS/Sofres/Unilog, publiés lundi 9 octobre, respectivement dans Le Parisien et Le Figaro.
Ainsi, à la question "Quelle personnalité préféreriez-vous voir élue présidente de la République ?", 49% des électeurs portent leur choix sur Mme Royal, contre 39% pour M. Sarkozy, rapporte un sondage CSA effectué pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et i-Télé. La première se distingue notamment par sa popularité auprès des jeunes, dont 66% la préfèrent, contre 22 % pour le ministre de l'intérieur. Des résultats que le directeur de l'institut CSA, Stéphane Rozès, explique, dans Le Parisien, par "le jugement positif de la capacité à gouverner" de Ségolène Royal.

Le Figaro s'est, de son côté, intéressé aux intentions de votes, montrant, dans une enquête TNS/Sofres/Unilog, que le président de l'UMP devancerait au contraire la favorite de la primaire socialiste au premier tour de l'élection présidentielle. En recueillant 38% des voix, M. Sarkozy gagnerait 2 points par rapport au sondage du Figaro de septembre et creuse l'écart vis-à-vis de Ségolène Royal, qui n'obtient plus que 29,5% des voix, et recule donc de 4,5 points, précise le quotidien.

Pour expliquer ces chiffres, "l'actualité" qui"vient d'être dominée par les questions d'immigration et de sécurité", analyse le directeur du département politique et opinion TNS Sofres, Brice Teinturier, dans Le Figaro. "Sur ces sujets, le ministre de l'intérieur agit et en tire bénéfice."

ROYAL SEULE CANDIDATE À POUVOIR DEVANCER SARKOZY

Celui-ci rapporte, en outre, que l'avance de la présidente de la région Poitou-Charentes face aux deux autres prétendants à la candidature socialiste, MM. Fabius et Strauss-Kahn, connaît également "une érosion notable, notamment dans les intentions de vote des ouvriers et des professions intermédiaires".

Les deux enquêtes se retrouvent néanmoins sur un point : la présidente de la région Poitou-Charentes est la seule candidate à l'investiture socialiste à distancer le ministre de l'intérieur. Le Parisien estime que "si les Français avaient le choix entre Dominique Strauss-Kahn et Sarkozy, 40% voudraient voir le premier à l'Elysée contre 44% pour le second". Avec Laurent Fabius, 36% voteraient pour ce dernier contre 48% pour le président de l'UMP.

Selon le Figaro, Nicolas Sarkozy accentue son avance avec 39% des intentions de vote face à Dominique Strauss-Kahn, crédité de 20%, et Laurent Fabius de 15%. 

Le Figaro constate, en outre, qu'aucun des petits et moyens candidats ne semble aujourd'hui arriver à percer. Le président du FN, Jean-Marie Le Pen, arriverait en troisième position avec 9,5%, devançant le président de l'UDF, François Bayrou (7%), Philippe de Villiers (3%), Arlette Laguiller (3%) et Dominique Voynet (2%).
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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 11:04
Le cas travailliste, à méditer,
par Philippe Marlière

nciens et nouveaux adhérents, fidèles de courants et ralliés de la dernière heure, les socialistes éliront bientôt leur candidat à l'élection présidentielle. Ils feront bien entendu ce choix en connaissance des ambitions de chacun des 3 prétendants. Pour éclairer leur jugement, ces militants seraient bien avisés d'étudier de près le cas travailliste. Le PS est en apparence éloigné du travaillisme britannique, mais pourrait grandement s'en rapprocher à l'issue de ce scrutin interne.

Le 12 mai 1994, le leader travailliste John Smith décéda brutalement. M. Smith était un social-démocrate attaché au lien avec le mouvement ouvrier. Il envisageait un partenariat avec les syndicats pour mettre en oeuvre le programme social de son parti (arrêt de la privatisation des services publics, instauration d'un salaire minimum, lois de décentralisation). A l'heure de son décès, l'ultra-libéralisme thatchérien était discrédité et John Smith aurait aisément remporté l'élection de 1997. Tony Blair, son successeur, fut élu par les adhérents, après que Gordon Brown, son concurrent principal, eut renoncé à se présenter.

