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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 10:39
Les différences entre les trois candidats
Voici les principales propositions des trois candidats à l'investiture socialiste pour la présidentielle, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

LAURENT FABIUS, qui se présente comme "clairement à gauche", prône une augmentation immédiate du Smic de 100 euros (objectif : un Smic à au moins 1.500€ d'ici 2012). Les exonérations de cotisations sociales des grandes entreprises seront "progressivement supprimées" au profit des emplois-jeunes, de la recherche et du soutien aux investissements des PME.
L'Etat se substituera aux maires qui refusent les 20% de logements sociaux (seuil légal).
Une loi-programme fixera sur 5 ans les objectifs à atteindre en matière de développement durable, domaine confié à un ministre d'Etat ou à un vice-premier ministre.
Une nouvelle république parlementaire devra être mise en place, par un référendum à l'automne 2007. Outre ce que prévoit le projet socialiste, Laurent Fabius préconise la parité au sein du gouvernement.

SEGOLENE ROYAL, qui se veut proche des problèmes des gens, met surtout en avant des valeurs ("la République du respect", "l'ordre juste", "la politique par la preuve"). Plus concrètement, elle est favorable à l'encadrement militaire des jeunes délinquants, la mise sous tutelle des allocations familiales de parents de jeunes délinquants, l'assouplissement de la carte scolaire, la révision des 35 heures, une "vraie" décentralisation, la rénovation des relations sociales (grâce au "syndicalisme de masse"). Elle défend aussi le "co-développement" avec les pays d'émigration, la coopération décentralisée, et la régularisation des sans-papiers "au cas par cas".

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN, qui se revendique social-démocrate, propose que l'on passe, pour l'école, "de l'égalité formelle à l'égalité réelle", avec une concentration des moyens pédagogiques pour les élèves qui en ont le plus besoin, la création de filières professionnelles longues, la démocratisation de l'enseignement supérieur (50% d'une classe d'âge à Bac +3).
Il veut attaquer les inégalités à la racine et propose notamment une "régulation des licenciements économiques" et "la sécurisation des parcours professionnels".
Il faut "bâtir l'Europe sociale du XXIe siècle", avec un revenu minimum européen et une sécurité sociale professionnelle.
En politique de la ville, il faut lutter contre la ségrégation territoriale, avec financement des services publics locaux, interdiction (le projet dit "contrôle") des ventes à la découpe.

Leurs déclarations de candidature

Ségolène Royal : "Le social et le national marchent ensemble"

Plus les insécurités sociales quotidiennes et la précarité gagnent du terrain, plus les Français ont mal à la France. Et plus ils s'inquiètent de la pérennité de la nation, moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière aux autres. Car, chez nous, on le sait, le social et le national marchent ensemble, et c'est l'Etat qui est le garant de leur alliance. Ce pacte républicain est aujourd'hui malmené, affaibli, parfois même frontalement remis en cause. Or les Français y sont attachés mais se demandent s'il est encore viable, et si oui, comment l'actualiser. Au nom de quelles valeurs, pour quelles sécurités nouvelles, en vue de quels équilibres ?

Je vous le dis : la campagne des élections présidentielles va permettre de refonder ce pacte républicain et d'apporter la preuve que la parole sera tenue. (…)

Laurent Fabius : "Vers une république parlementaire nouvelle"

Le projet socialiste que je porterai comprendra d'abord l'amélioration du pouvoir d'achat, en particulier par l'augmentation du smic, des salaires et des retraites. J'engagerai un effort massif pour l'emploi, qui implique des entreprises dynamiques; un effort pour l'éducation, la formation et la recherche; un effort pour le logement et la santé.

Avec le nouveau gouvernement qui sera constitué et qui sera composé à égalité de femmes et d'hommes, j'avancerai vers une république parlementaire nouvelle, organisant une vraie responsabilité politique, défendant les services publics et tenant bon sur le terrain de la laïcité.

Enfin, je me mobiliserai pour relancer et réorienter la construction européenne sur le plan social, économique, écologique, en tenant compte évidemment des résultats du référendum ; (…)

Dominique Strauss-Kahn : "Priorité à la question économique et sociale"

Je partage beaucoup de choses avec Ségolène Royal. Mais il y a des différences. D'abord, je ne crois pas que ce débat [au PS] soit une "machine à perdre". Je ne crois pas que dans la mondialisation, avec les emplois qui disparaissent, il y ait une autre priorité que la question économique et la question sociale. Il me semble qu'elle met l'accent sur d'autres sujets. Et nous n'avons pas la même conception de la présidence de la République.

