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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 09:05

non-cumul-la-lettre-de-martine-aubry.pngMadame la députée, Monsieur le député,

Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur,

Chère, Cher camarade,

Pour la première fois de notre histoire, les socialistes sont majoritaires dans les deux chambres du Parlement. Avec nos succès locaux qui ont précédé, et avec l’élection de François Hollande à la Présidence de la République, nous disposons désormais de tous les leviers pour redresser la France dans la justice.

Ces succès, nous les devons à la mobilisation de chacun, militants, élus, dirigeants, mais aussi à la force des combats que nous avons menés ensemble et des engagements que nous avons pris devant les Français.

Tu le sais comme moi, les Français sont extrêmement attentifs à leur respect.

Parce que nous voulons des élus pleinement engagés pour la réussite du quinquennat de François Hollande, parce que nous voulons permettre l’arrivée d’une nouvelle génération de femmes et d’hommes aux responsabilités, nous avons décidé ensemble que notre Parti devait ouvrir la voie en matière de non cumul des mandats.

Cette orientation, plébiscitée lors du référendum militant du 1er octobre 2009 et mise en œuvre par la convention nationale sur la rénovation du 3 juillet 2010, est devenue une règle commune à tous les socialistes : « l’interdiction du cumul d’un mandat de parlementaire et d’un exécutif local (Maire ou Maire-adjoint, Président ou Vice-Président de Conseil Général ou de Conseil Régional, Président ou Vice Président d’un EPCI) sera inscrite dans les statuts du Parti socialiste.

Elle se mettra en œuvre à chaque renouvellement parlementaire. Tout-e élu-e à une élection parlementaire abandonnera ses mandats exécutifs locaux dans un délai de trois mois après la tenue du scrutin. Il-elle devra avoir préparé avec le Parti les modalités de sa succession ».

Comme le Premier Ministre lors de notre université d’été à La Rochelle et avant lui le Président de la République durant la campagne, je veux te redire que nous devons nous montrer à la hauteur des attentes des Français, en respectant les objectifs et le calendrier que nous nous sommes fixés. Une loi sur le non cumul des mandats sera soumise au Parlement, conformément à l’engagement de François Hollande.

Mais je suis convaincue que la prochaine adoption de celle-ci ne saurait dispenser les socialistes d’appliquer leur engagement et d’être exemplaires.

J’ajoute que laisser dès aujourd’hui la place à sa ou son successeur-e dans son exécutif local lui laissera d’autant plus de chance de montrer sa capacité à être en responsabilité et à se présenter devant les électeurs en 2014 ou en 2015.

C’est pourquoi, le terme de l’échéance approchant, le Bureau National du 28 août a souhaité inviter chaque parlementaire concerné à respecter l’engagement qu’il a pris lors de son investiture et à démissionner au plus tard en septembre 2012 de son mandat exécutif local (municipal, départemental ou régional).

Ne doutant pas de ta détermination à ce que nous respections ensemble la parole donnée.

Je reste à ta disposition pour tout échange et t’adresse mes amitiés socialistes.

Martine Aubry

Précision finale : j'ai pu lire dans Le Parisien de ce matin que certains élus trouvaient complexe de désigner un successeur moins d'un an avant les municipales, je leur répondrai simplement qu'ils savaient à quoi s'en tenir depuis le 3 juillet 2010 ! Les députés et sénateurs sortants, quasiment assurés de leur réélection pour la plupart, pouvaient parfaitement préparer les esprits et même passer la main dans leur(s) collectivité(s) juste après les sénatoriales de septembre 2011 ou avant les présidentielles.

Frédéric FARAVEL
secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise aux relations extérieures

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 08:45

Je conseille humblement à Arnaud Montebourg et Manuel Valls de retourner leurs langues sept fois dans leurs bouches la prochaine fois...

Bravo Sophia !

 


Notre ex beau-frère et le nucléaire par franceinter et Sophia Aram

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 12:49

logement-nouveaux-modes-de-vie-nouveaux-besoins.jpegCeci est le compte rendu de l'atelier sur le Logement organisé lors de l'université d'été du Parti Socialiste à La Rochelle, samedi 25 août 2012 à 15h15.

daniel-goldbergCet atelier était animé par Daniel Goldberg, député et secrétaire national au Logement du Parti Socialiste.

 

 

 

 

 

Les intervenants étaient :

Vincent Renard, directeur de recherche au CNRS, Marianne Louis, conseillère régionale, Première adjointe au Maire d'Evry et secrétaire nationale à la politique de la ville et au renouvellement urbain du PS, Alain Cacheux, ancien député, président de la fédération des offices HLM, Philippe Vignaud, architecte-urbaniste.

logement-nouveaux-modes-de-vie-nouveaux-besoins-copie-1* * * * *

La question du logement sera l’un des marqueurs de l’action de la gauche au pouvoir, l’un de ceux sur lesquels elle sera jugée.

Dans une situation d’urgence permanente et de crise durable, la question du logement est une forte source d’angoisse pour nos concitoyens alors même qu’elle apparaît peu en campagne électorale. Il s’agit de répondre à une réelle pénurie de logements, notamment sociaux, facteur d’accentuation des inégalités. La droite a abandonné toute politique réelle d’aménagement du territoire, laissant la politique du logement sans pilote face à la dérive des coûts du foncier. Avec le sarkozisme, l’idée s’est installée que logement était un produit de spéculation dans l’espace et dans le temps, pis aller face aux incertitudes sur les retraites, renvoyant à la défaillance organisée des solidarités collectives, théoriquement suppléées par la responsabilité individuelle.

La demande de logements ne fait que croître marquant une évolution profonde de la société française : multiplication des foyers, familles recomposées, monoparentales –souvent plus précaires –, besoin d’autonomie des jeunes, héliotropisme des seniors.

Face à cette situation, la question est de savoir si le logement est un coût ou un amortisseur social. Il faut "déspécialiser"et "détechnocratiser" ce sujet majeur, pour prendre des décisions politiques fortes et cohérentes sur la durée du mandat, alors même que la droite n’a cessé de déstabiliser le secteur en modifiant constamment les dispositifs et la législation. Le parlement s’attaquera dès septembre 2012 à la cession des terrains de l’Etat pour la construction de logements sociaux, et la réforme de la loi SRU. Le PLF 2013 est un autre rdv majeur, où il faudra réorienter intelligemment les crédits.

Plus généralement, il faudra faire plus de "ville" ! Une bonne partie du mal-logement est lié au malaise des habitants dans leurs environnements de vie : territoires éloignés de l’emploi, sans transports suffisants, sans services publics, sans fonctions de centralités nécessaires… que ce soit en milieu urbain ou autour des communes rurales. Souvent, les quartiers devenus des ghettos ont été bien construits, avec des logements de bonne qualité, mais sont aujourd’hui mal entretenus et enclavés, sans perspective d’en sortir pour les habitants.

La question de l’aménagement durable du territoire et de la réactivation de la politique industrielle , est une priorité absolue, pour ne pas laisser des populations loin de l’emploi ou des services, pour ne pas créer des zones d’habitation qui seraient rapidement transformées en ZUS, ou encore des bourgs et villes moyennes désertées car sans activités.

Si l’objectif chiffré de 500 000 logements, dont 150 000 logements sociaux, doit être tenu pour être mobilisateur, il faut surtout s’assurer que l’on construit ce qu’il faut, là où il faut, au prix qu’il faut avec le loyer de sortie accessible. Quel que soit le mode d’accès au logement, locatif ou accession, la gauche doit opposer le « tous logés » au « tous propriétaires » de la droite.

