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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 08:44

Le conseil municipal du 30 mars 2022 a encore démontré à quel point la majorité municipale divers droite conduite par Nessrine Menhaouara conduit la Ville de Bezons dans l'impasse. Cette majorité a voté un budget de droite et elle a pour le reste opposé un comportement violent et méprisant... vous pouvez découvrir cela dans les deux vidéos ci-dessous.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 10:26

"Taisez vous !"
C'est ce qui pourrait résumer la soirée du conseil municipal d'hier à Bezons, où la Maire s'est livrée à de nombreux propos violents et désobligeants tout azimut.

👉 Agression gratuite contre l'équipe et la direction du Théâtre Paul Eluard - TPE - Bezons, qu'elle a accusées d'avoir "pris en otage" (rien que cela) les membres du conseil d'administration. Les Bezonnais et les Valdoisiens qui fréquentent avec plaisir ce haut lieu culturel apprécieront dont elle traite le travail qui est fait... Autant les prévenir tout de suite : il faudra s'attendre à un effondrement de la politique culturelle dès que la convention avec le TPE pourra être révisée par la municipalité divers droite.

👉 Expression de haine évidente à l'égard de Dominique Lesparre, ancien maire, à qui le "Taisez Vous !" fut directement adressé. L'ancien Maire a sans doute fait de nombreuses erreurs, dont il a peut-être minimisé l'importance auprès de ses collaborateurs et élus de l'ancienne majorité, mais Mme Menhaouara qui prétend avoir été en désaccord dès l'origine avec les fautes qu'il aurait commises et qu'elle dénonce aujourd'hui pour justifier les ratés de sa propre politique est pourtant restée 8 ans l'adjointe de ce Maire qu'elle voue aux gémonies aujourd'hui sans jamais exprimer publiquement de bémol à un quelconque moment. Si le 1/4 de ce qu'elle reproche directement à M. Lesparre était vrai, je ne serais à sa place jamais resté son adjoint. Elle est donc soit complice, soit de "mauvaise foi"... dans tous les cas, l'agression dont a été victime l'ancien Maire marque une absence totale d'humilité, de savoir-vivre et de respect de la part de celle qui prétend que son poste de première magistrate de la commune devrait nous en imposer automatiquement sans que nous puissions avoir quoi que ce soit à dire de la façon indigne dont elle se comporte.

👉 En attendant la Maire et son équipe ont été bien incapables de répondre aux questions que nous lui avons posées sur la diminution de la subvention au CCAS, alors que la situation sociale se dégrade et risque de se dégrader encore pour de nombreux Bezonnais et que l'insuffisant recours au soutien municipal de ses mêmes Bezonnais qui justifie aujourd'hui qu'elle baisse le crédits ne l'interroge pas sur l'action municipale pour toucher le public concerné ; incapable aussi de donner des explications claires sur un plan Vélo dont les budgets varient d'une année sur l'autre à un point astronomique (mais sous le manteau des membres de son équipe nous ont expliqué que tout cela était "très mal présenté"...) ; incapable d'expliquer la baisse des crédits pluriannuels en faveur des véhicules propreté alors que c'est un sujet qui se dégrade terriblement dans la commune ; incapable de justifier sérieusement (sauf pour se moquer de la "journée de la dinde" que plus personne n'appelle ainsi depuis les années 1950) la raison laquelle elle retire plus de jours de congés aux femmes du personnel municipal qu'aux hommes, tout en prétendant mener une action forte pour l'égalité femmes-hommes...

👉 Incapable d'expliquer pourquoi, le 14 décembre, elle nous annonçait et faisait voter avec Mme Beltaïef une augmentation de la redevance payée par les habitants pour la gestion des eaux pluviales par la Communauté d'Agglomération Saint Germain Boucles de Seine et pourquoi, le 24 mars, Pierre Fond, président de l'agglomération, et ses Vice Présidents nous assuraient en conseil d'agglomération (où elle était absente) que c'était faux ...

👉 Attaques ad hominem car lorsqu'elle propose que la représentation de la commune à la Mission Locale Argenteuil-Bezons, en déshérence du fait des propres membres de sa majorité, soit proposée à l'opposition, elle exige dans le même temps de choisir qui dans l'opposition est digne de le faire. La désignation de Christian Hoerner ne nous pose aucun problème - il y fera sans doute un meilleur travail que d'autres - mais à partir du moment où elle ouvre à l'opposition ce n'est pas à elle de décider qui représente l'opposition et de décider que Marjorie Noël, Dominique Lesparre, Arnaud Gibert ou moi-même sont inaptes à le faire, car en réalité elle ne supporte pas que nous arrivions à pointer régulièrement les failles béantes de son action municipale. J'ai pour ma part une haute idée de l'intérêt général, je suis engagé professionnellement et politiquement depuis 25 ans pour le service public et je sais ce qu'est la représentation d'une commune et je crois que les élus qui siègent à la commission développement économique de la Communauté d'Agglomération Saint Germain Boucles de Seine pourront témoigner que j'y défends les intérêts de Bezons et des habitants sans m'émouvoir des bêtises politiques de la maire de notre ville. Mme Menhaouara ne supporte pas la contradiction. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle a porté plainte contre moi pour injures et diffamation, selon la bonne vieille technique du #Lawfare qui vise à effrayer les opposants : je vous donne un scoop, elle perdra son procès !

👉 Illégalité assumée quand elle affirme avec son adjoint M. Rebagliato qu'elle ne rendra pas publique la position des caméras de vidéosurveillance, qui est pourtant une obligation légale.

👉 Irrespect, enfin, envers Mme Florelle Prio à qui elle a coupé le micro car elle n'a pas supporté que son aînée la rappelle à l'ordre sur son comportement indigne envers les élus, avant de littéralement lui hurler dessus sur le parvis de la salle Elsa-Triolet et de finir en hurlant au même endroit que je manipulerais (à moi tout seul hein, attention je suis très fort et j'ai un grand pouvoir hypnotique) la Cgt bezons...

VRAIMENT IL EST TEMPS QUE TOUT CELA CESSE ET QU'ELLE ET SES AMIS POLITIQUES À ARGENTEUIL COMMENCENT À RECEVOIR LA MONNAIE DE LEUR PIÈCE !

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

à Bezons, la démocratie c'est "Ferme ta gueule !"
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22 mars 2022 2 22 /03 /mars /2022 15:08

J'ai rédigé la note ci-dessous pour la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) à propos du programme défendu par la GRS, le PCF et leur candidat Fabien Roussel sur l'hôpital public et le système sanitaire français. Cet enjeu devrait être au cœur de la campagne après deux années de crise sanitaire, qui n'est d'ailleurs pas terminée.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

Les Jours Heureux : Vite un plan pour l’hôpital public et la santé des Français !

La crise sanitaire a mis à jour les terribles dégâts des politiques austéritaires et néolibérales imposées au forceps à l’hôpital public sous les quinquennat de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. Pire, pendant les deux dernières années, alors que notre système de santé était exsangue et que les soignants se battaient avec des moyens dérisoires contre le COVID, Emmanuel Macron et ses ministres ont continué à supprimer des lits, des services et à contraindre les budgets sanitaires, ne tirant aucune leçon de la catastrophe dans laquelle ils nous avaient plongés. Qui peut croire aujourd’hui le président candidat quand il affirme qu’il donnera désormais les moyens nécessaires, qu’il recrutera massivement, résorbera les déserts médicaux et amplifiera les mesures d’un Ségur de la Santé qui a terriblement déçu tous les soignants ?!?

La GRS choisit de soutenir Fabien Roussel et son programme des Jours Heureux, car nous portons ensemble le même diagnostic depuis de nombreuses années sur les dégâts sur le système de soin causés par les politiques libérales ; nous portons également les mêmes propositions pour les réparer et refonder les politiques de santé publique :

◾️ 100 000 emplois seront créés dans tous les métiers : infirmier·e·s, aides-soignants, auxiliaires de vie, aides à domicile.
Pour aider au maintien en poste des personnels ou faciliter les recrutements nécessaires, les équipes soignantes seront reconstituées, avec des conditions de travail améliorées, le respect de l’éthique professionnelle, une collaboration au sein des services et des instances représentatives dotées d’un pouvoir de décision.

