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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 17:54
Ambroise Croizat

Ambroise Croizat

J'ai signé la pétition pour faire entrer Ambroise Croizat (qui aurait eu 120 ans aujourd’hui), fondateur de la Sécurité Sociale, au Panthéon… Initiée par le journal L'Humanité et plusieurs personnalités du monde politique, syndical, associatif et intellectuel, elle sera adressé au Président de la République. Vous pouvez vous y joindre en signant en ligne ou sur la page parue dans l’édition papier de L’Humanité ce matin.

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

À l’initiative de l’Humanité, élus, syndicalistes et intellectuels interpellent le président de a République afin que le bâtisseur de la Sécurité sociale et ministre du Travail à la Libération, Ambroise Croizat, entre au Panthéon.

Il y a cent vingt ans ans, le 28 janvier 1901, naissait Ambroise Croizat. La France lui doit l’une de ses plus belles créations collectives : la Sécurité sociale. Il en fut la cheville ouvrière et le principal bâtisseur, en tant que ministre du Travail au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans le respect du programme du Conseil national de la Résistance. ­Depuis lors, des générations de citoyens ont eu la chance de bénéficier d’une ­couverture sociale ­exceptionnelle. Il faut bien mesurer l’œuvre ­civilisatrice d’Ambroise Croizat pour ce qu’elle est : une étape fondamentale, révo­lu­tionnaire, dans la ­recherche d’une vie meilleure qui a toujours animé l’humanité.

L’objectif d’Ambroise Croizat était de briser l’angoisse du lendemain, de la maladie ou de l’accident de travail. Sa volonté, sa vision étaient de ne plus faire de la retraite l’antichambre de la mort, mais bien une nouvelle étape de la vie. Notre pays doit à ce militant communiste la générali­sation des retraites, les comités d’entreprise, la médecine du travail, la reconnaissance des maladies professionnelles, la prime prénatale… En tant que député du Front populaire, dès 1936, il avait déjà pris une part considérable dans l’instauration des congés payés, des conventions ­collectives et de la ­semaine de quarante heures.

Tous les Français, aujourd’hui, bénéficient d’une carte vitale, sésame qui leur permet si souvent d’être soignés selon leurs besoins, sans distinction de leurs moyens, grâce à la socialisation des richesses créées. Certes, de nombreux coups ont été assénés à la Sécurité sociale et au Code du travail depuis que Croizat n’est plus. Certes, la Sécurité sociale est avant tout une œuvre collective, comme Croizat, syndicaliste à la CGT, le rappelait. Mais qui peut dire que cet homme d’État n’a pas joué le premier rôle, en tant que ministre, pour apporter à la France l’une de ses plus belles réformes ? Qui peut dire que cette réalisation ne constitue pas un pilier indispensable à notre République sociale ?

La Sécurité sociale fait partie du patrimoine vivant de tous les Français. Un patrimoine qui n’est ni à muséifier ni à vernir, mais à entretenir et développer toujours plus, dans le respect de sa philosophie initiale, en tant que bien commun, comme le montre la crise du Covid-19. Le XIXe siècle aura été marqué dans notre pays par l’accès de tous à l’éducation. Le XXe retiendra à n’en pas douter, avec le recul, la fondation du système de santé publique créée par Croizat comme l’une de ses plus grandes conquêtes.

Tous s’en réclament aujourd’hui, même si tous n’en sont pas dignes. Reste qu’Ambroise Croizat est définitivement digne du Panthéon, qui s’honorerait à l’accueillir, avec son épouse Denise, comme le souhaite sa famille. 

PREMIERS SIGNATAIRES 
Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat, Yves Audvard, président de l’Association Ambroise-Croizat, Julien Bayou, secrétaire national d’EELV, Pierre Caillaud-Croizat, petit-fils d’Ambroise Croizat, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Michel Étiévent, écrivain et biographe de Croizat, Olivier Faure, premier secrétaire du PS, Bernard Friot, sociologue et économiste, Bernard Lamirand, président du comité d’honneur Ambroise Croizat, Pierre Laurent, sénateur et président du Conseil national du PCF, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice GRS, ancienne ministre, Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, Jean-Luc Mélenchon, président du groupe FI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, vice-présidente du groupe FI à l’Assemblée nationale, Gilles Perret, réalisateur du film la SocialeFabien Roussel, secrétaire national du PCF, Frédéric Sanchez, secrétaire général de la CGT métallurgie, Simon Duteil, co-délégué général de Solidaires
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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 19:07

Les électeurs portugais ont réélu dimanche 24 janvier 2021 Marcelo Rebelo de Sousa, candidat indépendant issu du parti social-démocrate (PSD, centre droit), président de la République avec près de 61% des voix dès le premier tour.

