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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 15:51
Emmanuel Maurel, premier secrétaire fédéral

6 bonnes raisons de voter Emmanuel Maurel

  • Emmanuel Maurel représente le renouvellement et l'ancrage à gauche nécessaire à cette fédération. L'orientation politique qu'il défend depuis toujours dans la fédération ne souffre d'aucune ambiguïté, il refuse les alliances à la carte localement avec le MODEM ; à 35 ans, il apportera un vent nouveau dans la fédération ;

  • Emmanuel Maurel permettra de mettre en place une équipe fédérale pluraliste dans cette fédération, car sa candidature est encouragée par des camarades de toutes les sensibilités du Parti ;

  • Emmanuel Maurel pourra promouvoir une fédération socialiste plus conviviale car il n'a jamais pris part aux disputes existant entre les grands élus et barons locaux du PS Val d'Oise qui minent notre action politique ;

  • Dominique Lefebvre et Alain Assouline représentent tous les deux la direction fédérale sortante dont le bilan est très insuffisant, notamment en termes de communication (la délégation d'Alain Assouline), de débat politique et d'ouverture sur le mouvement social et la société civile ;

  • La candidature d'Emmanuel Maurel permet de ramener à lui des camarades de la motion A en rupture avec Dominique Lefebvre qui auraient pu sinon voter pour Alain Assouline. La candidature d'Alain Assouline, comme celle de Ségolène Royal, représente une rupture avec le Parti démocratique, Parti des militants que nous connaissons, que nous défendons et que nous voulons renforcer ;

  • La candidature d'Emmanuel Maurel offre une alternative au duel Dominique Lefebre vs Alain Assouline, les deux sortants de la fédération. Si vous voulez marquer clairement votre choix d'une fédération militante, active, conviviale et fraternelle, portez vos voix pour permettre à Emmanuel Maurel d'être présent au 2nd tour le vendredi 21 novembre devant Alain Assouline.


Toujours de bonnes raisons de voter Benoît Hamon

  • Son discours ancré à gauche est clair depuis le début et n'a pas évolué ; il n'a pas eu besoin de s'adapter quand la crise financière et économique que nous annoncions a éclaté aux yeux de tous ;

  • Il n'appartient pas aux écuries qui se disputent le parti derrière Ségolène Royal ou Martine Aubry. Il ne propose pas au parti et aux militants une revanche du vote d'investiture de novembre 2006, un conflit permanent entre les équipes des campagnes présidentielles perdues de 2002 et 2007. Lui seul peut rassembler le parti loin des haines de ses dirigeants actuels qui l'étouffent ;

  • Il est candidat depuis depuis 3 mois au poste de premier secrétaire du PS ; personne ne sera surpris. Il n'a pas mis sa candidature au "frigidaire", il n'a pas hésité jusqu'au dernier instant. Martine Aubry a plusieurs fois proposé de soutenir la candidature de Benoît Hamon tout au long du congrès de Reims, on ne comprend donc pas que ce qui était légitime jusqu'à dimanche 16, 9h50, ne le soit plus aujourd'hui ;

  • Avec lui, le renouvellement réel, des pratiques, des dirigeants, et de la ligne politique, entrera Rue de Solférino. Les militants se sont exprimés à la fois pour l'ancrage à gauche et le renouvellement, Benoît Hamon conjugue ses deux aspirations. Il peut jeter des ponts entre socialistes, entre les socialistes et la gauche, entre les socialistes et le mouvement social, et enfin offrir un discours clair aux Français qui attendent désespèrement que les socialistes s'occupent d'eux plutôt que des querelles de personnes ;

  • L'argument du « vote utile » est invalide. En effet, soit Ségolène Royal est capable d'emporter une majorité dès le 1er tour et alors le fait qu'il y ait une ou deux candidatures ne change rien. Soit elle n'en est pas capable et alors les deux candidatures permettent de rassembler des voix qui se reporteront au 2nd tour soit sur Martine Aubry, soit sur Benoît Hamon. Benoît Hamon va d'ailleurs pouvoir recevoir des voix venant de la motion A qui n'auraient pas voté Aubry au premier tour et inversement.

