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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 08:22

La société britannique après 13 ans de travaillisme
En paix, Belfast fait peau neuve en dépit de nombreux murs entre communautés
LE MONDE | 29.04.10 | 14h42  •  Mis à jour le 29.04.10 | 14h49
Belfast Envoyé spécial


Un processus de paix, c'est aussi une histoire de voirie. Celui qui est en cours en Irlande du Nord, depuis 1998, n'en finit pas d'élargir les routes de la province, d'embellir les rues du centre de Belfast, d'y tracer les avenues de nouveaux quartiers d'affaires. Mais il n'a pas encore pu relier les artères déchirées, dans les faubourgs populaires, par trente années de guerre civile et 3 600 morts, entre les catholiques nationalistes de l'IRA et de sa branche politique, le Sinn Féin, partisans d'un rattachement à la République d'Irlande voisine, et les protestants loyalistes, favorables au maintien de l'Ulster dans le Royaume-Uni.

Aujourd'hui, les 2 camps gèrent ensemble une région devenue plus autonome, au terme d'accords initiés et sans cesse relancés par les gouvernements travaillistes qui se sont succédé à Londres. Et l'un des effets les plus frappants de ce lent processus est d'avoir rendu invisible la frontière la plus surveillée d'Europe occidentale.

Sur le trajet Dublin-Belfast, les blocs de béton et les miradors de l'armée britannique ont cédé la place à un chantier d'autoroute qui facilite chaque année davantage le passage entre les deux Irlandes. Les habitants de la République profitent du taux de change favorable entre l'euro et la livre pour faire le plein dans les supermarchés de la ville frontalière de Newry. Ceux du Nord, y compris les unionistes qui faisaient auparavant comme si seule l'Ulster existait sur l'île, n'hésitent plus à l'utiliser pour prendre les vols low cost depuis Dublin.

Belfast a largement profité de ces nouveaux échanges, ainsi que de l'injection massive de capitaux par le gouvernement britannique, l'Union européenne et les Etats-Unis. La cité s'est dotée de tout le mobilier urbain des centres-villes tendance, de buildings en verre et de centre commerciaux ultramodernes. S'y promener aujourd'hui revient à substituer une vision couleur aux images noir et blanc de l'époque des "troubles".

"Dans certains quartiers, le boom immobilier a multiplié le prix des maisons par 7 en 10 ans", explique Michael Morgan, conseiller financier. Mais cette embellie n'a pas débouché sur les mêmes excès que ceux de la République voisine, aujourd'hui foudroyée par la crise économique. Belfast, protégée par ses emplois publics (60 % de la population active), limite mieux les dégâts que Dublin. "Les chantiers ont ralenti, dit M. Morgan, mais il n'y a pas eu d'effondrement." Les promoteurs craignent de ne pas arriver à boucler les travaux du nouveau quartier Titanic (à l'emplacement des chantiers navals qui ont livré le paquebot en 1912) à temps pour marquer ce centenaire.

Dans les quartiers populaires, un type de construction n'a cessé de prospérer avec la paix. Ce sont les murs, de plus en plus hauts, de plus en plus nombreux, qui séparent communautés. "On en compte près de quarante aujourd'hui, selon Dominic Bryan, directeur des études irlandaises à l'université Queen's de Belfast. Ce qui fait que la ville n'a à la fois jamais été aussi calme et aussi divisée. La nouvelle philosophie locale est devenue : les hauts murs font les bons voisins."

Ces séparations, hautes de plusieurs mètres et prolongées de filets pour empêcher les jets de pierres, officialisent les anciennes déchirures urbaines, lieux d'affrontements au temps des "troubles". Elles peuvent couper un parc en deux ou cerner parfois une rue unique, réduit unioniste dans une enclave catholique. Au fil des années du processus, elles sont ajoutées aux murs historiques, comme celui qui sépare les fiefs unionistes de Shankill Road et catholique de Falls Road, dans l'ouest de la ville. Ceux-là, et leurs peintures partisanes, sont devenus l'objet d'un tourisme de la mémoire, transformant Belfast en musée de ses "troubles".

"Le problème, c'est que ces séparations coûtent très cher, poursuit Dominic Bryan. De ce point de vue, la paix n'a rien réglé, il faut tout financer en double, entre des zones séparées parfois par quelques dizaines de mètres : les équipements sociaux, les centres de loisirs, les programmes de logements. Ce gaspillage institutionnel rend le système éducatif particulièrement inefficace." A peine 5 % de la population nord-irlandaise consent à placer ses enfants dans une école ouverte aux deux confessions.

"Nous ne sommes pas demandeurs de ces murs. C'est l'Etat britannique qui les construit", affirme Michael Culbert, ancien membre de l'IRA, qui a passé seize ans dans la prison de Long Kesh, à un bloc de celui où Bobby Sands et huit codétenus mourraient d'une grève de la faim. L'homme anime aujourd'hui Coiste, une association qui offre des activités aux anciens prisonniers politiques nationalistes, en plein coeur de Falls. "Grâce au processus, dit-il, l'armée britannique a disparu de nos rues, les habitants de nos quartiers ne sont plus l'objet de discriminations dans l'accès au travail. Bientôt, nous pourrons aussi détruire ces murs." Selon lui, les nouveaux remparts ne servent qu'à séparer des bandes de gamins qui ont substitué une "violence récréative", expression d'un sentiment de relégation sociale, aux affrontements politiques. "Un peu comme dans vos banlieues françaises", glisse-t-il.

Pour l'heure, le principal souci du Sinn Féin, qui codirige la région avec l'UDP unioniste, est de sortir les populations les plus pauvres de leur "culture du chômage". C'est parmi ces jeunes, qui n'ont vu ni leurs parents ni leurs grands-parents travailler et qui se sentent rejetés par le boom économique, que les nouveaux mouvements clandestins nationalistes recrutent leurs éléments les plus virulents.

Depuis 2 ans, l'activité violente de ces dissidents de l'IRA s'est intensifiée. Elle est aujourd'hui la principale menace pour un processus de paix, dont la grande majorité des Irlandais du Nord ont tiré une substantielle amélioration de leurs conditions de vie.

Jérôme Fenoglio
Article paru dans l'édition du 30.04.10

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 11:00
Article interactif
Parents divorcés ou séparés, comment vivez-vous la garde alternée ?
LEMONDE.FR | 15.04.10 | 19h10  •  Mis à jour le 16.04.10 | 08h57

 

"Un moindre mal"
  • "Il faut savoir rester souple", par Patrick

En 2002, suite à notre séparation, nous avons proposé la garde alternée une semaine sur deux pour notre fils. A l'époque, il a fallu se battre et très sérieusement argumenter pour que la juge aux affaires familiales accepte le principe de la garde alternée. Aujourd'hui, avec le recul, nous pouvons assurer que c'est une expérience pleinement réussie. Notre enfant ne s'en est pas porté plus mal : il n'a pas "perdu ses repères" comme on l'entend trop souvent dire, il a parfaitement intégré ce rythme de vie et il n'y a eu aucun effet secondaire néfaste sur sa scolarité ou son épanouissement. Bien sûr, il faut savoir rester souple et adapter la garde aux besoins ou aux demandes de l'enfant, ne pas s'enfermer dans la contractualisation papier. Si l'enfant demande parfois à rester pendant quelque temps un peu plus chez l'un ou l'autre parent, ne pas faire blocage. Idem pour les vacances scolaires, ne pas tenir de comptes d'apothicaire.

  • "Maman, ce soir on dort chez qui ?" par Maria Martino

J'ai deux garçons de 10 et 8 ans. Depuis la rentrée scolaire, leur père et moi avons opté pour une garde alternée. Je suis logée sur mon lieu de travail et ne peux donc pas déménager. Mon futur ex-mari a pris un appartement en location, sis à dix minutes à pied. Cadres, nous avons tous les deux un agenda surchargé. La présence des grands-parents maternels est un atout de taille dans notre situation : ils prennent en charge les enfants à midi et en fin de journée, en cas de réunions tardives. Nous avons organisé les choses bien comme il faut : vêtements en double aux deux domiciles, recharges pour affaires scolaires en cas d'oubli, participation active à l'aménagement de la nouvelle chambre. Nous avons convenu que les enfants seront chez l'un ou l'autre du lundi au lundi. Pas de problème s'ils veulent plutôt dormir chez papa, même si c'est la semaine de maman, et vice versa.

En théorie, tout devait bien fonctionner, sauf que… Les premières réunions tardives ont commencé à tomber, ainsi que des déplacements professionnels sur Lyon et Paris, les premiers échanges de soirées assortis de compensation, "tu les as eus deux jours de plus je les prends deux jours de plus la semaine prochaine"… Les enfants se sont retrouvés complètement largués, au point de me demander chaque midi : "Maman ce soir on dort chez qui ?" Des amis me suggèrent de créer un calendrier de l'année scolaire. Sur Excel, je marque les semaines en rouge chez maman, en vert chez papa, trait noir en plus pour les vacances. Enfants et parents en ont un exemplaire chacun dans leur agenda.