De très nombreuses propositions sont venues tant de la salle que des intervenants :

  • Tenir impérativement l’objectif du doublement du plafond du livret A, même par étape, pour assurer le financement du logement social en le centralisant par la Caisse des dépôts (CDC), et surtout en contraignant TOUS les opérateurs bancaires à atteindre un niveau de 65% de collectes. Ceci devrait permettre à la CDC de multiplier les prêts bonifiés ;
  • Un véritable travail doit être mené concernant la transparence sur les attributions de logements sociaux, les logiques de clientélisme sont de tout bord, avec notamment l’anonymisation des dossiers ;
  • Créer un rapport de force exigeant avec les promoteurs immobiliers, notamment en refusant les opérations sous conditions de marges excessives (15%) inacceptables en temps de crise : il faut contrôler les bilans d’aménagement et rappeler que le logement social paye (!) et qu’il est même devenu une garantie pour les opérateurs de réussite financière des programmes, car les bailleurs remboursent toujours le coût de la production ;
  • Rendre obligatoire, dans les PLH, les accords intercommunaux de peuplement, obligeant toutes les communes à se répartir correctement au sein de l’agglomération PLS, PLUS, PLAI ;
  • Abaisser la TVA et les droits de mutation sur le logement social, prêt à taux zéro pour les PLAI, etc.
  • Enfin un débat s’est engagé sur la pertinence de conserver aux maires le contrôle foncier sur la commune, alors que c’est au niveau de l’agglomération et du bassin de vie que semble se situer les éléments les plus pertinents de régulation des politiques de l’habitat.

Ce compte rendu ne peut malheureusement pas traduire toute la richesse des débats et propositions.

Frédéric FARAVEL

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 10:40

fillon_13-08-12.jpgFrançois Fillon est alité depuis son accident de scooter en Italie. Heureusement, l'ancien Premier Ministre dispose d'hôtes de qualité qui prennent soin de lui et l'autorise ainsi à se concentrer sur son activité intellectuelle, prélude essentiel à la conquête de l'appareil politique conservateur français.

Comment remporter l'adhésion des militants UMP si ce n'est en se faisant la chambre d'écho de la déliquescence politique de ce parti, résultat de 7 ans de Sarkozisme et de sa défaite finale devant les Français en mai dernier… François Fillon a choisi d'entrer pleinement dans cet exercice, en se plaçant au niveau de son principal compétiteur, l'actuel secrétaire général du parti, Jean-François Copé. Sa tribune de ce matin (lundi 13 août dans Le Figaro) en est ainsi l'illustration complète.

Le premier tiers de l'article consiste à énoncer des caricatures ridicules pour travestir le contexte sur lequel repose son analyse :

  • « silence » des socialistes sur Gbagbo alors qu'ils l'ont bel et bien condamnés (il suffit de se rappeler les crépusculaires et quotidiennes manifestations hystériques des relais hexagonaux devant le 10, rue de Solférino pendant les semaines du conflit ivoirien. Ils ne manifestaient pas contre le siège de l'UMP) ;
    la complicité gênée (rappelez-vous MAM proposant l'expertise de la police française) du gouvernement Fillon avec Ben Ali dans les jours précédant la chute de son régime est présentée par euphémisme comme une « inaction supposée », condamnée par le PS (donc forcément fausse), face au Printemps arabe ;
    le soutien (profil bas mais très répété) du PS à l'intervention franco-britannique en Libye est transformée en « commentaires inutiles et suffisants » ;
    mise en avant d'une revendication d'intervention militaire en Syrie par les socialistes et François Hollande, quand ceux-ci s'alignaient sur les positions du ministre Alain Juppé, membre du gouvernement Fillon, et désormais désavoué a posteriori par son ancien patron ;
    enfin, les socialistes auraient critiqué l'absence de la France sur la scène internationale, alors qu'ils critiquaient le « bougisme » ou l'agitation du Sarkozisme conçue pour masquer son alignement sur les politiques allemande (en Europe) ou américaine (dès 2007-2008 en Afghanistan) ou les fautes politiques commises en Tunisie.

Enfin, histoire de faire « populaire » – tout du moins dans l'acception qu'ont les réactionnaires de ce terme –, l'ancien Premier Ministre se fend d'un gros mot : « droit-de-l'hommistes ». Ce terme n'est généralement utilisé que par le Front National et la galaxie d'extrême droite, ainsi que par la Droite populaire. Donc la collusion dénoncée avec les grands dictateurs et bourreaux arabes (Khaddafi, Ben Ali, Moubbarak, Assad) ne serait qu'une éructation « droit-de-l'hommiste ».

Cependant, le plus grave si c'était encore possible n'est pas là. Rejetant l'échec de la communauté internationale à stopper le massacre syrien et à obtenir la neutralité sino-russe, sur les seules épaules de François Hollande, alors que le gouvernement français n'était pas plus leader dans les solutions avant le 6 mai, François Fillon fait une proposition irresponsable supposée permettre d'emporter le soutien de Vladimir Poutine.

Vladimir-Poutine-avant.jpgAu moment où se dévoile totalement la supercherie de la « démocrature » russe et ce saute-mouton entre Poutine et Medvedev fondé sur la fraude électorale et le clientélisme maffieux ; au moment où ce régime démontre jusqu'à l'absurde la collusion entre un fascisme soft (et botoxé) et un cléricalisme orthodoxe réactionnaire, par le procès ridicule et dramatique des Pussy Riot… François Fillon propose rien de moins que d'abandonner l'ensemble de nos valeurs sur l'autel du compromis avec Vladimir Poutine.

Ainsi pour faire sauter le verrou de Moscou, il faudrait contrevenir à une certaine idée de la laïcité et mettre fin au projet européen :

  • « Au lieu d'humilier [le gouvernement russe] en bloquant la construction du centre orthodoxe du Quai Branly », le gouvernement français devrait donc céder (au passage, on notera qu'il y a identité entre l'église orthodoxe et le Kremlin).
    Et surtout, car « L'ours russe n'est dangereux que quand il a peur. Offrons-lui sans détour la perspective d'un accord historique d'association avec l'Europe. »

Ainsi donc « l'ours russe » aurait peur des Européens. Une caricature très expressive de Plantu me revient, croquée en 2008 lors de la crise géorgienne : un officier russe lit une lettre de l'UE à un autre officier russe « L'Europe exige que nous nous retirions de Géorgie, sinon… ! Rien… ». Ce dessin illustre à la fois les l'échec du « bougisme » de l'ancien président de la République française – qui avait présenté son action pour la Géorgie comme l'intervention du Messie (rappelons que depuis cet État caucasien pro-européen est vraisemblablement définitivement amputé de toutes ses anciens régions ou républiques autonomes au profit de l'ours russe) – et l'absence totale de crainte russe vis-à-vis d'Européens pusillanimes et objectivement impuissants. Je veux bien qu'il craigne la contagion islamiste en Syrie, qu'il craigne les progressions militaires américaines alors que les USA étaient jusqu'ici sur le reculoir, qu'il craigne l'immigration et le soft power chinois, mais certainement pas l'Union Européenne.

La droite française par l'intermédiaire de François Fillon acte en fait sa peur de l'ours russe : pour de multiples raisons, notamment militaires et énergétiques, les conservateurs français et européens sont prêts à se coucher devant Poutine (quand les sociaux-libéraux à la retraite comme Schröder ou Blair sont prêts à être rémunérés par lui…). Que signifierait « un accord historique d'association [de la Russie] avec l'Europe » ; il est probable que le pseudo-héritier du gaullisme que voudrait être François Fillon se drape dans les mots du Général De Gaulle pour rappeler sa vision européenne « de l'Atlantique à l'Oural »… à d'autres !

Fillon_Plantu_13-08-2012.jpg

C'est une vision qui fait fi du projet européen dans ce qu'il a de démocratique, puisqu'il suppose d'abandonner comme référence les valeurs universalistes que ne partage pas le pouvoir russe actuel ; c'est une vision qui n'envisage comme seul objectif le marché unique fondé sur le libre-échange, dans le but de sécuriser la livraison de l'Europe occidentale en énergies fossiles.