En 1994, M. Brown était perçu comme un social-démocrate de gauche, proche des syndicats, une figure appréciée des militants. Des cadres influents du parti et des syndicats se détournèrent de lui au dernier moment. Ils estimèrent que sa réputation d'homme de gauche pourrait effrayer l'électorat flottant et que son profil intellectuel "ne passait pas" dans les médias. Issu d'un milieu conservateur, ostensiblement distant vis-à-vis du parti et, surtout, terriblement photogénique, Tony Blair reçut l'appui de l'appareil. C'est ainsi que ce grand parti du salariat se persuada de soutenir Blair : il fallait présenter aux électeurs le candidat que les sondages plébiscitaient.

Très peu de ces cadres travaillistes firent ce choix par conviction politique. Ils expliquèrent qu'une fois élu, le "droitier Tony" se soumettrait au parti et mènerait une politique sociale-démocrate. Ces barons travaillistes ne prirent pas au sérieux les propos du futur premier ministre. Mal leur en a pris. Dès 1994, Tony Blair annonça la fin de la social-démocratie britannique. Entre 1997 et 2006, il a tenu parole.

A partir de 1995, le discours travailliste, déjà très recentré, prit une tournure résolument droitière. Tony Blair entreprit de faire de son parti le parti des entrepreneurs et du business, se fit le chantre de l'économie flexible. Il affirma vouloir dépasser "l'opposition stérile" entre la gauche et la droite et promit de ne revenir ni sur la plupart des lois antisociales de l'ère Thatcher ni sur les privatisations les plus scandaleuses de cette période (les chemins de fer). Sur les questions de sécurité, il déborda sur leur droite les conservateurs, préconisant l'incarcération des mineurs délinquants.

Tony Blair discourut sur les droits et les devoirs civiques, stigmatisant les "chômeurs oisifs" qui vivent volontiers des allocations. Culturellement conservateur, il opéra une volte-face sur des questions de société, sensible aux arguments électoraux de son entourage (l'homoparentalité).

Il vanta les mérites de la démocratie participative dans un livre manifeste (New Britain, My Vision of a New Country, 1996) : il fallait, confiait-il, "décentraliser le pouvoir le plus près des gens, leur permettre de prendre les décisions qui les affectent". Ce ne furent que des paroles. Il renâcla à mettre en place les lois de décentralisation, court-circuita le National Executive Committee (l'instance exécutive du parti) au profit de structures technocratiques sous ses ordres et traita avec mépris l'opposition populaire à sa politique (guerre d'Irak, privatisation des services publics, vote d'investiture du candidat travailliste à la mairie de Londres en 2000).

Quand les syndicats s'opposèrent à ses partenariats privé- public dans les services publics (c'est-à-dire leur privatisation rampante), Blair les qualifia de "forces du conservatisme". Le New Labour facilita les adhésions par Internet à 10 £ la carte. Entre 1995 et 2000, le nombre d'adhérents passa de 200 000 à 450 000. Très peu de ces nouveaux adhérents (essentiellement issus des classes supérieures) prirent part à la vie du parti. Ils votèrent en masse les réformes visant à prendre congé des politiques sociales-démocrates.

Une telle rupture avec la tradition socialiste et les attentes populaires découragea les plus dévoués des militants. Aujourd'hui, le Parti travailliste ne compte plus que 180 000 adhérents. Les syndicats, hostiles à la politique du New Labour, ont réduit ou supprimé le montant de leur contribution politique, certains encore se sont désaffiliés du parti.

