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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 13:15

Samedi 21 novembre 2020, j'ai fait la démonstration au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" que la Charte des Réseaux Sociaux proposée au vote du conseil par Mme Menhaouara était illégale en ce qu'elle limitait de manière excessive la liberté d'expression des citoyens.

S'arrogeant un pouvoir arbitraire supérieur aux lois et à la constitution, elle voulait interdire l'expression d'avis politiques. Tant que l'expression des citoyens respecte la loi (pas d'appel à la haine, pas d'insulte, pas d'apologie du terrorisme ou de crime, etc.), elle n'en a tout simplement pas le droit. En aucun cas, ce document n'avait été validé par les élus ou le cabinet de l'ancienne équipe municipale.

Nous avons demandé à Mme Menhaoura de retirer cette délibération, ce qu'elle a fini par faire après avoir longuement résisté contre l'évidence, alors qu'ils s'agissait pourtant de protéger la commune de graves risques juridiques. Nous avons proposé et distribué une Charte alternative qui respecte la loi et les droits des citoyens, nous espérons que la majorité saura en tenir compte.

Enfin nous avons demandé que les personnes bannies de la page Facebook parce qu'elles avaient eu le tort de critiquer la politique de Mme Menhaouara puissent être réintégrées, nous n'avons pas eu de réponse... Or ces actes pris sous sa responsabilité sont illégaux.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 15:50

Les choix décidés par Mme Menhaouara et son équipe mettent en danger les finances communales, le développement économique, l’emploi et l’accès au logement à long terme.

À court terme, c’est une opération de communication qui n’arrêtera aucun des grands urbains dans la commune car ils sont déjà engagés : Mme Menhaouara est une écolo de pacotille. Enfin les recettes fiscales promises ne seront pas au RDV... ⚠️ danger !!! Précisions en détail sous la vidéo.

Samedi 21 novembre, le conseil municipal était appelé à se prononcer sur le relèvement général de la taxe d'aménagement de 3 à 5% sur l'ensemble de la commune : nous avons voté POUR ✅.

⚠️ Plus problématique est la proposition qui a été adoptée par la majorité municipale d'un taux majoré à 15% sur une partie de la commune, augmentation qui pouvait être envisagée mais pas un niveau aussi excessif (x5)... Voici pourquoi :

🚫 L'application d'un taux majoré de 15% va provoquer dans les parties de la communes concernées l'arrêt total des projets : le "robinet" des recettes sera donc fermé et les financements annoncés par la majorité pour les équipements ne seront pas au rendez-vous. Cela risque donc d'être compensé par nos impôts locaux. 💶 

🚫 Les zones d'activité de la commune sont également visées par ce taux majoré : cela met en péril le développement économique et l'emploi (rappelons qu'il s'agit aujourd'hui de 12.000 emplois grâce aux efforts que nous avions déployés), et dans la période de crise économique actuelle la ville de Bezons se tire ainsi une balle dans le pied et augmentera les difficultés de trouver un emploi local pour les Bezonnais. 👷

🚫 Par ailleurs, la plupart des grands projets urbains étant déjà engagés et pour certains presque terminés, le taux de 15% ne s'appliquera qu'à des projets futurs qui alors qu'on peut déjà s'attendre à ce qu'ils soient beaucoup nombreux seront encore freinés. La réalité est que ce taux s'appliquera donc à de petits projets d'immeubles d'habitation : cela aura pour effet de renchérir leur coût, d'accroître la pression et la spéculation foncière, de limiter la capacité des Bezonnais ou de Franciliens qui recherchent un logement à accéder à la propriété (au coût du marché ou dans un cadre social), à limiter la sortie et le turn over des HLM vers le locatif libre ou l'accession à la propriété, donc à limiter l'entrée de nouveaux Bezonnais dans des HLM. La nouvelle équipe municipale accroîtra ainsi les difficultés d'accès au logement des Bezonnais à des prix abordables ! 🏡🏘🏬

➡️ En conclusion : Ce taux majoré de 15% est une mauvaise idée qui aura des effets contre-productifs. Il n'empêchera pas les projets urbains engagés (et dénoncés par Mme Menhaouara) et nous sommes devant un effet d'annonces qui n'aura pas d'effet réel. Il n'apportera pas les recettes promises par la nouvelle majorité municipale, qui a par ailleurs été incapable de les évaluer. Il met en danger le développement économique, l'emploi, les recettes municipales et l'accès au logement...
Tout ceci est très inquiétant !

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe "Vivons Bezons"

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 17:10

Vers midi le samedi 21 novembre 2020, le conseil municipal devait se prononcer sur les représentants de la commune au sein du conseil d'administration du Théâtre Paul-Eluard.

Nous avons tous été surpris de découvrir qu'alors que le conseil municipal devait désigner 11 représentants en son sein Nessrine Menhaouara refusait toute participation de l'opposition municipale, et proposait pour les autres "collèges" uniquement des soutiens politiques de sa liste. Nous avons demandé que l'opposition puisse participer à hauteur de sa place au sein du conseil municipal et sans oublier que les opposition représentent les deux tiers des suffrages exprimés aux élections municipales : avec la représentation proportionnelle, "Vivons Bezons" aurait pu avoir deux représentants et la liste de M. Roullier un représentant, ils auraient pu contribuer aux échanges au sein du TPE.

