Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 14:24

Avec celle de la Gauche Républicaine et Socialiste, c'est la critique argumentée la plus complète qu'il m'ait été donnée de lire à propos du pseudo "Plan de Relance" du gouvernement Macron-Castex-Lemaire. Et comme la Gauche Républicaine et Socialiste, Montebourg formule des contre-propositions. Il me paraissait donc nécessaire de publier ici son entretien accordé à l'hebdomadaire Marianne.

Frédéric FARAVEL

Arnaud Montebourg : "Avec ce plan de non-relance, il y a non-assistance à Français en danger" - Marianne, 9 septembre 2020

Propos recueillis par Franck Dedieu, Soazig Quéméner et Mathias Thépot
Publié le 09/09/2020 à 17:31

Les 100 milliards du gouvernement ? Un plan de non-relance, tacle l'ancien ministre socialiste du Redressement productif. Sa contre-proposition : un cabinet de guerre économique, pour conditionner la baisse des impôts de production à la relocalisation des entreprises. Et un compromis historique avec syndicats et patronat.

Marianne : Le gouvernement a présenté son plan de relance de 100 milliards d’euros. Selon un sondage, 71 % des Français le jugent bon. Est-ce également vote avis ?

Arnaud Montebourg : Je ne peux que comprendre les 71 % de Français qui soutiennent ce plan, vu les sommes astronomiques annoncées couplées aux craintes d’un effondrement de notre économie. Pour autant, je crois qu’on sera loin de retrouver notre niveau d’activité économique, ce qui est pourtant une urgence pour la survie de notre pays. Ce plan de relance, dans son opérationnalité, est très sous-calibré rapporté à la perte de richesse de 267 milliards d’euros en 2020. Les effets des mesures d’urgence vont en premier lieu s’épuiser : le chômage partiel va notamment passer de 25 milliards en 2020 à 6,6 milliards d’euros en 2021. Or les dégâts économiques s’annoncent malheureusement considérables. Et, évidemment, c’est la France des intérimaires qui sera en premier lieu concernée, celle des bacs pro, des BTS. C’est la France de l’intérieur, invisible et silencieuse, celle des petites entreprises, qui va trinquer.

Dans certains secteurs, les prévisions sont cataclysmiques…

Oui, par exemple entre un quart et un tiers des professionnels du tourisme et de la restauration disent être en risque de faillite. Ces deux secteurs représentent 4,3 millions d’emplois. Donc on peut d’ores et déjà affirmer que notre économie va perdre dans ces deux seuls secteurs au bas mot 1 million d’emplois. Sans compter le reste du commerce de détail, nos grands secteurs en difficulté comme les compagnies aériennes, l’aéronautique, l’automobile… On risque d’être plus près des 2 millions d’emplois perdus.

Ne soyons pas naïfs : ce sont des fonds d’investissement privés et ils iront là où il y a 15 % de rentabilité.

Pis, je m’inquiète d’un carnage économique et social lié aux 120 milliards d’euros de prêts garantis par l’État [PGE] accordés aux entreprises. Ce sont de nouvelles dettes que certaines sociétés ne pourront pas rembourser. Des entreprises zombies, en somme, qu’on aura fabriquées et qui seront, au moment du remboursement, en 2021, en faillite. Environ 25 % des chefs des entreprises de taille intermédiaire, c’est-à-dire nos plus grosses PME, déclarent aujourd’hui anticiper des difficultés à rembourser le prêt garanti d’État qu’elles ont contracté !
On va se retrouver face au mur de la dette des entreprises. Les entreprises ont besoin de fonds propres pour faire face, pas de dette.

Le gouvernement débloque pourtant 3 milliards d’euros pour les fonds propres des entreprises…

Pas exactement. Ces milliards représentent pour une partie une conversion des PGE en prêts participatifs. Certes, le plan comptable nous dit que ce sont des quasi-fonds propres, mais, sur le plan économique, cela reste de la dette de long terme qu’il faudra bien aussi rembourser. D’autre part, le gouvernement a effectivement décidé, via des fonds d’investissement, que la BPI va garantir ou capitaliser, d’investir dans des entreprises. Mais ne soyons pas naïfs : ce sont des fonds d’investissement privés et ils iront là où il y a 15 % de rentabilité.
Ce sujet de l’apport en fonds propres n’est pas traité et beaucoup de nos entreprises vont mourir tôt ou tard car elles auront été abandonnées par ce plan de « relance ». Il faut suivre cette affaire de près : elle déterminera à terme le niveau de résistance économique de la France.

Pourquoi estimez-vous que le plan de relance est sous-dimensionné ?

Pour bien comprendre, en lisant les 296 pages du document gouvernemental, il faut séparer deux types de mesures : d’abord celles qui sont « opérationnelles » et dont les milliards seront rapidement dépensés en 2021 et 2022. Celles-ci comprennent par exemple le service civique, l’aide à l’embauche des jeunes, le soutien à la diffusion artistique, ou la baisse des impôts de production, et représentent un peu plus de 40 milliards d’euros.
Les autres, « non opérationnelles », seront dépensées et investies beaucoup plus tard, soit 60 milliards d’euros, en réalité paralysées par le système bureaucratique auquel nous sommes habitués. Car ces décisions de dépenses d’investissement sont soumises à permis de construire, appels d’offres, autorisations administratives en tout genre, et enquêtes publiques.
Ce sont des procédures interminables, opaques, parfois arbitraires, qui mèneront à ce que l’argent ne soit dépensé que dans trois, voire quatre ans.

Sur la partie écologique du plan, reconnaissez-vous quelques points positifs ?

Sur l’écologie, les choix sectoriels sont parfaitement justifiés : le vélo, la forêt, les batteries, les protéines végétales… on est tous d’accord. Mais ce ne sont pas des mesures opérationnelles, car elles passeront par des appels d’offres d’une multitude d’organismes administratifs, qui nous porteront en 2022, 2023, 2024 ou 2025. D’ici là, l’économie aura eu le temps de s’effondrer. Je ferai moi-même le crash test de cette partie du plan de relance, via les petites entreprises que j’ai créées, et nous nous verrons bien si c’est rapide ou non, mais il est très sérieusement permis d’en douter, croyez en mon expérience.

L’État, en tant qu’acteur, n’a-t-il pas aussi un rôle direct à jouer ?

Bien sûr ! La commande publique – 100 milliards d’euros annuels en France – devrait être l’un des moteurs du plan de relance. Or elle en est totalement absente. Il faudrait organiser autrement l’achat public, en mutualisant un catalogue avec tous les produits et tous les acheteurs qui seraient tous obligés de passer par un organisme, comme l’Union des groupements d’achats publics (Ugap). De la sorte, on pourrait réduire les frais de structure de beaucoup de collectivités locales, de services de l’État et notamment d’hôpitaux qui ont besoin de moins d’administratifs et de plus de soignants.
Cela signifierait aussi de passer outre un certain nombre de règles européennes – ce qui implique d’adapter le cadre juridique européen.

En droit public, cela veut dire sortir de l’Union européenne…

Nullement, parce que le droit économique et financier des traités ne s’applique heureusement plus. Les traités sont aujourd’hui (enfin !) piétinés tous les jours. Le 3 %, c’est fini, le 60 %, c’est fini ! Même les règles de la concurrence, à propos desquelles M Margrethe Vestager, commissaire à la Concurrence, a dit que les cartes étaient rebattues.

