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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:49

Je suis heureux et fier que la Motion 3 dans le Val-d'Oise ait réuni 230 voix et 16% des suffrages exprimés dans le Val-d'Oise.

banniere_MLG_95_recto_verso.jpgJe suis fier des militants socialistes valdoisiens de la motion 3 parce que c'est le résultat d'un travail collectif et de leur mobilisation.

Je souhaite encore remercier les camarades qui ont fait la tournée des sections et qui ont beaucoup donné pour ce résultat.

contrib_10-09-2012_7.jpgJ'adresse particulièrement un salut amical à ce titre à notre camarade Adélaïde Piazzi, qui a fait un gros boulots dans ce sens, en allant débattre dans des grandes sections qui nous sont rarement acquises ou bienveillantes.

273134_emmanuel-maurel-vice-president-ps-en-charge-de-la-fo.jpgJe veux remercier Emmanuel Maurel pour le courage, la ténacité et la force de convictions dont il a fait preuve pour porter haut les couleurs de la gauche du PS dans ce congrès qu'une partie de la direction aurait préféré ne pas faire.

J'espère qu'il pourra encore nous donner le LA d'ici le 18 octobre et ensuite !

Ce score est encourageant car il est au même niveau que celui de la motion C en 2008 (16,37%), alors même que certains de nos camarades ont quitté le parti ou la fédération et que certains de nos amis ont préféré se joindre à un texte dit "majoritaire" qui exprimait des positions qu'ils ne partageaient pas du tout.

Nous avons fait le choix du débat et de la clarté et nous n'en sommes pas déçus au contraire : nous avons été et nous serons utiles aux socialistes.

Le taux de participation est faible - c'est une inquiétude, car nous avions besoin d'un parti mobilisé pour aider le gouvernement à réussir - et le résultat de la motion 1 est très en dessous des attentes de ses responsables : ce sont eux qui ont organisé le congrès dans un calendrier étriqué, donné le spectacle d'un fonctionnement opaque et tenté d'éviter le débat politique ; il faudra qu'ils révisent quelque peu leurs postures, désormais.

Cette situation nous oblige et nous donne d'autant plus de responsabilités pour faire vivre le Parti et aider à la réussite de la gauche au pouvoir.

Frederic_Faravel_14-07-2012.jpgLes résultats ci-joints en PDF sont encore partiels car deux sections posent problème en termes de respect des procédures et nous en débattront fermement mais en toute camaraderie en commission de récolement des votes.

Merci, encore merci et bravo à tous mes camarades,

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:02

jevotem3congrestoulouse2.jpg

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 10:17

acieries.jpgL'État doit sauver Florange et ses ouvriers ; La sidérurgie européenne ne doit pas disparaître.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a assuré jeudi à Florange les salariés de l'aciérie ArcelorMittal, que l'Etat ferait tout ce qui est en son pouvoir pour trouver un repreneur aux deux hauts-fourneaux du site, dont l'arrêt définitif pourrait être annoncé lundi 1er octobre par la direction.

Nous saluons l'engagement du gouvernement. Nous considérons inacceptable la mort annoncée de la sidérurgie française et européenne ; nous dénonçons le comportement rapace d'ArcelorMittal et de son PDG Lakshmi Mittal, qui a manipulé pendant des années les salariés de la sidérurgie. Dans ce contexte de prédation économique, la reprise partielle du site semble peu probable ; mais nous ne pouvons accepter la fermeture du site de Florange : la nationalisation temporaire de cette aciérie peut répondre à l’urgence du maintien de l’activité et préparer la restructuration de la filière acier en France.

Montebourg-Florange.jpgLa motion 3 propose au gouvernement de lancer la contre-offensive industrielle et de donner à Arnaud Montebourg les moyens concrets du redressement productif.

Au-delà du seul cas de Florange, la motion 3 « Maintenant la Gauche » développe de nombreuses propositions qui peuvent servir au gouvernement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour réussir le changement attendu par les Français.

