Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 07:52

Après un conseil municipal longuement et essentiellement consacré à des désignations de représentants de la commune à divers organismes, la maire Nesrine Menhaouara a refusé sous un prétexte fallacieux et en contradiction avec son propre règlement intérieur de soumettre au vote du conseil le vœu que les conseillers municipaux du groupe "Vivons Bezons" proposaient d'adopter en cette journée symbolique d'ouverture du procès d'Assises sur les attentats contre Charlie Hebdo, la policière municipale de Montrouge et l'Hyper Casher.

Je suis sidéré de ce refus de soumettre ce vœu au vote du conseil municipal en ce jour si particulier. Quels que soient les prétextes de la nouvelle majorité municipale, c’est minable. Les Bezonnais et les citoyens de notre pays jugeront de l’à propos de ce refus...

Voici le texte du vœu qui devrait pourtant rassembler tous les élus attachés à la République et à la Laïcité, quelle que soit leur étiquette politique, et sans qu'on puisse lui opposer des arguties pseudo-réglementaires :

« Ce mercredi 2 septembre s’ouvre le procès des attentats contre Charlie Hebdo, une policière municipale de Montrouge et l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes.
Ce temps de la Justice qui vient enfin est indispensable pour la mémoire, l’histoire, le respect des victimes et pour éclairer autant que possible la préparation et le déroulement de ces assassinats de masse.
C’est le procès d’une barbarie qui n’a rien à voir avec la Foi ou les idées tout avec la volonté d’opprimer et de détruire.
En ce jour symbolique, le Conseil Municipal de Bezons réaffirme solennellement son attachement irréductible à la République – car elle incarne une communauté nationale qui rassemble tous ses citoyens quelles que soient leurs origines ou leurs croyances –, et son attachement irréductible à la liberté d’expression, d’information et d’opinions qui sont les meilleurs remparts de la Démocratie contre tous les fanatismes et obscurantismes. »

Frédéric Faravel
Conseiller municipal Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

A la fin du conseil municipal de Bezons qui se tenait le mercredi 2 septembre 2020, j'ai eu l'honneur de présenter au nom du groupe "Vivons Bezons" un vœu proposant au conseil municipal de marquer le coup solennellement en cette journée si particulière de début du procès des attentats contre Charlie Hebdo, contre une policière municipale de Montrouge et contre l'Hyper Casher et ses clients.

Madame Nessrine Menhaouara, nouvelle maire (PS) de Bezons, a refusé de le soumettre au vote du conseil tirant prétexte fallacieux d'une interprétation erronée du règlement intérieur qu'elle avait fait adopter le 4 juillet 2020. Habituellement un vœu doit pouvoir être examiné avant le conseil par une commission municipale et pour cela être adressé en mairie 5 jours avant le conseil ; or dans ce règlement intérieur, Mme Menhaouara a fait supprimer ("provisoirement" nous a-t-elle assurée) les commissions municipales. Nous n'avions donc plus d'autres choix que de présenter directement ce vœu en conseil municipal, puisqu'aucune commission n'existait plus pour l'examiner au préalable.

J'avais déjà expliqué avec calme mais inquiétude le 4 juillet 2020 que cette incohérence du Règlement intérieur empêcherait l'opposition municipale de proposer des vœux ; la démonstration en a été faite, de triste manière. Mais le pire dans cette affaire c'est que Mme Menhaouara n'a pas eu l'intelligence d'accepter de transiger par rapport à son interprétation erronée du règlement intérieur, pour mettre aux voix un texte avant tout symbolique qui aurait rassemblé tout le conseil dans une expression de solidarité envers les victimes et réaffirmation de nos valeurs républicaines.

Chaque jour se confirme à quel type d'élue nous avons à faire et je suis consterné qu'aucun membre de sa majorité n'ait pensé à avoir un sursaut de dignité dans ce moment (regroupant des élus nominalement membres du PS, d'EELV - ceux-là transfuges opportunistes du PS -, de Génération Ecologie, macronistes ou de la droite dure, il y avait pourtant suffisamment de diversité politique pour qu'on puisse espérer à un moment une réaction). Je veux croire que cette attitude de Mme Menhaouara, et par défaut de son équipe municipale, n'est que l'expression de son sectarisme, de son mépris et parfois de sa haine personnelle envers l'opposition municipale de gauche. Le comble du ridicule a été atteint lorsqu'elle a affirmé sans rire : "Je ne sais même pas sur quoi je me prononce"..
Quand Nesrine Menhaouara refuse de soumettre au vote du conseil municipal un vœu républicain le jour de l'ouverture du procès sur les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher
Partager cet article
Repost0
28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 14:10

Je souhaiterais aujourd'hui dire quelques mots sur la situation municipale de notre ville, alors que la rentrée approche désormais à grand pas.

Les deux premiers conseils municipaux (ceux du 4 et 15 juillet) nous avaient permis de mesurer à quel point Mme Menhaouara et son équipe, rassemblant des opportunistes inscrits au PS et à EELV avec des élus très à droite, n'étaient pas préparés à prendre la direction de la municipalité et en réalité n'en étaient pas capables. Cafouillages, erreurs, manipulations en tout genre ont émaillé ses deux conseils comme nous nous y étions finalement attendus. Certains ont peut-être été surpris, ce n'est pas mon cas (car je ne connais un peu politiquement le spécimen qui occupe aujourd'hui le mandat de maire), mais pour camoufler toutes ses insuffisances nous avons été confrontés dès ces conseils et cela s'est vérifié par la suite à un comportement autoritaire et sectaire de Mme Menhaouara : alors qu'elle avait fait campagne sur un renforcement de la démocratie locale – ce qui ne mange pas de pain quand on sait que son programme était vide (ses véritables promesses clientélistes ne pouvant être rédigées noir sur blanc dans un programme public) – elle a rejeté systématiquement toutes les demandes légitimes d'associer plus largement les sensibilités du conseil municipal pour un certain nombre de commissions et de représentations. Sous prétexte de rédiger plus tard un « véritable » règlement intérieur du conseil municipal, elle a supprimé les commissions municipales qui permettent aux conseillers municipaux de prendre connaissances des dossiers et de travailler avant que les délibérations ne soient soumises au conseil municipal. Voilà un comportement dangereux pour une équipe qui – outre être la compilation d'ambitions strictement personnelles et d'intérêts particuliers – n'a été élue qu'avec 106 voix d'avance, pour 35 % de participation – les opposition représentant deux fois plus d'électeurs bezonnais que la nouvelle majorité.