Six mois après, le bilan est plutôt positif. Les enfants ont trouvé leur rythme. Ce qui les réconforte, je crois, c'est que je n'ai pas déménagé. Ma maison reste leur point d'ancrage, le rocher auquel ils se rattachent. Ils n'ont emporté qu'un minimum de choses chez leur père (le doudou lapin est resté chez moi). Son appartement est comme une "transition éphémère". L'oubli du livre de lecture chez l'un ? La proximité permet le dépôt rapide. Ma devise : nous avons raté notre mariage, réussissons notre divorce. La garde alternée ne peut réussir à mon sens qu'à certaines conditions : entente cordiale entre les parents, communication constante, accord sur les grands principes d'éducation, organisation claire expliquée aux enfants, garder des repères inébranlables, dialogue constant avec les enfants et, pour finir, clarté aussi par rapport à situation avec l'ex. Ce n'est pas parce qu'on se parle qu'on va se remettre ensemble !

  • "Nous sommes vigilants à ce qu'il ne joue pas de la situation", par Sylvie Curty

Séparés depuis deux ans et demi, nous avons dès le départ choisi d'un commun accord la garde alternée. Cette solution fut possible car nous habitons à proximité l'un de l'autre. Notre fils de 10 ans et demi a pu rester dans le même établissement scolaire. Son père s'est toujours investi dans son éducation et il semblait donc naturel qu'il ait la même place que moi après notre séparation. Cette formule demande de communiquer, car chacun à son mot à dire dans les choix qui concernent notre enfant et dans l'organisation pratique quotidienne (activités extra-scolaires par exemple). L'alterannce nous permet également d'avoir une semaine "off", et de profiter de ce temps libre pour avoir des activités qui favorisent notre épanouissement personnel ou professionnel. La garde alternée convient également très bien à notre fils, qui ne se sent pas plus avec l'un qu'avec l'autre, qui s'enrichit de nos différences dans les activités qu'on lui propose (sportives avec son père, culturelles et artistiques avec moi), et qui a développé une relation privilégiée avec chacun d'entre nous. Nous sommes vigilants à ce qu'il ne "joue" pas de la situation, et là encore la communication en est la clé. Nous essayons de faire en sorte que les tensions qu'il peut y avoir entre nous, parents, n'aient pas de conséquences négatives sur l'équilibre de V.

  • Un moindre mal, par Jérémy Moulinet

Mon garçon a 9 ans et ma fille 5 ans. Je suis séparé de leur mère depuis trois ans et demi. Nous avons adopté la garde alternée un an après notre séparation. Nous avons fait ce choix pour le bien de tout le monde : il m'était insupportable de ne voir mes enfants que tous les quinze jours et eux n'arrêtaient pas de dire que je leur manquais. Je crois que lorsque les deux parents s'entendent bien, c'est la meilleure façon d'élever des enfants après une séparation. Cela leur permet de grandir avec deux référents, et si en plus de cela les parents arrivent à aménager leur temps de travail en fonction de leur semaine de garde, les enfants bénéficient de toute l'attention, la concentration et la disponibilité du parent. Il est évident que cela demande quand même beaucoup d'efforts pour s'adapter. Avec ma fille, par exemple, il faut que je puisse faire ressortir mon côté féminin…

  • "(Re)donner une place aux pères", par Vincent Florin

La garde alternée ne s'organise pas forcément "une semaine chez papa, une semaine chez maman". Ici, avec deux enfants de 3 et 4 ans et des parents qui habitent à moins d'un kilomètre l'un de l'autre, ils passent trois jours chez papa, trois jours chez maman, et un week-end sur deux avec l'un ou l'autre, et ça se passe plutôt bien autant pour les enfants que pour les parents. A mes yeux, une des vertus de la garde alternée est de (re)donner une place aux pères (qui n'ont d'ailleurs pas toujours cherché à la prendre, pas de procès d'intention ici) dans la vie de leurs enfants, et leur implication dans la société en général vis-à-vis du monde de l'enfance, qui a par défaut l'habitude de s'adresser plutôt aux mères (pour de bonnes et de mauvaises raisons). La croissance de l'approche de la garde alternée permettra aussi peut-être de mieux prendre en compte, notamment dans le monde de l'entreprise, des solutions alternatives pour les horaires, les maladies des enfants et les contraintes inhérentes aux imprévus de l'enfance : puisque la majorité des chefs d'entreprise sont masculins, peu d'entre eux, pour ne le vivre que de loin, voire pas du tout, savent prendre en compte ces aspects dont les femmes sont comptables la plupart du temps, ce qui n'est évidemment pas normal.

 

 

"Un vrai casse-tête"
  • "Nous ne nous entendons absolument pas et le juge le savait", anonyme

Mon ex a demandé la garde alternée "pour ne pas payer de pension alimentaire" (sic). Nous ne nous entendons absolument pas et le juge le savait. Il a pourtant décidé de ce mode de garde. Résultat : tous les quinze jours, le lundi matin, mon fils doit trimbaler toutes ses affaires d'école dans un énorme sac. Que dire des jeux laissés en plan dans la chambre, des affaires en double, des "tu ne l'emportes pas chez ta mère", des jouets offerts emportés chez son père systématiquement cassés ?

  • Un vrai casse-tête, par J-Luc

Mon cas est particulier : je suis musicien, la mère de mes enfants sage-femme. Nous n'avons pas de rythme prédéfini pour la garde des enfants. Il faut faire les plannings au coup par coup en fonction de ses gardes et de mes concerts, avec l'angoisse que le deux ne tombent en même temps. Nous n'avons pas de famille dans la région pour nous dépanner. Il arrive que les enfants aillent chez leur mère pour une nuit, puis chez moi pour une autre… Les enfants semblent ne pas en souffrir, mais c'est plus compliqué pour les adultes. Il faut gérer les habits (et les lavages) qui ne sont jamais dans des armoires mais se baladent dans des valises. Difficile de les éduquer à ranger leurs habits et les choisir eux-mêmes. Autre inconvénient : les parents doivent vivre dans la même région à cause de l'école. En ce qui me concerne, j'ai suivi le choix de mon ex, mais je n'ai pas assez de travail dans le coin et le logement est cher.

  • "J'ai dû arrêter de travailler", par Maman n'est plus

Je suis maman et la garde alternée nous a été imposée à mes enfants et moi. Le plus jeune est un bébé de 3 mois. Nous devons parcourir 450 kilomètres tous les quinze jours. Mes enfants sont déstructurés, bouleversés par un rythme que même un adulte ne pourrait tenir. Ils ont contracté de l'eczéma et des terreurs nocturnes à cause de ces allers-retours incessants. Deux fois, je n'ai pas réussi à emmener mes enfants chez leur père, à 18 heures en semaine. J'ai été convoqué au commissariat. Les policiers m'ont dit que la prochaine fois c'était la prison. J'ai dû arrêter de travailler, mais il faut bien payer les allers-retour en train (350 euros par mois). J'ai dû contracter un crédit. Croyez-moi, nous vivons un enfer. Mes enfants veulent tout arrêter et le père exige désormais la garde totale, car lui aussi ça lui coûte de l'argent. Je ne sers plus à rien.

  • Quand l'enfant trinque, par Stéphane Marchand

Je suis le conjoint d'une femme ayant une fille en garde alternée issue d'un précédent mariage. Je précise que ce mode de garde était demandé à l'origine par les deux conjoints. Il s'est avéré catastrophique pour l'enfant. Ma belle-fille n'a jamais pu s'y adapter. Fatiguée en permanence, elle a des problèmes de discipline à l'école et ses résultats sont en dents-de-scie. Elle a du mal à se faire des amis et à avoir une activité suivie comme la gymnastique ou la musique, parce que son papa est allé habiter à 30 km et ne souhaite pas l'amener à chaque fois alors que l'on pourrait. Il est arrivé que ma belle fille manque l'anniversaire de ses amies parce qu'elle n'était pas chez nous. Je pense que nous n'avons pas pris en compte les besoins et les rythmes de l'enfant au départ, et nous le regrettons beaucoup. L'argument selon lequel il est nécessaire pour l'équilibre de l'enfant de voir ses deux parents à égalité est une erreur totale. Ma femme ne voyait son père divorcé qu'un week-end sur deux. Aujourd'hui elle est tout à fait équilibrée.

 

 
"Il est temps que la loi évolue"
  • "Il serait temps que la loi évolue", par Bénédicte

La fille de mon compagnon vient chez nous un week-end sur deux et de temps en temps le restant de la semaine, en fonction du planning des uns et surtout des autres. Sa mère s'est opposée catégoriquement à la garde alternée, ne laissant guère le choix à sa fille et à son ex-compagnon. Chaque journée et nuit passée chez nous est âprement discutée et négociée. Il serait temps que la loi évolue et ne considère pas comme acquis qu'une mère est la mieux placée pour élever des enfants.