Le principal levier de ce plan repose sur la baisse de 20 milliards d’euros en deux ans d’impôts de production. Est-ce une bonne mesure ?

Cette baisse est à mon sens aveugle. C’est une subvention pure et simple sans contrepartie : Amazon, qui pratique l’évasion fiscale, ou Total, qui ferme des usines en France, pourront en bénéficier. En fait, un quart de ces baisses d’impôts vont profiter à 280 grandes entreprises.
En contrepartie de quoi aucun effort ne leur sera demandé.

La commande publique – 100 milliards d’euros annuels en France – devrait être l’un des moteurs du plan de relance.

Quelle serait votre contre-proposition ?

Conditionner la suppression des impôts de production à la relocalisation de leurs activités directes ou sous-traitées. Cette mesure parfaitement incitative aurait des effets extraordinaires. J’en veux pour preuve l’exemple du Japon : dans son plan de relance, son gouvernement a mis 2 milliards pour les relocalisations d’entreprises, et a annoncé qu’il prendrait en charge les trois quarts de leurs investissements pour relocaliser, c’est-à-dire pour fermer des usines en Chine et en rouvrir au Japon. Résultat, il y a eu 1 674 demandes de
relocalisations pour un montant de 14 milliards d’euros. En France, je propose de faire du
sur-mesure : baisser les impôts de production si l’entreprise soutient l’économie française en y
relocalisant une partie de son activité.
C’est pourquoi cette relocalisation doit se faire dans un cadre d’urgence économique. On devrait même créer un cabinet ministériel de guerre économique en France. La relocalisation doit être la contrepartie numéro un de la baisse d’impôts de production. Sans cela, c’est un plan de non-relance, puisqu’il se résume opérationnellement à 10 milliards en 2021 et en 2022, soit 0,4 point de PIB, quand nous avons perdu 11 points en 2020 !

Aujourd’hui, en France, 10 millions de personnes sont en dessous le seuil de pauvreté, les files des soupes populaires s’allongent.

Arnaud Montebourg : "Avec ce plan de non-relance, il y a non-assistance à Français en danger" - Marianne, 9 septembre 2020

Vous avez beaucoup évoqué le volet lié à la politique de l’offre du plan, mais quid de la demande ?

Aujourd’hui, en France, 10 millions de personnes sont en dessous le seuil de pauvreté, les files des soupes populaires s’allongent. Or le plan de relance ne traite presque pas de cette question – seulement 0,8 sur 100 milliards annoncés. Ce plan de relance ne porte pas assistance aux Français en difficulté, et ils vont être de plus en plus nombreux, comme le dit la présidente d’ATD Quart-Monde. Il faut donc le dire, le gouvernement est ici responsable de non-assistance à Français en danger.
Trois sujets humains sont absents de ce plan : la nourriture, le logement et la reconversion de ceux qui vont perdre leur emploi. Je propose de créer une garantie de revenu maintenu en contrepartie d’une formation et d’un emploi futur pour celles et ceux qui vont devoir se reconvertir. À mon sens, tous les secteurs d’avenir ou en demande devraient se mettre à ouvrir urgemment des écoles consacrées à la formation professionnelle de leurs futurs salariés.
Concernant le logement, je pense qu’il va falloir racheter certains hôtels en difficulté pour les convertir en logements. Enfin, pour ce qui concerne la nourriture, et plus précisément le secteur de l’agriculture, je crois qu’il faut instaurer des tickets alimentaires ciblant l’agriculture biologique pour la soutenir.
Les associations de lutte contre la pauvreté, comme Les Restos du cœur, qui assument un véritable service public devraient pouvoir être financées en relation directe avec les réseaux de producteurs en agriculture biologique.

Que pensez-vous de cette nouvelle idée de se reposer sur l’Union européenne pour financer les plans de relance nationaux ?

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a dit que l’argent n’était plus un problème, tant il y en a. Moi, à l’inverse, je crois que l’argent reste un problème. Sur les 100 milliards, il y a 40 milliards qui viennent de l’Union européenne, ce n’est pas un cadeau. On le sait déjà, il va falloir rembourser 67 milliards, soit 17 % des 390 milliards du plan européen, soit 27 milliards de plus. Ce sont donc de futurs plans d’austérité qui se préparent. Alors que des États comme les Pays-Bas ont égoïstement équilibré leur contribution par les soutiens qu’ils ont reçus.

Bruno Le Maire dit qu’il va compter sur le patriotisme économique des patrons. Ce genre de raisonnement devrait vous toucher…

Devant le Medef, le ministre de l’Économie a littéralement « supplié » les patrons d’embaucher des ouvriers français et de faire moins appel aux travailleurs détachés. Il a ajouté : « De cela dépend le succès du plan de relance ! » Aussi longtemps qu’on ne se débarrassera pas de ce système de dumping social à domicile, nous ferons baisser le chômage des autres ! En fait, l’État se déclare impuissant à relancer parce qu’il a enfin compris ce qu’il se passait dans l’agriculture, le BTP avec les travailleurs détachés, sans prendre des mesures
unilatérales d’interdiction de cette funeste directive.

Vous insistez sur la dimension sociale, mais, dans votre interview à Libération au mois d’avril, vous aviez dit que vous ne saviez plus ce qu’était la gauche. N’a-t-elle rien à dire pour répliquer à Macron ?

La gauche a enfanté Macron avec les honneurs. Une partie de la gauche l’a soutenu et le soutient encore. Mais la question, c’est la France. Cela concerne tous les Français, où qu’ils se situent. Je le répète : pour moi, la France des petites entreprises est totalement abandonnée dans ce plan de relance. Et c’est elle qui va trinquer.

La gauche a enfanté Macron avec les honneurs. Une partie de la gauche l’a soutenu et le soutient encore. Mais la question, c’est la France.

Lionel Jospin appelle la gauche écologiste à se rassembler pour peut-être gagner la présidentielle…

Je n’ai pas d’opinion sur la façon dont il faudrait s’y prendre pour organiser l’union. Je vois qu’il y a de fortes confrontations de contenus. La France insoumise a tiré les leçons du précédent quinquennat. Sa critique est sévère, mais correspond à une part de réalité. À gauche, il est évident qu’il faut solder le quinquennat Hollande. Lionel Jospin y aide beaucoup et on peut l’en remercier.

La droite prépare sa reddition devant Macron, c’est quoi la bonne alternance en 2022 ?

Prenons le contenu. D’abord, Emmanuel Macron a un projet d’adaptation pour la France aux injonctions de la mondialisation. C’est un projet néolibéral orné de progressisme, comme dirait Lionel Jospin.
Le projet vital pour le pays est un projet de reconstruction nationale : refondation de la démocratie, car on ne peut plus continuer à vivre dans un système monarchico-autocratique. Voilà vingt ans que je défends un projet de rééquilibrage des pouvoirs nommé VIème République.
Ensuite, il faut réfléchir à la façon dont on peut arriver à corriger le système économique financiarisé d’inspiration anglo-saxonne, extrêmement prédateur et destructeur pour la France. Il faut reconstruire une économie de type rhénan, plus coopérative et humaine, c’est-à-dire où il y a de la codécision, du partage du pouvoir et du capital. Pour ce faire, on a besoin du patronat et des syndicats. En fait, il faut un compromis historique pour tourner la page de la violence néolibérale de la mondialisation et pour permettre aux nations, notamment la nôtre, de se redresser.
Au fond, mon sentiment est que le projet d’Emmanuel Macron a vécu, mort-né dès qu’il fut démasqué, faute du soutien de la grande masse des Français. Il faut donc inventer l’après.

