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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 15:00

Dimanche 1er novembre 2020, j'avais écrit aujourd'hui au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" à la Maire, Nessrine Menhaouara, pour nous étonner de l'absence de mesures adéquates pour que le marché "Le temps des cerises" de Bezons puissent être ouvert dans de bonnes conditions sanitaires, comme cela avait pu être rétabli au printemps 2020.

J'ai écrit aujourd'hui au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" à la Maire pour réclamer que des mesures adéquates soient prises afin de protéger les agents communaux, de permettre la mise en place du télétravail (comme au printemps dernier) et les conditions permettant la continuité du service public. Face au COVID-19, il faut être solidaire et prendre toutes les mesures utiles et efficaces.

Vous trouverez ci-dessous les courriers en images et au format PDF.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

Courrier de "Vivons Bezons" à Mme la Maire de Bezons adressé le lundi 2 novembre 2020

courriers sur le marché puis sur la protection des agents communaux et la continuité du service public local (2/11/2020)courriers sur le marché puis sur la protection des agents communaux et la continuité du service public local (2/11/2020)courriers sur le marché puis sur la protection des agents communaux et la continuité du service public local (2/11/2020)

courriers sur le marché puis sur la protection des agents communaux et la continuité du service public local (2/11/2020)

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 14:41

Ce soir, le Prince Président Emmanuel Macron va nous annoncer un nouveau confinement... Peu importe la forme qu'il prendra : il signe l'échec de la politique du Gouvernement et du locataire de l'Elysée face à l'épidémie. J'avais déjà expliqué ici voici 12 jours en quoi le Couvre Feu ne servirait à rien : https://bit.ly/3kEWA3K. J'avais évoqué un certain nombre de pistes alternatives.

Depuis plusieurs jours, on nous prépare psychologiquement dans les médias à "l'inéluctable", alors qu'on savait très bien dès la précédente allocution présidentielle qu'on courrait tout droit vers le reconfinement vue la stratégie empruntée...

Mais tout cela s'est fait sans interroger les choix et l'action de l'exécutif : rien n'a été fait pendant l'été pour prévenir la catastrophe ; depuis des mois, ceux qui comme moi réclament la gratuité des masques crient dans le désert (c'est le sujet de l'intervention vidéo que je partage à nouveau ci-dessous) ; depuis des mois, on continue de fermer des lits et on accule les soignants au désespoir et à la démission, on n'a pas changé grand chose pour les rémunérations ce qui rend impossible de remplacer le personnel manquant ; aujourd'hui l'hôpital public est dans un état pire qu'il ne l'était en mars dernier et les soignants sont plus épuisés que jamais !

Tout cela est de la responsabilité d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements, trop occupés à se regarder le nombril et à célébrer ce qu'ils croyaient être leur réussite au début de l'été et qui n'était qu'un mirage. Ils auront les morts sur la conscience, j'espère qu'on pourra le faire compter devant la Justice un jour ; ils auront aussi la mort de l'économie française sur les bras avec ses conséquences dramatiques - pauvreté, chômage, perte de souveraineté - ; ils auront enfin les rêves brisés des lycéens et des étudiants sur le dos à qui on aura fait rater de (trop) longs mois d'études. Les comparaisons européennes n'y changent rien : nous sommes dans cette situation parce que Nicolas Sarkozy, François Fillon, Roselyne Bachelot, François Hollande, Manuel Valls, Marisol Touraine, Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Jean Castex, Agnès Buzyn et Olivier Véran ont passé des années à détruire l'hôpital !

Le projet de loi de prolongation de l'état d'urgence sanitaire marque cette incapacité à retenir les leçons du passé - je vous invite à lire l'excellente analyse publiée sur le site de la Gauche République et Socialiste : https://bit.ly/35G7UXl) et d'apprendre de ses erreurs.
Le Prince Président veut décider seul, c'est une méthode qui n'a jamais été efficace, et c'est une façon de programmer la mort de notre démocratie et de nos libertés.
 
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 14:29

Samedi 24 octobre 2020 à 10h était convoqué le quatrième conseil municipal depuis le second tour de l'élection municipale, après deux reports sans concertation.

Rien dans ce conseil ne laissait présager que les choses se passent mal ; il se serait d'ailleurs bien passé partout ailleurs qu'à Bezons. Ce conseil s'est d'ailleurs ouvert par un moment de communion républicaine en hommage à Samuel Paty, le professeur d'histoire-géographie lâchement assassiné puis décapité en pleine rue par un fanatique islamiste qui lui reprochait d'avoir fait son devoir, d'avoir donné à ses élèves comme chaque année un cours sur la liberté d'expression. Vous retrouverez en fin d'article la vidéo de l'intervention au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" prononcé par mon collègue Arnaud Gibert.

Je ne doute pas un seul instant que chaque conseiller municipal de Bezons est convaincu qu'il est nécessaire d'assurer la protection de tous ceux (agents publics communaux, policiers, soignants, enseignants, etc.) qui font vivre concrètement la République au quotidien, qu'il faut faire en sorte que la promesse républicaine devienne (enfin !) une réalité pour toutes et tous afin de ne pas offrir de terreau fertile au radicalisme religieux et qu'il ne faut plus céder un pouce de terrain à tous les fanatiques religieux qui tentent de détruire à bas bruits ou par des coups d'éclats notre communauté. J'ajouterai pour ma part que cela ne peut être réalisé qu'à la condition que l'égalité républicaine devienne concrète partout sur notre territoire ; contrairement à ceux qui à droite et au gouvernement semblent penser que la République implique "des droits et des devoirs", j'affirme que la République établit d'abord des droits, l'égalité de ses citoyens et l'obligation faites à tous (et à l'Etat en premier lieu) de les respecter. Jean Jaurès avait dit au lendemain de l'adoption de la loi de 1905 qui faisait de notre République un Etat laïque : "La République est devenue laïque, elle doit désormais devenir sociale. La République restera laïque parce qu'elle sera devenue sociale !" Ce message est plus que jamais d'actualité.

Il en fut malheureusement autrement comme en a témoigne le débat sur le budget supplémentaire dont vous trouverez la vidéo ci-dessous (vous trouverez les autres à la fin de l'article).

Ainsi, Arnaud Gibert et moi-même avons interrogé la nouvelle majorité municipale sur le budget supplémentaire (dénommé "décision modificative") qui nous était soumis ce matin là. Nos questions étaient précises : sur la chute de l'autofinancement, sur les changements opérés en matière d'enfouissement des réseaux et de travaux de voirie, sur les projets qui étaient portés par la nouvelle municipalité concernant le square de la République, la vidéosurveillance... Nous avons également interrogé Mme Menhaouara et son équipe sur l'absence de réalisation de l'armurerie de la police municipale et sur la sincérité des sommes affichées dans ce budget supplémentaire.