La future Banque Publique d’Investissement devrait privilégier, en lien avec les Régions, les aides aux entreprises sous forme de capital, plutôt que sous forme de simples prêts, en particulier dans les entreprises qui pourraient être rachetées ou partir à l’étranger. La réintroduction de capital public, voire même des nationalisations, fussent-elles temporaires, peuvent constituer des protections majeures dans des secteurs stratégiques ou vulnérables aux prédateurs.

Par ailleurs, nous proposons de créer des outils nouveaux pour favoriser les reprises et transmissions d’entreprises, en particulier à travers des SCOP. Un fonds d’investissement coopératif abondé par un pourcentage des bénéfices des coopératives pourrait démultiplier les opportunités de cette nature.

Une stratégie défensive est aussi indispensable, pour ne pas laisser partir des entreprises, des brevets et des marques. Les lois prévues contre les licenciements économiques abusifs, sur l’obligation de reprise lorsqu’un repreneur crédible se présente et que le propriétaire de l’entreprise veut la fermer sont urgentes et essentielles. Le droit de préférence accordé aux salariés qui sont prêts à reprendre l’entreprise sera aussi très utile.

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3 dans le Val-d'Oise

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:29

nouveau-logo-psQuel est le rôle du Parti ?

Beaucoup de militants et de responsables souhaitent fixer cette seule question comme l'enjeu du congrès de Toulouse ; c'est peut-être un peu réducteur, mais prenons alors cet angle pour démontrer que la question peut s'élargir. Et si l'on devait limiter le congrès à ce seul enjeu, on peut et on doit légitimement s'interroger au regard des déclarations de certains hauts responsables du PS.

Ainsi, François Rebsamen, président du groupe socialiste & républicain au Sénat, a indiqué voici une dizaine de jours : "Les Français ont tranché : pour cinq ans, l'orientation du PS, c'est le programme présidentiel...", mais alors dans ce cas, pourquoi convoquer et tenir un congrès ? Il est évident que le rôle de soutien et d'explication de la mise en œuvre des 60 engagements du président font partie des tâches naturelles du parti.

Alors, doit-on laisser aux seuls ministres et parlementaires socialistes le soin de discuter des conditions de la mise en œuvre des engagements ? Ici encore, les déclarations les plus contradictoires se sont fait jour (y compris après une forte parole présidentielle) : sur les gaz de schistes, le rythme, les choix et les méthodes de la transition énergétique, mais aussi fiscalité, droite de vote des étrangers aux élections locales, situations des Rroms, non-cumul des mandats, ou encore l'adaptation du redressement financier du pays à une réalité économique délicate (croissance atone)... on ne produit pas de richesses avec une rigueur, même habillée du mot de "sérieux" - sans parler de l'Espagne, du Portugal ou de la Grèce, regardez l'Italie, présentée comme le bon élève des réformes qui s'enfonce à nouveau dans la récession : cela ne marche pas !

logo_MLG-copie-1.jpgTous ces débats nécessaires sont portés par la motion 3 "Maintenant la Gauche".

On voit que sur tous ces sujets, le PS doit s'emparer du débat, ouvrir la discussion franchement avec les militants... pour ensuite parler d'une voix forte, à toute la gauche et au pays...

Notre tâche ne peut être seulement l'explication, le "renouvellement" des cadres et la préparation des municipales... Nous devons être le parti vivant qui permet par son débat d'apporter les idées nouvelles pendant cinq ans pour que le gouvernement réussisse. Nous mobiliserons la société si nos concitoyens ont le sentiment que le PS que je viens de vous décrire existe.

Frédéric FARAVEL

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 12:07

Comme chaque année la fédération valdoisienne du Parti Communiste Français invitait les partis de gauche à l'inauguration de son stand départemental de la Fête l'Huma. C'était le 14 septembre 2012, j'y représentais officiel la fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste. Le Parti de Gauche et la direction nationale du PCF étaient également présents. Selon moi, la fête de l'Huma est le rendez-vous naturels des militants et des sympathisants de gauche en septembre, quelles que soient leurs sensibilités politiques. S'il existe évidemment des désaccords entre nos partis, les débats, qui traversent la gauche, traversent également le Parti Socialiste, pivot essentiel de la nouvelle majorité pour le changement. On pourra s'en rendre compte leur du congrès de Toulouse en octobre prochain.