Ainsi, au prétexte de faire tomber le seul Bachar El-Assad « comme le fruit pourri qu'il est » (« ouhlala ! vous avez vu : je suis super ferme ! »), François Fillon propose de soumettre l'Europe au chantage énergétique permanent de la Russie poutinienne, de lui apporter une reconnaissance en termes de valeurs, et de sauver son économie enferrée dans la rente.

L'Europe est déjà bien mal engagée avec un Traité Merkozy qui l'entraînera vers une séquence post-démocratique et l'implosion résultant de l'éloignement continu des peuples de la construction européenne ; et c'est bien cela qu'il faudrait reprocher désormais à François Hollande plutôt que son action sur la Syrie. Pour le bien de nos sociétés européennes, pour qu'elles parviennent à faire prévaloir dans le monde une vision universaliste et humaniste, la construction européenne a besoin que l'on mette fin à l'austérité économique, qu'on rétablisse la souveraineté populaire, qu'on affirme haut et fort notre détermination politique : tout le contraire de ce qui serait symbolisé par l'association avec l'actuelle fédération de Russie !

La tribune de François Fillon marque une défaite morale et intellectuelle de l'ancienne droite républicaine française, lourde de dangers pour notre démocratie.

Frédéric FARAVEL
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise en charge des relations extérieures

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 14:39

Chris Marker-Cornelius Castoriadis : une leçon de démocratie
08 août 2012 | Par La rédaction de Mediapart

C'était en 1989. La Sept (qui deviendra Arte-France) diffuse L'héritage de la chouette douze films de quelque 25 minutes chacun signés Chris Marker, le réalisateur décédé le 29 juillet dernier. Autour de douze mots (tragédie, philosophie, misogynie, musique, mythologie, mathématique, nostalgie, démocratie, olympisme et… la chouette, symbole d'Athèna, qui fait l'objet d'un film-hommage), Chris Marker s'empare d'une idée de Jean-Claude Carrière et s'attèle à définir l’identité occidentale, tout en s’interrogeant sur les valeurs de la Grèce antique et son héritage à travers les siècles (tous les films sont rassemblés ici).

Sur des images tournées à Tokyo, à Athènes, autour d'un banquet installé dans un théâtre antique et sur la voix off du comédien André Dussolier, le cinéaste tisse un récit illustrés des interventions érudites des philosophes Cornelius Castoriadis et Michel Serres, des compositeurs Iannis Xenakis et Angélique Ionatos, des réalisateurs Elia Kazan et Theo Angelopoulos, des historiens Giulia Sissa ou Jean-Pierre Vernant...

L'entretien initial avec Cornelius Castoriadis (1922-1997) a duré pas moins d'une heure un quart. C'est celui-là, en intégralité, que nous vous proposons ci-dessous. Nous avions déjà évoqué l'œuvre prophétique de Castoriadis à propos de l'actuelle crise grecque (c'est ici, sa notice Wikipédia est là et le site de l'Association Castoriadis est là).

bscap0025.jpgÀ l'heure où la Grèce du XXIe siècle s'interroge sur le pouvoir de son État, sur la capacité de décision de son peuple, à l'heure où sa politique lui est imposée par d'autres puissances européennes, il est intéressant d'écouter le philosophe parler de la naissance de la démocratie athénienne, de ces cités «où il n'y a pas d'État», de la seule chose que les Grecs ont créé, «la liberté, liberté de penser, liberté d'agir». De l'écouter dénoncer l'avènement d'une société où la bureaucratie peut dire : «Taisez-vous, vous ne savez pas ! Nous, nous savons que si telle chose est faite, alors telle autre chose doit être faite». De l'entendre réfléchir ces sociétés qu'il «n’appelle pas démocratiques, mais des oligarchies libérales».

Tout en mettant en garde contre les projections et les mauvaises interprétations, cette grande leçon d'histoire antique pourrait, selon les termes de Castoriadis lui-même, «nous inspirer pour essayer de penser autrement notre relation à la loi, notre relation à la collectivité, notre relation au pouvoir».

Découvrir cet entretien, c'est évidemment retrouver la vitalité de la pensée de Cornelius Castoriadis, philosophe à l'antique dont la parole nous fait penser. Mais c'est aussi, une semaine après sa disparition, faire écho à l'engagement qui n'a cessé d'inspirer l'œuvre cinématographique de Chris Marker, doublement radicale, dans son invention artistique comme dans son propos intellectuel. Présentant en 2008, sous l'intitulé Le fond de l'air est rouge, le double DVD qui regroupe sa chronique filmée des espérances des années 1960 et 1970 (vous pouvez vous le procurer ici), Marker évoque «l'interminable répétition d'une pièce qui n'a jamais été jouée». Une pièce dont Castoriadis, sous le regard de Marker, nous dit comment il faudrait, peut-être, un jour, la rejouer.

(La transcription intégrale de cet entretien peut être téléchargée ici, en fichier PDF)

vidéo à venir...

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 13:55

Si la mauvaise foi partisane alimente beaucoup le ton du Figaro au service de l'UMP, force est de constater que le débat sur la manière de réagir au Traité Merkozy, à peine amendé d'un pacte de croissance détaché, commence mal.

Frédéric FARAVEL

Un traité budgétaire qui divise à gauche

Le Figaro - mardi 7 août 2012

Marie_Noelle_Lienemann_Le_Figaro_07-08-2012.jpgMarie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste: «Il va y avoir une forte pression de François Hollande pour que le traité soit adopté sans les voix de la droite.» Crédits photo : OLIVIER CORSAN/PHOTOPQR/LE PARISIEN

L'extrême gauche réclame un référendum, l'aile gauche du PS s'inquiète, les Verts se divisent.

• Le Front de gauche veut un référendum

Réunis sous la bannière du Front de gauche, le Parti communiste et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon sont à l'unisson sur le traité européen. Ils réclament un référendum, en raison des «abandons de souveraineté» auxquels aboutirait la mise en œuvre du pacte budgétaire et de la récession dans laquelle il précipiterait l'Europe. «C'est un cadenassage, une camisole de force pour les politiques budgétaires, économiques et donc sociales» affirme le député européen Patrick Le Hyaric. «C'est le traité de Lisbonne en plus plus!!!», renchérit le secrétaire national du Parti de gauche, Éric Coquerel. Le Front de gauche, qui n'a pas voté la confiance au gouvernement, va continuer à plaider pour la consultation des citoyens, notamment lors de ses universités d'été prévues les 25 et 26 août, en même temps que celles du PS. Mais personne ne se fait d'illusions. «Que ce soit à Versailles ou au Parlement, le texte passera grâce aux voix de la droite et du centre», admet Éric Coquerel qui est, par ailleurs, convaincu que «François Hollande ne tiendra pas compte des demandes du Front de gauche».

• L'aile gauche du PS s'interroge et hésite

La sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann ne décolère pas contre le pacte budgétaire. «Je suis, dit-elle, contre les dogmes économiques. Je suis une keynésienne qui pense qu'à certains moments il faut des déficits et qu'à d'autres moments, il faut les réduire.» Marie-Noëlle Lienemann votera «contre» le traité européen parce que si François Hollande «a bien complété le traité par un volet sur la croissance, il ne l'a pas modifié comme il s'y était engagé durant la campagne». Lienemann est convaincue qu'elle ne sera pas seule. Que les parlementaires de l'aile gauche du PS, regroupés dans le courant Un Monde d'avance (UMA) dont le ministre Benoît Hamon est le chef de file, iront aussi «jusqu'au bout». «20 à 25 députés et 3 à 5 sénateurs ne voteront pas le traité», affirme la sénatrice. Un Monde d'avance a déjà posé ses conditions. «On en discutera (entre nous), mais s'il reste sous-tendu par les mêmes logiques, qui nous amèneraient à avoir une politique d'austérité, je pense que l'on ne peut pas le voter», admettait à la fin de la session parlementaire la députée du Doubs Barbara Romagnan, première signataire de la «contribution» d'UMA.