◾️ Les privatisations des hôpitaux publics seront arrêtées, de même que tous les projets en cours de restructuration des établissements de santé. Un moratoire sera établi avec les élus, professionnels et leurs représentants, y compris pour les établissements et structures relevant de la psychiatrie.
◾️ Il sera mis fin au financement à l’activité (T2A), instauré par Roselyne Bachelot sous Sarkozy en 2009 et systématiquement reconduit par Hollande et Macron. Un budget de fonctionnement couvrira l’ensemble des charges et obligations des établissements, sur la base de l’obligation de moyens et non de résultats. Le financement intégral et immédiat de la dette hospitalière sera assuré.
◾️ Les hôpitaux de proximité seront développés et reconstruits, en les inscrivant dans une politique globale d’aménagement du territoire et d’amélioration de l’accès aux soins. Leur rôle sera redéfini à cet effet, afin qu’ils soient des établissements disposant d’un service d’urgence, d’une maternité de niveau 1, de services de médecine et de chirurgie, et qu’ils bénéficient de services de soins de suite ou de structures pour les personnes âgées, s’adossant à un réseau de centres de santé et à la psychiatrie de secteur.
◾️ Chaque bassin de vie devra disposer d’un établissement de santé, à moins de 30 minutes (en conditions réelles) de transport terrestre du domicile des patients.
◾️ Les Agences régionales de santé seront remplacées par des services régionaux démocratiques de l’État, composés de trois collèges (usagers, professionnels de santé et élus locaux) et ayant en charge trois missions : permettre l’expression des besoins de manière diversifiée ; être le lieu de réponse à ces besoins ; exercer un contrôle démocratique des réponses apportées aux besoins exprimés.
◾️ Les franchises médicales et les participations forfaitaires seront supprimées.
◾️ Les dépassements d’honoraires devront disparaître et le retour à un secteur conventionnel unique sera négocié. Le tiers payant sera généralisé afin qu’il devienne effectif.
◾️ La puissance publique agira contre les déserts médicaux : dans les zones denses, un médecin ne devra s’installer que si un autre part à la retraite (conventionnement sélectif à l’installation). La GRS propose également d’augmenter la Dotation globale de fonctionnement et d’équipement des collectivités locales, au cœur des « déserts médicaux », pour les encourager à embaucher des jeunes médecins ou à prendre en charge une partie du coût des études des étudiants en médecine, avec obligation d’installation pour 5 à 10 ans dans ces collectivités.
◾️ Les centres de santé seront massivement développés.
◾️ Nous mettrons fin réellement au numerus clausus : Les quotas officiels ou officieux pour les formations initiales, médicales comme paramédicales, seront supprimés, des moyens supplémentaires étant donnés aux universités, avec des pré-recrutements ouvrant un pré-salaire aux jeunes pendant leur formation. 12 000 places d’étudiants en médecine seront ouvertes par an (au lieu des 8 000 actuelles).
◾️ Nous proposons également que soient élaborés des contrats de rattrapage des professions médicales et paramédicales dans chaque région et de mettre en place un grand plan de soins palliatifs. Les efforts de rattrapage sanitaire devront être particulièrement intenses dans les Outre Mer ;
◾️ Enfin, il sera mis fin à la mainmise du patronat sur la médecine du travail, et des services de prévention au travail…

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19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 12:55

Il y a 60 ans hier, le 18 mars 1962, étaient signés les Accords d'Evian qui mettaient fin à l'entreprise de colonisation de l'Algérie par la France débutée quelques 132 ans plus tôt. Le lendemain, le Cessez-le-Feu entrait en vigueur. J'ai participé comme conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste ce matin aux commémorations de la Ville de Bezons organisées devant l'Hôtel de Ville, au vieux cimetière et rue du 19-mars-1962, aux côtés de Florelle Prio, élue comme moi de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains, des responsables de la section du PCF (Christian Leduey et Christiane Leser).

Les Accords d'Evian et le Cessez-le-Feu marquent la fin de la Guerre d'Algérie, qui fit plusieurs milliers de morts, d'abord parmi les Algériens, mais aussi au sein des Européens installés depuis des décennies et plusieurs générations ; cette Guerre dont on a voulu longtemps nier la réalité a entaché gravement l'honneur de l'armée française, qui commit des actes indignes de la République et aboutit à briser nombre d'appelés du contingent qui eurent le plus grand mal à se remettre des atrocités qu'on les avait forcés à commettre ou dont ils avaient été les témoins. 25.000 moururent pour une guerre qui ne disait pas son nom et dont ils ne voulaient pas. Cette guerre mit fin à une colonisation illégitime qui avait infériorisé les Algériens et les avaient exposés à de graves et durables crimes et exactions ; les Accords d'Evian rendaient enfin sa dignité à tout un peuple. Preuve que la colonisation n'apporte aucun bien, la guerre d'Algérie s'est également conclue par l'exil et la perte du pays dans lequel ils avaient grandi de centaines de milliers d'Européens qui s'y étaient installés progressivement depuis les années 1860, elle se concluait par l'exil et la perte de leur patrie pour des centaines de milliers de Juifs d'Algérie, dont les ancêtres vivaient au Maghreb depuis plusieurs milliers d'années. Elle marqua aussi un profond drame humain avec la fuite des Harkis qui furent si mal accueillis par la France pour laquelle ils s'étaient battus.

Tous durent reconstruire leur vie en Métropole, avec plus ou moins de facilité et avec la nostalgie profonde de la terre de leur enfance. Aujourd'hui l'Algérie est indépendante ; aujourd'hui la France a commencé à reconnaître les graves fautes qu'elle a commises et qu'une République n'aurait jamais dû commettre. Elle a accueilli également des centaines de milliers d'Algériens dont les enfants, petits enfants et arrière petits enfants sont aujourd'hui des Français à part entière.

Aujourd'hui, le peuple algérien continue de se battre pour restaurer sa souveraineté face à un régime qui l'a confisquée et a découpé le pays en prébendes au service d'une caste, cette même caste qui tente encore d'attiser le ressentiment résiduel entre nos peuples pour légitimer son usurpation. Je salue avec mes camarades le courage de tous ces citoyens algériens engagés dans le hirak الحراك ⴰⵎⵓⵙⵙⵓ ⴰⵏⴷⵓⴷⴷⵉ contre les profiteurs d'hier et d'aujourd'hui et pour l'émergence d'une véritable démocratie.
C'est entre Peuples souverains que peut se construire une amitié et une fraternité sincères. C'est tout ce que je souhaite aux Français et aux Algériens.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

photos prises lors de la cérémonie des 60 ans du 19 mars 1962 au Vieux Cimetière de Bezonsphotos prises lors de la cérémonie des 60 ans du 19 mars 1962 au Vieux Cimetière de Bezonsphotos prises lors de la cérémonie des 60 ans du 19 mars 1962 au Vieux Cimetière de Bezons

photos prises lors de la cérémonie des 60 ans du 19 mars 1962 au Vieux Cimetière de Bezons

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17 mars 2022 4 17 /03 /mars /2022 17:25

Lors du conseil municipal du 15 mars, nous avons été très surpris de voir apparaître dans les dossiers soumis au vote, ce contrat de relance pour le logement qui porte pour 800 logements à Bezons dont les permis de construire devraient être signés entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2022. J'avais voté favorablement sur ce dossier en juin dernier dans le conseil d'agglomération car il encourageait les communes riches de l'agglomération à construire des logements et notamment des logements sociaux, alors qu'elles sont retard.

Sauf qu'à Bezons, l'équipe de Mme Menhaouara avait fait campagne contre les nouvelles constructions, dénonçant la liste conduite par M. Lesparre de "bétonneurs". Donc en proposant un tel projet ce 15 mars, Nessrine Menhaouara démontre à quel point ses engagements de campagne étaient démagogiques : elle a menti à ses électeurs... Pas nous !

Cependant 800 nouveaux logements nous paraissaient un peu excessif... Mme Menhaouara nous a assurés qu'il ne s'agissait en réalité que de 250 logements nouveaux, les 550 autres étant déjà compris dans le Cœur de Ville dont elle se glorifie aujourd'hui après l'avoir dénigré. Cela nous paraît bizarre, mais nous faisons le pari de la croire... S'il s'avère que là aussi elle a menti nous lui demanderons des comptes !

Nous dénonçons cependant le très faible taux de logements sociaux prévus dans ces 250 nouveaux logements : pour Mme Menhaouara, il semble qu'il n'y ait plus besoin de construire beaucoup de logements sociaux, les 42% de la commune semblent lui suffire... Je ne suis pas convaincus que les milliers de Bezonnais qui demandent un logement social partagent son point de vue.