Le débat qui a suivi a été consternant, démontrant à quel point Mme Menhaouara méprise l'opposition (et donc les Bezonnais qui ont voté pour elle), agresse les élus et a une vision très autoritariste de la vie communale. Toutes les oppositions sont finalement montées au créneau pour expliquer à quel point ce comportement était intolérable et mettait à mal l'image de la commune de Bezons.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 10:38

Samedi 21 novembre 2020, le conseil municipal de #Bezons examinait la proposition de vœu faite par la majorité municipale actuelle en faveur d'une plus grande ouverture des commerces de proximité malgré le 2e confinement. Malgré ses insuffisance nous l'avons votée. Nos commerçants dès lors qu'ils respectent les règles de sécurité sanitaire connues de toutes et tous aujourd'hui doivent pouvoir ouvrir et la distinction entre commerces essentiels et les autres est absurde. Cependant ce vœu sert avant tout à masquer les insuffisances de l'action municipale dans ce dossier depuis le début de la deuxième vague : elle a refusé de prendre un arrêté municipal pour l'ouverture des commerces afin de participer à l'effort collectif conduit par des centaines de communes de toute couleur politique pour faire pression sur le gouvernement et sortir de la situation ubuesque et contre-productive actuelle.

Nous avons également insisté avec Arnaud Gibert sur la nécessité de faire respecter dans tous les commerces les règles de sécurité sanitaire : il n'est pas possible que certains commerçants fassent des efforts importants et d'autres ne respectent rien, ce n'est pas bon pour la ville, pas bon pour le commerce, pas bon pour les Bezonnais. Dominique Lesparre et moi-même avons pointé que les promesses du gouvernement pour permettre aux bailleurs d'alléger les loyers des commerçants ne sont pas tenues, quoi qu'en dise Mme Menhaouara qui ne connaît visiblement pas le fonctionnement du crédit d'impôt promis par l'Etat. Il ne saurait être question que les locataires de HLM, qui ne sont pas dans une situation sociale facile, portent seuls le poids de la solidarité, si l'Etat ne prend pas sa part.

Enfin rappelons que les améliorations dans l'organisation du marché "Le Temps des Cerises" constatées une semaine après le début du nouveau confinement l'ont été faites sur propositions précises et détaillées du groupe "Vivons Bezons" lors des réunions hebdomadaires du vendredi durant lesquelles le cabinet de la Maire nous informe des mesures municipales pour le nouveau confinement. Nous regrettons que ce matin encore près d'une heure après l'ouverture du marché, il n'y ait aucun encadrement municipal, alors que les élus et services étaient présents dès l'ouverture du marché à 7h30 au printemps dernier.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 18:21

Je publie ici un article rédigé à 4 mains avec Augustin Belloc, jeune camarade valdoisien, pour la Gauche Républicaine et Socialiste, sur les résultats des élections américaines du 3 novembre 2020 qui ont vu la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Frédéric Faravel

la foule démocrate de New York et le dépit de quelques supporters de Donald Trump

la foule démocrate de New York et le dépit de quelques supporters de Donald Trump

Il aura fallu quatre jours pour que le monde connaisse le résultat du vote des électeurs américains du mardi 3 novembre dernier. Ils étaient appelés à se prononcer sur la présidence des États-Unis, les membres de la Chambre des Représentants (chambre basse), les deux tiers du Sénat, et sur toute une série de référendums locaux… La complexité de ce système électoral, l’importance prise cette année par le vote par correspondance à cause de la pandémie (plus de 100 millions d’électeurs), et la tension politique de cette campagne expliquent les délais et le suspense dans la récolte des résultats.

C’est aussi une élection hors norme du point de vue américain lui-même, puisque le taux de participation a atteint quelques 66%, 10 points de plus qu’en 2016, niveau jamais atteint depuis 120 ans. Cette participation en forte hausse s’est portée sur chacun des camps en présence. Joe Biden, avec 76,3 millions de voix, engrange plus de suffrages qu’aucun candidat à la présidence des États-Unis avant lui, soit 10 millions de plus qu’Hillary Clinton en 2016 ou Barack Obama en 2012, et 7 millions de plus que celui-ci en 2008.

Mais la surprise vient d’abord de Donald Trump, qui avec plus de 71 millions de suffrages franchit également ce record en gagnant plus de 8 millions de voix supplémentaires par rapport à son score de 2016, progressant dans de nombreux secteurs de l’électorat. Il n’y a pas eu de vague démocrate, le président sortant et les candidats républicains à la Chambre et au Sénat font mieux que résister. Si les Démocrates conservent leur avance en nombre de Représentants, ils voient leur majorité se réduire d’une dizaine de sièges ; les résultats au Sénat sont plus ambivalents, car pour le moment les Démocrates et leurs alliés « indépendants » font jeu égal avec les Républicains avec 48 sièges, la majorité dépendant des résultats pour le moment des deux sièges de la Géorgie, qui se joueront le 5 janvier 2021 dans des seconds tours (La Géorgie et la Louisiane ont choisi le scrutin majoritaire uninominal à deux tours pour le Sénat, contrairement au restes du pays).

