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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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Maintenant la Gauche !

signez la contribution générale de MLG pour le congrès de Poitiers

 

8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 16:38

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 Le Parti socialiste n’est plus à un paradoxe près. L’assemblée générale de présentation des motions en vue du congrès de Reims devant un millier de  militants de la fédération de Paris, mardi 7­octobre à la Mutualité, aurait dû consacrer la suprématie du maire de Paris sur son propre terrain mais c’est Benoît Hamon, premier signataire avec Henri Emmanuelli de la motion dite «de la gauche du PS» qui a réveillé une réunion plutôt morne. Vainqueur à l’applaudimètre grâce surtout aux «jeunes socialistes» venus en masse, le député européen a été le seul à revendiquer un changement radical d’orientation du PS, face à une crise financière, a-t-il reconnu, «que nous n’avions pas prévu aussi brutale ni aussi violente».

«Le 17­novembre au matin [soit au lendemain du congrès de Reims] quelque chose aura-t-il changé au PS ou aurons-nous une impression de déjà vu et de déjà entendu?» a interrogé M.­Hamon. Pour faire face à «un authentique renversement de cycle» l’ex cofondateur du Nouveau parti socialiste (NPS) préconise «un nouveau réalisme de gauche» et propose la constitution «d’un pôle financier public et européen». Les applaudissements ont nettement débordé les rangs des jeunes du MJS lorsqu’il a dénoncé, à propos du plan Paulson voté par le Congrès américain pour voler au secours des banques, «une forme de socialisation des pertes, une grande loi d’amnistie et la possibilité, pour ceux qui vont en bénéficier, de recommencer comme avant».

Contre-pied

Bertrand Delanoë a de bonnes chances d’être majoritaire dans la capitale, lors du vote des militants sur les motions, le 6­ novembre. Dix-huit des vingt-six secrétaires de section de la capitale ont signé sa motion et le ralliement de Pierre Moscovici a convaincu la quasi totalité des strauss-kahniens parisiens de le rejoindre. Reste que le maire de Paris qui, il y a quelques mois, se revendiquait «socialiste et libéral» paraît pris à contre-pied par la nouvelle donne internationale. «La crise du capitalisme financier nous rappelle la pertinence du socialisme, s’est-il borné à déclarer, mardi, à la Mutualité. Elle nous rappelle que nous sommes internationalistes et que c’est le moment où jamais d’être Européens, d’imposer de la régulation et des règles». M.­Delanoë s’est ensuite replié sur les thèmes bien balisés grâce auxquels il espère creuser l’écart avec sa principale concurrente Ségolène Royal: les alliances (avec le centre et l’extrême-gauche) et l’organisation du parti.

Vincent Peillon, qui s’exprimait au nom de l’ex-candidate à l’élection présidentielle, n’a pas non plus abordé de front la crise internationale et les moyens d’y faire face. Le seul débat qui vaille a déclaré le député européen, est celui «de la doctrine, du projet et des idées». Il en a fixé les trois orientations «majeures» à ses yeux­: «une stratégie économique de croissance avec un nouveau modèle de développement», «une réorientation de la construction européenne» et «une refondation républicaine». Enfin, la première vice-présidente de la région Ile-de-France, Marie-Pierre de la Gontrie, au nom de la motion de Martine Aubry, a rejeté «toute idée d’union nationale». «Ce moment de rupture majeure peut être le moment des socialistes» a-t-elle ajouté en précisant: «si nous sommes capables de le capter». C’est effectivement une bonne définition du défi que le PS doit relever.

Christine Garin

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 12:23
éclatante démonstration dans cet article : les 3 motions issues de la majorité sortante du Parti socialiste seront incapables de répondre aux enjeux de la crise en cours, et donc de restaurer la confiance avec les citoyens et de ramener la gauche au pouvoir.
FRED

Les gauches européennes victimes collatérales de la crise financière
LEMONDE.FR | 06.10.08 | 14h54

a social-démocratie européenne n'était déjà pas en forme. Il y a 10 ans à peine, elle était au pouvoir à Londres, Paris, Berlin et Rome. Le mini-sommet de crise réuni par Nicolas Sarkozy à l'Elysée samedi 4 octobre donne la mesure du reflux : seul Gordon Brown y représentait encore un travaillisme affaibli par l'usure du pouvoir. Avec l'Espagne et le Portugal, la Grande-Bretagne est la dernière survivante de l'"Europe rose".

Or le séisme qui ébranle le capitalisme financier et l'économie mondiale risque fort d'aggraver la panne dont souffre le socialisme européen. Le paradoxe est complet : cette crise du libéralisme mondialisé devrait offrir à la gauche l'occasion de sortir de son blues et de relever la tête. Ne plaide-t-elle pas depuis toujours pour la défense de l'Etat-providence, pour le retour de l'Etat, pour la régulation des marchés financiers, pour une politique européenne plus volontariste et pour une gouvernance mondiale plus rigoureuse. Elle devrait triompher ; elle apparaît encore plus inaudible, comme tétanisée. Pour trois raisons.

Primo, la crise asphyxie chaque jour un peu plus la croissance européenne, déjà molle depuis des années. Les politiques de redistribution et de solidarité (retraites, sécurité sociale, assurance-chômage, etc.) qui sont au cœur du modèle social-démocrate vont être encore plus menacées.

Secundo, une droite décomplexée est à l'offensive dans la plupart des pays européens. Depuis quelques jours, qui sont les procureurs les plus virulents de la folie des marchés et les avocats les plus énergiques du retour de la puissance publique ? Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, pourtant chantres, il y a peu, du libéralisme le plus débridé !

Enfin, et c'est l'essentiel, la gauche ne propose pas de modèle alternatif. Ecartelée entre la défense du modèle d'hier qui apparaît conservatrice et le renoncement idéologique qui est vécu par beaucoup de ses électeurs comme un reniement, elle ne parvient pas à inventer la social-démocratie du XXIe siècle. D'autant plus incapable d'engager cette bataille intellectuelle qu'elle est minée par des querelles de chefs (et pas seulement en France), elle risque de laisser le champ libre à une gauche radicale et anti-capitaliste, mais qui a renoncé depuis belle lurette à l'exercice du pouvoir.

