Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 12:32

Partager cet article

Repost0
15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:30

L'irruption des lycéens et des étudiants dans la mobilisation sociale et populaire contre la réforme des retraites exigée par Nicolas Sarkozy ne va bientôt plus faire débat. Le changement de stratégie du gouvernement se traduit aujourd'hui par le choix de la violence légale : la recherche de l'incident et la provocation policière sont des techniques assez connues des gouvernements conservateurs pour tenter d'apeurer le bon peuple et pour retrouver le réflexe électoral de juin 1968.

Cependant il faut revenir sur la première tentation du gouvernement et de l'UMP devant les prémisses de mobilisation de la jeunesse : "Jeunes vous n'y connaissez rien, vous seriez irresponsables", "Cette réforme ne vous concerne pas", "Manifester, descendre dans la rue, c'est dangereux", "Vous êtes manipulés par le Olivier Besancenot"... Valérie Pécresse a cherché à ranimer la flamme de cette stratégie de communication en s'inquiétant pour les étudiants de la préparation de leurs examens de la Toussaint : cela fait quelques années que j'ai quitté les bancs de la Fac mais mes amis étudiants ne m'ont pas parlé de cette grande innovation qui se serait révélée après mon départ.

Essayons de répondre point par point à cette stratégie d'infantilisation.

  1. "Cette réforme ne vous concerne pas" : curieuse injonction alors que durant des mois le gouvernement a expliqué que la réforme était en partie défendue au nom des jeunes générations. Par ailleurs, il apparaît évident que ceux qui entreront dans 5, 10 ou 15 ans sur le marché du travail, rarement avec un CDI, voient avec inquiétude la perspective de cotiser durant 41, 42, 43 ans, pour une retraite à 67 ans et encore non garantie, d'autant que des réformes à venir (si la droite se maintenait au pouvoir) pourraient alourdir la note.
  2. "Vous n'y connaissais rien, vous seriez irresponsables" : bel exemple d'un gouvernement qui abaisse la majorité pénale à 13 ans, donc pour lequel la responsabilité de l'enfant dans ses actes est établie, et qui dénie aujourd'hui à des lycéens et des étudiants, qui entendent donc parler tous les jours de questions économiques, sociales, politiques, philosophiques, historiques, toute capacité à faire le tri dans les informations - vraies et fausses - qui sont distillés dans les médias ou dans les tracts des uns et des autres. Sans compter qu'il existe des lycéens majeurs, que les étudiants le sont... à ce compte pourquoi ne pas repousser l'âge de la majorité civique à 25 ans ?
  3. "Vous êtes manipulés par l'extrême gauche" : pour qui connaît les organisations lycéennes - généralement peu fortes en militants durables - et étudiantes, le rapprochement avec le NPA, LO, ou des groupuscules gauchistes, prête franchement à sourire, voir à s'exclaffer. La réalité est plus prosaïque : les jeunes ne sont pas plus cons que leurs aînés ou leurs parents, qui s'opposent à 71% au projet de loi du gouvernement, ils ne sont pas plus dominés ou manipulés par des organisations de gauche radicale ou même modérée qui les couveraient du regard en permanence. Nos jeunes gens lisent, écoutent, surfent : ils sont capables de faire le tri entre un tract distribué par Benjamin Lancar et les Jeunes Pop à la sortie d'un lycée, et ceux diffusés par l'UNL à la sortie du même lycée. Visiblement, les seconds sont plus convaincants que les premiers.
  4. "Descendre dans la rue, c'est dangereux" : il faut relativiser cette affirmation quand les jeunes rejoignent des cortèges syndicaux unitaires déjà très encadrés par les SO des Confédérations. Le risque existe - il est vrai - quand les cortèges ou les rassemblements de jeunesse sont seuls présents ; on sait tous que des casseurs ont pu ici et là tenter de détourner l'orientation de ces manifestations. Mais cela reste rare. La plupart du temps les lycéens et les étudiants sont pacifiques, et organisent eux-mêmes leur propre SO. La stratégie choisie par le gouvernement d'envoyer des cars de CRS pour "maîtriser" le moindre rassemblement de lycéens ressemblent à cet effet à une provocation et l'irresponsabilité et l'immaturité est bel et bien aujourd'hui du côté du pouvoir.

