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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 16:10

nouveau-logo-psLa direction sortante du PS nous a saisi, samedi 13 décembre 2014 après-midi [oui parce que Jean-Christrophe Cambadélis, qui avait décidé que les CN devaient durer toute la journée, a finalement jugé que la période ne valait pas plus qu'une après-midi] de propositions de réformes statutaires qui ne devraient pouvoir être tranchées que par le prochain congrès. Sur cette procédure, nous avions bien entendu que notre Premier secrétaire intérim avait déclaré à la radio que nos statuts n'avaient qu'une valeur indicative, mais jusqu'à preuve du contraire ils restent notre règle de vie collective.

Comme pour les états généraux du PS, bien qu'il y ait des propositions sympathiques dans le rapport présenté par le camarade Christophe Borgel, nous avons dans nos mains (même si la presse l'a eu avant les responsables socialistes) un texte qui navigue entre des passages d'une naïveté confondante et un sabir technocratique affligeant.

Il traduit parfois une méconnaissance surprenante et inquiétante de nos statuts, notamment concernant la manière d'adhérer à notre parti... ce qui est proposé reprend exactement ce qui devrait déjà être appliqué aujourd'hui.

Sur la formation, nous nous réjouissons de la remise à l'honneur de la formation idéologique - nécessaire dans un parti qui prétend associer ses militants à l'élaboration de son orientation politique -, cependant nous nous inscrivons en faux quant à la volonté affichée - et déjà présenté dans certaines fédérations et Unions régionales - de prédésigner hors de tout cadre démocratique de futurs candidats, qui auraient le droit d'accéder à ses formations au prétexte de la reconquête des territoires.

Nous nous associons au souhait d'améliorer la visibilité de l'intervention numérique du parti et des socialistes, mais à la seule condition que l'on ne caporalise pas l'expression des camarades.

Comme pour les états générauxn ce rapport dénote d'une contradiction grave entre les objectifs affichés et les pratiques réelles dans le parti, à tous les étages : nos instances de contrôle tant nationalement que dans les fédérations ne fonctionnent pas normalement. Nos instances de débat et décision - conseils et bureaux nationaux et fédéraux - sont la caricatures d'elles-mêmes, c'est-à-dire une succession d'interventions qui ne se répondent pas et dont personne ne tient compte en conclusion.

Si le parti n'est pas capable aujourd'hui d'entretenir un lien constructif et durable avec la "société civile", les associations, les syndicats, personne dans la direction ne s'interroge sur l'effet de la politique économique gouvernementale, qui les éloigne de nous et qui est en contradiction avec nos engagements de campagne et nos valeurs. Cela n'a rien à voir avec notre organisation interne.

Pour retenir électeurs et militants socialistes, il n'y a pas besoin d'un "choc de simplification" bureaucratique et partisan, il faut pratiquer la gauche accoustique, et répondre à leurs attentes, respecter la cohérence entre nos engagements et nos actes au pouvoir.

Une grande action de rénovation du Parti avait été conduite sous les auspices de Martine Aubry ; nos statuts ont été révisés à l'unanimité lors du dernier congrès à Toulouse. On peut pas dire aujourd'hui que l'application suive !

Lorsque la direction actuelle du PS saura faire respecter le fonctionnement normal de notre Parti, alors seulement il sera temps de regarder avec intérêts ces améliorations qu'elle juge nécessaires.

En l'état, le mieux étant l'ennemi du bien, il serait préférable de ne pas tirer de plan sur la comète à coups d'usines à gaz ; il serait préférable que la direction sortante se concentre sur le respect de nos règles actuelles.

C'est pourquoi dans ces conditions il n'était pas possible de voter pour ces propositions.

Frédéric FARAVEL

Rapport Borgel sur le fonctionnement du PS

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 13:24

israel-palestine-les-artisans-de-la-paix-1Ce matin, le Sénat a adopté à son tour une résolution demandant que la République Française reconnaisse l'Etat de Palestine à 153 contre 146 ; cette résolution était présentée conjointement par les groupes socialiste, communiste et écologiste (voir plus bas les vidéos sur les positions des différents groupes parlementaires), comme quoi il est encore des sujets où le rassemblement de la gauche n'est pas récusé. La gauche n'étant pas majoritaire seule au Sénat, il aura fallu que des parlementaires de droite rallient cette résolution, c'est une bonne chose car elle renforce la position traditionnelle de la France sur le conflit israélo-palestinien. L'opération de terrorisme intellectuelle de Nicolas Sarkozy aura fait long feu (voir plus bas le détail nominatif du vote).

C'est également un acte fort alors que Benyamin Netanyahu a obtenu de la Knesset qu'elle vote sa dissolution pour une élection le 17 mars prochain. Tous ceux qui ont un peu de jugeotte expliquent aujourd'hui ouvertement que Netanyahu est incapable de concevoir des négociations ; avec lui Israël n'aura donc ni paix ni sécurité, comme en témoigne l'escalade de la violence depuis plusieurs mois. La mort en Cisjordanie, dans une manifestation, du ministre palestinien en charge de la question des colonies, Ziad Abou Eïn, à la suite de heurts avec des soldats israéliens, marque encore un peu plus au fer rouge la dérive destructrice de la droite israélienne. Celle-ci est de plus en plus prisonnière de son extrême droite.

Il y a désormais urgence que la Présidence de la République et le gouvernement suivent pour une fois le vote des parlementaires et que François Hollande réalise ce qui l'une de ses promesses de campagne. Le Président est désormais au pied du mur.

Tout la question est savoir quelle peut être l'alternative. On aura compris que depuis plusieurs années le Parti Travailliste Aha'voda, à la dérive depuis l'assassinat de Yitzak Rabbin et surtout la trahison d'Ehud Barak et de Shimon Peres, a choisi de se tourner vers le centre plutôt que d'unifier le camp de la Paix ; il a dans le même mouvement échoué à offrir un débouché politique au mouvement israélien des Indignés, malgré l'engagement de Stav Shaffir, une de ses leaders, à ses côtés.

Aujourd'hui, le parti travailliste a choisi de faire alliance avec le parti Hatnuah de Tzipi Livni, ancienne ministre des affaires étrangères d'Ehud Olmert. La crédibilité et la qualité politique de l'attelage est sans propre à rassurer des politiciens professionnels. Mais il n'est pas sûr qu'elle soit suffisante pour retrouver une position politique centrale à l'issue des élections, alors que le Likud et le Hamas chacun avec leurs moyens se sont acharnés l'un comme l'autre à convaincre les citoyens israéliens que la paix étaient impossible.

Je vous renvoie à l'article que j'avais écrit précédemment sur le sujet.