Moi, je ne veux plus d'un président arbitre. Je veux un président qui met la main à la pâte. (…) Les pays qui nous entourent ont tous des exécutifs qui conduisent la vie politique du pays. Il faut que nous sortions de ce président monarque, que l'on a connu, à droite comme à gauche d'ailleurs, et qui ne correspond plus aux temps de demain. Je suis le seul au PS à avoir cette conception de la présidence.

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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 10:35
DSK raille ceux qui refusent le débat
A ceux qui "craignent que le débat abîme le candidat" Dominique Strauss-Kahn rappelle qu'il faudra bien "aller débattre avec Nicolas Sarkozy dans la vraie élection".


Dominique Strauss-Kahn (Sipa)
 
 

"Il faut du débat", a martelé mercredi 4 octobre le candidat à l'investiture socialiste Dominique Strauss-Kahn, rappelant à ceux qui "craignent que le débat abîme le candidat" qu'il faudra "aller débattre avec Nicolas Sarkozy dans la vraie élection".
"Plus il y aura du débat, plus le débat sera du face-à-face, plus je serai content", a lancé Dominique Strauss-Kahn sur France-Inter. "Plus le débat sera masqué et évité, moins ce sera bon. Le débat nous enrichit."
"Certains craignent que le débat n'abîme le candidat", a-t-il relevé. Mais "si on craint d'être abîmé par le débat, il ne faut pas aller débattre avec Nicolas Sarkozy dans la vraie élection" présidentielle.

Six débats
Les adversaires socialistes de Ségolène Royal ont accusé la candidate d'être réticente aux débats internes au sein du PS. Elle a toutefois accepté que 6 débats soient organisés pendant les 6 semaines de la compétition interne au PS.
Dominique Strauss-Kahn a précisé qu'il n'était toujours "pas rassuré sur les conditions du débat" à l'intérieur du parti. Interrogé sur l'attitude du Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, compagnon de Ségolène Royal, le candidat a souhaité "qu'il s'investisse massivement" dans l'organisation de ces débats pour en garantir l'impartialité. "Ce sont des problèmes que je crois secondaires", a-t-il néanmoins ajouté. (AP)
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 14:38
Socialiste au 4e degré
Par Pierre MARCELLE

Connaissiez-vous Christophe Caresche ? Moi non plus, jusqu'à la semaine dernière que je découvrais le sens de l'humour de ce député ségocialiste parisien, adjoint au maire pour les questions de sécurité. Tout au plus me souvenais-je qu'il fit partie, au début de l'été, des parrains de ce projet de loi visant à punir de 3 750 euros les clients des prostitué(e)s ­ initiative qui, à l'époque, m'amena à regarder M. Caresche comme un drôle de client. C'est le même qui, jeudi et dans les pages du Monde,  «n'excluait pas», en cas de maintien de Lionel Jospin dans la course à l'investiture présidentielle, des « manifs de militants PS contre lui», dans la rue où réside le grand ex-premier secrétaire et ministre. Tiens, me dis-je en mon for, le défilé automne-hiver des charognards aspirant à se faire une carrière sur le cadavre du grand gris a déjà commencé, et c'est le caressant Caresche qui ouvre le bal des faux-culs ! Et je l'imaginai, l'adjoint à la sécurité, conduisant rive gauche une troupe plus fournie que celle des socialistes apportant à Cachan ou à Limoges leur socialiste soutien aux affamés de papiers jeûnant depuis trente-cinq ou quarante jours. Après tout, songeais-je avec fatalisme et résignation, il faut à tout un commencement et un apprentissage. Quand ils auront bien battu le pavé parisien et fini de lapider Jospin, les néo-adhérents du PS pourront prendre un train à destination de la Seine-Maritime afin d'aller signifier à Laurent Fabius qu'ils ne l'aiment pas, et bombarder le fronton de sa mairie de barquettes de carottes râpées en braillant en choeur la vieille chanson du sang contaminé, plus fédératrice, au PS nouveau, que l'Internationale... Mais, quelques heures plus tard, le citoyen Caresche s'est dégonflé. Pour l'AFP qui le sollicita, il évoqua une «boutade». Quand il ajouta que son «quatrième degré n'avait pas été suffisamment compris», j'ai compris que Christophe Caresche était d'abord un boute-en-train, de la tendance des joyeux lurons. Au Parti socialiste aussi, il en faut.
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 13:46
Trois candidats socialistes : l'entrée en campagne