Raccommoder une Amérique déchirée

La victoire de Joe Biden ne fait cependant aucun doute, quoi qu’en dise le président sortant et une large partie de ses supporters : on voit difficilement comment défendre l’idée qu’il y aurait eu une fraude massive et concertée en faveur du candidat démocrate quand sur les mêmes bulletins les électeurs américains ont pu choisir de voter pour des Représentants républicains, dont les résultats étaient salués par la Maison Blanche. La Pennsylvanie, le Wisconsin, le Michigan, l’Arizona et peut-être même la Géorgie (où Biden aurait quelques 12.000 voix d’avance, qui font l’objet d’un recomptage) ont basculé vers le candidat démocrate, lui donnant une avance indéniable en termes de délégués (290 à 306, 270 étant nécessaires pour être élu) qui viennent s’ajouter à la majorité populaire.

Dans un pays structurellement marqué par l’importance des communautés, la stratégie d’Hillary Clinton de miser en 2016 sur une coalition d’afro-américains, de latino-américains, de personnes LGBT et de citadins avait relativement échoué : si elle avait recueilli plus de suffrages que son adversaire, sa campagne segmentée et communautaire n’avait pas eu d’échos dans les catégories populaires précarisées de la Rust Belt, ce qui lui avait coûté plusieurs États-clefs et donc leurs délégués. L’ancien ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, avait expliqué a contrario comment le slogan de Donald Trump, Make America Great Again, portait une dimension universelle à laquelle n’importe quel Américain pouvait se référer. Cette stratégie des libéraux américains, relayée en France par Terra Nova et encore prisée par certains social-démocrates européens et progressistes autoproclamés, visant à remplacer une base électorale populaire défaillante par les milieux urbains éduqués et les minorités, avait plus que démontré ses limites, voire ses effets néfastes. Pour sortir de cette ornière, les Démocrates avaient misé, aux élections de mi-mandat de 2018, sur les banlieues aisées délaissant Donald Trump et le parti républicain. Ils avaient ainsi pu mettre fin à près d’une dizaine d’années de contrôle républicain de la chambre basse, en faisant basculer un certain nombre de circonscriptions-clefs.

Les primaires démocrates de 2020 avaient souligné la profonde division du parti : l’aile gauche en progression et déterminée à reconquérir les classes populaires était portée par les candidatures d’Elizabeth Warren et Bernie Sanders ; l’aile droite misait avant tout sur le rejet de Donald Trump chez les modérés et d’anciens républicains, et était représentée par Pete Buttigieg et l’ancien maire républicain de New York, Michael Bloomberg. Joe Biden, situé à l’aile droite mais dont la popularité chez les afro-américains et dans une partie de la classe ouvrière syndiquée est indéniable, avait finalement remporté ces primaires.

La gauche socialiste du parti démocrate, un atout majeur dans la victoire de Joe Biden
La gauche socialiste du parti démocrate, un atout majeur dans la victoire de Joe Biden

Contrairement à Hillary Clinton en 2016, il a pris en compte la force croissante des démocrates-socialistes dans la conception de son programme et dans sa stratégie de communication. S’il a continué de miser sur le basculement des banlieues aisées des États du sud, il a toutefois mené campagne pour reconquérir la Rust Belt avec un programme de sécurité sociale conséquent, même s’il n’est pas encore à la hauteur des espérances de l’aile gauche du parti démocrate.

Pour contrebalancer le risque de basculement de certains États du sud, Donald Trump avait adopté une stratégie originale : conquérir tout ou partie de l’électorat latino. La multiplication de clips de campagne en espagnol dans les dernières semaines avant l’élection ainsi que son raidissement sur la question de l’avortement avaient pour but d’attirer un électorat perçu comme plus religieux que la moyenne. Cette stratégie était osée, car c’est sur la critique radicale de l’immigration mexicaine que Donald Trump avait fondé sa popularité lors des primaires républicaines de 2016. Pendant les élections présidentielles, Hillary Clinton avait obtenu un score très important dans cette partie de la population. En parallèle, Donald Trump a tenté de consolider ses gains dans la classe ouvrière, en martelant que son bilan en termes d’emploi et de politique commerciale était le meilleur depuis Ronald Reagan.

Raccommoder une Amérique déchirée

Ces élections présidentielles et au congrès nous semblent contenir quatre principaux enseignements :

1) La décision démocrate de miser d’abord sur les banlieues aisées était une erreur stratégique que Joe Biden a eu raison de contrebalancer ;
2) La popularité de celui-ci dans les syndicats et son programme reprenant des éléments de la campagne de Bernie Sanders ont permis aux démocrates de reconquérir une partie de la classe ouvrière ;
3) Si Joe Biden a fait quelques progrès dans la Rust Belt, les Républicains et Donald Trump y ont fortement résisté comme le démontrent les résultats à la Chambre des Représentants et la conservation de l’Ohio par le président sortant ;
4) Ce dernier a réussi à attirer de nombreux électeurs latino lui permettant de se maintenir ou de limiter les dégâts dans un certain nombre d’États du sud et du sud-ouest.