Frédéric FARAVEL

détail du vote

Groupe Union pour un Mouvement Populaire (143)

Pour : 4 - M. Michel Bouvard, Mme Caroline Cayeux, MM. François Grosdidier, Jean-Pierre Vial
Contre : 124
Abstentions : 8 - MM. René Danesi, Michel Fontaine, Mme Joëlle Garriaud-Maylam, MM. Jacques Legendre, Jean-Baptiste Lemoyne, Philippe Marini, Alain Milon, Jean-Pierre Raffarin
N'ont pas pris part au vote : 7 - M. Gérard Larcher, Président du Sénat, MM. Alain Chatillon, Bernard Fournier, Alain Joyandet, Mmes Fabienne Keller, Élisabeth Lamure, M. Claude Malhuret

Groupe socialiste et apparentés (112)

Pour : 106
Abstentions : 2 - MM. Luc Carvounas, Simon Sutour
N'ont pas pris part au vote : 4 - Mme Nicole Bricq, MM. Gérard Collomb, Jean-Pierre Masseret
M. Jean-Marc Todeschini, membre du Gouvernement

Groupe Union des Démocrates et Indépendants - UC (42)

Pour : 7 - M. Michel Canevet, Mmes Nathalie Goulet, Sylvie Goy-Chavent, MM. Pierre Jarlier, Aymeri de Montesquiou, Christian Namy, Henri Tandonnet
Contre : 17
Abstentions : 9 - MM. Daniel Dubois, Vincent Dubois, Jean-Marc Gabouty, Mmes Françoise Gatel, Anne-Catherine Loisier, MM. Jean-François Longeot, Jean-Claude Luche, Mme Catherine Morin-Desailly, M. Yves Pozzo di Borgo
N'ont pas pris part au vote : 9 - Mme Annick Billon, M. Jean-Léonce Dupont, Mmes Jacqueline Gourault, Teura Iriti, M. Jean-Jacques Lasserre, Mme Valérie Létard, MM. Pierre Médevielle, Gérard Roche, Jean-Marie Vanlerenberghe

Groupe communiste républicain et citoyen (18)

Pour : 18

Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (13)

Pour : 8
Contre : 2 - MM. Gilbert Barbier, Philippe Esnol
Abstentions : 3 - MM. Joseph Castelli, François Fortassin, Jean-Claude Requier

Groupe écologiste (10)

Pour : 10

Sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (9)

Contre : 3
Abstentions : 2 - Mme Mireille Jouve, M. Robert Navarro

 

N'ont pas pris part au vote : 4 - MM. Philippe Adnot, Jean Louis Masson, David Rachline, Stéphane Ravier


[Entretien] Proposition de résolution sur la... par Senat

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 16:45

nouveau-logo-psHier soir, se tenait à Gonesse le conseil fédéral du PS Val-d'Oise. Nous avions le plaisir de recevoir en première partie de réunion Jean-Paul Huchon, Président du conseil régional d'Île-de-France, et Emmanuel Maurel, vice président, qui faisait là ses adieux socialistes à sa vice présidence pour se mettre en conformité, une fois le budget de la région votée, avec ses convictions sur le non cumul des mandats. Nous avons eu doublement du plaisir, puisque le président du conseil régional a réclamé plus d'équilibre dans la politique menée par le gouvernement, histoire de ne pas totalement désespérer les électeurs socialistes et permettre aux collectivités territoriales de conduire leurs missions. Il donnait d'autant plus de force à cette demande qu'il revendiquait un bilan de gauche à la tête de la région, un bilan d'actions acquis grâce à une majorité de gauche rassemblée dans toutes ses composantes. Comme quoi c'est possible.
Evidemment ce point de l'ordre du jour nous a conduit au-delà de 23 heures et j'ai dû rogner sur l'intervention que j'avais prévue ; je la restitue donc ci-dessous en intégralité.

Avant d'aborder les élections départementales, je souhaite faire quelques remarques sur la situation politique. Ce week-end avait lieu une élection législative partielle dans une circonscription il est vrai difficile, puisqu'il s'agissait de celle que François Baroin a abandonné pour rejoindre le Sénat. Mais cette partielle, comme les précédentes qui se sont accumulées depuis 2012, apporte des enseignements graves : le candidat socialiste, notre candidat recueillait 29% des suffrages en juin 2012, il n'en recueillait plus que 14,5% dimanche soir, il est éliminé, le second tour verra s'affronter à nouveau FN et UMP.

Election après élection, les résultats se confirment et il faudrait être aveugle pour ne pas voir que les mêmes causes produisent les mêmes effets : les électeurs socialistes votent avec les pieds.

J'ai bien lu que certains - le député PS du Val-d'Oise Dominique Lefebvre n'ayant rien trouvé de mieux dimanche soir que d'agresser publiquement sur twitter le Président du conseil général et ancien député de l'Essonne Jérôme Guedj - n'avaient aucune retenue et tentaient d'écarter la responsabilité collective des socialistes au pouvoir pour la rejeter toute entière sur les camarades qui proposent - oui proposent - un changement de politique économique.

Qui peut sérieusement penser que les électeurs socialistes de l'Aube auraient déterminé leur choix, leur désaveu sur autre chose que leur déception, leur désaccord avec une politique gouvernementale, qui ne porte pas de fruits, qui est même contre-productive en termes d'activité économique et d'emplois, une politique qui est en décalage pour rester poli avec nos engagements de campagne ? Ce désaveu a commencé dès les premiers mois du quinquennat, dès les premiers accrocs à nos engagements, avant même que les voix "dissidentes" se soient faites entendre. Il a été immédiat et brutal dès les premières partielles, mais la défaite serait donc à mettre à la charge de la gauche - au sens très large - du PS... La politique raconté aux télétubbies...

Voilà donc le climat politique qui va encadrer notre prochaine campagne, et pour revenir sur l'intervention de Jean-Paul Huchon, nous devons au minimum exiger du gouvernement que des signes forts soient donnés pour les électeurs puissent à nouveau considérer que voter PS, cela a un sens :

  • ne pas donner l'impression une nouvelle fois que l'on cède devant les exigences du MEDEF, car depuis le début du quinquennat seul ce camp social semble avoir l'oreille du gouvernement, quand les salariés encaissent tout à la fois la menace accrue du chômage, la dégradation de leurs conditions de travail et celle du pouvoir d'achat. C'est pourquoi je suis convaincu que le PS et les parlementaires de la majorité de gauche peuvent et surtout doivent rejeter le projet de loi  qui sera présenté mercredi - et qui une nouvelle fois ne fait que répondre aux vieilles lunes du patronat - sous peine de voir une nouvelle frange de notre électorat s'éloigner de nous ;
  • Nous devons également exiger de sortir de la logique folle qui fait supporter aux collectivités locales une baisse excessive des dépenses publiques, dont non seulement elles ne sont pas responsables du déficit et de la dette, et qui aujourd'hui les empêchent d'assumer correctement leur rôle auprès des habitants : le Département est censé agir pour les plus faibles, pour les familles, ses investissements remplissent les carnets de commandes des PME. Car les collectivités locales font 66% des investissements publics, baisser les dotations c'est donc affaiblir l'activité économique.
    Le budget n'est pas encore définitivement voté, incitons donc nos parlementaires à un sursaut pour nous donner les moyens d'agir de faire campagne dans des conditions à peu près normales.