Malgré ce problème, nous avons considéré qu'il fallait prendre l'aide de l'Etat pour une fois qu'il proposait de soutenir financièrement les communes qui construisaient du logement : après 5 ans de politique macroniste contre le logement, il y a quelques avancées à saisir.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

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17 mars 2022 4 17 /03 /mars /2022 08:59

Mardi 15 mars 2022 avait lieu le débat sur le rapport d'orientation budgétaire présenté par la majorité municipale "divers droite" conduite par la Maire Nessrine Menhaouara...

Les chiffres du contexte national sont faux, le contexte international pourtant déterminant économiquement cette année est éludé, tout comme la crise énergétique qui pèsera sur les finances communales : mais visiblement sur ce sujet la majorité municipale a décidé de ne rien faire.

Les orientations budgétaires proprement dites de l'équipe Menhaouara ressemblent à un jeu de piste qui vise à empêcher les Bezonnais et l'opposition municipale de suivre l'évolution de son action. De très nombreuses données sont absentes, démontrant ainsi la volonté de la Maire de cacher l'ampleur nocive de ses arbitrages. Par contre, on mesure parfaitement que la solidarité ne fait aucunement partie de ses priorités (il suffit de regarder le vide du ROB concernant le Centre Municipal de Santé, les centres sociaux, la baisse des crédits du CCAS ou des subventions aux associations...) et que la choix de la majorité municipale est de faire payer aux agents communaux la dureté de ses arbitrages découlant de ses choix politiques. Tout ceci annonce sans surprise dans deux semaines un budget de droite...

C'est ce que nous avons dénoncé avec Mme Florelle Prio, conseillère municipale présente à mes côtés au sein de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains". Vous trouverez le texte de mon intervention (trop longue je sais), sous la vidéo.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialiste & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

L’année dernière nous avions refusé un débat sur le fond car nous avions dénoncé l’envoi d’un rapport modifié 4 heures avant le conseil. Cette année nous allons rentrer dans le détail. Moment important pour la commune, ce débat traduit notre analyse de la situation, qui quelquefois nous dépasse, mais aussi les atouts, les contraintes, les handicaps à surmonter par la collectivité et surtout notre action pour nos concitoyens.

Je passerai rapidement sur les conditions dans lesquelles nous, conseillers municipaux de l’opposition, avons été à nouveau contraints de travailler ce dossier : document de 28 pages (8 de moins que l’année dernière) reçu 5 jours avant le conseil et toujours pas de réunion, en amont, de la commission municipale pour les affaires générales et les finances. Cela aurait pourtant permis un réel travail fondé sur une communication d’information plus détaillées … au service de la collectivité et des Bezonnais. D’ici le prochain conseil les informations à communiquer aux élus ne seront pas radicalement différentes d’aujourd’hui et pour faire voter votre budget dans 2 semaines vous disposez déjà des informations nécessaires à son élaboration. Le compte administratif n’est certes pas encore totalement arrêté, il serait pourtant bien étonnant que vous ne disposiez pas des données suffisantes pour nous informer correctement sans trahir de « secrets défense ».

Notons par ailleurs que les Bezonnais qui voudraient s’intéresser à ces débats budgétaires auraient les plus grandes difficultés à le faire.

En effet, les communes de plus de 3 500 habitants ont l’obligation de publicité des budgets communaux ; or il semble que la commune soit défaillante en la matière : nous ne sommes pas parvenus à trouver les documents budgétaires municipaux en ligne, ce qui contreviendrait à l’article R2313- 8 du CGCT. Je vous en épargnerai la lecture. D’autre part, l’article L2313-1 dans son avant-dernier alinéa est très clair sur les documents devant être rendus disponibles :

« La présentation prévue au précédent alinéa ainsi que le rapport adressé au conseil municipal à l'occasion du débat sur les orientations budgétaires de l'exercice prévu à l'article L. 2312-1, la note explicative de synthèse annexée au budget primitif et celle annexée au compte administratif, conformément à l'article L. 2121-12, sont mis en ligne sur le site internet de la commune, lorsqu'il existe, après l'adoption par le conseil municipal des délibérations auxquelles ils se rapportent et dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État. »

Seule la page « Budget » de la commune remplirait cette fonction mais ne permet pas une accessibilité intégrale (ce qui est obligatoire selon le R2313) sous format non modifiable. Il y manque tout particulièrement le rapport d’orientation budgétaire, car les autres informations peuvent être considérées comme transmises à partir du compte rendu du conseil municipal.

Cependant la forme de document que vous avez choisie depuis l’année dernière nous paraît pourtant plus adéquate à l’ouverture d’un DÉBAT tel que nous voulons en avoir, c’est-à-dire un débat qui permet de fixer les orientations politiques de l’action communale. Dans ce débat, nous suivrons le plan que vous avez donné à votre powerpoint.

J’ai dit tout à l’heure qu’il fallait dans ce débat avoir une vision et une analyse claires d’une situation qui souvent nous dépasse. Or ici le contexte international et national est plus intense que jamais et doit absolument être bien compris.

Nous regrettons que certaines données massivement impactantes pour la commune soient éludées, fassent l’objet d’une impasse ou soient infondées.

Ainsi, le fait que vous considériez la baisse du taux d’épargne comme un facteur positif nous paraît déplacé. Pour une commune comme Bezons cette réalité traduit une situation sociale angoissante pour de nombreux habitants. Je m’explique : la baisse du taux d’épargne a été plus forte pour les ménages modestes – et même l’épargne de certains milieux aisés a augmenté – sans qu’elle se traduise par une constitution ou une progression de leur patrimoine. En réalité, ce qui se passe depuis 2020 traduit avant tout pour notre commune que les habitants modestes ont puisé dans leur tous petits « bas de laine » (quand ils en avaient) pour faire face à une importante dégradation économique de leur situation – et ce malgré tous les discours sur la reprise de l’activité économique et les supposées pénuries de main d’œuvre dans certains secteurs. Comment tenir le 15 mars 2022 un tel discours dans un contexte d’inflation aussi massif ? Alors que les prix à la pompe dépassent les 2€/litre : bien évidemment ceux qui parvenaient à mettre quelques dizaines d’euros de côtés par mois les dépensent aujourd’hui pour faire face à ces dépenses contraintes en hausse… Pour Bezons, cette réalité devrait se traduire par une intensification de notre action sociale. Ce que vous annoncez de manière macroéconomique comme un élément positif est en fait quelque chose de terriblement ambivalent et décrit une situation bien moins réjouissante pour la plupart des Bezonnais.

 

Puisque je parlais des prix à la pompe, je m’étonne qu’il n’y ait dans ce rapport d’orientation budgétaire aucune analyse approfondie sur la façon dont la commune compte affronter la flambée des prix de l’énergie et des matières premières :

ce sujet nous apparaît particulièrement préoccupant et de nature à handicaper durablement les collectivités et la nôtre. Or le sujet est évacué en quelques mots, en le liant à l’actualité immédiate. C’est une grave erreur ! Cette situation ne date pas d’hier et devrait faire l’objet d’une réflexion collective de la part du conseil municipal dans son ensemble. Elle s’est fortement aggravé depuis septembre 2021 et nous connaissons un emballement historique des prix de l'énergie. Cet emballement n’est pas la résultante d’une pénurie pour la France – car elle dépend bien moins que nos voisins du pétrole, du gaz ou du charbon, grâce au nucléaire – mais du dysfonctionnement structurel du marché européen des prix de l’énergie et des conséquences de la libéralisation du secteur, qui défavorisent ouvertement notre opérateur historique de production d’électricité. De plus, comme les variations européennes des prix de l’électricité sont indexées sur ceux du gaz, vous comprendrez qu’en plus de l’explosion des prix constatée depuis septembre nous allons être confrontés à des difficultés gravissimes.

Cette hausse historique n'est donc pas conjoncturelle et touche déjà de plein fouet de nombreuses collectivités locales, avec des augmentations allant de 30 à 300% pour l'électricité et le gaz : il aurait été utile d’avoir les informations sur la commune. Les collectivités consacrent en effet une part importante de leur budget pour financer les dépenses énergétiques de leurs infrastructures, en particulier les établissements scolaires. Or, baisser le chauffage de 1 degré dans les écoles ne diminuerait la facture que de 7 à 10%, et le même problème se pose pour les bibliothèques, centres sportifs, piscines, crèches, etc.. Or si 60% des particuliers et les toutes petites communes ont accès aux tarifs réglementés de l'électricité, les autres, comme nous, doivent depuis 2015 avoir recours à des offres de marché sur des contrats d'un à trois ans. De même pour le gaz. Les collectivités locales ne disposent d'aucune possibilité d'absorber ces augmentations, sauf à les répercuter auprès des usagers des services publics et des contribuables locaux. Dans un contexte de forte tension sur les dotations aux collectivités et d'une baisse majeure de leur autonomie fiscale, celles-ci ne pourront résister.

