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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 16:33

Alors que le Parlement est encore en train de débattre du projet de loi sur le "pass vaccinal" et après la publication d'un entretien exclusif du Président de la République au Parisien dans lequel il choisit d'ajouter de la crise à la crise, j'ai rédigé pour la Gauche Républicaine et Socialiste la note ci-dessous concernant la stratégie face à la cinquième vague de COVID 19.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire GRS de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

La panique morale ne fait pas une politique

Encore une fois, la façon dont le Président de la République et le gouvernement gèrent les différents épisodes de la crise sanitaire ne peut que laisser perplexes ou consternés les citoyens français. Le spectacle donné depuis quelques jours par l’exécutif et sa majorité parlementaire face à la cinquième vague est tout à la fois à la hauteur de l’autosatisfaction, dont il a fait preuve entre fin juillet et décembre 2021, et de l’accumulation de ses approximations mensongères :

  • ▪️Le premier ministre Jean Castex affirmait ainsi en juillet qu’avec un schéma vaccinal complet, il n’y avait plus de risques de contamination alors même que des cas étaient connus ;
  • ▪️Le ministre de la santé Olivier Véran n’a cessé d’affirmer au début de l’automne que notre couverture vaccinale nous éviterait une cinquième vague ;
  • ▪️La députée Aurore Berger rejetait l’augmentation structurelle du nombre de lits de réanimation, sous prétexte que cela signifierait vouloir plus de gens en réanimation (?!?) ;
  • ▪️Le ministre de la santé nous avait également promis un rempart face à Omicron avant d’annoncer un tsunami…

Soyons clairs sur notre position, nous considérons plus que jamais que la vaccination est un levier essentiel dans la lutte contre le COVID19 : si elle n’empêche pas tout risque d’être contaminé ou de transmettre le virus, elle freine fortement les transmissions et surtout elle empêche les formes graves de la maladie. Les chiffres de la Drees sont sans appel : le risque d’être hospitalisé est aujourd’hui près de trois fois supérieur lorsque l’on n’est pas vacciné. Le risque d’être pris en charge en soins critiques apparaît pour sa part quatre fois supérieur.

Mais, a contrario, sachant désormais qu’un schéma vaccinal complet n’est pas une certitude absolue contre les contaminations – c’est plus le cas après la dose de rappel mais sans garantie à 100 % –, le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et les conditions de son examen par le Parlement s’apparentent de plus en plus à une panique morale, une fuite en avant irrationnelle de responsables gouvernementaux habités par la peur, surtout celle de se voir reprochés de n’avoir rien fait après avoir menti… En effet, si on pourrait considérer a posteriori que le « pass sanitaire » proposait une garantie aux personnes disposant d’un schéma vaccinal complet ou d’un test récent d’accéder à des lieux avec une protection plus importante contre le virus, l’imposition d’un « pass vaccinal » qui prétend selon l’exécutif renforcer cette protection n’offre en réalité plus celle-ci : interdire l’accès de certains lieux à des personnes ayant été testées « négatives » est une absurdité, puisqu’elles présentent a priori plus de garanties sur un temps court de ne pas être contaminantes que des personnes vaccinées, protégées contre les formes graves de la maladie mais pas forcément de transmettre le virus…

« Bougisme » sanitaire et parlementaire

L’exécutif agit donc selon une posture bougiste : « faut bien faire quelque chose » ! La peur n’évite pas le danger et l’irrationalité dans laquelle il s’enferme en conséquence l’empêche d’examiner l’efficience réelle de la mesure proposée : le pass vaccinal sera même contre-productif d’un point de vue sanitaire, car il n’incitera pas les 10% totalement rétifs à la vaccination à changer d’avis et risque à nouveau de faire chuter le nombre de tests réalisés ce qui nous amputerait d’un outil de mesure de l’évolution de l’épidémie… Le gouvernement est confronté à une situation qui lui échappe ; c’est donc uniquement un échappatoire en matière de communication politique, car pas plus que les autres gouvernements européens il n’a réussi à être efficace contre l’épidémie.

Les conditions d’examen du projet de loi en lui-même aboutissent à un spectacle détestable : à force d’avoir conduit les uns après les autres l’adoption à marche forcée de projets de loi multipliant toujours davantage les entraves aux libertés, l’exécutif a exaspéré jusqu’à ses propres troupes. Le projet de loi sur le « pass vaccinal », en plus d’être tout douteux du point de vue des libertés publiques que de la sécurité sanitaire, est examiné dans des conditions particulièrement dégradées indignes d’une démocratie parlementaire, comme avant lui celui sur l’extension du « pass sanitaire ». On en arrive à considérer que l’examen de loi sur l’état d’urgence sanitaire en mars 2020 – en plein œil du cyclone – avait fait l’objet d’un traitement bien plus respectueux que les textes qui ont suivi. Ainsi il est malhonnête de la part de l’exécutif de dénoncer les oppositions parlementaires dans l’interruption du débat dans la nuit du 3 au 4 janvier 2022, quand c’est en réalité sa propre majorité parlementaire qui a partiellement déserté l’hémicycle à force de se voir imposer un nouveau franchissement de bornes.

Dans l’ordre même de la panique morale à l’œuvre, les propos finissent par devenir totalement incohérents. Comment, dans le même temps, le gouvernement peut-il défendre à l’Assemblée Nationale la nécessité du « pass vaccinal », quand mardi 4 janvier au matin sur France Inter Gabriel Attal, porte parole du gouvernement a usé d’un énorme sophisme en expliquant que, comme on ne pouvait empêcher la vague Omicron de déferler sur le pays en raison de la forte transmissibilité de ce variant, il était inutile de prendre quelque mesure que ce soit pour la freiner ?

Il est de bon ton de prétendre être au-dessus de la mêlée à la veille d’un scrutin national majeur pour démontrer sa mobilisation constante au service des Français… et en même temps, abaisser le débat public à l’étage du caniveau. C’est exactement ce que vient de commettre le président de la République. Ainsi déclarer dans un entretien exclusif au Parisien/Aujourd’hui en France « Je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien, là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder » est indigne d’un Président de la République française. Outre la vulgarité crasse du propos, elle ajoute de la violence dans le débat politique et social au moment où nous avons besoin de sérénité, de rationalité et de solidarité. Bien sûr, on peut parfaitement comprendre l’exaspération de la majorité de nos concitoyens contre ceux qui refusent contre vents et marées la vaccination sur des bases souvent mensongères et fantaisistes. La vidéo de LCI montrant Paul Larrouturou être insulté par un panel d’agités du bocal, réunis devant l’Assemblée nationale, ne peut que renforcer ce sentiment, convenons en. Mais un président ne devrait pas dire cela : il devrait au contraire garder son calme et user d’un autre registre lexical pour espérer une diminution des comportements égoïstes : oui choisir la vaccination est tout autant un acte altruiste et solidaire qu’un réflexe de protection individuel. On se vaccine pour protéger les autres et soi-même tout à la fois ! Les propos du Président de la République sont terriblement délétères car plutôt que de convaincre de nouveaux candidats à la vaccination et à l’action solidaire, il va renforcer certains dans leurs délires où ils se pensent les derniers défenseurs de la liberté, ce qu’ils ne sont pas.

Nos propositions pour lutter vraiment contre le COVID

S’il faut « bien faire quelque chose », essayons à ce stade de prendre des mesures qui répondent aux enjeux du moment à court, moyen et long termes :

