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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 11:57

J’étais ce matin à la réunion organisée par les PPG Bezons en lutte depuis un an pour sauver le site industriel de l’ex Joint Français et ses 208 emplois. Ils ont gagné jusqu’ici à plusieurs reprises mais Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’industrie, préfère rester inactive.
Les PPG Bezons sont victimes d’une terrible opération de prédation industrielle : rachetés en 2015, leur société veut aujourd’hui planter les salariés qui produisent la richesse, mais n’oubliera pas par contre d’emporter savoir-faire, formules et technologies créés par eux pour délocaliser en Espagne et Angleterre.

Ces salariés courageux ont réuni autour d’eux les travailleurs en lutte dans de nombreuses entreprises affligées de patrons voyous en Île-de-France. Ils ont décidé de se battre et de ne pas rester des victimes. La loi devrait les protéger mais le Gouvernement fait l’autruche.
En effet, depuis 2014, la Loi Florange rend obligatoire de rechercher activement un repreneur pour ces sites industriels. Mais pour y arriver, il faudrait un ministère qui agit et une volonté politique : le gouvernement par son inaction se rend coupable d’abandon de salariés en danger et de destruction d’outil industriel performant.
Militant CGT, quand je suis dans mon rôle de responsable politique, je sais rester à ma place et je ne transforme pas une réunion syndicale en tribune politique ; je laisse parler les camarades syndiqués en lutte. Ils savent le soutien concret que nous leur apportons par ailleurs.

Tout le monde n’a pas la même décence et c’est pire quand les malotrus donnent de fausses informations … comme l’a fait ce matin la maire de Bezons. Faut pas faire semblant d’être de gauche quand on a aucune conviction. Ainsi elle a affirmé être victime des choix de l’agglomération.
L’agglomération de Saint-Germain-Boucles-de-Seine qui a été imposée à la ville de Bezons est terriblement à droite : ça n’empêche pas Mme Menhaouara d’avoir accepté d’en être la 15
e Vice Présidente et d’être solidaire activement de toutes les décisions de la majorité très à droite du conseil communautaire.
Oui solidaire activement : Vice Présidente dans le pôle développement économique de l’agglomération, elle n’a jamais émis aucune position discordante sur les choix de l’agglomération dans ce domaine ni sur aucun autre par ailleurs. Elle a toujours voté TOUTES LES DÉLIBÉRATIONS soumises par la droite.
Elle dit aujourd’hui que Bezons est victime des décisions de l’agglo de baisser les dotations aux communes issues des recettes économiques (qui viennent notamment des nombreuses entreprises de Bezons) : mais elle n’a jamais protesté contre, ni en commission ni en conseil !?!
Quand la majorité très à droite du conseil d’agglomération a proposé la baisse de ces dotations, j’ai voté contre avec mon groupe Alliance citoyenne écologiste et solidaire : Mme Menhaouara A VOTÉ POUR !!! Elle est donc responsable de cette décision qui fait du tort à la commune de Bezons et aux Bezonnais !
On ne saurait trouver aujourd’hui pire malhonnêteté et opportunisme politiques que celui de Mme Menhaouara qui dénonce à Bezons devant les habitants et les salariés en lutte les décisions qu’elle valide au sein de l’agglomération ! Chacun jugera ensuite de la valeur et le fiabilité de son soutien et de sa parole.

Mme Cécile Dumas, toute nouvelle conseillère régionale, a voulu s’imposer dans les prises de parole des syndicalistes. Ce n’était pas le lieu, mais je peux comprendre qu’elle ait été agacé par les fausses informations de Mme Menhaouara. Elle a cependant eu raison de rappeler quelques faits.
Lorsque François Hollande était président (soutenu aveuglément par Mme Menhaouara), le groupe GDR avait déposé une proposition de loi contre les #licenciementsboursiers qui n’a jamais été soutenu par le groupe des Députés Socialistes et apparentés. Certains députés socialistes y étaient favorables : Ces députés s’appelaient les « Frondeurs» on en a beaucoup parlé. Mme Menhaouara soutenait à l’époque ceux qui conspuaient les « frondeurs » : elle n’a découvert un intérêt au Made In France en politique que bien plus tard, lorsqu’elle a cru qu’elle en tirerait profit. Soutien épisodique par ailleurs 😉.

En conclusion, je me permets de solliciter les sénateurs Fabien Gay et Marie-Noëlle Lienemann, qui siègent au nom des Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes au sein de la commission des affaires économiques du Sénat, pour qu’ils redéposent (en plus de leurs actions de soutien habituelles aux salariés en lutte) la proposition de lois contre les licenciements boursiers, ce serait un soutien fort aux PPG Bezons et aux salariés en lutte aujourd’hui.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président du groupe "Vivons Bezons"

Il faut soutenir les PPG Bezons ... pas mentir aux salariés et aux Bezonnais...
Il faut soutenir les PPG Bezons ... pas mentir aux salariés et aux Bezonnais...Il faut soutenir les PPG Bezons ... pas mentir aux salariés et aux Bezonnais...Il faut soutenir les PPG Bezons ... pas mentir aux salariés et aux Bezonnais...
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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 09:30
Hier soir, se tenait le conseil municipal... Nous vous avons représentés, ma collègue Florelle Prio et moi-même, du mieux que nous avons pu. Les convocations sont toujours envoyées dans les temps mais au dernier moment, rendant ainsi le travail de toutes les oppositions extrêmement difficile, la majorité municipale pratiquant les mêmes techniques que la Maire reprochent à d'autres structures.
 
✅ Nous avons défendu le Logement social, ses locataires et les salariés d'ABH à qui nous avons adressé notre solidarité dans les moments pénibles qu'ils traversent :
❌ défendu contre les arrière-pensées et stratégies politiciennes de différents acteurs au sein du Conseil d'administration qui ne facilitent la résolution de la crise que traverse aujourd'hui ABH. A ce titre, la démission de Mme Menhaouara au moment où il faudrait s'investir plus que jamais est tout simplement une désertion pure et simple, qui se mêle à la fois à une logique de chantage et comme d'habitude la diffusion de rumeurs (il y aurait un projet de fusion cachée) ;
❌ défendu contre les méthodes de chantage et d'apprenti sorcier de la Maire qui refuse d'apporter une garantie d'emprunt à ABH dans deux dossiers sur trois, risquant par là-même de mettre l'existence mêle d'ABH en péril d'ici le 31/12/2021. Elle a dû réexpliquer après avoir décrit des difficultés importantes de la Coopérative d'habitat, pour faire planer la menace que celle-ci serait en faillite, qu'en réalité la structure même d'ABH était saine... la gouvernance actuelle d'ABH crée des dysfonctionnements graves, dont sont victimes locataires et salariés, mais Mme Menhaouara devrait faire attention à ses propos qui risquent de conduire à la mort de la coopérative. Au passage pour exercer un chantage excessif dans son bras de fer politique avec le président d'ABH, ce refus de garantie d'emprunt prive par là-même les Bezonnais en recherche de logements sociaux de 73 appartements sur lesquels ils auraient été prioritaires : vous apprécierez... Nous l'avons exhorté à revenir en arrière ;
❌ défendu contre les attaques de la droite et de Monsieur Marc Roullier dont les solutions (et celles de son camp politique) ont été sous Nicolas Sarkozy et sont aujourd'hui appliquées depuis 4 ans par Emmanuel Macron avec un seul résultat : un effondrement de la construction de logements, un effondrement de la construction de la logements sociaux, un effondrement de la construction de logements en accession sociale à la propriété... en résulte une aggravation de la crise de l'accès au logement digne à un prix abordable, ce qui pénalise d'abord des foyers de salariés qui n'ont rien à se reprocher. Défendu le logement social et les locataires du logement social, contre les amis politiques de M. Roullier qui pratiquent une politique de ségrégation territoriale et sociale dans les communes qu'ils dirigent.
 
