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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 08:40
Trois leçons des élections partielles qui se sont succédées depuis le 7 juin 2009 et qui ont vu le Parti socialiste faire l'un des plus mauvais score de son histoire électorale :
  • le PS est encore capable de gagner les élections, là où il représente une véritable alternative face à une droite conservatrice et parfois réactionnaire, celle-ci n'ayant absolument pas la confiance de nos concitoyens ;
  • le PS gagne lorsqu'il est capable de rassembler la Gauche, de mobiliser l'électorat populaire, et a contrario la division de la Gauche démocratique, même au premier tour, est devenu en soi un handicap électoral (Hénin-Beaumont, Perpignan) ;
  • la Gauche ne peut gagner que si elle représente un exemple moral incontestable : on ne peut pas dénoncer les dérives bling-bling du début du quinquennat sarkozien et être approximatif ou parfois tout simplement corrompu pour ensuite espérer recevoir les suffrages antisarkozistes (d'autres peuvent toujours récupérer des voix sur ses bases là).
Vous me direz sans doute que tout cela ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes... sans doute, mais il vaut mieux le marteler et le marteler encore : nous devons construire une véritable alternative politique en proposant une autre société, nous devons mettre tous nos efforts à rassembler la Gauche, nos élus doivent retrouver au plus vite le sens de l'intérêt général plutôt que se complaire de leurs petits intérêts boutiquiers s'ils veulent mobiliser et susciter l'adhésion.

Frédéric Faravel

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 08:38

Que faire ?

Guillaume Balas

Être candidat à une élection où sa liste fait un mauvais score légitime forcément un temps de réflexion sur les causes et les remèdes à la situation du socialisme en France et en Europe. Je n’ai pas la prétention d’apporter un ensemble de réponses structurées mais j’aimerai partager quelques remarques.

Tout d’abord, nous avons la preuve que l’Europe citoyenne n’est encore qu’un début. Non seulement l’abstention est un record dans toute l’Union mais les analyses électorales se cantonnent globalement au strict cadre national. Il est pourtant clair que le résultat en France est avant tout la traduction d’un phénomène européen : le renforcement de la Droite et l’affaiblissement sensible de la social-démocratie. Les explications sont nombreuses, j’en retiendrai trois. La première est conjoncturelle, la Droite a récupéré le discours de la régulation du capitalisme, de la protection et de l’intervention publique dans l’économie. Jetant aux orties l’affichage libéral, elle a ainsi neutralisé l’évidence de leur échec théorique tout en continuant en pratique à d’abord aider les privilégiés. Ce « socialisme pour les riches » a brouillé les messages de campagne du PSE.
La deuxième remarque est structurelle : face à une Droite n’assumant plus le libéralisme, le PSE a été fondamentalement gêné par ses compromissions européennes de ces dernières années . Pourquoi plus croire au message d’harmonisation sociale d’ un social- démocrate qui a passé son temps à justifier le ralliement au social-libéralisme plutôt qu’un conservateur reniant le libéralisme anglo-saxon ? Au moins le deuxième est généralement au pouvoir.
La troisième remarque est démographique, la population européenne vieillit, les thèmes concernant la sécurité et l’immigration agités démagogiquement par la droite ont un effet certain dans certains secteurs de la société.

S’agit-il pour autant de nous exonérer de raisons spécifiquement françaises à notre score ? Certes non, 16% des suffrages exprimés ne se résument pas à la crise du socialisme européen, d’autres causes nous regardent directement, il faut y remédier dans l’immédiat.
Je suis persuadé que la cause principale de notre échec est du à un constat simple de nos électorats traditionnels : les socialistes ne pensent qu’à eux-mêmes. C’est vrai en temps que Parti, replié sur ses enjeux internes, c’est vrai dans les comportements individuels, l’égocentrisme ayant atteint un niveau pathologique et la haine un mode habituel de fonctionnement collectif (il suffit de savoir que tel ou tel trouve « salutaire » la non-réelection d’un socialiste pour comprendre l’affaiblissement moral qui est le nôtre).
Ces comportements ont une conséquence claire : ils rendent inaudibles nos propositions. Dans cette campagne les gens ne voulaient pas nous écouter car ils ne nous faisaient pas confiance sur notre capacité et notre sincérité à vouloir vraiment les défendre.
Les classes populaires et les jeunes se sont alors massivement abstenus, les classes moyennes et moyennes supérieures nous ont préféré d’autres apparaissant à tort ou à raison comme identifiés à des combats sociaux et ouverts sur la société.

