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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 08:53
Pour ceux qui ont raté la première partie de "Mots Croisés" hier soir, avec la fausse petite syndicaliste du SNALC qui buvait les paroles de ce réactionnaire de Darcos, vous pouvez avoir une idée du niveau de discours en visionnant cette vidéo de Stéphane Guillon, dont l'humour n'a jamais frappé aussi juste que ce mardi matin. Il est temps de réagir !

Le gang des doudous
envoyé par franceinter. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 16:11
Après la crise, quelle social-démocratie ?
Links:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/node/41118
[3] http://www.mediapart.fr/journal/international/290608/les-quatre-crises-de-la-social-democratie-europeenne
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/210509/le-ps-est-lache-par-une-partie-de-ses-economistes
[5] http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/180309/chere-martine-je-quitte-le-ps-pour-rejoindre-le
[6] http://la-forge.info/2008/11/14/tribune-la-social-democratie-sera-sociale-ou-ne-sera-plus/
[7] http://sr07.unblog.fr/2008/10/24/la-social-democratie-sera-europeenne-ou-ne-sera-plus-par-alain-bergounioux-et-gerard-grunberg/
[8] http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2009/04/07/crise-et-retour-de-la-sociale-democratie/
[9] http://www.jean-jaures.org/
[10] http://www.jean-jaures.org/essai24/cambadelis_FJJ.pdf
[11] http://www.mediapart.fr/journal/france/230509/l-autocritique-europeenne-d-un-techno-social-democrate
[12] http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2009-2.htm
[13] http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2009-2-p-9.htm
[14] http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2009-2-p-17.htm
[15] http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2009-2-p-37.htm
[16] http://www.laviedesidees.fr/La-fin-du-New-Labour.html
[17] http://www.laviedesidees.fr/La-fin-du-New-Labour.html#nb14
[18] http://www.cairn.info/revue-pole-sud-2007-2.htm
[19] http://www.cairn.info/resume.php?REVUE=pole-sud&NUMPUBLIE=2007-2&PP=21
[20] http://www.cairn.info/revue-pole-sud-2007-2-p-43.htm
[21] http://www.cairn.info/revue-pole-sud-2007-2-p-105.htm
[22] http://www.policy-network.net
[23] http://www.policy-network.net/index.aspx?id=2612
[24] http://pvda.nl/renderer.do/menuId/37280/sf/37280/returnPage/37280/itemId/16622/pageId/37210/instanceId/37450/
[25] http://www.iue.it/
[26] http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-La-gauche-social-democrate-et-la-crise-_3633-846479_actu.Htm
[27] http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2009/05/12/pour-les-progressistes-le-renouveau-vient-d-amerique_1191982_3214.html#ens_id=1192077
[28] http://pgc09.wordpress.com/
[29] http://www.mediapart.fr/journal/france/050409/les-sept-conseils-de-mister-dean-aux-socialistes-francais
[30] http://www.ft.com/home/europe
[31] http://www.soco-ulb.be/en/publications-details_social-democratie-chomage.html
[32] http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/search/?_Prescripts_Search_tabs1=advanced&_Prescripts_Search_orderBy=year&_Prescripts_Search_runnedQuery=(+(fullContent:"social democratie"^900.0 fullTitle:"social democratie"^940.0 content:"social democratie" title:"social democratie"^2.0 summary:"social democratie" authors:"social democratie"^5.0 illustrations:"social democratie"^4.0 bibrefs:"social democratie"^4.0 toctitles:"social democratie"^4.0 toctitles1:"social democratie"^3.0 toctitles2:"social democratie"^2.0 toctitles3:"social democratie")) AND ( +access_right:(free) )&_Prescripts_Search_pageToDisplay=0&_Prescripts_Search_resultPerPage=10
[33] http://www.laviedesidees.fr/ -social-democratie- .html
[34] http://www.google.fr/url?sa=t&ct=res&cd=66&url=http://www.laidi.com/papiers/socialdemo.pdf&ei=NyllSPaeMYOE0QXcq8C9DQ&usg=AFQjCNHYCECFBj2ihU3guCLI1PYvZtyhQg&sig2=CDxYJtgN8VCvc3kxHJAJWw
[35] http://www.lemonde.fr/old-horizons/article/2002/05/25/social-democratie-en-crise_277233_3230.html
[36] http://www.fondatn7.alias.domicile.fr/affiche_page.php4?Id=562&IdSite=1&IdRub=128
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:43
TELEPHONIE MOBILE