Les banlieues aisées n’ont pas basculé comme l’espéraient les Démocrates. Si les banlieues des métropoles de Phoenix et d’Atlanta, en Arizona et en Géorgie, les ont suffisamment favorisés pour retourner ces deux États (ce n’est pas encore confirmé pour la Géorgie) systématiquement républicains depuis 1996, cela n’est pas généralisable à tout le pays. Les résultats à la Chambre des représentants démontrent que les gains démocrates de 2018 n’étaient pas durables, et que si le rejet de Donald Trump a pu faire voter Biden, il n’a pas été suffisant pour conserver ces circonscriptions. Ainsi, les banlieues aisées de Los Angeles, de Miami, de New York (dont la très symbolique circonscription de Staten Island), la circonscription d’Oklahoma City ou encore celle de Charleston sont redevenues républicaines après un bref passage démocrate de deux ans, tandis que l’avenir de celles des banlieues de Salt Lake City est encore incertain. Les élus démocrates de ces circonscriptions, souvent des hommes d’affaire ou des vétérans, situés très à droite du parti démocrate sur les sujets économiques, n’ont pas réussi à se faire réélire.

En revanche, en faisant campagne auprès de la classe ouvrière et en promettant une extension de la sécurité sociale, Biden a pu enrayer le recul des Démocrates auprès des Américains blancs de la classe ouvrière, et a pu refaire basculer les États ouvriers du Michigan, du Wisconsin et de Pennsylvanie. Toutefois, l’Iowa et l’Ohio ont tous les deux voté pour Donald Trump : les Républicains retrouvent au moins une des deux circonscriptions perdues en 2018 dans l’Iowa et parviennent à en conquérir une dans le Minnesota. Les résultats y ont été très serrés, et les démocrates vont devoir démontrer aux électeurs indécis de la classe ouvrière qu’ils peuvent répondre à leur insécurité économique.

supporters latino de Trump lors d'un meeting en 2020

Donald Trump, qui a bénéficié d’un soutien plus large que prévu dans les banlieues huppées, a réussi son pari de miser sur l’électorat latino. La Floride et le Texas ont voté pour lui avec des marges plus élevées que prévu, et Joe Biden recule drastiquement dans les comtés à forte proportion hispanophone. Dans les comtés frontaliers du Mexique au Texas, majoritairement latino, Hillary Clinton avait battu Donald Trump avec environ 75% des suffrages. Joe Biden s’y effondre, et n’obtient qu’à peine plus de 50% des voix. Des circonscriptions à majorité latino du Texas, censées être sûres pour les Démocrates, ont été remportées avec une marge très faible, et ils perdent une circonscription au Nouveau-Mexique et deux en Floride dans des zones fortement hispanophones. Donald Trump a semble-t-il mobilisé un électorat hispanique conservateur qui jusque-là s’abstenait. Il ne faut pas oublier que jusqu’aux polémiques contre l’immigration mexicaine dans les années 2010, l’électorat hispanophone était très partagé. Toute la question est de savoir si les Républicains vont parvenir à fidéliser cet électorat.

Raccommoder une Amérique déchirée

Joe Biden a sans doute remporté l’élection car ses équipes ont compris qu’il fallait nuancer la stratégie communautariste et de séduction des banlieues aisées pour reconquérir une partie de la classe ouvrière. La communautarisation du débat politique n’a pas empêché la volatilité du vote des minorités et les riches américains sont restés fidèles au parti républicain ; les Démocrates vont être contraints de questionner leur ligne stratégique depuis la présidence Clinton jusqu’aux élections de mi-mandat 2018. Il semble clair que le parti démocrate doive chercher à redevenir le parti du peuple (Party of the People) qu’il a été des années 1930 aux années 1970. Il y a encore un long chemin pour y parvenir : les résultats en Floride semblent indiquer qu’un nombre important d’électeurs votant en faveur du salaire minimum à 15$ (scrutin référendaire) ont porté leurs suffrages dans le même temps sur Donald Trump… la crédibilité des Démocrates reste à construire sur ce qui est pourtant l’une des principales revendications de leur aile gauche, inscrite dans le programme de Biden.

Si Donald Trump a été battu, le trumpisme n’est pas mort. Le président sortant a élargi de manière impressionnante sa base électorale. Sa communication outrancière, sa remise en cause de l’État de droit, ses invectives contre les médias, son refus de reconnaître la défaite et ses cris dénonçant une indémontrable fraude massive ont toujours un écho puissant dans la société américaine. Ce comportement hasardeux plonge la démocratie américaine dans une crise politique jamais vue depuis le scandale du Watergate. La transition n’a pas encore pu commencer, elle se fera vraisemblablement dans le conflit et l’amertume : les partisans de Donald Trump resteront persuadés qu’on leur a volé cette élection. Les Démocrates vont devoir gouverner avec une grande partie de la population persuadée que l’élection a été truquée. Donald Trump n’ayant effectué qu’un mandat, il aura droit de se représenter en 2024 et pourrait compter sur ce ressentiment comme moteur politique. S’il n’est pas candidat, nul doute qu’il trouvera des successeurs « dignes de lui ».