Ne recherchons pas par une énième « rénovation » une solution à nos problèmes, cela ne ferait qu’accentuer notre égotisme
.Ce que nous devons d’abord faire c’est nous ouvrir à la gauche, ses partis, ses intellectuels, ses associations, ses syndicats. Oeuvrons dès maintenant à créer des passerelles pour discuter sur le fond, sans préalable, ni arrière-pensées électorales. Nos électeurs y sont massivement favorables, cette démarche donnerait le signal puissant de notre modestie pour nous-même mais de notre ambition pour la gauche et ceux qu’elle est censée représenter.
C’est maintenant que nous devons montrer que le message a été compris, pas dans six mois, c’est en tout cas à cela que je me consacrerai.

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 10:19
CHANGER OU MOURIR : Quel avenir pour la social-démocratie ?
Les citoyens européens ont fait leur choix. Le Parlement européen et la Commission européenne seront dirigés par une coalition de droite. La complexité du processus de décision communautaire ainsi les traditionnels arrangements créeront sans doute la confusion auprès des citoyens sur qui sera responsable de l’orientation de l’Europe pour les cinq années à venir.

Mais les gouvernements et les partis de la droite européenne, ainsi que leurs députés au Parlement européen, doivent maintenant assumer pleinement les conséquences de leur victoire à la Pyrrhus, basée sur des taux d’abstention record. Je crois qu'ils vont décevoir beaucoup de ceux qui leur ont fait confiance le 7 juin. Les dirigeants de la droite européenne, et en particulier du PPE, utilisent aujourd'hui une rhétorique sociale-démocrate pour tromper leurs électeurs. Des engagements ont été pris sur la politique sociale, sur la lutte contre le changement climatique, sur la régulation des marchés financier et sur bien d'autres sujets encore ; ils ne seront pas tenus.
La tradition de légiférer par consensus va sans doute perdurer à Bruxelles et à Strasbourg. Mais j’ai la conviction que l’heure est venue de mettre davantage en évidence les différences politiques entre la gauche et la droite. Après cette défaite aux élections européennes, la socialdémocratie doit-elle faire comme si de rien n'était, et ainsi prendre le risque d'aider la droite à brouiller un peu plus les clivages politiques dans les années à venir ? Je ne crois pas que ce soit la voie à suivre. Pour commencer, nous devons nous battre pour nos engagements de campagne : un nouveau plan de relance européen et une réforme en profondeur du système européen de régulation financière. Mais, dès à présent, nous devons aller beaucoup plus loin.

La social-démocratie doit se renouveler. Les valeurs sur lesquelles nous avons fondé nos combats et nos succès politiques depuis plus d'un siècle doivent rester notre inspiration. Mais nous devons repenser notre projet dans le monde d’aujourd’hui, en perpétuelle mutation.
Nous devons être audacieux, fiers de ce que nous représentons et plus efficaces dans la manière d'exprimer nos idées et nos projets. Nous devons apprendre à être au plus plus proche des gens, de ceux qui se sentent exclus de la société et ne croient plus à la politique, en répondant à leurs peurs et à leurs rêves. Nous, partis socialistes et sociaux-démocrates européens, devons plus que jamais travailler ensemble. Nous devons aussi être ouverts auxpersonnes et aux idées progressistes au-delà de nos propres partis.
Mais nous devons aller encore plus loin. Notre impératif, aujourd’hui, est d’intégrer à notre pensée politique les dynamiques d’un monde en pleine évolution.