fete_de_lhuma_septembre_2012_3.jpg

Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95, a salué la présence des forces de gauche pour cette inauguration, et notamment le PS95 - pour une fois officiellement représenté.

fete_de_lhuma_septembre_2012_1.jpg

J'ai témoigné auprès des militants communistes de la volonté de dialogue des socialistes valdoisiens. A l'arrière plan, Pascale Le Neouannic et Patrice Lavaud du Parti de Gauche.

fete_de_lhuma_septembre_2012_2.jpg

Dominique Lesparre, Maire et Conseiller général communiste de Bezons, était également présent.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:41

(Grandeur et) décadence des chroniqueurs politiques... Beau tir groupé ce lundi : Thomas Legrand et Pascale Clark (la "biaiseuse" comme la surnomme le nouvel invité de Collin et Mauduit, Omer Simpson himself) de France Inter et Christophe Barbier de L'Express ont en commun posé la question terrible et stupide à la fois qui devrait agiter le landernau des gens qui savent mieux que les électeurs et les militants ce qu'il faut faire en politique...

AubryDuflotAinsi après le vote du conseil fédéral d'Europe-Ecologie/Les Verts rejettant au 3/4 le Traité Merkozy, après l'éructation véxée de Dany Cohn-Bendit (que je pensais plus attaché au fonctionnement démocratique... je suis moi-même jusqu'ici minoritaire dans mon parti, je ne traite pas les camarades avec qui je ne suis pas d'accord de "nuls"), la question de la présence de Pascal Canfin et de Cécile Duflot au gouvernement serait donc posée. Par ricochet, faut-il demander le départ de Benoît Hamon, exclure les députés et sénateurs socialistes qui vont voter contre le TSCG, et rejeter dans l'opposition les députés et sénateurs écologistes et chevènementistes ?

Rappelons au passage que la décision des camarades écologistes n'est une surprise pour personne : les responsables écologistes de Cécile Duflot à Jean-Vincent Placé, en passant par Pascal Durand, ont toujours dénoncé le caractère anti-démocratique et austéritaire du traité rédigé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Va-t-on recommencer avec Cécile Duflot le coup de lui reprocher les positions écologistes, désormais sur l'Europe, après l'avoir fait sur le cannabis ?

Faut-il rappeler que l'accord signé par le Parti Socialiste et EELV n'a jamais impliqué le vote favorable des écolgistes en faveur du Traité Merkozy ? et ce pour la meilleure raison du monde : les deux parties signataires étaient opposées radicalement à ce traité...

Faut-il également rappeler, puisque l'on explique depuis le 6 mai 2012 que tout le monde devait se rallier au seul programme de François Hollande, que notre Président de la République s'était engagé noir sur blanc à renégocier le traité Merkozy et à le compléter par un volet croissance (engagement n° 11) ? Le volet croissance, même faible, a été obtenu, la renégociation est totalement absente : pas une virgule n'a changé entre le texte de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel - aujourd'hui défendu bec et ongles par François Fillon et Jean-François Copé - et celui qui sera soumis aux parlementaires en septembre et octobre...

Faut-il même s'interdire de se poser des questions sur la loi organique triennale sur les finances publiques et le projet de loi de finances pour 2013 qui fixe un objectif de 3% de déficit budgétaire pour l'année prochaine ? En période de croissance anémiée et presque nulle, alors même que les prévisions de croissance du gouvernement ne cessent de s'amoindrir, il serait particulièrement hasardeux de maintenir cet objectif de 3% par principe, alors même que nous avons besoin de maintenir le pouvoir d'achat des Français (et la puissance publique crée de l'activité donc du pouvoir d'achat induit) pour relancer la croissance... C'est une des nombreuses questions que pose la motion 3 "Maintenant la gauche" conduite par Emmanuel Maurel, dans le congrès du PS.

Faut-il être pragmatique ou s'exposer à l'échec et se donner rendez-vous, comme l'a fait ce matin sur France Inter J.-V. Placé, pour un collectif budgétaire en juin ou juillet prochain révisant un objectif pour le moment trop ambitieux ?