Pour éviter de nous répondre, Mme Menhaouara a fait une opération de diversion pour changer l'orientation des projecteurs et ne plus parler du budget et s'ériger en victime (un moment informel avec ses enfants en marge d'une action municipale peut arriver) sur un fait que personne ne lui avait reproché (M. Lesparre avait dénoncé des rencontres de travail avec des partenaires économiques et institutionnels avec en première ligne des personnes qui n'avaient pas de lien direct avec l'institution municipale)... Il est vrai qu'aucun élu de l'opposition n'avait été averti (nous l'avons découvert pendant le conseil) qu'une réception se tiendrait à l'Hôtel de Ville en présence d'un sénateur du Val-d'Oise et d'un représentant du consulat d'Algérie le 17 octobre dernier. A partir de ce moment là, non seulement nous avons eu droit à un numéro indécent avec trémolos dans la voix qui n'avait pas sa place en conseil municipal, mais toutes questions et toutes interventions de l'opposition ont été dénoncées par principes comme des insultes et des agressions. J'ai donc demandé et exigé le retour au calme et qu'on sorte du ridicule absolu...

Nos questions n'ont pas plus reçu de réponse, Mme Menhaouara confondant démocratie et autoritarisme du Maire, menaçant l'opposition de lui couper le robinet : nous n'avions pas remarqué qu'il était ouvert. Le pire enfin c'est qu'une partie des réponses à nos questions se retrouvent dans la presse, après un entretien accordé au Parisien Val-d'Oise suite au conseil municipal, alors qu'on nous (nous, les représentants des Bezonnais.es) avait refusé par principe ces mêmes réponses en conseil municipal... c'est proprement scandaleux ! En réalité, Mme Menhaouara semble considérer chaque question comme un offense et chaque intervention de l'opposition comme une insulte, et menace de réduire l'expression démocratique des oppositions...

Ce fut un moment pénible pour tous et pour les Bezonnais.es plus encore. N'ayant pu obtenir des éclaircissements sur ces dossiers, ne justifiant l'engagement que plusieurs centaines de milliers d'euros que par l'existence de plusieurs "groupes de travail" ouverts aux seuls conseillers municipaux de la majorité "divers droite" de Mme Menhaouara, nous avons voté contre le budget supplémentaire.

Nous étions aussi amenés à nous prononcer sur une demande de subvention à l'Etat pour les masques de fabrication française achetés lors du confinement par l'ancienne municipalité et distribués à la population de Bezons. Cette demande de subvention avait été également initiée par l'ancienne municipalité. L'occasion pour moi de redire qu'il faut prendre des mesures de solidarité et économiques pourtant évidentes que se refuse à faire encore le gouvernement d'Emmanuel Macron (vidéo ci-dessus).

Je suis également revenu sur le désengagement progressif et continu depuis 2014 de l'Etat dans tous les dispositifs de "politique de la Ville". La solidarité territoriale est devenue la cinquième roue du carosse de l'action publique des gouvernements. Le fait que les groupes scolaires Louise-Michel et Karl-Marx ne soient pas en zone prioritaire et que les CP et CE1 ne puissent y être dédoublés est particulièrement scandaleux... Depuis des années, la précédente municipalité a demandé le changement. La nouvelle maire émet des considérations très défaitistes en la matière - il est vrai qu'une partie de sa majorité municipale est complice de la politique du gouvernement -, pour notre part nous continuerons à pousser à un changement nécessaire pour nos enfants. (vidéo ci-dessous)

Le conseil municipal examinait aussi une demande de subvention pour le Centre Municipal de Santé (CMS) au Fonds d'intervention régional : cette demande avait été initiée par Florelle Prio dès le confinement au printemps dernier, lorsque le CMS s'était sous impulsion réorganisé pour faire face à la Crise Sanitaire et à la pandémie de COVID-19. Notons également que l'Agence Régionale de Santé s'est engagée à compenser les pertes financières des centres de santé dûes au COVID, nous l'avons souligné et la municipalité ne nous a pas répondu sur le sujet. (vidéo ci-dessus)

J'ai également l'inquiétude des Bezonnais.es face aux difficultés que traversent aujourd'hui le CMS, avec de nombreux départs et arrêts maladies non compensés, ce qui impacte évidemment son activité et la qualité du service. Nous considérons que le CMS doit être au cœur de l'offre de soin à Bezons. Monsieur Cuvillier a annoncé le recrutement prochain du directeur de la structure, du personnel d'accueil et le passage d'un infirmier de 50 à 75% : nous nous en félicitons, nous espérons que les améliorations vont se poursuivre, et nous remercier Monsieur Cuvillier de sa réponse. Mme Menhaouara s'est contentée d'attaquer la gestion des ressources humaines de l'ancienne municipalité : difficile à entendre quand on sait qu'elle appartenait à l'ancienne municipalité, que les mêmes agents gèrent les RH jusqu'à cette semaine et quand on connaît les efforts déployés par Mme Prio pour résoudre des situations difficiles qu'avait rencontrées le CMS.

La création de poste du Directeur de la tranquillité publique déjà soumise au conseil du 2 septembre revenait de manière inhabituelle à ce conseil. Lors du précédent conseil municipal, mes questions avaient été balayées d'un revers de la main par Mme Menhaouara. Cette fois-ci, contraint par une sorte de ridicule de repasser au vote du conseil un poste précédemment voté, la Maire et M. Kevin Cuvillier, premier adjoint au Maire en charge de l'administration et des ressources humaines, ont du rentrer dans les détails.
Qui a dit que les questions de l'opposition étaient insultantes et ne servaient à rien ? (vidéo ci-dessous)

J'ai par ailleurs salué l'initiative bien venue de créer des postes d'apprentis surtout la période économique difficile que nous traversons.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

Hommage à Samuel Paty

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 07:00

Hier soir, mardi 20 octobre 2020 à 18h30, nous étions quelques dizaines à rendre hommage à Samuel Paty sur le parvis de l’hôtel de ville de #Bezons. Avant l’intervention de Christian Leduey, secrétaire de la section PCF Bezons Jacky Leser et la minute de silence, j’ai pris la parole pour la Gauche Républicaine & Socialiste :