Arnaud Montebourg : "Avec ce plan de non-relance, il y a non-assistance à Français en danger" - Marianne, 9 septembre 2020

Partager cet article

Repost0
7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 08:20

Mme Menhaouara et son équipe municipale salissent tout ! Y compris donc les moments solennels qui devraient rassembler les Bezonnais comme celui que nous étions appelés ce matin à commémorer : le 76e anniversaire de la Libération de #Bezons... enfin quand je dis « invités », n’exagérons pas trop car les conseillers municipaux d’opposition n’ont pas reçu d’information officielle sur la tenue de cette manifestation annuelle, qui avait été décalée pour des raisons inconnues.
1️⃣ Première découverte : alors qu’il est d’usage qu’au-delà des élus municipaux, départementaux ou nationaux, seuls les partis existant au moment de la Libération déposent officiellement une gerbe au pied du monument aux morts, Mme Menhaouara a donc décidé de rompre la tradition et les convenances en invitant « La République en Marche » (parti bien connu pour avoir participé activement à la Libération de la France en 1944 puisque son fondateur – et unique raison d’être – est né plus de 30 ans après !) en plein cœur de la cérémonie officielle, ce que n’ont pas pu faire les élus d’opposition (hors du PCF difficilement supprimable)... J'ai peu de doutes que si nous en faisions la demande nous ne serions pas autorisés à déposer une gerbe au cours de la cérémonie officielle.

Les gerbes déposées (dont celle de LREM) pendant la cérémonie [celle du groupe d'opposition de Mme Noël a été ajouté après la cérémonie]

Les gerbes déposées (dont celle de LREM) pendant la cérémonie [celle du groupe d'opposition de Mme Noël a été ajouté après la cérémonie]

2️⃣ Deuxième effet kisscool : on atteint le niveau pathétique voire pathologique. Comme vous le verrez dans les captures d’écrans ci-dessous, une première publication Facebook éditée par les services municipaux faisait apparaître quelques conseillers municipaux de l’opposition (membres du groupes « Vivons Bezons », en l’occurrence Nadia Aouchiche, Arnaud Gibert et moi-même), mais sans citer leur présence (faut pas pousser quand même ; je comprends parfaitement que les agents municipaux fassent attention car de nombreux échos nous reviennent de la part d’agents et de responsables associatifs relatifs à une véritable chasse aux sorcières en cours)... Mais c’était sans compter sur la vigilance de Mme Menhaouara, de son cabinet et de son équipe municipale : cette publication a été supprimée et remplacée par une autre quelques dizaines de minutes plus tard dans laquelle les élus d’opposition ont tout simplement disparu. Mme Menhaouara atteint donc au sublime de la sociopathie et de la falsification jusqu’ici réservé au BigBrother du roman 1984 de George Orwell ou à Joseph Staline lorsqu’il dirigeait l’Union soviétique après avoir éradiqué l’essentiel de ses opposants.

Peu m’importe pour ma part que ma photo apparaisse sur la page Facebook de la Ville de Bezons, mes camarades et moi-même ne nous sommes pas engagés pour cela mais pour servir l’intérêt général... nous pensions d'ailleurs à l'origine que dès la première publication, nous n'apparaîtrions pas. Il est symptomatique que les services aient donc publié les photos et que Mme Menhaouara et son staff politique aient exigé la suppression de cette première publication : cela traduit simplement un état d’esprit paranoïaque de la part de la première magistrate de la commune qui est particulièrement inquiétant pour notre ville et les habitants. Après le refus de publier la tribune dans le Bezons infos, après le refus de faire voter le vœu que nous présentions pour témoigner notre solidarité aux victimes des attentats de janvier 2015 (espérons que c’est par seule détestation à notre égard et non pour d’autres raisons moins avouables), voici un jalon de plus dans la construction de la démocratie façon Menhaouara, la suppression symbolique des élus d’opposition. #JusquiciToutVaBien

Frédéric Faravel
Conseiller municipal Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

La première copie d'écran est celle de la première publication où les élus du groupe "Vivons Bezons" apparaissent ; les deuxième et troisième captures d'écran sont celles de la deuxième publication qui fait disparaître tout élu d'opposition du paysage et expose Mme Menhaouara en majesté comme photo de couverture. On y retrouve également mon commentaire.
La première copie d'écran est celle de la première publication où les élus du groupe "Vivons Bezons" apparaissent ; les deuxième et troisième captures d'écran sont celles de la deuxième publication qui fait disparaître tout élu d'opposition du paysage et expose Mme Menhaouara en majesté comme photo de couverture. On y retrouve également mon commentaire.
La première copie d'écran est celle de la première publication où les élus du groupe "Vivons Bezons" apparaissent ; les deuxième et troisième captures d'écran sont celles de la deuxième publication qui fait disparaître tout élu d'opposition du paysage et expose Mme Menhaouara en majesté comme photo de couverture. On y retrouve également mon commentaire.

La première copie d'écran est celle de la première publication où les élus du groupe "Vivons Bezons" apparaissent ; les deuxième et troisième captures d'écran sont celles de la deuxième publication qui fait disparaître tout élu d'opposition du paysage et expose Mme Menhaouara en majesté comme photo de couverture. On y retrouve également mon commentaire.

Visiblement mon post et mes commentaires les ont piqués 😂.
La photo de tête a changé : les conseils de Mme Menhaouara ont dû lui faire entendre que c’était un peu mégalo d’illustrer la cérémonie par sa présence en majesté ; la voici donc hilare en rang d’oignons avec la députée macroniste ; l’opposition est réapparue un peu plus loin... ces gens sont vraiment bizarres. Dans tous les cas, la collusion avec les soutiens d'Emmanuel Macron se précise de jour en jour.

Deuxième publication corrigée sur la page de la Ville de Bezons en fin d'après-midi qui réinjecte les élus d'opposition et propose une photo de Mmes Menhaouara et Lazaar, hilares...

Deuxième publication corrigée sur la page de la Ville de Bezons en fin d'après-midi qui réinjecte les élus d'opposition et propose une photo de Mmes Menhaouara et Lazaar, hilares...

Partager cet article

Repost0
4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 07:55

Le conseil municipal du mercredi 2 septembre 2020 a duré un peu plus de 3 heures. Il a été largement consacré à la désignation de représentants de la commune dans divers organismes. Peu de choses intéressant le quotidien des habitants pour le moment, on se demande d'ailleurs bien quelles sont les priorités de la nouvelle municipalité divers droite de Bezons.