Durant l'été, alors que Mme Menhaouara avait prétexté sans rire son appartenance au PS pour indiquer qu'elle n'était pas un soutien des gouvernements Macron, elle et ses adjoints ont mis en scène la visite de deux ministres macronistes pour leur permettre d'illustrer largement leur propagande et leurs mensonges, qui font fi tout à la fois de la solidarité et de la santé des Français.

Alors que nous faisions publiquement remarquer que les règles de précautions sanitaires que Dominique Lesparre et son équipe avaient établies dès la réouverture du marché n’étaient pas respectées, il a fallu attendre encore 10 jours pour que Mme Menhaouara réagisse enfin pour publier un « arrêté municipal » obligeant au port du masque au marché municipal « Le Temps des Cerises », arrêté inutile puisque celui signé par Dominique Lesparre quelques mois plus tôt, et qu'elle ne faisait pas appliquer, était toujours en vigueur.

On doute encore de son sens des priorités : alors que mardi 1er septembre 2020 les élèves des écoles maternelles et élémentaires vont reprendre le chemin des classes, la nouvelle municipalité n'a toujours pas communiqué quoi que ce soit à ce sujet aux parents d'élèves et à leurs associations et fédérations - ne parlons mêmes pas des élus.

C'est sans doute la principale raison pour laquelle la nouvelle municipalité a refusé – alors que les arguments sur les difficultés pratiques pour envoyer notre tribune (publiée plus bas) étaient parfaitement légitimes – la publication de la tribune du groupe municipal « Vivons Bezons » dans le mensuel Bezons Infos de septembre 2020.

Mme Menhaouara s'est également permise en contradiction avec son propre règlement intérieur de ne pas réunir la conférence des présidents avant le conseil municipal. Les élus d'opposition ne disposent toujours pas des moyens qui leurs sont dévolus pour exercer leurs mandats, et il a fallu hausser le ton pour obtenir une convocation et un dossier complet autrement que sous format informatique (inaccessibles sans bénéficier des moyens attendus par les élus municipaux) pour préparer le conseil municipal du 2 septembre.

Mme Menhaouara semble donc plus préoccupée depuis le soir du 28 juin par des priorités qui ne regardent qu'elle : donner libre cours à sa haine à l'égard de l'ancien maire dont elle était adjointe et qu'elle avait décidé dès 2014 de trahir ; régler ses comptes avec toutes celles et ceux qui ont tenté de l'empêcher de nuire pendant les 12 années où elle était une adjointe n'assumant pas son mandat (mais profitant des indemnités du mandat) ; mettre en scène sa seule personne et profiter pour sa satisfaction égotique et son pantouflage futur des relations qu'elle obtiendra comme Maire. Les intérêts des Bezonnais, l'avenir de la commune n'ont malheureusement que peu de poids face aux intérêts personnels et à la logique clientéliste de la nouvelle maire.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

Bezons : un été municipal inquiétant, une rentrée qui le confirme
Bezons : un été municipal inquiétant, une rentrée qui le confirmeBezons : un été municipal inquiétant, une rentrée qui le confirme

[#BezonsInfos]
Voici la tribune que la nouvelle municipalité a refusé de publier dans le Bezons Infos de la rentrée bien que nous ayons expliqué avoir rencontré un problème technique indépendant de notre volonté. ⤵️

« C'est la fin des vacances Covid-19. Chacun s'est diverti comme il a pu malgré le contexte.
123 soleil que nous avons instauré depuis plusieurs années a permis aux Bezonnais.e.s de se changer les idées.
La nouvelle municipalité a tardé à faire respecter les mesures sanitaires nécessaires que nous avions prises, elle avait d'autres préoccupations certainement...
De même, nous n’avons rien vu non plus du côté de la rentrée scolaire.
Les responsabilités municipales sont nombreuses et ne peuvent être assumées sans préparation et priorisation !
RDV sur notre page Facebook https://www.facebook.com/vivonsbezons/ pour la suite de nos réflexions.
Les élus de Vivons Bezons »

#écoles #rentrée #santé #priorités

Partager cet article
Repost0
3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 14:26

Désignation des représentants du conseil municipal au PLIE et à la Mission Locale

Lors du conseil municipal du mercredi 15 juillet 2020, au nom du groupe "Vivons Bezons", Nadia Aouchiche a présenté sa candidature comme titulaire et celle de Catherine Pinard comme suppléante au Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi (PLIE) d'Argenteuil-Bezons. Cette proposition a été renouvelée de manière comparable pour la Mission Locale. Ce sont des outils essentiels pour lutter contre le chômage et pour l'insertion professionnelle des jeunes ; au regard de la situation économique, ces deux instances mériteraient que l'ensemble du conseil municipal de Bezons soit associé (pour rappel la "majorité municipale" ne représente que la moitié des suffrages exprimés recueillis par les trois groupes d'opposition).

Comme nous nous y attendions, Mme Menhaouara a opposé dans les deux cas une fin de non recevoir à notre proposition.

Dominique Lesparre est également intervenu pour indiquer que la manière dont la Mission Locale Argenteuil-Bezons répondait aux besoins et aux attentes des jeunes bezonnais était très insatisfaisante (le manque d'implication des précédents représentants de la commune au sein du conseil d'administration de la Mission Locale n'y est sans doute pas étranger ; ces personnes ne figuraient pas sur la liste conduite par Dominique Lesparre) et qu'il convenait d'y remédier.

 

Débat d'orientation budgétaire (suite)

Après l'intervention liminaire de Frédéric Faravel sur le rapport d'orientation budgétaire présenté par la nouvelle municipalité, Arnaud Gibert est intervenu pour corriger les importantes approximations de Mme Menhaouara et de son équipe.