  • En finir avec la toute-puissance des mères, par Jean-François Leroy

Je suis en garde "presque alternée" puisque j'ai ma fille cinq mois et demi par an. Mon ex, magistrate, a obtenu, sans difficulté, auprès de ses consœurs juges au affaires familiales (à 95 % des femmes), d'avoir notre fille un mois de plus. Cette garde, qui n'est plus reconnue officiellement comme alternée, lui permet de bénéficier d'une demi-part supplémentaire en plus du versement d'une pension alimentaire, alors que ses revenus sont annuellement de 15 000 euros supérieurs aux miens. Je précise qu'elle s'est remariée avec un cadre supérieur, ce qui lui donne des revenus mensuels frisant les 10 000 euros, contre 2 500 pour moi.

Ainsi va la justice familiale en France : une justice faite par et pour les femmes, quelque soit la probité morale de celles-ci. Les plus garces peuvent s'en donner à cœur joie en toute tranquilité, sûres d'obtenir tout ce qu'elles veulent. Actuellement, la garde qualifiée de "normale" pour le père c'est un week-end sur deux. Idéal pour s'impliquer dans l'éducation des enfants… Et l'on s'étonne que des pères démissionnent ! Cela ne semble guère interpeler nos politiques. Il est vrai qu'il s'agit là de sexisme envers les hommes, donc normal, au contraire de celui envers les femmes, traqué résolument, même quand il est imaginaire. Oui à la résidence alternée par défaut, pour redonner de la place aux pères méritants face à la toute-puissance des mères !

  • Une absolue nécessité, par Laurent C

Renforcer cette disposition qui permet (enfin) aux pères de revendiquer et d'exercer leur paternité est une absolue nécessité. Je suis le papa d'une petite puce de bientôt 5 ans. Je ne peux pas imaginer ne pas vivre aux côtés de ma fille, la voir grandir, la voir jouer, aller la chercher à l'école, bref l'accompagner dans tous les moments de vie. C'est pour moi une question vitale, ni plus ni moins. La garde alternée n'est pas la panacée, mais à mon avis, il n'existe rien de mieux. Trop d'adultes malheureusement s'approprient pour leur seul profit, le devenir de leurs enfants. Ces derniers ont autant besoin d'un parent que de l'autre.

 

 
"L'uniformisation n'est pas la solution"
  • L'uniformisation n'est pas la solution, le problème est multiforme, par Frédéric Faravel

Je suis séparée de la mère de ma fille depuis plus d'un an. Nous avons choisi de conserver le domicile de l'enfant chez elle pour plusieurs raisons.  Avec son précédent compagnon, une première expérience de garde alternée avec son fils très jeune (3 ans et demi) n'avait pas été satisfaisante. D'autre part, notre fille avait 3 ans lors de notre séparation, nous avons estimé qu'à son âge le nomadisme permanent d'une semaine sur l'autre était insécurisant : une enfant de 3 ou 4 ans a besoin d'avoir des points de repère stables, de savoir où est son foyer.

Une garde alternée, quand on a les moyens d'habiter près l'un de l'autre, quand la relation entre parents n'est pas ou peu conflictuelle, quand les enfants sont grands, pourquoi pas ? Mais hors de cela, il ne faut pas l'imposer à tous. Tant de problèmes se posent. Comment reconstruire sa vie en fondant éventuellement un nouveau couple ? Le futur conjoint doit-il accepter d'habiter là où s'est fixée la précédente famille recomposée ? Comment répondre à une évolution professionnelle si elle impose un déménagement ? La garde alternée peut être un frein puissant qui obère le bien-être des parents sans garantir celui des enfants, qui en dépend en grande partie.

  • Le choix devrait dépendre de l'âge des enfants, par Franck - Benati

Je suis le beau-père de deux filles de 3 et 5 ans qui ont vécu pendant un an en garde alternée. Cette expérience a été très difficile pour elles : le fait de changer constamment de maison et de règles de vie a été très perturbant. Nous avons constaté que les jours suivant le "transfert", elle étaient "éteintes" et se refermaient sur elles-mêmes. La plus petite ignorait sa maman (suivie par un pédopsychiatre, elle nous a indiqué qu'elle réagissait comme cela car elle pensait que sa maman l'avait abandonnée). La plus grande se comportait comme une maman et portait sur ces jeunes épaules des responsabilités qui ne sont pas de son âge.

Je peux comprendre que ce soit difficile pour celui ou celle qui n'a pas la garde des enfants, mais je pense que la priorité reste leur bien-être. C'est pourquoi je suis forcement contre toutes les lois qui proposent des solutions systématiques et encore plus lorsqu'il s'agit d'enfants.

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 11:25

A Montreuil, le divorce malvenu entre socialistes et Verts

La majorité de la maire Dominique Voynet a volé en éclats. De mauvais augure pour une future union de la gauche en 2012 ?

Dominique Voynet à Toulouse le 22 août 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

Deux ans après le passage de « Montreuil la rouge » au vert et rose, l'unité de la majorité municipale de cette ville de 105 000 habitants, la plus importante de Seine-Saint-Denis, a explosé il y a quelques semaines.

Loin des tentatives de rassemblement de la gauche au niveau national, la maire Dominique Voynet et ses alliés socialistes se sont déchirés sur la hausse des impôts locaux. Aujourd'hui, les élus rebelles sont dans l'opposition.

C'est pourtant l'alliance entre l'ancienne secrétaire nationale des Verts et une partie des socialistes montreuillois qui avait mis fin, en 2008, aux vingt-quatre années de règne de Jean-Pierre Brard, apparenté communiste.

Un exploit pour Dominique Voynet, après sa déroute à la présidentielle de 2007 (1,57% des voix). Un engagement lourd de conséquences pour les socialistes qui l'avaient rejointe : ils ont été exclus du Parti socialiste, qui soutenait le maire sortant. Il aura fallu deux ans de gouvernance et un désaccord sur le budget pour qu'éclate l'union vert-rose.

« Dominique Voynet a choisi d'utiliser la bombe atomique »

Petit rappel des faits. Après des mois de discussions sur le budget 2010 de la ville de Montreuil, dix élus boycottentretire à plusieurs de ces élus rebelles leur délégations. le conseil municipal du 18 février en signe de protestation contre l'augmentation des impôts locaux. Illico presto, Dominique Voynet

Parmi eux, Mouna Viprey, première adjointe à la maire de Montreuil (Education et Enfance), mais aussi Manuel Martinez, en charge de l'urbanisme, ou Daniel Chaize, adjoint à la Culture. Stupeur des ex-PS. Manuel Martinez, conseiller général de Montreuil, fait part de son incompréhension :

« Ce n'était pas un geste de rupture, mais un appel au dialogue car nous n'avions pas été entendus. Le boycott du conseil municipal se produit dans plein de villes, c'est banal. Ce qui n'est pas banal, c'est la réaction de Dominique Voynet. »

L'élu affirme par ailleurs ne pas avoir été prévenu par la maire de Montreuil, mais avoir appris la nouvelle par un communiqué des Verts. Peu après le conseil municipal, les portefeuilles des élus absents ont disparu du site Internet de la mairie de Montreuil.

« Même Jean-Pierre Brard n'a jamais rompu avec des partenaires politiques opposés à ses idées », souligne Mouna Viprey. « Dominique Voynet a choisi d'utiliser la bombe atomique. Nous sommes devenus des bannis. »

« Je ne me trouve pas autoritaire »

Lors du boycott, « les bras nous en sont tombés », raconte de son côté la sénateur-maire de Montreuil, qui explique sa décision à Rue89 :

« C'était un geste de déloyauté relativement sévère. Les autres membres de la majorité se sont sentis insultés et agressés par cette façon de faire.

Dans la foulée, on s'est réuni à 31 et on a voté [le retrait des délégations] à l'unanimité, et pas à ma demande -j'étais plutôt sur une position plus réservée, pensant que c'était pas la peine d'en rajouter. »

Ses anciens alliés l'accusent d'être autoritaire. « Injuste », rétorque Domnique Voynet, qui met en avant sa gouvernance collégiale :

« Je ne me trouve pas autoritaire, c'est mon rôle de trancher. S'il n'y a pas de consensus, la minorité doit se rallier au vote majoritaire, ou sortir de la majorité. Si elle en sort, elle ne peut pas trouver étrange d'être sanctionnée. »

Dominique Voynet parle de « suspension des délégations, le temps que les choses s'éclaircissent ». Mais c'est un dialogue de sourd qui s'installe, en dépit de la recherche de conciliation affichée par les deux parties.

Lors du conseil municipal du 25 mars, les dix meneurs du boycott votent contre la hausse du taux des impôts locaux, ce qui ne suffit pas à empêcher son adoption. Mouna Viprey revient sur le litige qui l'oppose à la maire de Montreuil. (Voir la vidéo, à la 8e minute)


La hausse des impôts locaux, pomme de discorde

Les ex-PS expliquent avoir refusé une hausse des impôts locaux par respect des promesses électorales. Après de nombreuses discussions, ils avaient concédé une augmentation de 6%.

Le vote du conseil a entériné une hausse de 8% pour la taxe d'habitation et de 12% pour la taxe foncière. Dominique Voynet défend cette mesure impopulaire :

« Pour 96% des habitants, la hausse de la taxe d'habitation sera inférieure à 10 euros par an. »

L'ancienne ministre du gouvernement Jospin convient qu'elle revient ainsi sur un engagement de campagne. Mais elle interroge :

« Quelles autres promesses devrait-on trahir, alors ? On a aussi promis de construire des infrastructures, comme le parc aquatique, réduire les inégalités entre le Bas-Montreuil, bobo, et le Haut-Montreuil. »

Les Verts et les socialistes auraient-ils trop promis ? « On n'a pas fait beaucoup de promesses, on connaissait l'endettement de la ville », assure Dominique Voynet. Selon elle, la crise économique a fait exploser les dépenses de Montreuil.