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 16:54

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 11:32
L'appel pro-Aubry de Delanoë: "une logique du règlement de comptes" (Hamon)

PARIS, 17 novembre 2008 (AFP) - Benoît Hamon, candidat au poste de premier secrétaire du PS, a jugé "décevant" l'appel de Bertrand Delanoë à voter pour Martine Aubry lors de l'élection du chef du parti jeudi, qui montre que "la vieille logique du règlement de comptes prend le pas sur le renouvellement".

"C'est décevant (...). La vieille logique du règlement de comptes prend le pas sur le renouvellement", a déclaré le jeune eurodéputé lors d'une rencontre avec la presse.

Selon M. Hamon, "le vieux parti va continuer à régler ses comptes, avec d'un côté la bande qui a peur de se faire prendre le parti, et de l'autre, Ségolène Royal, soutenue par les fédérations des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault où Georges Frêche a annoncé sa prochaine réintégration au PS" en cas de victoire de la présidente du Poitou-Charentes.

Le candidat a dénoncé "un esprit de revanche" qui prévaut tant chez Mme Aubry et M. Delanoë que chez Mme Royal. Selon M. Hamon, "le camp perdant" lors de l'élection du premier secrétaire "mettra en oeuvre dès le 21 ou le 22 novembre une stratégie d'empêchement pour éviter que l'autre ne prenne l'avantage en vue de la présidentielle de 2012".

"Ma candidature a l'avantage de jeter des ponts entre nous. Je ne suis pas dans leurs querelles", a-t-il affirmé.

Commentant l'initiative de M. Delanoë, l'eurodéputé s'est déclaré "un peu déçu du décalage" entre les témoignages de soutien qu'il dit recevoir de cadres et militants pro-Delanoë "et cette pièce d'un théâtre d'ombres qu'on nous rejoue indéfiniment".

M. Hamon a précisé qu'en cas de 2e tour --la seule hypothèse crédible, selon lui-- et s'il n'était pas l'un des deux finalistes, il "donnerai(t) une consigne de vote".

Il a ironisé sur l'étiquette de "candidat de la gauche du parti" dont il est affublé. "Personne n'ose dire: la droite du parti, c'est Ségolène Royal".

Hamon pense être au "deuxième tour", de préférence face à Royal

NOUVELOBS.COM | 17.11.2008 | 18:27

L'eurodéputé candidat à la direction du Parti socialiste estime ainsi qu'un tel duel permettrait de proposer "un vrai choix" aux militants. Le premier tour du vote est prévu jeudi pour sortir le parti au plus vite de la crise de leadership.

Benoît Hamon (Sipa)

Benoît Hamon (Sipa)

Lors de l'élection du du nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, prévue jeudi, Benoît Hamon, candidat à la direction du PS représentant la gauche du parti, estime qu'il pourra "être au 2e tour". "Je pense que j'y serai", a déclaré l'eurodéputé, lundi 17 novembre sur France Inter.
Le meilleur cas de figure étant, pour lui, un duel avec Ségolène Royal plutôt qu'avec Martine Aubry, pour proposer "un vrai choix" aux militants.
Benoît Hamon dit avoir "des proximités évidentes" avec la maire de Lille, "mais ça ne suffit plus, je pense que celles et ceux qui ont été acteurs des querelles depuis 20 ans ne sont plus les mieux placés pour permettre au PS de se reconstruire".

