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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 10:49
Point de vue
Israël-Palestine : le temps de la paix est venu, par Jean Frydman
LE MONDE | 31.07.09 | 13h49  •  Mis à jour le 31.07.09 | 13h49

epuis la décision de l'ONU de novembre 1947 de partager la Palestine mandataire en un Etat juif et un Etat arabe, Israéliens et Palestiniens n'ont jamais cessé de se faire la guerre. Ce fut le rejet par les Arabes de cette résolution fondatrice, qu'Israël avait acceptée, qui provoqua la guerre de 1948 et la tragédie des réfugiés palestiniens. Cinq Etats arabes attaquèrent le jour même de sa naissance ce mini-Etat de 600 000 habitants. Les armées de l'Irak, de l'Egypte, de la Jordanie, du Liban et de la Syrie ne parvinrent cependant pas à défaire la mini-armée d'Israël. Par la suite, Israël pratiqua une politique d'attaques préventives (sauf, évidemment, lors de la guerre de Kippour), occupa la Palestine et refusa de reconnaître l'Etat palestinien.

Le temps est venu pour les Israéliens d'admettre, enfin, que l'Autorité palestinienne doit devenir un Etat souverain, pour les Palestiniens d'accepter qu'Israël, leur voisin, mérite de vivre dans la sécurité et dans la paix. Le temps est venu pour le monde arabo-musulman de reconnaître qu'un Etat juif vivant en bonne intelligence avec lui ne représente de danger ni pour l'islam ni pour les Etats arabes, et doit pouvoir, comme tout autre Etat, participer de droit au concert des nations du Proche et du Moyen-Orient.

Car enfin, comment un pays représentant la superficie de trois départements français et une population de 7 millions d'habitants, dont plus d'un million de citoyens arabes, pourrait-il constituer une menace pour une vingtaine d'Etats arabes et environnants peuplés de plus de 300 millions d'habitants ?

Côté israélien, si tant de conférences n'ont jusqu'à présent pas abouti, cela tient principalement à deux raisons : une méfiance solidement ancrée dans un peuple vivant en environnement hostile ; et un système politique défaillant, éclaté au point de condamner à l'impuissance les coalitions au pouvoir à Jérusalem.

Le temps est venu pour le gouvernement actuel, où 3 leaders de premier ordre s'entendent et se soutiennent - Shimon Pérès, président de l'Etat et Prix Nobel de la paix, Benyamin Nétanyahou, premier ministre, représentant la légitimité politique, Ehoud Barak, ministre de la défense, représentant la légitimité militaire - d'être un gouvernement d'union nationale pour la paix plutôt que pour la guerre.

Deux raisons ont également tout bloqué chez les Palestiniens : un leadership qui jusqu'à présent n'a jamais vraiment voulu la paix ; et un système déchiré en factions rivales, incapables de parvenir à toute décision commune.

Au cours de ces trente dernières années, le monde arabe a produit trois avancées majeures, sous l'impulsion de trois dirigeants exceptionnels : le président égyptien Anouar El-Sadate, le roi Hussein de Jordanie et le roi Abdallah d'Arabie saoudite. Les initiatives des deux premiers ont apporté la paix entre Israël et leurs pays respectifs. Le temps est venu d'écouter, avec tout le sérieux nécessaire, la proposition du troisième, la plus importante depuis le début du conflit : initiative saoudienne adoptée par la Ligue arabe en mars 2002, à Beyrouth, et réactivée par Riyad, en mars 2007. Le roi propose également la paix, mais avec l'ensemble du monde arabe et musulman. Paradoxalement, cela peut s'avérer plus facile qu'avec le seul Etat palestinien. Mais pour donner une chance à cette démarche audacieuse, Israël doit oeuvrer sans tarder à la création de l'Etat palestinien.

Alors pourra s'engager la négociation ultime entre égaux, entre deux Etats souverains reconnus par l'ensemble de la communauté internationale, afin d'aboutir, enfin, à la solution de tous les conflits nés de l'affrontement israélo-arabe. Alors Israël pourra s'intégrer dans un des espaces économiques les plus vastes du monde, qu'il fera bénéficier de son expérience démocratique, économique et sociale. C'est cette relation avec le monde arabe qui sera l'assurance d'une vraie sécurité pour chacun.

Le temps est venu pour les dirigeants et les peuples de la région d'accepter que même les conflits les plus longs, les plus douloureux, les plus difficiles, se terminent un jour par la paix.