Grenelle des ondes :

un projet de rapport demande plus de transparence et un nouvel élan de recherche - Reportage vidéo à Pantin

Antenne relais et téléphonie mobile
©
C. Almodovar/Fedephoto

Une plus grande transparence et un nouvel élan de recherche sont nécessaires sur les radiofréquences, selon un document de travail du "Grenelle des ondes" qui ne prend pas position sur des sujets sensibles tels que les seuils d'exposition aux antennes-relais.

"Quelle que soit l'appréciation portée sur la dangerosité des équipements de la téléphonie mobile, la diffusion de la controverse est devenue un problème de politique publique", notent d'entrée les auteurs du "projet de rapport" qui doit encore être débattu le 20 mai avant d'être présenté le 25 mai 2009 au gouvernement.
"La transparence la plus totale doit être la règle sur ce dossier", est-il demandé dans ce texte, le rétablissement de la confiance étant selon eux à ce prix, que ce soit pour les projets d'implantation d'antennes-relais ou de modification des installations, les études d'impact ou les données de mesure.
Préconisant la mise à disposition d'informations "fiables, accessibles et ciblées", ils suggèrent en outre de donner "un élan supplémentaire" aux programmes de recherche dans le secteur des radiofréquences.

Parmi les propositions concrètes, les auteurs du rapport mentionnent une "limitation" de l'usage des téléphones mobiles par les enfants et les adolescents. Ils évoquent une série de propositions comme la possibilité pour les messages publicitaires dans le domaine de la téléphonie d'être assortis de mentions recommandant un usage modéré ou encore l'idée de faire figurer sur les appareils des messages relatifs aux risques éventuels pour la santé.

"Une ribambelle de vœux pieux"
Pour les associations Agir pour l'environnement et Priartém, ce document exprime "assez fidèlement les avancées qui se sont manifestées au cours du débat" et il peut constituer une base de travail, même s'l demande encore à être "enrichi, précisé, voire amendé".
Nettement plus critique, l'association Robin des toits a dénoncé, par la voix de son porte-parole, Etienne Cendrier, "une ribambelle de vœux pieux". Qualifiant ce document de "mou", Etienne Cendrier a considéré que "cela ne va pas déranger les opérateurs et cela va nous obliger à retourner en justice".
L'association a notamment proposé au cours des débats de tester, dans plusieurs villes pilotes, le seuil de 0,6 V/m d'exposition qu'elle préconise pour les antennes de téléphonie mobile. L'Association française des opérateurs mobiles (Afom), qui juge cette demande "irréaliste", affirme qu'elle signifierait "tout bonnement la fin des moyens de communication modernes".
Reconnaissant que cette proposition "cristallise les oppositions", les auteurs du document de travail ne prennent pas position et plaide pour un "protocole scientifique rigoureux" de façon à bâtir "un dispositif pragmatique".

A Pantin, en région parisienne, la mairie tente de contrôler les installations d'antennes-relais, mais ses moyens sont limités, comme le déplorent élus et agents de la commune. Reportage

 

Pour en savoir plus
Consultez notre dossier Antennes-relais : les maires face au principe de précaution

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 08:09
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 15:14
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 14:44
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 10:17
Citoyens d’abord - Un nouveau sens pour l’Europe

Lors des élections européennes de 2009, le vote de chaque citoyen sera décisif.

Face à des défis sans précédent, les citoyens européens devront choisir entre une Union européenne progressiste, dans laquelle les Etats membres travaillent ensemble et dans l’intérêt des Européens, et une Europe conservatrice qui abandonne l’avenir de nos pays et de leurs citoyens aux mains du marché.