Il a tenu notamment à rappeler que les services municipaux avaient bien fait leur travail concernant la gestion des finances municipales, que des mesures de contrôle existaient évidemment ce qui est normal pour une collectivité territoriale ayant un budget de 75 millions d'euros, et que la Chambre Régionale des Comptes avait récemment rendu un rapport indiquant la bonne gestion des finances communales. Il a indiqué que le Plan Local d'Urbanisme (PLU) devait être régulièrement révisé, car l'urbanisme était une "matière vivante". Ainsi le développement des espaces végétalisés est intimement lié à l'urbanisme. C'est le sens de l'action que nous avions menée avec le Cœur de Ville qui a obtenu le Label écoquartier. Ce label avait été accordé par le Ministère de l'écologie qui n'est en rien une obscure petite association comme Mme Menhaouara le sous-entendait mensongèrement. Enfin, puisque la nouvelle municipalité indique vouloir suspendre le projet de nouveau stade sur les berges de Seine pour le relocaliser, Arnaud Gibert a précisé qu'un tel projet impliquait obligatoirement la mobilisation d'un hectare, une surface qu'on ne trouve pas ailleurs à Bezons. Les berges de Seine étant par ailleurs protégées, il est faux d'indiquer que l'on aurait pu les bétonniser.

Florelle Prio est ensuite intervenue pour rappeler qu'en 2016 la Ville de Bezons avait hérité de 20 millions d'euros de dettes consécutives à la dissolution de la Communauté d'Agglomération d'Argenteuil-Bezons, qui n'était pas souhaitée et pas du fait de la municipalité dirigée par Dominique Lesparre. Après cela l'équipe de Dominique Lesparre a eu à cœur de réduire avec succès le niveau d'endettement (comme précédemment signalé par Frédéric Faravel). Elle a rappelé enfin que tous les indicateurs établissaient que la dette communale était sécurisée.

En fin de débat, Frédéric Faravel est revenu sur les conditions d'organisation du débat d'orientation budgétaire et son manque évident de sérieux. Il apparaît que la nouvelle majorité n'a pas préparé ses dossiers, alors qu'elle pouvait se donner le temps jusqu'au 31 juillet 2020 de présenter un dossier qui n'était pas qu'une simple compilation de donnés techniques, pour une part non actualisées, et sans aucune orientation politique solide. Quand bien même depuis le 28 juin au soir, Mme Menhaouara avait largement le temps de préparer ses dossiers ; on l'a vu se mobiliser pour d'autres sujets qui lui ont sans doute paru plus prioritaire (notamment certaines à caractère vexatoire) : il faut croire que les orientations budgétaires et le budget lui-même ne l'étaient pas.

Dernières interventions (RI, indemnités, prime COVID, création du groupe "Vivons Bezons")

C'est autour d'une heure du matin (donc le jeudi 16 juillet) que Frédéric Faravel et Arnaud Gibert sont intervenus pour les dernières prises de parole du conseil municipal du groupe "Vivons Bezons" :

- le projet de règlement intérieur "provisoire" soumis au conseil par Mme Menhaouara qui ne respecte pas les cadres ;

- un vote sur les indemnités de la nouvelle maire, de ces adjoint(e)s et des conseillers délégués, qui ont été présenté de manière à faire croire que l'indemnité de Maire baissait alors que ce n'est pas le cas ;

- une demande de correction des annonces sur le budget global pour la prime COVID des agents municipaux, pour lequel Mme Menhaouara s'était (encore) trompée dans les chiffres ;

- et enfin l'annonce de la création du groupe municipal "Vivons Bezons" composé par Dominique Lesparre, Florelle Prio, Frédéric Faravel, Nadia Aouchiche, Arnaud Gibert et Catherine Pinard...

intervention sur le règlement intérieur du conseil municipal de Bezons, dans la nuit mercredi 15 au jeudi 16 juillet 2020 (minuit et demi passé)

intervention sur le règlement intérieur du conseil municipal de Bezons, dans la nuit mercredi 15 au jeudi 16 juillet 2020 (minuit et demi passé)

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 09:41

Depuis lundi 20 juillet, les masques sont devenus obligatoires dans tous les lieux clos, comme ils l'étaient dans les transports en commun. Après des mois de cafouillage, après avoir expliqué que les masques ne servaient à rien, après avoir laissé les initiatives citoyennes et les communes (comme la municipalité dirigée par Dominique Lesparre) assumer à sa place la protection des habitants contre l'épidémie par la fabrication et/ou la distribution de masques gratuits à toute la population, nous ne pouvons que nous réjouir que le gouvernement aient enfin pris des mesures de bon sens pour réduire la circulation du virus et ainsi empêcher un nouveau confinement qui serait fatal à l'économie du pays et catastrophique pour la vie quotidienne de nos concitoyens.

OR, À PARTIR DU MOMENT OÙ LES MASQUES DEVIENNENT OBLIGATOIRES DANS DE NOMBREUX LIEUX DE LA VIE QUOTIDIENNE ET COLLECTIVE, IL EST NÉCESSAIRE, INDISPENSABLE, QUE CEUX-CI SOIENT ACCESSIBLES À TOUTES ET TOUS ET DONC GRATUITS.

Le gouvernement refuse aujourd'hui de répondre positivement à cette exigence de bon sens. Comme il avait refusé précédemment d'encadrer les prix des masques pour « ne pas décourager l'innovation » – en plein confinement le gouvernement souhaitait d'abord protéger la capacité de la grande distribution à faire des profits.

L'annonce par le ministre de la santé, mercredi soir après avoir été fortement secoué par les parlementaires de gauche à l'Assemblée nationale et au Sénat, de l'envoi de 40 millions de masques aux personnes les plus modestes est évidemment une bonne nouvelle, mais c'est un pis-aller. Même Florent Guéguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (qui rassemble près de 900 associations), qui ne réclame pas la gratuité, juge que « le périmètre de distribution » est « un peu étriqué » : « Des travailleurs pauvres, des familles modestes qui ont pu avoir des surcoûts liés à la crise et une baisse de pouvoir d'achat ne seront pas éligibles », tout comme « les familles qui sont au Smic et pour lesquelles le coût des masques coûte entre 100 et 200 euros » par mois. Devant les sénateurs, le ministre de la santé s'est livré d'ailleurs à un calcul du coût pour une famille moyenne qui n'avait aucun rapport avec la réalité.