Le parti est atteint "par le poison présidentiel"

Il a également déclaré qu'il fallait "incontestablement" revoir les règles de fonctionnement du PS. Le parti est atteint "par le poison présidentiel qui veut qu'aujourd'hui, on pourrait avoir une cohabitation à la tête du PS", c'est-à-dire "un premier secrétaire qui ne dispose pas de majorité".
Selon lui, l'avenir du PS repose sur "l'ancrage à gauche" ainsi que "le "renouvellement et la rénovation". Il a indiqué vouloir "jeter des ponts entre les socialistes" mais aussi entre les socialistes et "le reste de la gauche" et "le mouvement social"
"Il faut faire en sorte qu'il y ait un peu de mixité générationnelle au PS, ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui, mais aussi une mixité sociale des origines", a-t-il aussi jugé.

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 11:01

Gagnants-Perdants                           Le Temps des Cerises

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 10:43
Voici selon moi comment pourrait aboutir le congrès du Parti Socialiste à Reims... Sans doute le plus scenario après l'élection de Ségolène Royal (qui serait la garantie d'une implosion du PS à court terme).
Motion A et motion D vont s'entendre sur le dos de la motion C de Benoît Hamon ; Bertrand Delanoë fera semblant de bouder comme il le fait jusqu'ici, mais finalement les 2 s'accorderont sur la candidature de Martine Aubry. En résultera sans doute son élection comme première secrétaire du PS, mais la voie du changement et du renouvellement aura été bouchée, comme celle d'un ancrage sans ambigüité du PS à gauche. Le PS prendra encore un retard énorme, et permettra ainsi à Ségolène Royal de revenir plus en force que jamais en juin 2011. Dans tous les cas, le PS n'aura pas de projet politique pertinent et adapté face aux enjeux du moment (je vous invite à lire à ce sujet l'excellent essai d'Emmanuel Todd intitulé Après la Démocratie).
A contrario, avec la candidature de Benoît Hamon et sa désignation comme premier secrétaire du PS, le temps passant une partie des fans de Ségolène Royal auraient pu être intégré au PS, séduits qu'ils sont par le thème du renouvellement et devenus "néo-gauchistes" avec la dérive délirante de leur tête de file.
Mais ils ne nous laisseront vraisemblablement pas faire, pas tenter l'expérience, effrayés qu'ils sont tant par la crainte de notre échec que par l'espoir de notre réussite.
Frédéric FARAVEL

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 10:12
C’est une fable de Vincent Peillon : personne ne "vole", n’a “volé”, ne “volera” la candidature de Ségolène Royal. Qu’est ce que signifie pareille esbroufe ?  

La motion qui est arrivée en tête avec 29 % des voix est celle de Gérard Collomb.
Ceux qui ont voté “pour” n’ont automatiquement pas voté pour la candidature de Ségolène Royal, puisque celle-ci s’était “mise au frigidaire”.
Si une semaine après, les militants ne savent toujours pas si la motion E présentera Ségolène Royal ce n’est pas parce qu’elle rencontre des adversaires qui voudraient lui “voler” sa “victoire”.
Mensonge de Vincent Peillon : car ce n’est pas une victoire, elle n’a que 4 % de plus que les autres motions, et c’est dans sa motion qu’il y a les premiers problèmes. Puisque Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, qui ont apporté l’essentiel des voix de cette motion, ne sont pas favorables à sa candidature.
Quel pourcentage de voix dans cette motion était vraiment favorable à ce que Ségolène Royal soit candidate ? 12 % ?
Et une fois candidate, en admettant qu’elle soit vraiment soutenue par toute la motion E, il reste 70 % de militants a convaincre.
Ce qui est insolent de la part de Vincent Peillon, c’est de faire croire qu’avec moins de 30 % des voix la victoire serait acquise, et en cas contraire qu’elle serait “volée”.

Dans un seul cas, on peut dire que les militants ont voté pour une motion en sachant que son premier signataire serait candidat, c’est la motion C dont Benoit Hamon, dés le début avait annoncé qu’il se présenterait au poste de premier secrétaire.
C’est une candidature aussi légitime que celle de Segoléne Royal et en votant pour elle, les militants ne “voleront” rien a personne, ils choisiront démocratiquement à la majorité.