✅ Nous avons soutenu l'élargissement à tout le territoire communal de la convention entre la Ville de Bezons et l'établissement public foncier d'Île-de-France ce qui permettra de protéger notre commune contre les promoteurs immobiliers indélicats.
 
❌ Nous avons constaté avec consternation que l'adjoint au Maire à la sécurité et la Maire étaient incapables de nous indiquer précisément combien de postes d'ASVP, d'agents chargés de la vidéoprotection ou de l'environnement. Une vidéo municipale d'août 2021 indiquait une dizaine en tout, Mme Menhaouara dit que c'est faux, qu'il y aurait donc 12 policiers municipaux et ne sait pas pour le reste mais ce serait 25-30... le mystère continue.
 
❌ Nous avons voté contre la construction de 42 logements dans la Rue Victor-Hugo, juste derrière le gymnase et la piscine, un projet dangereux qui posera de graves problèmes de sécurité et de cheminement par rapport aux équipements sportifs et avec des logements qui auront pour vis-à-vis immédiat les murs de ces équipements !? C'est le résultats des mensonges politiques de Mme Menhaouara et de sa liste pendant la campagne électorale : elle prétendait dédensifier les projets immobiliers, mais en réalité elle redensifie ailleurs pour compenser. Avec l'amputation du Parc Bettencourt et ce type de projet, les Bezonnais sont les dindons de la farce. La Maire applique la maxime de Charles Pasqua : "Les promesses électorales n'engagent que ceux qui les croient" !
 
✅ Nous avons défendu la mise en place rapide d'une charte du télétravail pour le personnel municipal avec le forfait télétravail qui est (enfin !) ouvert aux agents publics depuis le 1er septembre. M. Kevin Cuvillier a refusé de s'engager sur ce dernier point ; c'est pourtant simple : quand on est de gauche, on améliore les conditions de travail et de rémunération des travailleurs. Ben non, à Bezons, ils démontrent tous les jours qu'ils sont divers droite.
 
❌ Nous avons exprimé notre vive inquiétude sur la situation dans le personnel municipal qui connaît depuis un an des conditions de travail qui se dégradent chaque jour un peu plus. Les départs ne sont pas remplacés : on peut se demander d'ailleurs pourquoi tant d'agents partent quand ce ne sont pas des départs à la retraite ? certains agents n'hésitent plus à parler de "chasse aux sorcières". Il manque aujourd'hui 70 postes dans des domaines variés : santé, culture, enfance, direction générale, voie publique, sport, action sociale, cadre de vie...
Voici une liste non exhaustive par service permettant de pointer le manque de personnel : il n'est tenu compte que des postes non remplacés, à cela il faut rajouter les arrêts maladies, accidents de travail, congés maternité, ... et tous les agents qui envisagent de partir prochainement.
CENTRE DE SANTÉ : Pas de direction (depuis plus d’un an) / Pas de direction administrative (depuis 8 mois) / pas de chargé de mission prévention santé (depuis 5 mois) Manque une assistante dentaire, des infirmières et aides soignantes du SSIAD …
ÉCOLE DE MUSIQUE : Pas de directeur administratif et financier (ex-direction adjointe ) / Manque des professeurs contrebasse, piano …
MEDIATHEQUE : Pas responsables section adulte, enfance, primaire … pas de « couvreuse de livre »
SERVICE JEUNESSE : Pas de directeur du « tiers-lieu» et de la jeunesse,
CUISINE CENTRALE : Pas de responsable des offices / pas de responsable de production / pas de responsable de zone / 2 agents de fabrication en retraite cet automne / manque des agents d’office ...
MAISON DE LA CITOYENNETE : Manque la chargée de mission prévention sécurité urbaine et suivi des incidents et délits
DRH : Manque des gestionnaires carrière paye / le responsable et le gestionnaire maladie / Conseiller en prévention ...
CCAS : Manque un travailleur social
SPORTS : Pas de directeur / pas d’assistante de direction / pas de chef de bassin / Manque un maître-nageur.
COMMUNICATION : Départ du rédacteur en chef des publications en octobre.
FINANCES : Pas directeur / pas de directeur gestion du budget et comptabilité / manque les 2 juristes acheteur de la commande publique /
manque un coordinateur budgétaire et financière / manque un régisseur
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL : Pas d’archiviste / Pas de secrétaire de direction du DGS / pas de juriste / pas adjoint administrative au cimetière / manque un huissier,
ENFANCE : départ d’un coordinateur pédagogique et administratif en octobre / Pas de référent parcours PRE à partir de fin octobre / manque des ATSEM, des animateurs
PETITE ENFANCE : manque une éducatrice de jeunes enfants, manque des auxiliaires de puéricultures, des assistantes maternelles
CADRE DE VIE
 Administratif : Pas de directeur adjoint administratif et financier / Départ du chargé de mission acheteur public du cadre de vie fin septembre.
 Logement : pas de directeur depuis 6 mois.
 Urbanisme : pas de directeur depuis 2 ans / Instructrice des permis construire en retraite à part de septembre.
 Mission commerce fermée depuis 9 mois.
 Voirie : Manque un surveillant de voirie et deux techniciens.
 Parc et jardins : Manque un chef de régie et des jardiniers.
 Patrimoine : Pas de directeur/ pas d’adjoint / manque un technicien patrimoine.
 ANRU : Pas de chargé de missions
 Bureau d’études : Pas de responsable,
 CTM : Pas de responsable parc auto (depuis 10 mois) / manque de menuisiers, plombiers, manutentionnaires ...
Les agents en font les frais évidemment car leur travail est plus difficile et usant, mais en plus c'est vous les Bezonnais qui faites désormais face à une dégradation du service public communal. Un constat consternant... Nous serons le 5 octobre à 8h30 devant la mairie pour manifester avec les agents municipaux.
Je condamne enfin le comportement irrespectueux et parfois injurieux de la Maire à l'attention de Mme Marjorie Noël ; ce n'est pas une attitude digne de la première magistrate de la commune et aucun autre conseiller municipal ne se permet de tels débordements, et malheureusement ce n'est pas la première fois !
Frédéric FARAVEL
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
président du groupe municipal "Vivons Bezons"
Un Conseil Municipal long de 5 heures : nous sommes inquiets pour la Ville et ses habitants...
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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 15:10
Le syndicat CGT des communaux de Bezons appelle l’ensemble des agents municipaux à un rassemblement le mardi 5 octobre, devant la mairie à 8h30.
En tant que conseiller municipal et président du groupe Vivons Bezons, comme responsable de la Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons, je vous invite à vous y joindre.
 
Ce rassemblement a pour objet de démontrer la détermination des personnels titulaires et contractuels à refuser de travailler dans des conditions qui ne cessent de se dégrader depuis juillet 2020. La CGT porte un certain nombre de revendications essentielles dont :
✅ le remplacement des nombreux départs et postes vacants pour ne pas pénaliser les usagers et mettre en difficultés les agents municipaux (plus de 70 postes vacants) qui risquent aujourd'hui la démoralisation ;
✅ la titularisation des agents contractuels et l’arrêt de la précarisation ;
✅ la fin de divers contrats avec des sociétés privées, contrats qui ouvrent la porte à la privatisation de certains services…
 
Je suis moi-même fonctionnaire territorial : je connais ces métiers, je constate aussi en tant qu’élu d’opposition les dégâts causés par la nouvelle équipe municipale divers droite… Nos agents municipaux méritent notre mobilisation et la solidarité des Bezonnais.
 