Le Parti socialiste européen, lui, s’engage à créer une société plus juste et plus protectrice, en disant : «les citoyens d’abord». Une coopération plus intense et plus efficace en Europe permettra de relever les défis et d’améliorer la vie des citoyens. Nous nous engageons à :
1. Relancer l'économie et éviter le retour des crises financières
2. Faire progresser la justice dans la nouvelle Europe sociale
3. Mettre l’Europe en tête de la lutte contre le changement climatique
4. Parvenir à l'égalité des sexes en Europe
5. Donner à l’Europe une politique d’immigration pour le progrès
6. Faire de l'Europe un partenaire fort pour la paix, la sécurité et le développement

Nous proposons 71 actions concrètes, parmi lesquelles :

‐ Une croissance écologique et innovante qui créera 10 millions d’emplois nouveaux ;
‐ Une nouvelle régulation des marchés financiers s’appliquant à tous les acteurs financiers ;
‐ La réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les industries telles que le transport et la construction ;
‐ Un Accord européen sur les salaires garantissant un salaire minimum décent dans tous les Etats membres ;
‐ L’intensification de la lutte contre le trafic de femmes et d’enfants à des fins d’exploitation sexuelle.

Notre plan de réformes progressistes apportera le changement que les citoyens attendent d’urgence.
Dire «les citoyens d’abord», c’est aussi créer des emplois. Pour mener ces réformes, nous avons besoin d’une forte majorité de gauche au Parlement européen. Avec les partis socialistes, sociaux‐démocrates, travaillistes et démocrates progressistes d’Europe, nous proposons de créer cette majorité, afin de défendre vos intérêts et soutenir vos causes.
Avec nos valeurs communes et une même vision politique, nous travaillerons ensemble à une Europe plus juste, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement. Rassemblés, nous sommes une force pour le changement.
Nous pouvons construire une société plus juste en disant : «les citoyens d'abord».
En juin 2009, donnons un nouveau sens à l'Europe.
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 08:14
L'ambiance du Cirque d'Hiver est toujours plutôt plaisante pour une campagne socialiste. C'est tout d'abord un lieu régulier des meetings de la gauche avec la salle de La Mutualité, c'est de là que souvent est partie la contre-offensive ou que s'est engagée la dynamique de la victoire.
L'ambiance était donc surchauffée hier soir, mercredi 13 mai 2009, et même certains camarades, en provenance de Neuilly-sur-Marne (je salue Cidalia au passage qui faisait part de sa déception ce matin), se sont vus refuser l'entrée de la salle car celle-ci était déjà comble.
Les dirigeants et les candidats du Parti socialiste se sont succédés à la tribune pour motiver les militants et sympathisants venus donc en masse, après avoir affronté un orage impressionnant. Martine Aubry a rappelé : "Il faut changer là-bas pour changer ici (...) Il faut voter pour une Europe utile ! Il faut voter socialiste car c'est le seul vote utile" ou encore "La seule liste qui défend le président de la République ne fait que 27%, c'est pas terrible !"
Des représentants du mouvement social sont venus dire avec force qu'ils avaient besoin du soutien des socialistes et d'une force socialiste au parlement européen pour mettre un terme aux dérégulations, aux libéralisations, à la casse des services publics et au manque de vision en termes de recherche et d'enseignement supérieur qui prévaut autant à l'Elysée qu'à la Commission européenne. Le moment le plus émouvant et le plus fort du meeting fut sans doute celui où le représentant CGT de Magneto Automotive, dont les salariés sont en lutte à Aulnay-sous-Bois depuis de nombreuses semaines, a exprimé la convergence de leur combat avec celui des socialistes européens, appelant à faire sa révolution le 7 juin en votant socialiste avec la liste menée par Harlem Désir car "le 7 juin je ne m'abstient pas, le 7 juin je vote, le 7 juin je lutte, le 7 juin je combats..."
Benoît Hamon (en vidéo ci-dessous) a su aussi déclencher l'enthousiasme de la salle pointant la force que le combat actuel des salariés à travers toute la France donnait corps à nos convictions et à nos propositions, dénonçant les "frères prédateurs" Sarkozy-Barroso qui flétrissaient l'héritage des "pères fondateurs", dénonçant l'imposture du MoDém qui approuve aujourd'hui une directive cadre sur les services publics alors qu'il la rejetait en 2006, qui approuverait aujourd'hui l'harmonisation fiscale et la convergence sociale quand son groupe l'ALDE vote systématiquement contre !!! Oui certains piochent dans les discours des socialistes pour se faire refaire une virginité... On ne peut pas tellement leur reprocher car le programme commune des socialistes européens est effectivement le seul, quelles que soient les critiques que d'aucuns pourraient y opposer, à proposer une alternative concrète, pratique et radicale à la politique néolibérale prônée depuis 5 ans par la commission Barroso et la majorité des gouvernements conservateurs européens.
Et les intervenants de la soirée ont largement insisté sur ce programme !
- L’augmentation du budget de l’Union, avec des ressources propres, pour donner leur pleine efficacité aux politiques de solidarité et de préparation de l’avenir.
- La reconnaissance pour l’UE du droit de lever des emprunts pour financer ses investissements lourds à long terme.
- L’harmonisation des fiscalités, à commencer par celles des entreprises pour lutter contre le dumping fiscal et le dumping social, condition nécessaire à l’arrêt des délocalisations abusives à l’intérieur de l’Union Européenne.
- la définition d’une politique de juste échange, par une politique commerciale européenne ajustée pour permettre à la fois à nos industries les plus exposées de préserver leurs emplois en se modernisant, aux pays les moins avancés de continuer à se développer, et aux normes internationales du travail et de l’environnement de s’appliquer dans les processus de production.
- La coordination des politiques économiques rendue encore plus nécessaire par la faiblesse du dollar, du yuan et du yen et la refonte encore insuffisante du pacte de stabilité.
- Une Europe forte avec une vraie défense européenne et non cette subordination au commandement intégré de l’OTAN que Nicolas Sarkozy impose à la France.
- un “Pacte européen du Progrès social” afin d’assurer à tous -retraités, demandeurs d’emplois, salariés peu qualifiés- un revenu décent et une protection sociale.
- Des salaires minimaux dans tous les États membres, qui pour nous devraient atteindre 60% du salaire médian de chacun des pays, étape vers un salaire minimum européen.
- une directive garantissant l’intégrité des services publics.
- l’amélioration de la législation européenne garantissant les droits des salariés (conventions collectives, durée du travail, détachement des travailleurs, statut des jeunes stagiaires,…).