Avant que Mme Menhaouara commette la faute républicaine grave de refuser de voter un vœu proposé par "Vivons Bezons" pour exprimer la solidarité avec les victimes des attentats de janvier 2015 le jour de l'ouverture du procès, nous avons dû batailler pour défendre les droits de l'opposition et rappeler quelques principes politiques sur la dénomination des rues du Cœur de Ville : c'est ce que vous pourrez voir dans les vidéos ci-dessous.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
membre du groupe "Vivons Bezons"

Nous sommes intervenus sur le respect des moyens dûs à l'opposition municipale. Cela fait deux mois que la nouvelle municipalité a été installée. Cependant Mme Menhaouara tout à son bonheur de recevoir cet été deux ministres macronistes n'a pas trouvé le temps de faire en sorte que les droits de l'opposition soient respectés et de leur donner les moyens légaux nécessaires : locaux, outils de travail, etc. Dominique Lesparre s'est donc permis de lui rappeler ses obligations, à l'occasion d'une délibération sur les droits à la formation des élus. A sa suite, j'ai resitué cette situation dans une ambiance plus générale constatée depuis les deux premiers conseils municipaux : la démocratie locale chez Mme Menhaouara c'est surtout pour faire des effets de manche, rarement pour être traduit en actes.

Nous étions ensuite appelés à nous prononcer sur les noms des rues du Cœur de Ville, projet phare pour Bezons que nous avons porté jusqu'au bout. La décision de donner à ses rues les noms de cinq Femmes ayant fait progresser la Cause des Femmes avait été prise par l'équipe de Dominique Lesparre qui l'avait fait accepter par les aménageurs et les promoteurs ; il s'agissait de Simone Veil, Gisèle Halimi, Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir et Frida Kahlo. Evidemment, la nouvelle maire de Bezons ne pouvait supporter de maintenir totalement une décision prise par l'équipe précédente, elle a donc choisi de supprimer les deux dernières pourtant emblématiques du combat pour l'égalité réelle entre Femmes et Hommes, combat qui reste d'actualité au regard notamment des graves inégalités sociales et économiques (notamment) structurelles qui persistent dans notre pays. Il est à ce titre regrettable que Monsieur Marc Roullier, représentant le parti LR au sein du conseil municipal, est tenu à ce sujet un discours relativement rétrograde, niant l'existence de ces inégalités. Comment séparer au demeurant Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir, lorsque l'on sait le combat commun qu'elles ont mené ensemble non seulement pour le droit à l'avortement, mais aussi contre la torture en Algérie et pour l'indépendance de l'Algérie et de la Tunisie ? Mais il y a fort à parier que Mme Menhaouara n'en avait pas connaissance. La nouvelle municipalité a donc choisi de remplacer Simone de Beauvoir et Frida Kahlo par Camille Claudel (qui malgré son oeuvre particulièrement remarquable n'est pas représentative du combat nécessaire pour l'égalité entre Femmes et Hommes) et Katherine Johnson, qui participe plus de ce mouvement au regard de son apport essentiel à la place des Femmes dans la Sciences et la conquête spatiale, à l'égalité des droits entre les sexes mais également au combat pour les droits civiques des noirs américains. Nous avons pris acte de ces modifications et voté pour ses cinq noms de rue, considérant qu'il était indispensable de rééquilibrer enfin dans l'espace public bezonnais la place des femmes et des hommes. Cependant nous regrettons que cette démarche ait été gâché par le fait que Mme Menhaouara considère ce débat comme "un petit sujet" et ait souhaité opérer des modifications purement politiciennes à ce qui avait été envisagé.

Mme Menhaouara s'était permise dans les débats un mépris affligeant à l'égard des élus de l'opposition, qui ne pouvaient pas prétendre obtenir de représentants pour y servir les intérêts de la commune, affirmant crânement que nous nous désintéressions de ces sujets. Nadia Aouchiche puis moi-même l'avons rappelé à l'ordre avec calme et sérieux. La démocratie locale pour la nouvelle municipalité, ce sont des discours jamais des actes. Ils ont choisi de ne pas tenir compte que les oppositions représentaient deux fois de suffrages exprimés par les Bezonnais que leur liste.

Partager cet article

Repost0
3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 07:52

Après un conseil municipal longuement et essentiellement consacré à des désignations de représentants de la commune à divers organismes, la maire Nesrine Menhaouara a refusé sous un prétexte fallacieux et en contradiction avec son propre règlement intérieur de soumettre au vote du conseil le vœu que les conseillers municipaux du groupe "Vivons Bezons" proposaient d'adopter en cette journée symbolique d'ouverture du procès d'Assises sur les attentats contre Charlie Hebdo, la policière municipale de Montrouge et l'Hyper Casher.

Je suis sidéré de ce refus de soumettre ce vœu au vote du conseil municipal en ce jour si particulier. Quels que soient les prétextes de la nouvelle majorité municipale, c’est minable. Les Bezonnais et les citoyens de notre pays jugeront de l’à propos de ce refus...

Voici le texte du vœu qui devrait pourtant rassembler tous les élus attachés à la République et à la Laïcité, quelle que soit leur étiquette politique, et sans qu'on puisse lui opposer des arguties pseudo-réglementaires :

« Ce mercredi 2 septembre s’ouvre le procès des attentats contre Charlie Hebdo, une policière municipale de Montrouge et l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes.
Ce temps de la Justice qui vient enfin est indispensable pour la mémoire, l’histoire, le respect des victimes et pour éclairer autant que possible la préparation et le déroulement de ces assassinats de masse.
C’est le procès d’une barbarie qui n’a rien à voir avec la Foi ou les idées tout avec la volonté d’opprimer et de détruire.
En ce jour symbolique, le Conseil Municipal de Bezons réaffirme solennellement son attachement irréductible à la République – car elle incarne une communauté nationale qui rassemble tous ses citoyens quelles que soient leurs origines ou leurs croyances –, et son attachement irréductible à la liberté d’expression, d’information et d’opinions qui sont les meilleurs remparts de la Démocratie contre tous les fanatismes et obscurantismes. »

Frédéric Faravel
Conseiller municipal Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

A la fin du conseil municipal de Bezons qui se tenait le mercredi 2 septembre 2020, j'ai eu l'honneur de présenter au nom du groupe "Vivons Bezons" un vœu proposant au conseil municipal de marquer le coup solennellement en cette journée si particulière de début du procès des attentats contre Charlie Hebdo, contre une policière municipale de Montrouge et contre l'Hyper Casher et ses clients.

Madame Nessrine Menhaouara, nouvelle maire (PS) de Bezons, a refusé de le soumettre au vote du conseil tirant prétexte fallacieux d'une interprétation erronée du règlement intérieur qu'elle avait fait adopter le 4 juillet 2020. Habituellement un vœu doit pouvoir être examiné avant le conseil par une commission municipale et pour cela être adressé en mairie 5 jours avant le conseil ; or dans ce règlement intérieur, Mme Menhaouara a fait supprimer ("provisoirement" nous a-t-elle assurée) les commissions municipales. Nous n'avions donc plus d'autres choix que de présenter directement ce vœu en conseil municipal, puisqu'aucune commission n'existait plus pour l'examiner au préalable.