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président du groupe "Vivons Bezons"
Le 5 octobre, défendre les agents communaux de Bezons c'est défendre le service public !
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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 14:06

Un conseil de rentrée à l’ordre du jour peu fourni.

Sur l’assainissement, notre groupe a demandé des précisions et un calendrier sur la stratégie retenue, notamment sur l’élaboration du schéma d’assainissement qui est une obligation et permet de déterminer une ambition commune. Il nous a été répondu que ce schéma ne pourrait pas survenir à court terme car l’intercommunalité est en train d’acquérir des compétences en interne pour pouvoir élaborer ce document et répondre aux enjeux.

De la même manière, nous avons redemandé à l’intercommunalité de revoir sa copie pour avoir une politique de compostage à bas tarif, voire gratuite, compte tenu de l’immensité des besoins sur notre territoire et de l’impératif écologique. Mon collègue de Carrière étant intervenu en notre nom pour expliquer en détail l'atout de cette mesure dans une politique sérieuse de réduction des déchets, le président et maire de Sartrouville, Pierre Fond, nous refit le même sketch que quelques séances plus tôt sur la sagesse d'un de ses prédécesseurs communistes pour qui en toute chose la gratuité indiquait que rien n'avait de valeur... il n'avait même pas écouté mon collègue François-Charles Cuisigniez. Une vice président très bourgeois et d'un certain âge nous explique à quel point il fallait s'appuyer d'abord et avant tout sur la responsabilité individuelle. J'ai repris ces deux caciques pour pointer la faiblesse de leurs propos : ne pas écouter l'opposition et radoter sans réfléchir la même réponse qu'à une séance précédente sans se rendre compte que la question avait changé ; oublier qu'en la circonstance, la nécessité d'une réduction massive des déchets imposait un effort collectif, car institutions, entreprises et activités de production étaient plus responsables du problème que les individus, que la gratuité (si elle est accompagnée d'une sensibilisation) permettrait ensuite au collectif et à chacun de s'engager dans une démarche vertueuse qui paraît encore aujourd'hui hors de portée.  Faute d’une réponse à la hauteur, nous avons voté contre.

Autre sujet et même difficulté : l’intercommunalité déploie un cadre pour le télétravail sans même prévoir une petite indemnité pour les salariés (dans la fonction publique cette indemnité est plafonnée annuellement à 220€). Ce forfait télétravail - déjà ouvert depuis plusieurs années aux salariés du privé dans des conditions bien plus généreuses que celles offertes aux agents publics - bénéfice depuis le 1er septembre aux agents des fonctions publiques d'Etat et Hospitalière ; malheureusement, dans les collectivités territoriales et les intercommunalités les assemblées peuvent décider de ne pas le faire. La majorité conservatrice du conseil communautaire (sans aucune réaction de la part de la maire de Bezons, prétendument de gauche) a choisi ici de mépriser les agents de sa propre collectivité, niant les frais induits par le télétravail, que nous avons souvent pour nombre d'entre nous pu constater ces derniers 18 mois avec les confinements plus ou moins serrés. Non le télétravail n'est pas toujours un libre choix : les derniers mois l'ont démontré et ce forfait télétravail marquait une forme de reconnaissance. Il est dommage que le rapporteur de cette décision, semblant partagé nos arguments, se soit caché derrière un supposé problème de délais pour la consultation des représentants des salariés le 31 août (le décret créant ce forfait date pourtant du 26 août et ne sortait pas de nulle part, les DRH des collectivités l'attendaient) pour expliquer cette absence. La réalité nous l'avons bien perçue c'est que la majorité communautaire y est hostile. Aussi, faute de dialogue et d’ouverture, nous ne cautionnons pas le dispositif et nous nous sommes abstenus.

Nous n’avons voté pas voté les aménagements financiers qui répartissent des fonds de péréquation entre l’intercommunalité et les communes car cela nous semble traduire une absence d’ambition commune et le dispositif reste assez opaque.

Nous avons voté pour un nouveau dispositif « Cité de l’emploi » destiné à soutenir des populations fragiles dans les quartiers politique de la ville à Carrières-sur-Seine et à Sartrouville.

Nous avons voté pour des services réguliers locaux d’un transport en navette électrique à Saint-Germain-en-Laye mais également pour la concertation préalable au réaménagement du pôle d’échange multimodal de Marly-le-Roi.

Plusieurs délibérations ne posant pas de difficultés, nous les avons votées dans l’esprit constructif qui caractérise notre groupe : statuts de syndicats, dispositifs d’attractivité et d’aide à l’entrepreneuriat.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Membre du groupe communautaire de l'Alliance citoyenne, écologiste & solidaire
Président du groupe municipal "Vivons Bezons"

Conseil d'agglomération du 23 septembre 2021
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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 20:11

L'annulation de la foire de Bezons est une triste nouvelle. Cette foire déjà annulée l'année dernière est un moment fort de rencontres et de vie commune. Cette décision est une portée grave : si on peut comprendre la complexité du dossier, les arguments invoqués par la nouvelle municipalité sont un peu courts ! Vous trouverez en image ci-dessous la publication postée par la Ville à la mi-journée.

Mme Menhaouara et son équipe appliquent depuis la mise en place du Pass Sanitaire ce dispositif avec une rectitude avancée: l'exiger pour accéder au "verre de l'amitié" offert après la cérémonie de commémoration de la Libération de Bezons ne lui a pas posé de problème alors qu'il n'est obligatoire qu'à partir de 50 personnes (ce qui n'était pas le cas de cette cérémonie), mais là tout d'un coup, voilà que cette équipe trouve que cela ne correspond plus à sa conception du "vivre ensemble" ?! L'argument est purement opportuniste.

La loi élargissant la portée du Pass Sanitaire a été votée fin juillet 2021 : Mme Menhaouara et son équipe connaissent donc depuis un mois et demi les conditions dans lesquelles allait se tenir la foire. Plusieurs communes ont obtenu des dérogations pour éviter les problèmes invoqués aujourd'hui par la municipalité, comme à Courbevoie.

De deux choses l'une :

  • soit la ville a demandé une dérogation et le Préfet du Val-d'Oise est terriblement plus sévère que celui des Hauts-de-Seine,
  • soit elle n'a rien demandé du tout parce que l'équipe de Mme Menhaouara avait déjà décidé que l'organisation de la Foire était de toute façon trop lourde à porter.

J'ai mon avis sur la question.

Il est ainsi particulièrement dommageable que, sachant probablement déjà qu'elle annulerait in fine l'événement, l'équipe municipale ait cherché à donner l'illusion que celui-ci aurait lieu, mettant en scène l'idée qu'elle aurait tout fait (on a vu que ce n'était vraisemblablement pas le cas) pour maintenir, méprisant ainsi les actions engagées par associations et particuliers pour participer à ce grand moment qui nous manque...

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président du groupe "Vivons Bezons"

publication facebook de la Ville de Bezons, le lundi 13 septembre vers midi

publication facebook de la Ville de Bezons, le lundi 13 septembre vers midi

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 14:54

Le 25 août 1944, alors que l’armée allemande signait sa reddition à Paris, notre commune était également libérée par les FTP. Prenaient fin ainsi 4 années d’occupation, de destruction des Libertés et de la République. Pour y mettre un terme, plusieurs bezonnais donnèrent leur vie encore dans les jours qui précédèrent. Il suffit de regarder le monument aux morts pour mesurer l’importance du nombre de victimes de la barbarie nazie, du militarisme et de la complicité des fascistes et pétainistes, à l’échelle de notre petite commune d’alors.