es 7 présidentiables socialistes qui s'étaient présentés sur la ligne de départ le 16 septembre, à Lens, dans le Pas-de-Calais, pour un premier débat public de confrontation, il n'en reste plus que 3 : Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. La détermination des finalistes aura eu raison de celle des autres : Lionel Jospin le premier, François Hollande, puis Jack Lang ont renoncé à "être un candidat de plus". Martine Aubry – qui n'avait pas fait de déclaration – a mis fin à l'ambiguïté dans le même non-dit.

Après l'enregistrement des candidatures, mardi 3 octobre, le conseil national, le "parlement" du parti, réuni samedi 7 octobre, vérifiera leur conformité. Chaque candidat doit présenter 30 parrainages récoltés auprès des membres dudit conseil. Ensuite, tout commence.
Jusqu'au premier tour du vote des militants, le 16 novembre, les candidats vont faire campagne pour convaincre les 210 000 adhérents du PS. Une "période pénible" aux yeux de Ségolène Royal, "utile" pour ses concurrents Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, risquée pour chacun d'entre eux, mais qui constitue, aussi, un rodage de l'autre campagne à venir. Si Ségolène Royal apparaît largement favorite de la primaire et bénéficie du ralliement d'un nombre croissant d'élus et de cadres, les 2 autres candidats affichent aussi des listes de soutien. Bluff, trahisons et surprises seront de la partie. Et quelques inconnues.

Quel va être l'impact des débats ? Les responsables du PS se sont mis d'accord. 6 débats seront organisés avant le 16 novembre, 3 sur les chaînes parlementaires, 3 devant les militants en province. Le 1er débat télévisé est programmé le 10 octobre sur le thème des questions économiques et sociales, le 2ème aura lieu le 17 octobre sur les questions de société, d'environnement et de démocratie, et le 3ème le 7 novembre sur les questions internationales. Les 3 autres débats, décentralisés, sont prévus le 19 octobre, le 26 et le 9 novembre. Aucun lieu n'a encore été défini. Les candidats seront interrogés sur les mêmes sujets. LaurentFabius ayant rencontré un franc succès lors du grand oral de Lens, ses partisans misent sur cet exercice.

Comment vont voter les nouveaux adhérents ? Avec près de 73 000 nouveaux adhérents, le PS a vu ses effectifs progresser de 35% ! Rien que sur Paris, devenue la 1ère fédération, ce sont près de 18 000 militants, au total, qui pourraient se rendre aux urnes. De quoi donner des sueurs froides aux responsables fédéraux bousculés dans leurs habitudes par l'arrivée massive de ces sympathisants qu'ils ne connaissent pas. Et alors que Ségolène Royal paraît encore la mieux placée dans cette catégorie, des dirigeants locaux mettent en garde contre un éventuel éparpillement des voix.
A Paris, Patrick Bloche, premier secrétaire, se souvient de l'affrontement entre Bertrand Delanoë et Jack Lang, dans le rôle du favori, pour la mairie en 2001. "Beaucoup de nouveaux adhérents attendent encore d'être fixés", estime-t-il. "Ça discute, approuve Serge Janquin, premier fédéral du Pas-de-Calais. L'inconnue est bien plus forte aujourd'hui que par le passé." Les listes électorales devant être rendues publiques fédération par fédération et communiquées aux candidats, les militants vont bientôt être abreuvés d'argumentaires. Quand ils ne recevront pas directement un appel chez eux…