Gérard Filoche, vendredi 14 novembre

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 12:16

Benoît Hamon «près d’un accord» avec Martine Aubry

«Des rapprochements existent», explique le représentant de la motion de l’aile gauche du parti. Vincent Peillon, bras droit de Royal, crie «Halte au feu!»

Le député européen Benoît Hamon, candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, pose le 06 novembre 2008 à Paris.

Le député européen Benoît Hamon, candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, pose le 06 novembre 2008 à Paris. (AFP)

Un front «tout sauf Royal» est-il en train d’émerger ? Benoît Hamon, candidat à la direction du PS représentant la gauche du parti, se dit «près d’un accord» avec Martine Aubry, à la veille de l’ouverture du congrès de Reims.

«Aujourd’hui, nous sommes près d’un accord politique», déclarait ce matin Benoît Hamon sur RTL. «Des rapprochements existent»«et je suis assez heureux de voir que le travail progresse», a-t-il dit, indiquant être «toujours candidat»«pas convaincu par la stratégie d’alliance».

«Je ne pense pas que cela soit sérieux de renvoyer à un entre deux tours de la présidentielle le fait de savoir si oui ou non nous nous allierions avec le MoDem», explique l’eurodéputé, faisant référence aux propos de Ségolène Royal la veille sur TF1.
avec la maire de Lille à la succession de François Hollande. En revanche, il se déclare envisagée par Ségolène Royal avec le MoDem.

«La balle est surtout dans le camp de Delanoë»

«On peut avoir le projet le plus socialiste qui soit» mais «qui peut penser qu’avec François Bayrou, Premier ministre, le projet serait mis en œuvre? Tout cela, c’est parfaitement illusoire», juge Hamon. La question est de savoir si les socialistes sont prêts à gouverner «avec des libéraux», dit-il.

Quant à Bertrand Delanoë, «il devra dire à un moment ou à un autre ce qu’il prétend ou ce qu’il veut faire. Aujourd’hui la balle est surtout dans son camp», affirme Benoît Hamon. «Si demain il sort de ce congrès une forme de statu quo qui reconduit une ligne politique qui nous a conduits à l’échec», alors on assistera à «un lent déclin du parti socialiste», a-t-il averti, alors que le maire de Paris est soutenu par le premier secrétaire sortant, François Hollande.

«Conciliabules d’arrière-boutique»

Devant ces «rapprochements», Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, crie «Halte au feu!». Depuis 2002 et l’échec de Lionel Jospin, «on ne fait rien, on bidouille», lance-t-il, dénonçant «des conciliabules d’arrière-boutique».

«J’appelle Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Lionel Jospin (soutien de Delanoë et qui ne cache pas son hostilité envers Ségolène Royal, ndlr) à faire très attention à ce qui est en train de se produire au parti. C’est un parti de gouvernement qui doit rester à cette hauteur», or «il est dans des mains qui ne sont pas très responsables ces jours-ci», a-t-il dit, ce matin sur RMC et BFM-TV.

Alors que la stratégie d’alliance avec le MoDem envisagée par Ségolène Royal est très critiquée, Vincent Peillon a tenu à préciser qu’«en l’état actuel des choses, il ne peut pas y avoir aujourd’hui d’alliance avec le MoDem puisque le MoDem ne sait pas s’il est à gauche ou à droite». «Le jour où le MoDem aura clarifié sa position», sera prêt à «entrer dans la gauche», c’est-à-dire «dans un rapport avec le Parti socialiste mais aussi avec les alliés traditionnels du PS, le Parti communiste les Verts etc., la discussion s’ouvrira», a-t-il précisé, espérant calmer les inquiétudes de certains de ses camarades socialistes.

(Source AFP)

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 11:13

Donnons à notre fédération un temps d'avance

une position cohérente : nos positions politiques en motion, notre vote sur le rapport d'activité fédéral, les candidatures que nous soutenons pour le premier secrétaire et le premier secrétaire fédéral.

