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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 13:56

martine-aubryPour de nombreux observateurs ou militants, le principal risque des primaires ouvertes à gauche consiste à réduire puissance 10 la foire d'empoigne des primaires internes (avec corps électoral élargi) de 2006 (au demeurant ne nous y trompons pas, la désignation du candidat socialiste par le vote des adhérents PS a toujours été inscrit dans les statuts de ce parti, ce n'était donc pas une innovation des années 1995-2006).

hollande.jpgCe risque est réel pour peu que les socialistes et leurs sympathisants concentrent leur attention sur des question de personnes, d'esthétique, de nombre de couverture de magazines (people ou pas). Or ce piège s'ouvre clairement sous nos pas si comme quelques soutiens de François Hollande, on indique qu'il n'y aurait qu'une feuille de papier à cigarette entre François Hollande et Martine Aubry. "Nous avons le même programme", disent-ils, "de toute façon, le projet socialiste est adopté, il sera le même pour tout le monde". On ne notera tout de même le caractère spécieux de cet argument puisqu'ils cherchent constamment à opérer des distinctions ou des inflexions par rapport à celui-ci, que François Hollande a commencé sa campagne interne à Clichy-la-Garenne - avant l'adoption du Projet des socialistes par les militants - en présentant son programme, que les proches de François n'ont cessé d'être éminemment critique sur l'élaboration du projet des socialistes entre 2009 et 2011 (quand ils n'ignoraient tout simplement pas sa procédure d'élaboration).

Cependant, il est bon d'apporter une réponse sur le fond plus que sur la forme à l'idée selon laquelle Martine Aubry et François Hollande porteraient des visions politiques identiques. Je vais donc pointer quelques éléments suffisamment marquants pour être selon moi retenu :

  • Démocratie :
    • Martine Aubry a instauré une nouvelle règle électorale, qui dérange bon nombre d'élus socialistes, à savoir le mandat unique parlementaire, ou tout du moins l'engagement intransigeant que les parlementaires ne pourront pas cumuler la présidence d'exécutifs locaux (commune, département, région, EPCI) avec un mandat parlementaire. Même régime pour les futurs ministres socialistes. Alors première secrétaire du PS, Martine Aubry a exigé des candidats aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011 de s'engager à remettre les présidences d'exécutif qu'ils exerçaient au plus tard en septembre 2012 ; les candidats aux législatives devront s'engager dès maintenant à ne pas conserver leur présidence d'exécutifs dès le lendemain de leur éventuelle élection en juin prochain.
    • Tonalité différente, chez François Hollande, qui considère que le cumul des mandats n'est en aucun cas un problème prioritaire et qui a déjà indiqué à nombre d'élus locaux que les décisions de l'actuelle direction du PS serait révisée si jamais il était désigné candidat des socialistes et à plus forte raison élu Président de la République.
  • Europe :
    • Martine Aubry a toujours fait preuve de convictions pro-européennes chevillées au corps. Elle est cependant sortie d'une certaine eurobéatitude qui pouvait caractériser la majorité des responsables socialistes depuis 15 ans. On peut être pro-européen et constater cependant l'ornière dans laquelle s'est enlisée l'Union Européenne. Martine Aubry a donc concédé que le Traité de Lisbonne, copié-collé du défunt TCE, n'avait pas apporté les solutions politiques que de nombreux responsables européens espéraient, mais au contraire renforcé la dérive libérale de la construction européenne qui mine le projet européen dans les coeurs des peuples. Elle défend donc une réorientation profonde de la construction européenne, avouant qu'aujourd'hui son choix sur le TCE ou le traité de Lisbonne serait sans doute différent de celui qu'elle avait émis en 2004-2005. La déclaration commune PS-SPD sur le gouvernement économique européen et l'appel "changeons l'Europe" initié avec Poul Nyrup Rassmussen, président du PSE, et Sigmar Gabriel, président du SPD, en portent le témoignage.
    • François Hollande avait mené une campagne extrêmement violente et caricaturale pour le oui au TCE en lors du référendum interne du PS. Les évolutions ultérieures de la construction européenne ne l'ont pas fait changer d'avis, il reste eurobéat.
  • Jeunesse :
    • Martine Aubry est de longue date à l'écoute des organisations de jeunesse et d'éducation populaire. Elle a de nombreuses reprises défendu et promu une proposition portée depuis de nombreuses années par le MJS et l'UNEF, l'allocation personnalisé à l'autonomie. Elle a tenu à ce que l'allocation d'autonomie soit intégrée au projet socialiste.
    • François Hollande a fait de la jeunesse et des finances publiques les axes majeurs de son projet présidentiel. Mais à part les autres mesures contenues dans le projet socialiste, on retiendra essentiellement que François Hollande est opposé à l'allocation d'autonomie.
  • Nucléaire :
    • Martine Aubry a cherché à ce que le projet socialiste fasse l'objet d'une synthèse sur cette question difficile. Le PS propose donc de sortir du tout nucléaire et du tout pétrole. Mais elle s'est exprimée pour la sortie du nucléaire sur 25 ou 30 ans, elle donnera donc une inflexion marquée au projet socialiste sur cette question.
    • François Hollande reste favorable au développement de l'énergie nucléaire.
  • Egalité Réelle :
    • Martine Aubry a fortement soutenu les propositions ambitieuses et cohérentes contenues dans la convention "pour l'égalité réelle" (novembre 2010) qui avait été animée par Benoît Hamon, notamment sur le terrain de la santé, des discrimination, de l'éducation.
    • François Hollande et ses amis n'ont cessé à l'époque de dénoncer le caractère selon eux irréalistes et non financés de ces propositions, sans pouvoir démontrer ce dernier point.
  • à suivre...