Pour les citoyens européens qui n'ont pas renoncé aux valeurs progressistes d'égalité, de solidarité et de justice, les temps sont durs.

 

Gérard Courtois
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 14:40
La belle affaire... Jean-Marc Rouillan a été libéré de manière conditionnelle après avoir purgé plusieurs dizaines d'années pour l'assassinat du patron de Renault.
Action directe camouflait derrière un pseudo-discours révolutionnaire des pulsions meurtrières. Pensiez-vous sérieusement que 1- Jean-Marc Rouillan ait pu abdiquer ses "convictions" en prison 2- que la prison ait à un quelconque moment cherché ou pu réparer les pulsions criminelles du personnage ?
Alors pourquoi s'étonner des propos de celui qui prétend rejoindre le NPA de Besancenot ? Le Parquet en le libérant savait parfaitement que rien n'avait changé chez lui.
On nage donc dans l'hypocrisie. Besancenot est peut-être aujourd'hui un peu gêné de ce raccourci historique qui le renvoit au passé ultra-violent d'une certaine extrême gauche, mais cela passera vite avec l'écume des vagues.
Fred
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:31
Médiapart titrait ces derniers jours qu'avec le dépôt des 6 motions soumises au vote des militants socialistes pour le congrès de Reims, ces derniers pouvaient commencer à y voir plus clair. Rien n'est moins sûr...
En effet, bien que grosso modo, 4 textes majeurs soient en lice qui dessinent un éventail assez lisible des débats du parti socialiste - avec une droite plébiscitaire, un centre-droite providentiel, un centre-gauche accommodant, et une gauche réunifiée - plusieurs zones d'ombres importantes rendent l'issue du congrès incertaine ; l'une tient à des défauts d'organisation, l'autre aux postures adoptées par plusieurs protagonistes de ce congrès.

On ne dira jamais assez l'incertitude suprême qui pèse sur le vote du 6 novembre (puis sur celui du 20, avec l'élection des premiers secrétaires). A-t-on jamais vu à ce point une organisation politique européenne, un parti de gauche gouvernementale, être aussi peu sûr du corps électoral qui sera en mesure de se réunir le soir du vote ? Aujourd'hui, seuls moins de 150 000 adhérents sont à jour de leurs cotisations (ils devront de toutes celles précédant l'année 2008, celle-ci comprise). Mais c'est presque une centaine de milliers supplémentaire qui sont en capacité de venir payer jusqu'au soir du 6/11 leurs cotisations 2007 et/ou 2008 pour voter sur les motions. On comprendra aisément qu'entre 150 000, 200 000 ou 230 000, nous n'avons plus le même corps électorale et plus le même parti, en tout cas des résultats assez aléatoires ou difficilement prédictibles.
Plusieurs dizaines de milliers d'adhérents "low cost", comme certains les ont surnommés, ont été radié ces derniers mois ; il s'agit de tous ceux qui avaient adhéré lors des 3 premiers trimestres de 2006, qui sont juste venus pour la désignation présidentielle en novembre et que les autres militants n'ont plus vu nulle part depuis (pas même parfois durant la campagne présidentielle). Parmi les "nouveaux adhérents", certains ont eu une apparition par épisode dans les sections et constituent ce volant incertain qui pourraient modifier profondément le corps électoral ; parmi ceux des nouveaux adhérents qui ont décidé de s'impliquer dans la vie de leur section, il semblerait qu'ils se soient assez bien intégrés et qu'ils se posent les mêmes questions que les autres militants, chez eux comme chez les "vétérans", Ségolène a perdu une bonne partie de son aura ; mais chez les nouveaux adhérents nomades il est fort probable que cette aura soit restée entière, que les débats corrosifs des sections, que la formation militante en somme, n'aient eu aucun effet sur leur réflexion politique. Le fait de remplir le Zénith n'est pas anodin ; on voit bien que cet évènement qui tenait plus de lieu de grand messe que d'un rendez-vous politique n'est pas un rassemblement de militants mais de groupies : ce sont ces groupies qui peuvent aujourd'hui revenir par milliers pour se mettre à jour le 6 novembre et modifier de 1 à 5 ou 6 points les résultats du congrès, pour peu que les réseaux Désirs d'avenir relaient efficacement un nouvel appel à la mobilisation de la madonne du Poitou.