Au lendemain du vote des militants, et à la veille de notre congrès national à Reims, nous voulons vous faire part de l'analyse que nous tirons de ce scrutin sur les motions.

Avec près de 19 %, la motion C « un monde d'avance » a réalisé un score encourageant, quand les solférinologues de toute obédience promettaient notre écrasement. Nous constatons que les appels à un vote fondé sur le respect de « l'autorité », comme lors des précédents congrès, ou « d'inspiration divine » n'ont pas fonctionné. La majorité sortante du Parti Socialiste, ayant éclaté, la réalité des faits économiques et sociaux ayant rattrapé le PS, les militants n'ont pas cédé cette fois-ci à la tentation du légitimisme : aucune motion ne peut se prévaloir d'un vote majoritaire, ni la motion A soutenue par les principaux responsables de la direction du PS, ni la motion E soutenue par Ségolène Royal qui avait recueilli 59 % des votes en novembre 2006.

Il va donc falloir dialoguer et échanger pour créer une majorité inédite qui remette le Parti socialiste sur les rails et lui permette de retrouver la confiance des classes moyennes et populaires de ce pays. Nous retenons deux enseignements majeurs de cette consultation des militants :

  • tout d'abord, une réelle volonté d'ancrage du Parti Socialiste à gauche. Si l'on se réfère aux discours développé dans les dernières semaines par les différentes motions (parfois en contradiction avec les textes déposés) face à la gravité de la crise financière et l'échec patent du modèle néo-libéral, c'est vers les positions – autrefois jugées peu crédibles – défendues par la motion C que les socialistes ont peu à peu convergé. Notons que les positions les plus irréalistes ne sont pas venues de là où on les attendait ; la crédibilité économique et sociale a clairement changé de camp et les alliances privilégiées avec le centre ont été désavouées ;

  • ensuite et très clairement, les militants ont exprimé un profond désir de changement dans les pratiques politiques de notre parti et de renouvellement de ses équipes dirigeantes. Ils ont compris qu'alors que partout le monde bouge et vite – en premier lieu, avec la victoire de Barack Obama – le PS ne pouvait pas être le dernier endroit à végéter.

Avec la candidature de Benoît Hamon au poste de premier secrétaire, le Parti socialiste peut répondre avec force à ces deux volontés complémentaires des militants. La cohérence de ses orientations, progressivement rejointes par les autres motions, la stratégie politique claire de rassemblement de la gauche qu'il défend, et enfin sa combativité et sa jeunesse sont des éléments déterminants qui peuvent faire de lui le pivot d'une nouvelle majorité pour diriger le PS, renforcer son opposition à la politique de Sarkozy et le remettre au travail sur le chemin de l'alternative.

Ces deux aspirations majeures se sont également exprimées dans le Val d'Oise. Les scores départementaux connaissent quelques distinctions d'avec la situation nationale mais le message reste fondamentalement le même.


C'est pourquoi nous avons choisi une position claire, tranchée et cohérente sur la question du rapport d'activité fédéral. Celui-ci n'a été adopté qu'à une très faible majorité relative (45 Pour, 34 Contre, 53 Abstentions) par les délégués au congrès fédéral. Nous regrettons de ne pas avoir été suivi sur la voie de la cohérence par les représentants de la motion D et E, mais nous assumons parfaitement notre choix de voter Contre dont nous voulons vous rappeler les critères.

Rappelons qu'il ne s'agit pas d'un vote sur une personne, mais il s'agit de s'exprimer sur l'activité durant 3 ans d'une équipe fédérale, dont Dominique Lefebvre n'était que l'animateur ; chaque secrétaire fédéral est comptable tout autant que le premier secrétaire fédéral sortant, des insuffisances constatées de la fédération du Val d'Oise du Parti socialiste.