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS95 aux relations extérieures

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:29

logoUMA95.jpgLes médias s’agitent à 24 heures de l’annonce de la candidature de Martine Aubry aux primaires citoyennes. Dans quel lieu ? À quelle heure ? Avec quels mots ?

Les militants et les responsables politiques du courant « Un Monde d’Avance » – Motion C du congrès de Reims, menée par Benoît Hamon – appellent tous ceux qui veulent voir la Gauche remporter les élections en 2012 à se concentrer sur l’essentiel. Après 10 années de gouvernements conservateurs et réactionnaires, après les excès du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France sera confrontée à un immense effort de reconstruction. Nous considérons que Martine Aubry est la meilleure candidate à gauche pour relever ce défi.

La Gauche doit créer et porter l'espoir d'une réelle alternative pour restaurer la solidarité, reconstruire la République et réorienter la construction européenne. Martine Aubry, jusqu’ici Première secrétaire du Parti Socialiste, a su rassembler les socialistes, pour construire un projet ambitieuxqui répond aux impératifs de la période. Elle peut sur ces bases rassembler toute la Gauche le moment venu.

Notre soutien à la candidature de Martine Aubry ne se négocie pas. A ses côtés les militants d’« Un Monde d’Avance », dans le Val-d’Oise comme dans le reste du pays, ont largement contribué à l’élaboration du projet socialiste et nous savons qu’elle y est profondément attachée.Nous sommes également convaincus qu’elle saura lui apporter des inflexions plus ambitieuses encore, en termes de démocratie politique et sociale ou de transformation écologique.

Pendant les longs mois d’élaboration du projet socialiste, quand d’autres s’en désintéressaient pour interpréter les oracles d’outre-Atlantique, Martine Aubry et nous n’avons jamais faibli dans notre effort pour que le PS apparaisse comme une alternative et qu’il soit en mesure de rassembler la gauche.

C’est pourquoi nous considérons que les déclarations de Dominique Lefebvre sur la nécessité et le désir qu’aurait la candidate Aubry de se détacher de la « gauche du Parti » ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. C’est le rassemblement et la détermination qui sont les priorités de l’heure, et non les petites considérations tactiques.

Retrouvons-nous mardi � 11:30. Je compte sur vous. Martine Aubry

La voix de chacun comptera et si, comme nous, les Français de gauche – quel que soit le Parti pour lequel ils votent traditionnellement – placent leur confiance dans les qualités humaines et politiques de Martine Aubry pour mener la gauche à la victoire, nous ne saurions que trop les encourager à voter et faire voter les 9 et 16 octobre prochains lors des Primaires citoyennes.

Frédéric Faravel

ps : vous pouvez cliquez ici sur le communiqué de presse de "Un Monde d'Avance Val-d'Oise"

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 12:56

 

La Chancelière conservatrice Angela Merkel, après une conférence des chefs de partis allemands, prend un virage à 180° en rétablissement la perspective de 2022 comme sortie définitive du nucléaire. Elle revient en cela à ce qu'avait déjà décidé la coalition rouge-verte dirigée à l'époque par Gerhardt Schröder, alors qu'en septembre dernier elle avait prolongé la durée de vie des plus anciennes centrales allemandes.