Qu’en est-il pour Bezons ?

Dans cette situation, il est impératif que les collectivités soient accompagnées au même titre que les entreprises et les particuliers. Les collectivités locales ne peuvent demeurer exclues de l'action de l'État face à la hausse de l'énergie. A minima, des solutions sont concevables dans l'immédiat sous la forme d'un fonds d'urgence de compensation de cette hausse historique ou d'un blocage des prix. Sur le plus long terme, les collectivités doivent pouvoir bénéficier d'une protection pérenne afin de ne pas être constamment menacées financièrement par les aléas du marché de l'énergie. De plus, au vu de la faillite totale qu'a été la libéralisation du secteur de l'énergie, il est impératif que le gouvernement renonce à l'extinction des tarifs réglementés de vente du gaz en 2023 et que les collectivités qui le souhaitent puissent y avoir accès.

Voilà un sujet budgétaire majeur pour notre commune qui aurait mérité un débat sérieux et une prise de position collective.

Sur le contexte national, certaines informations sont fausses. Ainsi vous indiquez que « le ratio de dette publique devrait s'améliorer en 2022 pour atteindre 114 % du PIB. ». Il y a là un manque de rigueur car le ROB fait mention d’un chiffre au dixième près en ce qui concerne son niveau culminant mais pas lorsque la dette diminue. Cherchez-vous des arguments pour justifier les coupes budgétaires du prochain quinquennat ? Ce chiffre est faux ! Le rapport annuel de la Cour des Comptes (p.29) publié le 16 février 2022 fait mention d’un ratio de dette sur PIB de 113,5% et pas de 114%. Le PIB français en 2021 s’est élevé selon l’Insee à 2297 Mds€ et la dette publique à 2834 Mds€ selon le dernier chiffre connu. Il apparaît donc qu’une variation de 0,5% du ratio représenterait approximativement 11 Mds€, à peine moins que le budget du ministère de la Justice… D’autre part, le record de dette publique sur PIB n’est pas non plus de 115,6%, car il s’est élevé à 118,2% du PIB au 1er trimestre 2021 (Note Insee 25 juin 2021).

Nous trouvons particulièrement pernicieux que, à la suite des gouvernements qui se succèdent depuis 2007 au minimum, la municipalité entonne ce requiem de la dette publique, quand les taux d’emprunt pour les États sont aujourd’hui négatifs et que la France renégocie à des conditions particulièrement avantageuses depuis quelques années son stock de dette publique… d’autre part, des pays très avancés économiquement, comme le Japon, vivent depuis plus de 10 ans avec une dette de 200 % ; le Japon n’est pas au bord de la faillite, la France non plus. Le discours sur la dette publique n’est qu’un prétexte fallacieux pour essayer de préparer les esprits à des coupes budgétaires et des fermetures de services publics injustifiables. Il est déplorable qu’une majorité municipale se prétendant de gauche embouche cette trompette… Ah mais non pardon, vous ne l’êtes pas.

Plus rapidement … non, l’indice des prix à la consommation, ne s’élève pas à 1,8% en 2021 mais 1,6% toujours selon l’Insee (note du 14 janvier 2022). Non, personne n’a jamais prévu une inflation (même conjoncturelle) à 6%. La dernière estimation de l’Insee (25 février) prévoit une augmentation contenue en deçà de 3,5%. Le conflit russo-ukrainien pourrait changer la donne. En effet, la BCE a modifié le 10 mars 2022 la prévision d’inflation en la majorant d’1,9 point à 5,1% pour l’ensemble de la zone euro. Calculée différemment en intégrant bien plus fortement les prix de l’énergie que les prévisions de l’indice des prix à la consommation (inflation « française » calculée par l’Insee), il est évident qu’aucune institution crédible n’a jamais estimée à 6% l’inflation française.

Venons en maintenant aux conséquences de la Loi de finances pour 2022.

Là encore, vous reprenez les éléments de langage du gouvernement… Ce que vous appelez une stabilité des concours aux collectivités territoriales est une baisse déguisée. Car des dotations stables, ou même en très légère augmentation, cela veut dire une absence de prise en compte de l’augmentation de la population, de l’augmentation des prix, de l’augmentation du coût des services. L’article 16 de la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 imposait la stabilité en volume des crédits des concours financiers, hors FCTVA et TVA remplaçant la DGF des régions, soit un volume de 40 Mds€ en 2022. La stabilité est assurée en compensant la hausse de certains concours par la diminution d’autres postes, traditionnellement des compensations d’exonérations d’impôts locaux, mécanisme à la discrétion de l’État qui décide et de prendre en charge ou non certaines augmentations, et du choix des dotations qui seront rabotées.

À ce titre, les discours actuels du président candidat, qui semble désormais choyer les élus locaux après les avoir terriblement méprisés, sont assez indécents quand on voit le sort qu’il a réservé aux collectivités tout au long de son mandat, la faiblesse des aides aux collectivités lors de la crise sanitaire (qui n’est toujours pas terminée) … sans compter les années où comme ministre des finances de François Hollande (de 2014 à 2016) il a taillé dans nos finances.

Un sujet qui sera peut-être plus consensuel entre nous… je veux à nouveau dénoncer l’absurdité de la réforme de la Taxe d’habitation. Sarkozy avait fait de la démagogie avec la Taxe professionnelle ; Macron a fait de la démagogie avec la TH… Que la fiscalité locale ait été injuste personne ne dira le contraire, que les bases locatives sur lesquelles la TH se fondait n’aient jamais été révisées depuis 30 ans et plus il serait peut-être bon de le rappeler également. Supprimer un impôt injuste ne remplacera jamais la nécessité d’inventer une fiscalité juste. Cette réforme était absurde en 2017-2018, elle est pire encore en 2021-2022-2023 puisque désormais ce seront les contribuables les plus aisés qui profiteront de la suppression progressive (mais définitive) de la TH en 2022 et 2023.

La restauration du pouvoir de taux pour la TH des résidences secondaires ne peut évidemment compenser cette absurdité, d’autant qu’à Bezons le nombre de résidences secondaires est extrêmement limité. Cette réforme est absurde : elle ampute la commune d’une très large partie de son autonomie fiscale, elle la soumet à un espoir qui ne peut être que déçu, celui que l’État compensera correctement et de manière favorablement évolutive les recettes de fiscalité perdues, ce qui n’est jamais arrivé, que ce soit avec les transferts de compétences ou avec la suppression de la TP et de la première part de la TH. Cette réforme est également politiquement dangereuse : on entend déjà les discours sur le thème « il n’y a plus que les propriétaires qui financent les communes » ; ils préparent une prochaine étape : la suppression de la taxe foncière avec les mêmes arguments absurdes et les mêmes effets injustes. On verra bientôt les pressions politiques pour la baisse des dépenses communales qui généreront des tensions inutiles et des divisions dans le corps social.

Le conseil municipal aurait dû s’exprimer pour dénoncer une telle réforme à la fois absurde et dangereuse, peu importe qu’elle soit engagée depuis plusieurs années.

Concernant le contexte local, je ne m’y étendrai pas – nous le connaissons tous – sauf pour dire que les projections de populations sont conformes à celles qui étaient prévues précédemment. Je ne me lancerai pas non plus dans une partie de ping pong sur ce que vous appelez le manque d’infrastructures publiques. Plusieurs ont été livrées depuis que vous êtes maire et avaient été décidées dans le mandat précédent, et évidemment, une autre équipe municipale que la vôtre aurait conduit un programme d’investissements conséquents, comme on pouvait le lire dans les différents programmes des élections municipales.

Je ne dirai rien des travaux d’entretien qui devaient nécessairement intervenir à partir de mars et juin 2020 : c’est vrai que l’entretien du patrimoine et des équipements communaux n’est pas forcément l’argument le plus glamour mis en avant dans les programmes électoraux…

Je ne parlerai pas non plus des réalisations d’investissements de 2021 qui pour la plupart étaient engagées ou prévues bien avant que vous ne soyez maire (EMMD, Gymnase Coubertin, vidéoprotection, voirie, Cœur de Ville, relais petite enfance, etc.).

Sur le retour que vous faites de l’exécution budgétaire de l’année 2021, je retiens une chose importante, c’est qu’avec un excédent de fonctionnement de 7 M€ et un excédent cumulé de 5M€ après intégration des restes à réaliser d’investissements, vous n’êtes pas à la tête d’une « ville en faillite » comme vous semblez vous complaire à le dire à certains Bezonnais qui viennent ensuite nous le rapporter… Attention ce type de discours, même sous le manteau, est dévalorisant pour la commune…

Venons en maintenant aux éléments d’orientation pour le budget 2022.