Nous reconnaissons à l'actif du premier secrétaire fédéral d'avoir respecté ses engagements sur 3 sujets d'importance : la remise en route des commissions fédérales de contrôle qui n'avaient quasiment jamais été réunies sous les mandats précédents ; les principaux contentieux au sein des sections accumulés entre 1998 et 2005 ont été largement purgé, malgré la pérennité de quelques difficultés ; les finances fédérales ont été remises en ordre.

Cependant nous objectons plusieurs remarques fortes de forme et de fond au bilan de l'équipe fédérale sortante :

  • tout d'abord sur la forme, nous rappelons que la règle dans le PS est fondée sur le vote des militants, il n'est donc plus acceptable que le rapport d'activité fédérale ne soit pas soumis au vote des militants ; ensuite le document de 3 pages qui nous a été remis sur table lors du congrès fédéral n'est pas à la hauteur d'un rapport d'activité fédéral, dans lequel nous aurions dû pouvoir mesurer le travail réalisé globalement et dans chacune des délégations du secrétariat fédéral ;

  • ensuite, si l'équipe fédérale s'enorgueillit des victoires municipales et cantonales de mars 2008, un bilan électoral ne peut être le seul argument d'une fédération. D'autant qu'il y a dans ce domaine à prendre et à laisser. Notre département est l'un des rares à avoir perdu des députés de gauche en juin 2007 quand le groupe parlementaire socialiste voyait dans bien d'autres départements ses effectifs s'enrichir de nouveaux députés. Les victoires municipales ont été le fruit avant tout de dynamiques locales où l'on distingue mal la valeur ajoutée de l'équipe fédérale ; des ambiguïtés concernant les alliances avec le MODEM nous ont d'ailleurs coûtés chers à bien des endroits ;

  • enfin, le débat politique de fond est devenu asthénique voire inexistant dans cette fédération. La faiblesse de notre parti naît largement de cette absence de débat de fond qui arme les militants pour débattre avec nos concitoyens. L'échange d'arguments entre les différentes sensibilités du Parti en direction des militants ne tenait plus que de l'exception. La communication a été un fantôme depuis novembre 2005 ; Agir-Unir est devenu irrégulier et inconsistant alors que souvent il représentait l'un des rares liens politique et intellectuel entre la fédération et les militants. Le prétexte de l'effort mis sur internet n'est pas suffisant, quand les militants qui n'ont pas de mails (plus de 1 000) ne reçoivent quasiment plus aucune communication de la fédération. Le site internet lui-même mériterait un profonde refonte.

La fédération a besoin d'un sursaut qui prenne en compte à la fois les deux enseignements du congrès (ancrage à gauche, urgence du renouvellement) et ses enjeux propres qui découlent de notre analyse du bilan de l'équipe fédérale sortante. La candidature d'Emmanuel Maurel se veut une solution à ces besoins. Le 20 novembre, vous voterez pour le candidat que vous estimez le plus capable d’animer notre fédération pendant trois ans. Il se présente aux suffrages des militants parce que nous le croyons à même d’assumer cette mission. Des camarades de toutes les sensibilités du Parti l’y ont d’ailleurs encouragé.

Ils connaissent ses convictions, son goût du débat dans le respect mutuel, son sens du Parti. Ils connaissent son attachement à notre département. Ils connaissent son attachement à notre fédération, au sein de laquelle il milite depuis l’âge de 17 ans.

Fort de ces soutiens, il sera capable de rassembler autour de lui les militant(e)s qui veulent remettre cette fédération sur le chemin du dynamisme et de la convivialité. Nous le soutenons pour qu'il soit à la fois un porte-parole disponible et l’animateur d’une nouvelle équipe fédérale pluraliste, à l'écoute des militants, attentive aux luttes sociales. Notre fédération a besoin d’un nouveau souffle. Ensemble, écrivons une nouvelle page du Parti Socialiste dans le Val d’Oise.