A partir de 2001, le terme "New Labour" avait disparu des publications du parti, tant il était tourné en dérision par le public. Le fumeux débat sur la "troisième voie", censée théoriser la philosophie blairiste, lassa et cessa au même moment. L'amorçage d'un débat national sur la "société du respect" il y a un an a connu un bide retentissant. Les médias parlèrent à cet égard de marketing creux. Les 3 succès électoraux du blairisme ont été acquis contre un Parti conservateur détesté du public et très droitier.

Le scrutin majoritaire à un tour a assuré le reste : en 2005, avec 35% des votes exprimés, le Parti travailliste a obtenu 55% des sièges. Lors de ces 3 élections, le vote travailliste a dégringolé de 13,5 millions à 10,7 millions, puis à 9,6 millions de voix. Le taux de participation est passé de 72% à 59% entre 1997 et 2001. L'abstention atteint un niveau record en Europe chez les jeunes et les catégories populaires. 10 ans après, le candidat des sondages a vieilli ; son sourire un peu figé se fait désormais rare. Il va laisser derrière lui un parti en ruine et un Royaume-Uni plus néolibéral que jamais.


Philippe Marlière, maître de conférences en science politique à l'université de Londres.

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 14:53



Texte adopté par 36 voix pour, 14 abstentions, et 2 NPPV

par le Conseil national du NPS - Paris, le 6 octobre 2006

« Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître. »

Chacun d’entre nous est tendu vers un seul objectif : battre la droite en 2007. En même temps, chacun d‘entre nous s’interroge légitimement sur le meilleur moyen d’y parvenir.

A quels principes pouvons nous nous en remettre quand le doute malmène nos certitudes ?

Essentiellement à notre patrimoine politique commun, c’est-à-dire ce que nous croyons juste de dire et de faire. Nous ne sommes pas des militants socialistes nés il y a quelques jours, vierges de toute expérience, de toute connaissance et de toute conviction.


Depuis quatre ans, en tant que courant du Parti Socialiste, nous avons analysé les fractures béantes de la société française, nous avons fait respirer la politique là où les institutions de la cinquième république asphyxient le débat démocratique, nous avons combattu la cécité de certains responsables socialistes face à la dérive libérale de la construction européenne et face à l’impact social de la mondialisation.


Ces quatre années laissent le souvenir de belles conquêtes lors des victoires électorales des régionales ou des européennes, lors du 29 mai 2005, ou du mouvement contre le CPE. Mais elles incluent aussi le goût amer d’une société devenue plus violente, plus dure avec les faibles, plus incertaine, plus soumise que jamais aux intérêts des puissances financières.


Ce que nous voulons, ce n’est pas seulement lever une espérance en faveur d’un homme ou d’une femme providentiel(le), c’est répondre concrètement à la demande démocratique et sociale. C’est pour cela que le NPS a pesé de toutes ses forces sur l’écriture du projet des socialistes. Nous voulions que celui-ci soit le plus légitime possible au moment d‘entrer dans une campagne dont nous savions que la personnalisation risquait d’éclipser.


A l’heure où le parti semble convulser, saisi tout entier par le vertige de la présidentialisation et de la personnalisation, l’idée que nous nous faisons de notre devoir de militants socialistes, consiste à réaffirmer que notre rôle est et doit être de préférer le projet à son interprète. A l’heure où un dirigeant du PS affiche l’ambition de changer la nature de notre parti pour l’adapter, aux lendemains de l’élection présidentielle, aux institutions de la cinquième République, l’un des choix qui est en jeu se situe entre un parti d’orientation, de réflexion collective et de structuration du débat politique et celui d’un parti de supporters.


Cette campagne de désignation interne conduira des militants du NPS à réaliser des choix différents. Condamne-t-elle le NPS ? Nous ne le croyons pas. Nous ne l’acceptons pas.


Notre débat à Saint-Nazaire a rappelé avec force la volonté unanime des militants à maintenir l’unité d’un courant dont l’influence, les idées et la force, seront indispensables au candidat désigné en novembre.


