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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 14:36

Même si peu d’importance leur ont été donnée par les médias et les instances nationales du Parti Socialiste, il me parait important dans l’analyse de la situation politique de consacrer du temps à l’examen des résultats des trois législatives partielles qui se sont conclues le 16 décembre dernier.
En effet comme le démontre notre camarade Gaël Brustier dans une note précise : « La droitisation n’est pas un jeu à somme nulle ».

Trois élections ont eu lieu les 9 et 16 décembre. Les trois circonscriptions sont traditionnellement détenues par la droite depuis plusieurs décennies.

L’abstention a été très forte, de vingt points supérieure à celle enregistrée en juin dernier. (58,46% dans l'Hérault, 63% dans les Hauts-de-Seine, 70,6% dans le Val-de-Marne).

Les sortants étaient UMP (92), UDI (94), PS (34).

L’annulation était liée à l’écart de voix dans le 34, aux faits que Messieurs Devedjian et Plagnol avaient des suppléants qui étaient déjà suppléants de Sénateurs.

Le 16 au soir les trois élus sont UMP.

Les candidats de la gauche gouvernementale sont, dès le premier tour, en net repli :

  • Dans le Val-de-Marne, Akli Mellouli chute au pre-mier tour, où il réalise 19,99% le 9 décembre contre 27,86% en juin ;
  • Dans l’Hérault, la candidate socialiste, a réalisé 27,73% le 9 décembre contre 29,04% en juin malgré un nombre de candidatures DVG en diminution ;
  • Dans les Hauts-de-Seine, Julien Landfried (MRC), au premier tour réalise 32,52 % contre 29,03% en juin, mais le total PS-EELV qui était de 40,6% se trouve donc réduit de plus de 8 points.

Le Front de Gauche reste globalement stable. Il perd en pourcentages dans l’Hérault. Mais il progresse dans les Hauts-de-Seine. Ainsi, dans la 13ème des Hauts-de-Seine, Pascale Le Néouannic progresse de 1 point mais perd, comme tous les candidats, des voix par rapport à juin.

Le Front National progresse partout modérément en pourcentage mais non en nombre de voix.

L’abstention joue aussi sur les seuils de qualification au second tour. C’est ce qui explique notam-ment la chute de France Jamet qui dépasse les 23% (contre 22,54% du candidat frontiste de juin (lequel avait surtout obtenu les 13,14% néces-saires à sa qualification.

Il faut toutefois se garder de conclusions définitives sur les dynamiques du FdG ou du FN : c’est au cours des municipales qu’il faudra analyser leur situation.

Au second tour, Julien Landried obtient 39,94% des voix, Dolores Roque obtient 38%.

Les résultats sont, à chaque fois, dus, à une moindre démobilisation du camp du vainqueur par rapport à ses adversaires.

Cela a une signification forte. L’électorat de droite s’est moins démobilisé ou plus mobilisé. Celui de gauche, s’il s’est démobilisé, est-il est voie de désaffiliation ? C’est une question fondamentale, à laquelle on ne peut répondre sur la base de cette seule triple partielle.

En revanche, il serait trop simple de résumer la dynamique de la droite à la dynamique des sortants. Il est remarquable de constater que, dans le Val-de-Marne, le candidat de l’UDI, Henri Plagnol, est battu par un candidat de l’UMP. Cela relativise l’argument de la légitimité des sortants pour ren-forcer celui d’une fusion des électorats couplée à la rentabilité électorale d’une posture de droite revendiquée et assumée.

C’est un nouveau symptôme de la puissance de la droitisation en matière de sociologie électorale.

Dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine, la grande professionnalisation de la campagne de Julien Landfried (porte à porte systématique) n’a pas enrayé la « loi de la gravité » qui a fait chuter le candidat de 10 points par rapport à juin.

Car si ces élections ont un sens, c’est bien de celui du renforcement de deux phénomènes :

  • D’une part, les Français ne sortent pas de l’alternance de vote entre deux partis (PS et UMP) : FN comme FDG semblent dans l’impasse ;
  • D’autre part, loin de se focaliser sur le seul Front National, la contestation passe par une droite en cours de fusion et non par l’extrême gauche.

La droitisation n’est pas un jeu à somme nulle.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 08:47

Communiqué des organisations syndicales d’Île-de-France, CGT, FO, FSU

Depuis plusieurs semaines, des négociations sont en cours, entre les organisations d’employeurs et les syndicats de salariés. A la demande du gouvernement, cette négociation devait avoir comme objectif : la sécurisation de l’emploi !

Or, cette négociation s’oriente vers une plus grande flexibilité telle que l’exige le MEDEF. Elle ne répond pas à la situation d’urgence sociale, de précarité galopante et d’explosion du chômage. Pour les organisations syndicales signataires, c’est inacceptable !

Tous les salariés doivent connaître les conséquences gravissimes qui pèseraient sur eux si les projets du MEDEF étaient validés. Les droits liés au CDI seraient contournés par l’instauration d’un nouveau type de contrat de travail, le contrat intermittent. La possibilité pour l’employeur de licencier serait ouverte sans avoir de justification à présenter ; réduction des recours en justice et des peines encourues par les employeurs serait acquise.

Le patronat va jusqu’à exercer un chantage en suggérant une hypothétique complémentaire santé pour tous les salariés contre des procédures de licenciement accélérées !

En clair, le MEDEF en veut toujours plus !

Cette volonté de transformation en profondeur du contrat de travail vise à généraliser  la précarisation de l’emploi et, au-delà, s’en servir pour  la remise en cause du statut des fonctionnaires et agents publics.  Les enjeux de ces discussions concernent tous les salariés, quel que soit leur secteur d’activité. Au moment où, au nom de la crise, le gouvernement refuse, notamment, la revalorisation du SMIC, gèle l’emploi public et les salaires des fonctionnaires et octroie sans contrepartie 20 milliards au patronat, les organisations syndicales franciliennes signataires du présent communiqué appellent tous les salariés à développer à tous les niveaux les mobilisations pour construire une autre politique économique et sociale.

A l’occasion de la prochaine séance de négociation, la CGT Île-de-France, FO Île-de-France, la FSU-Ile-de-France  organisent donc un rassemblement régional le :

Jeudi 10 janvier à 12h30 devant le siège du Médef National

55, avenue Bosquet – 75007 PARIS – Métro : école militaire

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 14:33

Maurel AG Motion 3Ceux qui aimeraient infléchir la ligne du gouvernement, de l’aile gauche du PS au Front de gauche, se sont retrouvés mercredi 12 décembre 2012 pour un premier dialogue. C'est enfin un début de dialogue entre l’aile gauche du PS et le Front de gauche, en passant par les écolos. À la sortie de ce colloque qui se tenait dans une salle parisienne, Emmanuel Maurel, le nouveau leader de tous ceux qui veulent ancrer à gauche le PS, avait le sourire aux lèvres. « C’est la première fois depuis qu’on est au pouvoir qu’il y a tous les partis de gauche autour d’une table ».