  • ▪️Il y a urgence à stopper l’hémorragie de personnels soignants, qui frappe l’hôpital depuis des semaines et n’a pas cessé alors qu’ils sont plus que les autres touchés par la conjugaison des contaminations aux vagues delta et omicron. En plus de la politique suicidaire de fermeture de lits qui continue de plus belle, malgré les enseignements de la crise sanitaire, des lits et des services supplémentaires sont aujourd’hui fermés par centaines faute de professionnels. Cela nécessite une véritable augmentation salariale des aides soignant(e)s et infirmier(e)s, bien au-delà des maigres gains du Ségur. Cela devrait également contribuer à reconquérir et à faire revenir les nombreux professionnels qui ont démissionné de l’hôpital public depuis plusieurs années.
  • ▪️Il y a urgence également à sécuriser les écoles, collèges, lycées et universités du pays. Il est invraisemblable que Jean-Michel Blanquer continue chaque jour qui passe d’engager au plus fort de la pandémie des polémiques tout azimut – lundi 3 janvier sur LCI, il a semblé avoir plus à cœur la dénonciation des mairies EELV que la résolution du problème soulevé par les journalistes… Après avoir réussi la gageure de transmettre la veille de la rentrée scolaire aux équipes pédagogiques le nouveau protocole sanitaire, plutôt que de renvoyer l’équipement en détecteurs de CO2 et en purificateurs d’air aux compétences des collectivités, le ministre de l’éducation nationale aurait dû annoncer tout à la fois la distribution massive de masques FFP2 aux enseignants et le déblocage de crédits suffisants pour équiper l’ensemble des établissements scolaires et universitaires du pays avec les appareils qui manquent aujourd’hui dans les plus brefs délais. Le « quoi qu’il en coûte » devrait également présider aux considérations de sécurité sanitaire dans l’enseignement !
  • ▪️Il faut généraliser et accélérer la mise en place obligatoire du télétravail partout où cela est possible et de manière beaucoup plus massive. Après avoir rechigné plusieurs semaines à sa mise en place, la ministre du travail tarde encore à lancer les contrôles pour contraindre les entreprises qui traînent des pieds.
  • ▪️Il faut rétablir la gratuité des tests afin de pouvoir au plus tôt opérer les isolements nécessaires et mesurer en temps réel l’évolution de la pandémie.
  • ▪️Il faut mettre en place avec les maires, les médecins, la CNAM un dispositif de recherche et d’identification des personnes vulnérables et âgées non vaccinés, afin de prendre rapidement contacts avec elles pour les informer, les inciter et rendre aisée leur accès à la vaccination si besoin à domicile.
  • ▪️Enfin, la France devrait s’engager avec détermination en faveur de la levée des brevets sur les vaccins COVID, ce qu’Emmanuel Macron et le gouvernement se refusent toujours de faire, là encore contre tout argument rationnel car il est clair que le dispositif COVAX n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Cela doit devenir une des priorités de notre combat politique. Si nous voulons que les pays en développement cessent d’être des réservoirs infinis en variants, il convient de leur donner les moyens d’accéder massivement aux vaccins et à leur production.
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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 16:23

La séance du conseil du décembre 14 décembre 2021 a une fois encore été affligeante. Le comportement de la Maire continue d'être méprisant et insultant pour les élus d'opposition qui représentent les deux tiers des suffrages exprimés en juin 2020 ... et pire encore les dossiers présentés sont souvent approximatifs et mal maîtrisés ce qui ne peut que nous inquiéter pour l'avenir.

Frédéric FARAVEL et Florelle PRIO, lors du conseil municipal de Bezons le mardi 14 décembre 2021

Frédéric FARAVEL et Florelle PRIO, lors du conseil municipal de Bezons le mardi 14 décembre 2021

1- MENHAOUARA A FAIT VOTER UNE PREMIÈRE AUGMENTATION D'IMPÔT

Tout le détail du débat en vidéo ci-dessous.
La majorité municipale a voté en faveur de la première augmentation d'impôt de son mandat, après avoir promis que cela ne serait jamais le cas... Elle a accepté sans émettre aucune contestation que la Communauté d'Agglomération Saint Germain Boucles de Seine (Mme Menhaouara y siège au sein de la majorité de droite) lui impose des dépenses supplémentaires en prenant directement dans le portefeuille des Bezonnais. Nous avons voté contre. Car nous nous sommes opposés à la fois au flou du dossier (la municipalité de Bezons est incapable de nous dire quel sera le prélèvement sur les habitants et le dossier de présentation est bourré de fausses informations que la Maire a été contrainte de reconnaître) et à la nature des arbitrages financiers qui conduisent à taxer les Bezonnais. Le financement aurait pu être différent et il est faux de dire que la seule solution alternative était de diminuer les crédits que nous reverse l'agglomération chaque année.
💸

Mise en difficulté sur ce dossier et ayant accepté (elle a voté pour à l'agglomération comme hier soir) une baisse des crédits que l'agglomération reverse à la Ville, la Maire a commencé à s'emporter pour finir par mentir publiquement en affirmant que les élus bezonnais de 2016 à 2020 avaient toujours ces crédits qui désavantagent notre ville et les Bezonnais car ils ne représentent en rien la contribution économique que notre commune apporte à l'agglomération... Sachant pertinemment qu'elle mentait, elle a perdu ses nerfs une nouvelle fois et a demandé une suspension de séance pour se calmer.💸
Nous avons également voté contre des Attributions de compensation défavorables pour notre Ville.

2- LE FONDS DE DOTATION QUE NOUS AVIONS CRÉÉ REND DE GRANDS SERVICES AUX BEZONNAIS

Après avoir mené une campagne diffamatoire sur ce qu'elle prétendait être l'opacité cachant de "supposées malversations" avec le fonds de dotation créé par l'ancienne majorité municipale, Mme Menhaouara a été obligée de reconnaître dès juillet 2020 qu'elle avait raconté n'importe quoi. Le fonds de dotation est d'une transparence parfaite, il n'y a jamais eu aucun détournement comme elle l'avait sous-entendu et cette année encore donc il sert à financer des activités et festivités qui réjouissent les Bezonnais : la Fête Nationale, la course Rives and Run, Bezons ... faites l'été, les animations des fêtes de fin d'année et Rêv'Arts... Nous avons voté pour ! 🤩 🥳

3- DU RETARD DANS L'INSTALLATION DE LA VIDÉOSURVEILLANCE

Nous avions des interrogations sur l'avancée de la mise en place des 30 caméras de vidéosurveillance promise au printemps dernier à grand renfort de communication politique par Mme Menhaouara. Outre le fait qu'il faudra un jour qu'on fasse un véritable bilan sur l'efficacité réelle de ces dispositifs en matière de prévention et de sécurité, nous avons appris que seules 15 des 30 caméras promises seraient installées (et sans doute pas avant le début de l'année 2022 après les avoir annoncées pour 2021) car, bien que la sécurité ait été la délégation de Mme Menhaouara de 2014 à 2020 il semble qu'elle ne savait pas que le fibrage spécifique pour la vidéosurveillance n'était pas achevé sur toute la commune : donc la moitié des 430 000 euros annoncés cette année aura finalement servie à rattraper ce retard qu'elle n'avait pas anticipé.🎥
Les explications et la maîtrise du dossier par son adjoint M. Rebagliato ont été laborieuses (il semblait ne pas savoir que le signalement de la présence de caméras de vidéosurveillance est une obligation légale) ; quant au renforcement de ce qu'il reste du commissariat et des effectifs de police nationale sur la ville, cela piétine.👮‍♀️👮👮‍♂️
Mme Menhaouara a à nouveau refusé de réunir les commissions municipales qui permettraient aux élus d'opposition qui représentent les 2/3 des électeurs d'avoir des informations suffisantes pour exercer leur mandat ; on ne le prend pas pour nous c'est juste du mépris pour les 2/3 des Bezonnais qui n'ont pas voté pour sa liste. Notons au passage que la Maire s'est permise des remarques très déplacée à l'encontre de l'ancien chef de la police municipale, alors qu'elle ne tarissait pas d'éloge sur sa personne quand il était en poste : elle n'a visiblement pas supporté qu'il préfère aller travailler dans une autre commune pour des raisons qu'elle ne veut pas dire non plus...👮‍♀️👮👮‍♂️

Nous avons voté pour la demande de subvention au conseil départemental...

4- FUITE EN AVANT SUR LES DOSSIERS D'URBANISME

Après s'être vantée d'avoir mis au pas en début de mandat les aménageurs (COGEDIM, SADEV, SEQUANO), il semble que la confiance de la Maire sur ces dossiers prend l'eau de toute part... Ainsi au dernier moment, elle a retiré de l'ordre du jour le compte rendu d'activité 2020 (nous sommes fin 2021 !?) de SEQUANO pour la ZAC des "Bords de Seine"... visiblement c'est la panique à bord !🏗

5- LA MUNICIPALITÉ DIVERS DROITE DÉMONTRE À NOUVEAU SON MÉPRIS POUR LES AGENTS MUNICIPAUX

Le gouvernement d'Emmanuel Macron a fait adopter en août 2019 avec Olivier Dussopt la loi de la transformation de la fonction publique qui fait à nouveau des fonctionnaires des boucs émissaires. Elle oblige les collectivités territoriales à augmenter le temps de travail de leurs agents sans augmenter leurs salaires... Il n'y avait évidemment que de mauvaises solutions pour mettre en place cette mesure ignoble, car refuser de l'appliquer revenait à donner les clefs de l'organisation du temps de travail des agents au Préfet qui aurait appliquer ces dispositions dans les pires conditions. Plutôt que d'engager un travail en amont important (l'équipe de Mme Menhaouara a eu 18 mois pour préparer les choses), la municipalité divers droite s'y est prise au dernier moment pour ne pas laisser de marges de manœuvre aux agents et à leurs représentants.
Des solutions existaient pourtant et nous avons fait des propositions lors du conseil (nous mettons ci-dessous la déclaration argumentée de Frédéric Faravel à ce sujet) : Kevin Cuvillier et Nessrine Menhaouara les ont écartés d'un revers de la main alors qu'elles auraient permis un accompagnement moins douloureux pour les agents. La municipalité divers droite se moque des conditions de travail des agents, elle se moque de la prise en compte de la pénibilité, elle se moque du dialogue social, elle se moque de l'argent qu'elle fait perdre aux agents : avec 10 jours de perdus pour les hommes et 11,5 jours pour les femmes, c'est l'équivalent de 560€/an pour un agent payé 1400€/mois qui sont perdus !?! La Maire s'est également permise de menacer implicitement les agents municipaux qui échangeraient avec les élus de l'opposition.