Nul ne sait aujourd'hui jusqu'où ira la mobilisation des salariés et des jeunes, nul ne sait aujourd'hui s'ils obtiendront satisfaction dans quelques semaines ou après 2012. Mais les jeunes qui aujourd'hui se mobilisent devront se rappeler qu'après avoir chercher à les infantiliser, le pouvoir conservateur a en 3 jours décidé de les brutaliser, considérant que c'était là la meilleure stratégie électorale.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise chargé des relations extérieures

Partager cet article

Repost0
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:44

Les faits nous encouragent à poursuivre notre mobilisation dans le Débat Public sur le «  Grand Paris »

Communiqué de presse du mercredi 6 octobre 2010

LogoCDLG95.jpgLe vendredi 16 octobre 2009, les partis de la gauche valdoisienne publiaient un 1er communiqué de presse commun pour exposer leur position sur le projet de loi sur le « Grand Paris », présenté une semaine plus tôt en conseil des ministres.


Depuis 9 mois, la Gauche rassemblée s'est battue pied à pied pour empêcher l'adoption d'un projet de loi que nous continuons de considérer comme nocif :

  • il ne répond pas aux attentes et aux besoins urgents des franciliens en matière de transports, de développement économique et de réduction des inégalités territoriales et sociales ;
  • il confisque le foncier pour mettre en œuvre un mécanisme de spéculation immobilière au profit de grands groupes privés, proches du pouvoir présidentiel ;
  • il représente un recul majeur en terme de décentralisation et de démocratie locale, car il rogne les compétences de tous les échelons territoriaux : communes, intercommunalités, départements et région.

Malheureusement, le combat acharné des parlementaires de gauche, soutenus par les élus locaux, n'a pas pu être couronné de succès face à la majorité parlementaire UMP, aux ordres de l'exécutif. Le projet de loi sur le « Grand Paris » a donc été adopté en mai 2010.

Pourtant, ce dossier avait clairement été l'un de ceux où la différence était marquée entre les projets défendus par la Gauche et le projet défendu par Valérie Pécresse, ministre, et soldat de l'Élysée dans cette campagne. Le score de la liste de rassemblement de la gauche, menée par Jean-Paul Huchon, avec plus de 56 %, a tranché le débat le 21 mars dernier et installé le rapport de force avec le Président de la République.
Nous nous réjouissons donc de la subite transmission au Conseil d'État du projet de Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) par le Gouvernement que le conseil régional avait adopté en septembre 2008 et que François Fillon avait mis au placard au plus grand mépris de la démocratie et de la libre administration des collectivités territoriales.

Ce projet va pouvoir entrer en application et donner des objectifs précis pour répondre aux attentes des franciliens :

  • offrir un logement à tous les Franciliens, avec l’objectif central : construire 60 000 logements par an pendant 25 ans et viser un taux de 30 % de logement locatif social à terme ;
  • accueillir l’emploi et stimuler l’activité économique, garantir le rayonnement international ;
  • promouvoir une nouvelle approche stratégique de transports au service du projet régional ;
  • préserver, restaurer, valoriser les ressources naturelles et permettre l’accès à un environnement de qualité ; préserver les terrains agricoles pour développer une agriculture de proximité ;
  • doter la métropole d’équipements et de services de qualité.

Dans ces conditions, nous soutenons l'engagement de la Région et de la Ville de Paris à financer pour moitié l'Atelier International du Grand Paris (AIGP) qui doit proposer des projets architecturaux structurants pour la Métropole francilienne.