Dominique Voynet évoque aussi, dans les explications de la crise, « des différences culturelles » et les problèmes inhérents au Parti socialiste :

« A Montreuil les strausskhaniens sont restés avec moi, les fabusiens sont sortis récemment de la majorité et les royalistes et des hamoniens sont dans l'opposition.

Le problème numéro un, c'est le le dialogue entre eux. C'est peut-être parce que leurs problèmes ont été importés dans la majorité municipale que nous avons été en tension. »

Pour Mouna Viprey, « Dominique Voynet n'a pas supporté que ses partenaires politiques ne s'assoient pas sur leurs convictions ».

Jean-Pierre Brard, l'ancien maire apparenté communiste chassé par la coalition vert-rose soupçonne quant à lui un conflit d'intérêts en vue des prochaines législatives :

« Dominique Voynet a décidé d'y aller, mais Mouna Viprey le souhaite aussi. C'est plutôt triste pour la ville : elles étaient d'accord pour me l'arracher et aujourd'hui elles se déchirent. »

Le « problème Montreuil » : une séparation inopportune

La rupture semble donc consommée. Le couple Voynet-Viprey s'était uni en 2008, pour un mariage de raison auquel avait succédé une relation amicale.

La première adjointe de Montreuil évoque son « affection sincère pour Dominique Voynet malgré un désaccord politique profond ». Dominique Voynet, elle, se souvient avec émotion de « Mouna » :

« On a mené la campagne municipale ensemble. Sans elle, je n'aurai pas gagné, ni elle sans moi. C'est quelqu'un avec qui je me serais bien vue partir en vacances. »

La maire de Montreuil regrette la rupture avec sa première adjointe. Elle évoque également sa souffrance et réaffirme sa foi en une gauche unie, à Montreuil comme sur le plan national. (Voir la vidéo)


Alors que la gauche tente de se rassembler pour 2012, la querelle qui agite Montreuil fait effectivement désordre. Le président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, en est conscient, comme l'indique Dominique Voynet. Elle se dit actuellement « en tension » avec l'élu socialiste :

« Claude Bartolone est un peu fâché qu'on n'ait pas réussi à régler le “problème Montreuil”, alors qu'on essaie au niveau national de montrer que PS et Verts, c'est solide. »

Dominique Voynet assure pourtant que sa majorité pourrait soutenir la candidature de la première adjointe déchue aux législatives de 2012.

En réponse à la sénatrice verte, Mouna Viprey pose les conditions d'un éventuel rabibochage, exigeant que Dominique Voynet respecte davantage ses partenaires politiques. (Voir la vidéo)


Parmi les Montreuillois interrogés sur l'éclatement de la majorité municipale de leur ville, peu sont au courant.

Photo : Dominique Voynet à Toulouse le 22 août 2008, lors des Journées d'été des Verts (Audrey Cerdan/Rue89).

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 13:05

Cet article est la version longue d'origine de celui publié dans Agir-Unir, le mag d'avril-mai 2010 et qui a dû subir de nombreuses coupes afin de passer les fourches caudines de la mise en page.
J'espère que cela donnera aux militants socialistes du Val-d'Oise une compréhension plus précise des questions et propositions que j'y développais.
Frédéric Faravel


Le développement social urbain, un enjeu régional capital !

Les émeutes urbaines de l'automne 2005, les affrontements à Villiers-le-Bel en 2007, ont rappelé de manière dramatique le malaise dans lequel étaient plongés un grand nombre d’habitants de nos quartiers. Des habitants aux élus, de l’administration aux usagers des services publics ont aujourd'hui le sentiment d'être laissé en marge de la République, les banlieues populaires étant considérés comme des lieux de relégation sociale quant une partie de l'élite n'a tout simplement pas décidé qu'ils seraient également des lieux de relégation ethnique.

La Région Île-de-France est évidemment au cœur de ces enjeux puisque les inégalités territoriales et sociales sont à la mesure des richesses créées et si mal réparties sur son territoire.

Pourtant, depuis deux ans et demi, rien ne semble attirer sérieusement l'attention de l'opinion publique sur la crise sociale et républicaine subie par les habitants des banlieues. Certains ont glosé sur l'échec de près de trente années de « politique de la ville » quand les émeutes étaient la conséquence de la faillite des grandes politiques publiques à garantir l'égalité républicaine sur l'ensemble du territoire national et pour tous les habitants de notre pays, quelle que soit leur classe sociale ou leur origine.

On peut se demander si depuis deux ans et demi ce n'est pas le but recherché par Nicolas Sarkozy lorsqu'il nomma Fadela Amara secrétaire d'État à la Ville, puis quand il a soutenu son Plan « Espoir Banlieue » devenu « Dynamique » pour des besoins de communication institutionnelle. On ne pouvait trouver meilleur moyen de discréditer la « politique de la Ville » qu'en valorisant des opérations aussi cosmétiques que néfastes comme le busing, le coaching personnalisé, ou une nouvelle version de « talents des cités » sportifs et artistiques sponsorisée par Lagardère version « Banlieue Academy ». Il n'a jamais été démontré que l'individualisation de la réussite, la déconnexion et le déracinement d'une infime « élite » de son milieu d'origine, était la clef d'une émancipation collective et une solution à la gangrène de la ségrégation pour des centaines de milliers de personnes.

Paradoxalement, les derniers éléments de politique de la Ville qui fonctionnent encore sont les dispositifs créés par Claude Bartolone et repris par Jean-Louis Borloo : les programmes de renouvellement urbain qui changent profondément l'image de quartiers populaires jusqu'ici déclassés mais qui doivent, pour être utiles, rencontrés une volonté politique progressiste sous peine d'être une machine à refouler les populations dérangeantes (comme l'a si bien fait le maire de Meaux, Jean-François Copé) ; les Contrats de ville puis Contrats urbains de cohésion sociale (CUCS), qui, à défaut de mobiliser des crédits spécifiques importants, tentaient de mettre en cohérence différents dispositifs et actions de développement social à l'échelle d'un territoire.

La Région s'est impliquée de manière importante aux côtés de l'Agence Nationale de Renouvellement Urbain (ANRU), finançant jusqu'à 10% des programme de rénovation d'Île-de-France. Dans le cadre du développement social, son intervention a été jusqu'ici plus limitée, elle s'est contentée d'être un guichet pour des thématiques très précises au travers notamment du programme régional de santé publique.

La Région devra aujourd'hui aller plus loin et s'impliquer politiquement dans le dossier du Développement Social Urbain. Il y va de la volonté de la Gauche rassemblée de faire de l'Île-de-France une métropole d'envergure mondiale, qui puisse se distinguer des autres par la solidarité, le développement partagé et l'ouverture sur l'autre donc sur le monde. Or cet impératif intervient alors que l'ANRU connaît des incertitudes importantes à faire face aux financements de la fin des programmes de rénovation urbaine en cours, au regard du retard pris par de nombreux chantiers et l'augmentation des coûts des travaux. Nombre de maires réclament aujourd'hui un ANRU2 où État, Région et Collectivités recontractualiseraient leurs engagements financiers.

Mais surtout 2010 est une année de grande incertitude pour le volet social de la politique de la Ville : les CUCS et le programme de réussite éducative prendront fin en décembre sans que le gouvernement ne soit aujourd'hui capable d'exprimer des orientations concrètes, de s'engager sur des enveloppes de crédits.

L'enjeu est de taille parce que dans les quartiers populaires se sont de nombreux emplois associatifs qui sont en suspens au sein d'opérateurs sociaux ancrés sur le territoire et qui sont parfois les derniers à maintenir du lien social, hors les solidarités inter-individuelles.