J'en viens à la question des accords avec nos partenaires politiques : je le redis, et je l'ai fait plusieurs en conseil, en bureau fédéral, au sein de la commission électorale, nous n'aurons aucun accord ni départemental (le PCF et EELV n'en veulent pas c'est donc réglé) ni même local sans aborder les questions de fond, dont font partie la question du financement des collectivité locales et le périmètre du département du Val-d'Oise sur lequel planent les nombreux risques engendrés par la réforme territoriale. Je ne connais pas d'élu communiste ou écologiste qui accepterait de discuter avec nous pour un accord local, sans que ces questions soient traités dans la discussion et soient donc abordées durant la campagne.

Par contre, je le redis à nouveau il n'est pas non plus possible de tomber dans des marchés de dupes, que certains ont proposé : on ne fait pas d'accord départemental, on ne discute de rien, mais on ne présente pas de candidat ici contre vous, vous ne présenterez pas de candidats là. Un tel gentleman agreement serait fondé sur du sable, il évite toutes les questions qui nous exploseraient à la figure durant la campagne, il empêcherait de porter notre discours socialiste - pas gouvernemental, socialiste - sur un canton entier ! Croyez-vous sérieusement un seul instant qu'une telle combinazione amenérait les électeurs communistes à voter pour les candidats socialistes sur le canton où le PCF se serait effacé ? Croyez-vous un seul instant par ailleurs que cela vous protège d'une éventuelle candidature Front de Gauche sur ce même canton ?

Je suis contre tout montage bancal, certains membres de ses instances refusaient même l'idée de construire un ticket d'union dans un ou plusieurs cantons si c'était pour avoir des candidatures communistes opposées ailleurs dans le département ; a contrario, j'aurais là plutôt choisi l'efficacité politique qui nous aurait permis d'espérer un ou une conseiller(e) départemental(e). N'ayant pas eu de réponse claire à ce sujet je ne voterai pas pour donner la complète latitude à la direction fédérale pour boucler les négociations avec les partenaires.

Frédéric FARAVEL
mandataire fédéral de la motion 3
membre du bureau fédéral du PS95 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 16:25

J'intervenais le 24 novembre 2014 devant l'école de formation de Maintenant la Gauche sur "le socialisme français depuis le congrès d'Epinay. Quel avenir pour le PS ?"

Je vous conseille de regarder auparavant les vidéos et documents pédagogiques de la précédente séance, qui s'est tenue le 29 septembre 2014 : http://ecole-formation-maintenantlagauche.fr/histoire-du-socialisme/


"Le socialisme français depuis le congrès d... par FredMouflon
"Le socialisme français depuis le congrès d... par FredMouflon
"Le socialisme français depuis le congrès d... par FredMouflon

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:44

LE MONDE | 03.12.2014 à 17h47 

Michel_Rocard.jpgLe Parti socialiste (PS) vit l’une des crises les plus profondes de sa longue histoire. Pourtant, quel paradoxe. Né du refus de la cruauté inhérente au capitalisme, ce parti s’est formé autour de la certitude longtemps affirmée, puis oubliée sans être pour autant démentie, que le capitalisme était caractérisé par une instabilité structurelle qui finirait par l’emporter. Or le capitalisme est toujours là.

Il a survécu à deux guerres mondiales et aux deux crises les plus gigantesques de son histoire (1929, 2006). Le capitalisme semble maintenant entré dans une période de convulsions, de drames, et de contradictions dont on ne voit guère comment il pourrait sortir.

C’est dans cette situation, que certains, y compris dans nos rangs, et faute d’avoir vu le PS de France porteur de solutions, veulent déclarer sa désuétude et programmer sa disparition. Ce serait pire qu’une folie, une faute et sans doute un geste suicidaire pour la France.

Les forces de progrès ont toujours besoin d’un emblème, d’un nom qui soit un signe de rassemblement. Dans cette période inquiétante où s’effondrent nos anciennes convictions et nos savoirs, la seule certitude qui demeure est que la somme des intérêts individuels qui constitue le marché est incapable de définir et de défendre l’intérêt général.

Certes, la liberté fut si menacée au XXsiècle qu’il ne faut transiger en rien sur sa priorité. Mais l’histoire a fait que le nom de la social-démocratie porte toujours la trace et l’honneur de ces combats. Et ce qui est menacé aujourd’hui est l’intérêt général. Il faut assurer leur compatibilité. Le nom du socialisme, s’il n’a plus guère de contenu concret, dit au moins cela, et ne dit même que cela.

La France n’est pas seule dans cette affaire, et il ne s’agit pas que de nous. Si le PS français est plus affaibli que d’autres, cela ne nous donne en rien le droit de les y entraîner. La disparition du sens de l’international est une des causes majeures de l’affaissement du PS français. Or à peu près tous les objectifs qu’il faut poursuivre maintenant sont internationaux, sinon mondiaux : réguler la finance, endiguer l’effet de serre, réconcilier chrétiens et musulmans, assurer la transition énergétique, recommencer la construction européenne, établir avec le milliard de Chinois ces rapports d’amitié dans la société civile qui dépassent le commerce comme la diplomatie. Préservons une affiliation qui peut nous y aider, notre nom compris.

Jaurès n’a pas quitté les mémoires

C’est le militantisme qu’il faut réinventer, le recréer moins électoral, plus social, territorial, environnemental et international. Nous ne le ferons pas seuls. La terre des ONG est en friche pour nous. Il n’y a aucune raison de les y laisser seules. L’affiliation internationale est ici la clé.

Dans un monde où tous les repères se diluent, les traditions prennent un poids croissant. En crise intellectuelle, la tradition socialiste au moins ne s’est pas déshonorée. Elle demeure, Jaurès n’a pas quitté les mémoires. Et puis, regardez les conservateurs de France : ils changent de nom tous les cinq ou dix ans, et ne savent même plus raconter leur histoire. Quant à l’espoir de recréer de l’émotion et du rassemblement autour d’une tradition, il est hors de portée pour eux.

L’un des drames les plus profonds de la période est la disparition du temps long. Depuis que l’écran a remplacé l’écrit, tout ce qui est complexe comme tout ce qui se situe et se comprend dans la longue durée a disparu de nos façons de réfléchir. C’est un suicide de civilisation. Les médias le leur demandant, les politiques d’aujourd’hui jouent à l’instantané (effet d’annonce…), ce qui est stupide et inefficace, et contribue à tuer leur beau métier qui consiste à planter des cèdres – des institutions, des procédures, des règles – en évitant de tirer dessus pour qu’ils poussent plus vite.

Si le consensus se fait sur la vision, il vaudra aussi pour la méthode : c’est progressivement que se mettront en place les éléments de la nouvelle société, dans l’énergie, le temps, la culture puis l’art de vivre. La machine devra continuer à marcher tout au long, ses cruautés et ses injustices ne s’effaçant que progressivement.

Cela appelle une dernière réflexion nécessaire, concernant le gauchisme. Qu’est-ce que le gauchisme sinon l’attitude consistant à refuser le discours politiquement correct auquel se sont ralliés les institutions et les chefs en place ? Il est des moments où une cure de gauchisme est nécessaire.

