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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 14:22

Déclaration commune

Propositions et revendications des organisations syndicales
CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

lundi 5 janvier 2009

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.


1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorée. C’est ce que demande le mouvement syndical international

Le 5 janvier 2009


Face à la crise : le 29 janvier

Appel des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

lundi 15 décembre 2008
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.

C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations. Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :

- défendre l’emploi privé et public ;

- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;

- exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;

- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale ;

- des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.

Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009, une déclaration commune développant leurs propositions et revendications.

Paris, le 15 décembre 2009

Lire le communiqué commun des huit organisations syndicales du 5 janvier 2009

Interview de Maryse Dumas :
- Le 29 janvier 2009 journée de mobilisation unitaire

- Communiqué commun des fédérations syndicales des cheminots CGT – CFDT – FO– SUD Rail - UNSA – CFE/CGC - FGAAC

PDF - 76.9 ko
Communiqué commun cheminots

- Appel de la Fédération CGT des Services Publics

PDF - 42.5 ko
Fédération CGT Services Publics

- Communique commun des organisations syndicales des personnels de la santé, du social et du médico social, et des organisations syndicales de médecins hospitaliers.

PDF - 100.5 ko
Communiqué commun Santé

- Communiqué commun des fédérations CGT-FAPT, SUD-PTT, CFDT-F3C, FO-COM, CTFC Postes et télécoms

PDF - 63.6 ko
Communiqué commun PTT

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 10:08

Malek Boutih accusé au PS d'être le "premier des sarkozystes"

NOUVELOBS.COM | 26.01.2009 | 09:51

"Que Malek Boutih choisisse son camp", lance Pouria Amirshahi, secrétaire aux Droits de l'homme du PS. "'Sarko-compatible' sur à peu près tous les sujets, Malek Boutih est en train de marcher dans les pas" de Jean-Marie Bockel et Eric Besson.

Malek Boutih (Sipa)

Malek Boutih (Sipa)

Le secrétaire aux Droits de l'homme du PS, Pouria Amirshahi, s'en est pris samedi 24 janvier à son camarade Malek Boutih, le qualifiant dans un communiqué de "premier des sarkozystes" et l'appelant à "choisir son camp".
"Que Malek Boutih choisisse son camp", lance-t-il, réagissant aux déclarations de ce dernier contre le plan d'urgence anticrise présenté par les socialistes.
Dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France, le "royaliste" Malek Boutih, membre du bureau national du PS, avait qualifié vendredi de "régression" reprenant "des recettes usées" le contre-plan de relance proposé par la secrétaire du PS, Martine Aubry. S'en prenant aussi à un PS "bunkerisé", il a pourtant nié vouloir en claquer la porte.

Boutih "casse le PS" et "applaudit Sarkozy"

"'Sarko-compatible' sur à peu près tous les sujets (sécurité, discrimination positive, et maintenant économie), Malek Boutih est en train de marcher dans les pas ceux qui, comme Jean-Marie Bockel et Eric Besson, ont fait le lit de la droite - avant d'y finir carrément", juge Pouria Amirshahi.
"En cassant systématiquement son propre camp au moment même où le PS donne un signal clair aux Français, en applaudissant Nicolas Sarkozy à chacune de ses déclarations, Malek Boutih est devenu le premier des sarkozystes", a-t-il déclaré.
"Que Sarkozy pense à lui à chaque fois qu'il envisage un remaniement ou une nouvelle mission en dit long sur l'état des relations politiques de proximité qu'ils entretiennent" conclut le secrétaire aux Droits de l'homme du PS.
(avec AP)

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 11:38

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 11:01
Sans faire de "l'humour", Royal répète avoir "inspiré" Obama


Liens:
[1] http://lemonde.fr/international/article/2009/01/20/segolene-royal-j-ai-inspire-obama-et-ses-equipes-nous-ont-copies_1143977_3210.html
[2] http://www.rue89.com/campagnes-damerique/2009/01/20/segolene-royal-a-t-elle-vraiment-inspire-barack-obama
[3] http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/sur-une-petite-phrase-et-sur-lessentiel-lettre-damerique-4/21-01-2009
[4] http://fr.news.yahoo.com/2/20090119/tpl-a-washington-royal-retrouve-beaucoup-ee974b3.html
[5] http://fr.news.yahoo.com/2/20090119/video/vwl-obama-royal-retrouve-beaucoup-de-ses-acb3f14.html
[6] http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/01/21/obama-inspire-par-royal-c-etait-de-l-humour-explique-la-socialiste_1144907_823448.html
[7] http://www.bfmtv.fr/#
[8] http://www.lexpress.fr/actualite/politique/obama-s-est-inspire-de-segolene-royal_578333.html
[9] http://www.rue89.com/campagnes-damerique/2009/01/20/segolene-royal-a-t-elle-vraiment-inspire-barack-obama
[10] http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/sur-une-petite-phrase-et-sur-lessentiel-lettre-damerique-4/21-01-2009