Quel va être le poids des élus et des cadres ? "Nous avons zéro perte chez les cadres", assure le fabiusien Pascal Popelin, premier secrétaire de la fédération de Seine-Saint-Denis, qui bute cependant toujours sur la même équation : "On connaît les candidats, pas encore le corps électoral."
Chacun affiche donc des listes de soutien : petits et grands élus, parlementaires ou simples conseillers généraux, secrétaires de section ou militants aguerris, tout est bon à prendre pour attirer ce que François Hollande nomme "les vecteurs d'influence". Mais la situation, sur le terrain, est plus contrastée. Sur les "big five", les 5 premières "fédés" du PS, Ségolène Royal est devenue la candidate des Bouches-du-Rhône, du Nord et de l'Hérault.
Après le retrait de Jack Lang, dans le Pas-de-Calais, Serge Janquin, attend un "délai de décence" avant de se prononcer, probablement le 4 octobre. A Paris, Patrick Bloche se garde bien d'afficher sa préférence. Il pourrait rallier Ségolène Royal, mais sans enthousiasme. Sa fédération compte des représentants de tous les courants et reste, par-dessus tout, le cœur de la Jospinie.
Ailleurs, des premiers fédéraux ont fait leur "outing" sans avoir l'assurance d'être suivi. Des départements seront très disputés. Dans l'Ain, le premier fédéral est royaliste, à Bourg-en-Bresse, le candidat aux législatives est fabiusien, le secrétaire de section est partisan de Strauss-Kahn et les militants ont voté pour le courant Nouveau Parti socialiste (NPS) au dernier congrès !

Quelle va être l'attitude des non-alignés ? Les partisans de Lionel Jospin ont choisi, pour le moment, de rester en retrait. Lionel Jospin a indiqué qu'il ne voterait pas pour Ségolène Royal, sans donner plus de précision sur le choix qu'il fera. Les partisans de Dominique Strauss-Kahn espèrent bénéficier du plus grand nombre de report de voix. Mais le maintien de la candidature de"DSK", et les messages envoyés sur "l'homme du passé", par presse interposée, par ses principaux lieutenants, ont laissé des traces. Voter Laurent Fabius, le frère ennemi, ne fait pas l'affaire non plus pour certains. Comme d'autres, Martine Aubry a décidé qu'elle ne donnerait aucune consigne de vote dans sa ville de Lille.
Autre courant sans candidat, le Nouveau Parti socialiste est écartelé. L'un de ses codirigeants, Vincent Peillon, a choisi de rallier Ségolène Royal. Les 2 autres dirigeants de NPS, Henri Emmanuelli et Benoît Hamon ont tenté, en vain, un appel à François Hollande. Résultat : plusieurs fédérations comme la Creuse, la Manche, les Landes, voire les Pyrénées-Atlantiques, restent dans l'incertitude. Laurent Fabius a bon espoir, ici, de récupérer ceux qui ont été des militants du non.


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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 11:05
Courte victoire des sociaux-démocrates aux législatives autrichiennes

'opposition sociale-démocrate (SPÖ) a remporté, dimanche 1er octobre, une courte victoire aux élections législatives en Autriche devançant les conservateurs du chancelier sortant Wolfgang Schüssel par 35,7% des voix contre 34,2%, selon les résultats donnés par le ministère de l'intérieur. Ces résultats ne tiennent cependant pas compte des 400 000 bulletins de vote d'Autrichiens de l'étranger et de citoyens n'ayant pas voté dans le bureau de vote de leur domicile. Ces bulletins devraient être dépouillés seulement d'ici le 10 octobre.

"Les électeurs ont marqué un besoin de changement", a expliqué sur la télévision ORF le leader des sociaux-démocrates Alfred Gusenbauer. Prudent, il a également souligné avoir"besoin d'un résultat définitif" et s'est dit prêt à mener de prochaines négociations séparées avec les conservateurs et les Verts pour former une coalition de gouvernement. Cela pourrait prendre des semaines.

Avant même les résultats officiels, Wolfgang Schüssel avait implicitement reconnu sa défaite."Je sais bien que vous n'avez pas le cœur à la fête, moi non plus", avait-il déclaré devant des militants. "Il faudrait un petit miracle pour que les choses changent encore", avait-il ajouté.

Le parti SPÖ d'Alfred Gusenbauer, malgré des sondages donnant jusqu'au bout une avance à l'ÖVP, était donné vainqueur avec 35,7%, contre 34,2% à l'ÖVP, 11,2% au FPÖ (extrême droite) et 10,5% aux Verts, selon des chiffres provisoires du ministère de l'intérieur. Les conservateurs perdraient ainsi 13 sièges de députés, avec 66 mandats contre 68 aux sociaux démocrates restés stables par rapport à 2002.