Nous aimerions à l’avenir que vous choisissiez d’une année sur l’autre une présentation similaire donc comparable… en effet, l’exercice de comparaison des chiffres sur les recettes entre 2021 et 2022 est particulièrement difficile car les catégories ne sont pas les mêmes d’une année à l’autre.

Notons d’abord que, si vous insistez encore cette année sur 0 % augmentation d’imposition VILLE, c’est que vous voulez masquer le fait que vous avez participé à la création d’un nouveau prélèvement sur les Bezonnais avec l’agglomération. Notons également que les attributions de compensation (AC) de l’agglomération ne sont pas STABLES mais en légère baisse en 2021 et en 2022.

Nous imaginons que les 17 M€ d’AC sont comprises dans les 37,66 M€ d’impôts et taxes, puisque le détail n’est plus donné. De la même manière, vous indiquiez que la commune recevrait quelques 2,4 M€ de DGF en 2021 ; c’est fondu aujourd’hui dans une grande catégorie dotations et participations de 7,95 M€ : peut-on savoir quel montant de DGF nous espérons cette année ?

Nous nous interrogeons également sur les 3,5 M€ de produits des services et du domaine (compte 70) dont nous n’avons pas de détail si ce n’est que son montant représenterait 7% des recettes de fonctionnement. Voilà un poste qui est bien plus important que dans les communes de la même strate ; pouvez-vous nous donner le détail des cessions de patrimoine concernées qui pourraient expliquer un tel chiffre ? Car, à part des cessions, nous peinons à comprendre ce qui pourrait nourrir à ce point ce compte…

Les dépenses de fonctionnement annoncées pour 2022 sont estimées en augmentation de 2 M€ (à 48 M€) par rapport au compte administratif pour 2020. Cela ne nous choque pas outre mesure, mais dans votre programme1 vous aviez pris un engagement contraire à cette trajectoire.

Il ne semble pas qu’il y ait eu depuis juin 2020 d’« audit approfondi », et encore moins avec des résultats publics (nous n’avons pas trouvé un tel document).

La renégociation des intérêts de la dette n’apparaît pas significative dans un contexte prolongé de taux bas (-9% de charge de la dette escompté en 2022 par rapport à 2020), même si l’effort réalisé est intéressant.

En 2022, la majorité a décidé de rembourser 500 000 € de capital de la dette de moins qu’en 2020, c’est autant d’argent qu’elle pourrait investir. Si un nombre moindre de titres n’arrive pas échéance cette année-là (or c’est certainement le cas) alors vous auriez pu provisionner ces 500 000 € pour envisager une contribution plus importante sur l’exercice suivant dans le cas où les remboursements du capital seraient plus importants (anticipation) ou en fonction de l’exécution budgétaire les allouer aux remboursements de titres qui arriveront à échéance prochainement afin de ne pas reporter un excédent trop important.

Enfin, dans les dépenses de fonctionnement annoncées, les autres charges de gestion courante passent de 3,4 à presque 4 M€ : une augmentation de 560 000 €, soit 0,7 point, ce qui n’est pas négligeable dans cette catégorie. Pouvez-vous nous en donner l’explication ?

Venons en maintenant à l’affichage de vos orientations politiques qui seront traduites dans le budget qui nous sera présenté dans 2 semaines.

Nous n’avons sur le principe aucune difficulté à partager les priorités annoncées : sécurité/tranquillité publique ; environnement/cadre de vie/développement durable ; parcours enfance ; action sociale/santé/famille… L’important c’est surtout ce que l’on fait et comment l’on répartit les fonds dont on dispose ensuite. Notons cependant que la priorité Rayonnement communal/valorisation/ citoyenneté & vie citoyenne disparaît cette année des prioritaires budgétaires : gageons que ce n’est là qu’un effet de présentation.

Concernant la Sécurité et la tranquillité publique, nous avons plusieurs remarques… tout d’abord pour rappeler que la politique que vous poursuivez a été initiée longtemps avant votre élection et que vous ne faites que reprendre la dynamique engagée et qui devait naturellement monter en puissance. Nous regrettons plusieurs choses : la première c’est que la prévention ait disparu des priorités politiques affichées de ce secteur ; la seconde c’est qu’aucun travail collégial, aucune réflexion collective ne soit conduite sur ce dossier qui nous importe à toutes et tous alors qu’il existe une commission municipale « Tranquillité publique et cadre de vie » que vous n’avait jamais voulu réunir : nous ne pouvons donc pas juger réellement de la politique mise en œuvre ni vous apporter notre contribution. Enfin, nous regrettons que contrairement à l’année dernière, aucun chiffre ne soit communiqué sur cette priorité que vous affichez pourtant comme étant la première de votre politique municipale.

Concernant le cadre de vie éducatif des enfants, nous redisons ce soir que les chiffres de l’éducation nationale affichent bien 4 ouvertures et 2 fermetures de classes sur la commune pour septembre 2022. Il y aura une nouvelle commission académique d’ici au mois de juin 2022 qui pourrait compléter à la hausse ces informations mais nous avons du mal à voir comment, d’ici là, il pourrait y avoir un renversement aussi abrupt de situation. Nous attendons toujours des explications de votre part ; nous ne demandons qu’à être convaincus par celles que vous nous apporterez.

Les autres propositions sur ce dossier n’appellent pas de critiques, bien au contraire… et nous espérons notamment qu’après les deux années de crise sanitaire que nous avons subies vous pourrez avancer fortement sur l’installation de purificateurs d’air de qualité dans les salles de classe.

Mme Prio reviendra en détail avec des questions sur le parcours enfance et la petite enfance, mais il s’inscrit dans le travail engagé précédemment. La partie sport & jeunesse nous convient également ; il semble que l’action culturelle jeunesse ait disparu par rapport à 2021, là encore nous penchons pour un oubli.

Concernant la priorité environnement, développement durable et cadre de vie, là encore la présentation change par rapport à l’année 2021 et il est difficile d’apprécier l’évolution de votre action et de vos priorités, car les chiffres sont particulièrement réduits cette année par rapport à 2022. Il nous est donc difficile d’appréhender la portée que vous donnez à cette orientation budgétaire.

Il semble cependant qu’en indiquant 800 000 € pour la propreté urbaine et les espaces verts par rapport à ce qui était annoncé en 2021 ce soit 500 000 € de moins… mais tout ceci est assez nébuleux, nous nous trompons peut-être. Je vous avoue de plus avoir du mal à m’y retrouver avec le plan vélo… en effet vous annonciez, en 2021, 400 000€ pour le déploiement du plan vélo ; cette année vous indiquez que les travaux de voirie et le plan vélo seront à 500 000 € (p. 18) et que le plan vélo en lui-même sera à 40 000 € (p. 20) : la différence est énorme, pouvez-vous nous l’expliquer ? Enfin, les 70 000 € annoncés pour la révision du PLU sont donc ceux qui n’ont pas été utilisés l’année dernière.

Concernant l’action sociale, la santé, les familles et la vie associative, je ne redirai pas ce que nous avons dit l’année dernière sur les locaux associatifs…

allons de l’avant. Par contre, nous nous étonnons particulièrement du niveau des subventions aux associations ; en effet, si on met de côté le COS et la crèche caramel, qui l’année dernière étaient dans le tableau budgétaire pour les subventions aux associations et autres personnes de droits privé, le montant total était de 332 500 €.Or cette année, vous annoncez un peu moins de 312 000 €… 20 700 € de différence pour des subventions aux associations dans une commune comme Bezons c’est une baisse conséquente (-6,2%)… Est-ce une erreur ? Sinon nous considérons que c’est assez grave.

Au demeurant, permettez-nous de formuler à nouveau notre proposition de subvention – directement par la ville ou indirectement par l’intermédiaire du CCAS – à la CIMADE pour que cela vienne en aide aux réfugiés, aux familles, aux femmes et aux enfants qui fuient la guerre en Ukraine, comme nous l’avions proposé dans notre vœu la semaine dernière.

Mme Prio reviendra sur les autres points de cette priorité, mais à ce stade nous ne pouvons que constater que les sommes annoncées pour le CMS et les Centres sociaux ne marquent aucun effort particulier, ce que nous regrettons.

Venons en maintenant aux quelques pages qui concernent l’état du personnel.