Les détracteurs de cette décision – qui ont pourtant une inclinaison forte vers les solutions allemandes- rétorqueront qu'elle fera de la République fédérale le passager clandestin de l'énergie européenne et tout particulièrement de l'énergie française. La France qui grâce à ses 58 réacteurs nucléaires se verrait promettre un avenir radieux de dispensateurs d'électricité pour toute l'Europe. Ils argueront qu'en l'état actuel des moyens de productions d'énergie en Allemagne, les responsables allemands tombent volontairement du Charybde nucléaire au Scylla carboné. Ils diront également que l'Allemagne étant moins dépendante du nucléaire le pari allemand est plus simple à remplir.

centrale-nucleaire.jpgOr sortir d'une logique électrique dépendante du nucléaire pour 20 % en 11 ans, est-ce franchement plus facile que sortir de 70 % en 25 ou 30 ans ? Par ailleurs, l'Allemagne avait entamé sa transition dès la fin des années 1990 en subventionnant très largement la production d'énergie renouvelable, quand la France cahote sur ce chemin et qu'elle préfère encore subventionner l'énergie nucléaire par les impôts des Français : il faudra faire le point sur la réalité des coûts ; si les prix de l'électricité française sont bas, c'est parce que l'État a largement investi et subventionné l'énergie nucléaire. Ils ne paient pas uniquement par l'intermédiaire d'EDF mais également par la fiscalité.

L'Allemagne vise donc à se constituer une position économique incontournable et inexpugnable sur le marché européen en matière technologique et d'énergie renouvelable. L'avance économique et industrielle énorme dont elle dispose aujourd'hui ne fera alors que s'accroître et nous serions dépendant de sa puissance si nous tardons à décider la transition énergétique.

AubryDuflot.jpgEn décidant d'atteindre à la fois les objectifs de réduire les émissions de carbone et de gaz à effet de serre et de sortir du nucléaire, l'Allemagne vient de se fixer une obligation de résultat dans la recherche et la mise en œuvre de technologies avancées. La Gauche française doit prendre conscience de l'ampleur de l'enjeu. Il est temps que Martine Aubry et Cécile Duflot fassent entendre raison aux archaïques barons de la gauche française.

Frédéric Faravel

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 08:29

Depuis une dizaine de jours, pour bon nombres de socialistes et de commentateurs politiques, la situation politique du pays, de la gauche, du Parti socialiste a fortement évolué. En effet, pour tous ceux qui avaient considéré que seul Dominique Strauss-Kahn pouvait permettre d'incarner l'alternance face à un Nicolas Sarkozy impopulaire, ses empêchements judiciaires – qui devraient durer quelle que soit l'attention portée à la présomption d'innocence d'une part et au respect de la parole de la victime présumée d'autre part – bousculent évidemment leurs analyses politiques.

martine-aubry.jpgPour ceux qui comme moi et de nombreux camarades de la Motion C considéraient que Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste était la plus légitime pour porter le projet socialiste, le rassemblement de la gauche et l'alternative en 2012, il est également évident qu'ils ne seront pas bousculés dans leurs convictions et dans leurs analyses. Notons au passage que parmi les responsables politiques et les journalistes, ils étaient nombreux à avoir considéré la Première secrétaire comme quantité négligeable, quand ils ne faisaient pas tout simplement « campagne » pour la pousser hors du cadre.

Cette évolution soudaine, brutale et imprévue de la situation politique devrait rappeler à la gauche que la culture de l'homme ou de la femme providentiel(le) n'est pas la sienne. 2002 et 2007, avec des personnalités aussi différentes que Lionel Jospin ou Ségolène Royal, nous l'avaient clairement et douloureusement appris. La tendance de certains à mettre tous nos œufs dans le même panier – celui de notre camarade DSK – n'était ainsi sans doute pas la meilleure conseillère. On peut à se titre remarquer qu'évidemment les Français – selon les enquêtes d'opinion – semblaient favoriser DSK pour porter l'alternance en 2012, mais à y regarder de plus près il ne s'agissait pas d'une attente spécifique vis-à-vis de la personnalité de DSK. Les enquêtes d'opinion qui ont été réalisées depuis le dimanche 15 mai démontrent que cette attente d'alternance, que la volonté de se débarrasser se reportaient aisément et quasiment totalement sur les deux présidentiables socialistes aujourd'hui les plus en vue, François Hollande ou Martine Aubry.