L'extrême droite, divisée, devrait quitter le gouvernement bien que le parti libéral FPÖ de Heinz-Christian Strache, successeur et rival de Jörg Haider, obtienne à l'arraché la troisième place. Mais le BZÖ, le parti de Jörg Haider, crédité de 4,2% par le ministère, devrait entrer de justesse au Parlement fédéral.

IMPORTANCE DES 400 000 VOIX ENCORE À DÉPOUILLER

Le politologue Peter Ulram a cependant souligné dimanche soir l'importance des 400 000 voix restant à dépouiller. En tenant compte de ces votes, "il se peut que le BZÖ n'atteigne pas les 4% nécessaires pour entrer au Parlement, dans ce cas les sociaux-démocrates et les Verts disposeront d'une majorité absolue", a-t-il expliqué.

En cas d'entrée au Parlement du BZÖ, une "grande coalition" entre les sociaux démocrates et les conservateurs, dirigée par M. Gusenbauer, serait la "seule" option possible, estime M. Ulram, qui exclut "pour des raisons de conflit de personnes" une alliance des conservateurs avec les deux partis d'extrême droite.

M. Schüssel avait choqué l'Europe en février 2000 en devenant le premier dirigeant européen à former une coalition avec l'extrême droite. La droite avait alors devancé les sociaux-démocrates pour la première fois depuis 1966, avec un score historique de 42,3% des voix. Le SPÖ, longtemps en tête dans l'opinion, avait chuté ces derniers mois dans les sondages à cause du scandale de la banque Bawag, propriété de la centrale syndicale ÖGB, elle-même très liée à la gauche. La banque avait caché pendant plusieurs années un trou d'environ trois milliards d'euros, à la suite de spéculations douteuses ou de fraudes.

Quelque 6,1 millions d'Autrichiens étaient appelés aux urnes dimanche pour élire 183 députés au Conseil national (Nationalrat), la Chambre basse du Parlement.

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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 15:44
Laurent Fabius a annoncé formellement, dimanche 1er octobre, qu'il se présentait à l'investiture présidentielle socialiste."Chers amis, chers camarades, j'ai décidé, si les militants socialistes le veulent, d'être candidat à la présidence de la République", a déclaré l'ancien premier ministre qui a fait sa déclaration sous la Halle de Fleurance, devant les militant socialistes du Gers, où il participe à l'université d'automne du collectif "Sauvons la recherche". Il rejoint ainsi Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.

"J'ai décidé, si les militants socialistes le veulent, d'être candidat à la présidence de la République", a lancé M. Fabius sous les applaudissements des centaines de militants qui l'ovationnaient, en scandant : "Laurent président". "Je veux que dans les mois à venir il y ait un "candidat du pouvoir d'achat" qui parle aux salariés, et qui fera du logement, de l'emploi et de la santé des messages forts de la campagne". "J'aime la France, je la connais dans ses profondeurs" et "elle peut retrouver un rang qu'elle n'aurait jamais dû perdre", a-t-il dit en fustigeant ceux qui parlent de "déclin".

"Il s'agit de faire en sorte que dans quelques mois le prochain président de la République soit un socialiste", a-t-il affirmé, en appelant à "une gauche rassemblée autour d'un projet novateur" et affirmant que le gouvernement qu'il mettrait en place serait "composé à égalité de femmes et d'hommes".

M. Fabius a fait son annonce sous la halle du bourg, en terre socialiste, devant le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, le député PS et président du Conseil général du Gers Philippe Martin et le maire PRG de Fleurance, Raymond Vall.

FABIUS ASSUME SON VIRAGE À GAUCHE

Laurent Fabius a déclaré samedi à Cuincy, dans le Nord, "assumer complètement" son changement d'orientation politique, l'expliquant par le fait que lui-même et la gauche "ont gouverné". "Les valeurs du socialisme n'ont pas varié d'un iota (...) mais sur les propositions concrètes, il est vrai que les choses ont changé pour moi", a déclaré M. Fabius lors de l'université de rentrée du courant Forces militantes pour la démocratie et le socialisme (FMDS) de Marc Dolez, rallié à sa candidature.