Jean Frydman est industriel et conseiller de Shimon Pérès et Ehoud Barak.

Article paru dans l'édition du 01.08.09

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 17:57
on verra à cette occasion qui est réellement pour la rénovation et la pacification des pratiques

Les socialistes languedociens préparent l'investiture de Frêche dans le dos d'Aubry

Par Stéphane Alliès - 28 juillet 2009 - Mediapart.fr

Ce devait être un acte fort de la nouvelle première secrétaire du PS. Martine Aubry l'a assuré: Georges Frêche ne serait pas investi par le PS lors des prochaines élections régionales. Mais en réalité, la partie s'avère bien plus complexe.

Ainsi, une correspondance entre le premier fédéral de l'Hérault Robert Navarro (proche de Frêche) et le secrétaire régional des Verts Languedoc-Roussillon Emmanuel Reynaud laisse entrevoir une toute autre destinée pour le président sortant, exclu du parti socialiste depuis janvier 2007, pour ses propos sur les harkis «sous-hommes» et le trop grand nombre de noirs en équipe de France de football.

Entamées en avril par Navarro, l'échange épistolaire visant à convenir d'une date pour se rencontrer en vue d'éventuelles négociations n'est jamais allé plus loin, les Verts faisant de la non-reconduction de Georges Frêche un préalable à toute discussion [Retrouvez les différentes lettres, rendues publiques par le parti écologiste, sous l'onglet "Prolonger" ou sur le blog de Reynaud]. Et lors du dernier courrier envoyé par le patron du PS héraultais le 20 juillet dernier (ici en PDF), une phrase donne officiellement le ton:

«Les militants socialistes désigneront démocratiquement leur tête de liste aux régionales à la fin du mois
de septembre. Ils décideront en toute souveraineté s’ils investissent Georges Frêche ou lui préfèrent un ou
une autre. C’est le seul renseignement que je puisse te donner pour l’heure.»

Non-cumul et limite d'âge?

Pourtant, selon la circulaire envoyée (ici en PDF) par Martine Aubry le 10 juillet dernier aux premiers fédéraux au sujet des régionales, il est spécifiée dans l'article 3 que, «au sein du PS, les candidat(e)s à une fonction élective publique doivent être à jour de leurs cotisations de militants et d'élus au moment du dépôt de leur candidature et justifier d'une adhésion au PS depuis trois années consécutives au 1° mars 2010.»

Dans l'entourage d'Aubry, on ne cachait pas jusqu'ici la difficulté de l'exercice. Assurant que «Martine veut tenir bon sur ce dossier», le député François Lamy reconnaissait, en marge du séminaire de la direction à Marcoussis, recevoir «des centaines de mails de militants locaux en faveur de Frêche, y compris des soutiens locaux de Benoît Hamon». Et de soupirer alors: «Le problème, c'est qu'on a là-dessus une position de principe, mais qu'aucun média ne s'y intéresse. Et quand arriveront les investitures, le seul truc qu'on retiendra, ce sera comme d'hab' le refrain de l'autoritarisme de Solférino contre les socialistes locaux qui, eux, gagnent les élections…»

Un autre des conseillers d'Aubry confie réfléchir à établir des critères comme le mandat unique ou une limite d'âge à 70 ans pour les têtes de liste, afin de tenter de sortir de l'embrouillamini qui s'annonce. Car il y a une autre difficulté de taille pour la direction du PS: l'absence d'une figure régionale pour contrer Frêche. La maire de Montpellier Hélène Mandroux, qui s'émancipe tant bien que mal de son mentor, a choisi de concentrer ses efforts politiques des mois à venir pour récupérer la présidence de la communauté d'agglomération, encore dirigée par Frêche.

Quant au premier fédéral de l'Aude, Eric Andrieu (un proche de Vincent Peillon), il a fait voter une position alambiquée par sa fédération, annonçant que s'il «fera acte de candidature pour le poste de Premier des Socialistes en Languedoc-Roussillon» lors du vote militant prévu dans toutes les régions le 1er octobre prochain, Georges Frêche sera «la tête de la liste soutenue par les socialistes aux élections régionales du mois de mars 2010». Une telle désignation qui pourrait mettre à mal toute tentative d'union de la gauche.

Bové et Mélenchon contre Royal?