Prenons l’environnement. Nous nous sommes battus pour la protection des ressources naturelles, de la biodiversité, de la qualité de l'air et de l'eau. Mais comment lier cela à nos combats naturels pour la justice sociale et l’égalité ? Nous avons été incapables de développer une vision cohérente à long terme pour le développement écologique de nos économies et de nos sociétés. Si nous n'arrivons pas à trouver une manière de combiner notre combat de toujours contre les inégalités avec l’environnement, nous serons contraints de faire des compromis impossibles. Nous devons parvenir à plus de clarté et de crédibilité politique sur cette question essentielle qu’est le développement durable.
Prenons l’économie mondiale. Nous devons trouver de meilleures réponses aux aspects les plus néfastes de la mondialisation. Nous avons oeuvré pour un système économique global plus durable et plus juste. Mais les inégalités demeurent scandaleuses. Et la création de nouvelles richesses écologiquement durables, qui doivent être plus équitablement réparties, ne répond pas aux besoins des milliards de personnes qui vivent aujourd'hui dans la pauvreté. Nous devons trouver de nouvelles réponses à ce défi mondial, et nous devons les trouver rapidement.
Sinon comment peut-on prétendre continuer d'incarner le principal mouvement politique internationaliste?
Prenons l’Europe. Nous avons peur de défendre une Europe politique plus forte. Nos discours sont hésitants, et parfois même contradictoires. Une fois encore, si nous n'arrivons pas à élaborer un projet clair et ambitieux pour l'avenir politique de l'Europe, nous ne pourrons pas convaincre les citoyens de nous soutenir pour construire une Europe capable de les protéger dans la mondialisation.

Nous avons perdu une élection, mais pas la guerre des idées politiques. Nous n’en sommes qu’au début. Pour les cinq années à venir, les institutions européennes seront dominées par la droite. Nous devons utiliser cette période pour engager un changement audacieux. Si nous y parvenons, les citoyens retrouveront confiance en nous, peut-être pour longtemps. Si nous échouons, et surtout si nous refusons de changer en continuant comme avant, nous mourrons.

Poul Nyrup Rasmussen, Président du Parti Socialiste Européen

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 08:33
"Tout ça pour ça ?", et après ?

Le congrès de Versailles du lundi 22 juin 2009 ne restera dans l'histoire que pour la simple et unique raison qu'il fut la première traduction pratique de la rupture avec la tradition républicaine instaurée par la IIIème République, qui interdisait au Président de la République de s'exprimer devant les deux assemblées. Souvenir méfiant des coups d'Etat Bonapartistes de 1798 et de 1851, symbôle historique brisé qui en dit long sur le respect qu'à le Petit Nicolas de l'Histoire et de la République.


Après ? Rien d'historique justement... une confirmation de l'effacement définitif du Premier ministre et un Président de la République, qui à la fois fait des pieds et des mains pour qu'on lui accorde une attention et un respect qu'aucun de ses prédécesseurs n'ont recherché et qui prononce un discours à faire douter de ses capacités à enfiler le costume de Président de la République. Le modèle de Sarkozy serait, non les tenants de la famille Bonaparte, mais le Président des Etats-Unis d'Amérique en général et son discours sur l'Etat de l'Union ; cependant outre le fait que POTUS répond à l'invitation du Congrès et ne convoque pas les assemblées comme l'a fait Nicolas le Petit, le discours prononcé hier était très en deçà du pire des plus soporifiques discours sur l'Etat de l'Union.
Et après ? une confirmation encore, celle que les accents de la campagne des présidentielles, où Sarkozy vantait un modèle anglo-saxon libéral et compatible avec une mondialisation du même accabit, ont définitivement cédé face à la réalité et à la crise : aujourd'hui on vante le modéle social républicain, on fustige une mondialisation financière, on dénonce ceux qui autrefois avec Sarkozy donnaient des leçons sur la bonne tenur des comptes publiques auraient provoqué des déficits plus colossaux encore. Bah, Sarkozy n'a pas osé cette fois-ci citer Blum ou Jaurès, mais il faudra sans relâche rappeler à nos concitoyens quelle société le candidat Sarkozy promettait en 2007 et quelle tonalité contradictoire prend aujourd'hui son discours. Rappeler une autre confirmation toujours, celle que son discours d'aujourd'hui et celui qu'il tient au niveau international est en contradiction complète avec l'action menée par son gouvernement. Il est temps que nous réussissions à déciller les yeux des Français, car brosser les gens dans le sens du poil avec bons sentiments et phrases creuses, passe encore, mais les endormir ainsi pour les briser confine au comble de l'imposture et de la malhonnêteté : bouclier fiscal, pouvoir d'achat en berne, franchise médicale, attaques sur l'école publique, fragilisation des services publics et de la fonction publique, privatisation de la poste, etc., la liste est longue et non content de faire des classes populaires et des classes moyennes leurs premières victimes, toutes ces mesures sont inefficaces et contre-productives...