Le Squad de la Chambre des Représentants autour d'AOC
Le Squad de la Chambre des Représentants autour d'AOC

Joe Biden a su mener campagne sans jouer au centriste modéré, ce que dément pourtant toute sa vie parlementaire. Toujours placé à la droite du parti démocrate, il était connu pour concevoir ses projets de lois avec les républicains et avait plaidé en 2004 pour que John McCain, sénateur républicain, soit le colistier de John Kerry, le candidat démocrate contre George W. Bush. Si son programme comporte des avancées sociales certaines, le possible maintien des Républicains au Sénat pourrait handicaper sa réalisation, d’autant que les Représentant démocrates n’ont pas grand chose à voir avec le Squad autour d’Alexandria Ocasio Cortez. Enfin les inclinaisons naturelles du futur président ont de quoi inquiéter les démocrates-socialistes, qui vont poursuivre leur combat politique pour un parti démocrate proche du peuple et de ses aspirations.

Raccommoder une Amérique déchirée

Kamala Harris, sénatrice de Californie, va devenir la première femme à atteindre l’exécutif américain. Le symbole qu’elle représente, après deux ans de lutte féministe intense aux États-Unis contre les violences faites aux femmes et pour le droit à l’avortement, est important. Mais il ne faut pas oublier que Kamala Harris a mené comme procureure générale de Californie une politique très décriée, que de graves accusations de dissimulation de preuves ayant conduit au maintien en détention de personnes innocentes ont été portées contre elle, et que ces accusations avaient conduit à son retrait des élections primaires fin 2019. Sous son mandat, le taux de condamnation était passé de quelques 50% à plus des deux tiers, alors que la question afro-américaine, et notamment l’incarcération de masse des afro-américains (phénomène devenu massif sous la présidence Clinton), sera un des sujets majeurs de la présidence Biden. Kamala Harris n’en paraît pas moins dans une position avantageuse pour la présidentielle de 2024, à condition qu’elle soit habile. Dans tous les cas, si le Sénat n’avait pas de majorité son rôle serait décisif.

La défaite de Donald Trump est évidemment en soi un motif de réjouissance, tant il a aggravé les divisions et attisé la haine dans son pays, tout en contournant à bien des égards l’État de droit. Mais cette défaite ne fait pas tout et nous ne pensons pas que les choix stratégiques des États-Unis d’Amérique seront profondément bouleversés. Certaines orientations de Donald Trump, notamment en matière de commerce international, vont vraisemblablement perdurer et devraient d’ailleurs être méditées en Europe. Il faut cependant espérer que le futur président Biden mènera une politique sociale à la hauteur du programme qu’il a annoncé, ce qui pourrait aider à panser les plaies des Américains. Espérons également qu’à l’inverse de Donald Trump et des présidents précédents il sera plus respectueux de ses alliés et de la France en matière diplomatique et militaire, plus respectueux des libertés des citoyens européens qui avaient été massivement espionnés, et que nos relations industrielles cesseront d’être fondées sur la prédation.

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 15:34
https://www.facebook.com/events/376202470249607/

https://www.facebook.com/events/376202470249607/

Toute la gauche se donne rendez-vous les 21 et 22 novembre en live pour les Universités de la Gauche Républicaine ! Inscrivez-vous ici : https://www.facebook.com/events/376202470249607/

 

Les Universités de la Gauche Républicaine - samedi 21 et dimanche 22 novembre 2020

Le programme

SAMEDI

10h à 12h

Qu'en est-il aujourd'hui de la promesse républicaine ?

 

La République est un idéal et une promesse adressée à tous. L’émancipation individuelle et collective est-elle en panne ? La résurgence d’exigences identitaires et le retour en fanfare du cléricalisme sont-ils inévitables ? Que peut offrir la République à ceux que la naissance n’a pas placé du côté de la possession des richesses et des savoirs? La République peut elle être convaincante si dans la réalité, l’égalité, la liberté et la fraternité ne progressent pas et si les politiques menées vont à rebours de ses principes?

SAMEDI

12h30 à 14h

L’hôpital en danger

 

Depuis bientôt un an, nous vivons une crise sanitaire inédite par son étendue et ses conséquences. Nous payons le prix de décennies de coupes budgétaires et de marchandisation de la santé public. Quel regard les soignants ont-ils sur cette crise ? Quelles ont été les succès de la mobilisation pour l’hôpital public débutée avant la crise ? Comment reconstruire une politique de la santé qui protège la population et les soignants ?

SAMEDI

15h à 16h30

Science, expertise et démocratie

 

Que ce soit pour traiter des « fake news », de la crise sanitaire ou de l’économie, les médias font plus que jamais appel à des scientifiques et des experts, parfois autoproclamés. Quelle est la réalité de cette expertise et de son indépendance ? Quelle place la méthode scientifique doit-elle occuper dans le débat public ? Comment en France, restaurer un haut niveau de recherche au service du progrès humain ? Comment diffuser des informations vérifiées sans créer de dogme indiscutable ? Comment concilier rigueur de l’analyse scientifique et pluralité des opinions

SAMEDI

17h à 19h

À la conquête du plein emploi

 

Le chômage de masse s’est établi de manière durable en même temps que la France se désindustrialisait. Comment garantir à chacun le droit de vivre de son travail ? Sommes-nous condamnés à généraliser la précarité et la remise en cause du droit du travail pour que chacun ait un emploi ? Reindustrialisation, emplois répondant aux besoins éducatifs et Sociaux, à la transition écologique , évolutions technologiques et réduction du temps de travail permettent ils de réinventer le plein emploi?