Dans cette affaire, la cohérence, l'efficacité et le pragmatisme sont bien du côté des militants et parlementaires de gauche qui demandent de ne pas reporter à l'après TSCG la réorientation démocratique et sociale de l'Europe, qui défendent une Europe fédérale et budgétairement active (qui nous est refusée par ce traité) et demande à desserrer l'étau d'une rigueur qui ne dit pas son nom.

Frédéric FARAVEL

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:31

Depuis une dizaine de jours, une partie du monde arabo-musulman s'enflamme autour d'un mauvais film diffusé sur internet intitulé "L'innocence des musulmans". Les réactions à ce qu'on peinerait à qualifier d'oeuvre cinématographique (il faudrait inventer une catégorie inférieure à la série Z) ont donné lieu à des violences graves - notamment au Liban, en Tunisie, mais surtout en Libye - opérée par une minorité agissante salafiste... D'autres acteurs politiques tentent d'ailleurs d'instrumentaliser la situation : les Frères Musulmans égyptiens cherchent à relayer la colère de la rue pour ne pas être en reste avec leurs salafistes locaux, le Hezbollah a commandé des manifestations monstres à Beyrouth, et l'Iran conservateur a décidé d'attiser les flammes.

Charlie_Hebdo_19-09-2012.jpgOn le voit ici rien de spirituel ou de métaphysique mais, une fois de plus, de l'instrumentalisation politique éhontée. Pour emprunter les mots de Sophia Aram en début de semaines, si Dieu existe soit il doit complètement se foutre d'un film aussi insignifiant (j'opterais d'ailleurs pour cette hypothèse), soit il doit être choqué que des supposés croyant le croit à ce point incapable de régler le problème tout seul, ce qui en soi est bien plus vexant que le film lui-même.

L'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a dans ce contexte choisi de publier un numéro dont une large part a été consacré à la critique des variantes les plus fondamentalistes de l'Islam, comme il caricature généralement avec acidité l'ensemble des autres religions. L'édition s'est arrachée et a été épuisée en moins d'une journée, une seconde édition devrait être publiée ce vendredi.

On peut discuter longuement des motivations de la rédaction de Charlie - serait-elle pécunière ("vendre du papier") ? mais on connait les risques d'attentat contre le journal et vendre beacoup un jour était évidemment contrebalancé dans leur esprit par la possibilité de voir à nouveau leurs locaux et leur matériel partir en fumée... on peut également discuter du bon goût ou du mauvais goût des dessins proposés, de leur qualité et de leur pertinence, mais cela reste en l'occurence du registre de la controverse artistique.

Je fus donc particulièrement consterné d'entendre des responsables politiques de gauche - qui doivent défendre par dessus tout la liberté d'expression et la conception laïque du vivre ensemble - ou des journalistes (qui sous prétexte qu'ils défendaient par ailleurs leur liberté) dénoncer l'irresponsabilité du journal, désapprouver l'initiative et rappeler qu'on peut attaquer la publication. Le droit à l'irrévérence, la possibilité de relater y compris sous forme satirique et humoristique tous les sujets ne saurait être contester d'une quelconque manière que ce soit, pour peu que le propos ne soit pas une incitation à la haine (et la jurisprudence en l'occurence ne permet pas de placer Charlie Hebdo dans le même sac que "Riposte laïque" ou le FN). C'est justement au moment où des islamistes violents agissent qu'il faut réaffirmer frontalement la possibilité de dénoncer, critiquer, moquer. Sans concession... Sinon c'est l'obscurantisme et la violence qui l'auront emporté.

Je voudrai également ajouter que je suis étonné que de nombreux défenseurs de Charlie Hebdo utilisent dans leur argumentaire le concept de droit au blasphème. Quelle est la définition du blasphème : "Blasphème : une parole ou un discours qui insulte violemment la divinité." ( Le Petit Larousse); "toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu." (Francisco Suárez). Il est selon moi impossible dans le cadre d'une société sécularisée, où la religion n'est pas la norme de définition des rapports sociaux de défendre la laïcité et de tenir un discours cohérent en utilisant le terme de "Blasphème" : qui d'ailleurs serait abilité à distinguer ce qui tient du blasphème ou ce qui n'en est pas ? Forcèment des croyants, et parmi les plus rétrogrades, qui ainsi imposeraient leur pensée et leur vision à tous les autres.