Mais après ? Le discours préparé par Guaino pour le Congrès de Versailles n'avait finalement qu'un objectif - les grandes annonces ayant été passées par pertes et profits -, celui de réduire au silence une opposition fragilisée en adoptant une partie de son discours. Nous ne pouvons donc nous contenter de rappeler ce que je disais plus haut, la contradiction entre les discours d'hier et d'aujourd'hui, la contradiction entre les discours d'aujourd'hui et les actes. Il nous faut le mettre au pied du mur : Sarkozy veut-il emprunter des thématiques et des propositions issues de la gauche ? et bien qu'à cela ne tienne, contrairement à ce que considère le petit monde médiatique, le Parti socialiste et ses partenaires ne manquent pas de propositions ici ou là - c'est le projet global et cohérent, inscrit dans une stratégie de conquête, qui fait défaut -, nous pouvons donc aller sur ce terrain et répondre point par point au discours de Sarkozyet aux phrases creuses qui lui servaient hier de propositions : Nicolas Sarkozy veut redéfinir la distribution des bénéfices pour en faire profiter ceux qui travaillent : chiche ! Le président veut pousser au maximum la taxe carbone ! Chiche ! Il renonce à la discrimination positive par des critères ethniques et parle maintenant de critères sociaux ! Chiche ! Tout cela apparatient au vocabulaire et au code génétique de la gauche, revenons au Parlement et posons notre travail... de deux choses l'une, soit le Gouvernement et Sarkozy ne pourront pas faire autrement que de jouer le jeu et cela risque pour eux de créer des dissensions parmi leurs troupes tout en faisant éventuellement avancer certains dossiers, soit - et c'est sans doute le plus probable - nous pourrons constater une fois de plus avec cette fois-ci une démonstration claire pour l'opinion publique que les pronunciamento sarkozien n'ont aucune portée quand il s'agit de faire autre chose que ce qui est compatible avec le logiciel conservateur et réactionnaire dont le Président de la République est le pur produit.

Nous passerons d'un anti-sarkozisme défensif, inopérant et inaudible jusqu'ici, à une opposition offensive qui s'offre une perspective sérieuse de renverser le petit homme de l'Elysée en 2012. Car ce même travail doit évidemment participer de l'élaboration d'une alternative et doit se faire dans la plus grande coopération possible avec nos partenaires de gauche.

Frédéric Faravel

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 09:14

Municipales annulées : Goussainville bascule à gauche

NOUVELOBS.COM | 22.06.2009 | 09:24

Le socialiste Alain Louis est élu maire de la ville de Goussainville, dans le Val d'Oise, face au maire sortant (UMP) Antoine Casula. Les précédentes élections, entachées d'irrégularités, avaient été annulées par le Conseil d'Etat.