« Samuel Paty, professeur d’histoire, a été assassiné puis décapité en pleine rue vendredi par un fanatique qui lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet à l’occasion d’un cours sur la liberté d’expression. Nous n’avons pas de mots assez forts pour exprimer l’horreur que nous inspire cet acte ignoble. Nos premières pensées vont à sa famille, à ses proches, ses élèves et ses collègues, plongés dans la douleur.
À travers lui, c’est l’école républicaine, son rôle d’éveil des consciences, l’apprentissage de l’esprit critique, la laïcité et la liberté d’expression qui sont visés. C’est une volonté de nous terroriser, pour qu’aucun citoyen n’ose plus réagir devant l’inacceptable. Ils veulent ainsi orienter les programmes scolaires pour faire triompher l’obscurantisme.
Nous ne pouvons cependant en rester là : la République doit être forte et rassembler tous les Français dans ce moment d’intense émotion et tristesse, et surtout au-delà.
Un deuil national doit rendre hommage à Samuel Paty et à l’ensemble des enseignants qui ont la charge de transmettre les principes républicains à notre jeunesse.
Des débats doivent être organisés dans tous les établissements scolaires pour qu’au-delà de l’émotion la Raison reprenne ses droits. L’institution Éducation Nationale doit faire preuve d’une vigilance sans faille pour soutenir et accompagner les enseignants, mis en cause, menacés, mis sous pression pour n’avoir fait que leur devoir !
Plus que jamais nous ne devons rien céder aux fanatismes religieux et au terrorisme islamiste. »
Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Hommage à Samuel Paty à Bezons le 20 octobre 2020 : Ensemble pour l'égalité, la liberté d'expression et la laïcité
Hommage à Samuel Paty à Bezons le 20 octobre 2020 : Ensemble pour l'égalité, la liberté d'expression et la laïcitéHommage à Samuel Paty à Bezons le 20 octobre 2020 : Ensemble pour l'égalité, la liberté d'expression et la laïcitéHommage à Samuel Paty à Bezons le 20 octobre 2020 : Ensemble pour l'égalité, la liberté d'expression et la laïcité

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 13:22
Emmanuel Macron lors de son entretien complaisant accordé à TF1 et France 2 mercredi soir

Emmanuel Macron lors de son entretien complaisant accordé à TF1 et France 2 mercredi soir

Mercredi soir, le Président de la République nous a nouveau convoqué devant nos postes de télévisions pour nous faire part de ses décisions dans la conduite – défaillante – de la lutte contre l'épidémie.

L'ensemble des mesures annoncées marque avant tout un échec de la politique de l'exécutif (oui de l'exécutif qui a soigneusement, avec la complicité de la majorité LREM et finalement aussi de la droite sénatoriale, écarté le parlement de tout contrôle réel) dans la crise sanitaire. Dans n'importe quelle autre démocratie, au regard du constat d'échec renouvelé des dispositifs mis en place, le Premier Ministre – qui était aussi le « Monsieur Déconfinement » lorsqu'Édouard Philippe était à Matignon – aurait dû dans la foulée présenter la démission de son gouvernement.

Cependant malgré un constat d'échec évident, Emmanuel Macron ne semble pas même imaginer un seul instant qu'il porte avec ses deux premiers ministres une quelconque responsabilité dans la situation. Les mensonges sur les masques, l'absence de mesures sérieuses pour protéger les salariés sur leur lieu de travail (puisque le code du travail lui-même, alors qu'il était pourtant déjà bien endommagé grâce à lui, a été à nouveau « allégé » au prétexte de la crise sanitaire), le fiasco de la politique de test, le fiasco sur le traçage des contaminations, l'épuisement des soignants (faute d'effectifs suffisants et de coopération correctement organisée entre les différents acteurs de la santé publique), le scandale des fermetures de lits qui se poursuivent à l'hôpital public … tout cela était hors du champ du Prince Président, servilement secondé par des présentateurs TV qui n'ont de journaliste que la carte de visite.

Le Résident de l'Élysée a donc emprunté en ce début de soirée de mercredi la seule voie qui lui restait : la culpabilisation et l'infantilisation des Français. Sur un ton faussement compassionnel mais ouvertement paternaliste, nous avons donc appris qu'une fois de plus la reprise forte des contaminations et des hospitalisations était de notre faute, que nous n'avions pas su nous comporter de manière responsable et que face à notre légèreté il fallait sévir. C'est la justification du couvre-feu qui débutera samedi 17 octobre 2020 à 00h00 et qui a été la seule véritable annonce concrète de la soirée.

Ainsi les mauvais citoyens que nous sommes devront s'enfermer chez eux de 21h00 à 6h00, les bars, les restaurants, les cinémas et les théâtres, déjà au bord de la faillite, seront ainsi les victimes de notre égoïsme forcené. Car c'est bien connu, quand vous êtes salarié, parents ou chômeur, quand vous rentrez tard du boulot ou de vos recherche d'emploi, que vous êtes allés chercher vos enfants après l'étude, l'accueil de loisirs ou la garderie, que vous les avez nourris, lavés, et couchés, il est de coutume que vous vous précipitiez dans les bars pour avaler trois bières et vous frotter à tous les clients présents… La présentation imaginée de cette scénette démontre en soi le ridicule de l'idée. Au-delà de Paris intra muros et des centre-villes de quelques grandes métropoles en région, il n'existe pas de vie nocturne justifiant qu'on s'inquiète de la multiplication des contacts la nuit entre supposés fêtards avinés sortant de bars... il suffit de marcher au cœur de l'automne en banlieue parisienne ou lyonnaise ou même sur les quais du canal Saint-Martin vers 22h00 pour voir que l'espace entre individus est important. Que la fermeture des bars et des restaurants soit avancée dans ces zones pourquoi pas, mais pour les reste nos concitoyens ne se précipitent plus depuis longtemps dans les cinémas, théâtres et autres salles de spectacles (pour ceux qui en ont les moyens), et à notre connaissance il n'existe pas de tripots clandestins qui se seraient créés en masse au-delà de la première couronne pour accueillir une population en mal de soirée festive. Que le Président de la République ait pu se convaincre d'une telle fable laisse à penser qu'il préfère lire de mauvais romans de gare sur la prohibition dans les années 1920 que les rapports de ses administrations ! Qu'il se soit permis de saluer ceux qui sont partis dans leurs résidences secondaires (les riches) lors du confinement car ils auraient desserré l'étau en région parisienne sans diffuser le virus pour autant est un autre passage ahurissant de cet entretien, marquant l'habitus bourgeois d'Emmanuel Macron !

Par contre, prenez le bus, le tram, le métro ou le RER dans la journée et plus encore aux heures de pointes : vous aurez sans doute de quoi occuper votre temps de trajet pour recueillir les noms, adresses électroniques et numéros de téléphone (s'ils acceptent de vous les donner… est-ce l'expérimentation sociologique d'une nouvelle technique de drague ?) de la vingtaine de passagers collée contre vous (sans parler de la centaine juste un peu plus loin) sur le quai ou dans le wagon pour qu'ils puissent contacter comme « cas contact » si jamais vous étiez testés positifs au COVID. Ah mais non en fait, quand vous allez travailler visiblement, vous ne pouvez pas être contaminé ; la chanson le dit si bien « Le travail c'est la santé »…

Nous sommes entrés dans une situation absurde, qu'aucun maire de grande ville n'a songé à contester dans un unanimisme pleutre et angoissant. Le couvre-feu imposé dès cette nuit est strictement vexatoire, disproportionné, liberticide, en plus de n'avoir aucune efficacité sanitaire. Il pourrait même être source d'incidents. Il doit être retiré immédiatement !

Pourtant il faut bien prendre des mesures puisque les contaminations augmentent, que les hospitalisations croissent à nouveau (plus faiblement qu'au printemps mais tout de même), et que nous ne pouvons nous permettre de saturer à nouveau l'hôpital, de reporter à nouveau toutes les interventions qui l'avaient été durant le confinement, et d'épuiser au-delà de ce qui est humainement supportable tous nos soignants. Mais s'il faut prendre des mesures, il faut qu'elles soient concrètes, efficaces et non point tournées vers la satisfaction des besoins de communication politique présidentiels.