Sa réélection n'est pas une surprise et lui qui avait déjà emporté au 1er tour le scrutin précédent en 2016 avec 52% des suffrages était annoncé vainqueur à plus de 55% dans les sondages depuis plusieurs semaines. Le conservateur modéré a depuis longtemps une très bonne cote dans l'opinion publique portugaise et il est parvenu à cohabiter sans accroc majeur avec le Premier ministre socialiste Antonio Costa. Le président de la République portugaise, bien qu'élu au suffrage universel, n'a pas des pouvoirs aussi étendus que celui de la République française – loin de là –, mais sa fonction de représentation et la capacité de la présidence à dénouer d'éventuelles crises politiques ont régulièrement amené à ce mandat des personnalités reconnues pour leur expérience et dont les anciens conflits politiques avaient cédé la place à une image consensuelle.

Marcelo Rebelo de Sousa était donc d'autant plus apprécié qu'il succédait en 2016 à Hanibal Cavaco Silva (PSD) ; ce dernier avait une image clivante : il a toujours eu des relations difficiles avec les socialistes portugais (dans une démocratie parlementaire pourtant habituée aux compromis au centre entre le PS et le PSD), et il avait à la fin de son mandat tenté d'empêcher pendant plus d'un mois la formation du premier gouvernement portugais d'union de la gauche – ou plutôt d'un gouvernement socialiste soutenu sans participation par le parti communiste et le Bloc de gauche (Bloco de esquerda, BE – gauche radicale). Ainsi le PS, pour s'éviter une défaite assurée, n'avait présenté aucun candidat (il avait déjà éludé l'élection en 2016, laissant un candidat sans étiquette qui lui était pourtant favorable arriver deuxième avec 23% et le seul soutien de deux petits partis dont un maoïste). Le chef du gouvernement a même refusé de soutenir la socialiste Ana Gomes, une diplomate de carrière âgée de 66 ans, devenue une éminente militante anti-corruption et qui s'est posée en rempart contre la montée de l'extrême droite.

Il n'est donc pas ici possible de tirer des enseignements définitifs sur l'évolution de la vie politique portugaise, d'autant que la participation à ce scrutin est traditionnellement faible (49% en 2016, 46,5% en 2011, 61,5% en 2006, 49,7% en 2001…), ce qui peut paraître relativement logique au regard de l'enjeu limité de l'élection.

Il faut cependant regarder de près ces résultats ; d'abord parce que l'on perçoit très nettement l'effet de la crise sanitaire et du confinement strict qui a à nouveau cours depuis plusieurs semaines au Portugal : la participation s'est établie à 39,5% soit 9,5 points de moins qu'en 2016. La crise sanitaire a d'ailleurs été un argument de campagne pour mobiliser autour de sa personne et d'une demande de stabilité : dans son dernier discours de campagne, Marcelo Rebelo de Sousa a appelé les électeurs à voter pour lui afin d'éviter un second tour (qui aurait pu se dérouler le 14 février), et ainsi « épargner aux Portugais le prolongement de l'élection pendant trois semaines cruciales » pour freiner l'épidémie. « Il suffit d'une abstention de 70 % pour rendre un second tour quasiment inévitable », s'était-il également inquiété.