Verts, Parti de gauche et communistes locaux ont fait savoir leur ras-le-bol sur un blog commun et appellent publiquement à en finir avec Frêche qui, selon eux, «n’incarne plus qu’un système clientéliste et clanique à bout de souffle». Déjà Jean-Luc Mélenchon laisse entendre qu'il serait intéressé par une candidature contre "l'empereur de Septimanie. Et José Bové a promis de s'engager dans la campagne, voulant par exemple promouvoir avec Europe-Ecologie un «pacte de déontologie politique» excluant toute alliance de second tour avec une liste PS emmenée par Frêche.

La cuisine interne socialiste pourrait enfin venir perturber les velléités anti-fréchistes de Martine Aubry. Soutien de poids (4.500 cartes dans l'Hérault, 3.700 dans l'Aude) de Ségolène Royal lors du dernier congrès de Reims, le président du Languedoc-Roussillon espère compter sur leur bienveillance au moment des débats de septembre sur les investitures. Et l'on se demande déjà si une rencontre sera organisée entre la présidente de Poitou-Charentes et son homologue languedocien (qu'elle avait défendu en novembre 2008), lors de la fête de la fraternité organisée par Désirs d'avenir, le 19 septembre prochain à Montpellier.


Links:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.midilibre.com/articles/2009/06/16/20090616-Freche-Martine-Aubry-ne-veut-pas-de-Freche-pour-les-regionales.php5
[3] http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3385534,00-georges-freche-exclu-parti-socialiste-.html
[4] http://reynaud.emmanuel.free.fr/?p=110
[5] http://reynaud.emmanuel.free.fr/wp-content/courrier-de-m-navarro-20-07-2009.pdf
[6] http://www.mediapart.fr/journal/france/100709/la-maison-commune-d-aubry-fait-un-flop-gauche
[7] http://www.mediapart.fr/journal/france/170709/pourquoi-martine-aubry-choisi-de-taper-sur-les-doigts-de-manuel-valls
[8] http://www.mediapart.fr/journal/france/080709/au-ps-un-petit-seminaire-pour-une-grosse-crise
[9] http://www.montpellier-journal.fr/fichiers/circulaireps.pdf
[10] http://www.ps11.fr/spip.php?page=global&id_rubrique=74&id_article=327
[11] http://valeursdegauche.blog.free.fr/index.php?
[12] http://www.mediapart.fr/journal/france/050709/avant-les-vacances-cohn-bendit-and-co-promettent-une-ecologie-politique-autono
[13] http://www.youtube.com/watch?v=3m710F4HTXs
[14] http://coeur-a-gauche.over-blog.com/article-33813713.html
[15] http://reynaud.emmanuel.free.fr/wp-content/courrier-robert-navarro-ps-regionales-2010-1.pdf
[16] http://reynaud.emmanuel.free.fr/wp-content/courrier-robert-navarro-2004092.pdf
[17] http://reynaud.emmanuel.free.fr/wp-content/courrier-d-fede-ps-navarro-juin2009.pdf
[18] http://reynaud.emmanuel.free.fr/wp-content/courrier-navarro-010709.pdf
[19] http://reynaud.emmanuel.free.fr/wp-content/courrier-navarro-280709.pdf

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 11:28
Palestine : les mots ne suffisent pas pour stoper la colonisation
Par Hind Khoury

 

Liens:
[1] http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=23.06_Knesset.pdf
[2] http://www.lapaixmaintenant.org/
[3] http://www.rue89.com/via-marseille/quand-le-tramway-de-marseille-fait-un-detour-par-jerusalem
[4] http://www.icrc.org/dih.nsf/48f761e1a61e194b4125673c0045870f/e8acc1a1e2a34f5fc1256414005deecc
[5] http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=1&url=http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r465f.pdf&ei=b4ppSumnJdyH_AaJv8WsCw&usg=AFQjCNEcDkbCav0GplgT8AmaYWFvnT7x5Q&sig2=Y-GKdTnDDR0seDnrOzBUfA
[6] http://www.rue89.com/2009/05/02/carrefour-cible-dun-boycott-muscle-des-produits-israeliens
[7] http://www.rue89.com/via-marseille/quand-le-tramway-de-marseille-fait-un-detour-par-jerusalem
[8] http://www.rue89.com/tag/palestine
[9] http://palestine-diplo.blogspot.com/
[10] http://www.icrc.org/dih.nsf/48f761e1a61e194b4125673c0045870f/e8acc1a1e2a34f5fc1256414005deecc
[11] http://www.lapaixmaintenant.org/

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 07:50

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 08:15
Le second tour de l'élection municipale partielle d'Aix-en-Provence ce dimanche 19 juillet 2009 se solde par une nouvelle victoire à l'arraché de la maire invalidée, Maryse Joissains (UMP). 187 voix la sépare de la coalition PS-Modém-Les Verts-PRG, qui ne recueille que 49,78% des suffrages, avec une participation en hausse de 6 points entre les deux tours.
La faiblesse de l'écart, la probabilité extrême que le candidat socialiste Alexandre Medvedovsky et la singularité de la situation politique aixoise ne peuvent cependant masquer la défaite de la liste coalisée contre la maire sortante, la faillite d'une stratégie politique, qui avait déjà démontré ses limites à plusieurs occasions lors des municipales ordinaires ou partielles de l'année écoulée.