En plus de la présence de Pierre Laurent, patron du PCF, Martine Billard, la co-présidente du Parti de Gauche, Denis Baupin pour EELV, quelques économistes et autres politiques se sont réunis à l’invitation de Marie-Noëlle Lienemann et du club Gauche Avenir. Au menu, débat sur la relance et sur le rapport Gallois.

« Rien de grand dans ce pays ne se fait sans l’unité de la gauche », a rappelé Emmanuel Maurel. « Rien ne serait pire que de créer une frontière artificielle » entre gauche ″responsable″ et gauche protestataire. Contre un « renversement d’alliance » et la création d’une hypothétique « troisième force » (on a vu ce qu'avait donné la ″troisième force″ sous la IVème République) entre un « centre introuvable » et une « gauche qui renoncerait à être elle-même », il était utile de réaffirmer l'aspiration à l’unité à un moment où ceux qui refusent la ligne « social défaitiste », comme il la qualifie, peine à se faire entendre et à peser. Cette réunion pourrait donc marquer « le début d’un processus de convergence ».

pierre_laurent.jpgDans une soirée où les mots “nationalisation” ou “interdiction des licenciements boursiers” ont le vent en poupe quand ceux de “rapport Gallois” ou “pacte de compétitivité” cristallisent le rejet, Emmanuel Maurel, après avoir plaidé pour « un choc de solidarité », pouvait conclure sa rapide intervention sous les applaudissements de Pierre Laurent. « Le dialogue à gauche est urgent pour trouver des issues à la crise », explique le patron des communistes qui soulignait au passage « son plaisir d’être ici ».

Jusque-là, difficile de dire que les propositions du PCF ou ses amendements ont trouvé une oreille attentive du côté de la majorité. Pierre Laurent exprimait un “regret” : il voudrait que la gauche « cesse de fonctionner comme nous le faisons, comme si le débat était clos par les 60 engagements » de François Hollande. « Les idées, les débats, les forces existent pour d’autres choix que ceux faits aujourd’hui. Il faut se mettre en mouvement », alors que le gouvernement cède facilement devant Mittal et les “pigeons” tout en exigeant un « compromis historique » des syndicats de salariés. « Nous devons travailler à une alternative, au rassemblement de la gauche et faire des contre-propositions », défendait Marie-Noëlle Lienemann qui rêve d’un « nouveau Front populaire ».

La semaine suivante c'est Marc Dolez, député PG du Nord, qui apportait à sa manière le débat au sein des forces politiques qui cherchent à réorienter la politique gouvernementale. « je ne crois pas à la thèse de deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours [à propos d'une majorité alternative à gauche, thèse défendue par Jean-Luc Mélenchon, également ex-PS]. Je ne me résoudrai jamais à considérer que le gouvernement va échouer et que nous serons là à ramasser les morceaux. Si la social-démocratie devait s'effondrer, je crains que ce ne soit au profit de la droite extrême. » Cette divergence stratégique avec le tribun du Front de Gauche justifiait son départ du parti qu'il avait co-fondé avec lui.

Il est assez symptomatique que les mots employés par le député du Nord soient assez semblables à ceux portés par le courant « Maintenant la gauche » dans le PS.

Car l'enjeu reste le même depuis l'élection de François Hollande à la présidence de la République (et même en partie depuis la conclusion des primaires citoyennes). Soit le bulletin de François Hollande n'a servi qu'à « dégager » Nicolas Sarkozy et certains pourront s'amuser à dire comme Siné que le gouvernement nous déçoit alors qu'on attendait rien de lui. Soit le bulletin de François Hollande était le passage obligé pour un changement politique réel qui ne pouvait attendre une hasardeuse émergence d'une autre gauche, capable de rebondir sur les ruines de l'échec de François Hollande.

C'est mon cas.

Hollande Primaires, Hollande Bourget, Hollande Élysée

Sarkozy-Barroso-MerkelCar François Hollande a mené une campagne assez différente pour l'élection présidentielle de celle qu'il avait menée pour les primaires socialistes. Le discours du Bourget et une bonne partie des « 60 engagements » avaient choisi de répondre à l'impatience du peuple de gauche, de tenir compte qu'au-delà du rejet de Nicolas Sarkozy, les Français voulaient exprimer leurs attentes économiques et sociales à l'occasion de l'élection présidentielle. La promesse de renégocier le traité Merkozy était le débouché de cette logique, tout comme le refus de considérer que le problème de compétitivité de l'industrie française découlait du « prix du travail » et donc logiquement la volonté d'engager une véritable politique de redressement productif.

Las, il aurait fallu retenir le Hollande des primaires, qui n'avaient pourtant pas validé son programme, mais la construction de la posture médiatique de "l'homme qui est capable de battre Sarkozy". Pourquoi avait-il tant et tant tenu à affirmer contre vents et marées qu'il faudrait impérativement et quelles que soient les conditions économiques ramener le déficit public à 3 % du PIB dès 2013 et à l'équilibre en 2017. Martine Aubry avait alors pourtant démonté une partie de ce raisonnement… sans résultat dans les urnes. Mais nous aurions dû nous rappeler que ces 3 % et ce 0 % dans le calendrier décrit par François Hollande correspondait à celui établi par le traité Merkozy. C'est vraisemblablement sans réelle volonté sérieuse de renégocier le traité que notre Président est parti à Bruxelles ; de fait, il n'a pas été modifié d'une virgule et le pacte de croissance concédé en parallèle n'était pas contraignant et a explosé en vol depuis sous la pression à la baisse du budget de l'Union Européenne.

FrancoisHollandeAttention, je ne dis pas que le Président de la République ne modère pas les ardeurs austéritaires absolues de nos voisins allemands et néerlandais, qu'il n'essaie sur le plus long terme de trouver des alliés pour donner des missions à l'Union européenne qui ne soient pas limitées à faire la police dans les budgets nationaux. Mais Hollande président ressemble étonnamment à Hollande premier secrétaire (quand il ne gérait que les rapports avec nos camarades du PSE) : il part dans les négociations européennes en ayant adopté la posture du compromis avant d'entrer dans le rapport de force avec des voisins, ce qui le force régulièrement à reculer encore sur l'idée du compromis qu'il avait en tête.