DANS CES CONDITIONS, L'ANNONCE DE LA VISITE IMPROMPTUE DE LA MINISTRE DU LOGEMENT AUJOURD'HUI À BEZONS À MIDI POUR DISTRIBUER DES MASQUES DANS LES LOCAUX DE L'ASSOCIATION AURORE NOUS APPARAÎT COMME UNE OPÉRATION DE COMMUNICATION PARTICULIÈREMENT INDÉCENTE. NOUS DÉNONÇONS ÉGALEMENT QUE Mme MENHAOUARA SE PRÊTE AUSSI COMPLAISAMMENT À UNE TELLE MANIPULATION AU SERVICE DE LA PROPAGANDE GOUVERNEMENTALE.

C'est d'autant plus caricatural que le parti socialiste auquel adhère nominalement Mme Menhaouara réclame de manière répétée avec toute la gauche parlementaire la gratuité des masques. Mais nous savons que la cohérence et les convictions sincères n'ont jamais caractérisé la nouvelle maire de Bezons.

Les Bezonnais.e.s n'ont pas voté pour avoir à la tête de la municipalité un relais servile et caché de la propagande macroniste. C'est d'autant plus malsain ici qu'il s'agit de la santé des habitants et des plus modestes d'entre eux.

Nous continuerons donc à exiger de l'État et de la nouvelle municipalité que les masques désormais obligatoires dans tous les espaces collectifs clos soient gratuits et distribués à nos concitoyens. Il existe suffisamment de stocks dans les entreprises françaises qui ont décidé de produire dès mars des masques pour que l'État en achète massivement – une dépense dont le coût sera toujours inférieur aux conséquences d'une éventuelle deuxième vague. Ces masques doivent être considérés comme des "biens de santé" qui sont pour la plupart pris en charge par la solidarité dans notre pays.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
Liste "Vivons Bezons"

infographie publiée par Le Parisien, rappelant le coût mensuel pour une famille confrontée au port obligatoire du masque dans les espaces publics clos.

infographie publiée par Le Parisien, rappelant le coût mensuel pour une famille confrontée au port obligatoire du masque dans les espaces publics clos.

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 10:54

Je souhaite intervenir dans le débat d'orientations budgétaires. En effet, le document – qui nous a été remis avec la convocation du conseil municipal – est une somme d'informations de nature purement technique qui ne sont pas remises en perspective – et rien dans votre intervention n'est venu corriger cela – et par ailleurs lors d'un débat d'orientations budgétaires on aurait pu imaginer que celui-ci vous donne l'occasion de combler les lacunes du rapport remis. Il n'en fut rien.

La seule retouche qui semble avoir été faite à ce rapport purement administratif pour le reste, c'est lorsque vous avez inséré en page 3 une affirmation, qui n'est démontrée par aucune étude sérieuse – au contraire –, selon laquelle la population de commune devrait très fortement augmenter du fait des décisions prises avant le 28 juin dernier. Je comprends parfaitement que vous vous soyez sentie obligée d'intégrer dans le rapport cette fausse information que vous avez répétée durant toute la campagne électorale, mais le fait de l'y inscrire n'en fait pas plus qu'avant une vérité démographique, statistique ou urbaine.

Par contre, sur l'analyse des effets de la situation économique et sociale sur notre ville et les Bezonnais, votre document (et vous-même) reste particulièrement lapidaire.

En effet, faire un copier-coller des synthèses de l'INSEE est peut-être à la fois un peu court et biaisé – si l'expertise statistique de cette agence est évidente, on a vu par contre plusieurs fois ces synthèses dire le contraire des chiffres pour coller aux discours du gouvernement en place (quelle que soit sa couleur politique au demeurant). Retrouver ainsi comme référence de la reprise de l'activité la hausse des transactions des cartes bancaires après le 11 mai est aberrant, car cela ne dit évidemment rien de l'activité économique réelle du pays. Par contre on a compté une augmentation des défaillances d'entreprises de 23% début mai, et l'Office Français des Conjonctures Economiques prévoit une hausse des cessations de paiement des entreprises de plus de 80% d'ici la fin de l'année. Ces faillites, parce que c'est bien de cela dont il s'agit, risquent malheureusement de se répéter dans la durée, puisque les dispositifs existants pour soutenir les PME et TPE – je pense notamment à la garantie d'emprunt de l'Etat – vont exposer celles-ci au mur de la dette et donc à la liquidation probable, sans qu'il ne soit aujourd'hui proposé de solution pour l'éviter. Il ne s'agit pas ici de critiquer le fait que le gouvernement ait paré au plus pressé face au confinement, mais de dire que rien n'a été pensé à moyen terme pour la sortie de crise... et je n'ai rien entendu qui permette de penser le contraire dans la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre. À ce propos, vous n'avez pas du écouter ou vous informer sur le contenu de cette déclaration, ni sur l'interview complaisante offerte au Président de la République, car l'un comme l'autre ont annoncé le report probable de l'extension de l'exonération de Taxe d'habitation, or dans votre intervention cela n'apparaît même pas.

Cette situation économique a plusieurs effets très concrets pour les communes, notamment la nôtre, et leurs habitants :

  1. La hausse du chômage... un document d'introduction au Débat d'orientation budgétaire ne devrait pas se contenter (comme c'est le cas ici) de constater son augmentation au mois d'avril mais indiquer que la ville va être confrontée à une plus que probable et durable augmentation des demandeurs d'emplois... et surtout qu'elle s'y prépare concrètement dans le budget qui nous sera soumis.

  2. Il faudrait également citer les effets en termes de baisse des revenus de la situation de chômage partiel auxquels sont confrontés depuis plusieurs mois et pour plusieurs mois encore de nombreux foyers de la commune. Je comprends que vous n'ayez pas les détails de ces chiffres, mais l'intelligence aurait été d'intégrer cette réflexion dans le DOB.

  3. En conséquence de ces deux derniers éléments, la demande sociale va s'accroître fortement – elle s'est déjà accrue – dans la commune. Nul ne peut imaginer que cela ne pèsera pas sur les finances communales et je ne comprendrai pas que le budget qui nous est soumis ne tienne pas compte de la nécessité de prévoir une augmentation des dépenses de solidarité... Mais on se souvient que ce sujet était absent de votre discours du 4 juillet.