DIMANCHE

10h à 11h30

La fracture territoriale

 

Des bonnets rouges aux gilets jaunes, les luttes sociales récentes ont révélé l’ampleur de la fracture territoriale et la gravité du repli des services publics. Métropoles connectées à la mondialisation contre campagnes abandonnées et villes moyennes délaissées. centres-villes gentrifiés contre banlieue précarisée quel est l’état des lieux de ces inégalités de plus en plus visibles ? Face à l’archipellisation de la société, la décentralisation et la différenciation promues par Jean Castex est-elle la solution ? Comment rendre la République, une indivisible et garante de l’égalité ?

DIMANCHE

12h à 13h30

Atelier « Résilience commune » organisé par le pôle jeunesse

 

DIMANCHE

14h à 16h

Reprendre notre destin en main : une grande bifurcation pour la France et l’Europe

 

La mondialisation, la mise en concurrence généralisée et la résignation politique ont privé les Français de choix sur les chemins que prend notre pays, tandis que les libéraux se sont assis sur le référendum de 2005. La logique européenne à l’œuvre depuis Maastricht est de faire l’UE en défaisant la France et les autres Etats-Nations. Comment redonner à la France le contrôle de son destin ? Comment faire vivre la souveraineté du peuple français ? Que faire pour éviter la marginalité et décider nous-mêmes de notre avenir ?

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 10:58

Il n’est plus tolérable que nos enseignants soient menacés pour le travail qui est le leur, plus tolérable qu’ils soient menacés tout court. Nous devons reprendre en main notre destin collectif pour repousser les idéologies de haine et de mort qui s’infiltrent parmi nous pour nous diviser et nous détruire. Marjorie Noël comme tout enseignant de l’école républicaine dans ces moments sombres a toute ma solidarité. Plus largement il est indispensable que chaque citoyen français soit vigilant et ne reste pas indifférent aux signes qui permettent de déceler la diffusion dans nos villes, dans nos communes, de foyers politico-religieux anti-républicains.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué posté hier soir par le groupe municipal "Vivons Bezons" après que nous avons appris les menaces publiques à l'encontre de Marjorie Noël, nos désaccord politiques ne peuvent que momentanément s'effacer face à l'ignominie dont elle est la victime.

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons

"Alors qu’en cette journée un hommage solennel était rendu dans toutes les écoles de France au Professeur Samuel Paty, assassiné voici deux semaines par un fanatique, des menaces publiques de décapitation ont été adressées à Marjorie Noël, enseignante et conseillère municipale d’opposition à Bezons, sous une publication relative à la rentrée scolaire. Nous condamnons avec la plus grande énergie ces propos infâmes et ces menaces inacceptables. Mme Noël doit être assurée de la protection de la République. Nous l’assurons de notre soutien, plein et entier, dans cette épreuve.
Nous ne devons plus laisser nos enseignants être menacés.
"

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 15:00

Dimanche 1er novembre 2020, j'avais écrit aujourd'hui au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" à la Maire, Nessrine Menhaouara, pour nous étonner de l'absence de mesures adéquates pour que le marché "Le temps des cerises" de Bezons puissent être ouvert dans de bonnes conditions sanitaires, comme cela avait pu être rétabli au printemps 2020.

J'ai écrit aujourd'hui au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" à la Maire pour réclamer que des mesures adéquates soient prises afin de protéger les agents communaux, de permettre la mise en place du télétravail (comme au printemps dernier) et les conditions permettant la continuité du service public. Face au COVID-19, il faut être solidaire et prendre toutes les mesures utiles et efficaces.

Vous trouverez ci-dessous les courriers en images et au format PDF.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

Courrier de "Vivons Bezons" à Mme la Maire de Bezons adressé le lundi 2 novembre 2020

courriers sur le marché puis sur la protection des agents communaux et la continuité du service public local (2/11/2020)courriers sur le marché puis sur la protection des agents communaux et la continuité du service public local (2/11/2020)courriers sur le marché puis sur la protection des agents communaux et la continuité du service public local (2/11/2020)

courriers sur le marché puis sur la protection des agents communaux et la continuité du service public local (2/11/2020)

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 14:41

Ce soir, le Prince Président Emmanuel Macron va nous annoncer un nouveau confinement... Peu importe la forme qu'il prendra : il signe l'échec de la politique du Gouvernement et du locataire de l'Elysée face à l'épidémie. J'avais déjà expliqué ici voici 12 jours en quoi le Couvre Feu ne servirait à rien : https://bit.ly/3kEWA3K. J'avais évoqué un certain nombre de pistes alternatives.

Depuis plusieurs jours, on nous prépare psychologiquement dans les médias à "l'inéluctable", alors qu'on savait très bien dès la précédente allocution présidentielle qu'on courrait tout droit vers le reconfinement vue la stratégie empruntée...