Tout d’abord je vous informe que le total du diagramme de la page 21 fait 100,39 %… on se croirait devant le résultat d’une consultation électorale albanaise des années 1970.

Merci également d’accorder votre vocabulaire entre les pages 22 et 25 : page 25, vous parlez bien de cotisations sociales, mais page 22, votre inconscient a parlé car l’infographie nous présente des « charges »… et quand on écoute le MEDEF, chacun comprend que les « charges », c’est mal… non ! Il n’y a pas de charges sociales, encore moins dans le secteur public ! il y a des cotisations sociales, qui sont un salaire différé et mutualisé pour financer la sécurité sociale qui est notre patrimoine commun, notre patrimoine national, et qui fait que notre société n’est pas plus abîmée qu’elle ne l’est déjà. S’il vous plaît, rappelez-vous que vous prétendez être de gauche et que les cotisations sociales sont nécessaires, indispensables, un bien commun !

Par ailleurs, quand on présente des pourcentages, il serait souhaitable de rappeler en chiffres absolus la structure des effectifs, au minimum en emplois équivalent temps plein et de redonner l’état précis des emplois occupés notamment dans les secteurs mis en avant page 23 (police municipale, services à la population) car entre les arrivées et les départs, on ne sait plus trop exactement combien sont effectivement en poste dans les bureaux, aux consoles d’accueil du public ou sur le terrain. En attendant, il est assez déroutant de parler de stabiliser le ratio de la masse salariale, quand l’essentiel de l’activité municipale est d’abord et avant tout du service au public et quand il manque toujours près de 70 postes donc près de 10 % des effectifs.

Il serait tout de même délicat de faire payer au personnel municipal votre politique… Or, de plus en plus, c’est ce que les agents communaux doivent commencer à se dire. Je suis intervenu assez souvent sur le sujet pour ne pas m’appesantir dessus… mais dernièrement, de la charte télétravail à la mise en œuvre des 1607 heures qui augmente le temps de travail des agents sans augmenter leur rémunération et pour laquelle vous n’avez fait aucun effort sérieux, en passant par les vacances de postes nombreuses, il y a de quoi s’interroger. Nous nous inquiétons aussi des rémunérations des agents communaux : tout le monde sait que parmi les fonctionnaires qui sont mal payés, la masse des fonctionnaires territoriaux l’est encore moins bien… la faute ne vous incombe pas totalement, cela fait bientôt 12 ans (depuis Sarkozy) que le point d’indice est gelé, que les rémunérations stagnent, que les coûts augmentent et que la plupart des agents publics perdent donc de l’argent.

Je veux ici saluer la proposition du candidat à la présidence de la République Fabien Roussel qui a annoncé dans son programme des « Jours Heureux » qu’il voulait augmenter de 30 % ce point d’indice des fonctionnaires, dès son entrée en fonction : une telle mesure ne serait que justice !

On aurait pu attendre d’une municipalité qui se dit progressiste qu’elle n’en rajoute pas, et bien non ! À Bezons, la municipalité a ainsi décidé de baisser le montant de la prime du dimanche des agents de la maison des sports. Les agents concernés vont perdre selon le nombre de dimanches travaillés entre 100 € et 150 € mensuels. Pour certains d'entre eux, cela représente parfois 10% et plus de leur rémunération. Imaginez dans la situation actuelle si on vous annonçait qu'on allait rogner vos rémunérations de 10% ! Ils étaient en grève le mercredi 9 mars (au lendemain de notre dernier conseil), je suis allé les saluer et échanger avec eux… quelle que soit la justification technique ou juridique sur laquelle vous vous appuyez pour supprimer cette prime, vous ne pouvez pas contraindre à une perte de 10 % de rémunération des agents communaux, c’est indécent, plus encore dans la période actuelle : vous devez trouver une solution et pas une compensation de quelques euros. Ils seront à nouveau en grève demain, tout comme le seront les Assistantes maternelles des crèches Madiba et Colombier. Malgré des pistes sur l’augmentation et le paiement des primes de repas et d’entretien, la revalorisation de leur taux horaire, la mise en CDI des agents contractuels depuis plusieurs années, … leur priorité reste le maintien de leurs 11,5 jours de congés annuels perdus suite à l’application de la réforme des « 1607 heures ». Leurs semaines sont longues et fastidieuses pouvant aller jusqu’à 56 h de travail, bien au-delà des 1607 heures annuelles.

Non vraiment votre majorité municipale n’a pas de quoi se vanter de sa politique des « ressources humaines »…

Je conclue donc sur les derniers tableaux que vous nous présentez sur la dette et l’autofinancement et qui font la démonstration que la commune connaît une situation plutôt saine, en tout cas bien plus saine que la plupart des collectivités de sa strate ; une situation que vous devez au travail de vos prédécesseurs, notamment en matière de développement économique et aussi de désendettement, car nous avons à la fois les moyens d’emprunter et de nous désendetter. Toute communication indexée sur l’idée qu’ils vous auraient laissé une situation financière catastrophique est non seulement fausse mais elle serait contre-productive, car si vous jugez que c’est une manière d’expliquer les lenteurs d’une partie de votre action, cela n’a comme effet que d’induire en erreur les investisseurs et les prêteurs sur l’état réel de la collectivité et de les faire fuir.

C’est donc peu de dire que nous ne partageons pas les conclusions de votre rapport en page 28. Outre le fait que le ton est donneur de leçons, alors que vous dirigez la commune depuis maintenant 21 mois, non seulement les marges de manœuvre préexistaient à votre arrivée, les évolutions démographiques étaient connues et les investissements à mettre en face étaient prévus.

Il est désormais assez indécent de rejeter la responsabilité de vos difficultés sur vos prédécesseurs, il est temps de prendre vos responsabilités et d’assumer la dureté des arbitrages qui découlent de votre programme et dont aujourd’hui les agents municipaux font les frais.

Ce n’est pas tant les orientations générales et prétendument généreuses qui nous séparent. Nous ne pouvons vous suivre quand la politique de solidarité est à ce point insuffisante et quand les agents municipaux sont à ce point maltraités ; nous ne pouvons vous suivre quand votre politique municipale, comme ce rapport d’orientation budgétaire que je viens de décortiquer, est aussi peu transparente. Or « quand c’est flou, il y a un loup » disait Martine… Cela vous donnera une petite idée de notre vote sur le budget, si des corrections fortes n’interviennent pas d’ici là.

1 Programme de la maire aux élections municipales 2020. Disponible sur : http://nessrine-menhaouara.fr/wp-content/uploads/2020/02/Programme-Nessrine-Menhaouara-Bezons-Ville-dAvenir.pdf

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 22:00

J'ai rédigé avec Augustin Belloc, référent départemental de la Gauche Républicaine et Socialiste dans le Val-d'Oise, la note ci-dessous sur la situation politique en Corse et l'annonce par Gérald Darmanin de la volonté d'Emmanuel Macron de négocier un statut d'autonomie pour l'île de Beauté.

Bonne lecture...

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

Autonomie de la Corse, une boîte de pandore macroniste qui ne résoudra rien

Emmanuel Macron et Gérald Darmanin ont annoncé hier leur projet d’accorder à la Corse un statut d’autonomie spéciale, suite aux récentes émeutes entraînées par l’agression d’Yvan Colonna par un détenu islamiste.

Pendant plus de 8 minutes, sans que personne n’intervienne, un islamiste radicalisé a en effet pu agresser Yvan Colonna, détenu particulièrement sensible ; ce dernier est aujourd’hui entre la vie et la mort. Ce très grave incident est symptomatique du délabrement et de la dangerosité dans nos prisons, en plus de conditions de détention indignes. Il démontre une grave défaillance de l’État qui aurait dû s’assurer qu’un détenu signalé ne soit pas atteignable ; on savait qu’un incident avec Yvan Colonna serait inflammable avec des conséquences immédiates dans le climat politique corse. Le silence du gouvernement dans les heures et les jours qui ont suivi l’agression a été contre-productif ; les ministres de la Justice et de l’intérieur auraient dû immédiatement réagir pour reconnaître le dysfonctionnement évident et annoncer une enquête… Ce silence a nourri les pires considérations complotistes et précédé les débordements des manifestations massives en Corse.

« La République une et indivisible », premiers mots de notre constitution, sont sur le point d’être enterrés par le gouvernement. Il s’agit de l’aboutissement ultime du néolibéralisme dont l’objectif avoué est la destruction de l’État providence et de la République sociale, au profit d’une « Europe des régions » où chacun serait autonome, « individué », mais appauvri.