  4. Enfin, l'activité économique a eu un effet de perte de recettes pour les collectivités territoriales. Votre document se cantonne à citer une des mesures contenues dans le troisième projet de loi de finances rectificative (dont l'examen reprendra demain après-midi au Sénat) : le soutien de l'Etat aux collectivités territoriales à hauteur de 4,5 milliards d'euros. On aurait attendu d'une municipalité de gauche qu'elle souligne que les collectivités ont perdu déjà 7,5 milliards d'euros et que l'effort attendu du gouvernement n'est pas au rendez-vous. On attendait là-dessus une prise de position politique pour exiger avec d'autres que l'Etat, qui déverse des milliards sans conditions sur des grandes entreprises qui licencient malgré tout, fasse le job pour les collectivités territoriales qui sont en première ligne. Mais votre municipalité n'est pas de gauche, et vous comptez dans votre majorité tant de soutiens de la politique gouvernementale que cela signe votre double discours.

Pour le reste du document, cela reprend les éléments que nous retrouverons par ailleurs dans le compte administratif et le compte de gestion : la Ville de Bezons a été bien gérée par Dominique Lesparre et son équipe – enfin ceux qui dans son équipe ont assumé réellement leurs responsabilités jusqu'au bot, à la différence de certains ici sur les bancs de la majorité. Elle a été bien gérée avec le souci de la solidarité et du service public. Elle a été bien gérée aussi grâce à la stratégie urbaine mise en œuvre et que vous avez reniée après l'avoir votée. Elle a été bien gérée aussi en permettant une nette augmentation de nos capacités d'autofinancement et je note que l'augmentation de la dette – que vous avez voulu souligner – suit une baisse opérée justement pour récupérer des capacités d'endettement et conduire des projets.

Je conclue en indiquant que nous devons voter sur les orientations budgétaires – pas seulement en prendre acte – le rapport pouvant prendre en compte plusieurs modifications apportées pendant le débat. Je crois en avoir suggéré plusieurs.

J'avoue qu'à la lecture du rapport que vous nous avez remis se dégage l'impression que vous n'avez pas préparé ce dossier. Un dernier exemple : vous parliez dans votre intervention de construire le parking à Roger-Masson, qui est déjà réalisé.

Je vous remercie.

Frédéric Faravel

Intervention dans le Débat d'orientations budgétaires du conseil municipal de Bezons - mercredi 15 juillet 2020
Partager cet article
Repost0
14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 07:27

Voici venu le temps de notre Fête Nationale.

Le 14-Juillet est une journée commémorative pareille à aucune autre : elle célèbre l'irruption du Peuple français dans l'histoire, face à l'absolutisme et aux privilèges d'une caste, en se donnant les moyens d'abattre un des symboles de l'arbitraire ; elle célèbre également l'unité et la fraternité du pays par-delà sa diversité et son histoire tumultueuse. Le 14-Juillet sera toujours la conjugaison de la prise de la Bastille et de la fête de la fédération un an plus tard.

La légende veut que la première – précédée par la montée de la colère du peuple de Paris dans les jours précédant – fut lancée par Camille Desmoulins « Citoyens, peut-on vous braver plus insolemment ? Après ce coup, ils vont tout oser, et, pour cette nuit, ils méditent, ils disposent peut-être une Saint-Barthélémy pour les patriotes. Aux armes ! Aux armes ! Prenons tous des cocardes vertes, couleur de l'espérance. » La France est un peuple de Rebelles, mais un peuple de rebelles qui s'unissent pour lancer au monde un message de Liberté, d'Égalité et de Fraternité, un peuple de rebelles qui accueillent toutes celles et tous ceux qui partagent leurs espérances.

La Fête Nationale célèbre donc ces journées qui annoncèrent l'unité de la Nation, sa transfiguration dans une République universelle et l'affirmation que le Peuple doit désormais être souverain et qu'il ne laissera plus personne le dépouiller de cette dignité humaine.

Soyons à la hauteur de ce message : soyons libres et rebelles contre les faux souverains, retrouvons ensemble le chemin de l'Égalité, soyons unis dans une Nation fraternelle...

Frédéric Faravel

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 14:30

Dans le Val-d'Oise, on connaît bien Mme Jacqueline Eustache-Brinio, ancienne maire de Saint-Gratien (2001-2017) et sénatrice du Val-d'Oise (membre du groupe Les Républicains) depuis 2017. On connaît bien ses sorties réactionnaires et racistes. On sait à quel point elle peut être détestable non seulement en paroles mais aussi en actes, car comme maire de Saint-Gratien elle a pris des décisions concrètement racistes (comme lorsqu'elle souhaitait refuser la restauration scolaire aux enfants Rroms).

Au Sénat aussi on a déjà entendu Mme la Sénatrice faire en séance, lors de propositions de loi, faire des sorties plus ou moins explicitement racistes ou tout du moins excluantes, assignant de fait à une communauté ethnique ou religieuse supposée des personnes ou des groupes de personnes du seul fait de leur origine ou de l'origine de leurs ascendants.

Mme Eustache-Brinio a donc un lourd passif, et il ne faut pas en être dupe.

Mais justement lorsqu'hier, mercredi 8 juillet 2020, elle interpelle en choisissant ses mots, visiblement cornaquée par son groupe qui a dû tenir la plume pour éviter ses habituels et précédents débordements, le nouveau ministre de l'intérieur Gérald Darmanin sur le phénomène croissant (mais non général et surtout circonscrit géographiquement - ça c'est moi qui le dit) de l'emprise islamiste et de la volonté de l'islam politique d'enfermer certains de nos concitoyens dans une tutelle politico-confessionnelle qu'ils n'ont pas choisi, le ministre sous-entend qu'elle amalgamait musulmans et islam politique, qu'elle confondait laïcité et lutte contre l'islam, ce que précisément dans cette intervention elle n'a pas fait.