"Si j'ai changé ? Oui, je l'assume complètement", a ajouté l'ancien premier ministre, en faisant allusion à ses engagements très marqués à gauche depuis deux ans, alors qu'il a longtemps eu l'image d'un social-libéral. "Les choses ont changé, d'abord parce qu'on a gouverné et que j'ai gouverné", a-t-il expliqué, évoquant également un "monde qui n'est plus le même". "Tout cela fait qu'honnêtement, je dis aujourd'hui que si le pays doit être redressé, ce doit être par la gauche, que si la gauche veut gagner, ce ne peut être que sur des positions clairement de gauche", a ajouté celui qui avait, comme M. Dolez, soutenu le "non" au référendum sur la Constitution européenne de mai 2005."Ce que je dirai, je le ferai mais je refuserai aussi tout conservatisme", a-t-il promis, très applaudi, appelant au "rassemblement de toute la gauche". Parmi les soutiens à sa candidature, M. Fabius a pu noter celui de Michaël Moglia, secrétaire général du courant "Rénover, maintenant" d'Arnaud Montebourg, rallié, lui, à Ségolène Royal.

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 10:29
François Hollande annonce qu'il ne sera pas "un candidat de plus"

e premier secrétaire du parti socialiste François Hollande annonce, samedi 30 septembre, dans un entretien au quotidien le Dauphiné libéré qu'il ne sera pas "un candidat de plus" à l'investiture pour les présidentielles, et qu'il annoncera sa décision officiellement le 3 octobre."J'aurais souhaité qu'il y ait moins de candidats et même un rassemblement autour du premier secrétaire ou de celui, ou celle, qui aurait entraîné l'accord général (...) Pour ma part, je ne serai pas un candidat de plus car je suis au service de mon parti et non l'inverse", a expliqué M. Hollande.

Sa décision ne sera officiellement annoncée que "le 3 octobre", date limite pour le dépôt des candidatures à l'investiture au sein du PS. Vendredi, 2 candidats à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 se sont déjà déclarés, alors que la période de dépôt des candidatures s'ouvre samedi : la favorite des sondages et compagne de François Hollande, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. La décision de Laurent Fabius et de Jack Lang, qui avaient également évoqué une possible candidature, est encore attendue.

Concernant le rôle que M. Hollande entend jouer jusqu'à l'élection, le responsable socialiste a récusé le terme d'"arbitre", indiquant qu'il comptait bien être "un acteur comme premier secrétaire, c'est-à-dire celui qui doit empêcher une nouvelle défaite de la gauche"."Pour cela je veillerai à ce que le candidat, ou la candidate, désigné(e) porte le projet du PS. Il faut partir de son propre camp pour être qualifié pour le second tour, et rassembler après", ajoutant qu'il faudra "un pilote pour mener le convoi. C'est mon rôle". "La victoire de la gauche sera mon succès, sa défaite ma propre responsabilité", a conclu M. Hollande.

JACK LANG ?

Il était cependant de notoriété publique que l'ancien ministre de la culture peinait à réunir les 30 signatures de membres titulaires du conseil national du PS nécessaires au dépôt de sa candidature à l'investiture socialiste.

Les informateurs les mieux renseignés évoquaient un trou de 20 signatures (?!), quand Jack Lang lui-même concédait un retard de 3. Or hier vendredi, la direction du parti socialiste a annoncé que Jack Lang comme les 3 autres candidats obtiendrait le nombre suffisant pour se présenter.

On se souvient que dans les jours précédents, l'ancien ministre avait rappelé par voie de presse la promesse que lui aurait faite le premier secrétaire de l'aider à se présenter au vote des militants. Ce n'est donc que dans le cadre de cet "accord" que Jack Lang a pu franchir les obstacles. Comment le premier secrétaire peut-il dans ces conditions parler en ce qui le concerne de neutralité dans l'exercice de sa fonction, s'il permet à un candidat putatif - qui a fortement montré ses limites politiques lors du débat de Lens - de troubler le scrutin qui commençait à voir émerger quelques lignes claires : un social-libéral, une accompagnatrice de l'opinion, un tenant plus ou moins crédible selon les interprétations d'une ligne de gauche.

Bref, à qui profite la candidature de Jack Lang et que joue là-dedans François Hollande ?