Nous nous sentons encouragés par la mise à l'écart puis la démission du secrétaire d'État au développement de la Région-capitale, Christian Blanc, et son remplacement accessoire par Michel Mercier ; c'est aussi un résultat direct du rapport de force politique issu des dernières élections régionales.
Sans contester, en républicains que nous sommes, la validité de la loi sur le « Grand Paris », nous continuons à préparer une alternative dans la perspective d'un retour de la gauche au pouvoir en 2012. Car le « Grand Paris » de M. Sarkozy connaît 2 failles majeures : ce super-métro de 30 à 40 milliards d'euros pour hommes d'affaires pressés n'est toujours pas financé au-delà des 4 milliards que l'État a annoncés et sa réalisation – si elle devait jamais avoir lieu – n'est pas attendue avant les années 2030.
Or c'est aujourd'hui que les franciliens ont besoin de réponses et d'action : à travers l'amélioration des réseaux de transports par le plan régional de mobilisation pour les transports (18 milliards), la réalisation d'Arc Express (métro de la petite couronne) dont le financement est prévu (6 milliards) et la réalisation des liaisons tangentielles.

Dans cette optique, nous réaffirmons notre exigence de voir inscrit au plus vite dans la programmation du STIF le barreau de Gonesse dans sa version TCSP, puis dans sa version ferrée.

Les partis de la Gauche valdoisienne défendront fermement ces positions tout au long du Débat Public ouvert du 30 septembre 2010  au 31 janvier 2011.

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 22:03

24 septembre 2010- dans Puzzle socialiste, blog sur lemonde.fr - par Olivier Schmitt

Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, sans renier un passé que beaucoup s’efforcent, et pas seulement à droite, de lui rappeler (en gros en l’identifiant aux 35 heures pourtant germées dans l’esprit de Dominique Strauss-Kahn), a réussi, en deux ans, à se construire un présent.

Maire de Lille, elle est devenue première secrétaire d’un parti laissé pour mort à l’automne 2008, sans s’y être tout à fait préparée, en raison de l’effondrement inattendu de la candidature Delanoë et du risque, à ses yeux, d’une victoire de Ségolène Royal.

A ce poste, elle a patiemment, méthodiquement, systématiquement construit ses réseaux et créé les leviers qui, bientôt, pourraient lui permettre de devenir la candidate des socialistes à l’élection présidentielle. Cabinet resserré (mené par Jean-Marc Germain, polytechnicien, son directeur de cabinet à la communauté urbaine de Lille), remise au travail du parti, création du « Laboratoire des idées » afin de réconcilier l’université et la recherche avec le PS, liens constants et directs avec des intellectuels et des chefs d’entreprise dont elle cultive l’amitié depuis toujours… Plus personne ne parle aujourd’hui de la « mort » du PS. C’était la première phase de son action.

La seconde vient de commencer. Après avoir ressoudé les militants socialistes, non pas autour de sa candidature mais autour de la perspective d’une victoire du PS en 2012, elle va désormais consacrer beaucoup de son temps à rassembler les sympathisants de la gauche.

oucau-016.1285338683.jpg oucau-009.1285338652.jpg

 

De gauche à droite : Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, au Vieux-Boucau (Landes) lors de l’université de rentrée d’Un nouveau monde, le mouvement mené par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli (photos O/S)

Benoît Hamon, Olivier Besancenot, Pierre Laurent et Jean-Vincent Placé main dans la main, serait-ce au Vieux-Boucau, au fin fond des Landes, l’image a marqué les esprits, à gauche comme à droite. La scène avait pour cadre, le 19 septembre, l’« université de rentrée » d’Un Monde d’avance, le mouvement mené par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, tous deux membres de la direction nationale du PS, le premier en étant même le porte-parole.

 

Même s’il se situe à gauche de Martine Aubry et du Parti socialiste, Benoît Hamon est un pur produit de l’école Aubry. Ancien conseiller pour la jeunesse auprès de Lionel Jospin, alors premier secrétaire du PS (1995-1997), il entre au cabinet de Martine Aubry, ministre de l’emploi et de la solidarité, comme conseiller technique chargé de l’emploi des jeunes (1997-1998), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). Le titre, « affaires politiques », dit tout du lien ancien qui les unit.