À ce stade, il faut prendre garde à ne pas se laisser emporter. Les sondages ne sont que des sondages et l'on sait trop ce qu'ils ne signifient pas à un an de l'échéance électorale ; il serait également sage de ne pas porter attention aux sondages qui d'ores-et-déjà prédisent des résultats de second tour. La campagne des élections présidentielles de 2012 ne sera pas un chemin pavé de pétales de roses. Elle sera dure et violente, quel que soit le candidat. Il est probable que Nicolas Sarkozy est encore quelques ressources lorsque la campagne sera lancée. Enfin, Marine Le Pen se tient en embuscade et la colère des catégories populaires pourraient si nous nous en désintéressons se tourner vers le national-populisme et l'extrême droite plutôt que vers la social-démocratie.

Parier sur un « 21-Avril à l'envers » serait à ce titre passablement délétère. Il y a fort à parier que notre candidat(e) ne serait pas crédité au second tour d'un score aussi flatteur que les 82 % de Jacques Chirac en 2002, au regard de l'absence de réflexes républicains d'une bonne partie de l'électorat radicalisé de Nicolas Sarkozy. Surtout le mandat que recevrait le/la président(e) élu(e) dans ces conditions serait toujours entaché de confusion sur le projet à mettre en œuvre. Nous porterions par ailleurs le flanc à une critique – dont les fondements ont pu d'ailleurs être alimentés par les ambigüités de certains responsables socialistes –, celle d'avoir recherché cette situation afin de ne pas avoir à rassembler toute la gauche pour éviter de marquer notre programme. Une telle situation politique ouvrirait le quinquennat sous des auspices déplorables et serait gros de désillusions pour l'avenir qui nourriraient ensuite les envolées populistes.

Notre stratégie doit donc nous amener à tout faire pour privilégier un clivage politique clair qui permette de confronter les projets d'une droite conservatrice et d'une gauche de transformation sociale. Elle doit nous amener à d'ores-et-déjà tout mettre en œuvre pour faire reculer dans l'opinion, notamment dans les classes populaires, et dans les votes le Front National. Et nous n'avons pas de meilleurs outils aujourd'hui pour cela que de faire l'intense promotion du Projet socialiste, qui sera définitivement adopté samedi 28 mai 2011 après plus de deux ans de travail autour de Martine Aubry, travailler au rassemblement de la gauche et sensibiliser les électeurs de gauche pour des primaires ouvertes à gauche.

Et quand je dis « primaires ouvertes à gauche », il s'agit dans mon idée – au travers des discussions en cours avec nos partenaires politiques écologistes et communistes notamment – de les inciter eux-mêmes à y voir un facteur de dynamique pour l'ensemble de la gauche, à défaut que leurs organisations souhaitent y participer en tant que telles. Cela signifie également de ne pas hésiter à appeler les sympathisants et électeurs d'Europe-Écologie Les Verts et du Front de Gauche à participer massivement aux votes d'octobre. Il s'agit dès la désignation de celui ou celle qui sera évidemment et d'abord – vues les circonstances – le/la candidat(e) socialiste de créer une dynamique de rassemblement de la gauche pour préparer la dynamique de second tour.

Alors pendant tout le mois de juin, il faudra que les socialistes et leurs sympathisants se mobilisent pour sensibiliser les électeurs à ces primaires. Peut-on cependant mener une campagne de sensibilisation aux primaires tout en faisant dans le même mouvement campagne pour un(e) concurrent(e). Évidemment non : ce type d'acrobaties ferait perdre toute crédibilité aux militants qui s'y essaieraient et plus largement au dispositif. Alors il faut que les socialistes respectent entre eux des règles clairs ; un calendrier a été établi, il ne s'agit plus aujourd'hui d'en discuter l'opportunité pas plus qu'il faudrait remettre en cause le principe même des primaires, c'est trop tard. Les candidatures et leurs parrainages doivent être déposées entre le 28 juin et le 13 juillet. Qu'on s'y tienne et que tous les candidat(e)s potentiels cessent d'ici là de faire campagne pour privilégier la parole unitaire du Parti Socialiste dans son expression vis-à-vis des Français et dans son travail de rassemblement de la gauche.