On peut tracer quelques grands principes sur ce que pourrait être le développement social urbain piloté par la Région :

  • Contractualiser son soutien sur la base de réels projets de développement territorial et social avec les Communautés d'Agglomération, structure à même de concevoir des vraies stratégies et de mener des actions de terrain ;
  • Abandonner la définition de zones prioritaires infracommunales, car autant les zonages semblent pertinents pour opérations sur l'habitat et le développement économique (même les ZFU sont sujettes à caution), le développement social ne peut s'arrêter sur le bord d'un trottoir. L'expérience a montré au travers des programmes de rénovation urbaine que le relogement de certains habitants hors de leur quartier d'origine nécessitait un accompagnement social, un travail sur le vivre ensemble, hors des zones définies par la géographie prioritaire ;
  • Préférer les logique de commandes publiques sur la base d'objectifs stratégiques précis répondant à un diagnostic partagé avec les habitants et les associations locales, plutôt que des appels à projets flous qui finissent à habiller des subventions déguisés pour des opérateurs parfois inefficaces ou dont les actions ne répondent pas aux besoins exprimés ;
  • Privilégier l'émancipation collective à l'individualisation des actions et des parcours. Il ne s'agit pas de traiter des personnes isolées qui dysfonctionneraient, avec des dispositifs qui psychiatrisent la souffrance sociale. Le malaise social découle d'une pratique prolongée de la discrimination et des conditions économiques ;
  • Renforcer les grandes politiques publiques de droit commun, en soutenant la présence effective des services publics locaux dans les quartiers populaires. La Région doit trouver avec les collectivités et en exerçant une pression renouvelée sur l'État les moyens de maintenir sur le territoire des services aussi essentiels que la Poste, les centres de santé, les postes de police, les caisses primaires d'assurance maladie, etc. S’appuyer sur les leviers que constituent les équipements de transports, les équipements universitaires, culturels ou sportifs à fort rayonnement, pour provoquer de nouvelles dynamiques économiques, urbaines et sociales au sein des agglomérations ;
  • La solidarité territoriale pour donner du sens à l’aménagement du territoire
    Priorité à la desserte et au désenclavement des villes de banlieue : Rendre obligatoire dans les PDU un chapitre «Modes durables de désenclavement et de transports », avec son financement ;
    Renforcer la péréquation financière nationale et locale pour que les villes de banlieue ayant sur leur territoire les populations les plus pauvres, puissent offrir à leurs habitants un service public local comparable à la moyenne des villes françaises ;
  • Mettre les besoins des populations et les outils du peuplement au cœur des dispositifs
    Développer des conventions de peuplement ville / Préfecture / bailleurs pour lutter contre l’effet de «ghettoïsation» accentuée ;
    Prévoir la reconstitution de l’offre «un pour un» à l’échelle des territoires de vie (bassin de vie, d’emplois, agglomération) ;
    Généraliser la réalisation de diagnostics de Gestion Urbain de Proximité ;
    Améliorer la qualité de service dans les transports (cadences, confort, sécurité), favoriser les alternatives à l’usage de la voiture particulière (intermodalité, covoiturage) et développer la tarification sociale ;
  • Expériences, compétences, participation, bonne gouvernance
    Faire reconnaître la valeur de la vie associative comme vecteur privilégié de participation et d’animation ;
    Approfondir la démocratie locale en donnant toute leur place aux citoyens dans la mise en œuvre des projets de renouvellement urbain ;
  • Favoriser la création d'Observatoires territoriaux dans les agglomérations, qui permettent d'accroître notre connaissance sociale et territorial des quartiers populaires, afin d'élaborer des diagnostics dynamiques et d'évaluer les politiques de développement mises en œuvre. Cela fait des années que l'ancienne délégation interministérielle à la Ville réclame la mise en place de tels dispositifs aux collectivités sans que jamais elle n'ait apporté un quelconque soutien en ingénierie financière, technique ou sociale. La Région pourrait apporter un soutien financier et technique en concertation avec les observatoires départementaux qui existent déjà comme dans le Val-d'Oise.

Frédéric Faravel
secrétaire fédéral aux relations extérieures

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 13:15

AFP | 09.04.10 | 12h42

La Fédération protestante de France (FPF) réunit ce week-end à Paris son assemblée générale pour étudier l'adaptation de ses statuts à la représentativité des églises qui la composent, a dit vendredi le pasteur Baty, président de la FPF au cours d'une conférence de presse.

La question est de préciser ce que représente chaque église ou association en nombre de pratiquants, pour définir à la fois le nombre de voix (droits de vote) dont elle peut disposer au sein de la FPF et le niveau de sa contribution financière au fonctionnement de l'institution.

Une enquête a été menée pendant deux ans auprès des membres de la FPF pour nourrir ces statistiques, qui seront publiées pendant l'AG. La difficulté était l'harmonisation des données, certaines églises comptant leurs forces en nombre de fidèles ou "personnes en relation", d'autres en nombre de lieux de culte sans dire combien de fidèles elles réunissent.

L'idée de "coupler représentation et cotisation conduit à plus de franchise dans les chiffres", souligne le pasteur Baty.

La décision de mener une telle enquête a été prise en 2007, a-t-il rappelé, au moment de l'arrivée au sein de la FPF d'églises évangéliques charismatiques réunissant des fidèles issus de l'immigration qui "annonçaient un grand nombre de membres et apportaient peu de ressources".

La place des évangéliques charismatiques dans le protestantisme se pose avec plus d'acuité depuis le projet annoncé par le CNEF (Conseil national des évangéliques de France) de réunir tous les évangéliques, même si la FPF ne semble pas trop s'en inquiéter.

Le pasteur Baty relève en effet que la FPF n'est pas seulement une organisation administrative, "c'est l'endroit où on se rencontre pour vivre sa foi ensemble". "On ne signe pas de profession de foi pour y adhérer, au contraire du CNEF dont les membres s'engagent sur l'infaillibilité de l'Ecriture (tout est vrai dans la Bible) et sur certains points d'éthique et de doctrine", explique-t-il.

La FPF réunit 23 Eglises ou Unions d'églises et 82 communautés, institutions, oeuvres et mouvements.

Pour faire partie de la fédération, il faut adhérer à sa charte, qui, outre le respect des critères religieux, impose une réflexion commune sur les questions théologiques, un partage des "informations et des projets, des soucis et des espérances", une prise en compte des "oppositions éventuelles dans la vérité et le respect fraternel" et une solidarité financière.

Les protestants représentent 2,1% de la population en métropole, soit environ 1,3 million de personnes. dont un tiers de luthériens [moins que cela, moins d'un quart - note du blogueur], un tiers de réformés, un tiers d'"autres églises" (charismatiques pour la plupart). 800.000 protestants font partie de la FPF, 150.000 du CNEF et 350.000 s'affirment protestants mais sont en dehors de toute structure.

C'est la troisième religion en France, après le catholicisme et l'islam.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 14:51

exigencescitoyennesretraites.jpg

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

Premiers signataires :