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2009/07/20/h_9_ill_1220619_5939_231161.jpgÉvacuons dès à présent les éléments qui font de la Ville d'Aix-en-Provence un cas particulier. Les deux candidats têtes de liste cristallisent sur leur figure des oppositions fortes et caricatirales, le côté populiste et un brin vulgaire de la maire UMP dans cette ville si bourgeoise des Bouches-du-Rhône, le côté polissé et boboïsé de l'ancien maire socialiste (toujours tête de liste) d'une ville qui n'a jamais été franchement de gauche et aux basques duquel s'accrochent toujours une rumeur locale et infondée de concussion. La campagne s'est déroulée dans la tension et l'exagération que des personnages de Pagnol n'auraient pas mieux illustré, un tract diffamatoire servira comme pour le scrutin de mars 2008, associé à une expertise de la gestion des procurations, de prétexte pour demander un recours en annulation de l'élection. Sans être monolithique socialement, Aix-en-Provence est une ville de droite, bourgeoise et qui se vit comme telle face à ses voisines populaires d'Arles, Aubagne et Marseille : les représentations jouent donc sûrement à plein dans le scrutin. N'oublions pas non plus l'image déformée qu'offre la vitalité étudiante de la Ville pour rappeler à la fois l'exaspération que suscite dans une partie de la population les mobilisations étudiantes et les blocages de facultés qui ont fleuri ces dernières années, et le fait que les étudiants aixois pour habiter dans les résidences étudiantes ne sont pas inscrits sur les listes électorales de la commune. L'image caricaturale de la maire UMP et de sa politique municipale lui ont coûté le soutien du centre droit : les opposants de Maryse Joissains auront conclu de la triangulaire de mars 2008 que c'était là seul la cause de sa réélection. Or aujourd'hui, l'UMP se retrouve - ne serait-ce que pour un temps - avec une large majorité absolue au conseil municipal et la coalition n'a pas réussi à renverser l'équipe sortante.

En effet, il faudra contester l'idée saugrenue que la gauche ne peut prendre les Villes bourgeoises qu'en s'élargissant au centre et au centre droit ; les camarades d'Eaubonne et de Montmorency dans le Val-d'Oise ont démontré que les divisions de la droite suffisent à réussir des hold-up électoraux, charge ensuite aux équipes municipales de transformer l'essai de la reconduction lors de l'élection suivante en misant sur la légitimité municipale - facteur psychologique puissant dans ces communes - sans jamais renier quoi que ce soit de son identité politique et de son projet.
Le cas d'Aix-en-Provence révèle le caractère particulièrement incohérent de l'identité du Modém - en a-t-il réellement une d'ailleurs, si ce n'est l'attachement à son candidat à l'élection présidentielle dont l'aura est déjà largement écornée après les échecs de Pau et des Européennes ? : en effet, François-Xavier de Peretti, leader local du Modém, n'a pas grand chose à voir avec son voisin écolo-centriste Benhamias qui vibrionne sans succès à Marseille. Nous sommes là en présence d'un représentant on ne peut plus traditionnel de la droite modérée locale, si distante d'un Parti socialiste hégémonique dans les Bouches-du-Rhône, qui pour être lui aussi fort modéré (et plus encore avec le cas Medvedovsky), n'en a pas moins fortement mené des politiques sociales marquées afin de s'assurer historiquement le soutien des catégories populaires, extrêmement majoritaires dans le département.
Le scrutin de 2008 n'était d'ailleurs pas si négatif pour le Parti socialiste et ses alliés de gauche à Aix ; il reccueillait près de 43%, contre 44,3% à l'UMP et 12,8% au Modém. Le constat pouvait être fait dès le lendemain du premier tour de juillet 2009, les opposants à la maire sortante étaient en net recul par rapport à l'année écoulée, toutes catégories confondues. Le choix d'une alliance dès le premier tour entre le Parti socialiste et le Modém - en parfaite incohérence politique et fondé essentiellement sur le réflexe anti-Joissains - a dès le départ divisé la gauche, réduit la dynamique électorale et instillé le doute sur la pertinence du projet municipal des opposants à l'UMP aixoise.