Ainsi, je ne crois pas qu'il faut être étonné ; le Président de la République mène aujourd'hui la politique avec laquelle il se sent pleinement en phase. Le Pacte de Compétitivité qui contredit toute la campagne des élections présidentielles représente sans doute fidèlement sa volonté et ce qu'il croit juste de faire. Le pataquès autour de la nationalisation de Florange correspond sans doute à la mise en application de sa pensée, même si incidemment il a permis le retour de l'idée de capital public dans le débat national.

Mais comme disait Dany Lang, membres du collectif « Les économistes atterrés », le mercredi 12 décembre en présence de toute la gauche, ces politiques de l'offre et cette rigueur de gauche qui ne dit pas son nom sont voués à l'échec. La pusillanimité de l'exécutif sur les réformes sociétales – dont certains s'inquiètent qu'elles n'offrent un fondement de substitution à une gauche désarmée sur les questions économiques – font douter une partie des soutiens du président de la République et donnent à penser à ses opposants patronaux et politiques qu'il suffit de hausser un peu le ton pour le faire reculer.

Enfin, l'insistance – à la limite du harcèlement – à appeler à un « compromis historique » autour de la conférence sociale alors que les syndicats sont désunis revient à les affaiblir face à une patronat à l'offensive. C'est profondément contre-productif car le gouvernement aurait eu grand besoin d'alliés syndicaux solides. Syndicats solides dont il aurait besoin pour adopter des réformes sur le travail, ce qu'il s'est interdit de faire jusqu'ici au prétexte castrateur d'attendre la fin de la négociations.

Y a-t-il un espace pour un « Hollandisme révolutionnaire » ?

Si l'on veut réussir le changement, François Hollande va devoir changer de politique. Quand le résultat des politiques d'offre et d'austérité aura démontré comme dans le reste de l'Europe leur caractère néfaste, le Président de la République aura deux choix :

  • persévérer pour ne pas se déjuger mais avancer plus sûrement vers l'échec ;
    mener une politique de transformation profonde du pays et de la construction européenne en rupture avec la vulgate libérale.

Montebourg_Florange.jpgDurant la campagne électorale, Emmanuel Todd, démographe et historien et alors soutien d'Arnaud Montebourg, avait plaidé pour la solution du « Hollandisme révolutionnaire ». Il avait indiqué que le Président de la République mènerait à peu de choses près la même politique que celle qu'il conduit aujourd'hui, mais que confronté au durcissement des difficultés et à l'ingratitude des marchés, il devrait – même à son corps défendant – se résoudre à adopter les solutions politiques prônées à l'époque par Montebourg et la gauche du PS (celles d'hier avec Hamon et d'aujourd'hui avec Maurel). La référence historique lui servant de modèle était le Front populaire – celui que Marie-Noëlle Lienemann appelle à renouveler – qui avait eu un programme électoral très léger et défensif, mais qui sous l'effet de la crise et du mouvement social avait dû mener des politiques beaucoup plus radicales.

Il y a cependant plusieurs bémols à porter à cette analyse.

En 1935 et 1936, alors que se construit le « Rassemblement Populaire » cette alliance électorale défensive contre les conservateurs et la menace fasciste entre Radicaux, Socialistes et Communistes, la SFIO de Léon Blum et Paul Faure défendait des réformes profondes de la société et de l'économie française, que ses partenaires refusaient de voir inscrit dans le programme électoral : les radicaux les refusaient par convictions, les communistes les refusaient pensant ainsi ne pas effrayer un électorat qu'il voulait séduire pour élargir leur base (anciens combattants, petits artisans, catholiques). Ainsi Léon Blum était plutôt dans de bonnes dispositions pour dépasser le programme chétif qu'on lui avait imposé, lorsque les grèves du printemps 1936 permirent au gouvernement de Front Populaire d'imposer les nationalisations, les congés payés et les conventions collectives.
Il n'est pas dit que la majorité des parlementaires socialistes et la majorité du gouvernement soit prêts aujourd'hui intellectuellement et idéologiquement à engager un tel retournement.

Il n'est surtout pas dit que le mouvement social puisse aujourd'hui se développer et pousser à une radicalisation de la politique du gouvernement. Les confédérations syndicales sont engagées – sont piégées – depuis des mois par la conférence sociale, face un MEDEF beaucoup plus brutal qu'ils ne l'avaient imaginés. Tant qu'ils seront pris par ces négociations, ils ne seront pas disponibles pour travailler à la construction d'un nouveau rapport de force social.

Mais les salariés eux-mêmes sont-ils disposés à engager le bras-de-fer ? Les difficultés sociales et les pertes de pouvoir d'achat incitent pour le moment les Français à faire le dos rond, d'autant qu'ils ont bien conscience de la réalité des difficultés macro-économiques à surmonter. Les mobilisations grecques, espagnoles et portugaises se déroulent dans un climat plus catastrophique, car les peuples de ces pays n'ont plus grand chose à perdre ; cependant, cette situation est riche de dangers que je ne souhaite pas à mon pays.

Paradoxalement, c'est le moment où les groupes politiques qui veulent construire une politique socialiste démocratique et moderne qui n'aurait pas abdiqué devant le libéralisme doivent et peuvent se rendre le plus utiles. Je suis convaincu que la grande majorité des militants socialistes et la grande majorité des sympathisants de gauche sont mal à l'aise avec les ruptures constituées par l'adoption du traité Merkozy et la validation du Rapport Gallois, mal à l'aise avec le social-défaitisme qui a conduit à l'abandon de Florange dans les mains de Mittal. Ils sont donc ouverts à modifier les équilibres internes à la gauche et à bousculer les parlementaires qu'ils ont investis.

Emmanuel_Maurel_Paris_2.jpgLes propositions que « Maintenant la Gauche » a porté pendant le congrès du PS sont désormais au cœur du débat public national. Elles permettent de freiner la dérive sociale-libérale et sont en train de faire changer le rapport de force intellectuel (dominé voici un an encore par les débats sur l'identité nationale...). Emmanuel Maurel et ses amis ont par ailleurs une tâche essentielle : celle de maintenir le liens avec toutes les forces de gauche, alors même que le gouvernement et le président ont choisi de ne pas rassembler la gauche (le pilonnage des candidats du Front de Gauche aux législatives n'était pas un accident). Ce sont ces contacts qui permettront de rassembler la synthèse politique nécessaire pour mener une nouvelle phase du quinquennat Hollande. Espérons cependant que le débat politique soit plus productif qu'il ne l'a été jusqu'ici car sinon le rééquilibrage attendu pour les élections locales de mars 2014 et 2015 risque de s'avérer catastrophique : or les Français ont besoin de collectivités locales de gauche pour maintenir un « bouclier social » qui n'a pas été reconstruit au niveau national ; la seconde phase du quinquennat Hollande serait affaiblie dès le départ si les élections municipales s'avéraient une sanction trop rude et trop généralisée.