Frédéric Faravel

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 15:03

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 12:13

Le congrès de Reims aurait pu offrir aux socialistes une occasion de sortir de l'embourbement politique dans lequel ils se sont enfoncés depuis 11 ans et plus encore depuis 2002. Depuis plusieurs années, les responsables socialistes ont fui les débats qui divisaient le parti, ils ont habitué les militants socialistes à des choix reposant essentiellement sur des questions de personnes ou sur des rapports de force fondés essentiellement sur la capacité à distribuer emplois ou investitures électorales. Lors du seul débat interne de fond qu'a tenu à organiser la direction sortante du PS autour de François Hollande, sur le projet de traité constitutionnel européen, les conditions de mise en oeuvre de ce débat l'ont fait versé dans la caricature démocratique, biaisant les résultats de la consultations militantes et ouvrant la voie à une division plus grave encore du PS. La "Une" de Charlie Hebdo en fin de campagne référendaire nationale plusieurs mois plus tard aurait tout aussi bien pu illustrer la qualité des débats qui s'étaient tenus au P, Darth Vador disant de sa voix chuitante et mécanique "si vous votez "non", je détruirai la terre !".

Depuis mars 2008, les différents prétendants (plus ou moins vélléitaires) au congrès du PS ont tous promis un débat de fond qui permette à la fois de règler la question de l'orientation et du leadership, loin des synthèses molles et inopérantes, loin des querelles personnelles. Un tel congrès ils le doivent aux militants socialistes, ils le doivent à toute la gauche, ils le doivent aux catégories populaires et moyennes qui désespèrent qu'une alternative crédible, forte et ambitieuse émerge enfin face au Sarkozisme.

Au sortir du 23 septembre, le nombre et la qualité des motions représentées reflétaient assez bien les clivages sous-jacents au sein du PS depuis de nombreuses années sans sortir d'une identité commune socialiste et auraient pu permettre un débat salutaire ouvrant un choix tout autant salutaire des militants. La motion A avec Bertran Delanoë et François Hollande devéloppant une orientation sociale-libérale libertaire ; la motion B, maintenue de manière quelque artificielle, reflète la préoccupation écologique récente du PS ; la motion C de Benoît Hamon appelle à la lucidité sur les fondamentaux et les conséquences du système capitaliste et réclame un contenu des réformes un peu radical que ce qui se disaient jusqu'alors au PS ; la motion D reflète la tradition ancienne d'un PS social-démocrate ; la motion E de Gérard Collomb et Ségolène Royal traduit une orientation sociale-libérale autoritaire ; enfin la motion F, Utopia, est l'expression d'une sensibilité marginale mais bien vivante post-matérialiste au sein de la gauche française.

 

C'est pour cela qu'avec Benoît Hamon nous avons appelé depuis la phase des contributions générales du congrès à écarter les faux débats. C’est ce que nous avons fait en adoptant une nouvelle déclaration de principes qui peut être considérée comme une « carte d’identité » du Parti socialiste, un socle ommun sur la base duquel nous devons réfléchir à l’avenir que nous voulons bâtir.
Premier faux débat. On voudrait nous faire croire que s’opposent, au Parti socialiste, artisans et adversaires de l’économie de marché que nous avons tous acceptée depuis longtemps. Pas de collectivistes chez les socialistes mais des partisans d’une « économie sociale et écologique de marché régulée ». Pour nous, la question n’est pas celle de l’acceptation ou non d’un système, mais celle des réponses politiques proposées pour le réguler et redistribuer les richesses. C’est pourquoi nous entendons laisser en dehors de la sphère marchande un certain nombre d’activités correspondant à des droits fondamentaux.
Deuxième faux débat. Les clivages opposeraient les « modernes » aux « archaïques ». Comme si la modernité se résumait à la soumission docile aux modèles dominants imposés par ceux qui en bénéficient et l’archaïsme s’incarnait dans l’espoir d’une réduction des inégalités. La modernité ne peut être entendue comme l’acceptation d’un libéralisme aujourd’hui dépassé.
Troisième faux débat. Les socialistes se diviseraient entre « audacieux » - ceux qui voudraient « lever les tabous » - et « timides » - ceux qui voudraient « occulter certains problèmes ». Nous devons être en capacité d’aborder collectivement l’ensemble des débats. Pour autant cela ne peut signifier qu’il y aurait un courage politique particulier à parler de sujets relevant traditionnellement du champ lexical de la droite !
Quatrième faux débat. Les divergences qui existent entre nous opposeraient individualistes et collectivistes. Pour nous, c’est autour d’un projet collectif que s’articule le combat pour les libertés individuelles qui ne peuvent jamais être déconnectées des questions sociales, sans prendre le risque de les voir confisquées par quelques privilégiés. Alors que les conservateurs veulent démanteler le droit du travail afin, justement, de ramener les rapports sociaux à de simples relations individuelles, nous devons combattre avec la même ténacité pour toutes les libertés et tous les droits, qu’ils soient individuels ou collectifs.