Plus grave, à mon sens, c'est le bal des hypocrites auquel redonne lieu cette phase cristallisée du congrès. Les clivages d'avant les motions semblaient se dessiner clairement ; le dépôt des motions présente dans cette logique, des attelages qui finalement ne tiennent pas tant de la "carpe et du lapin" que l'on pourrait le défendre.
Sur le temps, quand on regarde les positions défendues par les uns et par les autres dans le parti et devant l'opinion, les rapprochements sont assez évidents :
  • "La Ligne Claire" rejoint Ségolène Royal, donnant ainsi corps à une aile droite assez puissante dans le PS, bien que les soutiens de la présidente du conseil régional du Poitou-Charentes soient plus hétéroclites (et parfois motivés par ce que certains pensent être un accélérateur de carrière politique). Mais rien d'incohérent aujourd'hui à voir se rassembler Gérard Collomb, Julien Dray, François Rebsamen, Manuel Valls, Ségolène Royal ou Jean-Louis Bianco : ils défendent tous des positions libérales, sécuritaires et proposent bon an mal an l'instauration du centralisme démocratique au sein du PS ;
  • l'attelage construit derrière Bertrand Delanoë restaure peu ou prou l'axe jospino-rocardien, post-congrès de Rennes, dans une optique sociale-libérale libertaire, mais qui manque sacrément de cette nécessité de rénovation au sein du Parti socialiste. Cela se traduit par le ralliement de François Hollande, marque de la continuité et de l'immobilisme portés par cette motion A, alors même que le futur ex-premier secrétaire se découvre un défenseur d'un politique de l'offre en matière d'économie ;
  • Derrière Martine Aubry, se rassemblent ceux que la présidentialisation du parti, l'abandon des valeurs généreuses de la gauche par la majorité des responsables du PS rebutent, mais qui rechignent à franchir le pas d'une véritable rupture politique ;
  • Enfin, la motion menée par Benoît Hamon présente aujourd'hui une cohérence forte dans le développement de sa réflexion économique, politique et internationale, propose effectivement de réancrer à gauche l'orientation du PS, d'influence pour cela la future majorité du parti. Sur ce projet pour la première fois, c'est toute la gauche du parti qui s'est rassemblée et s'organise autour des orientations et de la candidature de Benoît Hamon (ce qui nous évite au passage certaines postures excessives de Jean-Luc Mélenchon).
Pour autant, plusieurs éléments viennent brouiller le débat du congrès socialiste. La force et la brutalité de la crise financière internationale, ses inévitables conséquences économiques et sociales, imposent une révision profonde des dogmes néo-libéraux jusqu'ici acceptés au coeur de la gauche. Ainsi depuis plusieurs semaines, Ségolène Royal développe un discours entre populisme et gauchisme, redécouvrant les bienfaits d'une "lucidité radicale", mais qui ne peut cacher ses prises de positions contre la généralisation des 35 heures ou contre le fait d'agir sur le levier du smic, ou encore sur des positions sociétales plus inquiétantes (carte scolaire ou délinquance...) ; il serait malheureux que cette posture pragmatique masque les positions de fond de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle qui partage dans les grandes lignes les propositions autoritaires, sécuritaire, féodales et néo-libérales des barons locaux de la "Ligne Claire", déjà rassemblées dans ce que BHL avait qualifié conception de "la société comme une sorte de pensionnat généralisé".
La même hypocrisie habite les manoeuvres de la motion A ; Bertrand Delanoë prône voici quelques mois un socialisme forcément libéral, il met en oeuvre à Paris le service d'accueil minimum en temps de grève des enseignants, François Hollande prône une politique économique de l'offre, Dominique Lefebvre défend régulièrement des positions extrêmement libérales économiques et socialement, Michel Rocard en appelle à la collaboration entre gauche réformiste et "droite intelligente"... mais Harlem Désir prônait le 19 septembre à Auvers-sur-Oise - et je suppose dans toutes les réunions de présentation de contribution et de motion - qu'il faut renforcer la régulation financière et restaurer le rôle de la puissance publique !?! quelle imposture !
Enfin, la posture qui m'inquiéte c'est le choix stratégique opéré par les fabiusiens dit de recentrage. Les proches de Laurent Fabius ont cherché en priorité un accord avec les amis de Jean-Christophe Cambadélis, derrière la candidature de Martine Aubry, plutôt que de tenter cette même opération avec le soutien de responsables et militants proches de leurs positions politiques, à savoir les contributions "reconquêtes" et "changer!". Visiblement pour les lieutenant de Laurent Fabius, il ne fallait pas se laisser enfermer à gauche ; selon "la gauche doit être le centre du parti" : résultat ils font du centrisme plutôt que remettre la gauche au centre du parti. Ils ont préféré un accord avec des camarades récemment convertis aux bienfaits de la régulation plutôt que se renforcer derrière Martine Aubry (qui a fait le même calcul) avec Benoît Hamon et Marie-Noëlle Lienemann. Ce choix tactique risque de leur coûter cher et de permettre à Bertrand Delanoë d'arriver en tête des motions du congrès. Elle fait également reculer la crédibilité de ceux qui disaient vouloir un congrès sur le fond et sur les idées.

Frédéric Faravel
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 13:56

Hamon : "Le Modem ne sera jamais un partenaire du PS"

NOUVELOBS.COM | 28.09.2008 | 18:08

Invité des forums de nouvelobs.com, l'un des candidats à la direction du Parti socialiste, à la tête d'une motion pour le Congrès de Reims, a balayé l'éventualité d'une alliance avec le parti de François Bayrou pour l'élection présidentielle de 2012.

Benoît Hamon (Sipa)

Invité des forums de nouvelobs.com, vendredi 26 septembre, Benoît Hamon, candidat à la direction du Parti socialiste et député européen, a balayé l'éventualité d'une alliance avec le Modem de François Bayrou pour la prochaine élection présidentielle de 2012, affirmant que "le Modem ne sera jamais un partenaire du PS".
"A propos des alliances, je suis favorable au rassemblement de la gauche", a répondu Benoît Hamon, interrogé sur un rapprochement du Parti socialiste avec le Modem. "Le reste m´apparait hasardeux électoralement et inacceptable politiquement", a également affirmé celui qui présente l'une des 6 motions socialistes, "Un monde d'avance", pour le Congrès de Reims.

Peyrelevade dans le viseur
"Quand on évoque le Modem, sachons au moins de quoi on parle", a-t-il poursuivi. "Le Modem a un vice-président en charge des questions économiques, Monsieur Peyrelevade, qui propose ni plus ni moins que d´administrer à la France un véritable plan de rigueur caractérisé par le transfert de 5 points de PIB des ménages vers les entreprise", a-t-il ensuite expliqué.
"Il ne sert à rien d´en dire davantage", a-t-il conclu avant de lancer que "le Modem ne sera jamais un partenaire du PS".

Déficit de popularité
Questionné par ailleurs sur son déficit médiatique par rapport aux autres prétendants à la succession de François Hollande (Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry), Benoît Hamon a déclaré que c'était "une difficulté incontestable".
"Je ne nie pas que dans certaines rédactions, la motion et le courant de pensée que je représente sont systématiquement caricaturés et minorés", a-t-il expliqué, estimant que "le référendum de 2005 n´a rien changé".
Le député européen a cependant jugé que sa "candidature au poste de Premier secrétaire devrait en partie combler ce déficit" même s'il ne peut "pas empêcher certains médias et journaux de faire leur choix".
"J´ai récemment été invité à Mots croisés [une émission politique en 2ème partie de soirée, ndlr] sur France 2", a-t-il ensuite rappelé, précisant que "France 3 ou Canal+ (lui) ont régulièrement ouvert leur antenne".