« Maintenant la Gauche » et ses partenaires doivent entamer ensemble une campagne de mobilisation autour de thèmes divers mais essentiels dans la période : licenciements boursiers, droit de vote des étrangers, salaires, valorisation du capital public, transition énergétique radicale, renforcement des services publics (La Poste, l'hôpital).

La route est étroite, mais il n'en existe pas d'autres.

Frédéric Faravel
Mandataire fédéral de la motion 3 dans le PS Val-d'Oise

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 10:11

Depuis plusieurs semaines maintenant, une bonne partie du débat public – malgré ce que racontent nos concitoyens réactionnaires – se concentre sur le projet de loi, qui va être présenté au Parlement en janvier prochain, sur le mariage et l'adoption pour tous. Ce débat ne surgit pas maintenant : Le « mariage pour tous » était un des 60 engagements de François Hollande, élu président de la République, grâce à la majorité des suffrages des citoyens français.

L'égalité et la sécurité

Logo Site Engagement31Il s'agit bien évidemment d'avancer dans la réalisation de l'égalité et de donner enfin accès à leurs droits aux couples homosexuels et aux enfants issus de ces couples – ceux qui vivent déjà dans le cadre de ces (pas si) nouvelles familles, et ceux qui viendront à y vivre. Il s'agit bien évidemment du mariage civil, indépendamment, donc, de toute considération privée ou religieuse. Et, si les associations confessionnelles sont bien entendu parfaitement autorisées à prendre part au débat public (pour peu qu'il ne s'agisse pas d'une action de prosélytisme), elles (celles qui s'opposent à cette réforme) s'affolent pour peu de choses puisque l’État n'interviendra jamais, grâce au principe de laïcité, pour leur demander de marier des couples homosexuels si elles n'en ont pas envie.

Parce qu'il s'agit d'assurer à toutes et à tous cette égalité sur tout le territoire de la République, lorsque la loi sera votée, elle devra être pleinement appliquée partout en France, quels que soient les états d'âme de certains élus locaux. Il serait particulièrement choquant que certain(e)s de nos concitoyen(ne)s soient pénalisé(e)s à cause des convictions privées de quelques élus locaux où que ce soit en France. La République est laïque, à Paris, à Landernau, à Orange, à Pointe-à-Pitre ou à Castres.

Pour ma part, je me réjouis également de l'autre pendant de la loi qui va permettre l'adoption par tous les couples. En premier lieu, parce que cela va apporter une sécurité juridique et affective aux enfants qui vivent déjà avec leurs deux pères ou leurs deux mères (merci au passage à Christianne Taubira de l'avoir rappelé de belle manière au Palais Bourbon) :

  • que l'un vienne à disparaître et voilà ces enfants protégés d'une seconde séparation douloureuse ou de procédures juridiques souvent destructrices ;
  • que le couple se sépare et cela évitera aux enfants de se voir éventuellement retirer les liens qu'ils avaient construits avec celui ou celle des parents qui n'avait pas de lien biologique direct, mais dont personne ne peut contester les liens d'affection et d'amour.

Taubira.jpgEn second lieu, parce que les couples homosexuels qui souhaiteront adopter :

  • pourront sortir de l'hypocrisie que leur impose aujourd'hui l'administration quand l'un se déclare « célibataire » et se voir parfois autoriser à adopter sur la base de cette fiction ;
  • pourront offrir un foyer aimant et tout autant capable d'apporter une éducation de qualité que les couples hétérosexuels qui disposent d'un agrément.

Le Zapatérisme est encore loin

Formellement, seuls le mariage et l'adoption pour tous figuraient noir sur blanc dans le petit livret du candidat François Hollande compilant ses « 60 engagements ». Il s'était cependant engagé lors de multiples déclarations publiques, oralement et dans des magazines, par sa propre voix ou par l'intermédiaire de sa porte-parole Najet Vallaud-Belkacem, à autoriser l'accès de la Procréation Médicale Assistée (PMA) aux couples de lesbiennes.

Hollande-PMA-big.jpgUn trouble s'est donc emparé d'une partie des soutiens du président de la République, enregistrant sur ce terrain un recul, quand a été constaté que la PMA ne figurait pas dans le projet de loi. On nous a expliqué que la PMA appartiendrait à une loi plus large sur la bioéthique. Mais la polémique enflant, le Président a dû revenir sur le sujet : « Si j'avais été favorable [à cette mesure], je l'aurais intégrée dans le projet de loi » mais le Président dans sa grande mansuétude laisse le Parlement libre d'adopter les amendements qu'il jugera utile. Le contraire eût été étonnant par ailleurs dans une pratique démocratique que le nouvel hôte de l’Élysée souhaite démarquer de celle de son prédécesseur.

[Au passage, on aura tout de même appris que c'est le Président de la République qui rédige les projets de loi : note pour plus tard].

Ce qui est inquiétant dans cette séquence, c'est le Président contredit les engagements répétés du candidat en indiquant qu'il n'est pas « favorable » à une mesure qu'il appelait de ses vœux quelques mois plus tôt. Ce qui est inquiétant, c'est qu'au-delà du débat qui peut exister légitimement à gauche sur la PMA – on a vu 27 députés PS demander à ne pas figurer parmi les signataires de l'amendement du groupe SRC – il témoigne d'une frilosité, d'une pusillanimité de l'exécutif sur une réforme qui met en jeu l'égalité.

Car je le redis, c'est bien là-aussi l'égalité des citoyens devant la loi qui est en jeu. Les opposants, mêmes de gauche, dénonce dans l'ouverture de la PMA aux lesbiennes une démarche qui vient contrecarrer le caractère médical et réparateur qu'on lui avait donné à l'origine. Or, si nos camarades veulent bien s'arrêter 30 secondes sur le sujet, il y a bien longtemps que cette considération a été dépassée dans nos débats à gauche : il ne s'agit pas de donner un droit exorbitant aux lesbiennes mais le PS a pris position pour l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, quelles que soient leur orientations sexuelles. Donc si l'on avance vers l'élargissement de l'accès à la PMA aux femmes hétérosexuelles, pourquoi le refuser aux couples lesbiens ? Pourquoi ralentir sur ce sujet alors que dans tous les pays où le mariage et l'adoption pour tous a été légalisé, cela s'est accompagné de l'ouverture de la PMA aux couples lesbiens.