Voici celles que nous proposons et qui ne sont pas exhaustives :

  • Rendre les masques gratuits : de nombreuses entreprises françaises se sont engagées dans la fabrication de masques quand nous étions en pénurie ; les stocks leur restent sur les bras car distributeurs et puissance publique préfèrent faire circuler ceux qu'ils ont acheté en Asie (et qui parfois comme dans l’Éducation nationale semble nocifs). Que l’État rachète ces stocks et qu'il les distribue massivement aux Français !

  • Autoriser le télétravail massivement pour désengorger les transports en commun. Aujourd’hui dans de nombreuses administrations et entreprises, les consignes ne sont pas claires, et le message envoyé par le Président mercredi soir a été totalement contre-productif, voire même dangereux si on considère que les occasions de faire circuler le virus sont évidemment plus importantes dans les transports en commun et dans les bureaux. Si les crèches et les établissements scolaires continuent d'accueillir les enfants, élèves et étudiants avec un protocole sanitaire adapté, l'argument faussement compassionnel d'Emmanuel Macron s'effondre.

  • Protéger tous celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler et qui devront continuer d'assurer les livraisons, le transports, la fabrication, la distribution, le nettoyage, etc. et pour cela il convient de renforcer les protocoles sanitaires dans les entreprises (cela a été souvent fait de l'initiative des entreprises et salariés eux-mêmes), mais surtout retirer l'ordonnance qui suspend de nombreux points du code du travail jusqu'au 31 décembre prochain et abroger les ordonnances Macron-Pénicaud qui ont mis à mal dès 2017 les protections des salariés. C'est aujourd'hui une mesure réclamée par toutes les confédérations syndicales !

  • Rappeler tous les médecins et infirmiers à la retraite, même par voie de réquisition en échange d'une indemnisation conséquente.

  • Retirer les coupes à hauteur de 4 milliards d'euros prévues sur l'hôpital public du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 débattu en ce moment à l'Assemblée nationale.

  • Abroger la réforme de l’assurance chômage, alors que le chômage explose, que la pauvreté explose. Nous ne pouvons pas nous permettre que la crise qui s'aggrave débouche sur des millions de pauvres supplémentaires, parce que le gouvernement aurait maintenu des mesures ultra-libérales qu'ils considéraient possibles en période de ce qu'il considérait être un « retour progressif au plein emploi ».

  • Prendre immédiatement des mesures de solidarité pour les plus démunis. Nous avons appris ce matin que la prime de 150€ pour les bénéficiaires des APL avait été annoncée par Emmanuel Macron par erreur et ne serait pas versée. Se rendent-ils seulement compte de ce que représente une telle bévue ? Pour autant, il est un public plus à plaindre encore et qui n'est concerné par rien du tout : les jeunes salariés qui ne trouvent plus ni CDD, ni intérim, qui ont épuisé leurs droits au chômage et non pas droit au RSA : cela doit cesser. Une situation comparable existe pour ceux qu'on appelle les intermittents de l'emploi (saisonniers, extra, etc.) qui tombent aujourd'hui dans la misère ; si les intermittents du spectacle ont vu quelques mesures les concernant, « l'année blanche » qui leur était promise devrait concernée d'autres types d'intermittence.

Frédéric FARAVEL

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 16:36

Je participerai samedi à la commémoration annuelle qui se tiendra au pont de Bezons. En tant que Républicain et Socialiste, il me paraît indispensable de rendre hommage aux victimes d’une répression violente et illégitime. Mes camarades de la Gauche Républicaine & Socialiste s’associent évidemment à cette démarche. Vous trouverez ci-dessous l'appel à participation que j'ai rédigé pour le groupe municipal "Vivons Bezons".

"Samedi 17 octobre à 11h30, "Vivons Bezons" encourage les Bezonnais.es à participer à la commémoration qui se déroulera au Pont de Bezons devant la plaque d'hommage aux victimes du massacre perpétré voici 59 ans.
Le 17 octobre 1961, le Préfet de Police Maurice Papon organisait et ordonnait la répression sanglante contre des dizaines de milliers de manifestants pacifiques qui défendaient l'indépendance de l'Algérie.
Des centaines d'Algériens de toute la région parisienne furent ainsi tués, sous les coups de la police, noyés dans la Seine, à Paris, en banlieue, à Bezons même.
Maurice Papon ne fut pas seulement leur assassin, il abimait durablement la République au nom de laquelle il agissait en commettant ce crime irréparable.
Depuis de nombreuses années, Bezons rend hommage aux victimes algériennes qui subirent cette violence intolérable et pour certains y laissèrent la vie. C'est un devoir pour nous de participer chaque année à cette commémoration et de réaffirmer ainsi qu'il n'est plus possible de commettre au nom de la République qui nous rassemble des actes aussi contraires à ses principes, que plus jamais la France ne tombera dans la faute de la colonisation.
Ensemble portons haut les valeurs d'humanité et de fraternité entre les Peuples."

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

Bezons rend hommage aux victimes du massacre du 17 octobre 1961

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 21:19

Je peux évidemment encore me tromper mais il semble que le sketch sur la conduite des affaires municipales par Mme Menhaouara continue.
Elle avait annoncé le 2 septembre dernier que le prochain #conseilmunicipal aurait lieu le jeudi 15 octobre. Or sauf erreur de ma part nous n’avons reçu aucune convocation : soit la convocation si elle n’est pas reçue avant minuit (ce vendredi 9 octobre 2020) sera invalide ; soit il n’y aura pas de conseil à la date prévue. Or depuis 3 jours les rumeurs courent la ville et des habitants nous disent « ah ben non le conseil sera le 30 » d’autres disent le 29, d’autres encore le 22. Ils semblent être mieux informés que les conseillers d’opposition que nous sommes et qui donc ne méritent pas d’être informés par la mairie.
Peut-être Mme Menhaouara a du mal à boucler ses dossiers à temps, il est vrai qu’occupée avant tout à communiquer, quand il faut vraiment travailler c’est plus dur.
Les pronostics sont donc ouverts.
Avec un peu de chance le conseil municipal suivant, prévu le 10 décembre, sera aussi repoussé ... pour la veille de Noël ?

Pauvre Bezons...

Frédéric FARAVEL

Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 08:10

J'ai commis ce petit texte d'analyse à la demande de la Gauche Républicaine et Socialiste pour comprendre les résultats de l'élection qui présidait dimanche 27 septembre 2020 au renouvellement de la moitié "série 2" du Sénat et leurs conséquences sur la Haute Assemblée.

Bonne lecture,
Frédéric Faravel

Sénatoriales 2020 : l'évolution dans la continuité

Gérard Larcher, président du Sénat et troisième personnage de l'État, pouvait dormir tranquille depuis quelques semaines. Lui qui avait repris la présidence de la Haute Assemblée en octobre 2014 sera vraisemblablement réélu au « Plateau » sans aucune difficulté dans quelques jours pour trois années supplémentaires.