Les effets de la crise sanitaire se font aussi sentir à gauche. Bien qu'Ana Gomes n'ait pas reçu le soutien officiel de son parti et d'Antonio Costa, force est de constater que son score est extrêmement bas : même si elle est deuxième, elle recueille à peine 13% des suffrages exprimés. Durant les fêtes de fin d'année certains sondages l'ont même donné derrière le candidat d'extrême droite (nous y reviendrons). Il semble probable que l'électorat socialiste ne se soit pas mobilisé pour ce scrutin, ou même ait voté pour le président sortant. Car l'atonie socialiste ne profite pas au reste de la gauche qui soutient sans participer le gouvernement Costa : Marisa Mattias, dirigeante du BE, avec 3,95%, perd plus de 6 points par rapport à 2016 ; elle arrive même derrière le candidat du très archaïque Parti communiste portugais, João Fereira, qui rassemble 4,32% (+0,38 point) des suffrages. La gauche se portait pourtant plutôt bien avant la pandémie, les élections européennes de mai 2019 – avec une participation de 31% (plus proche donc des présidentielles) – lui ayant donné des résultats plutôt positifs pour des partis associés de près ou de loin à l'exercice immédiat du pouvoir : 33,4% pour le PS (+2 points), 9,8% pour le BE (+5,3 points) compensant la chute de CDU (coalition écolo-communiste) avec 6,9% (-5,8 points). Les élections européennes annonçaient alors la consolidation de la coalition d'union de la gauche lors des législatives de l'automne 2019 (participation de 48,6%) : PS à 36,3% (+4 points), BE à 9,5% (-0,7 point) et CDU à 6,3% (-2 points).

La gauche portugaise a donc perdu des plumes dans la pandémie quelle que soit la place occupée dans la coalition gouvernementale, sans que cela signifie pour autant que le PSD et la droite conservatrice (CDS et PPM) représentent aujourd'hui une alternative gouvernementale. Il est à craindre que la vie politique portugaise recherche dans « l'éternel retour du même » la solution mécanique à un nouveau problème et que la pseudo-cohabitation Costa-Rebello ne finisse par déboucher sur une nouvelle coalition centriste PS-PSD ou PSD-PS.

Car la nouveauté alarmante du scrutin présidentiel réside dans le résultat du candidat « populiste », qu'il conviendrait pourtant de désigner par un qualificatif moins ambigu : si André Ventura et son petit parti Chega ! (traduction : « ça suffit ! ») se présentent comme une version portugaise du trumpisme prétendant défendre « les Portugais bien intentionnés » contre les « profiteurs » en tout genre d'un « système » qu'il veulent transformer de l'intérieur, Ventura recycle en réalité sur un ton volontairement provocateur des discours fantasmagoriques sur le mythe du danger représenté par la « gauche révolutionnaire », ou encore ultra catholiques et racistes, anti-Roms, anti-Gitans, anti-immigrés qu'on n'avait plus entendu réellement dans le débat politique portugais depuis la chute de la dictature salazariste. Il a, par exemple, défendu un plan de confinement sanitaire spécial pour les communautés Roms, ou proposé qu'une députée née en Guinée-Bissau, qui voulait restituer des œuvres d'art aux anciennes colonies portugaises, soit « rendue à son pays d'origine ». Or André Ventura a atteint dimanche 12% des suffrages quand Chega ! n'arrivait en coalition avec les ex « monarchistes » (en réalité les héritiers du salazarisme) et les pro-vie qu'à 1,49% des suffrages lors des européennes de mai 2019 et seul à 1,3% lors des législatives de l'automne 2019, permettant à son chef de siéger à l'Assemblée nationale pour l'utiliser comme une tribune.

Le profil attrape-tout de Chega ! et les dégâts de la crise sanitaire, additionnés à la tentation d'un retour au centrisme gouvernemental, pourraient donc offrir les conditions d'une nouvelle aventure politique et électorale à l'extrême droite portugaise renaissant de ses cendres. En tout cas, les commentateurs portugais s'accordaient tous au soir du dimanche 24 janvier 2021 sur le danger réel que représentent désormais Ventura et son parti. Un seul éditorialiste restait optimiste écrivant « contrairement à beaucoup d’autres », que Chega ne survivra pas jusqu’aux prochaines élections législatives de 2023 : « Ce parti ne sera qu’un phénomène, comme l’a été le Parti rénovateur démocratique de Ramalho Eanes [le premier président portugais élu après le retour de la démocratie en 1974]. Il disparaîtra aussi vite qu’il est apparu. Pour une raison très simple : Ventura n’aura pas la main sur les sauvages de son parti qui sont à l’affût du pouvoir. » Ventura a pourtant prévenu dimanche soir le PSD, principal parti de centre droit et d’opposition au Portugal : « Désormais, il n’y aura pas de gouvernement de droite sans la participation de Chega. »

Frédéric FARAVEL

Le leader d'extrême droite André Ventura et le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa

Le leader d'extrême droite André Ventura et le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 15:45

La démocratie sociale ça n'est pas que pour les autres ; et quand on défend le service public on doit plus encore qu'ailleurs être exemplaire sur le respect des agents municipaux et de leurs représentants élus. C'est ce que je défends dans mon boulot, je le défends donc aussi comme conseiller municipal...