Ne serait-ce que celà ! Car les propositions du PSE, au regard de l'activité réelle de l'Union européenne, sont nombreuses fortes et concrètes, elles permettraient d'entamer le changer maintenant...
Mais le malaise vient du traitement médiatique qui est fait de cette campagne.
D'abord la logique des médias de considérer que tant que l'UMP et surtout le président de la République n'avaient pas décidé que la campagne avait commencé, celle-ci n'existait pas ! Collusion ! L'insistance permanente dans les médias audiovisuels ou presse sur des questions mineures ou bassement tacticiennes : qu'est-ce Libération cherche en titrant ce matin "la peur du bide" ? Libération se veut un journal d'opposition ? fort bien ! mais pourquoi ne fait-il ses gros titres que sur les sondages, sur la position supposée de Ségolène Royal dans la campagne, sur les craintes supposées des organisateurs de la campagne, sur le rapport des socialistes à Bayrou ? Quand est-ce qu'un journal d'opposition, comme se définit donc ce quotidien, daignera-t-il enfin parler du fond et des propositions de la seule opposition réelle de ce pays, seule opposition réelle car la seule à présenter ne serait-ce qu'un début d'alternative programmatique !
Quand les militants socialistes faisaient la queue pour entrer dans le cirque d'Hiver, sur quoi croyez-vous que portaient les questions que leur posaient caméras et micro de France2 ? "vous pensez quoi de Baurou ?" : mais c'est à pleurer de bêtise ! Moi je pense qu'il faut voter socialiste par que le PSE a un projet pour une Europe démocratique, sociale qui rompt avec le laisser-faire libéral dans la Mondialisation. Que seulement nos médias commencent un peu à parler des enjeux de cette élection et alors peut-être le risque de l'abstention baissera, quand ils auront enfin expliquer que la politique européenne ne changera pas si l'on y reconduit au parlement européen ce qui sont responsables de l'effondrement économique, social et financier de la planète. La Crise c'est eux, la solution c'est nous !