C'est la faute politique qui entache depuis qu'elle a débuté la campagne de François Hollande. Non seulement il a dénigré la rénovation du PS, dénigré le travail intense de préparation du projet, présenté à Clichy-la-Garenne non pas le projet des socialistes avec son intonation personnelle mais son projet individuel, bref il joue sur des registres assez déloyaux... mais au-delà toute personne qui considère aujourd'hui que le temps de la campagne est venue sème la confusion (c'est vrai aussi pour Montebourg). L'été et l'automne suffiront pourtant aisément. Alors que nous devrions populariser notre projet il ne faudrait pas que nous donnions le bâtons pour nous faire battre en permettant des constructions journalistes imaginaires. Dans ce registre par ailleurs, je mets en garde ceux qui seraient autour de candidats plus ou moins déclarés tentés d'encourager des élucubrations médiatiques pour favoriser leur poulain : quand un rassemblement commence à s'opérer autour de la Première secrétaire, il est puéril et contre-productif d'alimenter chez les journalistes l'idée qu'un processus d'exclusion serait en cours et de se victimiser. C'est d'autant plus ridicule quand on est autant entouré de barons locaux et de grands élus que l'ancien Premier secrétaire et actuel Président du Conseil général de Corrèze.

Sachons faire des primaires un outil utile et pas une foire d'empoigne, c'est le sort de la France et des Français qui est en jeu.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral aux relations extérieures du Parti Socialiste du Val-d'Oise

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 13:04

Vous trouverez ci-dessous la lettre que j'ai adressée à Nicolas Demorand, directeur de la publication et de la rédaction de Libération, suite au "portrait" publié par ce quotidien sur Caroline De Haas.

 

Monsieur le Directeur de la publication et de la rédaction,

1306414328.jpgJe vous écris ce jour pour vous faire part de ma profonde incompréhension et de mon intense énervement à la lecture du "portrait" en quatrième de couverture de votre édition quotidienne du mercredi 25 mai 2011, ayant Mlle Caroline De Haas comme sujet et signée par M. Luc Le Vaillant.
L'auteur de cet article me paraît accumuler sur trois colonnes mauvaise foi et procès d'intention avec la volonté assez évidente de décrédibiliser la parole et la personne de la porte-parole de l'association "Osez le Féminisme !". La mise en exergue dans le dernier paragraphe de son article de sujets qui ont vraisemblablement été secondaires dans l'entretien que Mlle De Haas a accordé à votre journaliste démontre jusqu'à la caricature l'objectif de son exercice.
On pourrait s'interroger pourquoi longuement, mais il est assez évident que M. Le Vaillant semble vouloir venger l'honneur sali de Dominique Strauss-Kahn et qu'il semble considérer que Mlle De Haas et son association n'ont pas eu pour lui le respect de la présomption d'innocence et la moindre compassion.
Plutôt que les combats de cette association, c'est ce sujet qui semble sérieusement animé votre collègue, malheureusement il se fait sur la base d'une interprétation largement erronée des actions et des prises de positions de cette association et de nombre de personnes choquées par la manière dont a été traitée en France l'affaire Strauss-Kahn. Pour suivre assez régulièrement les écrits d'OLF et les articles qui ont cité cette association, jamais celle-ci et donc sa porte-parole n'ont mis en cause la présomption d'innocence de M. Dominique Strauss-Kahn.
Vous permettrez de rappeler deux ou trois choses :
1- OLF s'est étonné que les médias français et nombre de personnes publiques s'exprimant sur l'affaire mette énormément de temps à parler de la situation de la victime présumée, tout en rappelant que DSK bénéficiait par ailleurs de la présomption d'innocence et qu'il fallait que la justice suive son cours.
2- OLF a dénoncé comme d'autres associations les dérives de certaines prises de paroles marquantes, qui tendaient à relativiser la gravité des actes présumés et à relativiser en général la gravité du harcèlement sexuel, du viol et des violences faites aux femmes.