Le Conseil National de la Résistance rassemblant toutes les forces qui travaillaient à la renaissance de la République et de la Nation avait bâti un programme « Les Jour Heureux » de progrès social et de justice, qui dans une France en ruine fut intégralement mis en application et participa de manière déterminante à la reconstruction de notre pays. Depuis 35 ans, cet acquis pourtant consensuel - la sécurité sociale et le fait que les biens communs appartiennent à la Nation - est systématiquement remis en cause. Encore aujourd’hui, Emmanuel Macron et ses affidés travaillent à le détruire. Certains qui usurpent le beau nom de socialiste collaborent avec eux jusque dans notre commune. Nous mobiliser pour restaurer et renforcer l’héritage du programme du CNR sera le plus bel hommage que nous rendrons aux Résistants qui ont à Bezons et ailleurs donné leur vie pour la République, les Libertés, la Démocratie et la Justice sociale !

Je déposais dimanche 5 septembre matin une gerbe au nom de la Gauche Républicaine & Socialiste. Étaient aussi présents les amis de la section PCF Jacky-Leser de Bezons.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

📸 merci à Malik Benidir pour les photos

[nous sommes le 5 septembre mais la municipalité n’a pas jugé bon d’organiser cette cérémonie dans les temps : sûrement pour ne pas déranger les vacances de là maire.]

Libération de Bezons : un devoir de mémoire qui doit rester actif !Libération de Bezons : un devoir de mémoire qui doit rester actif !Libération de Bezons : un devoir de mémoire qui doit rester actif !
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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 15:00
Depuis le 16 juin 1881, l’école publique est gratuite. Depuis le 28 mars 1882, elle est obligatoire et laïque (10 et 11 ans après les décisions de la Commune de Paris, réprimée dans le sang par les Versaillais).
Ces trois conditions sont un pilier de la République, une nécessité pour son existence.
 
Or depuis trop longtemps, la gratuité est remise en cause ! Les établissements scolaires et les équipes enseignantes réclament aux élèves et à leurs familles une longue liste de fournitures scolaires parfois coûteuses indépendamment de la réalité sociale de la ville ou du village.

À Bezons, certains groupes scolaires réclament même des ramettes de papier et des mouchoirs ce qui devrait être fourni par le Ministère de l’Education nationale ! Je demande donc que l’Éducation nationale assume ses responsabilités en donnant le matériel nécessaire au travail des enseignants. Je demande aussi que la Ville de Bezons prenne en charge les fournitures scolaires de tous les élèves des écoles maternelles et élémentaires !
Cette mesure est mise en œuvre dans de nombreuses communes communistes ou socialistes (j’ai en tête par exemple la Ville de Guyancourt, dont j’ai été directeur de cabinet de 2010 à 2014), mais il est vrai que l’équipe municipale de Bezons n’est pas socialiste, pas même de gauche, mais divers droite… elle pourrait cependant faire un effort !

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président du groupe municipal "Vivons Bezons"
affiche publiée par la Commune de Paris le 28 avril 1871 instaurant la gratuité de l'école publique... mesure qui ne sera reprise par la Troisième République que 10 ans plus tard

affiche publiée par la Commune de Paris le 28 avril 1871 instaurant la gratuité de l'école publique... mesure qui ne sera reprise par la Troisième République que 10 ans plus tard

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 11:00

J'ai répondu, comme représentant du syndicat CGT des collaboratrices et collaborateurs parlementaires, hier midi à Florent Le Du, journaliste à L'Humanité, sur l'état de la situation après qu'aient été révélées plusieurs affaires de harcèlement moral au travail mettant en cause plusieurs sénatrices en poste. Je vous reproduis ci-dessous cet entretien publié ce matin 29 juillet 2021 dans l'édition papier du quotidien et sorti hier soir en ligne.

Frédéric FARAVEL

Afin d'améliorer la protection des assistants victimes de harcèlement moral, la CGT appelle à témoigner anonymement. Entretien.

Au début du mois, la sénatrice écologiste Esther Benbassa a été accusée par huit anciens collaborateurs de harcèlement moral, manifesté par des fortes pressions, des chantages et des humiliations. Des révélations qui ont rappelé le calvaire que vivent de nombreux assistants d'élus, alors que les parlementaires Frédérique Espagnac (PS) et Joëlle Garriaud-Maylam (LR) font aussi l'objet d'accusations. Pour faire bouger les lignes et rendre compte de cette réalité, la CGT collaborateurs parlementaires a lancé un appel à témoignages.

Vous avez lancé la semaine dernière un appel à témoignages de victimes de harcèlements moraux à destination des collaborateurs parlementaires du Sénat. L'objectif est d'ainsi libérer la parole ?

Il est nécessaire de trouver un moyen de briser l'omerta, d'avoir un espace pour que les collaborateurs puissent s'exprimer, raconter les abus dont ils ont été ou sont encore victimes. Cela doit nous permettre de mesurer l'ampleur du phénomène. Nous ne pensons pas que ce soit massif, mais on ne peut pas non plus en rester au discours qui consiste à dire qu'il s'agit de cas isolés ou d'accidents. Il faudra envisager une forme de publication des témoignages recueillis afin de rendre compte auprès du grand public et des responsables politiques de cette réalité. Cette première démarche, faite de manière anonyme, pourra aussi convaincre certaines victimes de sauter le pas et d'engager une procédure avec notre soutien.

Espérez-vous que ces témoignages permettent à terme une meilleure protection ?

Une meilleure prise en compte des cas de harcèlement moral au Sénat doit notamment permettre de faire avancer la cellule de prévention du harcèlement de la Chambre haute. Celle-ci nous a reproché de nuire à son travail [il y a eu ici une confusion de la part du journaliste : ce n'est pas la cellule, mais la présidente de l'Association de Gestion des Assistants de Sénateurs (la vice présidente du Sénat et sénatrice RDSE de Gironde ex UDI, Mme Nathalie Delattre) qui a fait ce reproche à la CGT-CP lors de la réunion de l'instance de dialogue social le 20 juillet 2021] avec notre appel à témoignages, mais c'est tout le contraire, nous allons la nourrir. Cependant, encore faut-il ensuite une volonté politique politique de la faire fonctionner, de lui donner des moyens, et d'établir une procédure claire qui permette de garantir la protection des collaborateurs. Les responsables politiques doivent d'ailleurs se saisir de cette question. Comment protéger leur santé mentale mais aussi leur avenir professionnel car, aujourd'hui, il leur est de fait impossible de continuer à travailler pour leur employeur et aucune réaffectation n'est possible.

Pourquoi l'omerta est-elle particulièrement difficile à briser dans ce milieu professionnel ?

C'est un petit monde où le poids symbolique du pouvoir vous muselle sans doute encore plus qu'ailleurs. Comme dans d'autres milieux, la difficulté consiste d'abord à se rendre compte que l'on est victime de harcèlement moral, de sortir d'une certaine emprise exercée par l'élu. Un ancien collaborateur qui a souhaité témoigné nous a expliqué qu'il a dû être alerté par ses proches et finalement prendre vraiment conscience de ce dont il était victime dans le bureau d'un psychologue. Mais il n'a pas voulu engager une procédure, de peur que cela lui cause davantage de torts. Les pouvoirs de nuisance d'un élu sur son collaborateur sont potentiellement très forts. Politiquement et professionnellement, l'employeur peut briser la carrière de son assistant, en lui bouchant l'horizon, en pourrissant ses réseaux professionnels et politiques. Finalement, c'est une autre forme d'emprise qui se poursuit. Par ailleurs, les sanctions sont rarement prononcées ou très faibles, ce qui n'encourage pas non plus les victimes à porter plainte. Ce n'est qu'en libérant la parole que cette situation peut évoluer.

fac simile de l'entretien dans L'Humanité du jeudi 29 juillet 2021

fac simile de l'entretien dans L'Humanité du jeudi 29 juillet 2021

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 08:33

Lundi 12 juillet, le Président de la République a pris solennellement la parole pour annoncer des mesures supplémentaires et contraignantes pour augmenter notre réponse à la crise sanitaire qui frappe notre pays et l’ensemble de l’humanité depuis 18 mois. Un projet de loi reprenant l’essentiel de ces annonces est examiné depuis le 20juillet par le Parlement.