En effet, les 87 000 membres du collège électoral appelés à désigner les 172 sénatrices et sénateurs de la série 21 sont à 95% des délégués des conseils municipaux. Ces élections sénatoriales étant les premières depuis les élections municipales des 15 mars et 28 juin 2020 – et rien n'ayant bousculé les équilibres politiques depuis –, il était logique que les résultats d'hier proposent un résultat assez fidèle à l'équilibre des forces issus des élections municipales.

(1) Le Sénat compte 348 parlementaires ; la chambre haute est renouvelée par moitié tous les trois ans. La circonscription électorale est le département. Le collège électoral se compose des députés et sénateurs de la circonscription, des conseillers régionaux de la section départementale correspondant au département, des conseillers départementaux et des délégués des conseils municipaux, ces derniers représentant 95 % des électeurs des sénateurs. La série 1 (en gris sur la carte) a été élue le 24 septembre 2017. La série 2 (qui comporte les départements colorés) concernait 172 parlementaires. Dans les départements comptant 3 sièges sénatoriaux ou plus, le mode de scrutin est proportionnel (en bleu sur la carte) ; dans les autres le mode de scrutin est majoritaire, uninominal à deux tours (en violet ou magenta sur la carte). Les sièges de 6 des 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France et élus par un collège spécifique composé des députés et des sénateurs représentant les Français établis hors de France, des conseillers consulaires et des délégués consulaires, feront ultérieurement l’objet d’une élection complémentaire.

Sénatoriales 2020 : l'évolution dans la continuité

La droite dans un fauteuil, le macronisme partiellement sanctionné

Or cet équilibre – contrairement au récit né de l'emballement médiatique sur le second tour des élections municipales – n'a pas réellement évolué entre 2014 et 2020 : dans les communes de plus de 9 000 habitants, la droite continue de diriger 65% des villes, ce qui explique la reconquête du Sénat par la droite en 2014 et son maintien logique jusqu'ici.

Ainsi au dernier pointage, le groupe « Les Républicains » passerait de 143 à 153 sénatrices et sénateurs ; le groupe « Union Centriste », composé en grande majorité de parlementaires membres de l'UDI, passerait de 51 à 47 sénatrices et sénateurs.

C'est par ailleurs au centre de l'hémicycle sénatorial que les évolutions semblent les plus importantes, malgré la faible taille des groupes :

⭕️le groupe « Les Indépendants » (droite Macron-compatible), dirigé par le très caricatural anti-communiste Claude Malhuret (Allier), passerait de 14 à 10 sièges ;

⭕️le groupe de La République en Marche, qui renouvelait 10 sièges, perd logiquement des plumes (mais en limitant la casse) en passant de 23 à 19 parlementaires. Ce résultat est à la fois la marque de son manque d'implantation locale – LREM étant un parti hors sol et créé de toutes pièces pour l'élection d'Emmanuel Macron (et sa future candidature à l'élection présidentielle). Il n'était composé sur la série 2 que de transfuges d'autres partis politiques, présents dès l'origine de « l'aventure macroniste » (pour la partie « gauche ») ou recrutés plus tard pour le gouvernement (pour la partie « droite ») : les « grands électeurs » de gauche ont parfois sanctionné des élus dont ils n'approuvaient pas le ralliement à Emmanuel Macron et qui n'avaient pas d'élus locaux LREM pour les soutenir ; certains « grands électeurs » de droite ont sans doute fait pareil. Si LREM limite donc la casse, c'est grâce à la personnalité de certains de ses candidats, comme François Patriat en Côte-d'Or (président du groupe LREM), ou Jean-Baptiste Lemoyne dans l'Yonne et Sébastien Lecornu dans l'Eure, qui diposaient chacun d'une implantation ancienne, de réseaux locaux et d'une aura dépassant les clivages politiques dans des territoires en partie ruraux ;

⭕️c'est le plus ancien groupe du Sénat, le RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen), ancienne émanation du vieux Parti radical puis du PRG, qui a passé une très mauvaise soirée. Depuis septembre 2017, il était composé à la fois de Radicaux de droite qui avaient quitté le groupe « Union Centriste », des Radicaux de gauche et de quelques élus en délicatesse avec leurs groupes originels (Henri Cabanel ou Éric Jeansannetas) ou sentant le souffre (Jean-Noël Guérini). Le tout dans une ambiance majoritairement Macron-compatible. 13 de ses 23 parlementaires étaient renouvelables mettant le groupe sous la menace d'une disparition en cas de départs de transfuges. Au regard des résultats d'hier soir, il resterait 12 sénateurs RDSE ; il semblerait que la fusion entre radicaux de droite et de gauche ait finalement beaucoup coûté au groupe. Des pièces importantes du dispositif radical, comme Jean-Marc Gabouty, vice président du Sénat (Mouvement radical, Haute-Vienne), ou François Laborde (PRG, Haute-Garonne), ont ainsi mordu la poussière. Certains se maintiennent grâce à leurs réseaux locaux (Jean-Noël Guérini, Bouches-du-Rhône) ou un ancrage à gauche et de terrain (Henri Cabanel, ex PS dans l'Hérault qui résiste à la volonté de la fédération socialiste locale de l'éjecter). D'une certaine manière, la Macron-compatibilité du RDSE l'a porté au bord de la catastrophe.

Sénatoriales 2020 : l'évolution dans la continuité

Gauche qui sourit, Gauche qui se demande si elle doit pleurer

La photographie de la partie gauche de l'hémicycle est plus floue.

Globalement la gauche sénatoriale passe de 87 sièges à 94 sièges. C'est en tout cas le principal axe de communication développé depuis hier soir par le groupe « socialiste & républicain » pour masquer de nombreuses déconvenues (il renouvelait 35 sièges) : ce groupe passerait ainsi de 71 à 65 sièges (trois divers gauche pourraient compléter mais ils seront aussi sûrement fortement sollicités par le RDSE).

L'explication de cette chute relative du second groupe de la Haute Assemblée tient à plusieurs éléments :

⭕️la montée du nombre d'élus locaux écologistes dans quelques villes en nombre limitées (nous y reviendrons) ;

⭕️des choix stratégiques et de candidats parfois mal avisés. Exemple : alors que le PS avait dans le Finistère enregistré un bon cru lors des élections municipales (conservant Brest et regagnant Morlaix et Quimper), il n'a pas transformé l'essai, perdant un siège de sénatrice. Le choix des candidats et la présence de Jean-Jacques Urvoas en délicatesse avec la justice explique sûrement cette défaite, alors que le PS pouvait espérer emporter trois sièges ;

⭕️l'insuffisante mise en œuvre locale de la stratégie d'union claironnée nationalement (dans le Doubs, en Haute-Saône, dans le Cher, en Côte-d'Or, dans le Gard ou en Seine-Maritime).