Je suis croyant, de confession protestante, mais dans une société laïque je ne comprend même pas que l'on puisse concevoir la pertinence même du concept de "blasphème" ; utiliser ce vocabulaire, c'est utilisé le vocabulaire des adversaires de la liberté de conscience, des adversaires de la liberté tout court, c'est leur donner une première victoire. Rappelons au passage qu'une des revendications phares de l'organisation de la conférence islamique, qui regroupe en son sein la presque totalité des pays de culture musulmane (et bien peu pour le grand malheur de leurs populations de gouvernements démocratiques), est d'établir en droit international le délit ou le crime de blasphème. En droit, le terme même ne devrait tout simplement pas exister.

CQFD

Frédéric FARAVEL

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 07:07

Marie Noelle Lienemann Le Figaro 07-08-2012Marie-Noëlle Lienemann explique ainsi le contexte du congrès de Toulouse et les enjeux pour les socialistes et toute la gauche, alors qu'il est plus que jamais impératif de réussir le changement :

"Le congrès de Parti Socialiste va se tenir les 26/27/28 Octobre. Les militants voteront sur les différentes motions le 11octobre. Dès la phase des contributions, j'ai souhaité que le débat puisse avoir lieu sur le fond, tant la période impose un parti socialiste, acteur du changement, capable de faire vivre, en son sein, l'unité et la diversité et décidé d'engager une nouvelle étape de sa rénovation.

Les socialistes et la gauche auraient tout à perdre d'un congrès verrouillé, d'un congrès pour rien - comme certains le disent déjà-, d'accepter que l'essentiel - s'agissant de la ligne politique, comme de la configuration de la direction- soit joué d'avance. 

L'été a confirmé les risques, mais les adhérents et les militants peuvent se faire entendre en votant pour la motion qui rassemble l'aile gauche du PS - 3 contributions- mais aussi des militants de la sociale-écologie et de la rénovation des pratiques politiques, comme nos amis d'Utopia.

La motion «Maintenant la gauche» fédère toutes ces énergies,  fait des propositions en lien avec l'actualité (Refus du TSCG et de l'austérité,  réorientation de l'UE, débat sur les choix budgétaires, réforme fiscale, lutte contre les fermetures d'entreprises, ré-industrialisation, création de la banque publique d'investissement à la hauteur des enjeux, sortie du nucléaire et transition énergétique, gaz et huiles de schistes, droit de vote des étrangers aux élections locales, non cumul des mandats).

emmanuel maurelEmmanuel Maurel en est le premier signataire, il incarne le renouveau, mais aussi la fidélité à des engagements à gauche. Il a toute ma confiance et je trouve très important et prometteur qu'il porte nos propositions et notre rassemblement.

Aussi j'appelle tous les socialistes à soutenir notre motion Maintenant la gauche !

Pour lire la motion, nous apporter votre soutien, prendre contact avec nos représentants départementaux, vous pouvez le faire sur le site.

                                 www.maintenantlagauche.fr

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 13:34

banniere_MLG.jpgDepuis le 6 mai et le 17 juin 2012, la gauche française - et en son sein le Parti Socialiste qui en est plus que jamais le pivot - a conquis le pouvoir, disposant en parallèle d'atouts inédits en terme de situation politique pour réaliser le changement : Présidence de la République, Assemblée nationale, Sénat, Régions, Départements, grandes villes... Le Parti Socialiste détient dans chacune de cette instances ou strates territoriales, la majorité - seul ou en partenariat avec les écologistes, les radicaux, les chevènementistes et le Front de Gauche.

Une telle situation n'était jamais arrivée, offrant à la gauche les outils pour redresser puis transformer le pays, mais l'obligeant évidemment à une terrible responsabilité.