Alain ACCARDO, Sociologue, Université Bordeaux III, Étienne ADAM, Fase /ANPAG basse Normandie, Solidaires précaires chômeurs Caen, Vladimir ANDREFF, Economiste, Université Paris I, Jean-Christophe ANGAUT, Philosophe, École normale supérieure, Michel ANGOT, Secrétaire national de la FSU, Michaël ASSOUS, Economiste, Université Paris I, Clémentine AUTAIN, Féministe, membre de la Fase et directrice du mensuel Regards, Geneviève AZAM,Ana AZARIA, Présidente de Femmes Égalité, Nicole AZOULAY, Economiste, Université Paris VII, Julien BACH, Haut-fonctionnaire, Marinette BACHE, Présidente de Résistance Sociale, Odile BARBOT, Militante associative, Louis-Marie BARNIER, Syndicaliste, sociologue, Catherine BARON, Professeur, Université Toulouse II, Philippe BATIFOULIER, Université paris x, Christophe BATICLE, Sociologue, Université de Picardie Jules Verne, Francine BAVAY, Conseillère régionale, Julien BAYOU, Génération précaire, Laure BAZZOLI,Alain BEITONE, Professeur de sciences économiques et sociales, Marseille, Marie-Claude BELIS-BERGOUIGNAN, Professeur d’économie, Université Bordeaux IV, Rachid BELKACEM, Economiste, Université Nancy II, Emmanuelle BENICOURT, Economiste, Université de Valenciennes, Mathieu BERAUD, Economiste, Université Nancy II, Laure BERENI, Sociologue, École normale supérieure, Claude BERNARD, Président national de l’unrpa, Sophie BEROUD, Politiste, Université Lyon II, Éric BERR, Economiste, Université Bordeaux IV, Gerard BERTHIOT, Vice-président de la région Champagne-Ardenne, PS, Élodie BERTRAND, Economiste, Université de Dunkerque, Olivier BESANCENOT, Porte-parole du NPA, Dominique BESSIRE, Professeure de sciences de gestion, Université Orléans, Éric BEYNEL, Secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires, Martine BILLARD, Députée, Parti de Gauche, Baptiste BLOCH, Attac campus, Catherine BLOCH LONDON, Sociologue, Jean-Jacques BOISLAROUSSIE,Luc BOLTANSKI, Sociologue, École des hautes études en sciences sociales, Matthieu BONDUELLE, Secrétaire général du Syndicat de la magistrature, Paul BOUFFARTIGUE, Sociologue, CNRS, Gérard BOULANGER, Avocat, conseiller régional d’Aquitaine, Parti de Gauche, Josiane BOUTET, Professeure des universités, IUFM Paris IV et Université Paris VII, directrice de la revue Langage et Société, Magali BRACONNOT, Comédienne, membre des Alternatifs, Jean BRAFMAN, Conseiller régional d’Île-de-France, Jean-Claude BRANCHEREAU,Patrick BRAOUEZEC, Député de Seine-Saint-Denis, Patrick BRODY, Syndicaliste, Charlotte BRUN, Secrétaire nationale. Du ps aux personnes âgées, handicap et autonomie, François BRUN,Marie-George BUFFET, Députée, secrétaire nationale du PCF, Helène CABIOC’H, Aitec, Gérard CABY, Président des Amis de la Terre, Nord, Claude CALAME, Directeur d’études, École des hautes études en sciences sociales, Bernard CASSEN, Secrétaire général de Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac, François CASTAING, Economiste, université Paris VIII, Robert CASTEL, Sociologue, directeur d’études, École des hautes études en sciences sociales, David CAYLA, Economiste, Université d’Angers, Leila CHAIBI, L’Appel et la pioche, co-présidente de la Fondation Copernic, Jean Claude CHAILLEY, Secrétaire général de Résistance Sociale, Philippe CHANIAL,Patrick CHAMPAGNE, Sociologue, CSE – CNRS, Christophe CHARLE, Professeur à l’Université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, Membre de l’Institut universitaire de France, Directeur de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine, CNRS/ENS, Juliane CHARTON,Jean-Christophe CHAUMERON, Syndicaliste CGT, Sébastien CHAUVIN, Sociologue, Université d’Amsterdam, Jean-Jacques CHAVIGNE, CN du PS, co-auteur de SOS-Sécu !, Solange CIDREIRA, Initiative féministe européenne, Maxime COMBES, Aitec-ipam, paris, Pierre CONCIALDI,Philippe CORCUFF, Politiste, IEP de Lyon, conseil scientifique d’attac, Laurent CORDONNIER,Delphine CORTEEL, Enseignant-chercheur, Université de Reims-Champagne-Ardenne-Laboratoire IDHE, ENS Cachan-CNRS, Annick COUPE, Secrétaire nationale de l’Union syndicale Solidaires, Pierre COURS-SALIES, Professeur de sociologie, Université Paris VIII, Françoise COUSIN, Ethnologue, Nathalie COUTINET,Thomas COUTROT, Economiste-statisticien, co-président d’Attac, Daniel COUY,Monique CRINON, Sociologue et philosophe, Michel DAMIAN, Economiste, Université Grenoble II, Olivier DARTIGOLLES, Membre de la coordination du PCF, Noël DAUCE, Secrétaire national de la FSU, Vincent DE GAULEJAC,Caroline DE HAAS, Oser le féminisme, Marilza DE MELO FOUCHER,Alain DE TOLEDO, Economiste, Université Paris VIII, Claude DEBONS, Bureau national – Parti de Gauche, Georges DEBREGEAS, Physicien, CNRS, Ecole Normale Supérieure, René DEFROMENT, CGT construction 63, Christophe DELECOURT, Syndicaliste CGT-Finances, Marc DELEPOUVE, Bureau national du SNESUP-FSU, Chantal DELMAS, Militante PCF et altermondialiste, Sandra DEMARCQ, Comité exécutif du NPA, François DENORD,Monique DENTAL, Animatrice du Réseau Féministe « Ruptures », Cyril DI MEO, Professeur de sciences économiques et sociales, Renato DI RUZZA, Professeur, Université de Provence, Paul DIRKX, Sociologue, Université Nancy II, Keith DIXON, Professeur de civilisation britannique, Université Lumière Lyon II, Emmanuel DOCKES, Professeur de droit, Université Paris Ouest-Nanterre, Jean-Paul DOMIN, Economiste, Université Reims, Marnix DRESSEN, Professeur de sociologie, Université Lille I, Vincent DUBOIS, Professeur de sociologie et science politique, Institut d’études politiques de Strasbourg et Institut Universitaire de France, Cécile DUFLOT, Secrétaire nationale Les Verts, Pierre DUHARCOURT, Représentant de la FSU au Conseil économique, social et environnemental, Philippe DUPONT, Secrétaire national du SNUIPP-FSU, Cédric DURAND, Economiste, Université Paris XIII, Jean-Pierre DURAND, Professeur de sociologie, Université d’Evry, Michelle ERNIS, Gauche unitaire, Antoine EVENNOU, Président de l’Union nationale lycéenne, Anne EYDOUX, Economiste, Université Rennes II, François EYMARD-DUVERNAY, Université nanterre, Patrick FARBIAZ, Réseau écosyndicaliste, Sybille FASSO, Conseillère municipale PS, Paris 10ème, Olivier FAVEREAU, Professeur d’économie, Université de Nanterre, Jean-Michel FAURE,Hervé FAYAT, Professeur de sciences économiques et sociales, Sonia FAYMAN, Sociologue, militante de la solidarité internationale, Anne FERAY, Secrétaire nationale de la FSU, Gérard FILOCHE, Inspecteur du travail, Conseil national du PS, Léa FILOCHE, Conseillère de Paris, David FLACHER,Judith FOUILLARD, Secrétaire nationale du SNUIPP-FSU, Geneviève FRAISSE,Jacqueline FRAYSSE, Députée des Hauts de Seine, Guy FRIEDMAN, Sociologue du travail, Cégolène FRISQUE, Sociologue, Université de Nantes, Brigitte FONT LE BRET,Maryse GADREAU, Economiste, Université de Dijon, Jean GADREY, Professeur émérite, Université de Lille, Francisco GARCIA, Vice-président national de l’unrpa, Sandrine GARCIA, Sociologue, Université Paris IX-Dauphine, Isabelle GARO, Professeur de philosophie, revue Contretemps, Laurent GARROUSTE, Juriste du travail, Laurent GATHIER, Secrétaire général de l’Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, Karl GHAZI, Cgt commerce, Elisabeth GAUTHIER, Co-éditrice de la Revue Transform !, Alice GAVALET, Designer, Bertrand GEAY, Professeur de sociologie, Université de Picardie-Jules Verne, Didier GELOT, Economiste, Jacques GENEREUX, Economiste, Sciences Po Paris, Susan GEORGE, Ecrivain, présidente d’honneur d’Attac, Bernard GERBIER, Economiste, Université Grenoble II, Ariane GHIRARDELLO, Economiste, Université Paris 13, Patrick GIANFALDONI, Economiste, Université d’Avignon, Claire GONDARD-DELCROIX, Economiste, Université Bordeaux IV, Claude GNOS, Economiste, Université de Dijon, Bernard GRANGEON, Cgt energie clermont-ferrand, Jérôme GUEDJ, Membre du Bureau national du PS, Stéphane GUILLEMARRE, Professeur de philosophie, co-secrétaire de la Fondation Copernic, Janette HABEL, Politiste, Institut des hautes études d’Amérique latine, Lilian HALLS FRENCH, Initiative féministe européenne, Razzy HAMMADI,Naïma HANAFI, Informaticienne pour les comptes de l’État, Jean-Marie HARRIBEY,Serge HAVET, Président d’ac!, Chantal HERSEMEULE, Altermondialiste et féministe, Julie HERVIANT, Cgt insee, Héléna HIRATA, Sociologue, directrice de recherches, Université Paris VIII, Liem HOANG-NGOC, Economiste, Université Paris I, Charles HOAREAU, Syndicaliste CGT nettoyage, Didier HORUS, Représentant de la FSU au Conseil d’orientation des retraites, Virginie HOUADEC,Michel HUSSON, Economiste, chercheur à l’ires, Sophie JALLAIS, Economiste, Université Paris I, Lucien JALLAMION, Secrétaire général et porte-parole de République et Socialisme, Florence JANY-CATRICE,Esther JEFFERS, Economiste, Université Paris VIII, Isaac JOHSUA, Economiste, Université Paris XI, Samuel JOSHUA, Professeur en sciences de l’éducation, Université de Provence, Président de la Société Louise Michel, Nicolas JOUNIN, Sociologue, Université Paris VIII, Régis JUANICO, Trésorier du PS, député de la Loire, Julien JUSFORGUES, Conseil national du Parti Socialiste, Pierre KHALFA, Secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires, Michèle KINTZ TAILLEUR, Association des communistes unitaires, Michel KOEBEL, Sociologue, Université de Strasbourg, Sthatis KOUVELAKIS, Philosophie politique, King’s College Londres, Pablo KRASNOPOLSKY, Syndicaliste CGT, Élisabeth LABAYE, Secrétaire nationale du SNES-FSU, Agnès LABROUSSE,Hubert LABROUSSE, Ex-secrétaire du comité d’entreprise de l’Institut Pasteur, membre d’Attac Paris 15, Bernard LACROIX, Professeur de science politique, membre de l’Institut universitaire de France, Elsa