Le groupe CRCE (composé de 12 PCF, 2 GRS, 2 écologistes) n'était concerné que par 3 circonscriptions. Céline Brulin a été réélue en Seine-Maritime ; Gérard Lahellec a été élu dans les Côtes-d'Armor, succédant à Christine Prunaud ; Pierre-Yves Collombat (GRS) ne se représentait pas dans le Var, la défaite et division de la gauche empêchant toute succession à gauche. Jérémy Bacchi (34 ans) conduisait la liste de gauche dans les Bouches-du-Rhône, l'union de la gauche obtenant ainsi trois des huit sièges (PCF, PS, EELV). Enfin, Marie-Claude Varaillas a été élue au second tour en Dordogne. Ainsi le PCF renforce sa représentation au Sénat, compensant presque au sein du groupe CRCE la fin du mandat de P.-Y. Collombat et le départ annoncé des deux sénateurs écologistes vers un nouveau groupe. Le CRCE ne peut sincèrement regarder qu'avec amertume cette fuite des deux écologistes vers d'autres cieux, alors que le groupe a été pendant 3 ans bien plus que d'autres la voix de l'écologie au Sénat.

La principale nouveauté qui pourrait émerger des élections sénatoriales du 27 septembre 2020 serait donc la recréation d'un groupe écologiste, qui avait existé entre 2011 et 2016-2017. Cinq sénateurs non soumis à renouvellement étaient partant pour entrer dans un groupe écologiste si les résultats d'hier le permettaient : les deux écologistes du groupe RDSE – Ronan Dantec, Loire-Atlantique, et Joël Labbé, Morbihan –, les deux élus écologistes du groupe CRCE – Esther Benbassa, Paris, et Guillaume Gontard, Isère (mais élu sur une liste initiée par le PCF) – et enfin Sophie Taillé-Polian, sénatrice Génération•s du Val-de-Marne (mais élue PS sur une liste d'union conduite par le PCF). Dans la foulée des gains écologistes en alliance ou en autonomie dans quelques métropoles, six écologistes ont été élus hier (un siège dans le Bas-Rhin dans une liste soutenue par le PS ; un siège en Ille-et-Vilaine et un siège en Gironde dans des listes autonomes ; deux sièges sur trois dans une liste de rassemblement de la gauche dans le Rhône face à une droite extrêmement divisée ; et la 3ème place dans les Bouches-du-Rhône sur la liste de rassemblement de la gauche). À noter que la division de la gauche et l'abstention de fait des élus écologistes a empêché dans le Doubs l'élection comme sénatrice à quelques voix près de Barbara Romagnan (Génération•s) qui aurait sans doute rejoint le groupe écologiste, puisque son parti et EELV sont en phase de rapprochement intensif. À noter également : emporter une grande ville comme Poitiers avec une liste autonome ne permet pas ensuite d'affronter une élection sénatoriale à l'échelle de la Vienne, quand EELV est absent de tout le reste du territoire et incapable de nouer des alliances. Enfin, le sénateur régionaliste nouvellement élu, Paul Toussaint Parigi, de Haute-Corse pourrait également s'affilier à ce groupe.

Ce sera donc, s'il voit le jour, un groupe écologiste très divers, avec des ambitions internes acérées, où pourrait se reproduire ce qu'avait connu le précédent groupe, à savoir une vie politique très agitée menaçant régulièrement son existence même.

Sénatoriales 2020 : l'évolution dans la continuité

Un Sénat qui doit à nouveau prouver son utilité

C'est donc un peu d'évolution pour énormément de stabilité. Gérard Larcher sera réélu président pour trois ans, même si certains dans son camp piaffent d'impatience pour lui succéder en 2023. Il a tôt fait d'annoncer que le Sénat sera comme depuis 2017 le contre-pouvoir. Contre-pouvoir qui s'est illustré par plusieurs et nécessaires commissions d'enquête (Benalla, privatisation des autoroutes, Lubrizol, crise sanitaire, pollution industrielle des sols) et en empêchant la réalisation de la réforme constitutionnelle voulue par le Président de la République pour abaisser le Parlement, alors que les gouvernement Macron avait fait preuve d'une surdité absolue à l'égard des Français, des corps intermédiaires et des élus locaux.

La question pour nous n'est pas que le Sénat reste dans une forme de contre-pouvoir poli, parfois un peu plus tendu, entre droite libérale et droite conservatrice. Le Sénat, s'il est par sa définition même une chambre de travail et de modération relative par rapport aux basculements parfois brutaux de l'Assemblée nationale, ne peut rester une chambre où l'alternance politique est structurellement impossible, où la voix des catégories sociales les plus défavorisées ne peut s'exprimer, où la vie quotidienne réelle des Français est parfois étouffée par le velours des moquettes et des rideaux.

Le mode de scrutin (sur 172 parlementaires, 113 seulement étaient élus hier à la proportionnelle) et la sur-représentation des départements ruraux favorisent mécaniquement l'élection de sénateurs conservateurs. La réforme souhaitée par Emmanuel Macron aurait, en diminuant le nombre de parlementaires, d'ailleurs aggravé cette logique tout en diminuant massivement la capacité de femmes à être élues dans la haute assemblée. La gauche peut décider de continuer à se lamenter en taxant le Sénat d'anomalie démocratique, mais la réalité est que le Sénat a montré dans les trois dernières années malgré son orientation politique une capacité forte à équilibrer le débat et le travail parlementaire et à protéger fortement nos libertés individuelles et collectives. La gauche doit donc dans les années qui viennent agir sur trois fronts :

⭕️en finir avec les pudeurs qui amènent certains de ses membres à considérer qu'ils n'arrivent à être élus qu'à condition d'être accommodant avec la droite, le scrutin d'hier démontre le contraire ;

⭕️trouver le chemin du rassemblement pour éviter de perdre bêtement des sièges et surtout pour en conquérir de nouveaux ;

⭕️promouvoir une réforme du mode de scrutin (en augmentant la part des communes de plus de 9 000 habitants dans le collèges électoral) et un rééquilibrage au profit des départements urbains et rurbains.

en gris les départements de la série 1 (renouvelables en 2023) ; en violet, les départements de la série 2 au scrutin majoritaire ; en bleu, les départements de la série 2 au scrutin proportionnel...

en gris les départements de la série 1 (renouvelables en 2023) ; en violet, les départements de la série 2 au scrutin majoritaire ; en bleu, les départements de la série 2 au scrutin proportionnel...

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 16:26

Ce soir à 20h30, se tient à Croissy le troisième conseil communautaire de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, à laquelle appartient la commune de Bezons. Je ne peux m'y rendre pour raison familiale, mais j'ai transmis ma procuration à Mme Isabelle Amaglio-Terisse, cheffe de l'opposition de gauche à Sartrouville (membre de LRDG), à qui j'ai également fait le compte-rendu de la commission développement économique de l'agglomération (qui s'est tenue le 14 septembre dernier) avec les éléments nécessaires pour pouvoir se prononcer sur les délibérations concernées (je conseille notamment qu'au regard de la subvention d'investissement proposée pour l'association ici et 2mains pour l'aménagement d'un espace de travail collaboratif dédié a l'incubation et l'hébergement d'entreprises innovantes, cette association s'intéresse un peu plus aux communes de l'est de l'agglomération comme Bezons ou Sartrouville).