Je suis pour ma part évidemment très favorable à la vaccination contre le COVID19 et à sa généralisation, mais il convient de regarder si les mesures proposées répondent correctement au défi que nous devons relever et dans quel contexte elles s’inscrivent.

Un échec des réponses et de la communication politiques de l’exécutif

Au moment à l’explosion des contaminations par le variant delta en France et à ce qui ressemble de plus en plus à 4ème vague épidémique, analysons les raisons pour lesquelles un trop grand nombre de nos concitoyens manifeste des doutes face aux décisions publiques, à la gestion de la pandémie et traînent des pieds pour se faire vacciner.

L’allocution d’Emmanuel Macron d’abord l’échec des politiques successives mises en œuvre depuis le début de l’année 2020. L’exécutif a trop souvent menti et les discours ont trop souvent varié ; la dernière allocution d’Emmanuel Macron ne fait pas exception :

  1. Un triomphalisme « hors sol » : Si l’action conduite avait été aussi couronnée de succès que le racontait Emmanuel Macron, alors la nécessité de durcir la réponse à la crise ne serait pas justifiées. Les Français n’ont pas vécu la crise sanitaire et les privations qu’il leur a imposées d’une manière qui supporte un tel lyrisme. Les résultats parlent : la France enregistre aujourd’hui environ 166 décès recensés pour 100.000 habitants, parmi les 20 pays les plus touchés au monde, alors qu’elle était censée avoir l’un des meilleurs systèmes de santé, derrière le Danemark (45), l’Allemagne (113), les Pays-Bas (105) mais aussi l’Irlande (100), le Portugal (159) ou la Grèce (119) ;

  2. La dureté du ton et des mesures égrainées (notamment sur l’élargissement et le renforcement du Pass sanitaire dès le 1er août aux adolescents) ont dû être compensés dès le lendemain car en partie déconnectés de la réalité quotidienne des Français. L’exécutif faisait constamment fi de cette dernière, rendant les mesures imposées difficilement ou pas applicables, préparant le coup de menton de l’intervention suivante.

Au delà des mensonges explicites bien connus (masques, tests, etc.), au-delà des défaillances que nous avons longuement dénoncées et qui sont apparus criantes (abandon de l’hôpital public, pénurie de médicaments, dépendance industrielle et pharmaceutique à l’étranger lointain), il y a également une incapacité chronique à mettre en œuvre les politiques annoncées.

Aucun contrôle du « tester, isoler, tracer »… Insuffisance des campagnes de tests dans les établissements scolaires… Insuffisance des contrôles aux aéroports.. Difficultés inexplicables faites aux collectivités (en nombre insuffisants) qui souhaitaient accueillir un centre local de vaccination anti-COVID ou encore le refus initial de mettre en place des vaccinodromes (tout cela pour des raisons peu avouables, à savoir la pénurie initiale de doses de vaccins)… Retard des dispositifs pour entrer en contact, convaincre et vacciner toutes les populations fragiles, en particulier les personnes âgées qui vivent seules chez elles… ou encore les personnes les plus pauvres, isolées ; nous le payons encore !

Le gouvernement n’a pas donné l’impulsion nécessaire pour obtenir une mobilisation suffisante afin de permettre la vaccination quasi-totale des personnes fragiles et vulnérables, pour rapprocher lieux de vaccination et d’information des habitants que ce soit en milieu rural ou dans les quartiers populaires de nos banlieues. Croit-on qu’il soit suffisant pour convaincre et rassurer de limiter les campagnes d’information publique à des spots mettant en scène le rêve d’une grand-mère de retrouver ses petits enfants ou celui d’un rugbyman de retrouver ses camarades de jeu grâce au vaccin ?

Faute d’arriver aux objectifs fixés car il a failli à en donner les moyens à la puissance publique, l’exécutif décide désormais brutalement d’accroître et de généraliser les contraintes, les interdits… sans pouvoir répondre à la question qui reste en suspens au regard des expériences précédentes : si tant est que cela soit souhaitable et adapté, la puissance publique sera-t-elle plus efficaces pour faire appliquer l’élargissement du périmètre du Pass sanitaire alors que les précédents dispositifs ont été approximatifs… ?

Cette forme de contrainte relative apparaît de prime abord comme un outil potentiellement puissant pour inciter certains de nos concitoyens à sauter le pas de la vaccination – plus de 3 millions de personnes ont en effet pris RDV pour se faire vacciner dans les 3 jours qui ont suivi l’allocution présidentielle –, il conviendrait désormais de garantir que les infrastructures et les doses soient au rendez-vous : pour vacciner entièrement l’ensemble des soignants qui ne le sont pas encore d’ici le 15 septembre ainsi que les millions de Français qui prennent RDV désormais dans la perspective de la généralisation du Pass Sanitaire, il faudrait mettre les bouchées doubles. Rien ne serait plus détestable que le fait de créer un embouteillage dans la vaccination des soignants jusqu’ici hésitant, alors que – faute d’avoir mis en place jusqu’ici les dispositifs nécessaires pour emporter leur conviction – l’exécutif vient de fortement les stigmatiser. Si les pouvoirs publics viennent à manquer de doses ou que les locaux ne sont plus adaptés à un tel afflux de patients, certains de concitoyens pourraient avoir à patienter de nombreuses semaines avant de bénéficier du Pass sanitaire espéré ; les Français concernés le vivraient alors comme une punition, une nouvelle forme d’infantilisation collective à laquelle la gestion de la crise sanitaire en France nous a trop souvent habitués. Or des signes inquiétant de manque de doses, la suspension pendant quelques jours de la possibilité de prendre RDV, la capacité à trouver ensuite des créneaux disponibles démontrent que l’exécutif a une nouvelle fois annoncé des mesures sans s’être réellement préoccupé de la capacité à les assumer correctement !

Par ailleurs, le projet de loi sur la mise en place de ces mesures implique des effets graves sur le code du travail avec la possibilité pour un chef d’entreprise de licencier un de ses salariés au motif de sa situation vaccinale : voilà un précédent particulièrement dangereux et explosif. L’effet serait contre-productif et dévastateur pour la cohésion nationale.

Emmanuel Macron fustige constamment le désordre que pour une large part il a produit pour faire oublier ses propres carences… et chaque jour qui passe la parole et l’action publiques sont un peu plus dévalorisées aux yeux des Français qui pour certains finissent par considérer que le respect des mesures doit être tout autant approximatif que leur mise en œuvre.

Vaincre le COVID19 doit nous conduire à rassembler et non à diviser

Désertion de la rationalité

Pour bon nombre de nos concitoyens, plus rien n’est clair, tout se vaut. Il est vrai que depuis trop longtemps l’influence de l’industrie pharmaceutique dans les agences publiques ou auprès des experts est importante et dans certains cas influent sur les décisions publiques au profit de leur intérêt. Bref l’éthique de l’intérêt général, de l’intérêt public, a pris de sérieux coups depuis que l’État est affaibli, technocratisé, et que certaines de ses missions sont confiées au privé.

