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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 15:33
Point de vue
Comment régénérer le socle idéologique du socialisme ?, par Frank Burbage
LE MONDE | 08.10.09 | 13h42  •  Mis à jour le 08.10.09 | 13h42

ans ce moment où le Parti socialiste cherche à se reconstruire, à renouer des liens à la fois respectueux et efficaces avec le monde intellectuel, il n'est pas inutile d'essayer de cerner ce qui peut faire obstacle à cette consolidation tant attendue.

Cela fait bien longtemps que les responsables du PS ont passé par pertes et profits l'héritage marxiste qui avait fourni les bases théoriques de la refondation d'Epinay. Qui pense aujourd'hui à constituer un "front de classe" permettant de "rompre avec le capitalisme" ? Le problème, c'est que ces notions, à l'évidence discutables, ont été abandonnées sans être discutées, au fil d'une dérive gestionnaire sensible dans les pratiques comme dans les discours. Et lorsque le socialisme se coupe d'une pensée de l'exploitation, de la domination et de l'aliénation, il n'est plus que l'ombre de lui-même.

Les interminables querelles de personnes occupent alors le devant de la scène, sans qu'aucune perspective d'idées nouvelles ne parvienne à émerger. Et cela, alors même que la gauche française, en des oeuvres aussi différentes que celles de Michel Foucault ou d'André Gorz, dispose depuis les années 1980 ou 1990 de réflexions de haute tenue, et de grand avenir : Michel Foucault, pour réfléchir à la montée en puissance des "biopouvoirs" et des "sociétés de contrôle " et pour explorer les modalités d'une nouvelle émancipation ; André Gorz, pour articuler la question sociale et la question écologique, et pour redonner sens à une critique intelligente de l'économie.

Quel est aujourd'hui le socle idéologique "moyen" du Parti socialiste ? Trois éléments principaux apparaissent structurants : l'appel à la préservation et à la rénovation des institutions de la sécurité individuelle et collective (éducation, parcours professionnels) - contre les violences de la dérégulation néolibérale, dans la perspective d'un Etat prévoyant - ; l'appel à une distribution plus équitable des revenus et des patrimoines, à une plus grande égalité des chances - contre le creusement des inégalités, dans la perspective d'une société effectivement ouverte à tous - ; l'appel à une croissance ou à un développement mieux régulés et "durables" - contre les démesures d'un capitalisme spéculatif et dispendieux, dans la perspective d'une économie de marché soumise aux exigences de la véritable "civilisation".

C'est important, mais loin d'être suffisant. C'est de surcroît lourd d'un certain nombre d'oublis ou d'équivoques, qu'il importe de porter au débat collectif. Consolider les "capacités" individuelles est un projet très louable. Mais où passe la réflexion sur les biens communs, sur la propriété sociale, sur les espaces collectifs d'action, de pouvoir et de culture ? La question de la justice ne se réduit pas à celle du "partage (équitable) des richesses". Il s'agit aussi de décider de ce qui doit rester hors du champ de l'appropriation et de la consommation privées : des espaces, des temps, des biens proprement sociaux et publics. La question des limites de la sphère marchande est décisive, elle est très et trop souvent délaissée.

Le souci de l'équité est porté par des politiques qui ne sont pas nécessairement socialistes. C'est (heureusement) le lot commun du "libéralisme politique" en général. Mais la substitution systématique de la notion d'équité à celle d'égalité conduit à éluder des questions d'importance, sur lesquelles les socialistes auraient intérêt à se positionner : quel est le taux et le type d'inégalités tolérables et même bénéfiques dans la société d'aujourd'hui ? Dans quels cas l'égalité doit-elle être absolue ? Dans quels cas doit-elle être relativisée ? Quel type d'égalitarisme doit être aujourd'hui porté et cultivé par un socialisme contemporain ?

L'appel au développement "durable" signale moins une avancée qu'une persistante confusion. Car la critique du "matérialisme" des sociétés contemporaines et l'appel à la considération des vrais besoins humains s'inscrit dans l'horizon d'un humanisme qui reste très étroit : on veut un développement (enfin) humain, une "politique de la civilisation" ! Mais c'est ce même humanisme qui a justifié et qui justifie encore, au nom de la valeur transcendante de l'homme et de ses droits, l'exploitation illimitée de la Terre.

L'idéologie actuelle du "développement humain" reproduit sans cesse cette présupposition anthropocentriste, renforcée par l'attention portée au sort des générations (humaines) futures. Et cela, alors même que la question sociale et la question écologique demandent aujourd'hui à être très étroitement articulées.

Or cette articulation n'est possible que si l'on engage la critique de l'anthropocentrisme dominant, dans une perspective qui gagne à s'instruire plutôt chez Claude Lévi-Strauss que chez Edgar Morin. Si nous bénéficions et participons à une société de grande valeur, celle-ci ne s'arrête pas aux frontières de l'humanité.