• Les écolos avancent en ordre dispersé

«Ce traité, c'est quoi au juste? C'est un texte qui fait disparaître la politique budgétaire de la France. En tant que fédéraliste, les transferts de souveraineté ne me posent pas de problèmes. Mais, dans ce cas précis, je constate que l'Europe n'a pas de politique économique à proposer. Ce traité est apolitique.» Jean-Vincent Placé, président du groupe Europe Écologie-Les Verts (EELV) au Sénat, fait partie des écolos qui ne voteront pas le traité européen.

Son alter ego de l'Assemblée nationale, François de Rugy, est sur la même ligne: «Le groupe n'a pas encore arrêté sa position. Mais, à titre personnel, je voterai contre, comme certains députés EELV. En l'état, ce texte est synonyme de super-austérité.» Face à eux, d'autres écolos se mobilisent pour que le vote soit favorable au traité européen, notamment les eurodéputés Yannick Jadot et Daniel Cohn-Bendit. Quant aux deux ministres Verts, Cécile Duflot et Pascal Canfin, «ils devraient rester en retrait», assure Jean-Vincent Placé.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 09:16

LHumanite_31-07-1914_Jaures_assassine.jpg

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:56

Parmi les nombreuses contributions générales déposées au milieu du mois de juillet 2012, il est en une pour laquelle j'ai participé à la rédaction, qui se veut complémentaire de la contribution générale présentée par "Un Monde d'Avance" intitulée "Réaliser le changement". Cette contribution "Le temps de la gauche" a pour premiers signataires Marie-Noëlle Lienemann - sénatrice, Jérôme Guedj - député et président du conseil général de l'Essonne, Emmanuel Maurel, vice président du conseil régional d'Île-de-France, et Marianne Louis, secrétaire nationale du PS à la rénovation urbaine et à la politique de la Ville. Voici quelques éléments de présentation de ce texte.

Frédéric FARAVEL
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise, en charge des relations extérieures

1- Nous avons besoin d’un congrès ouvert et non d’un congrès taisant des différences d’approches, cadenassant les débats et organisant la cooptation des responsables nationaux, fédéraux, locaux.

2- Un parti fort est un parti où la démocratie s’exprime pleinement. Nous ne pouvons pas dire et écrire que nous voulons un parti de débats, de propositions, pas un parti godillot et faire le chantage à l’unité, au rassemblement  unanime, pour éviter  le vote des militants sur des textes différents.

3- L’unité n’est pas l’uniformité. La synthèse politique doit s’effectuer après un vote sur des positions différentes, plutôt qu’à partir d’un accord a priori gommant les éventuels désaccords. Quand des enjeux de pouvoirs opposent nos dirigeants, ils jugent légitimes les affrontements, quand il s’agit de confronter des idées sans querelles sur les personnes, les mêmes  brandissent  le spectre de la division !

4- Il n’y a pas d’un côté ceux qui seraient pour le gouvernement et les autres contre. Le soutien au gouvernement  se construit et doit s’entretenir en lien étroit avec nos militants et le peuple de gauche, dont l’attente est forte. Le socle des réponses, c’est la mise en œuvre des 60 propositions de François Hollande, mais notre parti doit présenter désormais une stratégie de sortie de crise. C’est aussi de cela que nous devons débattre.

5- C’est maintenant que certains choix, certaines réformes, certaines orientations doivent être engagés. Avec l’expérience de nos difficultés politiques passées, nous savons que beaucoup se joue au début du quinquennat.  Ce congrès sera donc important, car le prochain viendra après les élections municipales et européennes, qui auront des conséquences politiques majeures.

6- Le PS doit être un lieu où se prépare le combat pour des valeurs, contre des idéologies dangereuses et un rapport de force culturel, social et politique contre le capitalisme financier, la mondialisation libérale, les forces de l’argent. C’est ainsi qu’il permettra à ses adhérents et aux citoyens d’être acteurs du changement. Le congrès doit engager une rénovation profonde des pratiques et de la vie politique.

C’est pourquoi  notre contribution veut mettre en débat des choix essentiels pour la réussite de la gauche, pour le succès aux élections et pour l’inscription dans la durée de l’exercice du pouvoir et de la transformation sociale.

 
Pourquoi « Le temps de la gauche » ?

    parce nous ne pensons pas que la victoire de François Hollande et de la gauche aux élections législatives ne sont dues qu’au rejet de Nicolas Sarkozy. Il y a une attente de gauche, de justice sociale, d’égalité, de volontarisme retrouvé.

    parce que nous refusons le fatalisme, le découragement entretenu. Nous vivons une crise d’une extrême gravité, qui entraîne un sentiment d’incertitude, de défiance et de fragilité généralisée. Dans les périodes de grands désordres, d’instabilité, de menace sociale, tout peut basculer : le pire n’est pas exclu, mais le meilleur est possible. La tâche de la gauche française est tout à la fois d’éviter le pire et de promouvoir une véritable stratégie de sortie de crise, de reprendre la marche du progrès social pour engager le pays et l’Europe vers le meilleur.


Après le grand cycle du libéralisme triomphant, doit venir le temps de la gauche !

  Fixer des priorités

1- La réussite de l’action gouvernementale et la capacité à conserver durablement un soutien majoritaire. Elle ne saurait être du seul ressort et arbitrage du président. Elle exige en effet une nouvelle articulation entre partis et gouvernement, une respiration politique tout au cours du quinquennat.

2- La reconquête des couches populaires et l’affirmation d’un nouveau projet pour la gauche en France et en Europe. Deux points marquants dans notre contribution. L’importance de la question sociale et  l’exigence absolue d’un changement réel de cap et de politique en Europe. Nous n’acceptons pas  l’austérité et la poursuite des orientations actuelles qui mènent dans le mur.

3- L’affrontement idéologique avec la droite et l’extrême droite. Refuser le diktat libéral. Nous estimons indispensable le retour de l’Etat, de la puissance publique dans l’économie, la restauration et le développement d’un haut niveau de service public et considérons comme essentiel de donner sens et réalité aux idéaux républicains. Le PS doit être un parti militant, défendant avec force des valeurs.

4- Une pratique du changement qui associe les citoyens, les corps intermédiaires et le mouvement social. Rompre avec les dérives de la 5ème République. Le non cumul des mandats ça doit être maintenant,  sans tergiverser. L’écoute des syndicats, le soutien et le travail avec les associations, des nouvelles formes de militantismes doivent  se développer. Des changements institutionnels s’imposent.

6- Une unité renforcée des forces de gauche et écologistes. Elle n’est pas seulement nécessaire pour gagner mais pour durer. Elle ne peut être a minima avec le seul désistement républicain. Nous refusons  la thèse des « deux gauches antagonistes », celle qui exerce pouvoir et celle qui conteste, critique et pousse plus loin l’exigence de transformation. Elle redonnerait toutes ses chances à la droite.

 
Nos principales propositions

NB : A l’étape des contributions, des choix  stratégiques sont faits. Ils négligent certains sujets très importants, traités dans des contributions thématiques et qui pourront se retrouver dans une motion.

Pour réussir, le temps de la Gauche doit être celui de

    la réorientation de l’Europe

Si l’intégration politique fait du surplace, si l’harmonisation sociale est rangée aux oubliettes, l’unification des politiques monétaires et budgétaires est réalisée avec les échecs que l’on connaît. On nous avait promis l’Europe prospère : elle est austère, et ce aussi longtemps que demeurera en l’Etat le « Traité Sur la Coordination et la Gouvernance économique et monétaire » (TSCG) et avec lui la règle d’or en permanence, le dogme du déficit zéro et les sanctions automatiques à l’encontre des Etats récalcitrants.