Nous avons voté CONTRE.😡

6- 70 POSTES VACANTS SOIT 10% DES EFFECTIFS MUNICIPAUX MAIS CE N'EST PAS GRAVE !?

Enfin à notre question de savoir quel était le détail des postes vacants parmi les services municipaux, ce qui handicape fortement le travail des agents, Mme Menhaouara nous a expliqué que ce n'était finalement pas très important... Elle a présenté un tableau apocalyptique selon lequel les départs seraient uniquement le fait de personnes à qui on aurait demandé de partir parce qu'ils étaient dangereux ou déloyaux (il y en a, nous le savons, mais ce ne sont là que quelques rares cas individuels)... et pour le reste des départs volontaires et à la retraite : rien à voir selon elle avec l'ambiance de malaise et parfois de peur dont nous avons quelques témoignages parmi les agents.😨😰🤒🤕

18 mois de mandat : le conseil municipal du 14 décembre 2021 démontre la catastrophe Menhaouara et renforce nos inquiétudes

À nouveau donc un conseil lunaire qui nous inquiète pour l'avenir mais nous ne cesserons pas de vous défendre.
Nous vous souhaitons d'excellentes fêtes de fin d'année avec vos proches, dans la Paix et en respectant les consignes de sécurité sanitaire pour ne pas être exposé à de trop nombreuses contaminations au COVID19.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 17:41

La situation politique de notre pays en cette fin d’année 2021 est particulièrement périlleuse et inquiétante. Tout semble s’emboîter pour offrir le Peuple de France aux appétits voraces d’un bloc bourgeois (version libéral-autoritaire avec Emmanuel Macron, version réactionnaire avec Valérie Pécresse) et d’un bloc d’extrême-droite (Zemmour et Le Pen n’ayant pas de véritables différences).

Emmanuel Macron va profiter de sa position institutionnelle et européenne et se déclarera donc candidat le plus tard possible… Il est impératif de rappeler aux Français son bilan catastrophique : reculs des droits sociaux, reculs des libertés publics, perte de pouvoir d’achat pour les classes moyennes et populaires, cadeaux fiscaux à foison pour les plus riches, désindustrialisation et perte de souveraineté économique, casse de l’assurance chômage, casse de l’école publique et errements multiples face à la crise sanitaire : la liste n’est pas exhaustive...

Mais nous devons aussi mettre en garde nos compatriotes sur la boucherie démocratique et sociale qui suivrait une éventuelle réélection d’Emmanuel Macron : comme il n’aura plus de compte à rendre au peuple, ne pouvant prétendre à un 3ème mandat, il engagera un déchaînement de violence sociale inédit. La bourgeoisie d’affaires représentée par Macron et Pécresse, une partie de celle-ci qui s’est ralliée à Zemmour, ne rêve que de mettre à genoux pour le plus longtemps possible les classes populaires et les corps intermédiaires qui peuvent encore faire obstacle à leur prédation. Comme Thatcher avec les mineurs anglais. Marine Le Pen s’en prendrait tout autant aux droits des salariés, avec n’en doutons une violente répression promise aux mobilisations sociales, son pseudo vernis social n’ayant plus d’épaisseur qu’un flop plastique alimentaire.

2022 se jouera autour de la sauvegarde et même du renforcement de notre protection sociale que nous portons ou au contraire de sa mise à mort programmée. C’est cela qu’il faut marteler. Mais il ne suffit pas d’agiter le spectre de l’hypothèse d’une victoire de Le Pen pour le conjurer si l’alternative proposée est une autre forme de catastrophe politique et sociale. Face à ces menaces, c’est un scénario à l’italienne qui se profile : notre camp social effacé dans les urnes… c’est qui est en jeu aujourd’hui c’est l’avenir de la France et la capacité qu’aurait un bloc populaire et républicain, qui n’a pas d’autres relais que les forces de gauche, a lui offrir une perspective d’espoir plutôt qu’un abandon a des fatalités délétères.

Si je suis membre de la Gauche Républicaine et Socialiste, c’est entre autre parce qu’elle a depuis sa fondation toujours appelé toute la gauche à travailler à un « nouveau Front Populaire ». Depuis près de trois ans, nous assistons consternés aux oukases et anathèmes des uns contre les autres dès qu’ils arrivent sur un plateau TV, alors que nous arrivions à les réunir en bonne intelligence lors de nos diverses initiatives que ce soit « Déconfinons Le Débat » ou les Universités de la Gauche Républicaine. L’absurdité fut à son comble quand les mêmes qui n’ont pas de mots assez durs pour s’exclure mutuellement signaient parallèlement ensemble des recours au Conseil Constitutionnel contre les pires lois du quinquennat ou pour initier un référendum d’initiative partagée contre la privatisation d’ADP !…

Alors bien sûr je m'exprime ici à titre personnel, comme citoyen engagé en politique. Mais il est temps de le dire : Ça suffit ! La République Française n’est pas une cour de récréation pour des dirigeants politiques qui s’y disputeraient comme des gamins trop gâtés… Tous savent qu’aucun d’entre eux ne rassemble assez pour survivre au premier tour, mais ils préfèrent maudire le voisin même au prix de la mort de la République !

Il est temps que les uns et les autres prennent leurs responsabilités, devant l’histoire, devant la République, devant le Peuple français ! Soit ils décident de continuer comme avant et ils seront collectivement responsables de la boucherie démocratique et sociale promise ! Soit ils répondent enfin sincèrement aux appels de travail pour élaborer un projet commun pour un gouvernement populaire, républicain, social et écologique… Ce travail aurait encore pu être engagé voici quelques mois lorsque des réunions des différents responsables des organisations de gauche avaient été organisées à l’initiative reconnaissons le de Yannick Jadot. Elles avaient fait long feu, éteintes sous l’amoncellement de mauvaise volonté, d’arrières pensées et de mauvaise foi. Nous n’avons plus le choix ni le temps aujourd’hui : ce qui aurait pu être fait en 4 ans ou en quelques mois devra désormais l’être en quelques semaines !

Attention ! Ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas ici d’organiser un casting en départageant les candidats concurrents en lice ou en choisissant une personnalité médiatique et soit disant populaire, dont on verra ensuite qu’elle ne l’était pas tant que cela. La Gauche française est malade du présidentialisme, les institutions de la Vème République l’ont asséchée et elle se complaît trop facilement dans la valse des égos et des nombrils. Le choix d’une primaire et d’un casting c’est à nouveau se condamner à l’échec, car une candidate ou un candidat ne peut convaincre, peut gagner sur sa personne. On crée une dynamique quand on rassemble – ce qui suppose un travail en commun et non une hégémonie artificielle – et quand on propose un projet commun. Les initiatives actuelles font l’impasse sur ce projet commun, ce "Pacte Législatif", quelles que soient leurs bonnes intentions originelles.

Avec mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste, avec Arnaud Montebourg, nous défendons la même ambition de redonner au Peuple français la maîtrise souveraine de son destin, de réparer le pays abîmé par des décennies de politiques libérales et par la crise sanitaire et de redresser son économie en rendant aux travailleurs leur dignité : ce projet qu’il a nommé « La Remontada de la France » est toujours pertinent et nous défendrons ses orientations. Mais comme Arnaud Montebourg et avec Arnaud Montebourg nous voyons les périls qui menacent notre pays et notre camp social. Il faut appeler toutes les organisations politiques de gauche et leurs candidat(e)s, les organisations syndicales, les collectifs citoyens et les associations de défense des libertés à être à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur des attentes des Français, à la hauteur de la sauvegarde de la République ! Mettons nous enfin autour de la table, rattrapons le temps perdu et effaçons les occasions manquées ! Travaillons ensemble à construire du commun et à élaborer un projet commun qui pourra rendre espoir au Peuple de gauche et conjurer les menaces qui planent si sombrement sur la France. Le mode de désignation d’une candidate commune ou d’un candidat commun aura peu d’importance ensuite si ce travail est fait.