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:48
Tarnac : le témoin à charge contre Coupat serait un mythomane

Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/fabrice-arfi
[2] http://www.mediapart.fr/club/blog/fabrice-lhomme
[3] http://www.20minutes.fr/article/271238/France-Sabotages-SNCF-dix-personnes-ont-ete-placees-en-garde-a-vue.php
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/221108/sabotages-a-la-sncf-ce-que-revele-l-enquete
[5] http://www.mediapart.fr/journal/france/151208/sabotage-sncf-la-police-a-fait-un-pur-montage
[6] http://www.mediapart.fr/journal/france/161208/sabotage-a-la-sncf-retour-sur-un-emballement-politique
[7] http://www.mediapart.fr/journal/france/151108/anarcho-autonomes-apres-les-mises-en-examen-les-verites-d-eric-hazan
[8] http://caderange.canalblog.com/archives/2006/11/11/3076298.html
[9] http://www.lexinter.net/PROCPEN/protection_des_temoins.htm
[10] http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081115.OBS1032/sabotage_a_la_sncf__le_chef_presume_mis_en_examen.html
[11] http://www.mediapart.fr/files/PV-TGV.pdf

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 11:42

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 11:37
Obama "inspiré" par Royal : c'était de l'humour, explique la socialiste
LEMONDE.FR | 21.01.09 | 20h27  •  Mis à jour le 21.01.09 | 21h40

e "gagnant-gagnant", le "citoyen-expert", la "démocratie participative"... Autant de concepts mis en avant par Ségolène Royal Royal pendant sa campagne pour la présidence, en 2007, et que Barack Obama aurait repris et adaptés à la sauce américaine, selon la socialiste, lors de sa campagne présidentielle, en 2008. Alors, "oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés", affirmait mardi la dirigeante socialiste, disant à l'avance "assumer" les critiques et les moqueries que cette sortie pourrait susciter. (Lire l'article : "Ségolène Royal : "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés")
La classe politique française a finalement été plutôt discrète, mais les commentateurs s'en sont donné à cœur joie et le public s'est déchaîné. Sur le seul Monde.fr, l'article en question a suscité plus de cinq cents réactions, pour l'essentiel hostiles ou ironiques.

"JE COMPRENDS QUE CETTE PHRASE AIT PU SURPRENDRE"

Mercredi, de retour des Etats-Unis, où elle a assisté aux cérémonies d'investiture de M. Obama, Ségolène Royal s'est empressée de s'expliquer, sur son site Désirs d'avenir. "Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d'une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j'aurais 'inspirée'", écrit-elle. "Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique !" assure-t-elle. "Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n'avaient ni le son ni l'image : 'Son ego est devenu totalement démesuré !', se sont-ils dit."

Le journaliste en question, Sylvain Cypel, du Monde, explique n'avoir "personnellement pas perçu la réponse de Ségolène Royal comme étant de l'humour". "Je peux évidemment m'être mépris, mais la précision sur le fait qu'elle 'assume' m'est apparue confirmer ma perception." Par ailleurs, indique-t-il, "c'est Ségolène Royal qui a, la première, abordé ce thème" des points communs entre les deux campagnes. "Je lui ai alors posé la question suivante : 'Donc, ce que vous dites, c'est que c'est vous qui avez inspiré la campagne de Barack Obama ?'"

"Par ailleurs, explique Sylvain Cypel, ces propos de Mme Royal tels qu'ils sont résumés dans l'article paru sur Le Monde.fr montrent bien qu'elle ne faisait référence qu'à des éléments spécifiques dont l'équipe Obama se serait inspirée en venant chez Desirs d'avenir."