C'est selon moi une grave faute politique car Mme Eustache-Brinio savait parfaitement ce qu'elle faisait : le choix d'une intervention extrêmement bien calculée et non caricaturale (contrairement à ce que dirent les élus de gauche et LREM que j'ai vus réagir ensuite sur les plateaux TV pour tenter d'évacuer la question et ne pas répondre aux questions des journalistes) le jour où le nouveau gouvernement était reçu pour ses premières questions d'actualité au Sénat l'assurait d'être vue et écoutée par plusieurs centaines de milliers de Français (si, si) qui n'ont pas le recul que les valdoisiens ou les habitués du Sénat peuvent avoir sur ce personnage. Aussi de la part d'un ministre, quel qu'il soit mais particulièrement de l'intérieur, faire semblant de ne pas comprendre et répondre à côté de la question donnera aux téléspectateurs l'impression qu'il (et au-delà de lui l'Etat) les prends pour des cons. Mme Eustache-Brinio aura gagné de l'audience et pourra maintenant plus aisément diffuser de véritables assertions racistes et complotistes...

Frédéric Faravel

Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, et Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice réactionnaire du Val-d'Oise, jouent au chat et à la souris : la République, la laïcité et les Français.e.s grands perdants

Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, et Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice réactionnaire du Val-d'Oise, jouent au chat et à la souris : la République, la laïcité et les Français.e.s grands perdants

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 08:10

J'ai rédigé pour la Gauche Républicaine & Socialiste un décryptage rapide de la feuille de route irresponsable que le Prince Président a donné à son nouveau gouvernement. J'ajouterai par ailleurs que je ne vois pas dans quel calendrier parlementaire cette volonté de passage en force pourrait s'insérer, sauf à de nouveau violer tous les cadres.

Frédéric Faravel

Soldes d'été sur les retraites

Si le gouvernement fraîchement nommé ne pourra pas faire sa déclaration de politique générale devant le Parlement avant les 15 et 16 juillet pour cause de caprice présidentiel autour du 14 juillet, qu’importe ! Nous connaissons déjà les grandes lignes de ce que prononcera la poupée du ventriloque élyséen. La feuille de route fixée par le Président de la République marque le retour de la réforme des retraites. « Il n’y aura pas d’abandon » a-t-il précisé dans la presse régionale. Le premier ministre s’exécutant a affirmé vouloir régler ce dossier à court terme.

Cette réforme avait pourtant été suspendue parce qu’elle n’apparaissait plus prioritaire, parce qu’elle divisait en réalité gravement le pays, alors que le Président de la République prétendait désirer la concorde nationale face à La crise pandémique. Ces appels à l’unité nationale se fracassent sur la reprise de ce projet, repoussé par une large majorité de nos concitoyens.

Le premier ministre prétend rouvrir le dialogue mais en réalité, sur commande, Il souffle sur les braises de la division. Et de quel dialogue s’agirait-il ? Tous les syndicats de salariés, et le MEDEF lui-même, sont opposés à La relance de cette réforme irresponsable et injuste. On voit cependant bel et bien où le locataire de Matignon souhaite les emmener. Il cherche à faire renaître la division syndicale en « séparant » les supposés « réformistes » des prétendus « contestataires » : il tentera de vendre le maintien de la retraite par points prétendant évacuer les questions paramétriques qui fâchent les cédétistes (âge pivot, durée de cotisation). Pour Macron il s’agit de cranter une victoire idéologique : ce dogme libéral selon lequel, travailler plus durant sa vie comme durant la semaine, c’est la seule voie pour l’équilibre financier. Pour rappel, si leur supposé système universel avait été mis en place, les retraites auraient baissé de 10 à 15% pendant la crise sanitaire.

C’est un marché de dupe car l’exécutif panique devant les conséquences financières de la crise économique sur toute la sécurité sociale. Céder sur la retraite par points ne nous protégera pas du retour prochain des mesures paramétriques des libéraux et des conservateurs s’ils restent au pouvoir. C’était d’ailleurs l’essentiel de l’argument du Premier ministre devant le sénat lors des questions d’actualité au gouvernement ce mercredi 8 juillet : on notera que comme son prédécesseur il s’intéresse avant tout à trouver des expédients austéritaires pour parer au plus pressé.

Les sommes considérables dégagées pour venir en aide aux entreprises montrent que ces richesses sont là, et peuvent satisfaire l’intérêt général. La fuite en avant de l’exécutif concernant le financement de la sécurité sociale n’en est que plus criante : les budgets rectificatifs de crise votés ou en cours d’examen font porter à la sécurité sociale l’essentiel de l’effort réel sans que l’État ne respecte plus son obligation de compensation financière. De même il refuse depuis le début de la crise (avec le soutien de LR ici) un budget rectificatif de la sécurité sociale car il aurait au moins l’avantage de démontrer à quel Point le gouvernement creuse artificiellement les déficits des différentes branches de la sécu.

Le conte pour enfants du supposé « Gaullisme social » de Jean Castex ne tient pas une seconde quand on le voit au service de la déferlante libérale portée par M. Macron. Cette déferlante pourrait bien créer une explosion supplémentaire dont notre société ne peut se payer le luxe : en cela – alors que le débat public avait largement démontrer qu’en termes de principes, de financements et de calendrier des alternatives multiples existaient face au projet présidentiel – l’entêtement de l’exécutif est véritablement irresponsable.

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 08:29

Vous trouverez ici mon intervention lors du conseil municipal d’installation le samedi 4 juillet 2020 un peu après 12h30. Ce conseil municipal a été particulièrement pénible, non parce qu'il matérialisait notre défaite électorale pour seulement 106 voix d'écart (ce qui en soi est bien cruel mais qu'il faut accepter sans rien renier de ce que l'on défend), mais parce que la nouvelle majorité institutionnelle de ce conseil municipal a démontré tout au long de la séance son impréparation et son incompétence, indigne d'une équipe aspirant à diriger une collectivité, indigne d'une équipe qui compte en son sein des adjoints au maire qui ont siégé avec ce mandat parfois 12 ans. Cela rappelle à quel point ils ont été fantomatiques pendant les mandats 2008-2014 et 2014-2020, ne prenant aucune initiative et n'assumant aucune des responsabilités qui leur avaient été confiées. La soif du pouvoir seule les anime. Je vous avoue être très inquiet pour l'avenir de Bezons si la Ville devait rester réellement pendant 6 ans entre leurs mains. Nous serons là avec les élus de gauche, avec l'opposition pour défendre les Bezonnais.e.s contre les actes de cette majorité opportuniste, sans aucune conviction puisqu'elle mélange des élus prétendant avoir l'étiquette PS et EELV, avec d'autres issus d'une liste au premier tour mêlant LREM à la droite dure. C'est donc une majorité de droite qui siège à Bezons et je sais que ce n'était pas là la volonté des Bezonnais.e.s.