Frédéric FARAVEL

membre du bureau
fédéral du PS95

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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 14:57
'augmentation des prix du pétrole, la création d'un chèque-transport pour en réduire les conséquences sur le pouvoir d'achat des salariés, la volonté de créer un autre grand acteur français de l'énergie, en même temps que la montée des inquiétudes quant aux évolutions climatiques, sont autant de signes de la dépendance du système économique par rapport à son environnement. L'économie n'est pas un univers clos, autonome, régi par des lois indépendantes du droit, de la morale, de la politique ou du social. C'est au sujet de la question écologique que cette vérité est la mieux comprise : le processus économique y apparaît naturellement comme participant d'un échange réciproque avec son environnement.

La particularité de cet échange est qu'il n'est pas régi par les lois intemporelles de la mécanique mais par celles de la thermodynamique et notamment la loi d'entropie. Née d'un mémoire de Sadi Carnot (1824), la thermodynamique établit que, dans l'univers, la quantité d'énergie libre (susceptible d'être transformée en travail mécanique) diminue avec le temps. Il s'agit donc d'une loi temporelle d'évolution qui nous renvoie à la finitude du monde, tout en laissant dans l'indétermination le moment où surviendrait "la mort de la chaleur", comme le disaient les premières formulations de la théorie.

Sous l'impulsion de Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) - dont les travaux sur les relations entre les processus économiques et la physique furent pionniers - de nombreux chercheurs tentèrent sans grand succès de formuler une théorie "entropique" de l'économie et de la société, en particulier au cours des années 1970. Mais Georgescu-Roegen lui-même ne pensait pas qu'il soit utile, ni même souhaitable, de tenter de construire une métathéorie dans un domaine caractérisé par des incertitudes aussi fondamentales : "L'évidence millénaire que la vie va toujours dans une seule direction suffit comme preuve de l'irréversibilité de la vie pour l'esprit courant, mais pas pour la science... La thermodynamique classique, en apportant la preuve - valable suivant le code de procédure scientifique officiel - qu'il existe des processus irréversibles même dans le domaine physique, a réconcilié l'état de la science avec le bon sens."

L'important est de comprendre que le processus économique, à l'impossible autonomie, produit du fait de ses multiples interactions avec la nature des conséquences irréversibles. Nous puisons dans des stocks de ressources naturelles non renouvelables (pétrole, matières premières, etc.) et dégradons ou modifions qualitativement les fonds environnementaux en leur imposant un rythme d'exploitation supérieur à leur capacité de régénérescence (terres agricoles, eau, ressources maritimes, etc.).

La loi d'entropie nous rappelle qu'il existe une flèche de temps et que nous laisserons ainsi aux générations futures un patrimoine naturel moindre et sans doute moins adapté à leurs besoins que celui dont nous avons hérité. Plus encore, le fait que l'exploitation des stocks de ressources épuisables libère la "vitesse" économique (la croissance) du rythme écologique contribue à la dégradation des fonds, notamment la biosphère, et peut susciter des changements irréversibles dans l'évolution des climats.

Le problème est d'importance, mais n'est aucunement susceptible de solutions politiques simples. Au nom de quel principe pourrait-on demander à la Chine et à l'Inde de limiter leur dynamisme économique aux fins de réduire leur prélèvement sur les ressources naturelles de la planète ? Notre moindre dynamisme n'est nullement la conséquence d'une autolimitation volontaire, mais de notre niveau de vie bien plus élevé et de notre incapacité à régler nos propres déséquilibres économiques. Nous ne pouvons imposer aux plus pauvres que nous le rythme écologique, alors que c'est le fait de nous en être libérés qui nous a enrichis ! La décroissance ou même la stagnation ne sont pas davantage une solution au sein des pays développés, pour une raison similaire : elles impliqueraient soit que l'on s'accommode des inégalités existantes, soit au contraire que l'on impose un régime de redistribution tendant à l'équirépartition des ressources - un cynisme insoutenable d'un côté, une utopie totalitaire de l'autre.