Mais tout cela s'est fait sans interroger les choix et l'action de l'exécutif : rien n'a été fait pendant l'été pour prévenir la catastrophe ; depuis des mois, ceux qui comme moi réclament la gratuité des masques crient dans le désert (c'est le sujet de l'intervention vidéo que je partage à nouveau ci-dessous) ; depuis des mois, on continue de fermer des lits et on accule les soignants au désespoir et à la démission, on n'a pas changé grand chose pour les rémunérations ce qui rend impossible de remplacer le personnel manquant ; aujourd'hui l'hôpital public est dans un état pire qu'il ne l'était en mars dernier et les soignants sont plus épuisés que jamais !

Tout cela est de la responsabilité d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements, trop occupés à se regarder le nombril et à célébrer ce qu'ils croyaient être leur réussite au début de l'été et qui n'était qu'un mirage. Ils auront les morts sur la conscience, j'espère qu'on pourra le faire compter devant la Justice un jour ; ils auront aussi la mort de l'économie française sur les bras avec ses conséquences dramatiques - pauvreté, chômage, perte de souveraineté - ; ils auront enfin les rêves brisés des lycéens et des étudiants sur le dos à qui on aura fait rater de (trop) longs mois d'études. Les comparaisons européennes n'y changent rien : nous sommes dans cette situation parce que Nicolas Sarkozy, François Fillon, Roselyne Bachelot, François Hollande, Manuel Valls, Marisol Touraine, Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Jean Castex, Agnès Buzyn et Olivier Véran ont passé des années à détruire l'hôpital !

Le projet de loi de prolongation de l'état d'urgence sanitaire marque cette incapacité à retenir les leçons du passé - je vous invite à lire l'excellente analyse publiée sur le site de la Gauche République et Socialiste : https://bit.ly/35G7UXl) et d'apprendre de ses erreurs.
Le Prince Président veut décider seul, c'est une méthode qui n'a jamais été efficace, et c'est une façon de programmer la mort de notre démocratie et de nos libertés.
 
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 14:29

Samedi 24 octobre 2020 à 10h était convoqué le quatrième conseil municipal depuis le second tour de l'élection municipale, après deux reports sans concertation.

Rien dans ce conseil ne laissait présager que les choses se passent mal ; il se serait d'ailleurs bien passé partout ailleurs qu'à Bezons. Ce conseil s'est d'ailleurs ouvert par un moment de communion républicaine en hommage à Samuel Paty, le professeur d'histoire-géographie lâchement assassiné puis décapité en pleine rue par un fanatique islamiste qui lui reprochait d'avoir fait son devoir, d'avoir donné à ses élèves comme chaque année un cours sur la liberté d'expression. Vous retrouverez en fin d'article la vidéo de l'intervention au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" prononcé par mon collègue Arnaud Gibert.

Je ne doute pas un seul instant que chaque conseiller municipal de Bezons est convaincu qu'il est nécessaire d'assurer la protection de tous ceux (agents publics communaux, policiers, soignants, enseignants, etc.) qui font vivre concrètement la République au quotidien, qu'il faut faire en sorte que la promesse républicaine devienne (enfin !) une réalité pour toutes et tous afin de ne pas offrir de terreau fertile au radicalisme religieux et qu'il ne faut plus céder un pouce de terrain à tous les fanatiques religieux qui tentent de détruire à bas bruits ou par des coups d'éclats notre communauté. J'ajouterai pour ma part que cela ne peut être réalisé qu'à la condition que l'égalité républicaine devienne concrète partout sur notre territoire ; contrairement à ceux qui à droite et au gouvernement semblent penser que la République implique "des droits et des devoirs", j'affirme que la République établit d'abord des droits, l'égalité de ses citoyens et l'obligation faites à tous (et à l'Etat en premier lieu) de les respecter. Jean Jaurès avait dit au lendemain de l'adoption de la loi de 1905 qui faisait de notre République un Etat laïque : "La République est devenue laïque, elle doit désormais devenir sociale. La République restera laïque parce qu'elle sera devenue sociale !" Ce message est plus que jamais d'actualité.

Il en fut malheureusement autrement comme en a témoigne le débat sur le budget supplémentaire dont vous trouverez la vidéo ci-dessous (vous trouverez les autres à la fin de l'article).

Ainsi, Arnaud Gibert et moi-même avons interrogé la nouvelle majorité municipale sur le budget supplémentaire (dénommé "décision modificative") qui nous était soumis ce matin là. Nos questions étaient précises : sur la chute de l'autofinancement, sur les changements opérés en matière d'enfouissement des réseaux et de travaux de voirie, sur les projets qui étaient portés par la nouvelle municipalité concernant le square de la République, la vidéosurveillance... Nous avons également interrogé Mme Menhaouara et son équipe sur l'absence de réalisation de l'armurerie de la police municipale et sur la sincérité des sommes affichées dans ce budget supplémentaire.

Pour éviter de nous répondre, Mme Menhaouara a fait une opération de diversion pour changer l'orientation des projecteurs et ne plus parler du budget et s'ériger en victime (un moment informel avec ses enfants en marge d'une action municipale peut arriver) sur un fait que personne ne lui avait reproché (M. Lesparre avait dénoncé des rencontres de travail avec des partenaires économiques et institutionnels avec en première ligne des personnes qui n'avaient pas de lien direct avec l'institution municipale)... Il est vrai qu'aucun élu de l'opposition n'avait été averti (nous l'avons découvert pendant le conseil) qu'une réception se tiendrait à l'Hôtel de Ville en présence d'un sénateur du Val-d'Oise et d'un représentant du consulat d'Algérie le 17 octobre dernier. A partir de ce moment là, non seulement nous avons eu droit à un numéro indécent avec trémolos dans la voix qui n'avait pas sa place en conseil municipal, mais toutes questions et toutes interventions de l'opposition ont été dénoncées par principes comme des insultes et des agressions. J'ai donc demandé et exigé le retour au calme et qu'on sorte du ridicule absolu...