Comme on l'a vu à plusieurs reprises tout frein au plus large rassemblement à gauche (hors des terres où la gauche rassemble 70 à 80% des suffrages et ne connaît pas de réelle opposition de droite) fait perdre des voix à un Parti socialiste qui est - comme le disait l'un de ces spécialistes électoraux - un parti de second tour. Empêcher l'union de la gauche au premier tour par le choix stratégique contestable de l'alliance avec le Modém, puis la restreindre au second par l'impossibilité d'avoir la participation du Front de Gauche local a sans doute coûté des voix à la gauche, atténué la mobilisation électorale et in fine coûté la ville. Notons au passage que la division de la gauche a été nuisible à tous les acteurs de la gauche : le PS qui fait un mauvais score au premier tour en alliance avec le Modém, les Verts qui font également un mauvais score malgré le souvenir encore frai des élections européennes et le Front de Gauche qui également ne tient pas les promesses des sondages locaux... Message à tous ceux qui pensent faire leur miel sur un champ de bataille campé sur un champ de ruines !
Cette conjugaison des contraires - coalition hétéroclite PS-Modém-Les Verts-PRG, avec soutien sans participation du PCF et du PG - n'aura eu pour seul résultat que de mobiliser les fonds de tiroir de l'électorat de droite conservateur, qui s'était déjà fortement mobilisé dès le premier tour de la partielle. Bien que le score de Mme Joissains fut excellent dès le 12 juillet 2009, la cristallisation du second tour a incité les électeurs de l'UMP à faire bloc pour conjurer un danger finalement peu probable, quand l'incohérence politique de la coalition des opposants restreignait sa capacité à mobiliser. Les 6 points d'augmentation de la participation entre les deux tours se sont donc faits largement au profit de la maire UMP.
Dans le Val d'Oise, les municipales de Sannois et Montmagny avaient déjà été perdues par la gauche sur un schéma identique, avec deux sociologies électorales assez différentes.

Concluons enfin par un petit retour sur Hénin-Beaumont pour tempérer les enthousiasmes autour du Front Républicain, et rappeler que localement celui-ci est parfaitement en trompe-l'oeil, l'UMP et le Modém n'existant pas ou peu électoralement dans cette ville du Pas-de-Calais... D'autre part, il se peut que la cristallisation autour de Marine Le Pen ait fini par coûter l'écharpe de maire à Steeve Briois.

Frédéric Faravel

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 14:22
Excellente émission de France 5 sur le Protestantisme en France.
Dire qu'il faut attendre le 500ème anniversaire de Jean Calvin pour avoir ce type de programme, c'est pitié.
Pour visionner l'intégralité de l'émission, vous pouvez aller sur le site de C dans l'air à l'adresse suivante : http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1206

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 10:27
Les amis d’Europe Ecologie sont aussi les amis de Jean-Louis Borloo
URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/160709/les-amis-d-europe-ecologie-sont-aussi-les-amis-de-jean-louis-borloo Links:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/jade-lindgaard
[2] http://www.lesamisdeuropeecologie.eu/site/
[3] http://ecologienofrontiere.free.fr/
[4] http://www.omegatv.tv/video/1825806768/viepratique/developpementdurable/Franck-Laval--ma-vie-au-service-de-l-environnement-.php
[5] http://www.conventions-ump.org/site/Ecologie.htm
[6] http://www.rudy-salles.com/article.php3?id_article=893
[7] http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport_Pancher_borloo_acteurs_environnementaux_5533.php4
[8] http://www.generation-ecologie.com/ge/presentation/presentation/presentation.htm
[9] http://www.actu-environnement.com/ae/news/alliance_nouvelle_notation_candidats_presidentielles_2422.php4
[10] http://www.dailymotion.com/video/x2m1dt_nadir-saifi-ecologie-sans-frontiere_news
[11] http://www.mediapart.fr/files/reu.pdf
[12] http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/03/01002-20090703ARTFIG00461-borloo-le-parti-radical-est-resolument-ecologiste-.php