Nous étions intervenus en Conseil Municipal le 16 décembre dernier pour nous étonner des méthodes de la Maire de Bezons (vous pouvez retrouver la vidéo ici 👉https://youtu.be/k30kHFVjRUc ou ici https://fb.watch/39bp1DEjvw/).

Nous avons écrit au Préfet du Val-d'Oise pour lui demander d'examiner plus attentivement les conditions dans lesquelles ont été soumises deux délibérations concernant l'avancement des agents municipaux sans avoir recueilli préalablement l'avis des représentants du personnel, pourtant obligatoire.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

Lettre recommandée avec accusé réception adressée au préfet par le groupe "vivons Bezons" le 21 janvier 2021

Lettre recommandée avec accusé réception adressée au préfet par le groupe "vivons Bezons" le 21 janvier 2021

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 09:42
Emmanuel Macron n'est pas Républicain, il est concordataire

La République ne peut être ni concordataire ni même néo-concordataire. On ne peut pas prétendre renforcer les principes républicains lorsqu’on agit au mépris de ces principes !
J'ai découvert, comme d'autres, lundi 18 janvier 2021 enfin de journée, avec stupeur que le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin avait adressé un courrier électronique à l'ensemble des parlementaires pour leur communiquer officiellement une « Charte de principes pour l'Islam de France » (ci-dessous) en ces termes : « Permettez-moi de vous adresser le texte de la charte signé par les représentants de l’Islam en France, ce matin, en présence de Monsieur le Président de la République. »

Il est sidérant que le Président de la République soit présent lors d'une réunion interne du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) visant à valider et signer une telle Charte. Voilà une démarche qui – pas plus que la cérémonie vaticane à laquelle il s'est plié comme certains autres de ses prédécesseurs et qui l'a fait Chanoine de Latran – n'est ni républicaine ni respectueuse de la laïcité.

Disons le clairement : je n'ai pas d'avis négatif en soi sur le fait qu'une organisation confessionnelle et ses membres décident en interne – comme c'est le cas dans d'autres organisations confessionnelles – d'exprimer leur attachement aux valeurs de la République. Je n'insulterai jamais des croyants, quels qu'ils soient, en expliquant que l'expression de cet attachement supérieur qui doit rassembler tous les citoyens français ferait d'eux des « hérétiques » ou des « mécréants », comme un candidat à l'élection présidentielle l'a fait récemment. Ce genre de considérations ne m'intéresse pas et ne devrait d'ailleurs pas tomber sous la plume d'un militant laïque. Il y a dans cette Charte des positions qui peuvent être intéressantes, d'autres qui sont au-delà de mes préoccupations (et peu importe).

Non, le problème vient bien de la démarche de l'exécutif commise par le Président de la République et le ministre de l'Intérieur. La loi de 1905 et le principe de laïcité séparent les Religions et l’État, elles garantissent l'intérêt général en empêchant que des convictions religieuses imposent leur vue à la conduite des affaires publiques, établissent définitivement la souveraineté populaire face à toute tentative d'imposer un « droit divin ». Mais elles établissent aussi la neutralité et la non intervention de l’État dans les affaires internes des associations cultuelles pourvu qu'elles respectent les lois de la République (tout comme les lois sur la liberté d'association en général).

Comment donc interpréter le mépris évident de ces règles de la part de l'exécutif ? Faut-il considérer que le CFCM et ses membres sans cette Charte contrevenaient aux lois républicaine ? Évidemment non !