Mais au delà, un courant comme le notre conserve une fonction indispensable pour encourager le rassemblement de la gauche aux côtés des socialistes, et pour maintenir le parti en éveil aux côtés du futur gouvernement de gauche si, comme nous le souhaitons, nous l’emportons en 2007.


Le Premier secrétaire a décliné l’appel à rassembler les socialistes autour de sa candidature.


La tentation de la captation de tout ou partie de NPS par tel ou telle candidat(e) existe. Tout ce qui divise le NPS l’affaiblit et réduit en conséquence ses capacités à influencer l’avenir.


Le rôle du NPS ne peut pas se réduire à l’ajout de quelques noms dans la liste d’un comité national de soutien.


Les candidats sont maintenant connus. Le choix ne dépendra pas tant de leur programme (tous s’engagent à respecter le vote du 21 juin) que de la manière dont ils comptent l’appliquer :

  • Quelle stratégie de rassemblement pour la gauche dès le premier tour ?

  • Quels leviers et quel agenda à la question de la hausse du pouvoir d'achat et des salaires ?

  • Au delà du rejet de la constitution européenne, quelles propositions concrètes pour la présidence française de l’UE en 2008 ?

  • Quelles mesures et quel calendrier de réforme institutionnelle pour une nouvelle République parlementaire ?

  • Comment faire vivre un parti politique collectivement et collégialement dans des institutions qui ne le permettent pas ?

Nous proposons donc de les interpeller sur ces choix politiques et stratégiques afin mener le PS et toute la gauche à la victoire en 2007.


Nous nous engageons à respecter le voeu exprimé par les militants à Saint-Nazaire en faveur de l’unité du courant. Nous nous engageons à ne rallier aucun candidat en le faisant au nom du NPS. Nous voulons que les exigences politiques, telles que nous les avons définies dans notre texte commun à Saint-Nazaire, l’emportent sur toute autre considération. Nous souhaitons rester, dans les divisions liées à la compétition interne, comme dans les phases ultérieures, un pôle de stabilité et de responsabilité. Nous nous engageons à trouver les voies d’un dialogue exigeant et constructif avec les candidats pour faire du respect du projet, du rassemblement de la gauche et d’une certaine conception du parti socialiste, les principes et repères d’une campagne électorale qui nous conduise à l’indispensable victoire.