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 10:21
Pourquoi Martine Aubry a choisi de taper sur les doigts de Manuel Valls
URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/170709/pourquoi-martine-aubry-choisi-de-taper-sur-les-doigts-de-manuel-valls Links:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/160709/les-amis-d-europe-ecologie-sont-aussi-les-amis-de-jean-louis-borloo
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/240609/ca-y-est-martine-aubry-un-calendrier-de-travail-pour-le-ps
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/080709/au-ps-un-petit-seminaire-pour-une-grosse-crise
[5] http://www.leparisien.fr/politique/le-texte-integral-de-la-lettre-de-martine-aubry-a-manuel-valls-14-07-2009-580147.php
[6] http://www.mediapart.fr/journal/france/100709/la-maison-commune-d-aubry-fait-un-flop-gauche
[7] http://progres.typepad.fr/valls/2009/07/réponse-à-martine-aubry.html
[8] http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-01-13/info-lepoint-fr-rappele-a-l-ordre-par-aubry-vallini-claque-la/917/0/306122
[9] http://www.mediapart.fr/journal/france/republico/120309/la-division-europeenne-du-ps-touche-aussi-le-courant-hamon
[10] http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200925/regionales-freche-indesirable_219413.html
[11] http://www.mediapart.fr/journal/france/290408/manuel-valls-appelle-les-socialistes-la-rupture
[12] http://www.laligneclaire.fr/
[13] http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/pour-valls-sarkozy-n-est-pas-liberal_774752.html
[14] http://www.leparisien.fr/politique/les-cadres-du-ps-soutiennent-le-geste-d-aubry-15-07-2009-581069.php
[15] http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2009/07/16/plusieurs-personnalites-du-ps-soutiennent-manuel-valls-face-a-martine-aubry_1219282_823448.html

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 08:42

Les vents et contrevents de l’unité
par Gérard Filoche le 13 juillet 2009

Il y a aujourd’hui à gauche un « déni d’unité » comme si les composantes de celle-ci ne se rendaient pas compte du danger face au sarkozysme menaçant tout azimut les droits sociaux et républicains.
Face à l’offre d’unité de la gauche de Martine Aubry, les réponses négatives fusent. Alors que le vent de la responsabilité, de l’urgence devrait souffler pour l’unité, les uns et les autres tirent dans des directions contraires.

On a au moins quatre réponses actuellement  :
-       1° pas d’unité assumée,
-       2° unité mais avec la droite,
-       3° petit front de gauche,
-       4° moyen front de gauche…
Reste à faire triompher le grand front de toute la gauche !

1°) La réponse la plus irresponsable est sans doute celle de Cohn-Bendit qui choisit de s’en moquer. Il explique qu’il n’est ni de droite, ni de gauche, ni du centre, que tout cela est faribole.
Ce gars-là, il est vrai, n’a pas de classe. Pas de classe sociale.
L’individu n’a pas de racines parmi les 91 % de la population active qui produisent l’essentiel des richesses de ce pays et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Vous l’avez déjà entendu évoquer l’exploitation, la violence et la souffrance au travail ? Il ne connaît pas. Il erre dans la stratosphère des médias, voit les choses de haut à la Yann-Arthus Bertrand. Ce n’est pas un syndicaliste, le syndicalisme l’ennuie… Ce n’est pas un défenseur des salaires, de la protection sociale, non, seulement « de la nature » !
C’est sans doute pourquoi une partie des Verts avec Martine Billard vient de fuir les Verts dans la mesure où ceux-ci sont retombés entre les mains des « ni ni », ni gauche, ni droite. Cohn-Bendit, c’est Waechter en plus mondain. Cohn-Bendit c’est celui qui, en 2008, va rendre visite à Sarkozy et lui offre son livre « Forget mai 68 ! » : ça ne pouvait que faire plaisir à un président partisan de « liquider mai 68 ». Cohn-Bendit n’a aucunement la volonté de donner la priorité à « battre la droite » et Sarkozy.
Mais est-ce que « Europe écologie » est vraiment avec José Bové, et la majorité des autres Verts comme Noël Mamére, Yves Cochet, engagée dans un déni d’alliance avec la gauche pour battre Sarkozy ? Déjà, il y a dix ans Cohn-Bendit avait tenté de faire une OPA sur les Verts pour les recentrer, les dévoyer dans des combines politiciennes. Y parviendra t il sans résistances ce coup-ci ?
Les Verts ont leur place et leurs devoirs au sein de la gauche, dans un front impératif si on veut avoir la chance de battre Sarkozy et de reconstruire une République sociale et écologiste. Pour sauver la banquise il ne faut pas se livrer aux banquiers.