> Lire toutes les réponses de Benoît Hamon
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 13:00
Chères camarades, chers camarades,

Lors du conseil national du 23 septembre, nous avons déposé notre motion, qui sera intitulée «Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche».
Il est important de noter et de faire savoir que celle-ci représente déjà un premier rassemblement significatif des courants d'idée du PS (7 contributions, sur les 21 déposées) :

    •     Reconquêtes (Benoît Hamon et Henri Emmanuelli)
    •     Changer ! (Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès et Emmanuel Maurel)
    •     D'abord, redistribuer les richesses (Gérard Filoche)
    •     Debout la Gauche (Marc Dolez)
    •     Réinventer la gauche (Jean-Luc Mélenchon)
    •     Urgence sociale (Pierre Larrouturou)
    •     Et si le parti restait socialiste (Jacques Fleury)

Le premier signataire de notre motion sera Benoît Hamon. Nous travaillons désormais avec l'ensemble de celles et ceux qui ont signé notre texte. Nous vous le communiquons dans ce mail et nous vous donnerons des informations sur la campagne que nous entendons mener pour rassembler un grand nombre de socialistes autour de nos idées.


Dans cette logique, nous vous invitons
Vendredi 3 octobre 2008
à 20h45

à une assemblée générale de présentation de la motion C, pour débattre avec nous, prendre parti et faire avancer nos propositions auprès des militants socialistes.
Salle de l'Orangerie
Parc des Mézières, avenue de l'Europe
à Eaubonne

(en face de la Poste principale d'Eaubonne)

Nous t'adressons nos amitiés socialistes.

Bernard Angels (sénateur, maire d'Écouen), Charlotte Brun (conseillère régionale, adjointe au maire d'Écouen, CN), Didier Dague (adjoint au maire et secrétaire de section de Courdimanche), Jacqueline Ferret (Franconville, commission des conflits), Frédéric Faravel (secrétaire de section de la Plaine de France, BF), Christian Gourdet (Argenteuil), Bernadette Guichard (conseillère municipale de Persan, Haut Val-d'Oise, CF), Emmanuel Maurel (conseiller régional, Haut Val-d'Oise, BN), Xavier Morin (conseiller municipal d'Argenteuil, BF), Adélaïde Piazzy (1ère adjoint au maire et secétaire de section de Montmorency, BF), Patrice Richard (adjoint au maire et secrétaire de section de Gonesse), Fabien Roussel (adjoint au maire d'Eaubonne, BFA), Pierre Valéry (conseiller municipal et secréaire de section de Saint-Gratien), Michel Van Rensbergen (adjoit au maire de Méry-sur-Oise)…

Contacts :
Frédéric Faravel : 06 79 67 98 52 -  fredericfaravel@orange.fr
Emmanuel Maurel : 06 88 01 63 56 - emmanuelmaurel@yahoo.fr
Bien entendu, vous pourrez obtenir d'autres informations sur le blog u groupe politique "Réinventer la Gauche Val d'Oise", relais de "Reconquêtes" dans le département : http://reinventerlagauche95.over-blog.org/
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 16:04
Un monde d’avance
Reconstruire l’espoir à Gauche

Regardons les choses en face.

Le monde change, le vent souffle et il peut nous porter loin. Mais, pour cela, nous devons enfin reprendre l’initiative et ne plus subir. Ne plus subir la droite, son discours et son agenda. Ne plus subir l’air du temps, la dictature de l’opinion et des médias. Ne plus subir les évolutions imposées par nos adversaires comme une fatalité insurmontable. Ne plus subir le temps comme un agent érosif de nos valeurs.

 

Le vent souffle. Il nous portera loin si nous orientons les voiles dans le bon sens.

Le néo‐libéralisme sombre. Le monde est confronté à quatre crises majeures – crise financière, énergétique, alimentaire et environnementale ‐ dont la simultanéité met en évidence les dangers et les limites de ce qu’il est convenu d’appeler la « mondialisation libérale ». En moins d’une semaine, le capitalisme financier, arrimé sur la dérégulation, la privatisation à outrance, le tout marché et le libre‐échange sans limites, a vu voler en éclat la suprématie que lui conférait son caractère prétendument « indépassable » ou « incontournable ».

Seul le recours massif à l’action publique et aux contribuables a permis de mettre un terme provisoire au chaos créé par la spéculation et la subordination de l’intérêt général aux intérêts particuliers. La véritable hiérarchie entre l’économie et la politique a ainsi pu être rétablie. Si l’on ne change pas radicalement de cap, les conséquences de ce chaos, aujourd’hui encore largement occultées, se feront durement sentir pour les plus faibles, dans les mois et les années à venir. La fameuse « économie de l’intelligence », si chère aux tenants de la suprématie du tout-marché, vient se noyer dans la fameuse :« privatisation des bénéfices et nationalisation des pertes ». Il en va de même en matière alimentaire, énergétique et environnementale. Si de solides régulations ne sont pas mises en place, par l’action publique concertée portant l’intérêt général, cette tendance désastreuse ne pourra que se renforcer.

Le vieux est mort et le neuf hésite à naître.

Le monde qui disparaît engloutit bien des certitudes. Mais ce constat doit-il nous nous réjouir ou nous inquiéter ? Nous réjouir dès lors que le néo-libéralisme et son cortège d’inégalités, de violences et d’injustice agonisent.

Nous inquiéter aussi devant la montée des nationalismes, l’incitation au « choc des civilisations », la radicalisation religieuse et la multiplication des régimes autoritaires. Nous inquiéter devant le caractère irréversible de nombreuses blessures infligées à l’environnement. Nous inquiéter enfin, devant la surdité de certaines autorités politiques ou financières confrontées à l’ampleur d’une crise qu’elles n’ont su ni anticiper, ni comprendre, ni résoudre.

Face à cette métamorphose, la France, livrée au pouvoir d’un seul homme, ne va pas mieux que ses voisins. Elle va même beaucoup plus mal.