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 15:20
Paradoxe politico-industriel, une telle initiative pourrait mettre d'accord patronat et syndicats. Renationaliser EDF ?
Par Grégoire BISEAU, journaliste à Libération.
Si Laurence Parisot, la présidente du Medef, avait de la suite dans les idées et un peu de goût pour les mises en scène iconoclastes, voici ce qu'elle ferait. Elle convoquerait une conférence de presse avec son ennemi de toujours, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, pour lancer un appel solennel à la renationalisation immédiate d'EDF. Un duo suffisamment déroutant pour être sûr de se hisser jusqu'au menu du 20 heures et de lancer un débat qui aurait toutes les chances de mettre cul par-dessus tête la classe politique. Pour une fois, voilà que les revendications du Medef (la défense de la compétitivité des entreprises françaises) viendraient croiser celles de la CGT (la défense de l'héritage du vieux capitalisme d'Etat et du service public). A qui devrait-on cette troublante convergence d'intérêts ? A la hausse vertigineuse des tarifs d'électricité pratiqués auprès des industriels.
Bien sûr, le Medef se contente pour l'instant de se déclarer «très préoccupé» du coup porté aux entreprises françaises, refusant d'appeler à l'impensable renationalistaion d'EDF et de renier sa foi dans le tout-privé. Pourtant, nombre de patrons d'entreprises petites ou grosses jugent la situation suffisamment grave pour défendre, pour une fois, le retour du tout-Etat.
Comment en est-on arrivé là ? Par un énorme malentendu. Tout commence avec l'ouverture à la concurrence des marchés de l'énergie en Europe. Selon le bon vieux principe néolibéral, davantage de concurrence doit entraîner une baisse des prix de l'électricité, et donc une amélioration de la compétitivité de l'Union européenne. On a donc autorisé les entreprises qui le souhaitaient à quitter les tarifs «régulés» (fixés par l'Etat), pour adopter des tarifs «libres» (fixés par le marché). Les entreprises ont eu le choix entre trois options : partir à la concurrence, rester chez EDF mais se mettre au tarif «libre», ou ne pas bouger, en restant au tarif régulé. Que s'est-il passé ? Les prix de marché se sont envolés tandis que l'Etat imposait au même moment à EDF de ne pas augmenter son tarif au-dessus de l'inflation pendant cinq ans. Résultat : les entreprises restées au tarif «régulé» bénéficient aujourd'hui d'un électron environ 40 % moins cher ! Pour les autres, celles qui ont voulu jouer l'ouverture des marchés, le bilan est saumâtre. Etranglées et particulièrement humiliées de s'être fait berner par cette fausse promesse de baisse de prix, certaines menacent carrément de «délocalisation». Profitant du débat parlementaire sur la privatisation de GDF, le gouvernement a concocté spécialement pour elles un objet fiscal encore non identifié dans une économie de marché : une taxe, payée par Suez et EDF, et versée à leurs concurrents (comme le petit Poweo) pour leur permettre de réduire le prix de leur électricité...
Par quel étrange mécanisme plus de concurrence a-t-il pu aboutir à une telle envolée des prix ? En fait, rien n'indique que l'ouverture des marchés ait introduit plus de concurrence. D'abord parce que le marché européen de l'électricité n'existe pas, ou très peu : les interconnexions avec les pays voisins sont soit saturées (Angleterre et Allemagne) soit inexistantes (Italie et Espagne), ce qui limite d'autant la capacité des acteurs compétitifs à exporter. Par ailleurs, produire et vendre de l'électricité n'est pas à la portée de la première bourse, ce qui limite le nombre des nouveaux acteurs. Dans ce contexte, les géants européens de l'énergie ont un intérêt (évidemment non avoué, pour ne pas prêter le flanc aux critiques de Bruxelles) à ne pas se lancer dans une guerre commerciale, perdante pour tous.
La montée en flèche du prix de l'électron se nourrit ensuite d'un déficit d'offre. Il y a encore cinq ans, on disait l'Europe en surcapacité de production pour longtemps. Mais aujourd'hui tout le monde dresse un constat inverse et les chiffres les plus astronomiques d'investissement nécessaire, à horizon de dix ans, circulent. Les marchés anticipent tout cela. Et dans une période de hausse du prix du baril de pétrole et des matières premières en général, et de plus grande rigueur environnementale (protocole de Kyoto), les traders anticipent la hausse du prix de l'électron. D'où l'envolée.
EDF bénéficie, grâce au nucléaire, d'un précieux avantage compétitif, notamment vis-à-vis de son partenaire allemand, qui a fait, lui, le choix d'en sortir. Si EDF augmente aujourd'hui ses tarifs libres, ce n'est pas parce que ses coûts augmentent (ils devraient même avoir tendance à baisser du fait des gains de productivité), c'est tout simplement parce que l'électricien s'aligne sur le marché. C'est d'ailleurs ce qui fait la singularité du cas EDF par rapport à GDF. Car les coûts d'approvisionnement de ce dernier évoluent, eux, avec le prix du marché mondial du gaz, lui-même indexé sur celui du pétrole. Bref, pendant que les prix de l'électricité augmentent, les profits d'EDF montent de manière quasi proportionnelle.
On ne peut pas reprocher à une entreprise cotée de chercher la maximisation de son profit. En transformant sa rente nucléaire en superdividende, le patron d'EDF ne fait que son métier : satisfaire ses actionnaires. Demain, on peut même imaginer qu'il partira en guerre pour que l'Etat abandonne, au nom de la concurrence, ses tarifs régulés, encore tolérés par la Commission européenne. Alors, la victoire du marché sera totale : EDF pourra tranquillement augmenter ses prix, jusqu'à les aligner sur ceux de la concurrence allemande. Et la France se retrouvera dans la situation ubuesque : assumer les désavantages du tout-nucléaire (déchets, risques...), sans bénéficier de ses avantages (une électricité bon marché).
Comment sortir de ce cauchemar ? Très simplement : en renationalisant EDF. Non pas au nom du service public, comme le revendique la gauche. Mais pour forcer l'ex-monopole public à transformer sa rente nucléaire non pas en dividendes pour ses actionnaires, mais en baisse de prix pour ses clients. Or, aujourd'hui, l'Etat actionnaire est coincé : il est difficile d'imposer aux autres actionnaires privés d'EDF des baisses de tarifs donc de profits. D'où la nécessité d'une renationalisation.
Un homme politique de gauche pourra objecter que l'Etat, avec ses 80 % du capital d'EDF, a un intérêt à ce que le groupe public réalise au contraire de gros profits pour lui verser de confortables dividendes. Ce serait autant d'argent pour financer de nouveaux biens publics ou désendetter l'Etat. Un joli paradoxe politico-industriel...