Il y a de très nombreuses délibérations soumises au conseil communautaire, souvent techniques… une cependant a attiré mon attention car il s'agit d'un dossier pour lequel l'équipe municipale de Dominique Lesparre avait beaucoup travaillé : le Plan Vélo, voté par le conseil municipal de Bezons à la fin de l'année 2019. Or dans la délibération sur l'attribution aux communes de Fonds de concours pour le stationnement vélo, j'ai été très étonné de lire comme vous pouvez le faire vous-mêmes (voir illustration plus bas) qu'aucune somme n'était fléchée vers Bezons. Certes, sur l'enveloppe globale de 100.000 euros, seuls 45.000 doivent être attribués ce 24 septembre. Cependant on peut être surpris, connaissant l'avancée des dossiers sur le vélo sous la précédente municipalité, que Bezons soit absente des attributions proposées ce mois-ci.

Je suis fonctionnaire territorial de carrière, je connais un peu le fonctionnement des services municipaux, y compris leur prudence (légitime) en période électorale. Il me paraît donc logique, que, confrontés à la situation très particulière de la crise sanitaire, du confinement et de second tour des élections municipales reporté au 28 juin 2020, les Services techniques de la commune aient souhaité attendre l'installation d'une nouvelle équipe municipale et sa validation pour envoyer les dossiers préparés à l'agglomération.

La nouvelle équipe municipale divers droite de Mme Menhaouara a été élue le soir du dimanche 28 juin 2020 ; elle a beaucoup manœuvré entre le 29 juin et 3 juillet pour imposer ce qui lui paraissait être les seules urgences du moment (la mise en scène de l'élection de la nouvelle maire, le harcèlement des adjoints au maire et membres du cabinet du maire sortants) ; elle a finalement été installée le samedi 4 juillet 2020 entre 10h et 13h.

M. Dejan Krstic est donc conseiller municipal délégué en charge des transports et des mobilités douces depuis le samedi 4 juillet matin. Les dossiers pour l'attribution des fonds de concours sur le stationnement vélo devaient être envoyés avant la fin du mois d'août 2020 aux services de l'agglomération pour pouvoir être soumis au vote du conseil communautaire ce soir. L'explication la plus plausible au fait que Bezons ne fasse pas partie des attributions ce soir, c'est que M. Krstic n'a pas pris contact avec les services municipaux liés à sa délégation l'été dernier ou n'a pas pris le temps d'ouvrir les dossiers en cours, sans doute aussi pressé que Mme Menhaouara (de son aveu même lors du conseil municipal du 15 juillet dernier) de partir en vacances. Effectivement, chacun est libre de choisir ses priorités.

Il y a cependant une possibilité de rattrapage : 55.000 euros de fonds de concours pour le stationnement vélo resteront donc à attribuer après le conseil communautaire de ce soir. Les dossiers doivent être envoyés aux services de l'agglomération avant le 15 octobre pour être soumis au conseil communautaire de novembre 2020. Peut-être que, d'ici, là M. Krstic et Mme Menhaouara auront pris le temps de s'intéresser à des dossiers qui devraient être une priorité pour une municipalité qui se prétend « écologiste ». Si c'est le cas, nous leur apporterons sûrement un plein soutien sur ces projets. Je constate simplement que l'ancienne municipalité (et en son sein les élus qui travaillaient réellement) avait à cœur de faire avancer concrètement les dossiers ; aujourd'hui la priorité de la nouvelle équipe municipale semble se concentrer sur la communication et l'affichage. Chacun voit midi à sa porte.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
f.faravel@mairie-bezons.fr

Logo de la Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

 

Projet de délibération pour le conseil communautaire du jeudi 24 septembre de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, sur l'attribution aux communes de fonds de concours pour le stationnement des vélos

Projet de délibération pour le conseil communautaire du jeudi 24 septembre de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, sur l'attribution aux communes de fonds de concours pour le stationnement des vélos

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 14:12

Je publie ici le texte que la Gauche Républicaine et Socialiste m'avait demandé de rédiger pour analyser la situation alors que le gouvernement a pris cet été un décret permettant la privatisation de l'exploitation des Routes nationales, alors même qu'une commission d'enquête du Sénat a rendu le vendredi 18 septembre un rapport extrêmement critique sur les conséquences désastreuses de la privatisation des concessions autoroutières depuis 2005-2006.

Bonne lecture,
Frédéric FARAVEL

Non à la privatisation des routes nationales !

Un décret lié à la LOM ouvre la possibilité de privatiser les Routes nationales : pour nous c’est non !

La presse a relevé le 18 septembre dernier qu’un décret relatif à la Loi d’organisation des mobilités (LOM) avait été publié le 15 août, en plein été pour échapper à l’attention, qui ouvre la possibilité de privatiser les routes nationales.

Le gouvernement poursuit l’extension du marché et cède à la rente privée un investissement public payé par les Français. Il répond ainsi à l’appétit des grands groupes privés qui profitent déjà de la privatisation des concessions autoroutières.

Ainsi l'Etat macroniste n'a pas la volonté de s'embarrasser de l'entretien correct de nombreuses portions de routes nationales et pour parvenir à ses fins explique qu'il n'en a pas les moyens. Cette stratégie est poursuivi depuis plus de 15 ans par tous les gouvernements qui se sont succédés : lorsqu'il ne transfère pas tout simplement aux départements certaines routes nationales (qui n'ont pas les moyens suffisants pour un entretien convenable), l'Etat choisit de négliger dramatiquement les milliers de kilomètres qui restent de sa responsabilité, qui souffrent ainsi d’un sous-investissement chronique et finissent par se dégrader.

L'Etat macroniste veut ainsi nous faire croire aux sirènes des sociétés concessionnaires privées d'autoroutes qui susurrent : « si vous nous confiez certaines portions, les derniers kilomètres avant l’autoroute, par exemple, nous les entretenons, nous investissons, et, en échange, vous prorogez nos contrats autoroutiers ».