Nos questions n'ont pas plus reçu de réponse, Mme Menhaouara confondant démocratie et autoritarisme du Maire, menaçant l'opposition de lui couper le robinet : nous n'avions pas remarqué qu'il était ouvert. Le pire enfin c'est qu'une partie des réponses à nos questions se retrouvent dans la presse, après un entretien accordé au Parisien Val-d'Oise suite au conseil municipal, alors qu'on nous (nous, les représentants des Bezonnais.es) avait refusé par principe ces mêmes réponses en conseil municipal... c'est proprement scandaleux ! En réalité, Mme Menhaouara semble considérer chaque question comme un offense et chaque intervention de l'opposition comme une insulte, et menace de réduire l'expression démocratique des oppositions...

Ce fut un moment pénible pour tous et pour les Bezonnais.es plus encore. N'ayant pu obtenir des éclaircissements sur ces dossiers, ne justifiant l'engagement que plusieurs centaines de milliers d'euros que par l'existence de plusieurs "groupes de travail" ouverts aux seuls conseillers municipaux de la majorité "divers droite" de Mme Menhaouara, nous avons voté contre le budget supplémentaire.

Nous étions aussi amenés à nous prononcer sur une demande de subvention à l'Etat pour les masques de fabrication française achetés lors du confinement par l'ancienne municipalité et distribués à la population de Bezons. Cette demande de subvention avait été également initiée par l'ancienne municipalité. L'occasion pour moi de redire qu'il faut prendre des mesures de solidarité et économiques pourtant évidentes que se refuse à faire encore le gouvernement d'Emmanuel Macron (vidéo ci-dessus).

Je suis également revenu sur le désengagement progressif et continu depuis 2014 de l'Etat dans tous les dispositifs de "politique de la Ville". La solidarité territoriale est devenue la cinquième roue du carosse de l'action publique des gouvernements. Le fait que les groupes scolaires Louise-Michel et Karl-Marx ne soient pas en zone prioritaire et que les CP et CE1 ne puissent y être dédoublés est particulièrement scandaleux... Depuis des années, la précédente municipalité a demandé le changement. La nouvelle maire émet des considérations très défaitistes en la matière - il est vrai qu'une partie de sa majorité municipale est complice de la politique du gouvernement -, pour notre part nous continuerons à pousser à un changement nécessaire pour nos enfants. (vidéo ci-dessous)

Le conseil municipal examinait aussi une demande de subvention pour le Centre Municipal de Santé (CMS) au Fonds d'intervention régional : cette demande avait été initiée par Florelle Prio dès le confinement au printemps dernier, lorsque le CMS s'était sous impulsion réorganisé pour faire face à la Crise Sanitaire et à la pandémie de COVID-19. Notons également que l'Agence Régionale de Santé s'est engagée à compenser les pertes financières des centres de santé dûes au COVID, nous l'avons souligné et la municipalité ne nous a pas répondu sur le sujet. (vidéo ci-dessus)

J'ai également l'inquiétude des Bezonnais.es face aux difficultés que traversent aujourd'hui le CMS, avec de nombreux départs et arrêts maladies non compensés, ce qui impacte évidemment son activité et la qualité du service. Nous considérons que le CMS doit être au cœur de l'offre de soin à Bezons. Monsieur Cuvillier a annoncé le recrutement prochain du directeur de la structure, du personnel d'accueil et le passage d'un infirmier de 50 à 75% : nous nous en félicitons, nous espérons que les améliorations vont se poursuivre, et nous remercier Monsieur Cuvillier de sa réponse. Mme Menhaouara s'est contentée d'attaquer la gestion des ressources humaines de l'ancienne municipalité : difficile à entendre quand on sait qu'elle appartenait à l'ancienne municipalité, que les mêmes agents gèrent les RH jusqu'à cette semaine et quand on connaît les efforts déployés par Mme Prio pour résoudre des situations difficiles qu'avait rencontrées le CMS.

La création de poste du Directeur de la tranquillité publique déjà soumise au conseil du 2 septembre revenait de manière inhabituelle à ce conseil. Lors du précédent conseil municipal, mes questions avaient été balayées d'un revers de la main par Mme Menhaouara. Cette fois-ci, contraint par une sorte de ridicule de repasser au vote du conseil un poste précédemment voté, la Maire et M. Kevin Cuvillier, premier adjoint au Maire en charge de l'administration et des ressources humaines, ont du rentrer dans les détails.
Qui a dit que les questions de l'opposition étaient insultantes et ne servaient à rien ? (vidéo ci-dessous)

J'ai par ailleurs salué l'initiative bien venue de créer des postes d'apprentis surtout la période économique difficile que nous traversons.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

Hommage à Samuel Paty

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