OLF en tire avec d'autres - dont je suis - que ces expressions, sans doute non contrôlées, sont révélatrices d'un sexisme encore profondément inscrit dans la société française. Le caractère latin de notre culture ne saurait à ce titre être en aucun cas une excuse ou une circonstance atténuante.
Depuis plusieurs mois, certains chroniqueurs ou éditorialistes marqués - plus ou moins récemment à droite - s'étaient assignés comme tâche de dénoncer la bien-pensance, la pensée unique ou dévirilisation de la société. En quoi la virilité aurait quelque chose à voir avec la domination de l'homme sur la femme, voici un présupposé qu'il faudra encore longuement argumenter pour me convaincre.
Cependant il a été pour nombre de Françaises et de Français assez choquant de découvrir que certains responsables de gauche et d'autres, certains de mes camarades - oui, je suis socialiste - pouvaient tenir des propos ambigus ou carrément répugnants. La palme revient évidemment à JFK et son fameux "troussage de domestique", empreint à la fois de sexisme et de mépris social, pour lequel l'intéressé s'est depuis excusé. Mais il y a eu également le "il n'y a pas mort d'homme", la confusion entre le fait de draguer lourdement (euphémisme pour "harcèlement sexuel") et "aimer les femmes" ou encore - et j'en passe - le "forcer les choses" quand il s'agit d'évoquer le fait de forcer une femme (sous-entendu les femmes sont potentiellement des "choses"). Enfin comment ne pas s'étonner que d'aucuns glosèrent sur l'absence de profil de violeur, quand on sait qu'il n'existe pas de profil type du violeur.
Je crois profondément que l'ensemble de ces dérapages - je ne les ai pas tous cités - méritaient d'être dénoncés et que la stupeur, que l'abasourdissement (qui m'a moi-même étreint) de voir un camarade ou un ami jeter en pâture à la presse américaine dans une situation humiliante, ne les justifiaient pas, ne les excusent toujours pas (au passage, félicitons Mme Guigou d'avoir fait adopter en France une loi sur la présomption d'innocence). Ces dérapages ont sans doute largement blessé les milliers de femmes qui se font chaque année violer dans notre pays.
J'étais dimanche comme plusieurs milliers de personnes sur la place Igor-Stravinsky près du Centre Pompidou. Les discours d'OLF et des intervenant(e)s politiques étaient clairs et suivaient la ligne que je vous ai décrite.

Revenons à l'article de M. Le Vaillant.
Déduire par ailleurs de la nature de son emploi un présupposé négatif sur la personne et le comportement intime de Dominique Strauss-Kahn est à mon diffamatoire : Benoît Hamon, le courant qu'il anime, a fortiori sa collaboratrice n'ont jamais porté de jugement sur la personne, l'intimité, la vie de DSK ; les désaccords exprimés ont toujours été politiques. D'ailleurs cela aurait été les seuls en capacité d'avoir une quelconque portée au sein du peuple de gauche appelé à se prononcer dans des primaires ouvertes.
La description plus qu'ironique des origines sociales de Mlle De Haas et de son évolution personnelle, l'affichage de son salaire (qui au demeurant n'apporte rien à la compréhension du sujet) sont autant d'éléments qui vise d'une certaine manière à instruire un procès en légitimité sociale à l'égard de cette militante. J'imagine pourtant que votre confrère, comme beaucoup d'entre nous, pouvait être choqué lorsque le même type de procès était fait à l'encontre de DSK.
Enfin, sur quoi se base votre collègue pour définir le caractère "mouvants, évolutifs, hybrides" des positions d'OLF et des convictions de Mlle De Haas ? En quoi les clivages qu'elles portent n'auraient-ils "plus forcément de structures philosophiques précises" ? Si votre journaliste cherche à exprimer le fait qu'OLF sort de la caricature qu'on a régulièrement des militant(e)s féministes, il a sans doute raison, mais je crains tel ne soit pas son propos.
En quoi préférer sur certains sujets Sylviane Agacinski à Élisabeth Badinter marquerait-il une conversion puritaine ? M. Le Vaillant sait-il que ces deux philosophes ont également des positions en commun ? Cela fait-elle d'elles des femmes incohérentes ?
Je trouve au contraire les positions d'OLF d'une grande logique et d'une grande cohérence. Elle sont axées sur le refus absolu de l'exploitation de la femme et de la marchandisation, sous quelque forme que ce soit, du corps humain ; en découle toutes les positions sur la GPA, la prostitution, le viol, la différence salariale, le dénigrement du plaisir féminin, etc. En découle également - ce qu'en tant qu'homme je partage pleinement  - la chose suivante : c'est que le discours erroné sur l'irrépressibilité du désir masculin ne saurait justifier les comportements déplacés comme le harcèlement ou les rapports de domination comme la consommation de la prostitution.

Pour conclure il me paraît que ce "portrait" qui porte bien mal son nom mériterait d'être suivi au minimum d'un droit de réponse et même mieux d'excuses publiques.

Bien à vous,
Frédéric Faravel,
Cadre territorial
Secrétaire fédéral en charge des relations extérieures du PS Val-d'Oise

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 06:53

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 12:34

Les socialistes espagnols ont subi, dimanche 22 mai, une très lourde défaite aux élections municipales. Le Parti socialiste ouvrier espagnol - PSOE -, avec 27,81 % des voix, arrive très loin derrière les conservateurs du Parti populaire (PP, avec 37,58 %), selon des résultats quasi définitifs. Cet écart de presque dix points vient sanctionner, de manière inédite à ce niveau, les socialistes, au pouvoir depuis 2004, à dix mois des législatives de mars 2012 et au moment où le pays est en proie à une vague de contestation menée par les jeunes.