Par ailleurs, les évolutions institutionnelles impliquent, sauf accident improbable, que le PS n'aura pas à régler dans les 5 années à venir la question du leadership qui l'a tant empoisonné pendant 10 ans, après l'échec de Lionel Jospin à la présidentielle et la gifle politique du 21-Avril.

Le congrès de Toulouse pourrait donc être ce moment tant attendu où les socialistes peuvent enfin aller au fond de leurs interrogations sur la meilleure manière de réussir le changement qu'ils sont promus, pas simplement autour des 60 engagements de François Hollande, mais au-delà sur le long terme - car il nous faudra emporter 2017 pour transformer réellement la société -, et parce que le Parti Socialiste avait élaborer un projet politique plus large adopté par les militants en juillet 2011.

C'est sur la base qu'il faut poursuivre le travail.

Pourtant, tant sur le choix du calendrier - extrêmement contraint - que sur l'image qu'a donné d'elle-même une partie des dirigeants du PS, pour choisir le premier signataire de la motion dite "majoritaire", premier signataire considéré automatiquement comme le "nouveau" (ou pour les plus respectueux des formes "futur") Premier Secrétaire, le PS n'a pas été à la hauteur du travail accompli pendant 3 ans avec Martine Aubry et de l'organisation des Primaires Citoyennes.

Pourtant, le PS doit aborder tous les débats qui peuvent éclairer la marche du gouvernement et nous permettre d'anticiper l'évolution de la situation politique. En effet, si ce gouvernement échoue, ce n'est pas une autre gauche plus radicale qui se lévera, mais une droite dure alliée à l'extrême droite.

À nous de veiller que le redressement dans la justice promis par la gauche soit une rupture à la fois volontariste et pragmatique, avec les politiques qui ont conduit la France et l'Europe au bord de la récession. À nous de trouver la voie pour une réelle et profonde réorientation de la construction européenne, pour que l'Union devienne plus démocratique, plus sociale et porte un nouveau modèle économique dans un monde toujours plus troublé. On ne peut pas d'un côté expliquer que l'on s'oppose au traité Merkozy puis soutenir une motion qui défend l'adoption de ce traité austéritaire. Voilà une posture qui déstabilise les socialistes au moment où ils doivent renforcer la bataille culturelle pour une Europe où vive la souveraineté populaire.

Parlons salaires ! Parler de tous les salaires, donc aussi des retraites et de l'allocation autonomie. Travaillons ensemble au rétablissement de l'ordre public social par la restauration du droit DU travail et du droit AU travail… Engageons enfin la révolution fiscale dont notre pays et l'Europe ont besoin !

Engageons franchement et réellement dans la transition énergétique, en décidant aujourd'hui la sortie progressive du nucléaire et en développement des modes de production et de consommation plus sobres et plus efficaces. Sachons réinterroger les « vaches sacrées » de la société de consommation pour choisir une société solidaire et durable.

L’État doit redevenir un acteur de l'économie. Reconstruisons une véritable stratégie industrielle, où les salariés aient leur mot à dire et où l'économie sociale et solidaire. Défendons et renforçons nos services publics. Créons l'environnement favorable à une réappropriation citoyenne de l’économie et ouvrons le débat pour étendre la gratuité pour un accès universel aux droits et biens fondamentaux.

Redonnons à la laïcité une vision offensive, établissons concrètement l'égalité femmes-hommes et faisons reculer toutes les discriminations. Faisons vivre la priorité à la jeunesse annoncée par le président en refondant l'école et en restaurant l'université publique pour tous. L'égalité des territoires (sécurité, culture, développement urbain, décentralisation, logement, Outre Mer) doit structurer l'ensemble de nos politiques.

Il est temps de rompre avec la dérive présidentialiste et providentialiste du régime en redonnant toute sa place au parlement, en le rendant plus éthique, plus démocratique et plus efficace. Après des années à faire progresser l'idée de la VIème République parlementaire et primo-ministérielle dans la gauche et le PS, ses principaux hérauts ont déserté ce combat. Maintenant la Gauche est la seule à rependre cette exigence démocratique.