La Corse, c’est la France. Il s’agit de deux départements parmi les plus pauvres de France métropolitaine, et souvent les plus ignorés de la puissance publique concernant les investissements publics. Les récentes émeutes n’émanent donc pas de nulle part. Mais céder ainsi à la violence politique pour aujourd’hui sous le coup de la panique faire une promesse aussi ambiguë que possible et tend à faire croire aux nationalistes corses que la République pourrait accorder une autonomie fiscale et législative. Car dans les faits, au regard du statut institutionnel actuel de l’île, la Corse bénéficie déjà d’une très large autonomie ; l’étape suivante ne pourrait donc être que cette autonomie fiscale et législative qui mettrait fin de fait à la République française en Corse. De la part de la macronie, c’est à nouveau jouer avec une ligne rouge car soit la promesse du ministre de l’intérieur transformé en porte parole du président candidat ne sera pas tenue (pour différentes raisons, y compris constitutionnelles) et le procès en trahison politique et en défiance sera plus lourd que jamais et pourrira durablement les relations avec la Corse, soit elle est mise en œuvre et ce sera le premier domino à tomber dans une logique de fragilisation de la République.

Quelle serait la suite de l’autonomie corse ? L’autonomie de toutes les régions dont l’identité culturelle locale est restée puissante ? La désagrégation à marche forcée de l’universalité de la loi et la transformation de la France en une obscure fédération de grandes régions ? C’était déjà ce que laissait entendre une proposition de résolution du groupe socialiste en juin 2020 en faveur d’une modification de la constitution visant à énoncer de façon limitative les compétences de l’État, celles des collectivités locales devenant la règle pour tous les autres sujets. Cette revendication d’une autonomie fiscale et législative de la Corse pourrait d’ailleurs aboutir à une situation complexe qui déborderait les dirigeants autonomistes : il y a fort à parier que la Corse soit alors en difficulté pour résister aux appétits « économiques » de certains intérêts peu recommandables. La République reste aujourd’hui le meilleur rempart des Corses et de la Corse contre des visées agressives. C’est un risque bien trop grand avec des conséquences bien trop graves.

Nous n’avons rien en soi contre le président de l’exécutif corse. Nous ne partageons évidemment pas ses convictions autonomistes, mais nous n’avons aucune raison de penser qu’il n’est pas sincère quand il dit vouloir défendre la démocratie, la probité et la transparence, la justice sociale et la paix civile. L’exécutif territorial corse doit être considéré comme un véritable et légitime interlocuteur avec qui l’État doit discuter de manière approfondie des solutions à apporter aux difficultés spécifiques auxquelles est confrontée la société corse. Le temps des faux semblants est terminé !

Ainsi considérer Gilles Simeoni comme un véritable interlocuteur et le respecter, c’est aussi lui dire notre conviction que l’autonomie de la Corse ne réglerait rien des problèmes que traverse l’île. La puissance publique n’investira pas plus dans des infrastructures dignes, dans la lutte contre la pauvreté ou contre la corruption. La pauvreté ne reculera pas si la loi de la République ne s’applique plus en Corse. Elle ne reculera que si le gouvernement et les représentants légitimes et élus de cette région discutent des moyens financiers et humains à consacrer à la lutte contre l’isolement, l’inflation, la vie chère, qui rongent la Corse et ses habitants. Négocier un véritable contrat de plan renforcé État/Corse qui vise à résoudre les problèmes sociaux, économiques et d’accès aux services publics des habitants est une priorité absolue : le fait que le président de l’exécutif territorial soit autonomiste ne doit en rien constituer un frein à ce travail urgent et nécessaire.

Sauf que ce processus est tellement aux antipodes de ce qu’Emmanuel Macron a l’habitude de faire qu’il préfère brader l’unité de la République, et ce en pleine campagne pour l’élection présidentielle. Pour notre part, nous continuerons à défendre l’indivisibilité de la République et l’égalité des citoyens en son sein.

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10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 17:00

Mardi 8 mars 2022, en fin de conseil vers 23h30, nous avons eu droit au pire numéro d'hypocrisie possible de la part de la majorité municipale sur un sujet particulièrement grave : les conséquences de la guerre en Ukraine. Passe encore que la maire ait refusé d'inscrire à l'ordre du jour du conseil (en infraction totale de son propre règlement intérieur) les deux vœux des groupes Vivons Bezons, groupe des élus communistes, socialistes et républicains et Avenir de Bezons en Commun - pourtant bien mieux rédigés - sur ce sujet (vous trouverez celui de Vivons Bezons en découvrant le texte sous la vidéo), mais M. Cuvillier a dû faire le sale boulot pour expliquer pourquoi le vœu imposé par la majorité municipale était aussi insipide et peu à la hauteur de l'enjeu... Ainsi ils craindraient des suites juridiques si le conseil municipal avait directement mis en cause la responsabilité de la Russie dans l'invasion de l'Ukraine : mais que craignent-ils ? que les avocats de Vladimir Poutine viennent leur demander des comptes ? Allons soyons sérieux !?! Il ne s'agit ici pour Mme Menhaouara que de faire - comme d'habitude - une pure opération de communication et d'affichage sans réel engagement concret... Le vœu se borne donc à quelques vagues phrases sans portée ni conséquence (nous vous laissons juges en découvrant le texte plus bas).

Personne ne pourra venir leur demander des comptes leurs engagements sont si vagues qu'ils pourront toujours justifier que leur "service minimum" est fantastique.

Aucune référence à la violation du droit international par la Russie qui envahit donc illégalement le territoire d'une nation souveraine, sans aucune justification. Aucune référence aux millions de réfugiés ukrainiens, aux victimes civiles et militaires dont le régime du Kremlin est directement responsable. Aucun engagement concret à travailler en faveur de l'accueil de familles ukrainiennes le temps d'un refuge qu'on espère le plus court possible. Aucun engagement concret dans l'accompagnement des associations locales de solidarité. Aucun engagement financier, même modeste, en faveur d'ONG reconnues pour venir en aide aux réfugiés.

Hier soir, la majorité divers droite du conseil municipal s'est illustrée par son absence totale de courage et d'humanité. Pathétique et inhumain. Pour mes camarades et moi, qui sommes engagés depuis le 26 février dans le collectif départemental Solidarité Ukraine 95, c'est consternant.
Ces gens ne sont pas dignes des mandats qu'ils occupent !

Merci à Florelle Prio, Christian Leduey et au PCF Bezons Jacky Leser pour leur soutien à mes côtés, merci à Arnaud Gibert et Christian Hoerner pour leurs interventions sensées.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

Vœu proposés par le groupe Vivons Bezons et vœu proposé par Nessrine MenhaouaraVœu proposés par le groupe Vivons Bezons et vœu proposé par Nessrine Menhaouara

Vœu proposés par le groupe Vivons Bezons et vœu proposé par Nessrine Menhaouara

proposition de vœu de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"

vœu présenté par Mme Menhaouara et M. Cuvillier au nom de la majorité municipale divers droite de Bezons

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10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 09:15

Mardi 8 mars 2022, lors du conseil municipal, l'équipe municipale a présenté un dossier de demande de subvention pour des travaux de rénovation énergétique pour divers bâtiments sportifs et pour l'installation d'ici à la rentrée scolaire de septembre prochain de 10 nouvelles classes en préfabriqués.

Les effectifs scolaires ont effectivement fortement cru l'année dernière et cela a conduit à l'ouverture de 12 nouvelles classes quand initialement (dédoublements CP-CE1 compris, qui n'étaient pas prévus avant septembre 2017) l'éducation nationale en prévoyait 10 à la même période... On peut considérer que la différence de chiffres est raisonnable et qu'une adaptation de ceux-ci entre mars 2021 et l'été qui suit est entendable. Tel n'est pas le cas pour septembre 2022 : les chiffres de l'éducation nationale prévoient 4 ouvertures de classes sur la commune et 2 fermetures, soit 2 ouvertures nettes (alors soyons honnêtes, il n'y a pas forcément un effet de "vases communiquant") ; les services de l'éducation nationale peuvent évidemment se tromper, on est quand même très loin des chiffres avancés par la mairie, qui n'a pas su expliquer cette différence.

Nous restons prudents cependant.

Par contre, nous avons interpellé la Maire sur le fait qu'elle est sollicitée depuis plusieurs semaines par les représentants de parents d'élèves de l'école maternelle Victor-Hugo pour des problèmes importants de structures : elle n'a pas même pas daigné abordé le sujet... Que chacun en tire les conclusions qui s'imposent.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 15:08

Voici l'intervention que j'ai faite hier soir lorsqu'il s'est agi de traiter les conséquences de l'éclatement de la majorité municipale...