J'avais déjà expliqué avec calme mais inquiétude le 4 juillet 2020 que cette incohérence du Règlement intérieur empêcherait l'opposition municipale de proposer des vœux ; la démonstration en a été faite, de triste manière. Mais le pire dans cette affaire c'est que Mme Menhaouara n'a pas eu l'intelligence d'accepter de transiger par rapport à son interprétation erronée du règlement intérieur, pour mettre aux voix un texte avant tout symbolique qui aurait rassemblé tout le conseil dans une expression de solidarité envers les victimes et réaffirmation de nos valeurs républicaines.

Chaque jour se confirme à quel type d'élue nous avons à faire et je suis consterné qu'aucun membre de sa majorité n'ait pensé à avoir un sursaut de dignité dans ce moment (regroupant des élus nominalement membres du PS, d'EELV - ceux-là transfuges opportunistes du PS -, de Génération Ecologie, macronistes ou de la droite dure, il y avait pourtant suffisamment de diversité politique pour qu'on puisse espérer à un moment une réaction). Je veux croire que cette attitude de Mme Menhaouara, et par défaut de son équipe municipale, n'est que l'expression de son sectarisme, de son mépris et parfois de sa haine personnelle envers l'opposition municipale de gauche. Le comble du ridicule a été atteint lorsqu'elle a affirmé sans rire : "Je ne sais même pas sur quoi je me prononce"..
Quand Nesrine Menhaouara refuse de soumettre au vote du conseil municipal un vœu républicain le jour de l'ouverture du procès sur les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher

Partager cet article

Repost0
28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 14:10

Je souhaiterais aujourd'hui dire quelques mots sur la situation municipale de notre ville, alors que la rentrée approche désormais à grand pas.

Les deux premiers conseils municipaux (ceux du 4 et 15 juillet) nous avaient permis de mesurer à quel point Mme Menhaouara et son équipe, rassemblant des opportunistes inscrits au PS et à EELV avec des élus très à droite, n'étaient pas préparés à prendre la direction de la municipalité et en réalité n'en étaient pas capables. Cafouillages, erreurs, manipulations en tout genre ont émaillé ses deux conseils comme nous nous y étions finalement attendus. Certains ont peut-être été surpris, ce n'est pas mon cas (car je ne connais un peu politiquement le spécimen qui occupe aujourd'hui le mandat de maire), mais pour camoufler toutes ses insuffisances nous avons été confrontés dès ces conseils et cela s'est vérifié par la suite à un comportement autoritaire et sectaire de Mme Menhaouara : alors qu'elle avait fait campagne sur un renforcement de la démocratie locale – ce qui ne mange pas de pain quand on sait que son programme était vide (ses véritables promesses clientélistes ne pouvant être rédigées noir sur blanc dans un programme public) – elle a rejeté systématiquement toutes les demandes légitimes d'associer plus largement les sensibilités du conseil municipal pour un certain nombre de commissions et de représentations. Sous prétexte de rédiger plus tard un « véritable » règlement intérieur du conseil municipal, elle a supprimé les commissions municipales qui permettent aux conseillers municipaux de prendre connaissances des dossiers et de travailler avant que les délibérations ne soient soumises au conseil municipal. Voilà un comportement dangereux pour une équipe qui – outre être la compilation d'ambitions strictement personnelles et d'intérêts particuliers – n'a été élue qu'avec 106 voix d'avance, pour 35 % de participation – les opposition représentant deux fois plus d'électeurs bezonnais que la nouvelle majorité.

Durant l'été, alors que Mme Menhaouara avait prétexté sans rire son appartenance au PS pour indiquer qu'elle n'était pas un soutien des gouvernements Macron, elle et ses adjoints ont mis en scène la visite de deux ministres macronistes pour leur permettre d'illustrer largement leur propagande et leurs mensonges, qui font fi tout à la fois de la solidarité et de la santé des Français.

Alors que nous faisions publiquement remarquer que les règles de précautions sanitaires que Dominique Lesparre et son équipe avaient établies dès la réouverture du marché n’étaient pas respectées, il a fallu attendre encore 10 jours pour que Mme Menhaouara réagisse enfin pour publier un « arrêté municipal » obligeant au port du masque au marché municipal « Le Temps des Cerises », arrêté inutile puisque celui signé par Dominique Lesparre quelques mois plus tôt, et qu'elle ne faisait pas appliquer, était toujours en vigueur.

On doute encore de son sens des priorités : alors que mardi 1er septembre 2020 les élèves des écoles maternelles et élémentaires vont reprendre le chemin des classes, la nouvelle municipalité n'a toujours pas communiqué quoi que ce soit à ce sujet aux parents d'élèves et à leurs associations et fédérations - ne parlons mêmes pas des élus.

C'est sans doute la principale raison pour laquelle la nouvelle municipalité a refusé – alors que les arguments sur les difficultés pratiques pour envoyer notre tribune (publiée plus bas) étaient parfaitement légitimes – la publication de la tribune du groupe municipal « Vivons Bezons » dans le mensuel Bezons Infos de septembre 2020.

Mme Menhaouara s'est également permise en contradiction avec son propre règlement intérieur de ne pas réunir la conférence des présidents avant le conseil municipal. Les élus d'opposition ne disposent toujours pas des moyens qui leurs sont dévolus pour exercer leurs mandats, et il a fallu hausser le ton pour obtenir une convocation et un dossier complet autrement que sous format informatique (inaccessibles sans bénéficier des moyens attendus par les élus municipaux) pour préparer le conseil municipal du 2 septembre.

Mme Menhaouara semble donc plus préoccupée depuis le soir du 28 juin par des priorités qui ne regardent qu'elle : donner libre cours à sa haine à l'égard de l'ancien maire dont elle était adjointe et qu'elle avait décidé dès 2014 de trahir ; régler ses comptes avec toutes celles et ceux qui ont tenté de l'empêcher de nuire pendant les 12 années où elle était une adjointe n'assumant pas son mandat (mais profitant des indemnités du mandat) ; mettre en scène sa seule personne et profiter pour sa satisfaction égotique et son pantouflage futur des relations qu'elle obtiendra comme Maire. Les intérêts des Bezonnais, l'avenir de la commune n'ont malheureusement que peu de poids face aux intérêts personnels et à la logique clientéliste de la nouvelle maire.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

Bezons : un été municipal inquiétant, une rentrée qui le confirme
Bezons : un été municipal inquiétant, une rentrée qui le confirmeBezons : un été municipal inquiétant, une rentrée qui le confirme

[#BezonsInfos]
Voici la tribune que la nouvelle municipalité a refusé de publier dans le Bezons Infos de la rentrée bien que nous ayons expliqué avoir rencontré un problème technique indépendant de notre volonté. ⤵️

« C'est la fin des vacances Covid-19. Chacun s'est diverti comme il a pu malgré le contexte.
123 soleil que nous avons instauré depuis plusieurs années a permis aux Bezonnais.e.s de se changer les idées.
La nouvelle municipalité a tardé à faire respecter les mesures sanitaires nécessaires que nous avions prises, elle avait d'autres préoccupations certainement...
De même, nous n’avons rien vu non plus du côté de la rentrée scolaire.
Les responsabilités municipales sont nombreuses et ne peuvent être assumées sans préparation et priorisation !
RDV sur notre page Facebook https://www.facebook.com/vivonsbezons/ pour la suite de nos réflexions.
Les élus de Vivons Bezons »

#écoles #rentrée #santé #priorités

Partager cet article

Repost0
3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 14:26

Désignation des représentants du conseil municipal au PLIE et à la Mission Locale

Lors du conseil municipal du mercredi 15 juillet 2020, au nom du groupe "Vivons Bezons", Nadia Aouchiche a présenté sa candidature comme titulaire et celle de Catherine Pinard comme suppléante au Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi (PLIE) d'Argenteuil-Bezons. Cette proposition a été renouvelée de manière comparable pour la Mission Locale. Ce sont des outils essentiels pour lutter contre le chômage et pour l'insertion professionnelle des jeunes ; au regard de la situation économique, ces deux instances mériteraient que l'ensemble du conseil municipal de Bezons soit associé (pour rappel la "majorité municipale" ne représente que la moitié des suffrages exprimés recueillis par les trois groupes d'opposition).