A la crise sévère de nos finances publiques, s’ajoutent le retour de l’inflation et la chute brutale de la croissance qui nous placent en situation de récession. C’est la pire des situations : « la stagflation », que l’on croyait ne jamais revoir. La faiblesse de l’investissement public et privé - scandaleusement attribuée par la droite aux 35 heures ou au code du travail - est la véritable cause de notre perte de compétitivité : elle débouche sur un déficit record de notre balance commerciale. De délocalisation en plans sociaux - c’est désormais le tour des secteurs automobile et aéronautique - la désindustrialisation croissante de notre pays constitue une lourde menace pour notre niveau de vie et l’avenir de notre recherche que l’on s’obstine à délaisser. Le taux de chômage réel remonte, malgré un camouflage statistique très politique. De surcroît, la dégradation de la qualité des emplois et des conditions de travail, pèsent très fortement sur nos concitoyens. Plus des deux tiers des emplois créés au cours des dernières années sont des emplois intérimaires ou des temps partiels subis et mal payés. C’est ce qui explique l’apparition de travailleurs pauvres, que l’on s’apprête à cantonner dans le RSA aux côtés des Rmistes. D’une manière générale le pouvoir d’achat des salariés et des retraités recule : traduction implacable de la captation de plus de 10 points de valeur ajoutée par le capital au détriment des salaires, résultant de l’essor sans précédent du capitalisme financier. Pour la droite, la « valeur travail » est bien évidemment sans rapport avec sa rémunération. A cette tendance de fond s’est superposé un recul des politiques de redistribution, fiscales et sociales, qui se traduit aujourd’hui par une remontée vertigineuse des inégalités. Les écarts de salaires et de revenus ne défient plus seulement la justice sociale : ils attentent au bon sens. Voilà ce qui, si les mots avaient encore un sens, devrait être la première préoccupation des socialistes.

Le contexte international n’est pas étranger à la détérioration de la situation.

Mais, en France, la droite en porte la responsabilité principale. Ses choix fiscaux, comme les 14 Milliards d’euros en faveur des plus riches dès le début de législature, ont aggravé l’état de nos finances publiques. Ils privent, de surcroît, notre pays de toute marge de manœuvre budgétaire pour éviter la récession, sans avoir la moindre conséquence positive sur l’investissement privé.

Suppression de l’impôt sur la fortune, bouclier fiscal, niches fiscales dont le coût est supérieur au double du déficit budgétaire, démantèlement des 35 heures et du code du travail… sont la marque d’une politique conservatrice, affichée au mépris de la plus élémentaire justice sociale. Simultanément, la protection sociale recule, qu’il s’agisse des retraites ou de la santé, au profit d’un secteur privé, dont la débâcle nord-américaine augure mal de la pérennité. Gageons que dans les mois à venir, nous entendrons moins parler des fonds de pensions qui séduisaient tant, parfois, hélas, jusque dans nos rangs. Le déficit de notre régime de santé - bien que préoccupant, mais lié, en réalité, au niveau de l’emploi et au périmètre de l’assiette de perception des cotisations- va s’avérer être peu de chose, comparé à la contribution du trésor américain au sauvetage, en catastrophe, des compagnies d’assurances privées.

La prétendue « rupture » prônée par Nicolas Sarkozy, se résume en réalité à un alignement sur le néo-conservatisme américain, au moment où celui-ci échoue. Elle ne se cantonne pas au domaine économique et social. Elle ne se contente pas de l’appauvrissement des catégories populaires de plus en plus fragilisées et du harcèlement fiscal et tarifaire des classes moyennes, elle s’étend aussi à l’ensemble de l’action publique. De la politique étrangère qui faisait jusque ici l’objet d’un consensus relatif entre gauche et droite, en passant par la personnalisation grotesque du pouvoir, les atteintes aux libertés publiques en matière politique et pénale, le démantèlement organisé des services publics. La remise en cause frontale de la laïcité traduit bien la volonté de rompre avec notre modèle républicain.

En fait de rupture, le gouvernement nous fait entrer dans une période réactionnaire, au sens étymologique du terme, telle qu’en a connu périodiquement la France. Seules, l’hypermédiatisation, parfois étrangement servile, de l’agitation présidentielle, et la faiblesse insigne d’une opposition politiquement indéterminée, parviennent encore à brouiller cette réalité.

Car il faut se rendre à l’évidence : l’opposition, c’est à dire pour l’essentiel notre parti, porte sa part de responsabilité dans ce scénario médiocre. Alors que nous n’avons jamais disposé d’autant d’atouts (trois groupes parlementaires puissants, la majorité des départements, des régions et des municipalités, grandes et moyennes), notre parti n’a pas la faveur des Françaises et des Français qui jugent son action timorée, brouillonne et son projet inexistant ou illisible. Alors même que le contexte politique, aussi bien national qu’international, nous est favorable, nous nous trouvons, le plus souvent, incapables de répondre aux attentes de nos électeurs.

Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, ces carences ne peuvent en aucun cas s’expliquer par des raisons purement « socialo-socialistes ». Ni l’absence de leader avéré, ni notre diversité interne, ne nous permettent de comprendre cette situation. Le mal est plus profond. La social-démocratie européenne a subi 13 défaites sur les 15 derniers scrutins. Est-ce, dans chacun de ces treize partis, faute de leaders ou de discipline ? Ou bien est-ce le résultat de l’acceptation, par la social-démocratie, des principes néolibéraux, des valeurs de nos adversaires ? Reconnaissons-le, cette seconde hypothèse paraît tout de même plus vraisemblable !

Nous avons bien perdu, dans les dernières décennies, la bataille culturelle, c’est à dire la bataille politique au niveau le plus élevé et le plus profond. Il est temps, plus que temps, d’inverser la tendance. L’avenir du PS ne peut être le passé de la social-démocratie européenne.

Nous n’avons pas gagné d’élection présidentielle depuis 20 ans, ni d’élections législatives depuis 11 ans. Et rien n’indique que nous serions en mesure de l’emporter aujourd’hui, malgré les cafouillages et les échecs de la droite au pouvoir. Imputer cette position de faiblesse à la qualité des équipes ou à l’état du navire est un peu court : comme nous l’a appris Sénèque, « il n’y a pas de bons vents pour le marin qui ne sait pas où il va ».