Finalement, Mme Royal fait machine arrière, expliquant, sur Désirs d'avenirs : "Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le 'copier'." Rassurant une dernière fois ses partisans, la socialiste conclut : "La force de l'événement vécu ici et dans le monde m'a impressionnée... mais pas au point de perdre la lucidité !"

Dans le blog Puzzle socialiste, Jean-Michel Normand, journaliste au Monde, estime que Mme Royal "avait réussi un très joli coup" en assistant aux festivités, et a fini par "ruiner l'effet positif de ce périple". Il évoque d'autres épisodes où la socialiste, alors qu'elle "réussit à apparaître à son avantage, a la fâcheuse habitude de tout gâcher par des déclarations intempestives".

Le Monde.fr

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 18:00
"Les Américains n'ont pas élu un président noir, mais créole"
URL source: http://www.rue89.com/campagnes-damerique/2009/01/20/les-americains-nont-pas-elu-un-president-noir-mais-creole
Liens:
[1] http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/glissant-lidentite-relation-contre-l-identite-nationale
[2] http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/de-cesaire-a-glissant-etat-de-linsurrection-poetique
[3] http://www.youtube.com/watch?v=aHV9Ac8t9UY
[4] http://en.wikipedia.org/wiki/Template:Obama_family
[5] http://tout-monde.com/
[6] http://www.rue89.com/XXX
[7] http://www.rue89.com/explicateur/2008/06/07/etats-unis-pourquoi-barack-obama-est-il-noir
[8] http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/glissant-lidentite-relation-contre-l-identite-nationale
[9] http://tout-monde.com/

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 12:39

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 11:00
Les Chars israéliens sont en train de se retirer de la bande de Gaza arpès 22 jours d'offensive sanglante. Les médias, outre le nombre de victimes - toujours effroyable -, retiennent aujourd'hui que ce retrait s'opère rapidement et dans le bon ordre afin que tout soit réglé avant 17h45 (heure de Paris) avant le discours d'investiture de Barack Obama comme 44ème président des Etats-Unis d'Amérique.

Je n'ai pas voulu écrire sur un sujet qui me tient à coeur, comme on put le constater ce qui me lisent de temps à autres, au plus fort du conflit, car je sentais bien que tout point de vue un peu tranché et argumenté (dans un sens ou dans l'autre) serait exposé à des torrents d'injures, d'autant plus fortes que l'internet semble désinhiber de nombreux imbéciles qui se croient protéger avec une distance virtuelle et un semblant d'anonymat cybernétique. Les bêtises lues ici ou là, sur FaceBook notamment (appels à la violence souvent à peine voilés) le disputaient à l'incohérence la plus totale : je ne sais plus quel camarade a été accusé pour avoir écrit un seul et même texte, à la fois d'être un "suppot du sionisme" et d'Israël et d'être un soutien inconditionnel du Hamas... Consternant...