Ce n'est pas la première fois depuis 2008 que les socialistes européens enregistrent de cuisants revers électoraux ou se préparent à les essuyer. Confrontés à la crise financière, économique et sociale, les derniers gouvernements sociaux-démocrates au pouvoir en Europe Centrale et en Grande-Bretagne ont été balayés par leurs adversaires conservateurs et populistes :

  • les travaillistes britanniques de Gordon Brown ont surtout été frappés par la crise sociale qui faisait suite à l'effondrement du modèle financier de développement ;

  • les sociaux-démocrates hongrois, qui s'étaient convertis à un libéralisme forcenés, durent mettre en œuvre une politique d'austérité extrêmement drastique pour éviter l'effondrement de l'économie de la monnaie, mais les élections qui suivirent les virent écraser par les néo-conservateurs du Fidesz et leur alliés national-populistes du Jobbik.

Dans la plupart des pays européens où se sont déroulés des élections générales ou intermédiaires, les sociaux-démocrates n'ont pas réussi à faire la différence, alors que la volonté de revenir à des politiques régulatrices auraient pu leur profiter. Las, les peuples européens n'ont pas cru jusqu'ici que ceux qui s'étaient convertis au néo-libéralisme seraient plus crédibles que les gouvernements conservateurs sortants qui avaient adapté quelque peu leur politique face à la crise internationale. Bien que débarrassés des derniers oripeaux schröderiens, le SPD est aujourd'hui distancé dans les sondages par les Verts allemands, alors que les Conservateurs semblent pourtant avoir perdu la confiance des Allemands.

En Grèce, le PASOK de Georges Papandréou a renversé les conservateurs auxquels les Grecs reprochaient leurs mensonges, incompétences et corruptions. Mais contraint par les recettes toujours quelques peu austères du FMI, même si ce dernier était dirigé par Dominique Strauss-Kahn. La réputation keynésienne et régulatrice de l'ex-directeur général du FMI n'a pas été particulièrement vérifiée en l'occurrence. Notons par ailleurs que quelques mois plus tard lors des élections municipales le PASOK perdait 10 points par rapport aux élections législatives, son salut venant du discrédit total de la droite conservatrice de Nouvelle Démocratie.

De même, le gouvernement socialiste portugais a été mis en minorité, alors qu'il avait déjà engagé de sévère restriction budgétaire, dès le moment où il s'est vu contraint par sa situation et sous pression de la Commission et du Conseil européens de faire appel à « l'aide » et aux « solutions » du FMI. Il faut remarquer que le gouvernement de José Socrates était déjà minoritaire et ne tenait que par la neutralité « bienveillante » des communistes et du « Bloc de Gauche » : ces derniers ont sans doute tiré une balle dans le pied des Portugais, car la victoire semblant promise, selon les derniers sondages, au Parti Social-Démocrate (centre-droit), dont est issu José Manuel Barroso, le remède qui serait mis en œuvre par ce dernier risque d'être encore plus douloureux que celui que Socrates se croyait obliger d'administrer au Portugal.

De fait, les recettes du FMI ont prouvé leur échec car les économies où elles ont été mise en œuvre ont vu leur situation s'aggraver (Irlande et Grèce) ; elles ont été asphyxiées par l'austérité qui leur a été imposées, cette dernière asséchant la consommation populaire et paupérisant les classes moyennes.

Les Espagnols cherchaient à échapper au recours au FMI, le PSOE de Zapatero avait donc devancé les directives probables du FMI et de DSK. La réponse est aujourd'hui claire : la jeunesse est dans la rue, en déshérence sociale et idéologique, avec des réflexes que quelques commentateurs apparentent aux révolutions arabes. Le PSOE est désormais et pour longtemps totalement décrédibilisé.

Sous la direction de Poul Nyrup Rassmussen, le Parti Socialiste Européen entame une révision politique salutaire. Le premier jalon concret est la position commune des socialistes européens pour une alternative progressiste au Pacte de Compétitivité inventé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

En France, nous devons être cohérent. Si nous voulons sauver notre économie de la déroute et notre peuple de la faillite populiste qui pourrait s'emparer d'elle si nous prenions de mauvaise décision, il est désormais urgent de ne pas nous tromper. La confusion entre la soumission au néo-libéralisme et sociale-démocratie s'éloigne même si certains candidats nous promettent encore comme « horizon radieux » une « rigueur de gauche » dont on distingue mal les différences avec la rigueur de droite. Nous devons également réaliser le rassemblement de la gauche pour éviter les dérives délétères comme celle à laquelle nous assistons au Portugal.