Le cap, la ligne, le projet : peu importent les mots choisis. Ce qui est essentiel pour un parti politique, ce qui entraîne l’adhésion ou motive la critique, c’est son orientation politique : les valeurs qu’il défend et les moyens qu’il préconise pour les mettre en œuvre. La société qu’il dessine, l’horizon qu’il propose.

Le PS n’est pas à court d’idées. Ses valeurs sont, plus que jamais, d’actualité. Son patrimoine historique ou la relation privilégiée qu’il devrait entretenir avec le progrès, lui fournissent la matière pour bâtir un véritable projet alternatif à celui des conservateurs. Mais notre visibilité est brouillée par les concessions incessantes à une pensée qui n’est pas la nôtre.

Nous avons gagné les élections chaque fois que nous avons eu un temps d’avance. Un temps d’avance sur l’adversaire, un temps d’avance dans la compréhension du monde, un temps d’avance sur les métamorphoses de la société.

Aujourd’hui nous devons avoir un monde d’avance. Là où la droite contemple les ruines d’un modèle de développement fondé sur le laisser-faire généralisé, la gauche est seule légitime pour lever une nouvelle espérance. A nous de reconstruire l’espoir à gauche.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 14:00
Par Stéphane Alliès - Mediapart.fr

Motions sans grandes émotions, au conseil national du PS. Les fameux textes d'orientation dans la perspective du congrès de Reims (14-16 novembre) ont été déposés mardi en fin d'après-midi, dans une salle de la Mutualité comble et en plein échauffement oratoire et contradictoire.

Le "dépôt des motions", dans le jargon socialiste, c'est ce moment rituel un peu irréel où les caméras se bousculent de "leader" en "éléphant", en passant par les "barons locaux". Et où les membres du conseil national n'ont qu'une obsession: savoir qui a signé le texte de qui. Ce mardi, sur le parvis de la symbolique salle parisienne, toutes les attentions étaient portées aux traditionnels "ralliements de dernière minute": Pierre Moscovici, Julien Dray, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Mauroy.

"Mosco" a finalement rallié Bertrand Delanoë, «un choix de responsabilité pour ne pas fragmenter davantage le parti». Ces 3 derniers jours, il aura été annoncé partout, cela irritant beaucoup ses différents interlocuteurs (il avait aussi discuté avec Royal et Aubry), pour finalement retrouver le giron jospinien, malgré la présidentialisation, la gestion Hollande et les primaires fermées qu'il dénonçait.

Julien Dray a lui rejoint le giron de Ségolène Royal, constatant l'échec de sa stratégie de rassembleur d'une large majorité et retrouvant celle dont il avait mené la campagne présidentielle avant de s'en éloigner.

Jean-Luc Mélenchon a finalement convaincu Benoît Hamon de représenter l'union de la gauche du PS, et s'est rangé derrière le député européen avec Marc Dolez.

"Le grand Pierre" (que d'autres dans le Nord, plus taquins, appellent aussi "Gros Quinquin") a choisi de signer la motion de Martine Aubry, malgré les suppliques des amis de Bertrand Delanoë et François Hollande. Mauroy se dit «assuré que le parti finira rassemblé» et a donc préféré maintenir son soutien à la maire de Lille et à la fédération du Nord, malgré ses réticences envers Laurent Fabius.

Ils sont effectivement très nombreux à partager une même analyse quant à l'issue du congrès: «Il faut absolument finir premier à l'issue du vote des militants.» C'est même le premier secrétaire sortant, François Hollande, qui a résumé l'enjeu en l'incarnant, en conclusion de la réunion: «Quelle que soit la motion, quel que soit le premier secrétaire qui sortira de ce congrès, je soutiendrai la motion qui arrivera en tête.» Reste à savoir quelle orientation mettra en œuvre le rassemblement autour d'elle. Depuis ce mardi soir, on en sait plus sur le style de chacun dans la campagne interne qui s'ouvre.

Opposition de styles à la tribune

Un "dépôt des motions socialistes" passe également par un rituel bien huilé, dont on retiendra, pour l'anecdote, l'annonce de leur rang tiré au sort. Le hasard faisant bien les choses, c'est Bertrand Delanoë qui portera la "motion A", traditionnellement dévolue à celle du premier secrétaire sortant, François Hollande, depuis 11 ans. Plus instructifs, les discours à la tribune ont laissé apparaître les stratégies de campagne des 6 semaines à venir jusqu'au congrès de Reims.

Dans un style "minoritaire assumé", les représentants d'Utopia (Frank Pupunat – motion F) et du Pôle écologique (Christophe Caresche – motion B) ont cherché à sensibiliser leur parti à la cause environnementale et à la décroissance.

Benoît Hamon (motion C) a adopté le style "offensif à gauche", en souhaitant «une clarification nécessaire du parti face au libre-échange et à la puissance publique»: «L'Etat doit redevenir un stratège et non un poseur de pansement.» Avant de donner dans la métaphore: «Dans le renversement de cycle actuel et devant la crise financière, nous nous comportons face à Sarkozy et à sa politique-système comme un néophyte aux échecs qui réagirait au coup par coup, en balbutiant une doctrine que nous ne sommes pas capables de définir. Pour finir mat avec toujours un coup de retard.» Son texte sera titré «Un monde d'avance».

Martine Aubry (motion D) a préféré un style "rénovateur réconciliateur", tout en critiquant le bilan de la direction sortante: «Partout les militants nous crient de changer! Changer le parti, en finir avec nos silences comme avec notre cacophonie (…) Dans le contexte de ces dernières années, nous n'avons pas assez travaillé. Ne refaisons pas le congrès du Mans [conclu par une synthèse générale] Après avoir égrené les priorités de son programme («sécurité sociale professionnelle, loyers bloqués dans les zones à construction insuffisante, cotisations patronales en faveur du recrutement, création de Fonds souverains»), la maire de Lille a appelé à ne pas sortir du congrès «avec une gauche étroite, économe de ses combats». Et elle a défendu le regroupement qu'elle mène, entre proches de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn: «Le congrès de Rennes, le référendum européen et la dernière primaire sont derrière nous. Nous sommes tous d'accord pour réaffirmer un retour du politique en Europe.» Et de conclure: «L'avenir est à gauche!»