(Reuters)(Reuters)

La ville de Goussainville, dans le Val d'Oise, a basculé à gauche, dimanche 21 juin. Le socialiste Alain Louis a en effet été élu maire après avoir remporté le premier tour des élections municipales à Goussainville (Val-d'Oise) face au maire sortant (UMP) Antoine Casula. Ces élections ont été organisées après l'annulation du scrutin de mars 2008 par le Conseil d'Etat.
Lors de ce premier tour, la liste d'union de la gauche conduite par Alain Louis est arrivée en tête (51,02%) devant celle menée par Antoine Casula (48,98%).
Le scrutin a enregistré un taux d'abstention de 53,46 %.

Battu de 13 voix

Le 16 mars 2008, le maire sortant Antoine Casula avait battu son adversaire socialiste de treize voix.
Après le scrutin, Alain Louis avait déposé un recours. Le 15 mai dernier, le Conseil d'Etat avait annulé les élections municipales, confirmant ainsi la décision du tribunal administratif de Pontoise.
Dans sa décision du 16 octobre, le tribunal administratif avait pointé les irrégularités qui ont entouré la radiation de centaines d'électeurs dans les mois qui ont précédé le scrutin et conclut à "l'existence d'une manoeuvre dans l'établissement des listes électorales qui a eu pour effet d'altérer la sincérité du scrutin".
Durant ces deux dernières semaines, la commune d'environ 30.000 habitants a été administrée par une délégation spéciale installée par le préfet.
Goussainville était dirigée par la droite depuis 2001 lorsque Elisabeth Hermanville (RPR) avait succédé au communiste Michel Toumazet.

Bon gagnant

"En 2006, nous avions perdu de 95 voix en 2006 et de 13 voix en 2008. Ce soir, nous avons tordu le coup au proverbe qui dit 'Jamais deux sans trois'", a déclaré Alain Louis à l'issue du scrutin.
"Notre objectif est de faire de Goussainville une ville plus conviviale, plus dynamique et plus respectueuse de ses habitants et de son cadre de vie", a-t-il ajouté.
"Dans une élection, il y a toujours un gagnant et un perdant. Je respecte le choix des Goussainvillois et je présente mes félicitations à Alain Louis", a affirmé pour sa part Antoine Casula.
L'installation du nouveau conseil municipal doit avoir lieu samedi.

- Résultats du 1er tour du 21 juin 2009 :

Maire sortant : Antoine Casula (UMP)
Nombre de sièges à pourvoir : 39

Inscrits : 14.918
Votants : 6.941
Exprimés : 6.756
Abstentions : 53,46%

Liste Louis (PS, PCF, Verts) 3.447 voix (51,02%) 30
Liste Casula (UMP) 3.309 voix (48,98%) 9


- Rappel des résultats du 2e tour du 16 mars 2008 :
Maire sortant : Antoine Casula (UMP)
Nombre de sièges à pourvoir : 35

Inscrits : 14 967
Votants : 8 527
Exprimés : 8 271
Abstentions : 43,03%

Liste Louis (PS) 4.129 voix (49,92%) 8
Liste Casula (UMP) 4.142 voix (50,08%) 27

- Rappel des résultats du 1er tour du 9 mars 2008 :


Inscrits : 14.967
Votants : 7.749
Exprimés : 7.443
Abstentions : 48,23%

Liste Louis (PS) 2.635 35,40% Ballottage
Liste Sokhona (SE) 1.049 14,09% Ballottage
Liste Credeville (MoDem) 437 5,87%
Liste Casula (UMP) 3.322 44,63% Ballottage

(Nouvelobs.com)

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 07:28

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:15
Guillaume Balas

Cher(e) camarade,

Si je t’écris aujourd’hui, c’est parce qu’il nous faut réfléchir au terrible échec de notre Parti hier. Un légitime découragement peut sans doute exister dans nos cœurs aujourd’hui ; je sais que certains ont beaucoup donné dans la campagne, notamment les plus jeunes ; je sais aussi que certains d’entre vous n’ont jamais pu se sentir réellement partie prenante d’une dynamique inexistante.

Sans « câlinothérapie » excessive ou « méthode Coué » comme seule programme, je voudrai pourtant te dire que dans les résultats mêmes d’hier se trouvent aussi des raisons d’espérer.