Revenons au début...
La trêve établie voici un peu plus de 6 mois entre Israël et le Hamas, qui contrôle indûment la bande de Gaza depuis le coup d'Etat que ce mouvement islamiste a renversé dans le territoire le pouvoir officiel de l'Autorité Palestinienne, a connu une fin nébuleuse. De part et d'autres, il y a eu des violations de cette trêve et in fine, le Hamas a pris la responsabilité politique de refuser sa reconduction. Alors de deux choses l'une, soit le Hamas manque de l'intelligence (dans le sens de la réflexion et du renseignement) nécessaire pour avoir compris qu'Israël n'hésiterait pas à intervenir sur ce prétexte, soit il a délibérément parié sur l'automaticité d'une offensive israélienne recherchant à provoquer le martyr de la population gazaouie et un réflexe d'unité nationale autour de sa "résistance". Dans le second cas, on peut gloser sur le fait que l'Etat hébreux soit tombé dans un piège aussi grossier et qu'il ait par là-même renforcé le mouvement islamiste, l'avenir nous le dira ; mais surtout il démontre la véritable nature de ce mouvement qu'a donné en filigrane le président Mahmoud Abbas lors de l'une de ses interventions pendant les combats : "la résistance du peuple palestinien n'est pas une fin en soi, si la résistance devait signifier l'anihilation du peuple palestinien alors nous n'en voudrions pas".
Car fondamentalement qu'est-ce que le Hamas ? un mouvement islamique issu des Frères Musulmans égyptiens qui est près à risquer l'anihilation du peuple palestinien pour prouver que son point de vue totalitaire est le seul "véritable", à savoir la destruction de l'Etat d'Israël pour y reconstruire une Palestine islamique sur les ruines de 60 ans de guerre.
Personnellement je continue de penser aussi cynique que cela puisse paraître à tous ceux qui me fréquentent et qui s'étonnent de ma position qu'aucun Etat démocratique n'aurait toléré la situation militaire qu'engendrait les menaces du Hamas sur 1 millions d'Israéliens au sud de l'Etat hébreux. Confronté à une menace comparable, un président français ou un chancelier allemand, de droite ou de gauche, n'aurait pas hésité une seconde à mettre les mêmes moyens (tout aussi répréhensible en soi) dans la balance, et je ne doute pas qu'ils aient reçu dans cette confrontation le soutien unanime de leurs ressortisants.
Certains de mes amis m'ont engueulé durant tous les combats parce que je préférais défendre une position quelque peu à contre-courant de celle qu'on entendait partout ; l'intervention israélienne est d'autant plus illégitime, me disaient-ils, qu'elle s'attaque à un mouvement dont les Israéliens ont eux-mêmes favorisé le développement au cours des années 1980 pour contrecarrer l'OLP. Israël a donc fait le Hamas : c'est vrai en partie, comme il est vrai que les Occidentaux ont joué avec le feu dans les années 1970 et 1980 en instrumentalisant les mouvements islamistes partout dans le monde contre les soviétiques et leurs vassaux, et contre les nationalistes arabes (aussi peu recommandables les uns que les autres). Mais le Hamas doit-il aux faveurs d'Israël d'avoir obtenu une position éminente dans la population palestinienne ? les échecs du processus de paix (imputables aux deux parties), la perpétuation de la colonisation en Cisjordanie (imputables aux seuls israéliens) expliquent la montée des radicaux sans doute, mais la défaite du Fatah aux élections législatives puis lors du coup d'Etat à Gaza face au Hamas ne s'explique que par la corruption monumentale que le parti nationaliste traditionnel a laissé se développer dans ses rangs. Les faveurs que le peuple palestinien accode(ra) peut-être encore au Hamas ne s'explique que parce que le Fatah n'apparaît toujours pas crédible, c'est-à-dire proposant des débouchés politiques. Le Fatah aurait été désarmé de tous ses leviers du temps d'Arafat par Israël ? c'est vrai, mais cela justifiait-il la corruption généralisée qui a été la cause de son échec électoral ?
Tsahal n'a pas été une armée plus respectable qu'une autre ; les conflits propres ça n'existe pas. Des exactions et violations du droit international ont été commises, des crimes de guerres ont vraisemblablement été perpétrés, elles devront être jugés comme le réclame la ligue des droits de l'homme israélienne. Bien évidemment, la perspective des élections législatives israéliennes a pesé sur les choix militaires et stratégique du gouvernement Olmert-Livni-Barak, on notera cependant la remontée dans les sondage d'Ehud Barak qui éloigne le spectre d'une disparition du parti travailliste et - bien que le Likoud dénonce l'échec de l'opération militaire - devrait ouvrir comme perspectives au pire un simple gouvernement d'union nationale (Kadima-Likoud-Marakh) au mieux le renforcement des membres principaux de la coalition actuelle sous la direction de Tzippi Livni.