La relation d'ensemble que nous tissons avec la multitude des choses et des êtres, des milieux et des éléments terrestres, complète et enrichit les perspectives strictement humaines. Et la Terre n'est pas seulement un ensemble de moyens destinés à nos usages et à nos consommations. Ainsi il ne revient pas du tout au même de s'inquiéter du seul réchauffement climatique ou d'y adjoindre la question, aujourd'hui également cruciale, de la biodiversité. Car si le réchauffement climatique menace à l'évidence les implantations humaines, l'expansion illimitée et incontrôlée de l'humanité, puissance impériale à la surface de la Terre, menace la multitude des êtres présents et vivants sur cette planète. Que les "modernes" que nous sommes se soient autorisés à les tenir pour de simples choses ou pour des morceaux utilisables de chair ou de matière, c'est aussi cela qui doit être mis en question.

Si le "postmatérialisme" désormais mis en avant par les responsables du Parti socialiste devait nous confiner dans l'horizon fermé de "l'humanisme intégral" ; si le socialisme devait se réduire à n'être qu'"une manière particulière d'interpréter le cadre capitaliste dans lequel nous vivons" (Marcel Gauchet), le tournant écologique du socialisme serait, une fois encore, manqué. On peut, au contraire, travailler à instruire le chantier d'un socialisme écologique : articuler la pensée des biens communs, de l'action démocratique, de l'égalité des conditions, avec celle d'une Terre enfin respectée.


Frank Burbage est professeur de philosophie au lycée Auguste-Blanqui (Saint-Ouen).

Cette tribune fait suite au débat entre Christian Paul (Parti socialiste, Laboratoire des idées) et Marcel Gauchet.
On peut lire le texte de ce débat sur le site http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 15:11

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 07:53

Nicolas hulot : écolo tartuffe
envoyé par franceinter. - L'info video en direct.
ou comment démontrer la nature petite-bourgeoise du concept de société post-matérialiste, de manière poilante...

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:08

Farewell, Love, and all thy laws for ever: 
Thy baited hooks shall tangle me no more. 
Senec and Plato call me from thy lore, 
To perfect wealth my wit for to endeavour. 
In blind error when I did persever, 
Thy sharp repulse, that pricketh aye so sore, 
Hath taught me to set in trifles no store, 
And scape forth, since liberty is lever*. [desirable] 
Therefore farewell, go trouble younger hearts, 
And in me claim no more authority; 
With idle youth go use thy property, 
And thereon spend thy many brittle darts. 
For, hitherto though I've lost my time, 
Me lusteth no longer rotten boughs to climb.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 10:24
M. le ministre, votre démission est attendue
Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/journal/france/080909/jean-marie-le-pen-enfin-debarrasse

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 17:47

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 10:51

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 22:39

Posté par Un monde d’avance







Une production Tactikollectif. Après 5 ans d’absence, le groupe Zebda rend hommage à Jean Jaurès à l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:25

Voici le texte que Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann ont adressé à la direction du PS.  


Après l’université d’été de La Rochelle, il nous paraît urgent de clarifier le sens et la conception que le Parti Socialiste va retenir de la méthode annoncée
pour désigner le futur candidat à l’élection présidentielle.
Pour notre part, nous y travaillons depuis février 2009. Notre initiative   

« Gauche 2012 » réunit à ce jour près d’un millier de signatures de militants et de responsables issus de toutes les sensibilités de gauche.
Son cap est celui de l’unité de la gauche, d’un combat pour une candidature unique, désignée par des primaires, aboutissement d’une démarche de rassemblement, qui tracerait les grandes orientations programmatiques et le cadre
d’un accord législatif et de gouvernement.
Cette stratégie nous paraît  la seule capable d’assurer la victoire de la gauche en 2012.

C’est pourquoi, nous demandons des clarifications. Tel est l’objet du texte qui suit, que nous faisons parvenir à la direction du Parti Socialiste. Il fixe des conditions politiques majeures pour la réussite de cette démarche, au service du PS
mais aussi de toute la gauche.
      

  

Primaires : 5 questions, 5 réponses

 

            La première secrétaire du PS a annoncé qu’elle allait proposer, lors du Conseil National du 12 Octobre, de soumettre au vote des militants des propositions de rénovation du PS, comprenant notamment le principe d’organisation de « primaires ouvertes » pour la désignation du (ou de la) candidat(e) à l’élection présidentielle.