Le résultat d’hier est d’abord la traduction française d’une crise de la social-démocratie européenne. L’issue politique donnée pour l’instant à la crise est le renforcement d’une droite muant son discours ultra-libéral en autoritarisme « protecteur ». La social-démocratie est sans alternative à cela, plus encore qu’une question d’orientation, c’est sans doute ses compromissions passées et ses ambiguïtés stratégiques d’aujourd’hui qui la rendent inaudible.

Ce n’est sans doute plus le périmètre pertinent pour penser l’avenir. C’est bien aujourd’hui la gauche européenne toute entière qu’il faut construire en l’unifiant.
C’est la même chose au niveau national. Le vote marque le désintérêt des milieux populaires pour une Europe qui ne semble jamais répondre à leurs aspirations. Pour les électeurs de gauche qui ont voté, ils ont sans doute considéré que le PS était un parti nombriliste, composé d’ « égos » désintéressés du sort réel de la population. Face à cela, les listes qui ont su démontrer une logique de rassemblement ont toutes été gagnantes : l’UMP qui a su unifier son camp, Europe-Ecologie, de Bové à Eva Joly. Que penser d’un Parti qui n’a même pas su agréger le PRG et le MRC…

Un Monde d’Avance a-t-il eu alors tort d’entrer dans la direction du Parti ? Je crois que notre responsabilité dans le congrès l’exigeait mais qu’une autre étape s’impose.

Notre tâche est inscrite dans les résultats : oui une gauche unie peut l’emporter face à Sarkozy ! Voilà ce que doit être notre boussole et il faut agir vite et sans exclusive.

Au sein du PS d’abord, rassemblons ceux qui souhaitent en priorité œuvrer à créer une gauche unie, avant de penser à la sauvegarde d’un appareil à la dérive, portons fort la parole de l’avenir avec tous ceux qui le souhaitent. Toutes les autres questions, notamment de tactique interne, doivent être subordonnées à cet impératif.

Adressons-nous aujourd’hui aux autres forces de gauche, à leurs électeurs, avec modestie et ténacité, nous aurons alors toute notre utilité !
Je sais que Benoît Hamon porte ce projet et même si je lui renouvelle toutes mes amitiés pour son sort injuste d’hier, d’une certaine manière cela peut nous permettre de voir plus loin et plus large, Benoît sera à la pointe de ce combat collectif.

Mais il ne pourra pas le faire seul, nous avons besoin de tous, nous avons besoin de toi.

La tentation du renoncement peut exister, elle est compréhensible mais je t’appelle, je vous appelle au rassemblement, à la discussion et à l’action commune pour ce qui nous dépasse tous : la défense de ceux qui ne pourront pas supporter dans leur vie concrète un deuxième mandat de Sarkozy,

Amitiés,

Guillaume

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:14

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 16:02
Gérard Savat, premier adjoint au Maire de Pantin, était vendredi 12 juin 2009 l'invité du magazine hebdomadaire d'information de TVM Est Parisien, la télévision locale de Montreuil et de l'Est Parisien.
Il a expliqué la position de la Ville de Pantin sur les antennes relais de téléphonie mobile et défendu la démarche engagée par la Ville pour obtenir que les opérateurs de téléphonie acceptent enfin les obligations suivantes :
  • un seuil maximal d'exposition de 0,6 V/m, au lieu des 28 V/m en moyenne, imposés comme limite actuellement ;
  • pas d'antennes relais dans un périmètre de 100 m autour des établissements particuliers (écoles, crèches, maisons de retraite) ;
  • réaffirmation des principes de la loi n°86-1290 sur l'information relative aux travaux dans les immeubles, aux plans de concertation
Vous pouvez visionner l'interview en allant sur ce lien : http://www.tvmestparisien.tv/archivesTV/Ei/juin09/ei_120609e.html

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 07:59
extrait de Puzzle socialiste, blog de la rédaction politique du Monde - http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/