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

Madame Menhaouara,

Les 7 prochains dossiers de ce conseil municipal et les 4 précédents sont tous relatifs aux conséquences de la condamnation de votre équipe municipale par le tribunal administratif de Cergy le 24 février dernier et de la rupture de deux adjoints au Maire et d’un conseiller municipal délégué avec votre « majorité municipale » entre guillemets…

Je rappelle tout de même que votre condamnation est le résultat de votre entêtement à vouloir inscrire dans le règlement intérieur du conseil municipal des mesures illégales, antidémocratiques et même anticonstitutionnelles… je le redis, vous avez beau jeu d’expliquer à la presse que tout cela n’est que détails, en réalité personne ne vous a forcé à refuser avec force et à plusieurs reprises que les oppositions puissent disposer d’une tribune sur la page facebook de la ville quand la loi le leur accorde, personne ne vous a forcé à interdire l’usage de logos de parti politique dans les tribunes s’il en prenait l’envie à un élu de l’opposition, personne ne vous a forcé à interdire à Mme Prio lors d’un précédent conseil de prendre la parole au prétexte que son groupe s’était déjà exprimé sur le sujet. Si vous nous aviez écoutés voici un peu plus d’un an, nous n’aurions pas perdu du temps et de l’énergie…

Vous avez une nouvelle fois fait preuve tout à l’heure lors du débat sur le nouveau règlement intérieur du conseil municipal d’une fermeture complète.

Vous ne tirez aucune leçon de ce qui vous est arrivé ; la démocratie locale est en réalité quelque chose que vous méprisez : vous méprisez les élus d’opposition, vous méprisez les Bezonnais qui ne partagent pas votre point de vue, vous méprisez les Bezonnais qui vous rappellent vos engagements de campagne, vous méprisez les Bezonnais qui exigent un peu plus de probité dans la conduite des affaires municipales et dans la manière d’incarner votre mandat… J’espère que vous ne transposez pas ailleurs le fonctionnement que nous subissons à Bezons auquel cas je plains ceux qui en feraient les frais.

Revenons en à la démission de deux adjoints au Maire et d’un conseiller délégué qui rejoignent aujourd’hui les bancs de l’opposition… ils ont dits qu’ils seraient une opposition constructive – ça tombe bien nous avons toujours considéré que nous l’étions également ! Mais voilà quelque chose qui n’est pas anodin : on ne quitte pas un tel mandat, on ne quitte pas les rangs d’une équipe majoritaire où l’on exerce des responsabilités importantes, sans une raison sérieuse, très sérieuse… il faudra donc que, le moment venu, ces élus expliquent clairement et publiquement, sans langue de bois, les véritables raisons qui les ont conduits à la rupture … que personne ne doute ici que tôt ou tard, nous connaîtrons ces raisons et que les Bezonnais les découvriront également.

Comme ils découvrent aujourd’hui votre désastreuse gestion du personnel municipal, avec 70 postes vacances (10 % des effectifs), plusieurs grèves, dont une supplémentaire demain, pour les agents des sports à cause de la manière méprisante dont vous avez mis en place les « 1607 heures » (en plus d’une suppression sèche d’une prime pour le travail du dimanche).

Ces considérations exprimées, il est temps de rappeler que vous n’avez dû d’arriver en tête avec seulement 106 voix d’avance au second tour de l’élection municipale de juin 2020 que par la manœuvre politicienne qui consistait à fusionner votre liste qui se prétendait de gauche avec une liste qui mêlait la droite à LREM. Le procédé en soi marquait déjà tout l’opportunisme et l’absence de conscience politique qui vous caractérisent ; mais la décision même de ces trois élus met fin à la fable drôlatique que vous nous répétiez encore lors du conseil municipal du 30 novembre 2021 – je vous cite : « aujourd’hui il y a une liste d’intérêt local indépendamment des logiques d’étiquettes politiques »… le départ de ces élus de la majorité démontre bien qu’il ne s’agissait en rien de défendre l’intérêt local mais que vous aviez conjugué momentanément l’ambition de ces personnes avec la vôtre, ambition qui n’a jamais servi qu’un seul intérêt, le vôtre propre, le désir acharné de devenir Maire par tous les moyens, quel que soit le discours ou le projet, quels que soient les mensonges qu’il fallait proférer pour y parvenir, le désir acharné de « devenir enfin quelqu’un »…

Madame Menhaouara, vous ne devez d’être maire de Bezons aujourd’hui qu’à cette manœuvre politicienne ; vous devez d’être Maire à Mme Stenström, à M. Ragenard et à M. De Hulster ; vous devez d’être maire à la naïveté intéressée dont ils ont fait preuve et dont ils se rendent compte aujourd’hui, un peu tard ; vous devez d’être maire au fait d’avoir ainsi trompé une partie des 12 % des électeurs qui ont exprimé pour votre liste leurs suffrages en juin 2020…

Madame Menhaouara, depuis près de 21 mois, je vous explique que tout un chacun ici respecte les institutions et les règles électorales qui, par 106 voix, vous ont accordé 74 % des sièges du conseil municipal alors que vous n’avez recueilli que 35 % des suffrages exprimés, mais je vous explique également que vous devriez respecter les conseillères et conseillers qui siègent sur les bancs de l’opposition et qui dans leur diversité représentent 65 % des suffrages exprimés. Je n’oublie pas par ailleurs que tous autant que nous sommes nous avons été mal élus car le taux de participation n’était que de 34 %. Vous étiez maire par légalité, mais votre légitimité a toujours été fragile. Aujourd’hui, alors que Mme Stenström, et MM. Ragenard et de Hulster mettent à bas l’artifice de la « liste d’intérêt local » par leur départ, votre légitimité politique est désormais absolument nulle… Nous sommes convaincus pour notre part que cette rupture est la première d’une liste qui s’allongera de mois en mois. Vous êtes d’ailleurs une habituée du genre : de 2014 à 2020, la moitié des élus municipaux du groupe que vous présidiez alors l’ont quitté.

La condamnation par le tribunal administratif et l’effondrement de votre légitimité politique ont nourri chez vous et chez vos proches un sentiment de haine et de panique… vous avez donc choisi de rabaisser le débat politique au caniveau.

Tous savent ici que vous avez porté plainte contre moi pour diffamation et injure : j’assume parfaitement les propos que j’ai tenus et je serai innocenté.

En matière de plainte pour diffamation et injure, tout particulièrement entre élus locaux, la mise en examen est automatique. Toute personne bien informée ici, moi le premier, savait que je serai mis en examen du simple fait que vous ayez déposé plainte ; j’ai d’ailleurs voté en faveur du fait que la ville vous accorde la protection fonctionnelle en parfaite connaissance de cause. Votre équipe a publié voici 5 jours un document tronqué qui me dénonce comme « mis en examen » : l’objectif était ainsi de faire croire aux Bezonnais que j’étais potentiellement impliqué dans une affaire grave, qu’ils s’imaginent les pires horreurs sur mon compte, car jamais votre équipe ne fait apparaître que cette mise en examen vous en êtes la responsable. Votre équipe aurait pu être honnête et transparente et assumer que ma mise en examen était liée à votre plainte… non ! Elle a volontairement publié des informations incomplètes pour jeter le doute sur ma personne, sur mes actes, sur ma probité. Ce type de pratique, ce type de comportement politique est abjecte ; il abaisse la valeur de l’engagement politique… mais rien ne m’étonne de votre part.

Ce qui a été fait, l’a été pour tenter de détourner l’attention de vos propres défaites, de votre propres turpitudes et difficultés, ce que vous avez cautionné c’est sous le coup de la panique et de la haine…

Alors vous comprendrez que, dans ces conditions, nous ne prendrons part à aucun des votes qui suivent des délibérations 7 à 14.

D’ailleurs, le conseil municipal est tellement différent aujourd’hui de celui qu’il était il y a 21 mois que s’il y avait quelque chose à faire pour les commissions municipales ce seraient refaire un vote global sur leur composition pour tenir compte de la réalité du conseil et du délitement en cours de votre majorité. Non, nous ne prendrons pas part au vote sur ces délibérations… au contraire, nous vous appelons à tirer les conséquences de la perte de votre légitimité politique, nous vous appelons à remettre votre démission, vous n’êtes politiquement et moralement plus digne d’être Maire de Bezons.

Rendez la parole aux Bezonnais, redonnez leur une chance de se choisir une équipe qui les respectera et qui respectera la démocratie.

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