INVESTIR DANS L'ÉDUCATION ET LA RECHERCHE

Mais, pour notre bonne fortune, la loi d'entropie n'est pas la seule flèche de temps qui gouverne notre évolution ; il en est une seconde moins tangible mais tout aussi déterminante : l'augmentation des connaissances. Une double irréversibilité marque ainsi le développement de l'humanité : l'accumulation des savoirs et du progrès des techniques d'un côté, la décumulation des stocks de ressources épuisables ou de la dénaturation tout aussi irréversible de certains fonds environnementaux de l'autre. Le temps de l'économie est, pour ces raisons, irréductiblement orienté : entropique pour les ressources et historique pour les institutions de production, d'organisation et de diffusion des connaissances. Les perspectives d'évolution du système tiennent en partie à l'espace aménagé entre ces deux processus dynamiques, écart qui peut faire penser à celui qui sépare les deux lames d'une paire de ciseaux. On peut ainsi décider d'une croissance aussi forte que l'on veut (donc d'un prélèvement sur les stocks de ressources) à condition de disposer d'un niveau de connaissances suffisant pour assurer la pérennité du système.

Or la nature comme la connaissance sont des biens publics qui exigent l'intervention de l'Etat pour être "produits" en quantité suffisante. La seule issue au problème de la finitude de notre monde est de tenter de maintenir grandes ouvertes les lames des ciseaux en investissant dans l'éducation et la recherche - notamment d'énergies renouvelables et de tout ce qui peut réduire le contenu énergétique de notre niveau de vie - et dans la préservation de l'environnement, en inventant les moyens de ralentir le processus de décumulation des ressources naturelles.

Mais, affirme-t-on, l'environnement est un bien public mondial et il ne sert à rien de se contraindre si cela n'a pour effet que de permettre aux autres d'augmenter leur puissance. On se trompe car, conçue comme procédant de la maîtrise de deux processus dynamiques, la solution du problème écologique pourrait tout aussi bien être un accélérateur de croissance. A mi-chemin entre la nation et le monde, l'Union européenne, région riche s'il en est, pourrait acquérir un avantage déterminant si elle parvenait à combiner le règlement (relatif) de la question de son indépendance énergétique, une politique mieux centralisée d'approvisionnement, le développement de la recherche d'énergies nouvelles, la consolidation de son avance dans le nucléaire et la garantie de normes environnementales suffisamment intelligentes pour tenir compte de sa diversité.


Jean-Paul Fitoussi
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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 10:46
e syndicat de la magistrature a appelé, lundi 25 septembre, les magistrats de Bobigny à se rassembler devant le tribunal, vendredi 29, et l'ensemble des juridictions à tenir des assemblées générales dans les jours prochains.

Lors de la réunion organisée sur la Seine-Saint-Denis entre les responsables de la police et de la justice, lundi, à la chancellerie, le garde des sceaux, Pascal Clément, n'a pas "condamné clairement" les attaques de Nicolas Sarkozy contre la justice, comme le lui avaient demandé dans la matinée les personnels de Bobigny, dont le procureur et le président du tribunal. Pour sa part, le président du tribunal pour enfants, Jean-Pierre Rosenczveig, a boycotté la réunion.

La chancellerie a annoncé quelques mesures, dont ni le budget ni le calendrier d'application n'ont été précisés. Le parquet de Bobigny devrait mettre sur pied un service de l'exécution des peines spécifique aux mineurs. Le foyer de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) d'Aubervilliers, fermé il y a 5 ans, va rouvrir. Outre les quinze postes d'éducateurs qui lui étaient déjà affectés, 10 éducateurs vont être affectés aux quartiers les plus difficiles de Seine-Saint-Denis pour mieux suivre les mineurs délinquants.

Par ailleurs, il a été demandé à l'Observatoire national de la délinquance de mettre sur pied une antenne départementale, afin que police et justice du 93 s'entendent sur les mêmes chiffres. La direction de la Protection judiciaire de la jeunesse évoque le nombre de 5 000 mineurs passant en une année dans ses services en Seine-Saint-Denis, dont 15% de réitérants, parmi lesquels 150 adolescents très difficiles. Lors de la réunion, le préfet a souligné pour sa part que 15 000 adolescents de moins de 18 ans étaient déscolarisés dans ce département.


Télécharger la note du préfet de Seine-Saint-Denis sur les résultats de la politique de Sarkozy dans son département : 815110_note-prefet9-3.pdf
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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 09:08
Je m'en voudrais de ne pas vous faire profiter de l'avis de quelques amis sur les résultats de l'université de rentrée du NPS à Saint-Nazaire, alors je vous donne les liens directs :
- l'avis de Corinne Bord ;
- l'avis de Gildas Laeron ;
- l'avis de Sylvain Eliès ;
- l'avis de Benoît Hamon.
Bonne lecture,
Fred
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