 

aaaaaaaubry1.1244739820.jpgC’est Benoit Hamon qui l’a fait remarquer, mardi devant le conseil national du PS. Les deux formations politiques qui, lors des élections du 7 juin, ont réalisé un score en progression sont celles qui sont « sorties d’elles mêmes ». Les écologistes sont forts parce que Dany a réconcilié les Verts et les environnementalistes. Le PCF sort un peu de son coma grâce à son compagnonnage avec le Parti de gauche. A contrario, le NPA, fermé sur lui-même, n’a pas vraiment réalisé la percée attendue. Sans parler du PS, recroquevillé sur ses bases. L’heure serait donc « au dépassement » du parti socialiste. En additionnant toutes les voix de gauche, on atteint des 39,27%, ce qui n’est pas ridicule surtout lorsque l’on compare ce score à celui du premier tour des présidentielles. D’où l’invitation pressante à créer une « Maison commune de la gauche ». Humour involontaire, Martine Aubry dans son discours devant le conseil national a souligné que le PS lançait cette idée « sans volonté hégémonique ». Avec 16,48% des suffrages exprimés (et 6,4% des inscrits…) pour les socialistes contre 16,28% pour Europe-Ecologie, la précision est superfétatoire….

aaaaaaubry2.1244739846.jpgCet appel insistant adressé aux partenaires de gauche ressemble moins à un SOS qu’à un accès de claustrophie. Enfermé dans son score catastrophique, le PS suffoque et craint l’asphyxie. Les ex-partenaires de la gauche plurielle viendront-ils à son secours ? Pas sûr car la proximité des régionales va aiguiser les appétits, en particulier des Verts. L’autre solution, pour se donner de l’air, serait d’organiser des primaires ouvertes, de préférence avec l’ensemble de la gauche, pour désigner un candidat unique. Cela permettrait d’ouvrir les portes et les fenêtres pour prendre un grand bol d’air démocratique. Mais ce ne sera pas plus aisé face à des partenaires auxquels il faudra promettre un joli lot de circonscriptions pour qu’ils acceptent de participer à une telle opération. Au moins, le coup de Trafalgar du 7 juin aura-t-il fait comprendre aux socialistes qu’ils ne pourront pas se régénérer par leurs propres moyens.

aaaaaaaaubry3.1244739764.jpgMais sont-ils vraiment convaincus de la gravité de la situation et de la nécessité de donner un coup de talon pour remonter à la surface ? « J’aurais préféré que la patronne nous promettre du sang et des larmes. Au lieu de çà, elle nous gratifie d’un discours convenu alors que le moment devait être solennel » regrette un député strauss-kahnien qui lui est pourtant très favorable. Fait révélateur ; dans son discours, Martine Aubry n’a à aucun moment cité le score de son parti. Pudeur ou déni ? Le reste de son intervention, inciterait presque à opter pour la deuxième hypothèse tant son discours se sera inscrit en décalage par rapport à la situation créée par les résultats du 7 juin. En se donnant six mois pour refonder – il n’est plus question de rénover – le PS, la première secrétaire cherche à donner « du temps au temps », selon la formule mitterrandienne. Comme si les socialistes n’en avaient pas assez perdu, du temps, depuis le 21 avril 2002. 
Les ethnologues noteront le réflexe patrimonial de la tribu des dirigeants du PS qui, après avoir pris une gifle monumentale, proposent d’incarner la refondation à travers le culte des Anciens (on a pas dit : des Ancêtres) en mettant sur pied une espèce de conseil des Sages comprenant Ségolène Royal (qui a déjà prévenu que ce serait sans elle), François Hollande, Laurent Fabius et Bertrand Delanoë. Ce qui, au passage, est un peu redondant ; ces stars des années 80 et 90 étaient déjà sur le devant de la scène lors des meetings socialistes de la campagne européenne. Quant à la constitution d’un « groupe de 15 », direction resserrée agissant parallèlement au secrétariat national (déjà fort de 64 membres), elle rappelle le mode de « gouvernance » de François Hollande tant décrié par ses successeurs. 

Jean-Michel Normand

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