Comme nous nous y attendions, Mme Menhaouara a opposé dans les deux cas une fin de non recevoir à notre proposition.

Dominique Lesparre est également intervenu pour indiquer que la manière dont la Mission Locale Argenteuil-Bezons répondait aux besoins et aux attentes des jeunes bezonnais était très insatisfaisante (le manque d'implication des précédents représentants de la commune au sein du conseil d'administration de la Mission Locale n'y est sans doute pas étranger ; ces personnes ne figuraient pas sur la liste conduite par Dominique Lesparre) et qu'il convenait d'y remédier.

 

Débat d'orientation budgétaire (suite)

Après l'intervention liminaire de Frédéric Faravel sur le rapport d'orientation budgétaire présenté par la nouvelle municipalité, Arnaud Gibert est intervenu pour corriger les importantes approximations de Mme Menhaouara et de son équipe.

Il a tenu notamment à rappeler que les services municipaux avaient bien fait leur travail concernant la gestion des finances municipales, que des mesures de contrôle existaient évidemment ce qui est normal pour une collectivité territoriale ayant un budget de 75 millions d'euros, et que la Chambre Régionale des Comptes avait récemment rendu un rapport indiquant la bonne gestion des finances communales. Il a indiqué que le Plan Local d'Urbanisme (PLU) devait être régulièrement révisé, car l'urbanisme était une "matière vivante". Ainsi le développement des espaces végétalisés est intimement lié à l'urbanisme. C'est le sens de l'action que nous avions menée avec le Cœur de Ville qui a obtenu le Label écoquartier. Ce label avait été accordé par le Ministère de l'écologie qui n'est en rien une obscure petite association comme Mme Menhaouara le sous-entendait mensongèrement. Enfin, puisque la nouvelle municipalité indique vouloir suspendre le projet de nouveau stade sur les berges de Seine pour le relocaliser, Arnaud Gibert a précisé qu'un tel projet impliquait obligatoirement la mobilisation d'un hectare, une surface qu'on ne trouve pas ailleurs à Bezons. Les berges de Seine étant par ailleurs protégées, il est faux d'indiquer que l'on aurait pu les bétonniser.

Florelle Prio est ensuite intervenue pour rappeler qu'en 2016 la Ville de Bezons avait hérité de 20 millions d'euros de dettes consécutives à la dissolution de la Communauté d'Agglomération d'Argenteuil-Bezons, qui n'était pas souhaitée et pas du fait de la municipalité dirigée par Dominique Lesparre. Après cela l'équipe de Dominique Lesparre a eu à cœur de réduire avec succès le niveau d'endettement (comme précédemment signalé par Frédéric Faravel). Elle a rappelé enfin que tous les indicateurs établissaient que la dette communale était sécurisée.

En fin de débat, Frédéric Faravel est revenu sur les conditions d'organisation du débat d'orientation budgétaire et son manque évident de sérieux. Il apparaît que la nouvelle majorité n'a pas préparé ses dossiers, alors qu'elle pouvait se donner le temps jusqu'au 31 juillet 2020 de présenter un dossier qui n'était pas qu'une simple compilation de donnés techniques, pour une part non actualisées, et sans aucune orientation politique solide. Quand bien même depuis le 28 juin au soir, Mme Menhaouara avait largement le temps de préparer ses dossiers ; on l'a vu se mobiliser pour d'autres sujets qui lui ont sans doute paru plus prioritaire (notamment certaines à caractère vexatoire) : il faut croire que les orientations budgétaires et le budget lui-même ne l'étaient pas.

Dernières interventions (RI, indemnités, prime COVID, création du groupe "Vivons Bezons")

C'est autour d'une heure du matin (donc le jeudi 16 juillet) que Frédéric Faravel et Arnaud Gibert sont intervenus pour les dernières prises de parole du conseil municipal du groupe "Vivons Bezons" :

- le projet de règlement intérieur "provisoire" soumis au conseil par Mme Menhaouara qui ne respecte pas les cadres ;

- un vote sur les indemnités de la nouvelle maire, de ces adjoint(e)s et des conseillers délégués, qui ont été présenté de manière à faire croire que l'indemnité de Maire baissait alors que ce n'est pas le cas ;

- une demande de correction des annonces sur le budget global pour la prime COVID des agents municipaux, pour lequel Mme Menhaouara s'était (encore) trompée dans les chiffres ;

- et enfin l'annonce de la création du groupe municipal "Vivons Bezons" composé par Dominique Lesparre, Florelle Prio, Frédéric Faravel, Nadia Aouchiche, Arnaud Gibert et Catherine Pinard...

intervention sur le règlement intérieur du conseil municipal de Bezons, dans la nuit mercredi 15 au jeudi 16 juillet 2020 (minuit et demi passé)

intervention sur le règlement intérieur du conseil municipal de Bezons, dans la nuit mercredi 15 au jeudi 16 juillet 2020 (minuit et demi passé)

Partager cet article

Repost0
24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 09:41

Depuis lundi 20 juillet, les masques sont devenus obligatoires dans tous les lieux clos, comme ils l'étaient dans les transports en commun. Après des mois de cafouillage, après avoir expliqué que les masques ne servaient à rien, après avoir laissé les initiatives citoyennes et les communes (comme la municipalité dirigée par Dominique Lesparre) assumer à sa place la protection des habitants contre l'épidémie par la fabrication et/ou la distribution de masques gratuits à toute la population, nous ne pouvons que nous réjouir que le gouvernement aient enfin pris des mesures de bon sens pour réduire la circulation du virus et ainsi empêcher un nouveau confinement qui serait fatal à l'économie du pays et catastrophique pour la vie quotidienne de nos concitoyens.

OR, À PARTIR DU MOMENT OÙ LES MASQUES DEVIENNENT OBLIGATOIRES DANS DE NOMBREUX LIEUX DE LA VIE QUOTIDIENNE ET COLLECTIVE, IL EST NÉCESSAIRE, INDISPENSABLE, QUE CEUX-CI SOIENT ACCESSIBLES À TOUTES ET TOUS ET DONC GRATUITS.

Le gouvernement refuse aujourd'hui de répondre positivement à cette exigence de bon sens. Comme il avait refusé précédemment d'encadrer les prix des masques pour « ne pas décourager l'innovation » – en plein confinement le gouvernement souhaitait d'abord protéger la capacité de la grande distribution à faire des profits.