Frédéric Faravel
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 09:50
La social-démocratie perd du terrain en Europe
LE MONDE | 12.05.09 | 17h00  •  Mis à jour le 12.05.09 | 20h01

ls ont beau répéter ne pas avoir attendu la crise pour hisser le drapeau de la régulation publique face à la dérive du tout-financier, les sociaux-démocrates sont à la peine. Dans la majorité des pays de l'Union, les sondages leur prédisent de mauvais scores et, dans certains cas, une véritable déroute.

Quelle que soit leur tradition historique, les socialistes, qui ne dirigent que huit gouvernements contre treize en 2001, éprouvent des difficultés à se mettre en phase avec l'électorat. Le récent "gauchissement" de leur discours ne leur a pas permis de trouver des thèmes suffisamment fédérateurs. Quant aux efforts déployés pour repenser le modèle de l'Etat-providence dont ils ont accompagné l'émergence, ils restent encore inachevés.

Le reflux de la social-démocratie historique. En Europe du Nord, berceau de la social-démocratie, les partis de gauche ont subi d'importants revers dont ils peinent à se relever.

Au Danemark, les socialistes qui ont forgé le concept de la "flexisécurité" - un donnant-donnant entre entreprises et salariés afin de concilier compétitivité et sécurité de l'emploi - sont écartés du pouvoir depuis 2001. Revendiquant "un Danemark plus riche et plus juste", la droite alliée à des partis populistes au discours parfois xénophobe est parvenue à se poser comme la mieux à même de sauver un modèle social qu'elle ne conteste plus.

En Suède, les sociaux-démocrates n'ont pas pu faire face à la montée du chômage qui atteignait le quart des jeunes lors de la victoire des conservateurs, en 2006.

Centre névralgique de la gauche européenne, la social-démocratie allemande s'est efforcée, depuis dix ans, de maintenir la compétitivité de l'industrie germanique dans la mondialisation tout en développant, avec l'idée "d'Etat social prévoyant", une vision "anticipatrice". Il s'agit de concentrer les politiques publiques sur la petite enfance, l'éducation et la formation.

Sous la houlette du chancelier Gerhard Schröder, le SPD a contribué à renforcer le rayonnement de l'économie allemande, mais il a mis à mal le pacte capital-travail au coeur du compromis social-démocrate en creusant les inégalités et en faisant croître la part des bas salaires.

Engagés dans une grande coalition avec les chrétiens démocrates et contestés par Die Linke ("La Gauche"), un parti composé d'anciens du SPD et d'ex-communistes, les sociaux-démocrates redécouvrent, à l'approche des élections générales de septembre, les vertus des hausses d'impôt pour les plus riches ou la création d'un salaire minimum.

Le crépuscule du social-libéralisme. Le blairisme a non seulement perdu sa figure de proue mais aussi son leadership sur la gauche européenne. Usé par douze années d'exercice du pouvoir, le New Labour a été identifié à un social-libéralisme dont on a souvent dit qu'il était plus libéral que social. Or, s'il est vrai que l'âge d'or du néo-travaillisme fut aussi celui de la City de Londres, les gouvernements travaillistes ont, aussi, fortement augmenté l'emploi public et investi dans les services collectifs.

Reste que, malgré les récentes mesures de nationalisation de banques et la politique de relance du gouvernement Brown, les travaillistes se retrouvent en porte-à-faux. Ils ne peuvent se poser en chantres de la régulation économique. Reste à savoir si le modèle social-libéral, qui a fortement inspiré les socialistes polonais, slovaques et surtout hongrois, survivra à ses promoteurs, qui semblent promis à un échec électoral.