En ne votant pas le TSCG en l’état, nous donnerons l’impulsion à une véritable renégociation qui permette de modifier les traités sur les points les plus iniques et d’aller vers : le contrôle des capitaux, l’harmonisation fiscale garantissant une juste redistribution des richesses, la transformation des missions de la BCE (qui doit prêter directement aux Etats), le rachat des dettes souveraines et la recapitalisation des banques.

Il est temps de renouer un pacte de confiance entre les Français et l’Europe. Il faut réorienter la construction européenne et consulter nos concitoyens pour recueillir leur adhésion.

    la remise en cause de la mondialisation libérale

Il n’y a pas d’un côté la question sociale et de l’autre l’urgence écologique : les socialistes doivent réaliser l’indispensable synthèse entre ces deux exigences.

Nous devons exiger le respect de normes sociales (OIT) et environnementales, le principe de réciprocité et du juste échange. Il faut s’opposer au projet en préparation d’accord de libre-échange entre l’UE et les USA, contraire à cette vision. De même, dans toutes les instances internationales, la France ne devrait pas cautionner les déclarations condamnant les mesures dites protectionnistes, alors même que ne seraient pas instaurées les conditions du juste échange.

Notre parti pourrait préparer un mémorandum « un autre monde est possible » à l’intention des partis progressistes du monde entier, de façon à engager le débat et préparer des convergences. Notre gouvernement pourrait lancer l’idée d’une conférence internationale sur «  le juste échange ».

    la mise en œuvre d’une révolution écologique.

- Inventer de nouvelles formes de planification, autour d’enjeux  comme le changement climatique, la préservation des ressources naturelles

- Promouvoir des politiques industrielles, avec, par branche d’activité, des contrats « innovation-environnement », où  la puissance publique stimulerait les sauts technologiques et des nouvelles filières écologiques

- Réorienter nos comportements consuméristes. Mettre en place la tarification progressive et écologique de l’eau et de l’énergie, assurant des prix abordables pour la consommation normale et pénalisant les abus et les gaspillages.

-Favoriser la gestion en régie publique de l’eau, engager la renationalisation de GDF et créer un véritable pôle public de l’énergie.

- Le PS doit organiser dans l’année qui vient une grande convention nationale sur l’écologie et les choix énergétiques.

    l’action pour la paix dans le monde

La construction de la paix est au cœur du message internationaliste des socialistes. Or, aucune nouvelle doctrine de sécurité n’a véritablement émergé depuis la chute du Mur de Berlin et la dissuasion nucléaire – qui consiste à exposer son adversaire à un risque de destruction massive – reste le pilier de la politique de défense de la France. Il est temps que le PS se saisisse de cette question et que nous fassions entendre à propos du désarmement nucléaire une voix conforme à nos valeurs.


Pour être utile, le temps de la Gauche doit être

    le temps de la défense du travail et des travailleurs

Nous devons faire du recul de la précarité et du nombre de travailleurs pauvres un indicateur majeur de la réussite d’un gouvernement de gauche.

La « responsabilité sociale et environnementale » doit devenir une réalité en associant les salariés aux décisions de leur entreprise et en donnant à la puissance publique la possibilité de bloquer les décisions aux graves conséquences collectives dont la motivation n’est que financière.

Le droit du travail, protecteur des salariés, doit être consolidé comme étant une condition de la confiance des citoyens en l’avenir, et donc du redressement. La re-réglementation du temps de travail et des contrats précaires, la réactivation de la politique salariale (notamment grâce au SMIC), la formation professionnelle dirigée vers ceux qui en ont besoin et la protection de la santé au travail sont autant de chantiers prioritaires.

    le temps de la redistribution des richesses, grâce :

- à une fiscalité progressive :

* pour les impôts sur les revenus : élargir, réduire, renforcer ;

* sur la TVA réduite : tenir bon ;

* sur la lutte contre l’évasion fiscale : instaurer un droit de suite fiscal ;

* sur le patrimoine : en finir avec une « France d’héritiers », grâce à une taxe sur les transactions immobilières élevées qui lutte contre la rente foncière, doublée d’une taxe additionnelle de 10% sur les droits de mutation pour les ventes supérieures à 10 millions d’euros.

- à un serpent fiscal européen, pour stopper la concurrence fiscale et sociale.

- au financement de l’aide au développement à la bonne échelle La  création d’une taxe sur les transactions financières est un premier pas vers  l’instauration  de « taxes globales », comme la taxe sur les transactions financières ou encore une taxe sur les sociétés multinationales.

- à la mise en place des dispositifs d’échanges automatiques d’informations pour mettre fin au secret bancaire et aux pratiques opaques des paradis fiscaux, afin de juguler la spéculation et à financer l’aide au développement.


     le temps du renforcement des services publics

Les services publics doivent s’étendre, mais il faut d’abord rattraper la casse qui a eu lieu depuis dix ans : fonctionnaires culpabilisés, dégraissage des effectifs, incitation immodérée à la productivité, extension rapide de l’emploi précaire, dialogue social inexistant. Un moratoire et une nouvelle politique de la gestion des services publics doivent être décidés.

    le temps de la ré-industrialisation

Le premier des déficits à résorber est celui de notre balance commerciale, de nos emplois industriels et de nos capacités productives. Il faut mener à la fois :

- une stratégie offensive avec l’organisation de filières, la mobilisation cohérente des entreprises pour prévoir les produits et créneaux d’avenir, pour mettre en commun les efforts d’innovation, de recherche et d’exportation.

- une stratégie défensive de sécurisation productive, pour ne pas laisser partir des entreprises, des brevets et des marques. Les lois prévues contre les licenciements économiques abusifs, sur l’obligation de reprise lorsqu’un repreneur crédible se présente et que le propriétaire de l’entreprise veut la fermer sont urgentes et indispensables. Le droit de préférence accordé aux salariés qui sont prêts à reprendre l’entreprise sera aussi très utile.

     le temps de la fin des dérives de la 5ème République

Le Parlement doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : le cœur battant de la démocratie. Il faut surtout redonner aux parlementaires le temps de légiférer et de contrôler. Cela passe par l’application stricte du non cumul des mandats, sans attendre 2014

Un parlement plus fort, c’est aussi un parlement plus représentatif. Nous proposons d’adopter un mode de scrutin mixte, à l’instar de celui pratiqué en Allemagne : la moitié des députés élus au scrutin majoritaire, l’autre à la proportionnelle.

Pour durer, le temps de la Gauche a besoin d’un PS

    qui fasse vivre le débat d’idées

L’unité du PS n’est jamais menacée par le débat d’idées, mais elle est souvent fragilisée par les batailles d’écuries et l’affrontement des personnalités.

Cette contribution croit en la force d’un Parti Socialiste renouvelé, mobilisé, responsable sans être godillot et qui défend la stratégie d’union des forces de gauche et écologistes en toute circonstance.

La réussite de l’action gouvernementale et la capacité à conserver durablement un soutien majoritaire ne sauraient être du seul ressort et arbitrage du Président. Elles exigent une nouvelle articulation entre partis et gouvernement, une respiration politique tout au long du quinquennat.

    qui mène le combat permanent de l’Union de la Gauche et des écologistes

Rien ne serait pire que de considérer notre parti comme hégémonique : c’est justement lorsque nous sommes dans un tel rapport de force démocratique que nous devons mettre en place des outils pour rassembler l’ensemble de la gauche.

Un comité de liaison permanent des partis de gauche et des écologistes doit être constitué par nos organisations politiques, pour construire ensemble une alternative durable au libéralisme.

Au Sénat et à l’Assemblée nationale, des intergroupes parlementaires permanents de la gauche et des écologistes pourraient aussi être constitués.