Entamons maintenant ce travail, c’est notre tâche historique… nous connaissons déjà les conséquences de ne pas vouloir essayer.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

5 candidats de gauche : choisiront-ils de s'accorder sur un projet commun que pourrait ensuite porter un candidat commun ? ou offriront-ils la victoire par avance à des droites qui sous leurs différentes sensibilités (libéral-autoritaire, bourgeoise-réactionnaire, pétainiste, national-populiste) détruiront la République ?

5 candidats de gauche : choisiront-ils de s'accorder sur un projet commun que pourrait ensuite porter un candidat commun ? ou offriront-ils la victoire par avance à des droites qui sous leurs différentes sensibilités (libéral-autoritaire, bourgeoise-réactionnaire, pétainiste, national-populiste) détruiront la République ?

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 14:07
Nous revenons après quelques jours sur le conseil municipal du mardi 30 novembre 2021. Comme à son habitude, la Maire de Bezons s’est montré particulièrement désagréable et méprisante… rien de nouveau sous le soleil, nous direz-vous ? Mais nous ne nous habituons pas à ce manque de respect de la part d’une première magistrate de notre ville qui devrait au contraire montrer l’exemple.
Il faut croire que cela n’arrivera jamais…
Plusieurs sujets méritent que nous revenions dessus :
 
⚽️ Les activités sportives d’abord :
 
✅ Nous avons voté une diminution de la facturation de certaines activités sportives municipales suite à la suppression de nombreuses séances du fait de la crise sanitaire sur l’année 2020-2021. Ce n’est que justice.
 
💃🎼 Nous nous sommes par contre abstenus sur la délibération qui traitait du niveau de remboursement des activités suspendues de l’École municipale de musique et de danse pour la même année. Il est nécessaire de vous expliquer pourquoi… d’abord notons que quelques informations ont été apportés qui permettront de répondre aux nombreuses familles qui se sont plaintes auprès de nous de l’attitude de la mairie sur ce sujet : le courrier, qui a été envoyé aux familles leur demandant de régler en une seule fois les montants dus, ne concernait que les activités de l’EMMD des 2e et 3e trimestres de l’année 2020-2021 pour lesquels les encaissements n’avaient pas été réalisés et qui avaient été fortement perturbés par la crise sanitaire. Le paiement en 3 fois est donc maintenu pour les inscriptions à l’EMMD sur l’année 2021-2022. Par ailleurs, de nombreuses activités avaient été « oubliées » par la municipalité dans la délibération qui nous avait été soumise au printemps 2021 et il a fallu rattraper cet « oubli »… notons au passage de la Mairie de Bezons considère que des séances réalisées à distance valent souvent autant qu’un véritable cours de musique ou de danse, c’est « innovant » (hem...hem...). Par contre, pour ces activités soumises à un certain niveau de remboursement aux familles (nous mettrons les tableaux en commentaires) sur 2020-2021, il est bien exigé par la Ville un paiement en une seule fois : or même si pour certaines familles, la diminution est parfois importante (jusqu’à 88 % sur certaines activités), il reste la question du cumul des sommes quand plusieurs enfants d’une même fratrie sont concernés et surtout le cumul avec le paiement pour le 1er trimestre 2021-2022, qui tombe aussi avec de nombreuses régularisations fiscales. La facture s’avère donc salée pour certaines familles et la municipalité divers droite prétexte que c’est le Trésor Public qui bloque et exige un paiement en une seule fois. Elle se défausse donc sur le Trésor Public et renvoie les familles vers l’administration fiscale pour qu’elles trouvent un arrangement si nécessaire. C’est un peu facile. Notons d’autre part, que la Ville n’avait donc pas mandat pour exiger le paiement en une seule fois avant le conseil municipal du 30 novembre
💸
. L’argument envoyé à certains « Mais M. Frédéric Faravel l’a voté aussi » était faux à plusieurs titres. Enfin, la précision du paiement en une fois des trimestres en retard de 2020-2021 était bien inscrit dans le dossier de synthèse, mais pas dans le projet de délibération bien que la Maire de Bezons répète à l’envie que c’était le cas. Au regard du grave flou sur ce que l’on nous demandait de voter et des remarques non prises en compte que nous avons exprimées plus, nous nous sommes abstenus.
 
✅ Nous avons voté le passage de la Taxe d’aménagement (TA) de 15 à 20 % sur les grands axes de la commune, taxe qui est versée par les promoteurs et aménageurs au moment où ils signent les permis de construire. 🏗 Nous avions voté contre l’année dernière le passage de 3 à 15 %, jugeant l’augmentation trop brutale et sans visibilité des risques potentiels d’une hausse aussi forte. Cette augmentation n’ayant pas découragé les promoteurs, et jugeant qu’effectivement M. Dominique Lesparre et Mme Nessrine Menhaouara, qui était son adjointe de 2008 à 2020 sans jamais réclamer une telle hausse, auraient sans doute dû relever ce niveau plus tôt, nous avons apporté notre soutien à cette proposition. Là encore, précisons bien le contexte… Outre le fait que Mme Menhaouara ait monopolisé 80 % du temps de parole sur ce dossier (comme durant tout le reste du conseil municipal), elle a fait la démonstration des incohérences de sa politique urbaine : l’augmentation de la TA vise à faire rentrer de l’argent dans les caisses de la ville pour financer équipements et réseaux publics, et elle reproche à M. Lesparre d’avoir mis la Ville en difficulté en ne réclament pas une TA plus élevée (elle n’en a jamais rien dit pendant 12 ans) ; or comme elle a gelé tous les permis de construire et pratique une politique refusant par principe tout développement urbain, la TA passée de 3 à 15 % mi-2020 et passée depuis le 30 novembre de 15 à 20 % sur les grands axes n’a rapporté aucune recette fiscale depuis 18 mois… ! Et avec la poursuite d’une telle politique on se demande bien quand la TA même relevée rapportera quoi que ce soit à la Ville et aux Bezonnais. Mme Menhaouara se transforme donc en « Pérette et le pot au lait », dans la pire version possible de la fable de La Fontaine ! Elle fait croire aux habitants que les mesures qu’elle prend vont faire rentrer l’argent et faire payer les promoteurs : en fait, le reste de sa politique rend cette décision totalement impuissante…
 
⛔️ Nous avons voté contre le rapport d’activité 2020 de la SADEV94. En effet, il suffit de constater les retards catastrophiques dans le Cœur de Ville pour mesurer à quel point la COGEDIM et la SADEV94 mènent Mme Menhaouara en bateau, alors qu’elle s’était vantée de les avoir mis au pas 🏬🏪. En sanctionnant le rapport d’activité 2020 de la SADEV, qui correspond essentiellement aux actions menées depuis juin 2020, nous dénoncions donc également l’inefficacité et les fanfaronnades de la Maire divers droite de Bezons.
 
⛔️ Nous avons voté contre le règlement de mise en œuvre du Télétravail pour le personnel municipal. L’encadrement et le développement du télétravail était une nécessité, nous y sommes favorables. Mais le règlement qui nous a été soumis le 30 novembre vise avant tout à décourager le personnel de s’y engager et la majorité divers droite refuse de mettre en application le « forfait télétravail », somme très modeste qui aurait permis de compenser les dépenses supplémentaires induites chez l’agent municipal qui se met en télétravail un à deux jours par semaine. Nous dénonçons également les sous-entendus malveillants de Monsieur Roullier qui accuse les agents municipaux en télétravail de resquiller : il a été démontré depuis longtemps que la productivité des agents en télétravail est souvent supérieure aux situations habituelles.
 