LAFAYE DE MICHEAUX, Economiste, Université Angers, Marion LAFON, Attac campus, Rachel LAFONTAINE, Porte-parole des Alternatifs, Stéphanie LAGUERODIE, Economiste, Université Paris I, Bernard LAHIRE,Jean-Yves LALANNE, Maire de Billère, 64, Dany LANG,Didier LASSAUZAY, Cgt champagne ardenne, Sandra LAUGIER,Pierre LAURENT, Coordinateur de la direction du PCF, Stéphane LAVIGNOTTE, Pasteur de la Mission populaire La Maison Verte Paris 18e, Jacques LE BOHEC, Professeur de sciences de la communication, Université Lyon II, Brigitte LE GRIGNOU, Professeur de science politique, Université Paris Dauphine, Julie LE MAZIER, Secrétaire fédérale de SUD Étudiant, Pierre LE MASNE, Economiste, Université de Poitiers, Nathalie LE MEL, Féministe, Claire LE STRAT, Politiste, GAP, Paris Ouest – Nanterre, Didier LE RESTE,Frédéric LEBARON, Professeur de sociologie, membre de l’Institut universitaire de France, Catherine LEBRUN, Secrétaire nationale de l’Union syndicale Solidaires, Thierry LECRAS, Vice-président de l’unef, Rémi LEFEBVRE, Professeur de science politique, Université Lille II, Florence LEFRESNES, Economiste–chercheuse, Philippe LEGER, Economiste, Université d’Amiens, Stéphane LELAY, Sociologue, revue Mouvements, Claudine LEGARDINIER, Journaliste, Jacques LERICHOMME, Membre de la Fondation Copernic, Dominique LHUILIER,Marie-Noelle LIENEMANN, Ancienne ministre du logement, Bureau national du PS, Danièle LINHART, Sociologue, directrice de recherches au CNRS, Alain LIPIETZ,Laurence LIZE, Economiste, Université Paris I, Huayra LLANQUE, Artiste plasticienne, Frédéric LORDON, Economiste, CNRS, Michele LOUP, Ex conseillère régionale Ile-de-France en charge de l’égalité hommes-femmes, Michael LÖWY, Directeur de recherche émérite au CNRS, Yannick LUNG, Professeur d’économie, Université Bordeaux IV, Christian MAHIEUX, Cheminot, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires, Céline MALAISE,Henri MALER, Université paris viii, Jean MALIFAUD, Mathématicien, secrétaire national SNESUP-FSU, Noël MAMERE, Député de la Gironde, Marc MANGENOT, Economiste, Nathalie MARCU, Féministe, membre des Alternatifs, Sylvain MARESCA, Professeur de sociologie, Université de Nantes, Didier MARGUERY, Syndicaliste CGT Finances, Michel MARIC, Economiste, Université de Reims, Fernanda MARRUCCHELLI, Présidente de la Fédération de Paris de l’unrpa, Georges MARTEL, Vice-président de la commission nationale des conflits du PS, Roger MARTELLI,André MARTIN, Ingénieur, UGICT CGT, Nelly MARTIN, Coordination française Marches mondiales des femmes, Christiane MARTY, Ingénieure, conseil scientifique d’Attac, Olivier MASCLET, Sociologue, Université Paris V, Antoine MATH, Economiste-chercheur, Lilian MATTHIEU, Sociologue, CNRS, Jérôme MAUCOURANT, Economiste, Université Lyon II, Gerard MAUGER, Sociologue, CSE-CNRS, Delphine MAYRARGUE, Secrétaire nationale au travail et à l’emploi, PS, Jacques MAZIER, Economiste, Université Paris XIII, Caroline MECARY, Avocate, co-présidente de la Fondation Copernic, Jean-Luc MELENCHON, Président du Parti de Gauche, Anna MELIN, Secrétaire générale de l’unef, Corinne MIALON, Sud-éducation, Claude MICHEL, Syndicaliste Fnsac, CGT, Olivier MICHEL, Professeur d’informatique, Université Paris XII, Julien MILANESI, Economiste, porte-parole de l’alternative régionale Langon-Pau, Catherine MILLS, Economiste, Université Paris I, Michaël MOGLIA, Membre du Conseil national du PS, conseiller régional NPDC, Jean-Marie MONNIER, Economiste, Université Paris I, Sabine MONTAGNE, Economiste, Université Paris-Dauphine, Matthieu MONTALBAN, Economiste, Université Bordeaux IV, Annie MONTIGNY, Maître de conférence, Museum National d’Histoire Naturelle, René MOURIAUX, Politologue, Philippe MÜHLSTEIN, Ingénieur, conseil scientifique d’attac, Julie MURET, Osez le féminisme, Corinne NATIVEL, Angliciste et politiste, Université de Besançon, Frédéric NEYRAT, Sociologue, Université de Limoges, Christian NGUYEN, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, Martino NIEDDU, Economiste, Université de Reims Champagne Ardenne, Irène NIJEOU, Cosecrétaire fédérale de SUD-Éducation, Gérard NOIRIEL, Historien, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, André ORLEAN, Economiste, École d’économie de Paris, Christian PALLOIX,Jean-Jacques PARIS, Secrétaire général de l’anecr, Association nationale des élus communistes et républicains, Francis PARNY, Membre de l’exécutif national du PCF, vice-président de la région Île de France, René PASSET, Professeur d’économie émérite, Université Paris I-Sorbonne, Robert PELLETIER, Syndicaliste CGT Métaux, Willy PELLETIER, Sociologue, coordinateur général de la Fondation Copernic, Jacqueline PENIT,Anne PERNET, Sercrétaire générale adjointe de l’Union nationale lycéenne, Patrice PERRET, Secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires, Evelyne PERRIN, Stop précarité, Roland PFEFFERKORN, Professeur de sociologie, Université de Strasbourg, Christian PICQUET, Gauche unitaire, Claude PIGANIOL-JACQUET, Economiste, Claire PIGNOL, Economiste, Université Paris I, Louis PINTO, Sociologue, CSE-CNRS, Dominique PLIHON, Professeur d’économie, Université Paris-Nord, Michelle POINSOT, Bibliothécaire, Mireille POIRIER, Juriste, droit privé, Université Bordeaux IV, Alain POJOLAT, Comité exécutif du NPA, Thierry POUCH, Economiste, Université de Reims-Champagne-Ardenne, Christine POUPIN, Comité exécutif du NPA, Nicolas POSTEL, Economiste, université Lille I, Jean-Baptiste PREVOST, Président de l’Unef, Bernard PUDAL, Professeur de science politique, Université Paris Ouest – Nanterre, Daniel RALLET, Syndicaliste, Christophe RAMAUX, Economiste, université Paris I, Patrick RAMONATXO,Gilles RAVEAUD, Economiste, Université Paris VIII-St-Denis, Marie-Blanche REGNIER,Philippe REIG, Responsable national de République et Socialisme, Emmanuel RENAULT, Philosophe, École Normale Supérieure, Emmanuelle REUNGOAT, Doctorante en Science politique, Université Paris I, CESSP, Sabine REYNOSA, Féministe, syndicaliste, Géraldine RIEUCAU, Economiste, Université Paris VIII, Jacques RIGAUDIAT, Parti de Gauche, Michèle RIOT-SARCEY, Historienne, féministe, Nathalie ROBATEL, Sociologue, Fondation Pézerat, Chantal ROGERAT, Ancienne syndicaliste et sociologue, Suzy ROJTMAN,Josette ROME CHASTANET, Initiative féministe européenne, Michel ROUSSEAU, Marches européennes contre le chômage, Sandrine ROUSSEAU, Economiste, Université Lille I, Violaine ROUSSEL, Professeure de sociologie, Université Paris VIII, Jean-Marie ROUX, Membre du secrétariat de la fédération finances CGT, Juan Roy DE MENDITTE, Philosophe, Sabine ROZIER, Sociologue, Université de Picardie-Jules Verne, Sophie SAGLIO, Economiste, université Paris VIII, Yves SALESSE, Haut-fonctionnaire, co-président d’honneur de la Fondation Copernic, Marie-Josée SALMON, Présidente du collectif féministe Ruptures, Catherine SAMARY, Economiste, Université Paris-Dauphine, Isabelle SARGENI-CHETAUD, Secrétaire nationale de la FSU, Damien SAUZE, Economiste, Université Dijon, Claude SERFATI, Economiste, université Saint-Quentin-en-Yvelines, Patrick SILBERSTEIN, Directeur des Éditions Syllepse, Nicolas SEMBEL, Sociologue, Université Bordeaux II, Patrick SERAND, Commission retraite UGFF CGT, Édouard SILL, Historien, Rachel SILVERA,Patrick SIMON, Démographe, INED, Arnault SKORNICKI,Richard SOBEL, Economiste, Université Lille I, Édith SOBOUL, Secrétaire fédérale d’Alternative libertaire, Françoise SOLIGNAC, Féministe, Eric SORIANO, Politiste, Université Paul Valéry, Montpellier III, Henri STERDYNIAK, Directeur du département économie de la mondialisation, OFCE, Philippe SULTAN, Inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, Maya SURDUTS, Porte parole du Collectif national pour les droits des femmes, Christian TAILLANDIER, Secrétaire national Sigma-FSU, Clarisse TARON, Présidente du Syndicat de la magistrature, Stéphane TASSEL, Secrétaire général du SNESUP-FSU, Patricia TEJAS, Syndicaliste CGT, Bernard TEPER, Ufal, Bruno THERET, Economiste, Université Paris-Dauphine, Nadine THEVENOT, Economiste, Université Paris I, Bruno TINEL, Economiste, Université Paris I, Marie-Hélène TISSOT,Ramon TORTAJADA, Economiste, Université Grenoble II, Catherine TOUCHEFEU, Vice-présidente du Conseil Général de Loire-Atlantique, adjointe au maire de Nantes, Claude TOUCHEFEU, Adjointe au maire de Toulouse, conseillere générale de Haute-Garonne, Marie Pierre TOUBHANS,Eric THOUZEAU, Conseiller régional Pays de Loire, Josette TRAT, Sociologue, Université Paris VIII, Stéphanie TREILLET, Economiste, IUFM Créteil-Paris XII, Céline TREMAUDAN, Secrétaire fédérale de SUD Étudiant, Aurélie TROUVE, Ingénieur agronome, co-présidente d’Attac, Marlène TUININGA, Journaliste, présidente de la Ligue des Femmes pour la paix, WILPF-France, Raymond VACHERON, Cgt 43, Mehrdad VAHABI, Economiste, Université Paris VIII, Bernard VALLAGEAS, Economiste, Université Paris-Sud, Jérôme VALLUY, Politiste, Université Paris I, Carlo VERCELLONE, Economiste, Université Paris I, Claire VILLIERS, Ancienne vice-présidente du conseil régional d’Ile de France, Patrick VIVERET, Philosophe, conseiller à la Cour des comptes, Christophe VOILLOT, Politiste, Université Paris Ouest-Nanterre, Loïc WACQUANT, Sociologue, University of California, Berkeley et Centre de sociologie européenne, Paris, Marion WISZNIAK, Magistrate, Genevieve WORTHAM, Conseillere régionale d’Ile de France, PS, Louis WEBER, Ancien président de l’Institut de Recherche de la FSU, rédaction de Savoir/Agir, Gilles YOVAN, Revue Les Périphériques vous parlent, Clara PAUL ZAMOUR, Secrétaire de l’Union nationale lycéenne, Michel ZERBATO,Bertrand ZUINDEAU, Economiste, Université Lille I…