Zapatero.jpgAinsi à ceux qui craignent que notre gouvernement sombre dans le Zapatérisme en limitant le progrès aux questions sociétales pour oublier les questions économiques et sociales, je réponds que nous sommes « malheureusement » encore en retrait par rapport à Zapatéro.

La gauche au pouvoir ne peut pas se permettre de donner l'impression de se déjuger ou de reculer sur une mesure qui si elle est sociétale est bien symbolique comme élément de clivage et de distinction entre la gauche et la droite. Alors que l'exécutif est soumis à une pression médiatique et « lobbystique » du patronnat et des marchés financiers tout recul sur un symbole sera pris comme un encouragement à élargir les brèches du Traité Merkozy et du Pacte de Compétitivité.

D'un point de vue politique, et malgré les chroniques de Thomas Legrand sur France Inter qui dénonce une erreur stratégique du PS, les combats économiques, sociaux et sociétaux de la gauche se rejoignent ; pensons y sérieusement alors que le Patronnat et la droite ont décidé de pousser les feux du rapport de force au maximum autour de la « conférence sociale », une volonté de confrontation bien éloignée de l'appel béat du pouvoir à un « compromis historique ».

La marchandisation du corps humain est incompatible avec l'égalité, incompatible avec la République

GPA.jpgUne partie de la droite et de la gauche se rejoignent enfin dans ce débat en expliquant que l'accès des couples lesbiens à la PMA ouvre forcément la voie à la Gestation pour autrui (GPA) et aux mères porteuses. En effet, autoriser la PMA pour les lesbiennes signifierait créer une inégalité pour les gays qui ne peuvent physiquement y avoir accès. Il faudrait alors leur offrir la GPA en compensation… Je suis pour ma part consterné par la médiocrité de cet argument qui joue sur le retournement absurde des arguments de quelques lobbys homosexuels et intellectuels égarés.

Les socialistes considèrent dans leur immense majorité qu'il faut ouvrir la PMA à toutes les femmes, il s'agit donc d'établir l'égalité entre les femmes quelles soient hétérosexuelles ou homosexuelles.

La légalisation des mères porteuses impliquent la location des organes d'une personne ; il s'agit d'entrer dans une logique de marchandisation du corps, voire de la personne humaine entière. Trafic d'organes, prostitution, esclavage, sont autant d'aliénation qui rentrent dans cette logique de marchandisation, dont la GPA serait une version moderne et bobo.

Le Parti Socialiste et toute la gauche ont heureusement pris vigoureusement position, après débat, contre les mères porteuses et la GPA : elle ne sera pas ouverte pas plus ouverte aux couples hétérosexuels qu'aux couples homosexuels, il n'y a ici aucune rupture d'égalité, l'égalité n'est pas affaire de « compensation » et elle ne saurait supporter d'être confondue avec une proposition indigne.

Pierre-Berge.jpgEt c'est pourquoi je tiens à dénoncer fermement les propos désastreux et selon moi lamentables de Pierre Bergé qui, le 17 décembre dans une interview au Figaro, déclarait : « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l'adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? ». Le milliardaire ne pouvait rendre plus mauvais service à la cause de l'égalité que cette déclaration.

Mais est-ce vraiment l'égalité que Pierre Bergé vise ? Il appartient sans doute à cette infime catégorie de la population déconnectée des réalités, soit par la fréquentation des puissants, soit par l'argent qu'elle possède, qui croit être de gauche en confondant égalité et consommation, et qui croit peut-être que l'égalité sera atteinte quand on aura accordé aux salariés les émoluments suffisants pour leur permettre de consommer sans trop se poser de questions, et surtout sans les interroger à nouveau sur l'orgine et l'utilisation de leur trop grande richesse. Avec Bergé et ses amis "une autre marchandisation est possible".

Pierre Bergé vient de décrire la négation parfaite de la mission historique du socialisme : Il est temps de tordre le cou à cette pseudo gauche libérale-libertaire qui, en comparant la location du ventre d'une femme à la force du travail de l'ouvrier, rabaisse l'une au rang de marchandise et renvoie le second à l'aliénation prolétarienne que plus de 150 ans de luttes sociales n'ont pas encore suffit à réduire.

Frédéric FARAVEL

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:57

tva-5.jpgVous pouvez signer en ligne la pétition pour la TVA dans le logement social à 5% ici http://logementsocialtvareduite.fr/

Les arguments sont évidents

- depuis 1994, le financement du logement social est calculé sur la base de prêts de la CDC à partir du livret A et d’une TVA à taux réduit à 5,5%. Ce sont les deux piliers majeurs pour réaliser ou rénover un HLM.Il y a bien sûr, en plus, les subventions des collectivités locales, du 1% logement et de moins en moins de l’Etat. La hausse du taux de TVA déstabilise très fortement la production de logements sociaux et les réhabilitations. Elle va provoquer leur réduction, alors qu’il faudrait les faire l’inverse. Nous l’avions déjà dit lorsque, l’an dernier, la droite a fait passer ce taux à 7%. Passer à 10% serait pire.

- il n’y aura pas 150.000 logements sociaux construits par an, ni 500.000 logements thermiquement réhabilités si le taux de TVA passe à10%, comme c’est prévu dans le pacte de « compétitivité » du gouvernement. Les conséquences seront graves: perte d’emploi, aggravation de la pénurie de logement, loyers HLM trop élevés, charges qui explosent.

C’est une décision mauvaise socialement et économiquement.

- c’est aussi une question de principe. Non, la TVA a 5% pour le logement social n’est pas une « niche » fiscale, elle n’exonère personne qui s’enrichirait, de payer des impôts. Elle permet de financer une mission de service public et rappelons que les organismes HLM ne font pas de profits et ne versent pas de dividendes. Les HLM ne sont pas des « pigeons » qui veulent valoriser leurs plus values et ils mériteraient plus d’égard et d’attention que ces derniers.
C’est une question de principe car le logement social doit être considéré comme un bien de première nécessité. Cette vision est essentielle pour la pérennité du financement et de la place du logement social dans le pays. Hélas, la crise du logement est loin d’être résorbée et même si les objectifs annoncés par François Hollande on serait encore très loin de la fin de cette terrible crise qui mine notre République. C’est donc un TVA a 5% inscrite dans la longue durée qui s’impose.