LA DISPARITION DU PS SERAIT PIRE QU’UNE FOLIE, CE SERAIT UNE FAUTE
ET SANS DOUTE UN GESTE SUICIDAIRE POUR LA FRANCE

Le gauchisme, je connais, j’en sors, j’en suis, c’est ma famille. J’avais 16 ans, mon pays baignait dans la joie de la liberté retrouvée. Il tomba d’accord, tout entier, socialistes compris, pour entreprendre en Indochine la reconquête de son empire colonial. Je dénonçai cette honte, et me découvris gauchiste. Moins de dix ans après, rebelote, à propos de l’Algérie. L’accord était général. De nouveau, je fus gauchiste, et moins seul dès le début. Nous sauvâmes au moins l’honneur de la gauche.

Et puis un bref moment – Mai 68 – je fus un chef gauchiste, estampillé extrémiste par le ministère de l’intérieur, pour avoir osé réclamer le droit à la parole dans la société hiérarchisée.

Franchement, n’y avait-il pas aussi quelque gauchisme à proclamer, dix ans plus tard, que l’accord solennel de toute la gauche autour du programme commun de gouvernement puis des 110 propositions du candidat ne préparaient pas la vraie transformation sociale dont la France et le monde avaient besoin ?

Une cure de gauchisme n’est donc ni pour me surprendre ni pour me déplaire. Mais, mais… le fondateur du gauchisme, au fond, est un camarade à nous qui s’appelait Karl Marx. J’ai grand crainte que nos gauchistes d’aujourd’hui ne soient en train d’oublier sa plus forte leçon. Il ne l’a pas écrite comme telle, c’est sa vie qui la donne. Elle est évidente à résumer : «Camarades, c’est bien de vouloir changer le monde. Mais vous n’y arriverez que si vous commencez à travailler comme des forcenés pour comprendre comment il marche…»

En l’absence d’une soudaine explosion générale, aussi peu probable que souhaitable, ce sera lent. Le peuple que nous défendons aura toujours besoin de ses emplois, c’est-à-dire que la machine marche. Or elle ne peut fonctionner que dans ses règles, qui certes ne sont pas les nôtres, mais sont celles dont elle a besoin. Si nous avons ensemble une vraie confiance et une vraie unité autour de notre vision de l’avenir long, nous n’avons pas le droit de dérégler la machine par des brutalisations de court terme qui peuvent l’affaiblir. Il n’y a de gauchisme utile que pertinent et cohérent.

Voilà la raison qui nous fait obligation de renouvelerrenforcerréunir notre Parti socialiste, dans la France d’aujourd’hui, le seul outil de demain. Ce faisant, nous pourrions même contribuer au réveil de quelques partis frères, renforçant par là la chance de voir éclore la société des hommes à la place de celle de l’argent.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 14:19

israel-palestine-les-artisans-de-la-paix-1.pngL'Assemblée nationale débattra demain d'une proposition de résolution du groupe socialiste en faveur de la reconnaissance de l'Etat de Palestine. Ce texte n'a évidemment aucune portée en droit international et n'est qu'une invitation des parlementaires à ce que la République française le fasse.

Le groupe socialiste du Sénat a déposé une proposition de résolution, identique à celle des députés, mais les socialistes ayant tardé à le faire, les groupes écologistes et communistes avaient déjà déposé la leur. Le calendrier sénatorial aidant, c'est la proposition du groupe socialiste qui sera examinée en premier autour du 8 décembre, tirant ce dernier d'un beau guêpier, car nombreux étaient les sénateurs socialistes qui auraient été sinon tentés de voter (voire de signer la proposition communiste déjà inscrite pour la séance du 11 décembre).

Résolution Palestine

Ces précisions, qui peuvent paraître décalées avec le sujet, sont pourtant importantes ; en effet, si l'adoption de la proposition de résolution socialiste ne fait aucun doute à l'Assemblée Nationale, elle n'est évidemment pas automatique au Sénat dont la majorité a été reconquise par la droite le 28 septembre dernier. Or en déposant (enfin !) leur propre proposition de résolution, les sénateurs socialistes ouvrent une possibilité non négligeable de faire voter une résolution demandant que la République française reconnaisse l'Etat palestinien par les deux chambres, en profitant de la division de la droite sur ce dossier (les sénateurs UDI et UMP n'auraient vraissemblablement pas voté - pour de mauvaises raisons - les propositions de résolution communiste et écologiste).

Les mauvaises raisons de voter ou de rejeter la résolution

J'ai pu entendre certains discours assez lamentable chez certains parlementaires - heureusement isolés -, soit en faveur, soit contre la propositions de résolution. La bêtise peut effectivement habiter les deux camps.

Ainsi, certains expliquent qu'il faudrait voter cette résolution parce qu'elle est attendue "par une partie de notre électorat". Le sous entendu est à peine voilé comme quoi nous tiendrions là l'un des derniers messages possibles en direction des Français d'origine maghrébine et/ou de confession musulmane.

Ce discours est odieux, car il ancre notre conception de la politique dans des méthodes clientèlistes et communautaristes. Il fait le pari qu'un nombre important de nos compatriotes détermineraient, dans les quartiers populaires, essentiellement leurs choix politiques en fonction du conflit israélo-palestinien. Ce serait enfin utiliser cette cause comme une diversion des attentes réelles - essentiellement économiques et sociales - des classes populaires.

Il est vrai qu'à force d'entretenir par de tels discours ou sous entendus, d'avoir ce mépris déguisé sur les attentes d'une "partie de notre électorat", certains finissent par correspondre à la description que ces mauvais élus font d'eux. Mais ils sont minoritaires et que l'on ne se trompe pas, le vote de la résolution ne nous évitera pas le ressentiment d'un électorat socialiste populaire (celui du premier tour de la présidentielle) qui se sent floué par la tournure prise par les choix économiques du gouvernement. Sans amélioration réelle des conditions de vie de nos concitoyens, il n'y aura aucune bouée de sauvetage communautariste.

Certains ont expliqué a contrario qu'ils refuseraient de voter cette résolution ou toute autre, tant que le Hamas continuerait de menacer l'existence de l'Etat d'Israël. D'autres encore, dans un raccourci détestable, en faisant référence aux manifestations contre les bombardements de Gaza, faisaient de l'ensemble des manifestants des individus ayant un penchant coupable pour l'antisémitisme, et que voter la résolution équivaudrait à céder en France devant les Islamistes et les groupuscules communautaristes et/ou fascistes antisionistes (!?).

En arriver à un tel amalgame est consternant de la part de membres de la représentation nationale. Dans le second cas, on est dans la même logique mais renversée que ceux qui veulent satisfaire "une partie de l'électorat". C'est enfermer certains Français dans une logique communautariste et raciste. C'est aussi être incapable de penser que l'on peut, d'une part, refuser la dérive militaire du gouvernement Netanyahu et être solidaire d'une population doublement opprimée (par le Hamas et le blocus israélien), et, d'autre part, soutenir l'existence d'Israël, vivant en paix et en sécurité avec son voisin palestinien.