L'interprétation la plus logique est donc que c'est bien l'exécutif - la Présidence de la République et le gouvernement - qui est à l'origine de cette Charte dans une logique concordataire aberrante et absurde, qu'il avait dit pourtant écarter le 2 octobre 2020 lors du discours d'Emmanuel Macron aux Mureaux, sans être capable d'expliquer comment il l'écartait et sans convaincre qui que ce soit ! Emmanuel Macron joue ici le rôle d'un petit Napoléon Bonaparte ! L'exécutif contrevient donc à un principe cardinal de la République française, mais il agit aussi de manière contre-productive : un tel texte émanant d'une initiative interne et spontanée pourrait être considéré comme positif ; or ce texte semble avoir été imposé de l'extérieur ce qui est la meilleure manière à la fois de créer une polémique, de donner un prétexte pour le dénoncer pour ceux qui parmi les associations cultuelles ont des positions au minimum ambiguës et de ralentir l'infusion nécessaire du ralliement à la République chez certains croyants.

C'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer ! En bas de la dite Charte transmise aux parlementaires, car il manque de manière visible plusieurs signatures… ce qui semble bien indiquer que le caractère interne de ce texte est plus que douteux. Enfin, le sénateur LREM des Français de l'étranger, Richard Yung, a hier vendu la mèche sur la nature profonde de la démarche en indiquant sur son blog que « Emmanuel Macron a par ailleurs donné deux semaines aux fédérations absentes pour signer le texte. » Le caractère néo-concordataire du locataire de l'Élysée est ici totalement démontré et c'est la République qui en fait les frais.

L'impératif du respect des principes républicains est valable par tous les citoyens français, qu'ils soient croyants, agnostiques ou athées, qu'ils soient président de la République ou Madame et Monsieur tout le monde.

Frédéric FARAVEL

"Charte de l'islam de France" transmise lundi 18 janvier 2021 aux parlementaires ... avec les signatures et celles qui manquent

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 11:15

Le populiste Sadyr Japarov, propulsé au pouvoir à la faveur du soulèvement populaire d’octobre 2020 contre le président Soroonbaï Jeenbekov, a largement remporté la présidentielle kirghize, dimanche 10 janvier. Ses opposants craignent une dérive autoritaire, dans la seule – et tumultueuse – démocratie d’Asie centrale.

Sadyr Japarov, 52 ans, l’homme fort du Kirghizistan depuis le départ du président Jeenbekov, en octobre dernier – poussé à la démission par la rue après des élections législatives présentée comme controversées – a remporté l’élection présidentielle avec près de 80% des voix, selon les résultats préliminaires fournis par la commission électorale.

Le leader nationaliste, qui avait démissionné de son poste de président en exercice pour faire campagne, n’aura donc pas besoin d’un second tour pour conserver les rênes du pays. Son rival Adakhan Madumarov, lui aussi nationaliste, est arrivé deuxième avec 6,7% des suffrages. Il a estimé que le résultat de l’élection était « éloigné de la réalité » et a promis de « réclamer justice par des moyens légaux ». Si les suffrages exprimés reflètent néanmoins l’indéniable popularité de Sadyr Japarov, notamment dans les milieux ruraux, la participation des Kirghiz, qui ont renversé trois présidents en 15 ans, est restée faible, souligne Eurasianet : « À 18 heures, deux heures avant la fermeture des bureaux de vote, seulement 33% d’entre eux s’étaient déplacés. Lors de la dernière élection présidentielle, en 2017, le chiffre était proche de 55% ». Cela n’a pas empêché Japarov de savourer sa victoire, lui qui purgeait, il y a encore trois mois, une peine de onze ans de prison pour l’enlèvement d’un gouverneur régional – une condamnation annulée par la justice après la révolte d’octobre.

Sadyr Japarov promet rien de moins que de sortir « dans un futur proche » de la crise le pays et d'« améliorer nos performances économiques », disant avoir trouvé en arrivant « au pouvoir [une] puissance et l’économie du pays […] en déclin ». La tâche qui l'attend est immense : Japarov est considéré par de nombreux analystes comme un populiste anti-establishment, ce qui le rend imprévisible aux yeux des investisseurs – c'est un comportement qui a été largement toléré pour le dirigeant de la première puissance mondiale mais qui l'est rarement chez ceux de petits pays enclavés. Ses déclarations passées appelant à la nationalisation des mines et autres ressources naturelles sont également une source d’inquiétude pour les financiers étrangers.

Le Kirghizistan est également réputé ingouvernable, la grande pauvreté, les rivalités de clans et les divisions régionales entre le Nord et le Sud ayant régulièrement empêché les gouvernements successifs de contrôler l’ensemble du pays. De plus, la corruption a gangrené beaucoup de gouvernements, profitant des lucratives routes de la contrebande traversant le pays, en provenance de Chine.