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 13:18

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 16:28

Supprimer les "triangulaires" ?...La menace de la droite établie sur un mensonge

Il n'y aurait jamais eu de "triangulaires", la semaine dernière, si les élections régionales avaient été des "législatives"...

Quelque 80 circonscriptions UMP-Nouveau Centre basculeraient au profit du Parti socialiste si on projetait les résultats du premier tour des élections régionales, le 14 mars, sur les circonscriptions législatives, selon une étude réalisée par l'Observatoire de la vie politique et parlementaire.

Toutefois, a souligné jeudi à l'AFP son directeur Denys Pouillard, ces analyses, en particulier la liste des circonscriptions en situation de permutation, "ne peuvent avoir qu'une valeur historique puisqu'aux prochaines élections législatives la carte électorale présentera des contours nouveaux".

Par ailleurs, souligne M. Pouillard, le Front national n'a atteint dans aucune circonscription le seuil des 12,5% des inscrits requis dans des élections nationales pour participer à une triangulaire (et non des votants). "Il n'y aurait jamais eu de triangulaires si les élections régionales avaient été des législatives", a-t-il dit. Le FN ne réalise que dans 11 circonscriptions, entre 10 et 12,25% des inscrits.

De son côté, Europe Ecologie n'atteint les 12,5% que dans deux circonscriptions et réalise entre 10 et 12,5% dans 10 circonscriptions. Le Front de gauche n'atteint les 12,5% que dans trois circonscriptions et entre 10 et 12,5 % dans une seule. Le PS dépasse les 12,5% dans 305 circonscriptions et l'UMP dans 194.

En revanche, comme la loi autorise les candidats arrivés en seconde position à se présenter au second tour, on relève près de soixante-dix duels virtuels, hors les confrontations traditionnelles PS/UMP: 7 duels UMP/FN, 29 duels PS/FN, un duel PC/FN, un duel PC/UMP, 6 duels PC/PS, 13 duels PS/Ecol, 6 duels UMP/Ecol, 5 duels PS/Modem.

Parmi les circonscriptions UMP-NC qui passeraient au PS, l'observatoire relève la 5e des Bouches-du-Rhône, détenue par Renaud Muselier, où le PS a obtenu 27,38% des voix, les écologistes 12,52%, et le FN 20,22% avec une abstention de 56,69%.

Dans la 3e des Côtes-d'Armor (Marc Lefur), l'UMP ne réalise que 21,91% avec un taux d'abstention à 48,64%. Le PS est à 39,2% et le Modem à 9,27%.

Le PS et l'UMP sont à égalité (24,18% et 24,51%) dans la 3e de la Drôme (Hervé Mariton), mais Europe Ecologie obtient 20,83% et le Front de gauche 7,24%.

Le PS devance l'UMP dans la 5e de l'Ille-et-Vilaine (Pierre Méhaignerie), 30,66% contre 29,97%, avec les écologistes à 14,83% et le Modem à 6,22%.

Dans le 1e du Jura (Jacques Pélissard), la liste de l'UMP (28,65% est à égalité avec celle du PS (28,49%) qui dispose d'une réserve de voix avec les votes écologistes (11%).

La liste UMP (30,73%) est distancée par le PS-Union de la gauche (32,57%) dans la 1e de Meurthe-et-Moselle (Laurent Hénart, tête de liste régionale).

La liste PS totalise 28,15% des voix dans la 8e circonscription de Seine-et-Marne (Chantal Brunel), Europe Ecologie 17,06%, le Front de gauche 5,99%, face à 23,91% pour l'UMP, et avec un taux d'abstention record de 61,42%.

Résultats complets consultables sur le site http://www.vielocale-viepublique.fr.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 13:58

Grand Paris : après les régionales, la colère de Jean-Paul Huchon
LEMONDE.FR | 31.03.10 | 19h29  •  Mis à jour le 31.03.10 | 19h37

Jean Paul Huchon est fâché. Le président de la région Ile-de-France vient d'être élu pour un troisième mandat consécutif à la tête de l'exécutif francilien, mais il ne décolère pas contre le Grand Paris : "Le gouvernement veut imposer de force un projet inique", a-t-il expliqué, mardi 30 mars, au conseil régional.

Le Grand Paris était le cœur du programme de Valérie Pécresse, tête de liste UMP battue en Ile-de-France, lors des dernières élections régionales. Le projet de Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, comporte notamment une nouvelle ligne de métro automatique en double boucle autour de Paris et en bordure de grande couronne francilienne.

"Les électeurs ont voté contre, et pas qu'un peu, rappelle Jean-Paul Huchon. Le maintenir contre notre projet, Arc-Express, est un déni de démocratie" :

Le projet de loi, adopté le 1er décembre 2009, à l'Assemblée nationale devrait être examiné au Sénat à partir du 6 avril. Mardi, Jean-Pierre Fourcade, sénateur UMP et rapporteur du projet, a présenté le texte qui sera débattu. Il a également avancé les modes de financement et les méthodes de gouvernance de la société du Grand Paris, qui sera chargée de mettre en œuvre le projet gouvernemental.

"TROIS NOUVEAUX IMPÔTS"
Sur le plan du financement, pour un projet qui devrait peser environ 21 milliards d'euros, la Société du Grand Paris (SGP) sera initialement dotée de 4 milliards d'euros, somme qui "sera prise sur les remboursements liés aux emprunts accordés par l'Etat lors de la crise", précise Jean-Pierre Fourcade. Puis une série d'emprunts devrait permettre les investissements nécessaires. Leur remboursement sera possible grâce à une batterie de dispositions : un impôt "des entreprises de réseau du matériel roulant utilisé sur les lignes exploitées" par la RATP, le produit des baux commerciaux conclus dans les futures gares du réseau, et enfin une taxe sur les plus-values immobilières liées à la réalisation des nouvelles infrastructures de transport. Quid du montant que rapportera cette nouvelle taxe ? "Quelques milliards, se hasarde Jean-Pierre Fourcade, personne n'est capable de dire combien."

L'article 1er du texte de loi associe "les collectivités territoriales à l'élaboration et la réalisation du projet". La région (dirigée par la gauche) sera donc consultée, mais pas décisionnaire. Le pouvoir devrait demeurer dans les mains de l'Etat via un "directoire composé de trois personnes" à la tête de la SGP. L'exécutif régional perd la main. Nicole Bricq, sénatrice socialiste membre de la commission, regrette un "contexte marqué par une défiance profonde de l'Etat vis-à-vis des collectivités territoriales".

Même si l'échéance des élections régionales est passée, l'heure n'est toujours pas à la concertation. Jean-Paul Huchon dénonce "un incompréhensible entêtement gouvernemental". Le projet de loi "attaque les collectivités en matière de compétences de transport et d'urbanisme", avec un Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) présidé par la région, "ramenée au rôle de co-organisateur" avec la future SGP, "ce qui est contraire à la loi", assure-t-il. "Valérie Pécresse promettait de ne pas créer d'impôt, ils en inventent trois", souligne-t-il encore :

A la veille du débat parlementaire, la région fourbit à son tour ses armes pour résister au projet gouvernemental. "Aujourd'hui, l'Etat n'a plus d'argent, note le président de région, alors que les collectivités territoriales, elles, peuvent honorer leurs engagements", laissant entendre de possibles mesures de rétorsion sur d'autres projets, et même un recours auprès du Conseil constitutionnel pour non-respect de la loi sur la décentralisation. Et Jean-Paul Huchon de proposer "la création d'un second conseil au sein du STIF qui pourrait être en charge de la rocade". Entrouvrant ainsi la porte à de futures négociations entre l'Etat et la région.


Eric Nunès

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 11:23

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