            Après l’université de la Rochelle, il nous parait que subsistent bien des ambigüités, qu’il est essentiel  de lever rapidement. En particulier, de nombreux Français qui se reconnaissent dans la gauche sont perturbés par le fait qu’une partie des défenseurs acharnés des primaires ont signé des appels ou organisé des rencontres pour promouvoir une telle démarche avec des responsables du Modem, tentant de lier les primaires avec des alliances au centre. Si la première secrétaire a écarté cette stratégie et rappelé son attachement au rassemblement de la gauche dans « une maison commune », il demeure de nombreuses incertitudes sur la démarche réelle dans laquelle se situe la perspective de primaires. 

            Nous considérons que 5 questions principales se posent. Nous leur apportons pour notre part 5 réponses, qui nous paraissent autant de conditions essentielles pour assurer la victoire de la gauche en 2012.

                                                          

 1-  L’objectif est-il de désigner un candidat du PS,  en élargissant le corps électoral bien au-delà des adhérents, pour créer un mouvement de mobilisation  autour du candidat désigné, dépassant le cadre du PS ?

  • Pour nous, les primaires n’ont de sens  que si elles ont vocation à désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes. Elles doivent être  préparées dans un cadre unitaire, à l’issue d’une démarche globale, permettant de jeter les bases, en commun, d’un accord de gouvernement et des grandes lignes d’un programme (ou, au moins, d’objectifs de transformation sociale concrets et actuels), fondés sur des valeurs communes.    

2- Les candidatures sont-elles limitées aux seuls membres du Parti Socialiste ?

  • Pour nous, les candidatures doivent être ouvertes aux personnalités des différentes formations de gauche, engagées dans  la démarche unitaire et soutenant l’accord de gouvernement et le principe du candidat unique.

 3- Qui seront les votants? S’agira-t-il de toute personne qui vient  s’inscrire et qui paye un ou deux euros ?

  • Pour nous, les votants doivent être les adhérents des différentes organisations -pas seulement les partis, mais aussi les clubs, mouvements, associations, voire syndicats- qui se sont rassemblées sur un accord de gouvernement et les grandes lignes du programme (ou, au moins, d’objectifs de transformation sociale concrets et actuels), fondés sur des valeurs communes. Comme la plupart des citoyens de gauche, nous ne concevons pas la politique comme un « zapping électoral ». On ne saurait accepter une dissociation entre ceux qui participent aux choix des orientations et ceux qui choisissent les candidats.     

4- Quelles seront les phases préalables à ce vote ?  Le calendrier des primaires est-il  fixé indépendamment du travail de rassemblement (« la maison commune ») ?

  • Pour nous, les primaires  viennent en aboutissement de la démarche de rassemblement qui doit commencer très vite. Nous avons proposé un calendrier,  dans le cadre de l’initiative « Gauche 2012 », engagée depuis 6 mois et soutenue par près de 1000 signataires issus de tous les horizons de la gauche et de l’écologie: 
      - 1ère phase (dernier trimestre 2009). Mise en place en place d’un Comité de préparation des « Etats Généraux de la gauche » ; fixation des objectifs, du mode de débat, de la date et du fonctionnement des Etats généraux ; rédaction de textes introductifs et choix des enjeux prioritaires à débattre.
      - 2ème phase (décembre 2009 - janvier 2010). Préparation des Etats généraux nationaux par des rencontres décentralisées.
      - 3ème phase (juin 2010, après les élections régionales). Etats Généraux : vote du projet en vue de la préparation d’un accord de gouvernement.
      - 4ème phase (2ème semestre 2010). Mise en place d’un comité unitaire de préparation des primaires et arrêtant les grandes lignes d’un programme ; établissement de la liste des votants ; Campagne des candidats se présentant aux primaires.
      - 5ème phase (début 2011). Primaires. 

 5-Qui organise l'ensemble des opérations?

  • Pour nous, ce ne peut être qu’un « Comité National de préparation des primaires »,  qui aura aussi la charge d’acter l’accord politique de gouvernement et en vue de la candidature unique. Il rassemblera toutes les  organisations  signataires de l’accord. Il sera installé mi 2010. Il devra établir de la liste des votants, les conditions de campagne des candidats se présentant aux primaires, les modalités de vote.

          
          
Jamais la gauche n’a pu gagner sans être unie et rassemblée. La situation actuelle, d’une droite unie et d’une gauche divisée, au sein de laquelle le rapport de force est  instable et où les différences idéologiques, historiques, culturelles demeurent, exige une stratégie originale  pour une unité nouvelle (ni parti unifié, ni simple accord de second tour). Si le PS avance l’organisation de primaires sans les inclure dans un cadre  associant nos partenaires et les forces vives de la gauche et de l’écologie, il prendra le risque de porter  la lourde responsabilité de la défaite. 

            Les 5 propositions que nous faisons ici nous paraissent essentielles pour contribuer à la victoire de la gauche. C’est pourquoi, elles sont autant de conditions que nous mettons à l’acceptation des primaires. Nous proposerons aux militants de les ratifier. 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 15:55

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