Concernant la première réfutation, elle frise le non sens. C'est placer le Hamas sur un même rang que la République française et soumettre la position de la République française à l'évolution d'un mouvement terroriste, fasciste et islamiste, qui non seulement veut détruire l'Etat d'Israël et jeter tous les Israéliens "juifs" à la mer mais opprime également la population palestinienne de la bande de Gaza. Au contraire, le vote de cette résolution affaiblirait le Hamas et redonnerait une chance à un processus qu'il veut détruire.

Il n'y a en définitive qu'une seule bonne raison de voter pour cette résolution, c'est de considérer que son contenu est juste et que parce que son contenu est juste cela doit être la position de la République française. On est loin d'une position qui serait déterminée en fonction du sentiment supposé d'électorats "musulmans" ou "juifs" qu'on inciteraient plus encore à s'affronter dans notre pays avec les raisonnements déviants que j'ai décrits plus haut.

L'utilité de la résolution

L'adoption simultanée (ou même uniquement par l'Assemblée Nationale) de ces résolutions a-t-elle une réelle utilité dans la période ?

Elle me paraît déterminante car l'exécutif français semble avoir oublié l'engagement n° 59 du candidat François Hollande : "Je prendrai des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l’État palestinien."

Le Président de la République ne saurait se sentir déchargé de sa promesse de campagne par le simple fait que la Palestine a été reconnue comme Etat non membre de l'ONU par son Assemblée Générale le 29 novembre 2012. Il est nécessaire que cette reconnaissance s'inscrive dans une réalité concrète du droit international, et c'est ce qui a motivé la Grande Bretagne ou la Suède de sauter le pas récemment.

La pression des deux chambres est d'autant plus nécessaire dans ce contexte, alors que la position de la France a paru évoluer dans le mauvais sens lors des premiers jours du dernier conflit armé dans la bande de Gaza, semblant abandonner l'équilibre de sa position traditionnelle et cautionner la réponse militaire disproportionnée du gouvernement Netanyahu (j'avais déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet cet été). Bien que soutenues à distance par le ministère des affaires étrangères (dont les services avaient proposé des rédactions particulièrement débilitantes et vides de sens) et Laurent Fabius, les initiatives parlementaires ont l'avantage de recentrer la position française sur le conflit israléo-palestinien et de placer l'exécutif face à une pression importante pour opérer la reconnaissance de l'Etat palestinien.

La reconnaissance par la France de l'Etat palestinien, qui devrait donc en découler, est déterminante, parce que dans la situation actuelle, seule la pression internationale permettra de débloquer les négociations de paix aujourd'hui au point mort.

Sortir de l'impasse actuelle

Cela fait plusieurs années que les négociations israélo-palestinienne sont dans l'impasse. Après les échecs de Shimon Peres et d'Ehud Barak à assumer l'héritage d'Yitzhak Rabbin, la droite israélienne n'a cessé de jouer sur la dégradation de la situation. Même la rupture d'Ariel Sharon d'avec sa famille politique, pour créer Kadima - un parti centriste - à l'occasion de l'évacuation unilatérale de la bande de Gaza, s'est faite dans la négation de l'existence d'un partenaire politique. L'évacuation de Gaza, la construction du mur de séparation, l'accélération de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est sont les facettes de la volonté de transposer en Israël et en Palestine un nouvel Apartheid.

aboumazen.jpgL'impasse n'a amené qu'à renforcer les extrêmistes dans chaque camp. Chaque attentat palestinien est aujourd'hui utilisé comme un prétexte par Benyamin Netanyahu pour en faire porter la responsabilité à Mahmoud Abbas et tenter de le décrédibiliser aux yeux de la communauté internationale. C'est la même stratégie qu'Ariel Sharon et Netanyahu avaient appliqué avec Yasser Arafat et le résultat que l'on connaît.

Loin de moi l'idée que le Fatah (parti du président de l'Autorité palestinienne) soit exempt de responsabilité. La corruption de son appareil explique en grande partie la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza et la progression actuelle des extrêmistes du Hamas ou d'autres groupuscules en Cisjordanie.

Mais la stratégie du rapport de force et de la violence militaire disproportionnée n'a pas apporté la paix à Israël et elle n'a pas sécurisée d'avantage la situation politique du Premier ministre israélien. La gauche qui ne s'est jamais remise de l'assassinat d'Yitzhak Rabbin, puis des inconséquences et des trahisons successives de Shimon Peres et d'Ehud Barak, est effectivement dans les choux, mais le Likud ne s'en porte pas mieux. Il a été concurrencé dans le précédent mandat par Isroël Beitenu d'Avigdor Lieberman, il a dû institutionnaliser sa coalition avec lui pour les élections de législatives de 2013, mais a commencé à être talonné par une nouvelle force d'extrême droite HaBayit HaYehudi conduite par Naftali Bennett dont l'électorat s'assoie essentiellement sur les anciens immigrants russes, partisans de la manière forte. La poussé surprise des centristes de Yesh Atid conduit par Yaïr Lapid - qui s'est construite sur les décombre de la gauche et de Kadima - ne saurait masquer que le gouvernement actuel de Benyamin Netanyahu est le plus à droite qu'Israël ait jamais ; plus le temps passe, plus le premier ministre israélien devient l'otage de son extrême droite, à qui il ne cesse de donner des gages. 1501775_10152844196394438_8154562682452833266_n.jpgIl souhaite notamme faire adopter par la Knesset une déclaration instituant «L’Etat d’Israël [comme] patrie nationale du peuple juif», ce qui revient à nier l'existence des arabes israéliens et leur dénier tout droit sérieux à être des citoyens égaux dans l'Etat d'Israël. Tzipi Livni, sa ministre de la Justice, chef du micro parti centriste Hatnuah, et ancienne leader de Kadima, a dénoncé un tel projet comme attentatoire à démocratie israélienne et publié sur sa page facebook un extrait de la déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël dont seraient barrées toutes les formules rendues caduques par une telle loi. Cette affaire rend encore plus prégnante la question de la définition de la citoyenneté israélienne ; Ehud Barak à la fin de son mandat de premier ministre avait voulu engager un débat national sur la définition d'une laïcité israélienne, mais il n'avait dans cette opération qu'une visée tactique visant à diviser la droite israélienne entre ses composantes sécularisées et religieuses : la manœuvre avait donc fait long feu. Et le débat a été décrédibilisé pour de nombreuses années.

Comme preuve de l'échec de la politique violente de Netanyahu, nous pouvons constater avec tristesse les attentats et assassinats qui reprennent à Jérusalem. Depuis plusieurs mois, les attaques contre la ligne de tram (qui longe la ligne verte entre l'Est et l'Ouest de Jérusalem) à la voiture bélier ont recommencé, comme pour marquer la démarcation que le gouvernement israélien nie. L'assassinat voici quelques jours de rabins et de militaires israéliens dans et devant une synagogue de Jérusalem Est a été ouvertement encouragé et salué par le Hamas, et faisait suite à la volonté les jours précédents de groupes extrêmistes hassidiques d'occuper l'esplanade des mosquées.