🤡 Enfin, nous avons refusé de prendre part au vote sur l’octroi d’une indemnité de fonction à Mme Muddho, que la Maire divers droite de Bezons a décidé selon son bon plaisir de nommer déléguée au 3e collège de Bezons : tout le monde aura compris, qu’au-delà d’avoir débauché depuis plusieurs mois Mme Muddho en élargissant sa majorité encore plus à droite, la délégation octroyée à celle-ci est de pure forme car, non seulement ce 3e collège est totalement hypothétique (on ne voit d’ailleurs sur quel terrain il pourrait s’élever à Bezons), mais surtout ce dossier sera géré évidemment en direct par la Maire de Bezons puisque c’est un dossier départemental qu’elle tentera comme (mauvaise) conseillère départementale de Bezons de négocier avec la majorité conservatrice du Conseil départemental du Val-d’Oise. Les noms d’oiseaux échangés ensuite entre Mme Menhaouara et M. Roullier nous indiffèrent. Par contre, Mme Menhaouara s’est laissée aller à un mépris violent vis-à-vis de l’opposition qui nous a amené à réagir 😡 : elle a prétexté de faire des conseils municipaux d’information pour permettre de mettre les dossiers municipaux au grand jour devant les Bezonnais… la transparence à bon dos ! 45 personnes au maximum ont regardé les débats du conseil municipal du 30 novembre ! C’est uniquement un prétexte pour refuser de transmettre les dossiers en amont aux élus de l’opposition et de réunir les commissions municipales (créées l’hiver dernier, elles n’ont jamais été réunies) qui nous permettraient de travailler correctement les dossiers au service des habitants. C’est une obstruction à l’exercice de notre mandat, qui s’explique parce qu’elle s’est convaincue qu’elle représentait à elle seule les Bezonnais, alors qu’à peine 12 % d’entre eux ont voté pour elle. Nous lui avons rappelé qu’une élection municipale n'est pas une partie d'échec à la fin de laquelle un champion est "couronné" le temps d'un mandat... par les suffrages qu'apportent les citoyens ils donnent une légitimité à chacun des élus municipaux : bien que sa liste soit arrivée en tête en juin 2020 et que le système électoral et institutionnel lui donne la majorité (ce que personne ne conteste), nous n'en continuons pas moins à représenter les électrices et les électeurs qui ont porté leurs suffrages sur nos listes, nous les représentons tout en gardant toujours à l'esprit le sens de l'intérêt général. C'est la raison pour laquelle nous ne cesserons de lui rappeler que les différents groupes d'opposition représentent 66% des suffrages exprimés en juin 2020 et que si elle est en charge de la direction politique de notre commune elle devrait respecter un peu plus les élus qui représentent ces 66%. Agir comme elle le fait, c'est mépriser ces 66% des électeurs qui se sont exprimés en juin 2020, quelles que soient les orientations divergentes de leurs votes.
Nous continuerons à agir dans le sens de l'intérêt général et à défendre les Bezonnais.
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Retour sur le conseil municipal du 30 novembre 2021
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30 novembre 2021 2 30 /11 /novembre /2021 18:45

Je publie ci-dessous un texte rédigé à six mains pour la Gauche Républicaine et Socialiste avec les contributions déterminantes de Gurvan Judas et Bastien Faudot. Après la déclaration de candidature d'Eric Zemmour qui était attendue, nous ne voulions pas publier une réaction pavlovienne qu'on lit trop souvent à gauche dès que ce très mauvais essayiste produit un propos. Nous avons voulu creuser sa posture, son message et préciser de quoi Zemmour "est le nom".

Ce candidat est notre ennemi. Il est l'ennemi de la France, il est l'ennemi de la République.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la Gauche Républicaine et Socialiste

Eric Zemmour qui fantasme sur le "pays des chevaliers et gentes dames" (sic)

Eric Zemmour qui fantasme sur le "pays des chevaliers et gentes dames" (sic)

Ici l’ombre ! Le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour est donc candidat à l’élection présidentielle.
Singeant l’Appel du 18 Juin, après avoir voulu réhabiliter Philippe Pétain, il a choisi de se déclarer le jour où une véritable résistante entre au Panthéon, date anniversaire de la naturalisation de Joséphine Baker. L’artiste engagée est le vibrant symbole de tout ce que le nouveau candidat méprise. Le contraste entre l’optimisme de l’artiste et le déclinisme du mauvais essayiste ne peut que le jeter dans une ombre aussi crépusculaire que le clip vidéo qu’il a diffusé aujourd’hui. Eric Zemmour ne convaincra que le milieu de la petite bourgeoisie réac qui se réveille la nuit en sueur en imaginant se faire “grand-remplacer” et qui lui est déjà acquise.

Les travaux de Johann Chapoutot sur l’effondrement des grands récits nous renseignent en partie sur le “phénomène” Zemmour : Le monde est complexe, très complexe, il est devenu indéchiffrable, tant tout est entremêlé (effet de la mondialisation néo-libérale des 40 derniers années) mais en réalité, le monde a toujours été complexe, l’histoire est une science complexe et vouloir lui donner un sens a toujours été un réflexe humain pour la rendre intelligible… La difficulté, c’est que bien que nous construisions sans cesse des « fictions nécessaires », il n’existe pas de sens à l’histoire.

Les grands récits permettaient de donner un sens à l’histoire, de l’expliquer, l’homme a besoin de sens, il a besoin de croire, pas de savoir. Le socialisme, le communisme, le christianisme ou le républicanisme en France donnaient une vision, un sens clair, simple, lisible, compréhensible. Aujourd’hui tout cela a été balayé. Nous avons besoin de ces récits structurant pour décrypter et comprendre notre monde contemporain. C’est un besoin (Harari, vivement critiquable l’explique néanmoins très bien).

Zemmour arrive, se fout de la vérité, comme le dit si bien Marcel Gauchet il est dans la transgression, la vérité n’a pas d’importance et ça plaît. Qu’importe alors que le caractère plus qu’approximatif et très souvent mensonger de ses affirmations en matière d’histoire ait été largement démontré à plusieurs reprises.

Il répond à l’attente d’un public, il lui propose un récit, une vision du monde et de l’histoire logique, simpliste, caricaturale même et fausse, mais il permet pour beaucoup de s’y retrouver, de donner un sens, une grille de lecture et d’analyse, il répond à ce besoin.
Il s’engouffre dans la brèche laissée par la fin des grands récits. Pour y imposer le sien, celui d’une France fantasmée, chrétienne et blanche, en déclin, au bord de la mort, à sauver. Il offre une nouvelle vie, un nouvel écho, un nouveau porte voix à un camp politique qui n’avait plus connu une telle audience depuis la collaboration. Car c’est exactement ce que porte Eric Zemmour jusqu’à la fin de son discours de candidature où il n’ose pas regarder la France dans les yeux.

« Vive la République, et SURTOUT, vive la France », a-t-il dit… L’adverbe dit tout : il résume l’homme d’extrême-droite dans toute sa (dé)mesure. Cette phrase explique que sa réhabilitation de Pétain n’est pas un accident ou un « dérapage ». Le fond de la pensée zemmouriste tient dans ce surplomb du pays, d’une France éternelle venant exciter sa nostalgie, par-dessus l’idéal républicain et notre démocratie. Ce « surtout » signifie par dessus tout, et en toutes circonstances. La France avant la République quoi qu’il arrive et, en fin de compte, de préférence sans la République. Les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain qu’il tenait tant à réhabiliter ne disaient rien d’autre : dans l’imaginaire du zemmourisme, Pétain sauve la France de la République. Et finalement quand il vante le « pays des chevaliers et des gentes dames », on pourrait rire de l’absurdité de la déclaration mais on se dira avec prudence qu’il préfère donc la France monarchique, qu’il préfère Louis XVI quand il fuit « pour sauver la France » avant d’être découvert à Varennes, qu’il le préfère aux armées républicaines de Valmy, aux poitrines que les citoyens français opposèrent aux armées princières coalisées d’Europe. S’il prétend donc « sauver » la France, souvenons nous des modèles qu’il se donne pour le « sauvetage ».

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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 12:12

Voici le courrier électronique que nous avons adressé ce jour à l'ensemble des élus du conseil municipal.

Nous avons reçu mercredi 24 novembre à 19h33 la convocation du conseil municipal... Nous imaginons que les conseillères et conseillers municipaux membres de la majorité municipale en étaient avertis à l'avance, mais nombre d'entre nous ont découvert le jeudi matin la date et la convocation du conseil municipal. "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" a souhaité faire inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal une proposition de vœu (que vous trouverez en pièce jointe au format PDF) ; cette proposition a été adressée jeudi 25 novembre 2021 à 17h42 à Madame la Maire... mais le vendredi 26 novembre à 15h05, après relance, nous avons été informés par l'administration que cette proposition ne serait pas inscrite à l'ordre du jour, la Maire considérant qu'elle n'aurait pas été envoyée conformément au règlement intérieur.