En « affaires politiques », il est donc aujourd’hui l’agent de liaison de Martine Aubry avec Olivier Besancenot et les partisans de ce qu’on appelle la « gauche radicale ». Cette « liaison » est évidemment conflictuelle, le NPA se refusant à toute alliance gouvernementale, mais elle est utile, au moins pour deux raisons. En période de mouvements sociaux, comme celui mené actuellement contre la réforme des retraites, il est bon que les militants socialistes voisinent dans la rue avec ceux  de leurs alliés traditionnels mais aussi avec ceux du NPA, manière de montrer au « peuple de gauche » que le PS, tel que le mène Martine Aubry, est bel et bien ancré à gauche.

Dans la perspective des primaires socialistes, la première secrétaire sait que les sympathisants de la « gauche de la gauche » pourraient participer au vote, dans une proportion non négligeable. Entretenir, resserrer même ces liens avec elle et jusqu’au NPA peut s’avérer payant. La droite peut bien dénoncer ce pacte « gauchisant », cela sert objectivement les intérêts immédiats de la première secrétaire du PS.

Pour la troisième phase de l’action de Martine Aubry, il faudra patienter. Tout dépend des primaires socialistes à l’automne 2011 et, avant elle, de la décision de Dominique Strauss-Kahn d’en être ou pas. Si le très probable « pacte de Marrakech » de l’été 2008 les a unis pour la prise de contrôle de l’appareil du PS, il ne prévoit pas d’accord de désistement réciproque automatique aux primaires. Beaucoup soutiennent qu’ils ne partiront pas l’un contre l’autre ; peut-être. D’autres affirment au contraire qu’un débat public les opposant serait de haute volée et éclairant sur les termes possibles d’une alternative de gauche à Nicolas Sarkozy. Ce débat aurait encore l’avantage de mobiliser, et peut-être massivement, l’électorat de gauche lors des primaires. Mais nul ne peut dire aujourd’hui ce qu’ils feront l’un et l’autre, et vraisemblablement ne le savent-ils pas eux-mêmes à ce jour.

En experte des rythmes politiques, Martine Aubry voudrait que DSK se déclare avant la fin de l’année ou au tout début de l’autre, quitte à ne confier sa décision qu’à elle et qu’elle soit rendue publique plus tard, en juin, au commencement de la procédure officielle des primaires. Cela permettrait aux équipes des uns et des autres de travailler efficacement à la rédaction d’un projet présidentiel, qu’il soit commun ou concurrentiel, puis de le populariser avant de le soumettre au vote des sympathisants convoqués aux urnes en octobre 2011.

Au-delà, si elle devait porter les espoirs socialistes à la présidentielle, Martine Aubry entamerait alors la troisième phase de son action. Candidate désignée par un suffrage quasi universel, elle se souviendrait alors, et nous avec elle, qu’elle est la fille de Jacques Delors, européenne et sociale, en bref, capable de rassembler, au-delà de son camp, les fédéralistes et démocrates sociaux fâchés dès aujourd’hui, et certainement demain encore, avec le sarkozysme et son repositionnement nationaliste et populiste. Martine Delors, présidente ?

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 13:35

Le Monde - 15.09.10 | 13h42

Le gouvernement français le sait : les poursuites que la Commission européenne s'apprête à engager contre les expulsions de Roms par la France ne seront pas suspensives.

Viviane Reding, la commissaire en charge de la justice, a annoncé, mardi 14 septembre, à Bruxelles son intention de lancer une double procédure d'infraction contre la politique de la France à l'égard des Roms. Une décision en ce sens pourrait être prise, en urgence, par le collège des commissaires, le 30 septembre, voire avant.

Il s'agirait d'envoyer à Paris soit une lettre de "mise en demeure", soit de passer directement au stade de l'"avis motivé", les deux étapes habituelles avant une éventuelle saisine de la Cour de justice européenne. Très remontée, Mme Reding privilégie l'hypothèse d'un avis motivé. Plus retenu, José Manuel Barroso, le président de la Commission, attend de connaître les conclusions de l'analyse juridique en cours de finalisation à Bruxelles pour se faire une opinion.