La réponse de Netanyahu face à ce drame a été d'un non sens supplémentaire : armer une partie de la population israélienne pour faciliter l'auto-défense, dénoncer Mahmoud Abbas comme cible à abattre. Hamas et extrême droite israélienne se nourrissent l'un de l'autre et risque désormais d'emporter avec eux non seulement le processus de paix mais l'existence des deux Etats.

On comprendra que dans ces conditions, sauf miracle, ce n'est pas de Palestine et d'Israël que peut venir le déblocage de la situation, mais d'une pression internationale déterminée qui permettent aux tenants de la paix chez les Palestiniens et les Israéliens de relever la tête, alors qu'ils sont aujourd'hui écrasés par la violence des extrêmistes.

Le choix de la République française de reconnaître l'Etat de Palestine et de réaffirmer ce qui est écrit sur la coexistence de deux Etats et qui a toujours été la position française est donc aujourd'hui crucial.

Frédéric FARAVEL

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:15

Sapin_Schaubel_Macron_Gabriel_der_Spiegel.jpgLe magazine allemand Der Spiegel aurait eu connaissance de l’existence d’un (pré)-rapport de deux économistes mandatés par la France et l’Allemagne pour réfléchir à une accélération de la sortie de crise.

En quoi consisterait le deal dont Der Spiegel se fait l’écho ? Les Français accepteraient d’assouplir les 35 heures et de geler tous les salaires pendant trois ans, tandis que les Allemands augmenteraient leur effort d’investissement pour la rénovation de leurs infrastructures (extrêmement dégradées, du fait de la « règle d’or budgétaire » que le Gouvernement Merkel s’est infligée il y a quatre ans).

Si ces informations s’avéraient exactes, elles sont très graves, pour plusieurs raisons.

La première tient évidemment au déséquilibre énorme d’un tel accord. Passer le programme d’investissements allemands de 10 à 20 milliards d’euros (soit… +0,35% de son PIB), sous condition pour la France de comprimer violemment le pouvoir d’achat de 22 millions de salariés et d’abandonner la plus grande réforme sociale du gouvernement de Lionel Jospin, fait terriblement penser à la boutade : « si tu me donnes ta montre, je te donnerai l’heure ».

La deuxième raison tient à la cohérence même du discours du Gouvernement Valls. En délicatesse avec sa majorité parlementaire et son propre Parti, celui-ci n’a eu de cesse de répéter, depuis des mois, qu’il ne menait pas une politique d’austérité et que contrairement à ce qu’avaient subi Irlandais, Portugais, Espagnols, Britanniques et Grecs, ses décisions préservaient intact le modèle social. Si nous laissons détricoter les 35 heures et baisser les salaires (car concrètement, « gel » veut dire « baisse », au regard de l’évolution réelle du coût de la vie), comment pourrons-nous continuer de tenir cette ligne, qui ne convainc déjà plus grand monde ?

Troisièmement, sur le fond, prendre de telles mesures serait une folie. Assouplir les 35 heures, alors qu’elles sont déjà très souples (les 35 heures sont en effet annualisables et le quota annuel d’heures supplémentaires peut être étendu jusqu’à 180 heures, soit plus d’un mois de travail), cela ne peut avoir pour but que diminuer, voire supprimer totalement la majoration des heures supplémentaires. Autrement dit, on ferait travailler les salariés davantage, à salaire gelé, et sans majoration d’heures supplémentaires. Rappelons que la réalité du temps de travail dans nos deux pays est extrêmement différentes : les salariés français travaillent en moyenne 38 heures par semaine, quand les salariés allemands s’approchent des 32 heures, souvent dans des conditions de travail ou de sous emploi dégradées (mini jobs, temps partiels subis, recours fréquent au chômage partiel…).

Geler les salaires, alors que l’économie française demeure en quasi-stagnation, provoquerait l’extinction du seul moteur de croissance qui reste encore un peu allumé dans notre pays : la consommation intérieure des ménages (celle de l’État étant soumise à… l’austérité et celles des entreprises étant contraintes par le niveau invraisemblable des dividendes et les mauvaises prévisions économiques). En termes économiques et sociaux, de telles mesures rajouteraient de l’injustice sociale et de l’inefficacité économique aux conséquences actuelles des politiques conduites par le gouvernement Valls, accroissant les risques déflationnistes qui planent sur notre pays en étant déjà réels à l’échelle européenne… bref de la crise à la crise.

Pour toutes ces raisons, Maintenant la Gauche souhaite que le Parti socialiste s’exprime fortement pour s’opposer à de telles suggestions. Nous demandons au Premier ministre de démentir les intentions prêtées par Der Spiegel au Gouvernement français.

Enfin, nous réaffirmons que la solution à la crise se trouve ailleurs : dans une relance de l’investissement – qui permettrait de remplir les carnets de commande des entreprises et de moderniser notre outil industriel – et dans le soutien à la consommation des ménages, qui passe forcément par le dégel du point d’indice des fonctionnaires et une négociation tripartite sur les salaires.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 18:23

nouveau-logo-psAlors que le congrès du Parti Socialiste est enfin (!) convoqué pour le début du mois de juin 2015, les militants socialistes vont être appelés à voter le mercredi 3 décembre sur le projet de "charte des socialistes pour le progrès humain".

Ce projet est censé être l'aboutissement du travail fourni par les militants et les sections socialistes, dans une synthèse préparée par Guillaume Bachelay. Il ne s'agissait pas pour nous de faire de ce temps un pré-congrès, et nous avons choisi d'infléchir au maximum cette charte. Nous avons notamment obtenu l’abandon de l’idée de «nouveau progressisme» que l’actuelle direction du PS voulait progressivement substituer à l’affirmation du Socialisme, dans la droite ligne de la troisième voie de Tony Blair et Gerhardt Schröder et des "espoirs" de Manuel Valls.

Malgré notre participation loyale et sérieuse à cet exercice, il est évident que tous nos amendements n'ont pas été acceptés. Certains ont été repris, permettant de réparer plusieurs de ses défaillances. Ce texte conserve néanmoins beaucoup trop d’ambiguïtés et nous parait très déséquilibré au regard des priorités que nous défendons et des attentes du peuple de gauche. Nous l'avons déjà dit nous ne pourrons donc pas voter pour ce texte.

Dès son titre, il présente le principal écueil que nous avions craint dès l'origine de ces états généraux : il y a un risque de distorsion terrible entre ce qu'on écrit, des beaux principes, des belles valeurs, un beau programme et ce qu'on fait quotidiennement au gouvernement, qui est largement différent.