L'Espagne apparaît comme le dernier bastion des "modernistes". Fidèle à la tradition réformiste du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), José Luis Rodriguez Zapatero, le chef du gouvernement espagnol, se présente comme un pragmatique, attaché à étoffer un peu le maigre Etat-providence espagnol tout en conservant le caractère libéral de l'économie. Mais sous l'effet du retournement de l'activité et de la montée spectaculaire du chômage, le chef du gouvernement pourrait subir un revers le 7 juin.

Les "orthodoxes" à l'arrêt. Pour le Parti socialiste français, le programme adopté par le Parti socialiste européen (PSE) - qui préconise notamment un salaire minimum dans chaque pays et plaide en faveur d'une harmonisation fiscale - a été accueilli comme une prise de distance à l'égard du social-libéralisme. Un hommage à ceux qui sont restés sur le droit chemin, en quelque sorte.

Or si le PS français et ses homologues belge ou grec sont restés à l'écart des grandes remises en cause, ils n'en ont guère tiré avantage. Souvent éloignés du pouvoir (le PS français n'a pas remporté une élection nationale depuis douze ans), ils n'ont pas trouvé les moyens de disputer à la droite les suffrages des catégories menacées de déclassement.

Ayant longtemps sous-évalué, voire refusé la mondialisation, les socialistes "orthodoxes" n'ont pas mieux résisté - bien au contraire - aux incursions de la droite sur le terrain de la régulation économique et de l'Europe protectrice.

Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du 13.05.09

Pour les progressistes, le renouveau vient d'Amérique
LE MONDE | 12.05.09 | 17h00

epuis la "Troisième voie" dont Bill Clinton, Tony Blair et Gerhard Schröder s'étaient faits les promoteurs à la fin des années 1990, le camp des "progressistes" se cherchait un second souffle idéologique. Or il semble que le vent nouveau vienne des Etats-Unis, où Barack Obama incarne une gauche américaine entreprenante et décidée à sortir de son isolationnisme.

Organisé le 28 mars à Vina Del Mar, au Chili, le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement progressistes - un rendez-vous créé en 1999 par Bill Clinton - a donné un aperçu de ce regain. Quelques jours avant le G20 de Londres, le vice-président américain, Joe Biden, Michelle Bachelet, présidente du Chili, Cristina Kirchner, présidente de l'Argentine, Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil, et les premiers ministres Gordon Brown (Royaume-Uni), José Luis Rodriguez Zapatero (Espagne) et Jens Stoltenberg (Norvège) se sont retrouvés pour réaffirmer "le rôle majeur" de la puissance publique dans la régulation mondiale. Le document adopté à l'issue de la réunion plaide "pour qu'une récession économique ne devienne pas une récession sociale". Hostiles au protectionnisme, les "progressistes" entendent "protéger le marché des partisans du libre marché", a résumé Joe Biden.

SÉMINAIRE À WASHINGTON

"Les familles de la gauche européenne, nord-américaine et sud-américaine se rejoignent désormais pour considérer qu'une régulation mondiale doit s'effectuer non plus a posteriori, pour réparer les dégâts, mais à la racine", estime Olivier Ferrand, président de la Fondation Terra Nova, proche du PS, qui était présent au Chili. Selon lui, un consensus se dégage sur l'élargissement des missions assurées par les institutions internationales existantes et la création d'un organisme consacré à l'environnement. "L'accord porte aussi sur le fait que les inégalités ont atteint un point inacceptable et qu'il faut réhabiliter la redistribution", ajoute M. Ferrand, qui y voit "un rapprochement avec les bases idéologiques sociales-démocrates".

Très actifs sur la scène internationale, les démocrates américains aspirent visiblement à un rôle de leader des "progressistes". Bill Clinton a animé le dernier forum du Parti socialiste européen à Bruxelles, et Howard Dean, ex-président du Parti démocrate, a rendu visite aux socialistes allemands et français. En mars, une délégation du PS a été invitée à participer à un "séminaire de travail" à Washington organisé par le Center for American Progress, le laboratoire d'idées du Parti démocrate.