Quoi qu'il arrive, cette démarche n'est pas susceptible de suspendre les expulsions. En cas d'avis motivé, le gouvernement français aura deux mois pour prendre en compte les reproches adressés par Bruxelles. Ce n'est que s'il refuse d'obtempérer que la Commission saisira alors la Cour de justice européenne. Cette dernière serait en mesure de fixer des astreintes financières si la France ne suivait pas une éventuelle condamnation.

"CHOQUANT"

Deux motifs justifient, selon la commissaire, la procédure d'infraction en cours de préparation par ses services : d'une part, l'application "discriminatoire" de la directive sur la libre circulation des Européens ; d'autre part, le défaut de transposition des garanties procédurales prévues par ce même texte (procédure écrite, préavis d'un mois, possibilités d'appel, analyse au cas par cas). Cette législation fixe les conditions – au-delà d'un premier séjour de trois mois – d'éloignement de ressortissants européens, en cas de " troubles à l'ordre public " ou de " ressources insuffisantes ".

Viviane Reding a été excédée par la publication de la circulaire administrative française en date du 5 août ciblant "en priorité" les Roms dans les opérations de démantèlement des camps illicites. Or, depuis la fin août, les autorités françaises n'avaient de cesse d'expliquer à Bruxelles que la politique de Nicolas Sarkozy ne ciblait aucune minorité en particulier. Eric Besson, le ministre de l'immigration, et Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avaient même rencontré Mme Reding à Bruxelles pour lui porter ce message. La commissaire s'était réjouie du changement de ton des autorités françaises tout en leur demandant des "clarifications".

Le gouvernement français n'avait cependant pas transmis à la commission la circulaire du 5 août, au grand dam de Mme Reding : "Je trouve choquant qu'une partie du gouvernement [français] vienne m'expliquer quelque chose à Bruxelles, et que l'autre partie fasse le contraire à Paris", a lancé la commissaire chrétienne-démocrate luxembourgeoise. A propos de la nouvelle circulaire, Viviane Reding dit attendre de "juger sur les actes", mais souligne qu'elle ne veut "pas se contenter d'un changement de langage".

Partager cet article

Repost0
13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 12:47

Les Secrétaires généraux des 7 confédérations : CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU et Solidaires ont adressé une Lettre ouverte au Président de la République, Premier Ministre, aux membres du gouvernement, aux députés et sénateurs. Voici son contenu.

"Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
Mesdames et messieurs les députés,
Mesdames et messieurs les sénateurs,

Les salariés se sont mobilisés dans des proportions exceptionnelles le 7 septembre 2010 à l’appel des organisations syndicales. Le caractère injuste et inefficace de la réforme des retraites à l’examen en ce moment au parlement malgré nos protestations est à l’origine du conflit en cours. Cette réforme va aggraver les inégalités sans répondre aux enjeux de long terme. La méthode utilisée qui a consisté pour l’essentiel à recevoir les syndicats sans jamais réellement les entendre a contribué à accroître les tensions.

Les annonces du 8 septembre 2010 qui se veulent une réponse aux mobilisations ne modifient pas la logique globale de la réforme proposée. Les injustices demeurent. Le calendrier précipité ne permet pas d’être entendus.

Le recul de l’âge d’ouverture du droit à la retraite de 60 ans à 62 ans, combiné à l’augmentation simultanée de la durée de cotisation, va fortement pénaliser les salariés, et plus particulièrement tous ceux qui ont commencé à travailler jeunes, qui seront amenés à contribuer plus que les autres au financement du système sans acquérir le moindre droit supplémentaire.

Le recul de l’âge du taux plein de 65 ans à 67 ans va durement aggraver la situation des salariés qui ont eu des parcours professionnels morcelés, en particulier les femmes dont près de 30% font valoir aujourd’hui leurs droits à la retraite à 65 ans pour éviter une pénalité sur leur pension et ceux qui sont conduits à entrer tardivement sur le marché du travail.