La direction actuelle du Parti Socialiste n'a même pas eu le loisir de goûter tranquillement aux belles formules, parfois technocratiques, de la plume du n°2 ; en effet, elle a été confrontée directement aux contradictions dans lesquelles le plonge son soutien automatique au gouvernement : Emmanuel Macron s'est rappelé dès jeudi dernier à notre bon souvenir, en exigeant un nouvel assouplissement des 35 heures et une aggravation des règles concernant les accords de maintien de l'emploi (créés par l'ANI). Dès lundi matin, l'annonce de la publication d'un rapport qu'il a commandé laisse planer une inquiétude en réclamant un gel des salaires en France, ce qui serait non seulement injuste mais rajouterait en inefficacité économique à la politique actuellement menée.

Depuis, la direction sortante du PS rame et ne sait plus comment faire pour désavouer ces nouveaux ballons d'essai, sans rien vouloir changer sérieusement à la politique gouvernementale.

Ici, la charte qu'elle a élaboré ne lui sera pas d'une grande utilité. Et nous savons une nouvelle fois que c'est de l'affirmation d'une ligne politique dont le Parti Socialiste a besoin. Une ligne politique choisie par les militants à qui on aura enfin laissé la liberté de se prononcer. Se prononcer après un débat où les difficultés créées au pays et à la gauche par la politique économique et sociale de nos gouvernements ne seront pas éludées.

Mais ceci est encore devant nous !

Frédéric FARAVEL

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 14:19

nouveau-logo-ps.gifLe conseil national du Parti Socialiste s'est prononcé samedi 15 novembre en faveur de la convocation du congrès du PS pour les 5, 6 et 7 juin 2015. Voilà des mois que nous étions nombreux à réclamer ce rendez-vous démocratique et nécessaire, qui aurait dû se tenir en ce moment même si les statuts de notre parti avait été respectés.

Le Premier secrétaire par intérim n'avait d'ailleurs plus tellement le choix que de proposer cette solution à la commission de préparation du congrès le 13 novembre, alors que la Haute Autorité du PS, saisie par la fédération de la Nièvre (sur une proposition des camarades de Maintenant la Gauche dans ce département), avait indiqué lundi 10 novembre que l'on ne pouvait pas reporter au-delà du premier semestre 2015 notre congrès.

Le congrès du Parti Socialiste qui battra son plein au printemps prochain ne sera pas un congrès comme les autres. Les militants socialistes sont confrontés à une situation inédite : nos gouvernements successifs appliquent une politique très éloignée de celle que nous avions soumise aux citoyens pour l'élection présidentielle et les élections législatives en 2012 et qui avait recueilli la majorité de leurs suffrages. Dès juin 2012, des coups de canifs ont été donnés à notre programme en abandonnant la renégociation du Traité Merkozy, au prétexte d'un illusoire plan d'investissement européen de 120 milliards d'euros qui n'a jamais vu le jour, puisque notre gouvernement a ensuite (dans les semaines qui ont suivi) donné son accord à une baisse du budget européen. L'annonce du Pacte de Compétitivité – la hausse de la TVA et les 20 Mds € de Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) – était à la fois en contradiction avec nos engagements de campagne (abrogation de la TVA sociale) et les orientations et déclarations de la nouvelle majorité du PS, issue de la motion 1, lors du congrès de Toulouse (automne 2012). Dans l'année 2013, l'accord sur la flexibilité du marché du travail et la réforme des retraites s'éloignaient également de nos engagements et de nos valeurs. L'annonce dès janvier 2014 d'un Pacte de Responsabilité approfondissait le sillon social-libéral inauguré à l'automne 2012 : 41 Mds € d'allégements de cotisations pour les entreprises, 50 Mds € de réduction des dépenses publiques.

logo MLG 2-copie-2C'est ce tropisme social-libéral que Maintenant la Gauche avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann avait pressenti dès septembre 2012 en déposant sa motion et que nous déplorons de voir concrétiser depuis.

Les soutiens zélés de cette orientation libérale expliqueront que nous sommes conformes à nos engagements puisque nous avions annoncé la nécessité du «redressement», notamment par la baisse des déficits et de la dette, du pays. Seulement, nous avions également indiqué que le chemin à prendre pour ce redressement se ferait «dans la justice», avec une attention toujours forte portée aux intérêts des salariés et des plus fragiles de nos concitoyens ; nous avions indiqué durant la campagne électorale que s'il y avait un problème de compétitivité en France il n'était pas lié.

Or les concessions sur le droit du travail, les crédits d'impôts et allègements de cotisations sans ciblage et sans discernement, accordées aux entreprises sans contrepartie, ne donnent pas de résultats sur le terrain de l'emploi, le chômage continue d'augmenter ; les réductions de dépenses publiques ne permettent pas diminuer le déficit public et notre dette continue de croître car l'économie est atone et les recettes fiscales sont en conséquence moindres qu'attendues. Les réductions budgétaires ont même pour effet d'accroître, notamment dans les collectivités locales, le phénomène puisque l'investissement public peine alors qu'il devrait prendre temporairement le relais des acteurs privés frileux pour que les carnets de commandes des PME soient un peu moins vide qu'aujourd'hui. La politique économique et sociale de notre gouvernement est donc entrée dans un cercle vicieux qui le conduit à l'échec : le gouvernement socialiste ne peut se prévaloir de la baisse de la dette et des déficits car sa politique ne le permet pas, et nos partenaires européens conservateurs sont de plus en plus méfiants et exigeants, nous plaçant sur la défensive alors que nous devrions prendre la tête de la lutte pour une réorientation de la construction européenne ; le chômage continue de progresser avec son lot de drames humains et notre électorat perd chaque jour un peu plus confiance en nous, considérant que nous menons une politique plus favorable au patronat qu'à l'emploi et aux salariés.

Dans ce contexte, ce qui pose problème à nos électeurs ce ne sont pas nos débats ou nos «dissensions» internes mais la distorsion de nos discours et nos écrits avec les actes au gouvernement, et l'absence de résultats tangibles qui découlent de ceux-ci.

Nous ne dirons jamais que l'ensemble de la politique conduite est mauvaise : notre action pour la refondation de l'école, l'économie sociale & solidaire, le mariage pour tous, le logement (bien que le gouvernement Valls 2 soit en train de détricoter sans raison la loi ALUR votée par toute la gauche), l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire, le travail sur l'assurance maladie ou encore le compte pénibilité pour les retraites vont dans le bon sens et constituent de réels progrès. Mais c'est l'orientation global de la politique économique et sociale qui pose problème parce qu'elle est contraire à nos engagements et qu'elle ne donne pas les résultats escomptés par ceux qui l'ont imposée. Entre temps, nous avons également abandonné l'ambition de la grande réforme fiscale pour un impôt citoyen juste et réellement progressif (pourtant défendu depuis de nombreuses années par François Hollande, mais aussi bien d'autres) et le chantier pour une véritable régulation bancaire est reporté aux calendes grecques.