Le projet que nous portons avec Martine Aubry peut permettre cette dynamique politique et sociale et ce rassemblement à gauche. Sachons faire le bon choix.

Frédéric Faravel

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 07:26


Les boutins d'or à Bezons par vonews

(19/05/2011 - VoNews.fr)

Ce mardi soir, à Bezons, le collectif départemental du logement emmené par les maires de Bezons et Argenteuil, Dominique Lesparre et Philippe Doucet, organisait la première cérémonie des Boutins d'or. L'objectif : "récompenser", avec humour, les villes qui se situent toujours sous le seuil des 20% de logements sociaux et donc qui ne respectent pas la loi SRU. Les principales distinctions de la soirée sont revenues à La Frette-sur-Seine, Frépillon ou encore Enghien-les-Bains. Le maire de la ville thermale a tenu à réagir à ce prix. Regardez le reportage.

Epingler les villes du Val d'Oise qui ne respectent pas le quota de 20% de HLM sur sa commune, le collectif départemental du logement l'avait déjà initié lors de rallyes qui étaient passés notamment par La Frette-sur-Seine, le Plessis-Bouchard, Frépillon ou encore Enghien-les-Bains, les plus mauvais élèves du département parmi les 25 villes de plus de 1500 habitants (sur 62) qui ne respectent pas la loi SRU. Pour la cérémonie des Boutins d'or, ces mêmes communes "concouraient" dans six catégories. Dans chacune d'entre elles, le lauréat est indiqué en gras :

-Le Boutin d’or « du maire le plus en retard sur l’application de la loi SRU ».
Les nommés sont La Frette-sur-Seine (DVD), Montlignon (UMP) et Nesles-la-Vallée (non inscrit).

-Le Boutin d’or « de l’accueil convivial, mais pas trop, voire pas du tout, avec huissier, police municipale, porte fermée à clef, etc. ».
Les nommés sont La Frette-sur-Seine (DVD) et Frépillon (DVD).

-Le Boutin d’or « du maire qui préfère payer des amendes plutôt que de construire des logements sociaux ».
Les nommés sont Enghien-les-Bains (UMP), Frépillon (DVD) et le Plessis-Bouchard (DVD).

-Le Boutin d’or « du maire qui aime la mixité sociale, mais pas dans sa ville ».
Les nommés sont Nesles-la-Vallée (non inscrit), Montlignon (UMP) et Parmain (UMP).

-Le Boutin d’or « du représentant de l’Etat qui applique avec zèle les directives gouvernementales ».
Les nommés sont le préfet du Vald’Oise, le préfet du 95 et le préfet du département dont la préfecture est à Cergy.

-Le Boutin d’or « du bailleur qui devrait être plus à l’écoute de tous ses locataires ».
Les nommés sont Logirep, Opievoy et Fiac-Batigère.

La seule ville étiquetée à gauche, Taverny, s'est elle vu remettre le prix spécial du jury pour ses efforts dans la construction de logements sociaux. La commune vient d'ailleurs tout juste de franchir le seuil des 20% de logements sociaux (20,3%). Invité à la tribune, son maire, Maurice Boscavert, a fait un discours au diapason de la cérémonie. Il a ainsi évoqué le cas de la base militaire installée sur sa commune.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:52

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 12:19
Martine Aubry doit prendre ses responsabilités. Première secrétaire du PS, elle a mis le PS au travail, elle incarne cette dynamique intellectuelle, partisane, cette volonté d'une majorité d'entre nous de rassembler la gauche pour obtenir un mandat clair des Français. Elle incarne le projet socialiste.

Il est naturel que le/la Premier(e) Secrétaire d'un Parti Socialiste soit celui/celle qui le mène au combat : c'est le cas dans tous les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes. Pourquoi serions-nous les seuls à vouloir nous affaiblir en terme d'organisation ?

François Hollande avait les clés pour être candidat en 2007... Il a passé son tour, tant pis pour lui, surtout que sa rigueur de gauche aura du mal à se distinguer d'une rigueur de droite, quelles que soient ses bonnes intentions.

DSK est un bon Directeur général du FMI, qu'il le reste : il pourra ainsi aider Aubry, si elle devient Présidente de la République. S'il en part, on ne sait pas par qui il sera remplacé.

F. Faravel

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