La création d’une université populaire des gauches permettrait d’organiser régulièrement dans les régions  -en lien avec l’ensemble des forces politiques de gauche, des militants associatifs syndicaux, des intellectuels- des cycles de débat sur les grands sujets liés à l’actualité ou touchant à l’histoire et à l’identité de la gauche.

    qui soit le premier acteur du changement

Notre parti ne peut avoir pour vocation d’être une simple courroie de transmission des mesures gouvernementales : nous proposons un parti combattif, attaché à la représentation proportionnelle, présent dans le mouvement social et dans le monde associatif. Nous populariserons d’autant mieux les grandes réformes de notre gouvernement que nous en aurons débattu.

Nous proposons la tenue d’une convention nationale sur « la seconde étape de la réforme fiscale pour une juste redistribution », sur laquelle tous les militants devraient être consultés et appelés à débattre.

Nous souhaitons la création d’une « école du militant », organisée nationalement et présente dans chaque fédération, pour délivrer une formation théorique comme et pratique

Nous devons promouvoir des formes variées de militantisme, en développant et valorisant des secteurs comme le secteur entreprise, en organisant chaque année une assemblée des militants vivant dans les quartiers populaires, en instaurant  des semaines thématiques, au cours desquelles les fédérations dialogueraient avec le monde associatif, les ONG, les acteurs concernés par différents domaines.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 08:37

Lienneman.jpgLes signataires de cette contribution générale viennent d’horizons différents, ont été signataires de motions différentes lors du Congrès de Reims en 2008 et n’ont pas tous soutenu le même candidat lors des primaires citoyennes. Mais aujourd’hui, nous sommes convaincus qu’une période politique nouvelle s’ouvre avec la victoire de François Hollande.

Nous souhaitons que le Congres de Toulouse soit une réussite et il le sera s’il offre les conditions du débat. Nous aurions préféré que les militants disposent d’un peu plus de temps. C’est pourquoi, étape après étape, des contributions jusqu’à la synthèse en passant par les motions, nous souhaitons que notre congrès permette de répondre sans tabou ni faux semblant à cette question essentielle : quel rôle pour le PS et ses militants quand l’un des nôtres devient Président de la République ?

emmanuel_maurel.jpgL’unité du PS n’est jamais menacée par le débat d’idées mais elle est souvent fragilisée par les batailles d’écuries et l’affrontement des personnalités. Nous devrions éviter cet écueil à Toulouse et montrer que notre parti est fort de sa diversité.

C’est la raison pour laquelle nous soumettons au débat une contribution qui assume des choix clairs, parce que nous avons un devoir de conviction et confrontation fructueuse sans ambigüité. Cette contribution croit en la force d’un Parti Socialiste renouvelé, mobilisé, responsable sans être godillot et qui défend la stratégie d’union des forces de gauche et écologistes en toute circonstance.

Pour réussir le changement, un Parti Socialiste vivant !

MarianneLouis.jpgL’élection de François Hollande est une victoire de gauche. Le discours du Bourget et les 60 engagements du candidat ont été perçus comme tel par les Français. « Mon projet est socialiste » rappelait-il à juste titre. Il a pu s’appuyer en effet sur le travail mené au sein du PS, avec 3 conventions thématiques en 2010, préparatoires à l’adoption du projet en mai 2011. A chaque fois, le débat a prévalu, les militants ont été mobilisés. C’est ce qui a permis le succès des primaires citoyennes, puis la victoire à l’élection présidentielle et aux législatives.

Ce qui a été vrai hier pour assurer la victoire doit l’être encore tout au long du quinquennat. Le PS n’a plus de leadership présidentiel à rechercher, il peut donc et doit impérativement se consacrer pleinement au travail des idées et à nouer et renforcer contacts, échanges et accords avec les autres forces de gauche, en vue des échéances électorales à venir.

L’enjeu est connu. Il s’agit de permettre au PS d’exister pleinement, entre impulsion présidentielle et action gouvernementale, interventions des groupes parlementaires et mobilisation citoyenne. Dans le passé, la gauche au pouvoir n’a pas toujours su résoudre cette équation et nous avons regretté que le PS et ses militants n’aient pu faire entendre leur voix, fut elle exigeante, auprès des socialistes aux responsabilités. Tirons des enseignements du passé ! Le temps de la gauche est venu. Saisissons-le.

jerome-guedj.pngVous pouvez retrouver le texte et le site de la contribution générale ici.

Et voici la liste des premiers signataires :

Marie-Noëlle Lienemann ; Jérome Guedj ; Emmanuel Maurel ; Marianne Louis : membres du Bureau National ; Anne Ferreira, Vice-Présidente de la Région Picardie ; Paul Quilès, Ancien Ministre ; Olivier Thomas, Maire de Marcoussis ; Gérard Sebaoun, Député ; Suzanne Tallard, Députée ; Jérôme Lambert Député ; Marie-Line Reynaud, Députée ; Arlette Arnaud-Landau, Vice-Présidente de la Région Auvergne ; Jacques Fleury, Maire de Roye ; Geneviève Wortham, Conseillère régionale ; Rémi Lefebvre, SF ;  Michel Gourinchas, Maire de Cognac, Conseiller Régional ; Cédric Dupont, BF ; Etienne Colin ; Laurent Miermont Adjoint au Maire du 13ème Paris ; Thierry Le Pesant, Conseiller Régional, Julien Jusforgues, Marie-José Raymond Rossi, BF ; Dominique Fleurat, Conseillère Régionale ; Marie-France Kerlan ; Pierre-Alain Weill : membres du Conseil National ; Marc Vuillemot, Maire de la Seyne sur Mer et Conseiller Régional ; Jean Michel, Maire de Lapeyrouse et Ancien Député ; Gaël Brustier ; Sylvain Mathieu, Premier Fédéral de la Nièvre ; Jean Le Garrec, Ancien Ministre; Guillaume Mathelier, Maire d’Ambilly ; Gérard Fromm, Maire de Briançon, Conseiller Général ; Jean-Laurent Lastelle ; Olivier Mouret, Adjoint au Maire de Rouen, SF ; Hella Kribi-Romdhane, conseillère régionale Ile De France; Alain Gabrieli, VP Conseil Général Haute-Garonne; Pierre-Marie Lebée, VP Conseil Général de l’Aisne, Maire de Sissone; Gérard Gaumé, Ancien Responsable de la CGT, Jean-Alain Steinfeld, Trésorier Fédéral Seine-Saint-Denis ; Frédéric Faravel, secrétaire fédéral Val-d'Oise, et de nombreux autres signataires dont notamment:

ABABOU Elias (75) ; ABDERAMANE Cissé (95) ABRIAL David (07) ; ABRIAL Régine (42) ; AIT KHEDDACHE  Audrey (75) ; AMIOT Jean (77) ; AMMARI Abdel (91) ; ANDRAU Olivier (83) ; ANDREAU Olivier (83)  ; ATTAL LEFI Violette (Adjointe au Maire du 12ème, 75) ; ATTAR Michelle (75) ; AUFRERE Remi (Bureau CNE, 75) ; AUMAITRE Alizée (75) ; BABOUOT Dominique (31) ; BALLESTER Jean-Luc (secrétaire de section, BF, 77) ; BARBOSA Fernand (secrétaire de section, 58) ; BARON Anne (95) ; BARRILLON Philippe (68) ; BATAGLIA Pierre (81) ; BEGUIN Yves (Bureau CNE, 75) ; BERLEMONT Carole (conseillère municipale, 02) ; BERLEMONT-GILLES Salomé (02) ; BILOA Vincent (SF, 74) ; BIOGET Alain (95) ; BŒUF Daniel (13) ; BOILLETOT Françoise (25) ; BOISSON-ZYSKIND Nathalie (75) ; BOQUET Maryvonne (secrétaire de section, conseillère municipale, 91) ; BOUAZIZ Georges (02) ; BOUCHAFA Claude (75) ; BOUCHENARD Emmanuel (37) ; BOUDON Jean-Michel (92) ; BOULAIN Daniel (conseiller municipal, 95) ; BOURDAT Bernadette (BF, 02) ; BOURGET Maxime (Président BFA, 14) ; BOUTIFLAT Dylan (CF, DN, 75) ; BOYER Christine (95) ; BOYER Fanny (SF, Conseillère municipale, 95) ; BOYER Marcel (adjoint au Maire, 95) ; BRANCHEREAU Jean Claude (BF, 76) ; BROGGI Pascal (Conseiller municipal, 90) ; BRUGUERA Dominique (CF, conseiller municipal, 91) ; BUREAU Pascal (18) ; CABIROL Michel (75) ; CABOCHE Claire (BF, 78) ; CALVET Axel (95) ; CARBONNEL François (SF, 31) ; (VP du Conseil Général, 91) ;  CARPENTIER Benoit (secrétaire de section, BF, 80) ; CAUET Jérôme CAYLA David (49) ; CHALANE        Hakim (CF, 75) ; CHANTECAILLE Martine (BF, conseillère municipale, 85) ; CHARREIRE Cédric (02) ; CHARRON Patrice (BF, CF, 92) ; CHASSERIO Patrick (78) ; CHAUSSON David (39) ; CHENU Renaud (75) ; CHIBANE Abdenour (secrétaire de section, conseiller municipal, 95) ; CHOUCHANA Yann (75) ; COLLINET Dominique (33) ; COLLOMBET Catherine (BF, 75) ; COLOMB Clément (conseiller municipal, 91) ; COLSON Marie (91) ; COMTE Marie-Lou (07) ; COMTE Manon (95) ; COSTIL Xavier (CF, Adjoint au maire, secrétaire de section, 95) ; CUSSOT Mathieu (91) ; DAGUE Didier (adjoint au Maire, 95) ; DAUSSY Danielle (conseillère municipale, 62) ; DE CHARLES Aka (91) ; DE SAINT AMOUR (44) ; DEFER Bryan (92) ; DEHAY André (62) ; DELAHAYE Manuela (Bureau CNE, 75) ; DELLACHERIE Emmanuel (75) ; DELMOTTE Cédric (secrétaire de section, maire adjoint, 62) ; DELRIEU Yvette (81) ; DELRIEU Olivier (81) ; DEMAIE Alexis (95) ; DEMORGNY Arnaud (75) ; DENOUEL Edouard (75) ; DEQUIDT Roland (BF, conseiller municipal, 59) ; DERMY Christian (maire-adjoint, 77) ; DESFORGE Romain (secrétaire de section, conseiller municipal, 91) ; DEYRIES Antoine (secrétaire de section, 91) ; DOAT Suzanne (81) ; DOSORUTH Sandra (CA, 93) ; DROMER Marie (02) ; DUCHENE Charles (95) ; DUCÔME Patrick (Bureau CNE, CF, 75) ; DUPOND Cédric (BF, secrétaire de section, maire-adjoint, 62) ; DUTARTRE STEVEN (conseiller municipal, 95) ; DUTRANOIS    Thierry (31) ; ESCUDERO Michel  (BF, Conseiller municipal, 83) ; EWANE Jean-Jacques (91) ; EYMERY Marie-France (77) ; FABREGUE Maryse (81) ; FARCY Marie-Claude (Maire-adjointe, 31) ; FAVRAUD Pierre (SF, maire-adjoint, 64) ; FERRARI Luis (91) ; FERRIERE Hervé (14) ; FILOCHE Germain (75) ; FINEL Marianne (91) ; FONTAGNIEU Sébastien (95) ; FONTALIRAND (31) ; FOURGASSIE Jean-Bernard (secrétaire de section, adjoint au maire) ; FRANCOS Sergio (77) ; FRICOT Luc (conseiller municipal, 95) ; FRICOT Monique (95) ; FROMENTELLE Sylvie (CF, 95) ; FROSSARD Gérard (90) ; GADET Louis (94) ; GALEWSKI Antoine (75) ; GARCIA Patrick (81) ; GARCIN Thierry (95) ; GASQUET Pascal (conseiller municipal, 95) ; GAUBEN René (secrétaire de section, 81) ; GENDRE Pierre (75) ; GERARD Anne (86) ; GETENET Thierry (secrétaire de section, CF, 71) ; GHIELENS Pascal (62) ; GOASDOUE Sylvie (95) ; GOUTAS Azzedine (SF, BF, conseiller municipal, 90) ; GRATACOS Anthony (77) ; GRENEAU Michèle (maire de Fontenay-en-Parisis, 95) ; GREVIN Axel (02) ; GUISLAIN Manuel (75) ; HAINE Jérôme (secrétaire de section, 95) ; HATEM Jacques (secrétaire de sectiono, BF, CF, 13) ; HAUTIN Rémy (CF, 59) ; HEMON Régis (44) ; HENAUX Laure (95) ; HENAUX Jean-François (95) ; HENNIN Jean Marie (75) ; HENRY Xavier (BFA,75) ; HERGOT Sylvain (95) ; HERNU Dominique (75) ; HOISNARD  Christian (78) ; HOVART Lisa (95) ; IBISEVIC Kémal (conseiller municipal, 62) ; IMPELLIZZIERI Jérôme (77) ; JAILLANT Philippe (02) ; JARRY Anne-Claire (secrétaire de section ministère des finances,75) ; JEAN Bernard (CF, secrétaire de section, 77) ; JEAN Nicole (77) ; KACI Djerbar (90) ; KAID Flavien (75) ; KERDRAON Pierre (75) ; KING-VERAS Loulou (91) ; KRIBI Ahmed (91) ; LACOTTE Janine (secrétaire de section, CF, 37) ; LANCON Jean-Pierre (secrétaire de section, conseiller municipal, 02) ; LANTERNIER Ugo (SF, 93) ; LAORDEN Franck (CF, 14) ; LARA Francis (91) ;  LAVALETTE Monique (95) ; LAVAUX Olivier (02) ; LEDUC Aude (59) ; LEFELLE Hugo (18) ; LEGRAND Sylvain (CF, Maire-adjoint, 91) ; LEMAIRE Serge (CF, 62) ; LEMMONIER Eric (BF, 59) ; LE MOAL Anne (Bureau CNE, 75) ; LESCURE François (59) ; LESUEUR-BONTE Franck (59) ; LEVISSE Bernard (62) ; LEVY VALENSI Stéphane (CF, secrétaire de section, 07) ; LHEUREUX Nicole (CF, Conseillère municipale, 62) ; L’HORSET Pierre Jean (75) ; LLONCH François (Maire Adjoint, 81) ; LOMBARD Sébastien (secrétaire de section, 95) ; LONLAS Maxime (CF, 17) ; LORENZO José (91) ; LOSSON Joëlle (CF, 55) ; LOUBIGNAC Gilles (BF, maire adjoint, 77) ; LUBRANESKI Joëlle (91) ; LUBRANESKI Yvan (Conseiller municipal, 91) ; LUGARDON Christine (31) ; MAJZER Françoise (85) ; MAKLOUF Nora (CF, Maire-adjointe, 13) ; MALOTAUX Anne-Juliette (75) ; MANIFACIER Jean-Paul  (BF, SF, secrétaire de section, VP Conseil Général, (07) ; MARCOUD Jean-Claude (31) ; MARTIN Benoit (77) ; MARTY Anne-Marie (BF, 93) ; MATHARI Mouna (91) ; MATHELIER Guillaume (Maire d’Ambilly, 73)  ; MATHIEU Gilbert (83) ; MATHONNAT Bernard (CFCF, 95)  ; MAZOYER Angélique (Conseillère municipale, 83) ; MEBRAD Yasmine (75) ; MERLEN Annick (02) ; MEULEMAN Patrick (95) ; MICHEL Jean (Maire de Lapeyrouse, ancien député, 63) ; MICHNOWSKI Sylvie (95)  ; MINIER Jean-Luc  (90) ; MOHDEB Said, 93) ; MOINE Nathalie (maire adjointe de Dammartin-en-Goële, 77) ; MOLLIMARD Christiane (SGH, 63) ; MONNIER Béatrice (CF, 31) ; MONTAUFIER Aline (41) ; MORIN Xavier (secrétaire de section, CF, conseiller municipal, 95) ; MOUCHET Eric (33) ; MOUILLARD Arnaud (76) ; MOURET Olivier (SF, adjoint au maire, 76) ; MOUTTE Cécile (Maire-adjointe, 91) ;  NACHIN Claude (80) ; NACHIN Anne (80) ; NAKACHE Mayer (conseiller municipal, 91) ; NAVARRO Jean-Joseph (secrétaire de section, 77) ; NEDELLEC Yves (SF, 22) ; NEDJARI Jean (adjoint au maire, 81) ; NICOLAS Jean-Pierre (83) ; NUBUKPO Kako (FFE) ; ORTO Sandrine (adjointe au Maire des 13ème et 14ème arrondissements, Marseille, 13) ; OUDOT Jacques (77) ; PADILLA Jean (81) ; PAVOT Jacques (33) ; PAVY Pascale (CR, SF, secrétaire de section, maire adjointe de Bailleul, 59) ; PELISSIE Denis (81) ; PERICEY Bertrand (SF, 75) ; PETIT Thomas (CF, 77) ; PEYROT Jacques (83) ; PHAM Toan (95) ; PHIPPS Colin (CA, 92) ; PIAZZI Adelaïde (SF, secréatire de section, 1ère adjointe Montmorency, 95) ; PIETROBON Elise  (95) ; PILET Pascal (33) ; PITOIS Martine (02) ; POLAN Frédéric (secrétaire de section, 62) ; PONS Sophie (75) ; POPHILLAT Marie-Claire (CF, Maire-adjointe de Torcy, 77) ; POTTIE Françoise (CF, 94) ; POULIQUEN Christophe (76) ; PRIGENT Patrick (secrétaire de section, 77) ; PRISSETTE Serge (83) ; QUILES Josèphe-Marie (81) ; RABANEDO Antoine (CF, CA, 38) ; RAIMBAULT Gaël,75) ; RAMIREZ Esther (81) ; RAVAILHE Nicolas (80) ; RAVEAU Pierre (83) ; REINBOLD Eric (67) ; RENOU Michel (secrétaire de section, CF, 95) ; RICHER Marie-Claude (75) ; ROBIN Pierre-Yves (CA, 94) ; ROCARD Hugo (75) ; ROCHAIS Michel (49) ; ROCHER Alain (secrétaire de section, 33) ; ROGEON Benoit (95) ; ROMDHANE Flavien (CF, 91) ; ROSSIGNOL Kévin (75) ; ROUDIL Isabelle (93) ; ROULET Bernard (07) ; ROULLIER Isabelle (SF, 91) ; ROUQUETTE Nicolas (81) ; ROUSSEL Fabien (BF, adjoint au Maire, 95) ; SADOU Ocine (91) ; SAINT-MARTIN Christophe, 13) ; SARAMON Tristan (75) ; SAUNIER Patricia (BF, 77) ; SAUVAGET Patrice (92) ; SAVANTRE  Christine (02) ; SCHWANDER Elodie (BF, SF, 07) ; SCHWANDER Mathieu (CCF, 07) ; SELVA Patrick (83) ; SIAS Pierre (BF, 83) ; SIAS Catherine (BF, 83) ; SWIATEK Anne-Marie (Maire-adjointe, 81) ; TABOURET Christine (Bureau CNE, SF, 33) ; TABOURET  Christine (33) ; TAILLEFER  Richard (BF, SF, Maire adjoint, 77) ; THERAIN Antoine (CF, conseiller municipal, 59) ; THOMAS Jean-François (CR, 55) ; TIGUILT Rachid (adjoint à la mairie des 15ème et 16ème arrondissements de Marseille, 13) ; TILLAY Anne-Juliette (CNE, 75) ; TIRVAUDEY Aline (95) ; TOUCHARD Francis (62) ; TOUFFE Pascale (31) ; TOUIZA Habib (91) ; TOULOURS Amin (02) ; TOURNEMAINE Myriam (SF, 62) ; TRIPOTEAU Damien (secrétaire de section, 85) ; UJMA Christophe (51) ; VANDEMBROUCQ Damien (75) ; VANDERPLANCKE Jean-Pierre (02) ; VASNIER Bertrand (CF,75) ; VICENS Annie (Maire-adjointe, 91) ; VIOLET Paul (75) ; VITTU Matthieu (62) ;  WITZMANN Leila (secrétaire de section, conseillère municipale, 67) ; WORTHAM Françoise (CF, 77) ; ZE Jimmy (BFA, conseiller municipal, 95)