Changer les règles démocratiques pour redresser le pays ? Pas forcément rassurant…

C’est pourquoi l’élection présidentielle était également assortie d’un référendum « proposant de renforcer le rôle du président aux dépens du Parlement ». Les électeurs y ont répondu positivement à plus de 81%, même si une telle évolution pourrait mettre en danger la pluralité politique dans la seule réelle démocratie d’Asie centrale.

En réalité, Sadyr Japarov qui soutenait évidemment cette révision constitutionnelle veut créer une Constitution qui lui permettrait potentiellement de rester au pouvoir à vie. Tout pourra être désormais étroitement contrôlé et le gouvernement aurait, selon différentes sources, les armes pour mettre en prison quiconque s'opposerait à lui un peu trop ouvertement.

Une chose est sûre, l’évolution de l’ex-république soviétique de 6,5 millions d’habitants sera suivie de près par Moscou, qui possède toujours une base militaire dans le pays et reste la destination privilégiée de l’émigration kirghize. Des relations que Japarov compte cultiver : Malgré ses positions nationalistes, il a promis à maintes reprises de conserver des liens étroits avec Moscou. Il l’a même répété dimanche, juste après avoir glissé son bulletin dans l’urne : « La Russie est notre partenaire stratégique. »

Reste une interrogation : les nouveaux pouvoirs dont M. Japarov dispose désormais lui donneront sûrement les coudées franches par temps clair ou par petit crachin politique. Mais face à une crise plus profonde, il n'est pas forcément dit que les Kirghiz qui ont souvent renversé leurs présidents démocratiquement élus ne fassent de même avec le Khan supplémentaire que compte désormais l'Asie centrale.

Frédéric Faravel

Sadyr Japarov, ex premier ministre et nouveau président élu du Kirghizistan

Sadyr Japarov, ex premier ministre et nouveau président élu du Kirghizistan

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 17:10

Lors du conseil municipal du mercredi 16 décembre 2020, la majorité municipale divers droite de Bezons présentait des tableaux de créations et de suppressions de postes pour délibération.

Deux problèmes étaient posés :

1- plusieurs éléments entre les deux tableaux ne correspondaient pas, au regard des promotions de grades qu'elles étaient censées mettre en œuvre... Sur ce sujet nous n'avons pas eu de réponse précise.

2- ces promotions de grades ou d'échelons auraient dû faire l'objet d'une consultation légalement obligatoire en amont des commissions administratives paritaires. Ce qui n'a pas été le cas, les CAP étant convoquées deux jours après le conseil. L'avis des CAP n'est que consultatif, soit, mais il est obligatoire. Qu'est-ce qui empêchait la municipalité de réunir deux jours plus tôt les CAP ?

Nous avons eu droit à des explications particulièrement nébuleuses de la part de Mme Menhaouara, Maire de Bezons, et de M. Cuvillier, son premier adjoint... Ils n'ont pas su expliquer, contrairement à ce que la Maire a affirmé, que les représentants du personnels (élus par leurs collègues) n'aient pas été consultés en amont comme cela est la règle. Si les CAP doivent redonner un avis le 18 décembre 2020, le conseil municipal devra-t-il donc à nouveau délibérer en janvier ou en février 2021 sur les suppressions de postes ouverts en trop ?

De plus, nous avons appris implicitement qu'une réorganisation profonde des services municipaux étaient en cours : quand donc les représentants du personnel et les conseillers municipaux seront informés et consultés ?

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe "Vivons Bezons"

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 16:16

Lors du conseil municipal du mercredi 16 décembre 2020, la prime Grand Âge et la prime COVID du SIAAD ont enfin été adoptées.

C'était une demande pressante des personnels concernés, qui s'inquiétaient de voir la date butoir s'approcher sans perspective. Mme Florelle Prio, conseillère municipale du groupe "Vivons Bezons" avait d'ailleurs fortement alerté le conseil municipal lors de la séance précédente du samedi 21 novembre et demandé sa mise à l'ordre du jour du conseil qui précéderait la fin de l'année 2020.

Nous nous réjouissons donc que ces deux primes soient désormais rendues possibles par ces deux délibérations, cela tardait !