Le-pacte-de-responsabilite-ne-cree-pas-l-unanimite-au-PS arTout ceci s'est fait sans que les militants socialistes ne soient associés, la logique des institutions de la VèmeRépublique écrasant aussi bien les parlementaires (qui sont nombreux à voter certains textes par légitimisme mais avec des doutes croissants) que le parti ; les expressions critiques ont été dénigrées et méprisées, parfois insultées, tant dans le PS qu'à l'Assemblée Nationale. On nous explique à longueur de journée qu'il n'existe pas de propositions alternatives et qu'il n'y a qu'une politique possible, alors que Maintenant la Gauche fait des propositions concrètes, ciblées, chiffrées et réalistes depuis deux ans, et que les parlementaires du collectif «Vive la Gauche !» ont multiplié les suggestions pour infléchir l'orientation générale. Pourtant, il n'y a rien de plus mortifère que d'expliquer comme Margareth Thatcher qu'il n'y a qu'une politique possible, surtout quand cette politique échoue. Et cette politique met chaque jour à mal un peu plus la majorité politique qui a permis l'élection de François Hollande le 6 mai 2012 : les ponts sont presque rompus avec le PCF, les relations sont de plus en plus précaires avec les écologistes d'EELV ou le MRC. Or nous avons besoin que la gauche soit rassemblée pour mener à bien nos engagements.

logos partisNous avons payé durement lors des élections municipales et européennes ces incohérences et les contradictions inhérentes à la politique menée ; nous risquons encore d'en subir lourdement les conséquences lors des élections départementales, et même régionales si rien n'évolue d'ici là.

Pour réussir la seconde partie du quinquennat, il faudra avoir le courage de changer de cap. Le congrès devra donc être un moment de clarification et confrontation idéologique, qui prenne à bras le corps la question de la politique économique menée par le gouvernement.

Il est donc grand temps que les militants socialistes s'emparent des questions qui nous sont posées collectivement et fixe l'orientation du PS, sans faux semblant.

La motion 3 Maintenant la Gauche participera pleinement à ce débat, elle déposera évidemment avec ceux qui rejoignent son analyse et ses propositions une contribution générale. Nous travaillerons à réunir les conditions qui permettront au Parti de sortir de l'impasse dans laquelle il a été placé, pour qu'une nouvelle orientation, une nouvelle majorité et une nouvelle direction politique remplace l'actuelle équipe qui n'a plus de cohérence ni de mandat politique précis. Les motions qui seront soumises au vote des militants seront déposés en avril 2015 ; d'ici là nous pourrons mesurer les convergences et les divergences entre les signataires des contributions. Nous sommes convaincus que l’unité et le rassemblement ne peuvent se faire qu'autour d’une ligne politique partagée. Nous partirons donc du socle qui était le nôtre au congrès de Toulouse, que nous avons complété, pour l’élargir et gagner. Nous serons vigilants dès maintenant quant au fonctionnement démocratique du Parti.

Nous le disons clairement à la direction sortante et au Premier secrétaire par intérim : la période politique que nous traversons ne permet pas – si l'on veut réellement sortir de l'ornière – de présenter des textes mi-chèvres/mi-choux, qui disent tout et son contraire, dont on ne comprend pas clairement l'orientation et qui évitent de se confronter aux questions posées par la politique gouvernementale. Le Parti nous a souvent habitués à des textes sans saveur et sans odeur, rédigé pour permettre des synthèses absconses et inopérantes, utile uniquement à la préservation de petits pouvoirs de pacotille. Ce type de manœuvre ne serait utile à personne !

Emmanuel-Maurel-Manuel-VallsNous le disons également franchement aux soutiens les plus convaincus de Manuel Valls : assumez l'orientation très claire et clivante que le Premier Ministre a développé à plusieurs reprises dans la presse ! Assumez le renversement complet de l'action politique vers des solutions libérales ! Assumez l'abandon du mot « socialiste » ! Assumez la volonté de renverser nos alliances politiques vers le centre et le centre-droit ! Et soumettez cette orientation aux militants socialistes ; puisque vous appelez vous aussi à la clarification paraît-il, vous devez une démarche honnête, transparente et courageuse aux socialistes pour qu'ils disent leur accord ou leur désaccord avec vos thèses. Si jamais vous vous cachez une nouvelle fois derrière la direction sortante sans défendre votre orientation vous détourneriez le congrès à des fins politiciennes médiocres. Faisons ensemble le constat que vous et nous, tous les socialistes, valons mieux que cela !

Nous appelons tous les socialistes à prendre désormais la parole et à ne plus se la laisser prendre. Nous appelons tous ceux qui ont été déçus depuis deux ans et sont partis sur la pointe des pieds, sans bruit ou en claquant la porte, à se mettre à jour de leur cotisation ou à adhérer/ré-adhérer (la date limite d'adhésion pour avoir le droit de vote semble être le jeudi 20 novembre à 23h59, vous avez donc jusqu'à demain soir).

Venez dire haut et fort par votre vote que vous souhaitez que notre Parti reste Socialiste et qu'il pèse sur le gouvernement pour réorienter profondément sa politique, réussir le quinquennat et donc remettre la gauche et les idéaux socialistes et républicains en selle pour 2017. Nous ne pouvons nous résoudre à vivre le duel annoncé entre une droite conservatrice radicalisée et Marine Le Pen, sur les décombres de la gauche.

logo MLG 95-copie-1Frederic_Faravel_12-10-2014.jpgL'alternative de gauche est possible, ici & maintenant !

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3

NB : Nous avons été étonnés, comme d'autres sans doute, que notre premier secrétaire fédéral ait adressé aux militants un courrier dans lequel il met en avant la résolution votée par le bureau fédéral le 20 octobre. Cette résolution ne porte pourtant rien d'autres que le fait de prendre acte de l'existence de la commission de préparation du congrès qui avait été déjà réunie, après avoir été promise depuis la fin du printemps par la direction du parti. Cette résolution ne caractérise pas la situation politique du pays et n'a été rédigée qu'en réaction à la résolution proposée lors du conseil fédéral de septembre par des membres des instances fédérales issus de la motion 3 et de la motion 1 et que le premier secrétaire fédéral avait refusé de soumettre au vote. Bien que le débat y soit plus ouvert que précédemment, voilà des mois que les instances fédérales ne peuvent jamais trancher des débats politiques et se prononcer clairement par un vote. Il est vrai qu'en caractérisant la situation politique la direction fédérale aurait été contrainte de constater les échecs électoraux et leurs causes politiques... elle préfère donc les textes sans portée politique. Si nous apprécions l'ambiance bien plus apaisée qui préside désormais à nos débats, nous déplorons la dépolitisation des instances dirigeantes de notre parti et donc leur perte d'efficacité. C'est une chose qu'il faudra changer.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:36

Suite à la saisie de la Haute Autorité du Parti Socialiste sur la question du respect des statuts du parti quant à la convocation de son congrès ordinaire (prévu en ce moment initialement), cette autorité vient de rendre son avis. Celui-ci doit selon elle être organisé au premier semestre 2015.

Je vous laisse apprécier sa réponse ci-dessous.

Frédéric FARAVEL

2014-11-07_HauteAutoritéPS_AvisSaisineNievre

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