Dans un monde en permanente ébullition, bouleversé par la dérégulation financière et commerciale, les socialistes doivent retrouver les fondements de leur engagement internationaliste en promouvant de nouvelles règles multilatérales et la souveraineté alimentaire. Agir pour la paix dans le monde et pour le désarmement doit redevenir un combat socialiste.

Nous devons proposer à tous nos partenaires politiques, syndicaux et associatifs, les espaces et les outils pour construire en commun l'avenir de la France et de l'Europe : concertons-nous, élaborons des réflexions et des actions communes. Le PS doit rester le parti exemplaire qu'il a été depuis près de 4 ans, fort de sa démocratie interne et capable de mobiliser les citoyens (notamment avec le Primaires). Avec des militants mobilisés et formés, 26. nous populariserons d'autant mieux les réformes du gouvernement que le PS en aura débattu en amont.

Frédéric FARAVEL

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 16:17

Nos concitoyens, les salariés de ce pays, attendent beaucoup de nous, parce qu’ils sont touchés de plein fouet par la crise et qu’ils ont, pour la majorité d’entre eux, souffert de 10 ans de politique de droite.

Il nous faut redresser le pays. Il nous faut rétablir la justice sociale. Notre Parti a un rôle important à jouer dans cette réussite, s’il garde son autonomie d’action et de réflexion. Nous souhaitons tous, ardemment, la réussite de la présidence de François Hollande et du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Pour la première fois depuis longtemps, le congrès qui s’ouvre peut être le moment intense de débats d’idées, d’échanges et de dialogue, délesté des batailles d’égos.

Utile, le congrès de Toulouse ne le sera, que s’il permet le débat et l’action.  

Cette fois, va-t-on réussir ?

Serons-nous déçus, puis battus une fois encore ?

Comment être à la hauteur des attentes légitimes des Français et de cette période historique si troublée partout dans le monde ?

Comment faire face à la crise et aux profondes mutations qui s’engagent ?

Télécharger la motion en cliquant ici

Ces questions, tous les militants socialistes se les posent au regard des défis à relever et de la situation de la France et de l’Europe. Ils ont cent fois raison.

Que ferons-nous de notre victoire ? Devant la déferlante d’un libéralisme autoritaire, la gauche est face à elle-même. Elle doit affirmer maintenant une autre voie face au triomphe de l’argent roi, à la régression sociale et écologique.

Soupeser les carrières présentes ou à venir, distribuer des bons et des mauvais points n’est pas à la hauteur des enjeux ni des urgences.

Nous voulons donner la parole aux militants.

Ce congrès doit servir à définir une réorientation de la construction européenne pour relancer la l’économie durable et permettre qu’enfin les priorités sociale et écologique retrouventleur rang après 10 ans de reculs.

Nous sommes fiers d’être socialistes, nous voulons l’être encore davantage quand viendra l’heure du bilan.

Nous voulons une Gauche libre dans le débat et dans l’action.

Le débat. Nous avons des propositions à présenter, une orientation à trancher. Le débat entre les motions est une richesse de notre Parti, qui garantit aux militants la liberté de parole. Si le temps est à l’unité, il n’est pas à l’unanimisme.

L’action. Le Parti Socialiste doit être le relais de la politique gouvernementale sur le terrain. Il doit aussi organiser, avec le reste de la gauche, avec le mouvement social, le rapport de forces qui nous permettra de tenir bon face aux obstacles et aux résistances. L’unité a toujours été le talisman des victoires de la gauche et des écologistes : elle l’est encore plus face aux épreuves dans l’exercice du pouvoir.

Tous les militants, par la diversité de leurs parcours et leurs réalités sociales, sont un atout indispensable pour entretenir ce lien nécessaire avec la société française.

Gouvernement, Parlement, Parti : chacun a son utilité  dans la réussite. Au Gouvernement de diriger le pays sur la voie du redressement. Au Parlement de faire les lois qui mettront en œuvre nos engagements. Au Parti socialiste, de relayer les réformes, de préparer l’opinion, de sortir de la pensée unique qui tente partout d’imposer sa loi. A nous d’inventer une Gauche libre.

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