Frédéric Faravel
conseiller municipal Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
Liste "Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons"

« J’ai souhaité intervenir sur la Charte de l’élu local. J’y lis effectivement quelques mots significatifs comme impartialité, dignité, probité et intégrité, ou encore la poursuite du seul intérêt général. Nul n’est parfait bien sûr, mais je pense qu’avec un tout petit peu d’efforts mes camarades et moi-même devrions pouvoir nous y conformer. Je crains – aux vues de ce qui s’est passé pendant la campagne, le jour du second tour, et après – que ce ne soit pas si évident pour tous dans la salle.

Avec les conditions de l’installation de ce matin que vous avez imposées au forceps, vous avez voulu nous faire vivre aujourd’hui comme une sorte de couronnement, un début de règne. N’oubliez pas cependant que nous sommes dans une République une et indivisible. La presse a révélé pendant la campagne combien ce concept vous était étranger.

J’appelle tous les élus ici présents à faire preuve d’humilité – et ce conseil vous est adressé en premier lieu : avec 34,5% de participation, nous avons malheureusement comme partout en France été tous mal élus. Nous nous efforcerons à notre niveau de travailler à réduire cette dépression civique.

L’humilité devrait s’imposer d’autant plus à vous Mme Menhaouara : grâce à ce mode de scrutin, vous êtes sur les bancs de la majorité et nous sommes l’opposition. N’oubliez jamais que l’opposition – dont les projets ne pouvaient s’accorder (nous n’avons pas par exemple la même conception que M. Roullier de la justice sociale que vous avez oubliée dans votre discours) car nous avons plus de convictions et de scrupules que vous n’en aurez jamais – les bancs de l’opposition donc représentent deux fois plus de suffrages exprimés que vous n’en avez recueillis. À notre place, nous défendrons tous les Bezonnais car je sais que vous n’êtes pas là pour servir.

Ceci étant dit, nous prenons acte avec plaisir de cette Charte de l’élu local ! »

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 15:40

J'ai rédigé pour la Gauche Républicaine et Socialiste cette analyse des élections municipales. Je la publie également ici.

Bonne lecture,
Frédéric Faravel

Municipales 2020 (en France) : au-delà de plusieurs symboles réjouissants, les défis restent immenses

Au soir du second tour des élections municipales, et le lendemain encore, nombreux sont ceux à gauche qui crient victoire. Il n'est pas question de leur reprocher, il est légitime que des candidats et des militants se réjouissent de leurs résultats après une campagne qui n'a ressemblé à aucune autre. Les militants de la Gauche Républicaine & Socialiste se réjouissent tout autant lorsqu'ils ont participé à la victoire des forces de gauche là où elle a eu lieu. Nous tentons de consoler aussi d'autres camarades, amis et sympathisants qui ont connu la défaite, parfois attendue, toujours amère et souvent injuste.

Une fois dit ou écrit cela, il faut cependant prendre garde à ne pas tomber dans le triomphalisme en tirant des conclusions erronnées du scrutin qui vient de s'achever. Rien ne serait pire pour la gauche de répéter la même erreur interprétative que celle de mars 2001, où dans un accès de cécité volontaire, la conquête de Paris et de Lyon avait permis de masquer des résultats plus mauvais que ce que la presse et les partis avaient alors présenté. Le fait qu'un certain nombre de grandes villes basculent vers des listes rassemblant la gauche et les écologistes (Lyon, Bordeaux, Tours, Montpellier, Nancy, Annecy, Corbeille-Essonnes, Périgueux, Bourges, etc.), que certaines d'entre elles soient conservées par ce type de liste ou des rassemblements plus classiques (Grenoble, Lille) ou qu'ils évitent des basculements vers LREM (Strasbourg) [le cas de Marseille est plus complexe en attente d'un troisième tour] – c'est une excellente nouvelle – ne doit pas nous faire oublier qu'en réalité le ratio droite/gauche n'a pas réellement bougé : en 2014 il ne restait plus que 84 villes de plus de 30 000 habitants à gauche ; en 2020, elles sont 86, le bilan des gains et des pertes par la gauche et les écologistes est donc mitigé et il le reste si l'on regarder toutes les strates de population (sauf pour les villes de plus de 100 000 habitants). Le rejet du parti présidentiel semble cependant acté un peu partout – sauf exception – ce qui n'empêchera pas l'exécutif de continuer, après ce désaveu, à user sans vergogne de tous les moyens institutionnels dont il dispose

Le premier enseignement de ce scrutin, avant toute autre chose, c'est l'effondrement de la participation, alors que les élections municipales étaient réputées pour être plus fréquentées que les autres il n'y a pas si longtemps...

La crise pandémique, qui semble désormais relativement maîtrisée dans notre pays, n'explique pas pour l'essentiel cette chute brutale. Si elle a pu nous paraître expliquer l'abstention massive du premier tour (avec des appels publics dès la fin de la matinée du 15 mars à ne pas aller voter ou réclamant l'annulation du scrutin), le maintien d'une abstention aussi massive au second tour nous raconte une autre histoire, dans laquelle une large partie du peuple français a décidé de décrocher des élections. Alors qu'on pouvait imaginer que nos concitoyens – à défaut de considérer que les élections nationales avaient une influence réelle sur les choix gouvernementaux et l'évolution concrète de leurs vies – croyaient encore à l'efficacité du vote pour orienter des politiques publiques locales, il nous faut constater que ce n'est plus le cas pour une grande majorité d'entre eux. Les discours qui insistent sur le fait que les électeurs manqueraient de responsabilité sont un peu courts ; il faut faire droit à une idée désormais très répandue dans les catégories populaires selon laquelle la politique ne peut plus changer leur vie.