Au passage, nous avons rappelé que la première était pérenne et ne devait pas être spécifiquement liée à la crise sanitaire et la pandémie de COVID 19 comme cela était par erreur indiqué dans le dossier de séance ; nous avons également exprimé notre vigilance sur les modalités de calcul de la prime COVID du SIAAD et nous nous interrogeons toujours sur le fait que le choix d'un forfait jour soit réellement plus adapté à la prise en compte du nombre d'heures travaillées.

Nous nous rapprocherons des agents pour mesurer les impacts de ce choix de la majorité municipale divers droite.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 18:55

Retour sur le conseil municipal du mercredi 16 décembre 2020.

La majorité municipale divers droite dirigée par Mme Menhaouara a finalement fait adopter une charte des réseaux sociaux dont une large partie vise à autoriser la Maire à censurer l'expression sur les comptes réseaux sociaux de la Ville des opinions politiques qui lui déplaisent. Nous l'avions déjà prévenue le 21 novembre que c'était une mise en cause directe de la liberté d'expression des citoyens et des Bezonnais. Il existe un équilibre fragile dans la loi française entre expression et sanction, il est aberrant de chercher à le compliquer encore à des fins politiciennes autoritaires. La loi permet déjà de supprimer et de sanctionner les commentaires insultants, racistes, appelant à la haine ou faisant l'apologie du terrorisme par exemple : il n'y a pas besoin d'en rajouter. Non Mme Menhaouara considère que toute opinion politique qui lui déplaît doit pouvoir être censurée.

Nous étudions comment faire casser juridiquement cette décision dangereuse ; nous signalerons au Préfet dans les prochains jours cette délibération et nous appelons toutes les Bezonnaises et Bezonnais qui sont choqués par ces méthodes à se rapprocher de nous en écrivant à vivonsbezons@gmail.com pour préparer ensemble les démarches nécessaires.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 14:52

Hier le groupe municipal "Vivons Bezons" publiait un appel et un projet de vœu pour proposer la candidature de la commune de Bezons à l'accueil d'un centre de vaccination anti-COVID grand public. Aujourd'hui j'ai écrit au nom du groupe municipal à la Maire de Bezons pour lui demander de bien vouloir entamer les démarches nécessaires auprès de l'Agence Régionale de Santé. Vous trouverez la copie de ce courrier ci-dessous.

courrier du groupe municipal "Vivons Bezons" à la Maire de Bezons en faveur de la candidature de la commune à l'accueil d'un centre de vaccination anti-COVID grand public

courrier du groupe municipal "Vivons Bezons" à la Maire de Bezons en faveur de la candidature de la commune à l'accueil d'un centre de vaccination anti-COVID grand public

Par ailleurs, à l'appui de la proposition du groupe municipal "Vivons Bezons", la section Jacky-Leser du PCF de Bezons et la Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons ont pris l'initiative de lancer une pétition en ligne et sous format papier pour recueillir le soutien des habitants à cette démarche. Vous trouverez toutes les informations ci-dessous.

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

pour rejoindre la pétition suivre l'adresse suivante : https://forms.gle/dkUUakV7gfMkLtzG7

Deux initiatives complémentaires pour obtenir l'accueil d'un centre de vaccination anti-COVID grand public à Bezons
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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 15:24

L'année 2021 s'ouvre sur un espoir : celui du vaccin contre le COVID-19. Les premières vaccinations ont commencé, pour les personnes vulnérables en EHPAD et pour les soignants exposés. Mais il faut que le nombre de personnes vaccinées augmente vite si nous voulons être collectivement protégés : c'est la condition pour sortir enfin de cette terrible crise sanitaire !

C'est pourquoi le groupe des conseillers municipaux "Vivons Bezons" propose que notre Ville soit volontaire pour accueillir un centre de vaccination grand public afin que les Bezonnais qui veulent se faire vacciner puissent enfin le faire sans tarder ! Nous proposerons un vœu en ce sens lors du prochain conseil municipal que vous trouverez ci-dessous et qui sera adapté si nécessaire en fonction de l'évolution de la situation.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

proposition de vœu pour la candidature de Bezons comme centre de vaccination anti-COVID grand public

proposition de vœu pour la candidature de Bezons comme centre de vaccination anti-COVID grand public

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