Voilà qui est regrettable à plus d'un titre :

1️⃣ en adressant la convocation du conseil à la dernière limite et en soirée, il semble que tout ait été fait pour que l'opposition ne puisse pas être en capacité de soumettre un vœu en conseil municipal...

2️⃣ c'est sans doute le plus important, la proposition de vœu visait à inscrire notre commune en soutien à l'initiative citoyenne européenne demandant la levée des brevets sur les vaccins contre le COVID-19... au moment où notre pays affronte la 5e vague, quelques semaines après le reste de l'Europe, voilà un engagement qui aurait eu du sens... En effet, il devient chaque jour plus évident que la politique de don de vaccins des pays riches vers les pays "pauvres" ne suffira pas à permettre une vaccination large et planétaire, sans laquelle nous serons toujours confrontés à de larges foyers de contamination d'où sortiront de nouveaux variants (comme le tout dernier dit "Omicron).

​"Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" regrette donc vivement cette application plus qu'abrupte et contestable d'un règlement intérieur qui couplé à l'habitude prise d'adresser les convocations pour les conseils municipaux au tout dernier moment prive de fait une partie des élus municipaux de leur capacité à contribuer aux décisions municipales. Il semble que cela soit fortement souhaité par Madame la Maire puisque cela fait système avec le fait de ne jamais réunir les commissions municipales ou la conférence des présidents par exemple. C'est particulièrement dommage et attristant.

Afin que chacun puisse mesurer la portée de ce que notre groupe proposait au conseil municipal, nous vous prions de trouver ci-dessous quelques informations sur la démarche... Vous serez ainsi en capacité de vérifier si cela valait la peine de procéder de la sorte...

Nous vous invitons si ce n'est déjà fait à apporter votre soutien à cette initiative citoyenne européenne en signant en ligne : https://noprofitonpandemic.eu/fr/

Florelle Prio et Frédéric Faravel

Conseillers municipaux de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"

 

proposition de vœu de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" que la Maire de Bezons a refusé d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal du 30 novembre 2021.

La Maire de Bezons refuse l'inscription d'un vœu sur la levée des brevets sur le vaccins contre le COVID
Quelles sont les demandes de l'ICE ?

1 — La santé pour tous

Nous avons tous droit à la santé. En cas de pandémie, la recherche et les technologies doivent pouvoir être partagées largement, rapidement, à travers le monde. Aucune entreprise privée ne devrait pouvoir décider seule qui a accès aux traitements ou aux vaccins et à quel prix. Les brevets donnent à une seule entreprise le monopole sur des médicaments essentiels. Cela en limite la disponibilité et augmente le coût pour ceux qui en ont besoin.

2 — La transparence maintenant !

Les coûts de production, les financements publics, tout comme l’efficacité et la sécurité des vaccins et des médicaments doivent être publics. Les contrats conclus par les autorités avec les entreprises pharmaceutiques ne peuvent pas rester secrets.

3 — Argent public, contrôle public

La recherche et le développement de vaccins et de traitements a souvent été financé par des fonds publics, l’argent du contribuable. Ce qui a été payé par les citoyens doit appartenir aux citoyens. Nous ne pouvons pas permettre aux grandes multinationales pharmaceutiques de privatiser des technologies de santé.

4 — Pas de profit sur la pandémie

Les grandes multinationales pharmaceutiques ne devraient pas faire de profit sur cette pandémie, au détriment de la santé des gens. Face à une menace collective comme la Covid-19, nous avons besoin de solidarité, pas de profits privés. Des financements publics devraient toujours inclure des garanties sur la disponibilité et le coût des médicaments. Les multinationales pharmaceutiques ne devraient pas être autorisées à piller les systèmes de sécurité sociale.

Qu'est-ce qu'une initiative citoyenne européenne ?

Les citoyens de l’Union européenne ont le droit de s’adresser directement à la Commission européenne via une initiative citoyenne européenne afin de proposer une modification législative concrète. Pour qu’une initiative soit prise en considération par la Commission, l’Initiative doit récolter les signatures d’un million de citoyens à travers l’UE.

Les objectifs spécifiques que nous avons présentés à la Commission européenne sont les suivants :

Vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et notamment ses articles 114, 118 et 168, nous demandons à la Commission de proposer une législation pour :

  • ​veiller à ce que les droits de propriété intellectuelle, brevets compris, n’entravent pas l’accessibilité ou la disponibilité de tout vaccin ou traitement futur contre la COVID-19 ;
  • garantir que la législation de l’UE relative à l’exclusivité des données et à l’exclusivité commerciale ne limite pas l’efficacité immédiate des licences obligatoires délivrées par les États membres ;
  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne le partage de connaissances, de propriété intellectuelle et/ou de données sur les technologies de la santé liées à la COVID-19 dans le cadre d’une communauté de brevets ou de technologies ;
  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne la transparence relative aux contributions publiques, aux coûts de production ainsi qu’aux clauses garantissant l’accessibilité et le caractère abordable combinées aux licences non exclusives.

Cette ICE a déjà reçu la signature de plusieurs centaines de milliers de citoyens européens, de plusieurs centaines d'organisations (associations, syndicales, politiques, médicales...) de toutes sortes et de collectivités en Europe (dont plusieurs dizaines en France).

La Maire de Bezons refuse l'inscription d'un vœu sur la levée des brevets sur le vaccins contre le COVID
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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 18:06

Les élus de l’opposition de gauche au sein du conseil municipal de Bezons dénoncent la manœuvre indigne à laquelle s’est livrée, au cours des deux derniers conseils municipaux, Mme Menhaouara concernant la société coopérative HLM AB Habitat.

Lors du conseil municipal du 30 septembre, la Maire de Bezons a annoncé aux élus et à l’audience sa démission du conseil d’administration de la coopérative pour être remplacée par son Premier Adjoint, prétextant son besoin de « prendre du recul » face aux difficultés internes d’ABH. Jugez plutôt : « pour pouvoir prendre un peu plus de hauteur sur ce dossier et de distance, j’ai souhaité démissionner de cette fonction » ; « Moi, je ne souhaite pas participer à cette mascarade, (...) c'est la raison pour laquelle ça m’amène à prendre de la hauteur, prendre du recul sur cette position-là… » ; « à titre personnel je ne suis pas candidate à quoi que ce soit, j’ai déjà beaucoup à faire ». Dans la foulée, elle a refusé d’accorder sur deux dossiers la garantie d’emprunt de la Commune à la coopérative, accusant à demi-mots celle-ci d’être au bord de l’implosion financière. Ces Garanties étaient pourtant nécessaires à la poursuite de sa mission de bailleur social.
Moins de deux semaines plus tard, avec le soutien actif de la droite argenteuillaise, connue pour son combat contre le logement social, et en dépit du vote de sa majorité municipale actant sa démission, Madame Menhaouara est cooptée au sein du conseil d’administration de la coopérative, dont elle voulait tant s’éloigner, et s’est fait élire Présidente de la coopérative AB Habitat !

Nous dénonçons cette duplicité et ce manque de respect envers l’ensemble des Bezonnais.es, devant lesquels elle a annoncé le contraire de ce qu’elle avait l’intention de faire. Les élus, particulièrement ceux de sa propre majorité qu’elle ridiculise ainsi aux yeux de tous, ont été également méprisés. Nous espérons que les quelques élus de gauche qui subsistent dans cette majorité ouvriront les yeux sur les pratiques déloyales et les manipulations dont elle use régulièrement. Rien dans cette affaire n’a été conçu pour répondre aux attentes urgentes des locataires et des salariés d’ABH. Nous sommes donc inquiets de voir accéder à la présidence quelqu’un qui use de telles pratiques : cela n’augure rien de bon pour les Argenteuillais.es et les Bezonnais.es. Nous sommes également inquiets après avoir entendu plusieurs adjointes de la Maire affirmer qu’à l’avenir il ne faudrait plus débattre en conseil municipal de ce qu’il se passe au sein d’AB Habitat…

Les conseillers municipaux de gauche de Bezons resteront vigilants aux côtés des salariés et des locataires d’AB-Habitat pour que cet outil essentiel ne soit pas dévoyé par celle qui désormais affiche clairement, et de manière particulièrement manœuvrière, son alliance avec une droite conservatrice. Avec les locataires, leurs associations et amicales, les syndicats de salariés, nous mènerons le combat pour un logement social digne à Bezons et Argenteuil.