Bertrand Delanoë (motion A, donc) a au contraire assumé le "style traditionnel" et la continuité qu'il représente par rapport à la "gestion Hollande". Le maire de Paris a voulu répondre «à ceux qui me demandent comment rénover avec le premier secrétaire sortant». «Je vais aggraver mon cas: pour faire du renouveau, il faut être fidèle. Tout ne commence pas avec nous. Je suis fier d'Epinay [congrès fondateur du PS en 1971] et si je suis élu à la tête du parti, j'en porterai l'héritage.» Evoquant sa «fierté de voir autour de lui François Hollande (…) Pierre Moscovici (…) Jean-Yves Le Drian et Alain Rousset (…) Jean-Marc Ayrault», il a défendu «une motion clairement européenne, un programme de travail intensif, et une discipline sans faille».

Ségolène Royal (motion E) a cultivé son image de celle qui ne fait pas comme tout le monde. La candidate du PS à la dernière présidentielle a scénarisé son pas en retrait dans la marche vers la tête du parti, «au profit du collectif». Au risque d'envoyer un trio tribunicien hésitant au feu d'une assistance bruyante et rétive.

Représentant les 16 co-signataires de sa motion, la conseillère générale de Lyon, Najat Vallaud-Belkacem, le président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, et le maire de Dijon, François Rebsamen, se sont succédé. 5 minutes chacun. Dans le brouhaha, les deux premiers ont défendu tour à tour «l'apaisement et le rassemblement du parti» autour d'une «révolution démocratique, économique, sociale et écologique» (Vallaud-Belkacem), «un parti décentralisé à l'inventivité permanente et une gauche décomplexée».

En n°2 du PS plus expérimenté que ses prédécesseurs, François Rebsamen a reconquis l'attention de la salle en parlant fonctionnement interne. «Nous avons besoin d'un grand parti de militants, et bien sûr qu'il faut faciliter les adhésions !» s'est-il exclamé, avant de «mettre les pieds dans le plat», en parlant stratégie d'alliances. «Que les choses soient claires: tout commence par le rassemblement des socialistes, puis on se tourne vers l'extrême gauche pour voir jusqu'où elle ne veut pas aller avec nous. Enfin, nous devons accueillir des démocrates qui ne veulent pas de Nicolas Sarkozy. C'est la seule façon de gagner la présidentielle!»

Et si l'on assistait finalement à un paysage interne bien défini dans ce parti, chacun occupant son espace sur l'axe gauche-droite du PS?

Les clivages internes en question

Gauche, centre-gauche, centre-droit, droite… Si l'on met de côté les 2 textes des courants écologistes aux poids marginaux dans le PS (Utopia et le Pôle écologique), on pourrait dégager une ligne de clivage aux contours finalement bien délimités entre les 4 principales forces du parti.

À gauche, le député européen Benoît Hamon occupe pleinement l'espace. L'ancien président du MJS qui emmène avec lui de nombreux jeunes cadres du PS a unifié toutes les composantes "des gauches minoritaires du parti" derrière lui (Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, Marc Dolez, Gérard Filoche et Pierre Larrouturou). Toutefois, il ne voit que «2 orientations dans ce congrès : ceux qui veulent donner une nouvelle direction et ceux qui sont issus de la même direction depuis 20 ans». Ce mardi soir, il s'est porté candidat au poste de premier secrétaire.

Au centre-gauche, Martine Aubry appelle également au changement de direction autour d'elle et des proches de Laurent Fabius, Dominique Strauss-kahn et Arnaud Montebourg, allant au bout de la logique des "reconstructeurs". L'architecte de ce regroupement souhaitant illustrer la réconciliation d'après-primaire présidentielle (tous soutenaient des candidats différents), le député Jean-Christophe Cambadélis, nuance la typologie gauche/droite: «Le truc, c'est que tout le monde veut finir au centre, en rassemblant les autres derrière lui. Nous, on joue sur la nature même de Martine. Réformiste et gestionnaire, mais qui a aussi une bonne résonance dans le gauche populaire. A l'heure actuelle, Delanoë a un peu d'avance. Mais si elle réussit une bonne campagne, on peut finir devant.»

Au centre-droit, Bertrand Delanoë occupe le créneau social-démocrate pur, synthèse d'un courant jospino-rocardien reformé et des amis de François Hollande, hiérarques nationaux et grands élus locaux. Assumant la carte de la continuité. Le député Michel Sapin envisage lui les choses sous l'angle de l'avenir du parti: «Delanoë est la motion de la stabilité, de la sécurité et du dialogue. La grande différence avec Aubry, c'est l'instabilité de sa motion. Quant à Ségolène, elle dit elle-même qu'elle n'est pas la solution.»

Mais il tient à dégager un autre clivage: «Sur le fond tout le monde est d'accord, mais les militants veulent retrouver une boussole. La grande fracture de ce parti reste l'indiscipline de certains au moment du référendum européen de 2004. Pour beaucoup, c'est resté comme un crime contre le parti. Le premier impératif sera de retrouver la solidarité et la discipline.»

À droite, Ségolène Royal est la seule à poser clairement la question des alliances avec le MoDem et accueille sur sa liste les plus centristes des socialistes, comme Manuel Valls ou Gérard Collomb. Si les partisans des autres motions approuvent globalement cette classification gauche/droite, le député européen Vincent Peillon s'insurge vivement : «C'est une grosse intox ! Il y a 3 ans au congrès du Mans, les mêmes disaient que j'étais à la gauche du parti. Le vrai clivage, il est entre le rafistolage à l'ancienne avec les mêmes rhétoriques, les mêmes faux débats et les mêmes hypocrisies et ce que nous n'avons pas réussi à faire en 2007. Est-ce qu'on est prêt pour une révolution fiscale et une révolution démocratique...»

Selon lui, l'objectif est simple: «Les nouveaux adhérents déçus doivent revenir pour nous aider à profondément transformer le parti. Plus on est en tête des votes militants, plus il est facile d'imposer nos idées.»