Jean-Marc Normand
Article paru dans l'édition du 13.05.09
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 09:45
Pour enrayer son déclin, le PS belge dénonce "la crise libérale"
LE MONDE | 12.05.09 | 17h37  •  Mis à jour le 12.05.09 | 17h38
Mons (Belgique, envoyé spécial

arcourant du regard "son" hôtel de ville et la Grand Place qui le jouxte, un bel ensemble récemment rénové dont il a discuté le moindre détail, Elio Di Rupo, maugrée. "Après le 7 juin, il faudra rediscuter avec les cafetiers de l'agencement de leurs terrasses", lâche à ses conseillers le bourgmestre de Mons et président du Parti socialiste francophone.

Le ministre-président de la Wallonie, Elio Di Rupo, à Bruxelles, le 15 mai 2006.

AFP/JOHN THYS
Elio di Rupo, bourgmestre de Mons et président du Parti socialiste francophone.

Après le 7 juin. Parce qu'en Belgique, c'est non seulement la date des élections européennes, mais aussi celle d'un scrutin régional pour lequel chaque voix comptera et qui s'annonce crucial pour l'avenir du pays. Tous les enjeux, des terrasses de Mons à la composition du Parlement européen, du redressement économique de la Wallonie à l'avenir du modèle fédéral, s'en trouvent dès lors mêlés, ce qui ajoute à la confusion des esprits. Et cela à un moment où tous les politologues évoquent le désabusement et la colère des électeurs, contraints de se rendre aux urnes - en Belgique, le vote est obligatoire pour tous les scrutins -, et donc toujours tentés par le vote-sanction. Surtout en période de crise. Surtout à l'égard d'un parti au pouvoir depuis vingt ans.

En Flandre, la double élection devrait être marquée par une progression des populistes et des autonomistes. En Wallonie, une lutte à couteaux tirés se dessine entre le parti de M. Di Rupo et le Mouvement réformateur libéral (MR) de Didier Reynders. "L'enjeu essentiel ? Un siège de plus que les libéraux", admet M. Di Rupo, qui n'a pas digéré sa défaite de juillet 2007 : lors des législatives, le MR avait, pour la première fois, devancé le PS en Wallonie, un fief où la gauche frôlait la barre des 45 % il y a deux décennies.

Elio Di Rupo ne veut pas qu'au matin du 8 juin, la Wallonie figure dans la liste des régions d'Europe où la gauche sera diagnostiquée comme "en crise". Ce serait une nouvelle défaite, trop lourde à porter pour son parti et pour lui-même. Alors, à Mons comme ailleurs en Wallonie et à Bruxelles, le président et ses lieutenants vitupèrent contre "la crise libérale".

Crise du capitalisme ? "Non, crise libérale, rectifie fermement M. Di Rupo. Provoquée par ceux qui ont refusé la régulation et le contrôle des prix mais prôné les privatisations et le laisser-faire. Ceux qui ont conduit le pays à emprunter 20 milliards en une nuit pour sauver des banques et engagé 110 milliards pour leur fournir des garanties." Tentant de faire le lien entre la situation de son pays et l'Europe, le président vient de faire publier dans les 23 langues de l'Union - en plus du wallon - le programme de sa formation. Dix points, évoquant "la régulation du monde de la finance", "un pacte européen du progrès social" ou "une réforme de la Banque centrale européenne".

"LA PAGE SE TOURNE"

C'est dans l'arrondissement de Mons que, lors du dernier scrutin régional, le PS a obtenu son meilleur score, avec quelque 40 % des voix. Une satisfaction personnelle pour l'homme fort du parti. Mais les regards sont plutôt tournés vers Charleroi, un autre bastion, où, même s'il a renouvelé 80 % de ses élus, le parti n'en finit pas d'être sali par des scandales. Vers Liège, où les ténors se disputent tandis qu'un ministre, Michel Daerden, est devenu une vedette mondiale sur le Web parce qu'il est apparu, ivre et hilare, dans diverses émissions.

Elio Di Rupo élude. "La page se tourne, nous recrutons des jeunes en masse, nous sommes indispensables à l'équilibre du pays." Estimant qu'il est le mal aimé des médias, le président veut encore croire que son slogan de campagne fera mouche : "Nos valeurs ne sont pas cotées en Bourse, nos actions profitent à tous."

 


Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 13.05.09
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