élus de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Frédéric Faravel, 
Conseiller municipal et communautaire GRS
Florelle Prio, Conseillère municipale PCF
élus du groupe "Avenir de Bezons en commun"
Marjorie Noël, 
Conseillère municipale PCF
Christian Hoerner, Conseiller municipal LFI

Déclaration commune des groupes municipaux « Vivons Bezons » et « Avenir de Bezons en commun » sur les manipulations en cours concernant ABH
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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 15:00

Hier soir se tenait un conseil municipal d’un format particulier : la Maire divers droite de Bezons avait décidé d’en faire une sorte de show pour mettre en scène les modifications du cœur de Ville, projet qu’elle n’a cessé de dénigrer pendant toute la campagne des élections municipales et qu’elle prétend aujourd’hui avoir transformé. En termes de transformation en réalité, il n’y a pas de réelle dédensification promise par Mme Menhaouara mais bien une amputation du parc Bettencourt de 0,7ha comme j’ai pu en faire la démonstration hier soir avant de devoir partir car contraint par d’autres obligations prises depuis de nombreuses semaines (on ne reçoit les convocations du conseil municipal que 5 jours avant) : fabuleuse action que de réduire l’extension d’un jardin public pour une élue qui prétendait faire de l’écologie l’axe majeur de son action.

J’ai regardé ce matin l’enregistrement du conseil municipal de Bezons et notamment les débats sur les garanties d’emprunt que nous souhaitions pour AB-Habitat et pour lesquelles nous avions dénoncé le retrait lors du conseil municipal du 30 septembre. Ces débats ont été consternant : la majorité municipale ayant bien du mal à masquer les contre-vérités sur ce dossier. Notons d’abord comme l’ont fait remarquer plusieurs élus, dont Monsieur Christian Hoerner a qui j’avais donné mon pouvoir (j’estime qu’il est important de rassembler la #gauche à Bezons face aux dangers de la politique de Mme Menhaouara et plus largement face à la politique de M. Macron et à l’extrême droite), que le compte rendu du conseil municipal du 30 septembre ne correspond à la réalité des débats : au-delà des propos injurieux tenus par la maire qui ont disparu, sa déclaration par laquelle elle expliquait vouloir « prendre du recul » vis-à-vis d’ABH ne figure pas non plus dans le compte-rendu. Et pour cause ! Entre-temps,

Mme Menhaouara a manœuvré pour s’imposer comme présidente d’ABH ce qu’elle prétendait refuser le 30 septembre dernier. Il est donc légitime pour les élus, pour les Bezonnais comme pour les salariés et les locataires d’ABH de s’interroger sur le fait de savoir si Mme Menhaouara a sciemment menti en public le 30 septembre devant les élus et publiquement (devant le public de la salle du conseil et devant les spectateurs de la vidéo du conseil sur internet) : que vaudrait dans ces conditions la parole d’une Maire ? La question est grave … à cela la majorité municipale divers droite n’a su répondre que par la menace, par l’annonce de l’interdiction à l’avenir de débattre des discussions au sein et autour d’ABH, alors même qu’elle ne se privait pas (parfois avec de vraies questions) de s’interroger et de dénoncer avec virulence la situation d’ABH le 30 septembre dernier : le double discours de ces gens est impressionnant ! J’espère qu’il y a dans la majorité municipale des élus qui commencent sérieusement à s’interroger sur les méthodes employées qui sont malhonnêtes et anti-démocratiques.

Il est également curieux qu’alors que le Maire dénonçait le 30 septembre sur la situation financière d’ABH pour justifier le refuser de faire voter alors deux des trois garanties d’emprunts de l’ordre du jour (et effectivement une garantie d’emprunt ne sert pas à payer les salaires des agents d’ABH), elle ait depuis découvert que la société coopérative de logement social allait en fait bien mieux que la situation catastrophique qu’elle peignait… la situation d’ABH est difficile : la colère des salariés et des locataires le démontre chaque jour qui passe mais non la société coopérative n’a jamais été au bord de la catastrophe et les éléments pour l’apprécier étaient publics donc Mme Menhaouara le savait parfaitement avant de devenir présidente d’ABH.

Toute cette mise en scène est donc extrêmement inquiétante : Mme Menhaouara a déployé d’énormes talents de manipulatrice pour obtenir ce qu’elle estime être un nouvel élément de pouvoir personnel ; dans cette affaire les intérêts des salariés et des locataires d’ABH ont été totalement absents. Son alliance avec le maire d’Argenteuil, représentant d’une droite qui déteste le logement social et ses habitants, ne peut également que nous inquiéter. Avec les sympathisants de Vivons Bezons, groupe des élus communistes, socialistes et républicains, avec les militants du PCF Bezons section Jacky Leser et de la Gauche Républicaine & Socialiste, en lien avec Les Locataires d’ABH, les amicales CNL et la Cgt Ab-Habitat et tous ceux qui à gauche défendent le logement social nous serons vigilants pour tenter d’empêcher toute dérive et nous continuerons à aborder les dossiers d’ABH en conseil municipal que cela plaise ou non à la majorité municipale divers droite.

Frédéric FARAVEL

Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons, président du groupe « Vivons Bezons, les élus communistes, socialistes et républicains », coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

J’interrogeais le 26 octobre M. Lambert de la SADEV

J’interrogeais le 26 octobre M. Lambert de la SADEV

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 10:36

J'ai rédigé hier pour la Gauche Républicaine et Socialiste cette note concernant le lien démontré entre les réformes des retraites et de l'assurance chômage souhaitée ou imposée par Emmanuel Macron, les recommandations de la Commission Européenne et l'inscription de la France dans le "plan de relance européen". Bonne lecture...

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

Retraites et Assurance-Chômage : des réformes coordonnées entre la Commission européenne et l’Élysée

Depuis quelques jours, des ministres, des sous ministres, la macroniste en chef au parlement européen, la porte-parole en France de la Commission européen et des essayistes macronisés ont décidé de monter au créneau pour dénoncer la liaison faite, faussement selon eux, entre la réforme des retraites et le plan de relance européen. Le lien entre les exigences de la Commission européenne et la réforme des retraites, ou encore celle de l’assurance chômage qui a été imposée après plusieurs reports (et malgré la censure partielle du Conseil d’État) ce 1er octobre, a été depuis longtemps étayé par de nombreux responsables politiques de la gauche française, mais cela n’avait pas donné lieu jusqu’ici à une charge aussi forte et coordonnée de la Macronie

Le débat a resurgi quand Arnaud Montebourg, ancien ministre du redressement productif puis de l’économie de François Hollande, et candidat à l’élection présidentielle, a dénoncé ce lien. Il faut croire que la proximité de l’élection présidentielle et les états de service du candidat ont contraint le camp Macron, allié à la Commission, à réagir avec violence et panique… panique, car les arguments de l’exécutif et de ses soutiens sont faibles.

En effet, tout le monde sait que la réforme des retraites engagées en 2019 par Emmanuel Macron répond, au moins en partie (ne négligeons pas non plus la cécité idéologique de l’impétrant), aux recommandations de la Commission européenne adressée à la France la même année dans le cadre du « semestre européen »1, c’est la recommandation CSR 2019.1.4. Une telle recommandation n’a pas été spécifiquement répétée en 2020 alors que la planète était en pleine crise pandémique, mais la Commission européenne n’a jamais abandonnée son exigence.

Dès l’adoption en février 2021 des règles visant à répartir les fonds du plan de relance européen, intitulé en globish recovery and resilience facility2 (RRF), ce texte fait référence près de 20 fois aux recommandations annuelles adressées à la France. La recommandation la plus importante mise en avant est celle numérotée 1.4 en 2019, que nous avons citée au paragraphe précédent.

Chaque État membre a dû ensuite présenter son propre Plan National de Résilience et de Relance (PNRR) pour démontrer que leurs initiatives et projets répondent bien au RRF de la Commission. Ainsi, dans le PNRR français présenté le 27 avril 2021 (un document de plus de 800 pages), la réforme des retraites est citée une bonne dizaine de fois.

1Le « semestre européen » est la procédure qui conduit chaque les États membres et la Commission européenne a échangé sur les exigences de cette dernière quant à la politique budgétaire des premiers.

2En français, on parle de « plan(s) de relance », en anglais on parle de « plan » mais aussi de facility... il faut se garder des « faux amis » d'une langue à l'autre... mais cela montre quand un état d'esprit est différent et cela décrit qu'une bonne part du plan de relance européen ne sont pas des crédits sonnant et trébuchant mais des « facilités d'emprunt »...

Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...
Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...

Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...