L'annonce par le ministre de la santé, mercredi soir après avoir été fortement secoué par les parlementaires de gauche à l'Assemblée nationale et au Sénat, de l'envoi de 40 millions de masques aux personnes les plus modestes est évidemment une bonne nouvelle, mais c'est un pis-aller. Même Florent Guéguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (qui rassemble près de 900 associations), qui ne réclame pas la gratuité, juge que « le périmètre de distribution » est « un peu étriqué » : « Des travailleurs pauvres, des familles modestes qui ont pu avoir des surcoûts liés à la crise et une baisse de pouvoir d'achat ne seront pas éligibles », tout comme « les familles qui sont au Smic et pour lesquelles le coût des masques coûte entre 100 et 200 euros » par mois. Devant les sénateurs, le ministre de la santé s'est livré d'ailleurs à un calcul du coût pour une famille moyenne qui n'avait aucun rapport avec la réalité.

DANS CES CONDITIONS, L'ANNONCE DE LA VISITE IMPROMPTUE DE LA MINISTRE DU LOGEMENT AUJOURD'HUI À BEZONS À MIDI POUR DISTRIBUER DES MASQUES DANS LES LOCAUX DE L'ASSOCIATION AURORE NOUS APPARAÎT COMME UNE OPÉRATION DE COMMUNICATION PARTICULIÈREMENT INDÉCENTE. NOUS DÉNONÇONS ÉGALEMENT QUE Mme MENHAOUARA SE PRÊTE AUSSI COMPLAISAMMENT À UNE TELLE MANIPULATION AU SERVICE DE LA PROPAGANDE GOUVERNEMENTALE.

C'est d'autant plus caricatural que le parti socialiste auquel adhère nominalement Mme Menhaouara réclame de manière répétée avec toute la gauche parlementaire la gratuité des masques. Mais nous savons que la cohérence et les convictions sincères n'ont jamais caractérisé la nouvelle maire de Bezons.

Les Bezonnais.e.s n'ont pas voté pour avoir à la tête de la municipalité un relais servile et caché de la propagande macroniste. C'est d'autant plus malsain ici qu'il s'agit de la santé des habitants et des plus modestes d'entre eux.

Nous continuerons donc à exiger de l'État et de la nouvelle municipalité que les masques désormais obligatoires dans tous les espaces collectifs clos soient gratuits et distribués à nos concitoyens. Il existe suffisamment de stocks dans les entreprises françaises qui ont décidé de produire dès mars des masques pour que l'État en achète massivement – une dépense dont le coût sera toujours inférieur aux conséquences d'une éventuelle deuxième vague. Ces masques doivent être considérés comme des "biens de santé" qui sont pour la plupart pris en charge par la solidarité dans notre pays.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
Liste "Vivons Bezons"

infographie publiée par Le Parisien, rappelant le coût mensuel pour une famille confrontée au port obligatoire du masque dans les espaces publics clos.

infographie publiée par Le Parisien, rappelant le coût mensuel pour une famille confrontée au port obligatoire du masque dans les espaces publics clos.

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 10:54

Je souhaite intervenir dans le débat d'orientations budgétaires. En effet, le document – qui nous a été remis avec la convocation du conseil municipal – est une somme d'informations de nature purement technique qui ne sont pas remises en perspective – et rien dans votre intervention n'est venu corriger cela – et par ailleurs lors d'un débat d'orientations budgétaires on aurait pu imaginer que celui-ci vous donne l'occasion de combler les lacunes du rapport remis. Il n'en fut rien.

La seule retouche qui semble avoir été faite à ce rapport purement administratif pour le reste, c'est lorsque vous avez inséré en page 3 une affirmation, qui n'est démontrée par aucune étude sérieuse – au contraire –, selon laquelle la population de commune devrait très fortement augmenter du fait des décisions prises avant le 28 juin dernier. Je comprends parfaitement que vous vous soyez sentie obligée d'intégrer dans le rapport cette fausse information que vous avez répétée durant toute la campagne électorale, mais le fait de l'y inscrire n'en fait pas plus qu'avant une vérité démographique, statistique ou urbaine.

Par contre, sur l'analyse des effets de la situation économique et sociale sur notre ville et les Bezonnais, votre document (et vous-même) reste particulièrement lapidaire.

En effet, faire un copier-coller des synthèses de l'INSEE est peut-être à la fois un peu court et biaisé – si l'expertise statistique de cette agence est évidente, on a vu par contre plusieurs fois ces synthèses dire le contraire des chiffres pour coller aux discours du gouvernement en place (quelle que soit sa couleur politique au demeurant). Retrouver ainsi comme référence de la reprise de l'activité la hausse des transactions des cartes bancaires après le 11 mai est aberrant, car cela ne dit évidemment rien de l'activité économique réelle du pays. Par contre on a compté une augmentation des défaillances d'entreprises de 23% début mai, et l'Office Français des Conjonctures Economiques prévoit une hausse des cessations de paiement des entreprises de plus de 80% d'ici la fin de l'année. Ces faillites, parce que c'est bien de cela dont il s'agit, risquent malheureusement de se répéter dans la durée, puisque les dispositifs existants pour soutenir les PME et TPE – je pense notamment à la garantie d'emprunt de l'Etat – vont exposer celles-ci au mur de la dette et donc à la liquidation probable, sans qu'il ne soit aujourd'hui proposé de solution pour l'éviter. Il ne s'agit pas ici de critiquer le fait que le gouvernement ait paré au plus pressé face au confinement, mais de dire que rien n'a été pensé à moyen terme pour la sortie de crise... et je n'ai rien entendu qui permette de penser le contraire dans la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre. À ce propos, vous n'avez pas du écouter ou vous informer sur le contenu de cette déclaration, ni sur l'interview complaisante offerte au Président de la République, car l'un comme l'autre ont annoncé le report probable de l'extension de l'exonération de Taxe d'habitation, or dans votre intervention cela n'apparaît même pas.

Cette situation économique a plusieurs effets très concrets pour les communes, notamment la nôtre, et leurs habitants :

  1. La hausse du chômage... un document d'introduction au Débat d'orientation budgétaire ne devrait pas se contenter (comme c'est le cas ici) de constater son augmentation au mois d'avril mais indiquer que la ville va être confrontée à une plus que probable et durable augmentation des demandeurs d'emplois... et surtout qu'elle s'y prépare concrètement dans le budget qui nous sera soumis.

  2. Il faudrait également citer les effets en termes de baisse des revenus de la situation de chômage partiel auxquels sont confrontés depuis plusieurs mois et pour plusieurs mois encore de nombreux foyers de la commune. Je comprends que vous n'ayez pas les détails de ces chiffres, mais l'intelligence aurait été d'intégrer cette réflexion dans le DOB.

  3. En conséquence de ces deux derniers éléments, la demande sociale va s'accroître fortement – elle s'est déjà accrue – dans la commune. Nul ne peut imaginer que cela ne pèsera pas sur les finances communales et je ne comprendrai pas que le budget qui nous est soumis ne tienne pas compte de la nécessité de prévoir une augmentation des dépenses de solidarité... Mais on se souvient que ce sujet était absent de votre discours du 4 juillet.