http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/208366.FR.php
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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 13:15
Ségolène Royal "est de droite"... selon Pierre Bourdieu

'est le buzz du moment. Elle n'est pas encore investie par le PS qu'on apprend que Ségolène Royal est... de droite. Non contente d'avoir peut-être coulé le Rainbow Warrior, via son frère Gérard, d'être célébrée dans une chanson pastiche qui circule sur Internet, la voilà habillée pour l'hiver par Pierre Bourdieu, en personne et à titre posthume.

Dans une séquence de 11 minutes et 9 secondes, diffusée par la télé libre Zaléa TV sur le bouquet télé de Free, puis reprise sur Daily Motion et Youtube, Pierre Bourdieu est interviewé par Pierre Carles et Gaby Reich, une journaliste allemande, sur la différence entre la gauche et la droite. "Ségolène Royal, pour moi, instantanément, on sait qu'elle n'est pas de gauche", déclare Bourdieu, après diverses considérations sur les années 60.
Il ajoute une anecdote rapportée par Rémi Lenoir, élève de Bourdieu et professeur à l'ENA qui décrit Ségolène Royal choisissant la gauche comme "plan de carrière". Vient, après plus de 8 mn de discussions, "la" phrase définitive: "Elle a ce que j'appelle un habitus, une manière d'être, de parler qui vous dit qu'elle est de droite, même si elle tient des propos de gauche." Le verdict est sans appel. Il intervient  à l'issue d'une semaine mouvementée pour la candidate déclarée à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007.

"CÉLIMÈNE"

Dans le courant de la semaine dernière, 2 groupes ont mis en ligne sur YouTube des parodies qui célèbrent la favorite des sondages pour l'investiture du PS à la présidentielle. Tous deux ont adapté la chanson "Célimène" de David Martial, prénom remplacé par "Ségolène""C'est une reine, Ségolène, elle nous entraîne, Ségolène, c'est une souveraine/Tous les Français en ont envie, le populo et les nantis/Elle l'empêche de dormir la nuit. Qui ça? Sarkozy !", chantent Les gars de la Royal dans leur "segoleneroyalmix". Le morceau zouk du second groupe, Classe-Affaires, s'en rapproche.

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 13:10
Visionner l'intervention de Benoît HAMON à Saint-Nazaire le dimanche 24 septembre lors de l'université de rentrée du Nouveau Parti socialiste :
http://www.dailymotion.com/video/xfnx7_saint-nazaire-benoit-hamon-nps-2409
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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 09:26
L'IRA a définitivement renoncé à la lutte armée

'IRA est désormais engagée de manière irréversible sur la voie de la paix : cette conclusion mercredi d'un rapport d'experts, qualifiée d'historique par Londres et Dublin, donne une note d'optimisme à une semaine de négociations cruciales sur l'avenir de l'Irlande du Nord.