On aboutit donc du fait de cette abstention massive à une contradiction qui n'est qu'apparente : plus un territoire souffre de la mondialisation libérale plus il vote à droite ; plus un territoire semble s'y être bien inséré, plus il vote écologiste ou à gauche. Il faut mesurer ce que peut signifier une partie du vote écologiste dans les « métropoles » : c'est le retour d'un électorat qui avait voté Macron et LREM au printemps 2017 qui revient à un vote de centre gauche, où l'écologie se substitue peu à peu à la social-démocratie comme idéologie des catégories socio-professionnelles supérieures qui se pensent « progressistes ». Le risque de voir s'estomper encore la question sociale s'aggrave donc, les dirigeants des partis appartenant peu ou prou tous à ce milieu social et adhérant à la culture dominante des centre-villes métropolitains. D'une certaine manière, la France est en train d'achever le parcours qui conduit à l'américanisation de sa vie politique. L'abstention massive rejoint ce que l'on connaît depuis plusieurs décennies aux États-Unis et qui est une victoire de la pensée libérale : les structures collectives sont démonétisées et le business devient l'organisateur du corps social plus que la décision publique. C'est là un des résultats navrant des échecs de la gauche qui se prétend « de gouvernement » et qui a progressivement convaincu les citoyens qu'elle ne peut ou ne veut pas changer le monde. L'impuissance (volontaire) de la gauche face au Capital a provoqué la grève ou la dépression civique.

Nous avons donc franchi un cap qui marque une nouvelle étape de la crise démocratique, révélant encore avec force une fracture sociale et territoriale :

  • En effet, la forte abstention de dimanche (et du 15 mars) risque d'alimenter une rupture au sein même de nos villes qui pourrait créer des dégâts importants et à long terme sur l'acceptation même des politiques publiques locales. Si nous nous se réjouissons de l'adoption de programmes locaux mêlant officiellement solidarité et transformation écologique, leur mise en œuvre sera-t-elle aisée alors que dans certains cas ce sont plus de 70% des habitants qui ont boudé les urnes ? La remarque est d'ailleurs valable pour les communes qui ont choisi ou reconduit une majorité de droite ;

  • Cette abstention peut également renforcer des logiques clientélistes, puisque certaines forces politiques ont choisi de ne pas lutter contre la désertion des urnes. Il s'agit pour elles désormais de mobiliser sur un faible nombre d'électeurs leurs sympathisants et de faire ce qu'il faut pour être devant. Il n'est plus question ici de mobiliser les citoyens et de les convaincre de la pertinence de votre projet. On sait ce que cette logique comporte comme risques de corruption, de clientélisme, de communautarisme et parfois d'achat de voix ;

  • Cela marque également une fracture au sein du pays : qui peut croire que le pays bascule vers une gauche écologique, aux contours parfois indéfinissables, uniquement parce que les grandes villes et en leur sein les centre villes ont choisi dimanche majoritairement ce camp ? Très souvent en milieu rural, périurbain ou dans les quartiers populaires, les habitants sont restés indifférents aux propositions politiques qui leur étaient ainsi soumises, par la gauche comme par la droite. Les écologistes percent essentiellement dans les grandes métropoles. À l'inverse, on voit que la plupart des villes moyennes restent aux mains des maires sortants LR et divers droite (et certaines ont basculé cette année). Notre pays est donc de plus en plus clivé, avec des métropoles qui s'autonomisent, qui font sécession d'une certaine façon, et de l'autre des périphéries qui votent pour des forces plus « rétrogrades ». Ce rapport centre-périphérie est visible jusqu'au sein des métropoles.

Il conviendrait donc de ne pas tirer de conclusions hâtives du scrutin municipal. Les victoires médiatiques – aussi réjouissantes soient-elles – dans les grandes villes masquent des clivages nationaux profonds. Cette élection municipale était fortement désynchronisée du contexte national en raison de l'absence de logique d'alternance. Enfin une élection à 30% de participation et une élection à 80% de participation n'ont rien à voir. Les classes populaires n'ont pas voté. Lorsqu'elles se déplaceront à la présidentielle, elles pourraient faire entendre une toute autre musique.

On peut retenir que la gauche réussit mieux lorsqu'elle est unie et cohérente, que son projet a été travaillé et n'est pas qu'un bricolage de dernière minute. Le travail est encore largement devant nous. Et le défi d'engager une dynamique politique qui permette de convaincre l'ensemble des Français de l'utilité de la Démocratie et en son sein de la gauche républicaine et écologique reste entier. Nous devons être vigilants et éviter que (pour reprendre le concept d'américanisation de la vie politique française) la gauche française souffre du même aveuglement que les Démocrates américains qui tombèrent de haut face à Donald Trump.

Quoi qu'en dise les différents partenaires, les égos sont aiguisés dans la perspective de la course à la désignation d'un candidat pour élire un monarque présidentiel. Nous nous attacherons, nous, à retisser le lien abîmé avec nos concitoyens, là où nous pouvons le faire, que nous participions à des majorité ou à des oppositions municipales. Nous n'aurons également de cesse de plaider pour le rassemblement et un travail de fond pour un programme de transformation. Tout reste à faire.

il est impossible de faire mentir les chiffres : les rapports de force issus des élections municipales de 2020 sont sensiblement les mêmes que ceux d'il y a 6 ans, plus mauvais score de la gauche depuis 1971... sauf pour les communes de plus de 100.000 habitants...il est impossible de faire mentir les chiffres : les rapports de force issus des élections municipales de 2020 sont sensiblement les mêmes que ceux d'il y a 6 ans, plus mauvais score de la gauche depuis 1971... sauf pour les communes de plus de 100.000 habitants...il est impossible de faire mentir les chiffres : les rapports de force issus des élections municipales de 2020 sont sensiblement les mêmes que ceux d'il y a 6 ans, plus mauvais score de la gauche depuis 1971... sauf pour les communes de plus de 100.000 habitants...

il est impossible de faire mentir les chiffres : les rapports de force issus des élections municipales de 2020 sont sensiblement les mêmes que ceux d'il y a 6 ans, plus mauvais score de la gauche depuis 1971... sauf pour les communes de plus de 100.000 habitants...

Partager cet article
Repost0