La réforme de l'assurance chômage est citée elle une bonne quarantaine de fois ; le gouvernement s'excuse d’ailleurs de n'avoir pu la mettre en œuvre plus tôt et plus vite à cause de la crise sanitaire…

Principaux extraits du PNRR français évoquant la réforme de l'assurance chômage pour satisfaire les demandes de la Commission européenne...Principaux extraits du PNRR français évoquant la réforme de l'assurance chômage pour satisfaire les demandes de la Commission européenne...Principaux extraits du PNRR français évoquant la réforme de l'assurance chômage pour satisfaire les demandes de la Commission européenne...

Principaux extraits du PNRR français évoquant la réforme de l'assurance chômage pour satisfaire les demandes de la Commission européenne...

Cette insistance à propos de l'assurance chômage démontre que le gouvernement français joue autant que possible au « bon élève » de l’Union européenne, en cohérence avec tout ce qu’Emmanuel Macron a défendu pendant sa campagne électorale : la France sera forte si elle est exemplaire, c’est-à-dire si elle se plie avec enthousiasme à toutes les règles ordolibérales et néolibérales actuelles de l’Union européenne que nous jugeons absurdes et qui nous affaiblissent. Le gouvernement français n’a pas (encore ?) les moyens politiques de mettre en œuvre la réforme des retraites ? Qu’à cela ne tienne ! ils réaffirment avec force leur attention d’aller au bout sur les retraites et montrent leur bonne volonté européenne en mettant en avant qu’ils cognent comme des sourds sur l’assurance chômage. Cette bonne volonté sur l’assurance chômage est là pour rassurer la commission : ce « bon élève » ira au bout sur les retraites.

Voici donc l'analyse du PNRR français par la commission, publiée fin juin 2021: https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/HTML/?uri=CELEX:52021SC0173&from=EN

Il est écrit noir sur blanc : « Le système de retraite reste complexe. Plus de 40 régimes de retraite différents coexistent en France. Ces régimes s'appliquent à différents groupes de travailleurs et de fonctions selon différents ensembles de règles. Le Gouvernement s'est engagé dans une réforme visant à unifier progressivement les règles de ces régimes, en vue de simplifier le fonctionnement du système de retraite notamment pour en améliorer la transparence, l'équité et l'efficacité. La réforme a été suspendue par la crise du COVID-19. […] Le plan français de relance et de résilience est globalement conforme aux enjeux et priorités identifiés dans le dernier projet de recommandation du Conseil sur la politique économique de la zone euro 26 (AER). Le plan contribue à l'EAR 1, en assurant une orientation politique qui soutient la reprise, car il met en œuvre des mesures contribuant à la résilience du système de santé et de sécurité sociale, notamment par le renforcement des secteurs sanitaire et socio-médical (volet 9 R&D, santé, territoires), ainsi que des mesures sociales de soutien à l'emploi (volet 8 Emploi, Jeunesse, Handicap, Formation professionnelle). Les actions axées sur la qualification de la main-d'œuvre (composante 8) contribuent à atténuer l'impact social et du travail de la crise. La qualité de la gestion des finances publiques du pays devrait, entre autres, être renforcée par la numérisation de l'administration publique et les réformes structurelles fiscales (Volet 7 Numérisation de l'État, des territoires, des entreprises et appui au secteur culturel). »

Cependant la Commission semble dire que le gouvernement français ne lui donne pas assez d'assurance sur les retraites – ce qui explique sans doute que le gouvernement français ait démontré une brutalité particulière dans sa façon d’imposer au forceps la réforme de l’assurance chômage (« si si, je vous assure, la France est un « bon élève ») :

« Le système de retraite français (CSR 2019.1.4) est coûteux mais les dépenses ne devraient pas augmenter à long terme en pourcentage du PIB. La réforme envisagée (centrée sur l'unification de plus de 42 régimes) est abordée dans la partie I (principaux objectifs et cohérence) du plan de relance et de résilience, où les autorités françaises expliquent qu'elles envisagent de reprendre les discussions parlementaires suspendues sur la réforme des retraites dans le but de créer un système universel plus équitable. La réforme du système de retraite n'est pas inscrite dans une mesure du plan français et n'est donc pas associée à un livrable (jalon ou cible) au titre de la Facilité pour la Récupération et la Résilience. Compte tenu de son importance capitale pour la mobilité et la productivité de la main-d'œuvre, la réforme des retraites prévue sera étroitement surveillée, y compris ses implications en termes d'équité et de durabilité. »

À la fin, la commission donne cependant un satisfecit à Macron :

« Dans l'ensemble, le plan constitue un ensemble complet de réformes et d'investissements visant à relever les défis identifiés dans les recommandations par pays, avec quelques lacunes qui sont partiellement comblées par des mesures extérieures à la Facilité. Le plan répond bien aux recommandations et aux enjeux dans les domaines de l'environnement des affaires, de l'emploi, de la santé, des transitions vertes et numériques. Le plan comprend un engagement à renforcer la viabilité des finances publiques lorsque les conditions économiques le permettent et des réformes pour soutenir cet objectif. Cependant, l'engagement de reprendre les discussions sur la réforme du système de retraite ne s'accompagne pas de jalons et d'objectifs pour la mise en œuvre de la réforme. En outre, des mesures supplémentaires peuvent être nécessaires pour relever les défis du marché du travail auxquels sont confrontés les groupes vulnérables autres que les jeunes (CSR 2019.2). […] Compte tenu des réformes et des investissements envisagés par la France, son plan de redressement et de résilience devrait contribuer à relever efficacement l'ensemble ou un sous-ensemble important des défis identifiés dans les recommandations par pays, ou des défis dans d'autres documents pertinents officiellement adoptés par la Commission dans le cadre le semestre européen, et le plan de relance et de résilience représente une réponse adéquate à la situation économique et sociale de la France. »

Au bout de ce processus politico-technocratique, dont l’Union Européenne a le secret, il ne reste plus qu’à faire un dernier tour de bonneteau (ou de Beaune-teau?) : dans son communiqué du mois de juillet 2021, saluant l'accord de la Commission pour le PNRR français, Bruno Le Maire se garde de bien de citer la réforme des retraites puisque formellement elle ne fait pas partie des projets immédiats, le gouvernement ayant expliqué à la commission qu'il n'en avait pas encore les moyens, ce dont la commission se plaint...

En conclusion :

1️⃣ les recommandations de 2019 de la commission qui exigent une réforme des retraites ne sont pas renouvelées d'une année sur l'autre (surtout pas en 2020 avec la crise sanitaire), mais elles restent actives et considérées comme pertinentes et appropriées par la commission Van der Leyen deux ans plus tard puisque citées 20 fois dans le RRF ;

2️⃣ Macron et ses gouvernements appliquent une stratégie cohérente depuis le départ : « La France sera grande si elle est ordo-libéralement exemplaire », c'est-à-dire selon nous si elle abandonne toute prétention à exercer sa souveraineté sur des dossiers comme la reconquête industrielle ;

3️⃣ La commission attend bien de la France encore aujourd'hui une réforme des retraites et regrette que le gouvernement ne puisse pas aller plus vite et surveillera donc ses efforts en ce sens.

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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 15:43

Retour en image sur le conseil municipal du jeudi 30 septembre 2021.

✅ Nous avons défendu la mise en place rapide d'une charte du télétravail pour le personnel municipal avec le forfait télétravail qui est (enfin !) ouvert aux agents publics depuis le 1er septembre. M. Kevin Cuvillier a refusé de s'engager sur ce dernier point ; c'est pourtant simple : quand on est de gauche, on améliore les conditions de travail et de rémunération des travailleurs. Ben non, à Bezons, ils démontrent tous les jours qu'ils sont divers droite.

❌ Nous avons exprimé notre vive inquiétude sur la situation dans le personnel municipal qui connaît depuis un an des conditions de travail qui se dégradent chaque jour un peu plus. Les départs ne sont pas remplacés : on peut se demander d'ailleurs pourquoi tant d'agents partent quand ce ne sont pas des départs à la retraite ? certains agents n'hésitent plus à parler de "chasse aux sorcières". Il manque aujourd'hui 70 postes dans des domaines variés : santé, culture, enfance, direction générale, voie publique, sport, action sociale, cadre de vie... Les agents en font les frais évidemment car leur travail est plus difficile et usant, mais en plus c'est vous les Bezonnais qui faites désormais face à une dégradation du service public communal. Un constat consternant... Nous serons le 5 octobre à 8h30 devant la mairie pour manifester avec les agents municipaux.

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