Une occasion manquée au Sénat.

Marie-Noëlle Lienemann avait au nom du groupe socialiste déposé dans le cadre du projet de loi de finance pour 2013, un amendement visant rétablir dés cette année la TVA à taux réduit pour les HLM. Un amendement comparable avait été déposé par tous les groupes de gauche, des communistes (CRC) aux radicaux de gauche et républicains (RDSE) en passant par les écologistes (EELV). Toute la gauche et l’écologie réunie, ce n’est pas si fréquent au Sénat. la commission des finances n’a pas retenu cet amendement avec deux arguments, le premier est qu’il entrerait une perte de recette et le second renvoyant au débat sur le plan de compétitivité et les nouveaux taux de TVA, l’examen de la proposition.

Le premier argument a vite été contrecarré car dans la même séance, j’avais déposé un amendement instaurant une taxe de solidarité urbaine sur les transactions immobilières dépassant 10.000€ du m². Ce que Jérôme Cahuzac a refusé avec des analyses fallacieuses sur le blocage du marché immobilier qui s’en suivrait (à mourir de rire quand il s’agit des logement hyper chers !!!).

Le second argument renvoyant au vote sur le pacte de compétitivité était dilatoire puisque même avec 7% ( le futur plan monte a 10) le bouclage financier des 150.000 logements sociaux n’était pas réalisé, et comme je l’ai indiqué le retour au taux minoré était structurellement et immédiatement nécessaire.

En dépit des pressions de Jérôme Cahuzac et des tentatives de conviction du rapporteur socialiste du Budget, les groupes de gauche ont maintenu leurs amendements et même quelques UMP s’y sont dits favorables. Un premier vote très serré à été suivi d’un second par assis debout et là nous avons été battus de 2 voix. La moitié du groupe socialiste a vote pour la TVA réduite et l’autre contre avec l’essentiel de la droite, au nom de la solidarité gouvernementale. Vraiment c’est une belle occasion manquée, occasion de rassembler toute la gauche, occasion de montrer au groupe communiste que nous pouvions prendre en compte certains de leurs amendements, occasion de donner le coup de booster nécessaire aux HLM pour produire vite les logements sociaux attendus et de sortir des loyers plus bas qu’aujourd’hui !

Vous retrouverez ici les vidéos des débats autour de deux des amendements que j’ai déposé au Sénat dans le cadre du Projet de loi de Finances pour 2013 : le premier portant l’abaissement du taux de TVA pour le logement social qui n’a été rejeté que d’une voix après deux votes et le second portant sur la création d’une contribution de solidarité urbaine.


Débat budgétaire projet de loi de finances pour... par MN-Lienemann

Il faut poursuivre la mobilisation.

Le projet de loi de finances rectificative va arriver dans les prochains jours au Sénat et comprend les nouveaux taux de TVA ainsi que le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et pour l’Emploi. Ces décisions importantes interviennent dans un temps ramassé contrairement à ce qui avait été annoncé quant au temps de débat nécessaire sur les nouveaux taux.
Pour l’heure, le gouvernement a refusé le principe d’amendements qui ventileraient de façon nouvelle la répartition des taux, donc le retour de la TVA sur le logement social a 5%. Mais il peut encore modifier son attitude en séance publique avant le vote, car bon nombre d’élus se sont alarmés des conséquences très négatives des choix actuels. Alors faisons nous entendre.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 10:03

zoneEuroPSQuelle incroyable mauvaise foi des élus valdoisiens de droite ! (voir ici le reportage complaisant de VOnews)

Depuis des années, les élus et les collectivités de gauche ont dénoncé une situation ubuesque qui fragilise les finances des collectivités locales, à force de désengagements successifs de l'Etat, de recul des services publics, de transferts de compétences sans transferts financiers suffisants, de gel des dotations d'Etat et de mauvaise gestion des dispositifs de solidarité financière entre communes...

Sur ce sujet, la majorité parlementaire UMP a fait voter en décembre 2011 une réforme du Fonds de Solidarité de l'Île-de-France (FSRIF), qui fonde ce dispositif uniquement sur le potentiel financier d'une commune et ne prend plus en compte la réalité sociale de ses habitants. Mais ils ont décidé aussi de plafonner la participation des anciens contributeurs (villes économiques riches avec des populations aisées - leurs amis politiques, de fait). Résultat : ce sont les villes économiquement "riches" mais avec des populations pauvres qui produisent l'effort pour aider financièrement les communes très pauvres !?!

Le coup de pied de l'âne de Sarkozy et de sa majorité contre les communes avant d'être virés...

Pendant 10 ans, les élus UMP et NC du Val-d'Oise ont refusé de parler de ce problème, ils l'ont même contesté, accusant la gauche valdoisienne d'être catastrophiste et incompétente... et maintenant qu'ils sont nationalement dans l'opposition, ils font semblant de le découvrir et de manifester leur inquiétude... C'est une véritable supercherie et de la désinformation des citoyens ! Honte à eux !

Par contre, il faut que les élus de gauche restent exigeant avec l'Etat et le nouveau pouvoir pour obtenir un système plus juste et plus équitable de financement et de solidarité (voir ici des propositions portées par des communes de différentes obédiences politiques) !

Frédéric FARAVEL
membre du bureau fédéral du PS Val-d'Oise
Mandataire fédéral de la motion 3 "Maintenant la Gauche"


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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:43

Florange: le compromis passé avec Mittal divise les socialistes

Libération - 5 décembre 2012

flormittal.jpgLe dossier Florange et le compromis passé avec l’industriel Mittal divisent les socialistes, entre partisans de la solution Montebourg de nationalisation temporaire, déçus de la solution trouvée, et soutiens du gouvernement.

Depuis vendredi, les critiques des syndicats et de bon nombre de responsables politiques au sujet de l’accord signé avec l’industriel Lakshmi Mittal sur le site de Florange ont aussi gagné les socialistes.

Premier exemple, au sein même du gouvernement: se défendant de parler en tant que ministre, “mais en tant qu’(ex)-élue mosellane”, Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, a dit sa “préférence nette pour une solution de portage public temporaire de l’entreprise”.

Ce n’est pas la solution qui a été retenue”, a-t-elle noté, ajoutant: “Si les engagements n’étaient pas tenus par Mittal, je considère qu’il faudrait en revenir à cette solution-là”.

Il y a un accord, il n’y a pas de confiance”, a déclaré dimanche la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, soulignant que “jamais Mittal n’a tenu ses promesses dans le passé”.