Les gouvernements britannique et irlandais peuvent maintenant faire pression sur le chef du principal parti protestant, le tribun Ian Paisley, pour qu'il accepte de partager le pouvoir avec les élus catholiques du Sinn Féin, l'aile politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA). L'IRA "est désormais fermement engagée dans une stratégie politique, rejetant le terrorisme et les autres formes de crime", a déclaré la commission chargée de surveiller les paramilitaires, dirigée par l'ancien directeur de la CIA Dick Kerr.

L'IRA a "démantelé ses structures militaires, y compris son quartier général, les services responsables de l'approvisionnement en armes, de l'ingénierie (fabrication d'engins explosifs) et de l'entraînement""mis à pied ses volontaires et supprimé leur budget", relève pour la première fois le rapport. des militants, assure le rapport des quatre experts de la Commission indépendante de surveillance (IMC). La principale organisation clandestine d'Irlande du Nord a

LA VOIE VERS UN "RÈGLEMENT FINAL"

Londres et Dublin ont salué mercredi un rapport "d'une importance capitale" voire "historique". Peter Hain, ministre chargé de l'Irlande du Nord, a parlé de "changement irréversible et sismique". "Les conclusions positives du rapport sont d'une signification considérable", a également estimé le premier ministre irlandais, Bertie Ahern, "elles sont la preuve que les conditions de sécurité en Irlande du Nord ont changé de façon radicale"

Seuls les Démocrates unionistes (DUP) du révérend calviniste Ian Paisley semblent encore douter des intentions de l'IRA et de son aile politique. "Nous devons prendre le temps d'étudier ce rapport, des problèmes demeurent, quant à l'implication de l'IRA dans des activités criminelles notamment et Sinn Féin doit encore accepter la légitimité de la loi et de la police" en Irlande du Nord, a-t-il assuré.

La semaine prochaine, des pourparlers sont prévus à St Andrews, en Ecosse, pour tenter de remettre en route les institutions régionales en Irlande du Nord, et Peter Hain a estimé que le rapport de l'IMC "ouvrait la voie à un règlement final". Londres et Dublin ont donné jusqu'au 24 novembre aux protestants et aux catholiques pour s'entendre sur un partage du pouvoir. Sans accord au 24 novembre, l'Assemblée de Belfast, qui siège de nouveau symboliquement depuis mai, après trois ans de suspension de ses travaux, sera supprimée et l'Irlande du Nord gouvernée par Londres, avec la participation de Dublin.
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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 10:46
"Fabius et DSK comptent sur les débats télévisés"

par Robert Schneider, conseiller auprès de la direction de la rédaction du Nouvel Observateur