 

Dans son coin, le fondateur du think tank Terra Nova affiche son plus beau sourire social-démocrate. Olivier Ferrand évacue les «moments difficiles» vécus par Pierre Moscovici (qu'il soutenait à ce congrès) et ne veut retenir qu'un clivage, donnant raison à son obsession intellectuelle: «Le "Bad-Godesberg" du PS français va être définitivement entériné, puisque les 3 principales motions se réclament du réformisme et vont atteindre entre 80 et 90% des voix.»

Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/230908/motions-du-ps-le-jeu-des-differences
[3] http://www.utopia-terre.fr/
[4] http://poleecologiquedups.typepad.fr/
[5] http://socialisme.free.fr/cpsa31_ps.htm
[6] http://www.lours.org/default.asp?pid=299
[7] http://www.mediapart.fr/journal/france/160908/delanoeroyalaubry-la-guerre-des-ralliements
[8] http://www.mediapart.fr/journal/france/020608/les-reconstructeurs-et-martine-aubry-pilonnent-la-direction-du-ps
[9] http://www.tnova.fr/
[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_de_Bad_Godesberg
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 13:36

Benoît Hamon candidat au poste de premier secrétaire

NOUVELOBS.COM | 23.09.2008 | 14:11

Le député européen est "le premier signataire" d'une motion rassemblant la gauche du parti: le NPS, Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Larrouturou ou encore Jean-Luc Mélenchon. Il compte "changer l'orientation du parti et construire une nouvelle majorité" qui "refuse la mondialisation libérale".
Les différentes motions en vue du congrès de Reims sont présentées cet après-midi.

Benoît Hamon (Sipa)

Benoît Hamon (Sipa)

Le député européen Benoît Hamon, chef de file de la gauche du PS, a annoncé mardi 23 septembre son intention de "présenter au Conseil national" du PS, ce mardi, sa candidature au poste de premier secrétaire, pour "changer l'orientation du parti".
"Il faut changer l'orientation du parti et construire une nouvelle majorité" qui "refuse la mondialisation libérale", estime le leader du Nouveau PS (NPS), 41 ans.

La gauche du parti

"Dès lors que nous postulons à construire une majorité nouvelle, il est légitime d'avoir un candidat et logique et naturel que je propose au Conseil national ma candidature au poste de premier secrétaire", a ajouté Benoît Hamon, ex-secrétaire national du PS à l'Europe.
Il sera, a-t-il précisé, "le premier signataire" d'une motion rassemblant diverses forces de la gauche du parti, notamment l'ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann, mais aussi l'ex-rocardien Pierre Larrouturou, promoteur de la semaine de quatre jours et le sénateur Jean-Luc Mélenchon.
"Je propose au PS de faire quelque chose de vraiment neuf. L'âge du premier signataire de notre motion marque une volonté de renouveler le parti et de faire qu'il ne soit pas confisqué par une génération", a affirmé ce quadragénaire.

Quatre orientations politiques

Selon Benoît Hamon, sa candidature portera quatre orientations politiques: "retour de la puissance publique dans le champ économique; restrictions indispensables au libre échange là où il met à mal la protection de l'environnement et les droits des salariés et des citoyens; exigence d'une nouvelle répartition des revenus entre le travail et le capital; vraie réorientation de la construction européenne".
"Aujourd'hui, un vent nouveau souffle en faveur de nos thèses, car la situation de crise internationale démontre l'échec des solutions libérales", a encore affirmé Benoît Hamon. "Cela fait longtemps qu'on dénonce la logique folle de la mondialisation libérale et la dérégulation tous azimuts".
"Nous avions anticipé les métamorphoses du système économique. Il faut que le PS ait la capacité à répondre avec un temps d'avance à ces mutations, et à ne plus subir la domination de la droite", a tranché l'eurodéputé.

Manifestation sur La Poste

Il devait participer mardi après-midi à la manifestation syndicale contre le changement de statut de La Poste, en compagnie d'Henri Emmanuelli, leader historique de la gauche du PS, qui lui a passé le témoin en se plaçant, sur la motion, derrière Benoît Hamon.
Fils d'ouvrier - ce qui est rare au PS - ex-président du MJS, Benoît Hamon avait été avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon co-fondateur du NPS. Il a aussi été conseiller de Martine Aubry quand elle était ministre des Affaires sociales.
Le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon a qualifié d'"événement historique" l'unité de l'aile gauche du PS: "c'est la première fois depuis 30 ans que l'aile gauche du parti est rassemblée, alors que la majorité est divisée".(avec AFP)
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 09:30


Les Matins


Matins (les)

par Ali Baddou
du lundi au vendredi de 7h à 9h05

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émission du mardi 23 septembre 2008
Jean-Paul Fitoussi









J-P Fitoussi
 © M. Chalandon / RF


Notre invité est l’économiste Jean-Paul Fitoussi. Il vient nous parler de La nouvelle écologie politique, c’est le titre du livre qu’il publie avec Eloi Laurent (Seuil). Qu’est-ce qu’il faut entendre par cette expression ? Une nouvelle discipline qui se donnerait pour tâche de penser les sphères économiques, politiques et écologiques comme des systèmes ouverts les uns sur les autres.
Leur thèse ? Elle claque comme un paradoxe : nous serions désormais trop nombreux à être riches et bien portants sur la planète et ce serait une menace pour les équilibres de l’environnement.
Alors comment penser ensemble le développement économique, la sortie de millions de personnes de la pauvreté et la nécessité de protéger les équilibres de l’environnement ? Est-ce que la terre peut accueillir toutes les richesses du monde ? Alors comment imaginer une troisième voie entre le besoin de développement et le risque de catastrophe écologique ?
 

Invités


Jean-Paul Fitoussi.  Il est professeur des universités à Sciences-Po et président de l'OFCE (Centre de recherche en économie de Sciences-po).











Les Chroniques









7h15 : Les enjeux internationaux
par Thierry Garcin et Eric Laurent




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7h25 : La chronique de Caroline Eliacheff
Le principe de plaisir


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7h35 : La revue de presse internationale




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8h30 : La chronique d'Olivier Duhamel
"Fast politique" phase II


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8h55 : Le portrait du jour par Marc Kravetz
Troy Davis


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