Jean-Marc Ayrault avait écarté vendredi soir la nationalisation, expliquant qu’elle “n’est pas efficace face à un problème de débouchés pour une entreprise ou face à un problème de compétitivité.”

Mardi, lors de la réunion de groupe PS à l’Assemblée, à laquelle ont assisté le Premier ministre, Arnaud Montebourg et Michel Sapin, plusieurs députés socialistes ont affirmé, en sortant, que l’atmosphère était assez “glaciale”.

Une dissension dans les rangs de l’exécutif, que la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem s’est employée à nier mercredi, assurant que “la solidarité gouvernementale est entière” sur le sujet.

Qu’il y ait des différends, c’est normal, car on a des sensibilités de gauche différentes dans ce gouvernement”, commente, pour sa part, un ministre. “Mais ça ne peut se faire sous les regards de la représentation nationale”, estime ce membre.

Au Parti socialiste, qui se réunissait en Bureau national mardi soir, les partisans de l’aile gauche, qui depuis le Congrès de Toulouse (fin octobre), défendent l’idée de nationalisation, “n’ont pas voté” le communiqué sur Florange proposé par la direction, a expliqué à l’AFP Emmanuel Maurel, l’un de ses représentants.

Nous voulions qu’apparaisse”, dans le texte, entre autres, l’idée de “recours à la +nationalisation temporaire+ si les engagements de Mittal n’étaient pas tenus. Harlem Désir n’a pas souhaité que figurent ces termes”, a-t-il ajouté.

En pleine “contradiction”, note-t-il, “déçu”, avec une prise de position du PS du 26 novembre, signée d’Harlem Désir, qui disait que “si le groupe Mittal (…) ne prenait pas ses responsabilités”, le PS soutenait “la solution d’une prise de contrôle public temporaire de l’Etat”.

On est sur une position qui est celle du soutien de la position du gouvernement, on l’assume”, a confié un proche de M. Désir.

Oui, c’est une question qui nous divise, y compris au sein du gouvernement. Mais derrière cette question”, note un autre proche du patron du PS, “il y a la question de savoir si on considère que la nationalisation est un outil dans la négociation, à utiliser en dernier recours, ou si c’est un changement de paradigme dans la politique industrielle qui est menée. La majorité pense que c’est la première solution”.

Tout le monde est acquis à l’idée que la nationalisation temporaire était un moyen de faire pression, un moyen et non une fin”, affirme le député Olivier Faure, ancien conseiller de M. Ayrault.

Le sénateur Gérard Longuet (UMP), ancien ministre de l’Industrie, a estimé que c’était “le silence du président qui (avait) rendu l’équivoque entre (Jean-Marc) Ayrault et (Arnaud) Montebourg possible”.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 10:54

lienemannMarie-Noëlle Lienemann, Sénatrice (PS) de Paris, ancienne ministre du logement et ex-présidente de l'Union Sociale de l'Habitat, participera lundi 10 décembre à l'invitation de Dominique Lesparre, Maire et Conseiller général (PCF) de Bezons, aux 3èmes Rencontres du Logement, organisées par la Ville de Bezons et le collectif départemental du Logement.

Ce sera l'occasion de présenter les analyses respectives des acteurs du logement sur la nouvelle politique en matière d'habitat initiée par le gouvernement et la Ministre de l'égalité des territoires, Cécile Duflot.... l'occasion également d'en débattre avec les citoyens.

"Maintenant la Gauche" dans le Val-d'Oise se félicite de cette initiative et salue le déplacement de Marie-Noëlle Lienemann, une de ses voix médiatiques à l'échelle nationale.

L'ensemble des militants et sympathisants socialistes valdoisiens est invité à profiter de cette occasion pour participer au débat.

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de "Maintenant la Gauche" dans le Val-d'Oise

affiche_Bezons_10-12-2012.JPG

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 18:00

colombe-3.gifDepuis plusieurs semaines, j'éprouve le besoin de réaffirmer qu'il existe une voie/voix pour les chrétiens progressistes dans le monde. C'est peut-être anachronique ou démodé d'aborder le sujet pour certains, les préoccupations sur les "cathos de gauche" appartenant aux années 1960 et 1970, leur assimilation à une gauche sociétale et bien-pensante, ayant parfois même disqualifié cette réflexion pour d'autres.

La façon dont a été engagé le débatsur le "mariage pour tous", c'est-à-dire l'égalité des droits pour les couples homosexuels et hétérosexuels, et notamment les postures empreintes du pire conservatisme dans les Eglises et certaines institutions confessionnelles, pousse à camper une saine protestation ou affirmation, qu'on ne saurait caricaturer la foi dans ses érucations réactionnaires. Rien dans la "Loi" ne justifie l'opprobre et la vindicte contre les homosexuels uniquement les a priori et les lois humaines (lire dans Mediapart "Un athlète du mariage pour tous : Jésus-Christ").

J'ai toutefois également été surpris de la réaction de certains camarades ou proches concernant une initiative pétitionnaire de chrétiens favorables à la concrétisation de l'égalité des droits : "Sur le mariage, l'Église aussi est diverse". Les remarques, souvent hostiles, parfois blessantes, étaient à mon sens totalement décalées et contreproductives. Elles semblaient exprimer une défiance naturelle, instinctive, onthologique à l'égard d'individus toujours suspects d'une certaine coupable complicité envers une forme ancienne du totalitarisme, que serait en soi toute confession et religion.

Outre le fait que cette vision s'attaque en la matière à des camarades, des partenaires ou des alliés, elle est réductrice - comme cherchent à faire tous les réactionnaires du monde en caricaturant la pensée socialiste à l'expérirence totalitaire (et finalement césaro-papiste) du stalinisme - et elle est aussi une dénégation de la liberté de conscience et d'expression.

Car nous avons tous le droit d'exprimer (pourvu qu'on n'appelle pas à la haine, au meurtre, aux discriminations, sur telle personne ou tel groupe, pourvu également que cela ne soit pas du prosélytisme), nos opinions, nos convictions, dans l'espace public.