Quels sont les points forts et les faiblesses des 3 candidats à l'investiture PS ? Que sait-on de leur programme ?
- Comme le prouvent les sondages, Ségolène Royal est extrêmement populaire et dégage une sorte d'aura mythique. Elle incarne le renouveau, dans sa manière de parler des problèmes concrets. En même temps, elle revendique des racines de gauche, en tant que conseillère de François Mitterrand et membre du Parti socialiste depuis plus de 20 ans. Elle est en outre soutenue par beaucoup de "barons locaux" à la tête des grandes fédérations du PS qui comptent, notamment celles des Bouches-du-Rhône, du Nord, de l'Aude, de l'Hérault� Enfin, la majorité des nouveaux adhérents du PS sont venus pour elle. Quant aux anciens, ils s'alignent en général sur les positions de leurs dirigeants locaux. Mais malgré ses atouts, beaucoup doutent encore de sa stature présidentielle. Elle soulève de vrais problèmes mais tend à les traiter un par un. Ses propositions manquent de cohérence.
Laurent Fabius est son exact opposé: il a la stature d'un homme d'Etat, l'expérience des plus hautes fonctions - Premier ministre, président de l'Assemblée nationale, chef du PS, ministre à maintes reprises�-, et après le départ de Lionel Jospin, beaucoup pensaient que "c'était son tour", en tant que "fils spirituel" de Mitterrand. Mais il est très impopulaire, dans l'opinion et au sein même du parti. Du fait de son ancienneté, il a été mêlé à toutes les bagarres internes et apparaît comme un "éléphant" du PS. Enfin, il a perdu des fidèles avec son "non" à la Constitution européenne. Lui pensait que cette prise de position allait être un atout pour rassembler la gauche. Mais finalement, pour la gauche de la gauche, il reste le social-démocrate qu'il était à Bercy.
Dominique Strauss-Kahn, qui a été lui aussi ministre de l'Economie, partage avec Fabius cette image. Il est toutefois le seul à avoir réussi à élaborer un discours social-démocrate qui tienne compte des évolutions modernes. A ce titre, il est bien vu dans le milieu d'affaires. Il y possède l'image d'un "gestionnaire raisonnable", même si ses prises de position récentes "plus à gauche" ont un peu déçu. Mais il reste très clair dans ses discours, très pédagogue. Il est en outre soutenu par les anciens rocardiens et une partie des jospinistes. Toutefois, son image de social-libéral - il voulait être le "Blair français"- reste un lourd handicap. Et puis, il donne davantage l'impression de postuler pour Matignon que pour l'Elysée, sans doute à cause d'un certain manque de charisme.
En ce qui concerne leur programme, tous les trois assurent qu'ils respecteront le projet socialiste, en l'adaptant sur certains points. Ce qui revient finalement à des propositions assez proches. Quelques différences cependant: Fabius s'est présenté comme le candidat des petites gens, DSK veut incarner la social-démocratie rénovée et Ségolène Royal veut répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens. Il est vrai que sur les grandes questions (économie, international�), la favorite des sondages ne s'est pas encore prononcée, d'où les critiques à son encontre. Mais dans les faits, c'est elle qui a lancé le débat politique ces derniers mois au PS en parlant d'éducation, de famille�

Face à l'écrasante domination de Ségolène Royal dans les sondages, Fabius et Strauss-Kahn ont-ils une chance de l'emporter ?
- Il est quasiment certain que les sondages influencent les militants qui votent. Mathématiquement, le retrait de Jospin et Lang donne encore plus de chances à Ségolène de passer dès le premier tour lors des primaires. Mais la campagne qui débute ce mardi va durer six semaines. Chez certains militants, une petite peur est toujours présente: Ségolène fait-elle le poids? Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn comptent sur les débats internes, dont certains seront télévisés, pour faire la différence. Ils soutiennent qu'ils sont plus complets, plus expérimentés qu'elle et qu'ils ont la stature de la fonction qui fait défaut à leur rivale. Les deux anciens ministres espèrent que cette différence se verra au moment des confrontations. C'est aussi ce qu'espéraient Jospin et Lang. Pour l'heure, Ségolène est toujours largement en tête.

Laurent Fabius a remis en cause l'impartialité du premier secrétaire, François Hollande, par rapport à sa compagne, Ségolène Royal. Pensez-vous que le scrutin puisse être faussé par cette situation inédite ?
- Si la direction donne des moyens matériels supplémentaires à l'un des candidats, en l'occurrence Ségolène Royal, pour mener sa campagne, oui. Mais ceci n'est pas prouvé. En revanche, il est logique que les dirigeants socialistes, y compris le premier secrétaire, se prononcent pour l'un des trois candidats d'ici au vote. Il est vrai que François Hollande se trouve dans une situation particulière, puisqu'il est le compagnon d'une candidate à l'investiture. Il affirme, dans une interview au Monde qui paraît ce mardi après-midi, qu'il ne fera pas connaître son choix "durant la période où les militants doivent faire le leur". A quoi bon puisque tout le monde le connaît... N'a-t-il pas déclaré très récemment qu'on connaissait son choix de coeur!
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