Certains domaines de la stratégie vaccinale mise en place par le gouvernement ont été confiés au cabinet de conseil américain McKinsey, ainsi qu'à plusieurs autres cabinets (Accenture, Citwell et JLL). Ces prestations extérieures s'élèveraient à 2 millions d'euros par mois pour McKinsey, selon l'enquête du Point, et 1,2 million d'euros pour Accenture, d'après Mediapart. Interrogé sur ce sujet en commission à l'Assemblée nationale le 12 janvier dernier, le ministre de la santé Olivier Véran a balayé d'un revers de main la question : « Il est tout à fait classique et cohérent de s'appuyer sur l'expertise du secteur privé », fermez le ban ! Certains libéraux sincères diront qu'en théorie le recours à des cabinets de conseil n'est pas choquant en soi au regard de l'urgence et de la crise, mais le recours à des cabinets privés ne concerne pas seulement la politique de santé publique, mais bien d'autres domaines depuis le début du quinquennat et la fréquence et l'accélération de ces méthodes en disent long aujourd'hui sur l'état d'esprit de l'exécutif et l'état de notre administration. Car la question aujourd'hui est de savoir s'il est normal qu'une administration comme celle de la santé ne soit plus en capacité d'assurer un certain nombre de missions ! Sans compter qu'Emmanuel Macron entretient des liens anciens avec McKinsey et certains autres cabinets sollicités et que cela ne pouvait susciter que suspicion et polémique ce dont n'avait pas besoin l'action publique pour la mise en œuvre de la stratégie vaccinale.

Il y a aussi des discours des scientifiques, confus, contradictoires, venant de médecins d’inégales compétences sur le sujet, dont les déclarations ne se sont jamais confrontées avec des arguments rationnels, permettant de mieux cerner ce qui est acquis, confirmé, ce qui est plus incertain mais peut se confronter à une certaine réalité… Bref rendre public et abordable les enjeux des choix scientifiques. Mais cela aucune chaîne d’information – pas plus que le gouvernement – ne s’est astreinte à une pédagogie précise et à ces échanges d’analyse, préférant mettre en scène des empoignades.

Qui rappellera quelques faits concernant les vaccins et la vaccination ? Lorsque les vaccins ont atteint la phase 3 – dans laquelle sont ceux qui sont autorisés dans l’Union Européenne –, les effets secondaires attendus ont toujours été conformes à ceux détectés dans les phases précédentes. L’argument sur le « manque de recul » avancé par nombre de nos concitoyens inquiets ou réticents ne tient pas : « Il n'y a aucun exemple de vaccin qui a induit des effets indésirables à long terme qui ne s'étaient pas manifestés dans les 2 mois après la vaccination », a rappelé le Pr Mathieu Molimard, chef de service de pharmacologie médicale au CHU de Bordeaux.

Depuis l'ouverture de la campagne de vaccination en décembre 2020, 36 millions de personnes ont reçu au moins une dose d'un des quatre vaccins homologués en France ; à l'échelle mondiale, plus de 2 milliards de premières injections ont été recensées, touchant un quart de la population de la planète, selon la base de données Our World in Data (en anglais : https://ourworldindata.org/covid-vaccinations?country=OWID_WRL). « On a déjà un recul de l'ordre d'une année pour les personnes qui ont été dans les essais cliniques », indique Daniel Floret, vice-président du Comité technique des vaccinations, rattaché au Haut Conseil de la santé publique. Dans le cas des vaccins contre le Covid-19 autorisés en France, les effets indésirables graves ont été identifiés rapidement : après quatre jours en moyenne pour les très rares myocardites identifiées après une injection du vaccin Pfizer-BioNTech, en moins de dix jours pour les rares thromboses liées au vaccin d'AstraZeneca et « quelques semaines après la vaccination » avec le vaccin Janssen pour le syndrome de Guillain-Barré, lui aussi très rare ; or les seuls effets secondaires réellement établis en lien avec une vaccination se sont toujours déclarés peu de temps après l'injection. Ces effets secondaires indésirables ont été communiqués dès l’origine de manière transparente et ils sont statistiquement insignifiant. Pourtant leur exposition médiatique a été suralimentée pendant des semaines, au point que les parlementaires sont ensevelis sous les courriels leur expliquant qu’Israël ferait face aujourd’hui à une épidémie d’embolies pulmonaires, ce qui est faux.

La communication gouvernementale de plusieurs pays occidentaux – dont le nôtre – a ainsi été désastreuse : la décision de suspendre durant deux jours, en mars dernier, les injections avec le vaccin AstraZeneca, après l'identification de plusieurs cas de thromboses (dont on n’est toujours pas arrivé à démontrer le lien avec le vaccin) a cassé une campagne de vaccination qui avait déjà du mal à démarrer du fait du public concerné bien trop limité et des pénuries. Personne ne niera un risque de complications, bien que statistiquement infime (et inférieur à celui existant pour la « pilule »), mais cette suspension était inutile dans le sens où si un doute réel avait existé il n’aurait pas été levé en deux jours d’études : en définitive, cela a simplement jeté l'opprobre sur le vaccin, l’AstraZeneca et les autres. Désormais la défiance à l’égard de ce vaccin n’a abouti qu’à deux choses : des stocks non utilisés par dizaines de milliers qui vont être périmés et perdus ; un sentiment de mépris social dans une partie de la population médicale (nous y reviendrons), puisque ce vaccin était alors proposé en priorité aux infirmiers et aides-soignants alors même que médecins et chefs de service se voyaient proposer du Pfizer ou du Moderna…

Qui rappellera également que l’ARN messager ne sort pas du chaudron d’une sorcière ? Selon certains de nos concitoyens, les scientifiques manqueraient de recul sur la technologie employée par les vaccins, à savoir l'ARN messager pour Pfizer-BioNTech et Moderna et les vecteurs adénoviraux pour Janssen et AstraZeneca. Or l'ARN messager est une technologie connue depuis les années 1990, utilisée en immunothérapie et contre le cancer. Cette découverte scientifique permet d'aller beaucoup plus rapidement pour proposer une solution : avec des vaccins classiques, on en serait encore à faire des tests pré-cliniques. Les travaux sur les vaccins ont également été accélérés grâce aux recherches sur le premier syndrome respiratoire aigu sévère (Sars) identifié au début des années 2000. L'ARN messager disparaît de la cellule très rapidement après son introduction, donc il ne persiste pas ; même chose pour les particules lipidiques, vecteurs de l'ARN messager. Quant aux vaccins à vecteurs adénoviraux Janssen et AstraZeneca, là aussi, les spécialistes certifient leur fiabilité : de tels vaccins existent depuis de nombreuses années, pour lesquels on n'a pas eu de problème particulier, notamment contre Ebola.

Avec les préventions actuelles et les théories ou argumentations fantaisistes qui circulent aujourd’hui abondamment, l’éradication de la variole ou de la polio aurait été impossible. Pourtant la protection de la société en ces temps de pandémie passe par la vaccination. Au-delà du risque individuel posé par une absence de vaccination, se pose aussi un risque collectif : continuer à laisser circuler le virus lui permet de continuer de se diversifier, avec le danger de nouveaux variants, qui pourraient être capables de résister davantage aux vaccins ou de contourner le système immunitaire. La vaccination est la seule réelle alternative : on ne saurait confier utilement notre avenir à la seule responsabilité individuelle de la prudence, de la limitation des interactions sociales et du respect des gestes barrières, car non seulement notre société ne tiendrait pas longtemps à ce régime déshumanisant et désocialisant mais elle n’empêcherait pas la diffusion et les mutations multiples du virus. À ce titre, la vaccination mondiale est indispensable et les réticences de l’exécutif français et de l’UE à la levée des brevets est coupable ! On ne saurait répondre à l’urgence sanitaire dans les pays en voie de développement par la seule charité ou le programme de don COVAX : il faut pouvoir produire partout et massivement sans se préoccuper des intérêts privés des industries pharmaceutiques.