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:43

33577 445255978790 725093790 5575532 712655 nVoici la gauche revenue au pouvoir... pour 5 ans, sauf accident.

Pendant plus de 3 ans, "Un Monde d'Avance", motion C du Parti Socialiste lors du congrès de Reims, a fortement participé à la reconstruction politique et programmatique du Parti Socialiste. Un projet ambitieux a été élaboré patiemment, tranchant ainsi avec de longues années d'immobilisme et d'abdication devant le néo-libéralisme, puis adopté à une écrasante majorité des suffrages des militants socialistes en juillet 2011.

C'est sur ce socle, sur notre capacité à avoir rebâti certains ponts avec la société et nos partis politiques, que se fonde la victoire de François Hollande le 6 mai dernier, puis la majorité parlementaire confortable de la gauche en juin dernier.

nouveau-logo-psCependant, les défis auxquels la gauche est confrontée sont inédits et vitaux. Une partie des solutions va être mise en oeuvre ; mais toutes les solutions ne sont pas encore là car la complexité de notre monde est profonde et parce que de très nombreuses propositions du projet socialiste n'ont pas été reprises dans le projet présidentiel. Des débats importants restent encore à explorer et il convient de lever les ambigüités qui sont entretenues notamment sur la question européenne.

Dans ces conditions, le congrès du Parti Socialiste - au sein des débats de toute la gauche - qui se tiendra cet automne est essentiel. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire un congrès en catimini, au cours duquel les débats qui nous traversent seraient abordés en quelques jours. Nous avons besoin d'un parti de débat qui ne soit pas atone sous prétexte de ne pas gêner le gouvernement.

Il est notamment un sujet majeur qui est la clé essentielle de notre capacité à rendre efficace l'action politique : c'est l'attitude et les outils dont doit se doter l'Union Européenne pour faire face à la mondialisation libérale et restaurer un tant soit peu la souveraineté populaire. A cet égard, l'annonce du Président de la République de la soumission prochaine du Traité Merkozy au Parlement pour ratification est particulièrement inquiétante. François Hollande s'était engagé à renégocier ce traité inacceptable, qui impose une règle d'or budgétaire, soumet les budgets nationaux à un contrôle et à des sanctions automatiques sans aval démocratique, ne change rien aux missions et aux outils de la Banque Centrale Européenne, et surtout enferre l'Union européenne dans une logique intergouvernementale qui éloigne les peuples toutjours un peu plus.

Force est de constater que si François Hollande a obtenu un Pacte de croissance, le traité Merkozy en est distinct et n'a pas été renégocié, ne serait-ce que d'une virgule. Nous ne pouvons pas avaliser une telle dérive et il nous faut trouver les moyens de remettre la construction européenne sur de bons rails, sauf à subir l'effondrement du projet européen lui-même.

Ces considérations sont l'une des nombreuses raisons qui m'ont amené à participer à la rédaction et à signer la contribution générale portée par Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj, Marianne Louis et Emmanuel Maurel, intitulée "Le Temps de la Gauche".

Je vous invite à la découvrir, à la partager et à la signer ici.

Bonne lecture et bon congrès,

Frédéric FARAVEL
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise aux relations extérieures

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