  4. Enfin, l'activité économique a eu un effet de perte de recettes pour les collectivités territoriales. Votre document se cantonne à citer une des mesures contenues dans le troisième projet de loi de finances rectificative (dont l'examen reprendra demain après-midi au Sénat) : le soutien de l'Etat aux collectivités territoriales à hauteur de 4,5 milliards d'euros. On aurait attendu d'une municipalité de gauche qu'elle souligne que les collectivités ont perdu déjà 7,5 milliards d'euros et que l'effort attendu du gouvernement n'est pas au rendez-vous. On attendait là-dessus une prise de position politique pour exiger avec d'autres que l'Etat, qui déverse des milliards sans conditions sur des grandes entreprises qui licencient malgré tout, fasse le job pour les collectivités territoriales qui sont en première ligne. Mais votre municipalité n'est pas de gauche, et vous comptez dans votre majorité tant de soutiens de la politique gouvernementale que cela signe votre double discours.

Pour le reste du document, cela reprend les éléments que nous retrouverons par ailleurs dans le compte administratif et le compte de gestion : la Ville de Bezons a été bien gérée par Dominique Lesparre et son équipe – enfin ceux qui dans son équipe ont assumé réellement leurs responsabilités jusqu'au bot, à la différence de certains ici sur les bancs de la majorité. Elle a été bien gérée avec le souci de la solidarité et du service public. Elle a été bien gérée aussi grâce à la stratégie urbaine mise en œuvre et que vous avez reniée après l'avoir votée. Elle a été bien gérée aussi en permettant une nette augmentation de nos capacités d'autofinancement et je note que l'augmentation de la dette – que vous avez voulu souligner – suit une baisse opérée justement pour récupérer des capacités d'endettement et conduire des projets.

Je conclue en indiquant que nous devons voter sur les orientations budgétaires – pas seulement en prendre acte – le rapport pouvant prendre en compte plusieurs modifications apportées pendant le débat. Je crois en avoir suggéré plusieurs.

J'avoue qu'à la lecture du rapport que vous nous avez remis se dégage l'impression que vous n'avez pas préparé ce dossier. Un dernier exemple : vous parliez dans votre intervention de construire le parking à Roger-Masson, qui est déjà réalisé.

Je vous remercie.

Frédéric Faravel

Intervention dans le Débat d'orientations budgétaires du conseil municipal de Bezons - mercredi 15 juillet 2020

Partager cet article

Repost0
14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 07:27

Voici venu le temps de notre Fête Nationale.

Le 14-Juillet est une journée commémorative pareille à aucune autre : elle célèbre l'irruption du Peuple français dans l'histoire, face à l'absolutisme et aux privilèges d'une caste, en se donnant les moyens d'abattre un des symboles de l'arbitraire ; elle célèbre également l'unité et la fraternité du pays par-delà sa diversité et son histoire tumultueuse. Le 14-Juillet sera toujours la conjugaison de la prise de la Bastille et de la fête de la fédération un an plus tard.

La légende veut que la première – précédée par la montée de la colère du peuple de Paris dans les jours précédant – fut lancée par Camille Desmoulins « Citoyens, peut-on vous braver plus insolemment ? Après ce coup, ils vont tout oser, et, pour cette nuit, ils méditent, ils disposent peut-être une Saint-Barthélémy pour les patriotes. Aux armes ! Aux armes ! Prenons tous des cocardes vertes, couleur de l'espérance. » La France est un peuple de Rebelles, mais un peuple de rebelles qui s'unissent pour lancer au monde un message de Liberté, d'Égalité et de Fraternité, un peuple de rebelles qui accueillent toutes celles et tous ceux qui partagent leurs espérances.

La Fête Nationale célèbre donc ces journées qui annoncèrent l'unité de la Nation, sa transfiguration dans une République universelle et l'affirmation que le Peuple doit désormais être souverain et qu'il ne laissera plus personne le dépouiller de cette dignité humaine.

Soyons à la hauteur de ce message : soyons libres et rebelles contre les faux souverains, retrouvons ensemble le chemin de l'Égalité, soyons unis dans une Nation fraternelle...

Frédéric Faravel

Partager cet article

Repost0
9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 14:30

Dans le Val-d'Oise, on connaît bien Mme Jacqueline Eustache-Brinio, ancienne maire de Saint-Gratien (2001-2017) et sénatrice du Val-d'Oise (membre du groupe Les Républicains) depuis 2017. On connaît bien ses sorties réactionnaires et racistes. On sait à quel point elle peut être détestable non seulement en paroles mais aussi en actes, car comme maire de Saint-Gratien elle a pris des décisions concrètement racistes (comme lorsqu'elle souhaitait refuser la restauration scolaire aux enfants Rroms).

Au Sénat aussi on a déjà entendu Mme la Sénatrice faire en séance, lors de propositions de loi, faire des sorties plus ou moins explicitement racistes ou tout du moins excluantes, assignant de fait à une communauté ethnique ou religieuse supposée des personnes ou des groupes de personnes du seul fait de leur origine ou de l'origine de leurs ascendants.

Mme Eustache-Brinio a donc un lourd passif, et il ne faut pas en être dupe.

Mais justement lorsqu'hier, mercredi 8 juillet 2020, elle interpelle en choisissant ses mots, visiblement cornaquée par son groupe qui a dû tenir la plume pour éviter ses habituels et précédents débordements, le nouveau ministre de l'intérieur Gérald Darmanin sur le phénomène croissant (mais non général et surtout circonscrit géographiquement - ça c'est moi qui le dit) de l'emprise islamiste et de la volonté de l'islam politique d'enfermer certains de nos concitoyens dans une tutelle politico-confessionnelle qu'ils n'ont pas choisi, le ministre sous-entend qu'elle amalgamait musulmans et islam politique, qu'elle confondait laïcité et lutte contre l'islam, ce que précisément dans cette intervention elle n'a pas fait.

C'est selon moi une grave faute politique car Mme Eustache-Brinio savait parfaitement ce qu'elle faisait : le choix d'une intervention extrêmement bien calculée et non caricaturale (contrairement à ce que dirent les élus de gauche et LREM que j'ai vus réagir ensuite sur les plateaux TV pour tenter d'évacuer la question et ne pas répondre aux questions des journalistes) le jour où le nouveau gouvernement était reçu pour ses premières questions d'actualité au Sénat l'assurait d'être vue et écoutée par plusieurs centaines de milliers de Français (si, si) qui n'ont pas le recul que les valdoisiens ou les habitués du Sénat peuvent avoir sur ce personnage. Aussi de la part d'un ministre, quel qu'il soit mais particulièrement de l'intérieur, faire semblant de ne pas comprendre et répondre à côté de la question donnera aux téléspectateurs l'impression qu'il (et au-delà de lui l'Etat) les prends pour des cons. Mme Eustache-Brinio aura gagné de l'audience et pourra maintenant plus aisément diffuser de véritables assertions racistes et complotistes...

Frédéric Faravel

Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, et Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice réactionnaire du Val-d'Oise, jouent au chat et à la souris : la République, la laïcité et les Français.e.s grands perdants

Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, et Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice réactionnaire du Val-d'Oise, jouent au chat et à la souris : la République, la laïcité et les Français.e.s grands perdants

Partager cet article

Repost0