Ce report des âges légaux va entraîner un prolongement du chômage pour les nombreux salariés qui ne sont plus en activité lorsqu’ils partent à la retraite ce qui les pénalisera financièrement tout en reportant les charges financières sur d’autres comptes sociaux. La pénibilité du travail n’est pas reconnue dans ses conséquences sur l’espérance de vie des salariés qui y ont été exposés.

Les fonctionnaires se voient imposer une hausse drastique du taux de leur cotisation, en période de gel des salaires, conduisant à une baisse importante et injuste de leur pouvoir d’achat.

Au total, le projet de loi de réforme des retraites fait reposer l’essentiel de l’effort sur les salariés, ne répond ni aux questions d’emploi, en particulier des jeunes et des seniors, ni à la résorption des inégalités ni au besoin de financement. Les salariés devraient accepter de payer la facture de la crise financière et économique dont ils ne sont pas responsables. Cette réforme est donc inacceptable.

Pour toutes ces raisons, au nom des salariés nous vous demandons solennellement d’entendre le point de vue des organisations syndicales dans la perspective de définir un ensemble de mesures justes et efficaces pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition.

Dans ce contexte le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité."

Le 9 septembre 2010,
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT
François Chérèque, secrétaire général de la CGT
Jacques Voisin, président de la CFTC
Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC
Alain Olive, secrétaire général de l'UNSA
Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU
Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires

Partager cet article

Repost0
6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 13:02

Le porte-parole du PS a réagi aux révélations parues dans Médiapart ce matin concernant Eric Woerth. Il a notamment estimé que le ministre du Travail n'était «plus capable, ni en situation» de mener la réforme des retraites, pointant une «affaire extrêmement grave».

Il a dénoncé le «mélange entre les intérêts publics et les intérêts privés», jugeant que ce mode de gouvernement, «ça ne peut plus durer». Benoît Hamon a souligné la contradiction entre les mesures d'austérité annoncées ce matin par le ministre François Baroin, et les dernières révélations.

>> Télécharger la vidéo (clic droit puis «enregistrer la cible du lien sous»)

Partager cet article

Repost0
2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 08:52
Régis Soubrouillard - Marianne | Jeudi 1 Juillet 2010 à 12:01

Invité de Jean-Pierre Elkabbach à répondre à Christian Estrosi qui l'avait cité en référence comme un ministre qui avait cumulé des fonctions au sein d'un parti, l'ancien premier Ministre Lionel Jospin a tenu à infirmer ces mises en cause, dénonçant sous le règne de Sarkozy les relations incestueuses entre les politiques et le grand pouvoir financier.

Leçon d’éthique politique ce matin sur Europe 1. Dans le rôle du maître, Lionel Jospin. Au piquet, Eric Woerth.  Toute la maison UMP. Bref, la Sarkozie, et ses liens consanguins avec le monde de l’argent.
La veille sur la même antenne, en mauvais camarade, c’est peu dire, Christian Estrosi a « balancé » les noms de Juppé et Jospin, anciens premiers ministres présumés cumulards eux-mêmes de fonctions gouvernementales et au sein de leur parti.
Le sang de Jospin n’a fait qu’un tour : « l’intervention de Monsieur Estrosi est faite pour créer une idée d’équivalence. « Tous pareils », en somme. Or, c’est totalement faux pour ce qui concerne les socialistes ».

Et Lionel Jospin d’énumérer point par point sa carrière : « Quand François Mitterrand me demande d’être premier secrétaire, il me dit « vous ne serez pas au gouvernement et durant le premier septennat, je ne serai pas au gouvernement». Quand je rentre au gouvernement, lors du second septennat, en 1988, je démissionne immédiatement de mon poste de premier secrétaire du PS» a précisé l’ancien ministre de l’Education nationale. « Même chose en 1997 quand je gagne les législatives, je démissionne et François Hollande prend ma place au parti. Et jamais un trésorier du PS depuis 30 ans n’a été membre du gouvernement ».