Le mépris social contre notre bien-être collectif

Le rapport entre insuffisance de la vaccination et milieu social a été démontré à grand renfort de cartes et de statistiques. Cela vient couronner des années d’abandon social et géographique d’une partie de nos concitoyens : déserts médicaux et détresse éducative s’ajoutent à la détresse économique… Dans une société où l’expression est devenue minimale au point parfois de faire disparaître la nuance et la précision du langage, dans une société où l’éducation à la pensée scientifique, à la rationalité du doute a fortement régressé, un effort redoublé était nécessaire pour se rapprocher de nos concitoyens des territoires qui subissent une forme de ségrégation territoriale, des catégories populaires qui sont les plus exposées au virus car occupant des logements plus exigus, ou inadaptés à la taille du foyer, et qui n’ont pas les capacités de télétravailler ou les moyens de tenir avec le chômage partiel. Cet effort n’a pas été fait !

Pire ! Emmanuel Macron a annoncé le déremboursement des tests PCR pour le mois de septembre ! Cette mesure est invraisemblable !L’argument est simpliste : la cherté des tests incitera les catégories populaires à se faire vacciner… voilà une autre démonstration de la déconnexion macroniste du pays réel ! Les tests PCR ne sont pas une solution de facilité pour nos compatriotes, personne ne se précipite dans les pharmacies qui les proposent par effet d’aubaine selon un « principe de marché ». Les tests PCR sont un dispositif médical qui nous permet collectivement de lutter contre la pandémie. Sans effort supplémentaire pour aller au plus près de nos concitoyens dans les quartiers populaires pour faciliter l’accès à la vaccination et donc convaincre de sa nécessité et de son innocuité – et rien de ce type n’a été annoncé depuis le 12 juillet !? Pis, l’étude d’impact du projet de loi se félicite qu’il n’aura « aucun impact budgétaire notable » ce qui indique que le choix a été fait de ne rien changer –, nous n’aurons pas plus de vaccinations… mais nous aurons assurément moins de tests et nous perdrons la mesure de la diffusion de l’épidémie, un outil pour réagir à l’évolution de la situation sanitaire.

Le cas des soignants est là-aussi particulièrement emblématique. Alors que les médecins, infirmiers et aide soignants ont tenu à bout de bras face à la pandémie – dans des conditions dégradées, après des dizaines d’années de politiques libérales en matière de santé publique –, le pouvoir a cru pouvoir répondre au profond malaise (qu’il avait encore accru avec Agnès Buzyn) de ces professions et aux immenses besoins de moyens et de changement de l’hôpital public par le « Ségur de la Santé ». C’est peu de dire que cette grand messe de communication politique n’a pas convaincu la plupart des personnes concernées : versement de primes au lieu de la revalorisation des salaires et des métiers, poursuite des fermetures de lits, de postes et de services. Comment le gouvernement a-t-il pu imaginer que celles et ceux qui avaient affronté la pandémie vêtus de sacs poubelles l’en auraient tenu quitte alors que la logique suicidaire qu’il subissait était maintenue.

La pénurie de vocations s’aggrave ; les démissions et les postes non pourvus se multiplient de façon alarmante et ce bien avant l’annonce de l’obligation vaccinale. La situation est similaire dans les EHPAD. Il est urgent de renouer un dialogue sérieux, en répondant aux propositions de ceux qui font vivre notre système de santé. Sans doute, si ce dialogue avait été noué, si ces professionnels avaient ressenti de l’attention et du respect, la confiance serait bien meilleure. Si dans chaque EHPAD, dans chaque hôpital ou dans chaque clinique avaient été organisées des rencontres sur la vaccination, sans doute la conviction aurait été mieux acquise. Mais le pouvoir préfère engager une épreuve de force avec ceux qui doutent… Si la vaccination était malgré ces démarches restée insuffisante, l’obligation vaccinale aurait pu être envisagée, mais nous aurions fait l’économie de la séquence actuelle vécue par des nombreux soignants comme une forme de stigmatisation. Et cela laissera des traces alors même que notre système de santé doit être remis sur pied. Il n’est cependant pas trop tard pour faire ce qui n’a pas été fait avant et, dans toutes les structures concernées, il y a urgence à mettre en place des cellules de paroles et d’échange pour combattre les réticences, rassurer et convaincre.

Vaincre le COVID19 doit nous conduire à rassembler et non à diviser

La confiance naît du contrôle et de la coopération démocratiques

Les défaillances importantes qu’a connues notre pays dans sa réponse à la crise sanitaire vient des pouvoirs excessifs accordés au président de la République. C’était déjà contestable dès les débuts de la Vème République, cela l’est plus encore aujourd’hui. Emmanuel Macron a commencé son quinquennat en trahissant son engagement de mettre fin à l’état d’urgence consécutif aux attentats de novembre 2015 (il a duré 719 jours !) : en effet, si nous sommes formellement sortis de ce régime exceptionnel, ses principales dispositions ont été intégrées dans le droit commun. Face à la crise sanitaire et à la pandémie, la France vit dans un régime exceptionnel, qu’il soit nommé état d’urgence sanitaire ou « sortie de l’état d’urgence sanitaire » comme aujourd’hui, depuis la mi mars 2020 ; le projet de loi sur la vaccination obligatoire des soignants et l’élargissement du Pass sanitaire prolongeant le régime de « sortie de l’état d’urgence sanitaire » jusqu’au 31 décembre 2021 (il devait s’achever au 30 septembre), les 18 mois d’état d’urgence gaulliste seront à nouveau dépassés. Les régimes d’exception semblent particulièrement convenir à Emmanuel Macron.

Or dès l’instauration du premier état d’urgence sanitaire permis par la loi du 23 mars 2020, nous avions dénoncé et alerté, par la voix de nos parlementaires, les abandons excessifs concédés par le Parlement à l’exécutif. L’Assemblée nationale et le Sénat se sont bien facilement et malheureusement volontairement délestés de leurs (rares) capacités de contrôle : le gouvernement a pu agir plus librement encore que par le passé avec des obligations cosmétiques en matière d’information et de consultation du Parlement.

Les décisions sont donc prises par un homme presque seul, avec son « conseil de défense », sorte de creuset où se concocte ce que sera notre destin… Les consultations en direction des parlementaires – par l’intermédiaire de leurs présidents de groupes –, des partis politiques ou des Associations de collectivités territoriales ou d’élus locaux sont toujours purement formelles, les décisions étant déjà prises avant celles-ci. Aucune délibération collective réelle, notamment du Parlement avec transmission de toutes les informations disponibles – dans les dispositifs d’état d’urgence antérieurs, le gouvernement avait obligation d’informer le Parlement de toute décision prise dans ce cadre de leurs motivations, sous l’état d’urgence sanitaire c’est au parlement de demander précisément ce qu’il ne connaît pas et le gouvernement apprécie seul du niveau de réponse.

Il est faux de croire que la voie solitaire choisie par l’exécutif aurait le mérite de l’efficacité car il ne serait retenu par aucune pesanteur ; l’expérience nous a démontré que la présidence et le gouvernement tardaient souvent à faire preuve de réactivité quand toutes les données scientifiques indiquaient une remontée des contaminations, le renforcement des restrictions intervenant souvent au pied du mur. Une concertation et une collaboration réelle avec le parlement aurait au contraire sans doute permis une stratégie plus graduée, entraînant d’avantage d’adhésion et au final plus d’efficacité. Mais là, le parlement va être à nouveau amené à ratifier sous pression ce que le Prince Président a décidé, dans des conditions de débats indignes d’une démocratie.