2°) La deuxième, non moins dangereuse,  fait le succès  inattendu d’un disparu : Robert Hue. Celui-ci est devenu subitement la coqueluche des médias parce qu’il accepte l’unité avec le Modem. Du coup il est invité  par François Hollande chez les ex trans-courants de Lorient !  Il est invité par Peillon, Guérini, avec De Sarnez à Marseille. Voilà une nouvelle variante droitière de l’unité, du « front populaire » : un gros morceau de gauche, une exclusive contre le reste de la gauche, et une alliance avec un morceau de la droite. Une coalition arc-en-ciel, comme ils disent, mais sans rose ni rouge… ni verts.  Ils vont inventer une autre couleur, c’est sûr : on les verra en orange, avec Valls, histoire de bien marquer la rupture « moderne » avec 100 ans de socialisme. Cette voie de Hue-Peillon-Hollande  est une variante de ce qui s’est passé en Italie et y a tué à la fois le PCI et le PSI : derrière le « pacte d’unité progressiste » signé par Hue, Rebsamen, on voit bien qu’il ne s’agit pas d’unité du camp de la gauche, mais d’une nouvelle coalition interclassiste.
C’est une sorte de choix à la SPD, troisième voie : plutôt que d’unifier la gauche, on s’unifie avec la droite ! Il ne manquera plus qu’un « Prodi » local et le Sarkozy-Berlusconi se fera ré élire.  Ça devrait davantage plaire à Cohn-Bendit (mais encore moins à Martine Billard). On ne sait pas encore clairement ce que sera la réponse du PCF officiel : aller dans la voie d’Hue ou dans celle de Mélenchon ? On ne sait pas non plus ce que sera le choix de la direction du PS… si l’unité de la gauche ne se fait pas.
Le tiraillement est évident. Rien n’est joué. Mais pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas d’autre stratégie gagnante que l’union de la gauche : si on ne l’assume pas complètement, on dérive d’un coté ou de l’autre. Car il y a dans les « autres gauches » autant de « visions » que de groupes et sous groupes, alors chacun donne une stratégie de remplacement, d’attente, et le PS, indécis peut aller d’un bord ou de l’autre. Les forces centrifuges sont évidemment, férocement, à l’œuvre.

3°) La troisième, c’est celle du NPA : « Niet ». Rien à faire avec l’unité de toute la gauche. Entretenons la division. On préfère un « petit » front de gauche bien radical, sans le PS, même s’il ne sert à rien puisqu’il demeure incapable de gagner la majorité et de prendre le pouvoir. Et l’on somme ses alliés possibles… sur leur capacité de résistance à l’attraction de l’unité… Le problème est que ça correspond en partie à la démarche de Martine Aubry puisque celle-ci, justement, ne s’est pas adressée au NPA.
Le NPA dit qu’il ne veut pas, le PS ne lui propose pas… Cela peut durer des années… au plus grand profit de Sarkozy. Car chacun sait que la gauche ne peut être majoritaire si elle est divisée… La responsabilité de part et d’autre serait de proposer l’unité sans préalable, sans exclusive, quitte à en discuter âprement le contenu : et les électeurs de gauche jugeraient qui a raison ou tort… Mais non, Olivier Besancenot s’en tient à un superbe « rien sans nous, rien avec eux » du haut de ses 5 % obtenus aux européennes.
Pourtant chacun note que des résistances existent au sein du NPA, que celui-ci a connu une scission puis une hémorragie du seul fait de son sectarisme lors des européennes du 7 juin, qu’une tendance en son sein est née qui réclame une stratégie de front unique…
Est-ce que ce petit parti va pouvoir rester isolé, bloquant la situation éternellement et laissant la droite agir et se faire ré élire ? Ce n’est pas sûr non plus.

4°) La quatrième, c’est la réponse de Jean-Luc Mélenchon qui s’est empressé de rejeter vigoureusement l‘offre de Martine Aubry en l’accusant de jouer « double jeu ».