Et pour certains d'entre nous, la foi - chrétienne en l'occurence (mais je suppose, en tout cas j'espère, que cela doit marcher pour d'autres confessions) - a largement structuré notre pensée. Le "Salut" auquel nous croyons nous laisse libres d'agir pour la transformation du monde. L'inspiration et l'éducation que nous en avons tirées nous a conduit à l'engagement socialiste. Léon Blum, dans son fascicule de formation et son enregistrement audio "Pour être socialiste" posait clairement la question "de quoi est né le socialisme ?" (1919) ; il y répond ainsi :

"De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société. Le socialisme est né de la conscience de l'égalité humaine, alors que la société où nous vivons est tout entière fondée sur le privilège. Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables : la misère, le chômage, le froid, la faim, alors que la terre, comme l'a dit un poète, produit assez de pain pour nourrir tous les enfants des hommes, alors que la subsistance et le bien-être de chaque créature vivante devraient être assurés par son travail, alors que la vie de chaque homme devrait être garantie par tous les autres. Il est né du contraste, à la fois scandaleux et désolant, entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. Il n'est pas, comme on l'a dit tant de fois, le produit de l'envie, qui est le plus bas des mobiles humains, mais de la justice et de la pitié, qui sont les plus nobles.
Je n'entends pas soutenir, vous le comprenez bien, que tous les sentiments généreux et désintéressés de l'âme humaine ne se sont manifestés dans le monde qu'avec les doctrines socialistes. Ils sont plus anciens, s'ils ne sont pas éternels. L'instinct de justice, de solidarité, de moralité humaine qui trouve aujourd'hui son expression dans le socialisme a, tout le long de l'histoire, revêtu d'autres formes et porté d'autres noms. C'est cet instinct qui a fait la force des religions modernes, puisque toutes, à leur naissance, dans leur première phase de prosélytisme populaire, se sont tour à tour adressées à lui. Un encyclopédiste du XVIIIe siècle, un jacobin de la Convention, un démocrate de 1830 étaient probablement mus par les mêmes sentiments qui font aujourd'hui le ressort et la force vive de notre action. Mais - là est le point essentiel - la foi socialiste est la seule forme de cet instinct universel qui réponde exactement aux conditions actuelles de la vie sociale, de la vie économique. Toutes les autres ont été dépassées par le cours des temps. Toutes les autres sont discordantes et retardataires. Que ceux qui s'y obstinaient de bonne foi le comprennent et viennent à nous.
Le socialisme est donc une morale et presque une religion, autant qu'une doctrine. Il est, je le répète, l'application exacte à l'état présent de la société de ces sentiments généraux et universels sur lesquels les morales et les religions se sont successivement fondées."

Je ne pourrais mieux décrire les sentiments qui m'animent que ne le fit alors Léon Blum... C'est donc pleinement en tant que chrétien que je suis socialiste et, selon et pour moi, ces deux aspirations se nourrissent l'une et l'autre. Il serait particulièrement incongru de réfuter cette situation et de dénier la légitimité de son expression.

Nul ne conteste d'ailleurs l'engagement de personnalités mondialement connues :

  • l'engagement humanitaire, en faveur de l'annulation de la dette des PVD, de Bono ou écologiste de Peter Garett (chanteur du groupe australien Midnight Oil, devenu ministre de l'environnement)... pourquoi oublier que leurs motivations - qui transparaissent pourtant dans l'inspiraiton mystique d'une partie de leurs chansons - ont leur foi pour origine ;
  • doit-on mépriser les actions entreprises par Martin Luther King, les prêtres ouvriers, Mgr Desmond Tutu, ou l'Abbé Pierre, pour les droits civiques, contre l'apartheid, pour l'égalité sociale (et parfois le tout en même temps) parce qu'ils ont agi sous l'inspiration de leurs croyances et en tant que religieux ?
  • Doit également entamer une critique de l'action de Nelson Mandela ou de Barack Obama au regard de l'inspiration chrétienne de leurs convictions...?

On voit bien ici le ridicule de la situation.

C'est un plaisir intense pour moi de me confronter et de me nourrir de la lecture des philosophies du soupçon initiées par Friedrich Nietzsche, Karl Marx ou Sigmund Freud. Ils nous maintiennent en éveil, nous bousculent dans nos certitudes et nous amènent à renverser les présupposés que l'on croyait indéboulonnable... mais qui pourra soutenir qu'il n'y eut aucune influence à ce que le premier fut fils de Pasteur luthérien, le second petit-fils de Rabbin et le troisième pétri de culture judaïque...

Pour ma part, je préfère croire - avec une distance critique - et agir selon ce que je définis comme ma foi, que d'affecter une indépendance à toute pensée religieuse et avoir remplacé Dieu par d'autres maîtres bien plus dévorant : l'argent, le pouvoir, l'apparence ou leur propre image... Ne retenant que cela du matérialisme (historique ou non). Où la pensée et l'engagement serait réduit à une figure imprimée sur un t-shirt (payé fort cher au demeurant) Che Guevara le disputant à MLK ou à JP2 fumant un joint...

A mes amis anti-religion (à ne pas confondre avec les athées) je veux dire ceci : il faut savoir retenir l'aspiration libertaire existant chez certains chrétiens qui ont retenu du message du Christ le refus de l'ordre établi, il faut savoir retenir retenir l'amour et la joie de l'étude qui habite une partie du judaïsme (je ne saurais me prononcer sur l'Islam que je ne connais pas). Elles ne s'imposent à personne, elles font partie d'un fond global dans notre société et animent encore quelques uns d'entre nous qui se battent à vos côtés.

Car, enfin, face à la montée des communautarismes et des intégrismes, il faut avant tout nous accepter et nous unir dans le respect de nos différence. C'est plus important que de savoir si ma foi et celles de quelques autres devraient ou non invalider notre combat.

Frédéric FARAVEL

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:56

Le club Gauche Avenir vous convie à une Assemblée des gauches et des écologistes le 12 décembre 2012

COMPÉTITIVITÉ, EMPLOI, REDRESSEMENT INDUSTRIEL : QUELLES ALTERNATIVES ?

Avec la participation de

  • Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice socialiste et co-présidente de Gauche Avenir
  • Pierre Laurent, Premier secrétaire national du Parti Communiste et Sénateur
  • Jean-Vincent Placé, Sénateur et Président du groupe Europe Ecologie Les Verts
  • Jean-Luc Mélenchon, Co-président du Parti de Gauche et Député Européen
  • Christian Eckert, Député socialiste et rapporteur général de la commission des finances
  • Guillaume Duval, Rédacteur en chef d’Alternatives Economiques
  • Dany Lang, membre du collectif "Les Economistes Atterrés"
  • Liem Hoang Ngoc, Député européen socialiste
  • Henri Sterdyniak, membre du collectif les Economistes Atterrés
  • Paul Quilès, Ancien Ministre et co-président de Gauche Avenir

gauche_avenir_12-12-2012.jpgRendez-vous

mercredi 12 décembre 2012
au Musée Social
de 18h à 22H
5 rue Las Cases
75007 PARIS

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Merci de confirmer votre présence par mail à contact@gaucheavenir.org

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