Lionel Jospin estime qu’il y a « entre les dirigeants d’aujourd’hui, le président et les membres du gouvernement, une promiscuité trop grande entre le pouvoir politique et le pouvoir de l’argent, les milieux d’affaires et les grandes fortunes ». En référence à Lévi-Strauss, l’ancien premier ministre évoque une relation « presque incestueuse, loi universelle qui devrait s’appliquer aux relations entre les politiques et le grand pouvoir financier ».

Pour un retour à des règles saines entre politiques et puissances financières

Pesant ses mots, Lionel Jospin ne s’en fait pas moins comprendre sur l’affaire Woerth-Bettencourt : « un ministre du Budget ne doit pas souhaiter que sa femme soit dans la société de gestion de patrimoine de la première fortune de France ».

Sans aller jusqu’à reprendre les mots de Ségolène Royal qui évoquait la
« corruption d’un système », Jospin  continue à appuyer là où ça fait mal, distinguant les conditions d’exercice  du pouvoir sous Jospin et Sarkozy : «J’étais bien sûr attentif aux grandes entreprises et je défendais leurs intérêts mais jamais en cinq ans, je n’ai passé un week-end ou pris un déjeuner ou un dîner privé en tête à tête avec un grand patron. Ces hommes et ces femmes défendent leurs intérêts, font toujours du lobbying » a-t-il assuré. « Ce qui pose problème aujourd’hui, c’est le mélange de relations privées, de gens qui dinent ensemble, chassent ensemble, font des croisières ensemble et de rapports publics. C’est ça qu’il faut éviter et rétablir des règles saines ».

Si la leçon vaut sans doute pour Jospin, l’histoire a montré aussi que la gauche de gouvernement ne maîtrisait pas ses cours sur le bout des doigts…

Partager cet article

Repost0
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 15:22

Partager cet article

Repost0
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 11:19

Le chapiteau de la Fête de la Rose, dans le Parc Gérard-Philippe, à Cergy, dimanche 20 juin 2010...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le stand du groupe des élus socialistes & apparentés du Conseil général du Val-d'Oise.

Installation du stand des Jeunes socialistes du Val d'Oise avec leur machine à glaces italiennes.

Elise Pietrobon, trésorière du MJS 95

Accueil de Claude Bartolone par Benoît Rogeon, secrétaire général des Jeunes socialistes du Val-d'Oise... le président du conseil général de Seine-Saint-Denis...

... en profite pour s'informer de la méthode de préparation des Barbapapa...

Bernard Angels, sénateur, maire d'Ecouen, accueille Claude Bartolone...

La fête de la Rose a été l'occasion de rencontrer nos partenaires politiques : à gauche, Albine Caillié, responsable de la Coordination des élus écologistes & citoyens (CEECVO), et à droite, Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF...

un débat politique inédit, rassemblant nos partenaires syndicaux (UNSA, CGT) et politiques, a par ailleurs été organisé sur le projet socialiste de "nouveau modèle de développement économique, social et écologique"... Le secrétaire départemental du PCF et le premier secrétaire fédéral du PS ont d'ailleurs tous les deux salué le travail accompli dans le Comité départemental de liaison de la gauche, animé par Frédéric Faravel, secrétaire fédéral du PS aux relations extérieures...

La fête de la Rose a par ailleurs été l'occasion de partager un repas entre militants de tous âges...

... dans la convivialité et la bonne humeur... On apperçoit Emmanuel Maurel, Vice Président du conseil régional, conseiller municipal de Persan, secrétaire fédéral aux élections et secrétaire national aux universités d'été et permanente...

Le cadre du Parc Gérard-Philippe se prêtait par ailleurs à un dimanche bucolique... on apperçoit ici Charlotte Brun, conseillère régionale, première adjointe au maire d'Ecouen et secrétaire nationale du PS, ainsi que Fanny Boyer, secrétaire fédérale du PS à l'international et à l'Europe...

Partager cet article

Repost0