C’est peut-être vrai mais comment prouver  à des millions d’électeurs qu’il s’agit d’un double jeu si on refuse de jouer la partie ? Ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’il y aurait des propositions d’unité insincères. On peut croire que Martine Aubry a rédigé une lettre d’invitation à l’unité à gauche pour répondre aux exigences de l’aile gauche de son propre parti mais sans avoir l’intention de mener à bien une telle bataille. D’ailleurs le fait qu’elle ait délibérément omis d’inviter le NPA dans l’unité de la gauche, pourrait paraître un signe. Et le fait qu’elle ne place pas clairement la discussion d’un programme commun avant de parler « maison commune » est en effet problématique : dans quelle direction, sur quel programme l’unité   peut-elle se réaliser ?
Ceci dit, c’est toujours comme cela… Quoi de neuf ? Pourquoi refuser le défi ? L’unité est un combat. Il faut lever les obstacles un à un. Il faut que les militants s’impliquent et impliquent les électeurs, le salariat. Pour cela, il faut engager les discussions, les rendre publiques, les suivre, proposer non pas refuser.
Quand on refuse a priori d’affronter un (banal, ordinaire) « double jeu », c’est qu’on n’est pas sûr de soi et parce qu’en fait on ne souhaite pas, non plus, l’unité. Et, de facto, on se demande si Mélenchon ne propose pas un « super NPA » c’est-à-dire un « moyen » front de gauche qui rassemble toute « l’autre gauche », mais avec une exclusive, le PS… La stratégie serait la même que le NPA : dépasser d’abord le PS. Elle ne divergerait que plus tard : après avoir dépassé le PS, il serait possible de s’allier avec lui dans des conditions de rapport de force inversées.
Mais cette stratégie aléatoire en deux temps… prendrait tant de temps qu’elle laissera Sarkozy gagner 10 régions en 2010 et se faire ré élire en 2012 !
Quand on en est deux groupements à  5 ou 6 % des voix, face à un parti qui a 2 villes sur 3, 61 % des départements, 2 régions sur 3, 200 députés,  pareille stratégie défie l’entendement : le dépasser avant de s’allier ?
C’est l’argument que le NPA utilisait avant les européennes pour refuser le « moyen » front. Maintenant, c’est l’argument de Mélenchon : on refuse le « grand » front tant qu’on n’est pas les plus forts à l’intérieur. C’est stupide ! (car le seul moyen de devenir éventuellement plus fort, c’est de l’accepter). Ce n’est qu’une autre version de la division.

Il n’y a qu’une seule réponse cohérente à mettre en avant face à toutes ces tentations : l’unité de toute la gauche contre toute la droite. Et pour la réussir, il faut un programme commun de transformation sociale profonde.
On doit se battre pour que le PS propose l’unité à toute la gauche et non au Modem. On doit se battre pour que d’abord un programme commun soit débattu. Mais pour lancer la dynamique, on doit publier sa propre proposition de programme à l’intention de tous les partis de gauche (sans exclusive, des Verts au NPA) et à l’intention de tous les électeurs de gauche, en proposant des modalités de confrontation des propositions de tous les partis de gauche afin d’arriver à un accord : rencontre nationale de ces partis, rencontres locales, puis assises locales publiques co-organisées par ces partis et états généraux nationaux…
Et ensuite pour des candidatures communes et une candidature unique à la présidentielle, meilleur moyen, dès le premier tour, d’affronter puis de battre Sarkozy.
Devant les vents contraires, les paroles brouillées, les petits calculs qui ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, il me semble que l’on peut s’appuyer sur les aspirations majoritaires dans le salariat à l’unité pour battre Sarkozy. Pour l’heure, les propos des « chefs » de clan, ou de groupes sont inconnus du grand public de gauche, mais ils vont forcément se heurter à la volonté unitaire.
Ras le bol de toutes ces manœuvres : ni front avec la droite, ni petit, ni moyen front de gauche, pour un front de toute la gauche !  Ne pas attendre, ni « laisser faire » : car à force de se repousser les extrêmes de la droite de la gauche et de la gauche de la gauche vont tuer toute chance de battre Sarkozy. Au cœur de la gauche, on doit appeler toutes ses composantes, à se rencontrer, à débattre de la base au sommet, en urgence. Un « appel à l’unité de toute la gauche » géant est nécessaire. Car le temps compte désormais : sauf explosion sociale, toujours possible, souhaitable et capable de hâter et de faciliter un tel processus, les régionales sont dans neuf mois et la présidentielle dans 33 mois.


Gérard Filo
che, le lundi 13 juillet 2009

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 08:31
Le 13 juillet 2009

 

Cher Manuel,

Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.


Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c'est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims, aujourd’hui présentes dans la direction. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.

A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.

Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.


Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées - d’ailleurs le plus souvent contradictoires -, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.


S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi -  qui plus est dans un parti démocratique comme le nôtre -, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les Fançais exigent de nous du travail, du courage et des idées.


Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.
Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.


Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.

Avec toute mon amitié,


Martine AUBRY

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