Je  veux souligner plusieurs choses du déroulement du conflit en lui-même :
  • la démonstration par la preuve de la capacité de frappe du Hamas qui démontre bien le niveau du trafic d'arme en provenance de l'Iran et de la Syrie (l'armement russe signe l'origine) ;
  • la volonté de faire monter la tension de la part des deux commanditaires du Hamas (Iran et Syrie) avant l'investiture de Barak Obama, qu'ils savent vouloir discuter avec eux et à qui ils pensaient ainsi rappeler leur puissance régionale (et le mettre sur la défensive), volonté accrue avec des tirs de roquettes depuis le Liban sud (qui n'auraient jamais été tirées sans autorisation iranienne), puis une positon de repli progressive des deux tuteurs de l'islamisme proche-oriental (le Hezbollah a rapidement démenti avoir été à l'origine des tirs de roquettes -  c'est peu crédible - en provenance du Liban sud) sans doute au regard des résultats militaires de Tsahal ;
  • la relative retenue des Palestiniens de Cisjordanie, que ce soit du point de vue gouvernemental - on en a déjà parlé mais on ne soulignera jamais assez à quel point Mahmoud Abbas a eu la position la plus noble de toutes les parties de ce conflit - que dans la population. En effet, les commentateurs craignaient que soumis à la poursuite illégale de la colonisation et la naturelle solidarité nationale vis-à-vis de leurs compatriotes gazaouis, les habitants de Cisjordanie ne se lancent dans une nouvelle Intifadah. On dira que le niveau de contrôle israélien sur la Cisjordanie explique cette "passivité", je ne le crois pas car Tsahal n'a jamais empêché par sa présence et son contrôle les révoltes. Je pense plutôt que 1- le contrôle du Fatah sur la Cisjordanie reste encore bien assuré, 2- les drames qu'ont connu précédemment les Palestiniens de l'Est les a durablement vacciné contre les flambées de violences sans perspectives politiques claires autres qu'une chimère. Il es fort probable que la conséquence des violences de Jénine (et des exactions commises par Tsahal) voici quelques années ait fini par convaincre que seule une solution politique - même laborieuse - était possible. Il est d'ailleurs consternant de faire ce constat et je dois dire que cela ne me fait pas plus plaisir que cela.
Verra-t-on les Gazaouis tirer dans les années à venir les mêmes conclusions que leurs compatriotes de Jénine ? Les verra-t-on rejeter in fine les options du Hamas parce que celui-ci les a volontairement entraînés dans une impasse mais surtotu à l'extrême limite de leur force, dans une espèce de recherche eschatologique du martyr collectif ?

Aujourd'hui, que faire ?
Après les élections israéliennes, il faut d'abord regarder si l'on aura un gouvernement d'union nationale ou la reconduction de la coalition de centre-centre gauche. La première option ouvre une incertitude : quelle sera la capacité des défenseurs du règlement pacifique du conflit à faire accepter à Benyamin Nethanyahou une négociation sur Jérusalem, les colonies et le droit au retour des Palestiniens dans les frontières du futur Etat palestinien ?
De même, Mahmoud Abbas devra proposer au Hamas la reconstruction d'un gouvernement d'union national, contre la reprise de contrôle de Gaza par l'Autorité palestinienne et la tenue d'élections générales palestiniennes. Le Hamas s'était engagé à laisser faire les négociations avec Israël pour peu que le résultat de ces négociations soient soumises à référendum populaire ensuite ; la leçon militaire qu'il a reçu à Gaza l'incitera-t-il à plus de concessions ? La reprise du dialogue régional, avec le retour sur le devant de la scène des Etats-Unis d'Amérique, sur fond de réussite militaire israélienne, incitera-t-il les tuteurs du Hamas, Iran et Syrie, à rechercher un modus vivendi ?
Car c'est de toute façon depuis le départ la clef du conflit : la communauté internationale doit réellement s'engager dans la résolution du problème et pas seulement deux ans avant le terme définitif du deuxième mandat d'un président américain (et si possible après les mid-terms, n'est-ce pas ?). Les Européens notamment doivent s'engager à entretenir des relations normales avec un gouvernement palestinien d'union nationale et ne pas reconduire l'erreur de 2004-2005.
L'internationale socialiste elle-même peut avoir un rôle d'accompagnement en aidant Mahmoud Abbas et les dirigeants du Fatah à nettoyer leur organisation (qui est membre de l'IS) de la corruption qui le mine.
Enfin il est probable qu'il faudra faire accepter à Israël,  à l'Egypte et aux forces politiques de la bande de Gaza qu'une force internationale d'interposition se poste le plus vite possible avant même la conclusion de nouvelles négociations sur les zones frontalières : je ne pense pas que cela soit d'une grande difficulté pour la Cisjordanie malgré la discussion qui s'ouvrira vraisemblablement sur la frontière israélo-palestinienne à l'Est, mais on connaît les difficultés que l'Egypte aura à accepter que l'ONU se poste à Rafah ou que le Hamas aura à accepter ce qu'il dénoncera comme une nouvelle forme d'occupation mais qui ne sera qu'une simple sécurisation des passages et sanction de la contrebande d'armes.

voilà en quelques lignes...
ci-dessous je diffuse l'interview croisée de Daniel Shek et Leïla Shaïd sur France Inter lundi 19 janvier au matin.
Frédéric FARAVEL

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