Aucune leçon tirée du scandale des autoroutes

Or, l’allongement des durées de concession, c’est justement ce qu’il faut éviter, comme le démontrent le rapport de la commission d'enquête du Sénat rendu public également ce vendredi 18 septembre après 8 mois de travail intensifs. Selon les estimations de ce rapport, au moins deux des trois sociétés concessionnaires auront rentabilisé leurs investissements dès la fin de l’année 2022, alors que les contrats courent pour encore au moins dix ans. Prolonger la durée des concessions reviendrait à priver l’Etat de nouvelles recettes, car plus une concession est vieille, plus elle est rentable. Les dividendes versés aux actionnaires de ces sociétés privés sont d'ores-et-déjà conséquents, nourris par une gestion opaque des tarifs et des péages au détriment des usagers, qui n'ont aucun moyen de pression – pas plus que l'Etat qui s'en est volontairement privé. En effet, les contrats de concession accordés à ces grands groupes (Eiffage, Vinci, Abertis, pour les plus importantes) ont été négociées de dans un sens qui leur était particulièrement favorables et toute tentative pour remettre de l'ordre a été ajournée sine die, comme le démontre le scandale du fiasco de la mission d'information de 2014 dont le rapporteur socialiste Jean-Paul Chanteguet fut mis sur la touche pour avoir trop vertement critiqué les conditions dans lesquelles le gouvernement Hollande avait renouvelé en 2013 les concessions. La commission d'enquête sénatoriale a ainsi auditionné plusieurs ministres qui ont reconnu l'opacité de la gestion de ces contrats de concession, indiquant avoir été même écartés de certaines négociations.

Tout le monde s'accorde aujourd'hui à reconnaître que la privatisation des concessions autoroutières en 2005, décidée par le gouvernement de Dominique de Villepin, a été une gigantesque erreur. Pourtant la droite sénatoriale comme le gouvernement Macron et sa majorité refusent aujourd'hui de réparer cette erreur, invoquant le même argument (et le seul) qui avait justifié la privatisation en 2005 et le renouvellement des concessions en 2013 : « la dette » ! Ainsi Bruno Le Maire annonce sans examen au fond du coût réel des concessions un prix de 45-50 Mds €, ce qui serait selon lui trop cher pour la puissance publique. Ce prix doit être interrogé, au regard de l'opacité du dispositif et des pratiques des sociétés privées. Or nous l'avons tous constaté, l'argent n'est pas cher aujourd'hui pour la puissance publique : l'Etat vient d'emprunter plusieurs centaines de milliards d'euros sur les marchés et parfois à des taux négatifs. Ainsi investir pour racheter les concessions autoroutières, ce serait à la fois mettre fin à une rente indue pour des sociétés privées qui n'apporte aucun avantage pour les usagers et créer demain des recettes importantes pour la puissance publique ! Même la commission d'enquête sénatoriale pourtant largement orientée à droite estime qu’il est temps de "partager équitablement les profits futurs avec l'Etat et les usagers" et pour ce fait suggère de ne pas renouveler certaines concessions autoroutières.

Les péages ne doivent plus servir à nourrir les dividendes des actionnaires mais à financer le retour à la gestion publique des autoroutes et à améliorer le réseau et le service, avec trois axes prioritaires : l'aménagement du territoire, la transition écologique et la maîtrise réelle des tarifs et péages (donc la défense du pouvoir d'achat).

Non à la privatisation des routes nationales !

Cadeaux et idéologie

On ne peut qu'être consterné par ce refus obstiné de tirer les enseignements du scandale des concessions autoroutières. Pire, le gouvernement Macron est en train aujourd'hui d'engager une aggravation de la situation en étendant à tout ou partie de plusieurs routes nationales le modèle néo-libéral qui s'applique aux autoroutes.

Il s'agit évidemment pour le futur candidat à l'élection présidentielle de favoriser un peu plus quelques sociétés privées et parmi elles leurs principaux actionnaires, dont il pourra récolter le soutien en temps opportun, étant bien entendu qu'Emmanuel Macron sert depuis 2017 les intérêts d'une caste stato-financière et qu'il a vocation à poursuivre dans cette voie.

La rente de situation des sociétés concessionnaires et la récolte de dividendes seront donc dopées par ce nouvel abandon de la puissance publique au détriment des usagers et des citoyens : la mobilisation des gilets jaunes avait ainsi illustré combien l’augmentation coût des transports est insupportable pour les ménages des catégories populaires et même des « professions intermédiaires ». Après l'échec de la privatisation d'ADP (plus du fait de la crise sanitaire que de la mobilisation somme toute remarquable des citoyens contre celle-ci), les routes nationales sont l'un des actifs les plus facilement aliénables pour satisfaire les grands appétits privés.

Au-delà de ces seules considérations vénales, la logique devant nous revient à mettre au clou notre patrimoine pour répondre à une injonction idéologique dangereuse.

La privatisation des routes nationales, après celles des autoroutes, vise à réduire encore un peu l’emprise de l’Etat – donc notre mandataire collectif – sur la circulation dans notre pays. C'est ni plus ni moins qu'une forme nouvelle de régression sociale : nous revenons aux institutions de l’Ancien Régime, aux logiques d’aménagement de l’espace et aux régimes de circulation qui dominaient notre pays avant la Révolution de 1789 avec les « Fermiers Généraux » et les octrois. Cela implique une forme de transfert de la liberté de circulation des usagers – les citoyens – vers les entreprises – le marché. L’espace politique de notre pays se trouve ainsi un peu plus placé sous l’emprise et le pouvoir des acteurs du marché (oui contrairement à ce que d'aucuns ont pu laisser entendre le marché n'est pas désincarné) et un peu moins sous l’autorité du peuple, fondement de la souveraineté populaire, donc de la démocratie.

Par ailleurs, une fois de plus, le néolibéralisme, présenté comme une forme de modernisation de la vie économique, engage une régression de l’économie d’un pays pour deux raisons :

⭕️ Premièrement, en restreignant l’accès à la circulation dans l'espace public, la privatisation de ces routes réduit l’activité économique en diminuant les échanges. Ce que le néolibéralisme présente comme une forme de modernité est, en réalité, une régression économique qui tend à réduire le volume des échanges soutenant l’activité économique du pays. Même le marché, finalement, se trouve restreint par ce qui nous est « vendu » comme un outil de son développement.

⭕️ La seconde raison est son incidence sur la circulation elle-même et, au-delà, sur l’emprise de la circulation sur l’activité industrielle. En conduisant à une limitation du volume des échanges et donc, de l’intensité de la circulation, la privatisation des routes conduit, à terme, à une diminution de l’usage des moyens de transport. Dans le temps long, cette privatisation pourrait conduire à une réduction de la demande des acteurs des échanges et ainsi, au-delà, à une réduction de l’offre en moyens de transport des acteurs de l’industrie.

* * *

En conséquence, la Gauche Républicaine et Socialiste demande le retrait du décret « relatif aux conditions de classement de certaines sections de routes dans la catégorie des autoroutes ». Elle s’oppose radicalement à la privatisation des routes nationales, et réclame le retour de toutes les infrastructures de transport dans le giron public : la puissance publique doit s'engager dans une logique de non renouvellement des concessions des sociétés autoroutières et préparer une renationalisation de l'ensemble des autoroutes qui permettra le retour à une gestion publique, sous une forme à inventer pour qu'elle puisse associer les usagers.

échangeur à hauteur de L'Isle-Adam et Presles dans le Val-d'Oise sur la Francilienne entre RN 104 et RN 184

échangeur à hauteur de L'Isle-Adam et Presles dans le Val-d'Oise sur la Francilienne entre RN 104 et RN 184

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