Si au nom de l’intérêt général, de l’intérêt public, il convient que des restrictions ou contraintes nous soient imposées, elles ne peuvent procéder du choix d’un homme mais des représentants du peuple ! Cette pandémie ne doit pas nous habituer à ce que nous devions subir des décisions régaliennes.

* * * *

Le gouvernement doit revenir à la raison : s’il paraît nécessaire pour faire face de passer au stade supérieur pour la vaccination des soignants, il ne saurait être question d’abandonner définitivement le nécessaire travail d’information et de conviction. C’est la même chose quant aux mesures excessives qui accompagnent le Pass Sanitaire, notamment pour les adolescents et en matière de déplacements (le RER et le métro ne sont pas plus anti-COVID que le TGV ou les intercités) ; les conséquences catastrophiques que son projet de loi implique en matière de droit du travail doivent être purement et simplement abandonnées. Il en va de même de l’idée saugrenue de dérembourser les tests PCR.

Enfin, le gouvernement doit enfin engager un véritable travail d’information et de conviction au plus près de nos concitoyens, notamment dans les quartiers populaires et les communes rurales, là où la vaccination a aujourd’hui le plus de mal à convaincre, en multipliant les sites de vaccination. Plutôt qu’une logique de sanctions visant à masquer les défaillances macronistes, cet effort est indispensable et doit être engagé quoi qu’il en coûte !

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 15:48

Quelques réflexions sur les annonces d'hier soir par le Prince Président...

Attention je commence par la violence sociale car le choc de la proposition qui attire l'attention sert aussi à masquer des annonces économiques et sociales brutales :
1️⃣ l'application dès le 1
er octobre de la réforme de l'Assurance-Chômage pourtant sanctionnée par le Conseil d'Etat - et les raisons pour lesquelles elle a été sanctionnée n'ont pas disparu puisque la crise sanitaire impose selon Emmanuel Macron de reporter l'application du 2e coup de latte social - juste histoire de mettre ceux de nos concitoyens frappés par la crise économique un peu plus dans la merde ;
2️⃣ l'annonce que "sa" réforme des retraites d'une violence inouïe sera reportée après la maîtrise de la pandémie (donc pour la campagne de l'élection présidentielle). Il s'agit de mobiliser le cœur de ses électeurs mêlant centre et droite qui rêvent de châtier ceux qu'ils pensent être des profiteurs. Il s'agit donc qu'un axe de campagne électorale. L'invocation de la maîtrise de la pandémie ne tient évidemment pas car elle ne suffit pas à reporter la réforme de l'assurance chômage. L'argument de la dette non plus car le conseil d'orientation des retraites a clairement indiqué qu'à long terme il n'y avait pas de problème d'équilibre, alors même que c'est ce que veut en bon néolibéral faire croire Emmanuel Macron.

Je suis convaincu par la nécessité de la vaccination, il me paraît indispensable que les soignants soient largement vaccinés pour des questions de santé collective mais nombre de mesures annoncées hier me paraissent peu applicables, ce qui va mettre (encore) l’État en porte-à-faux. Je comprends le principe de l'obligation vaccinale pour les soignants : la réalité c'est qu'en arriver là démontre l'échec de l'action gouvernementale durant toute la crise sanitaire. Qui a été exposé plus que les autres aux risques sans moyens pour y faire face ? Qui a été méprisé par le Gouvernement lors du "Grenelle de la Santé" ? à qui a-t-on proposé de l'AstraZeneca pendant que les médecins et chefs de service bénéficiaient de Pfizer ou de Moderna, au même moment où le gouvernement et Emmanuel Macron lui-même a jeté le doute sur la fiabilité de l'AstraZeneca ? Ce sont ces catégories de personnels à qui on a tant menti qui aujourd'hui rechigne tant à faire confiance aux autorités sur la stratégie vaccinale. L'obligation vaccinale est l'aveu d'échec, la démonstration des fautes et défaillances du gouvernement par lequel il a aggravé dans le pays le climat de défiance dont nous faisons aujourd'hui tous les frais.

Au moment où le président de la République annonce des sanctions prochaines sur les soignants et de fait des sanctions rapides (dès le 1er août) sur les familles qui n'auront pas avant un moment un pass vaccinal, on aurait aimé comprendre quelles actions allaient être engagées sur le terrain pour informer et convaincre, pour aller vers les publics les plus démunis de nos concitoyens, pour aller vers ceux qui n'ont pas accès à la vaccination (marginaux, SDF, etc.). La géographie de la vaccination en atteste : le Pass Sanitaire revient à reconfiner les plus modestes de nos concitoyens sans annoncer aucun effort de reconquête. Dès lors, plutôt qu’une attitude martiale, on a aurait préféré des solutions concrètes et une stratégie de planification. Qu'on ne nous dise pas que seul la menace fonctionne en arguant des 926.000 inscriptions sur DoctoLib hier soir : ce sont là encore dans les catégories sociales moyennes supérieures qui mettent d'abord en avant une supposée liberté de conviction sur les questions sanitaires qui sont sur-représentés dans ces programmations. Les catégories populaires sont laissées à elles-mêmes. Imaginons que l'intervention du résident de la République aient été anticipées, que les équipes soient d'ores et déjà sur le terrain pour convaincre et vacciner des centaines de milliers d'enfants et d'adolescents de plus de 12 ans (à qui on a longtemps interdit cette même vaccination), la réalité est que ces mêmes enfants n'auront donc pas de pass vaccinal avant 5 ou 7 semaines au plus tôt : de fait, Emmanuel Macron les a condamnés à ne pas avoir accès à certaines activités estivales essentielles, alors qu'ils ont été durement affectés par les confinements successifs ; c'est de la maltraitance !

Comment justifier que l'on supprime la gratuité des tests PCR quand c'est un outil essentiel pour suivre l'évolution de l'épidémie ? Croyez-vous qu'on fasse un test naso-pharyngé par plaisir en se disant que c'est pris en charge par la sécurité sociale ? La réalité c'est que, si rien n'est fait pour convaincre, dès l'automne des pans entiers de la population choisiront ne plus se tester et nous perdrons le contrôle de l'épidémie ! Rien n'a été dit des cas contacts desquels, notamment dans les écoles élémentaires, on exige un test à l'entrée d'une semaine d'isolement et un test de sortie ! Ma fille a été 2 fois cas contact, j'ai les moyens de payer, une grande partie des habitants de ma commune ne l'ont pas... ils choisiront donc de déclarer sur l'honneur avoir fait les tests, puisque c'est la seule que peut demander l'éducation nationale et renverront au bout de 6 jours leurs enfants non testés en classe.

Que dire du contrôle dans les supermarchés, en terrasse, dans les restos, etc. Je mets ma main à couper que les contrôles ne seront pas systématiques, voire seront inexistants... le jour où nos concitoyens auront constaté cela ils en déduiront à nouveau que la parole de l'Etat ne vaut rien. Le jour où l'on cherchera à invoquer leur raison et leur mobilisation, on ramera plus encore ! Merci Macron !

Malgré Macron et les conneries de ses groupies, allez quand même vous faire vacciner : il n'y a pas de risques, c'est cela le message principal ! Plus nous serons vaccinés, plus nous nous protégerons les uns et les autres.

Frédéric FARAVEL
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Coordinateur national pour les pôles thématiques de la GRS

 

Emmanuel Macron se mettait en scène le 12 juillet le regard sévère dans le palais éphémère sur fond de Tour Eiffel pour ajouter le ridicule à la violence du propos

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