 

Parmi ces faux débats peu ont été évité par les tenants des motions issues de la direction sortante (A, B, D, E). En premier lieu, les grands élus locaux issus de la contribution "La Ligne Claire" ont versé dans la caricature dénonçant l'impossibilité que le PS aurait à dépasser le débat entre "révolutionnaires" et "réformistes", enfilant en celà les perles que les médias leur préparent, alors que la déclaration de principes adoptée en juin 2008 mettait un terme définitif à cette interrogation (pour ceux qu'elle agitait encore), que les socialistes français ont fait le choix de la démocratie contre la violence en politique lors du congrès de Tours de décembre 1920, et que l'acceptation de l'économie de marché comme outil de production a été réelle dans les années 1980 et a fait l'objet de suffissamment de débats pour que les socialistes n'aient plus à s'en justifier.

Faux débats aussi, sur les audacieux et les timides (intituler sa motion "courage, clarté, créativité" c'est un lapsus quand on lit la liste des signataires)  car qui depuis son poste à la direction du PS a permis d'aborder des débats de fond qui traversait le PS dans ses rivières souterraines sans jamais être débattus (le libre-échange, le rôle et les marges de manoeuvre de la puissance publique, etc.) : personne.

Faux débat encore quand tout au long de la campagne interne du congrès, Bertrand Delanoë lui-même et les intervenants de sa motion dans chaque section insinuent ou dénoncent explicitement qu'eux seuls seraient de véritables "libéraux", défenseurs des libertés publiques et individuelles, quand la gauche du Parti serait finalement dangereusement liberticide (voire en rupture avec l'universalisme) ; j'ai même rencontré un camarade de la motion A expliquant doctement dans une section rurale l'identité existant entre "universalisme" et "libre-échange" et refus de notre supposé "protectionnisme". Outre le fait que la volonté de réactiver le tarif extérieur commun (que seule la motion C propose) afin de rétablir un peu d'équilibre en face de marchés protégés comme ceux des Amériques, du Japon, de la Russie, de la Chine ou de l'Inde (seule l'union européenne s'enorgueillit d'être un passoire commerciale internationale, par choix idélogique d'ailleurs), j'aurais pu lui faire remarquer que la définition "universaliste"et pro-libértés était à géométrie variable : motion A et E prétendent finalement s'aligner sur une "immigration choisie" quand d'autres proposent la régularisation des travailleurs sans-papiers et de leurs familles. Bref, le libre-échange, la libre circulation c'est bon pour les capitaux ou les marchandises mais pour les hommes on repassera !?!

Il serait tellement évident de rappeler les propositions de la motion C en faveur de nouveaux droits et de nouvelles libertés collectives, ici, que je ne le ferai pas.

 

J'aimerais dire quelle est ma conviction profonde sur la manière de refermer la séquence ouverte par Sarkozy en 2007. Je suis convaincu que le président de la République a gagné au printemps 2007 en développant devant les Français sa vision structurée de la société, quand ses adversaires étaient confus donc inquiétants. Avec Sarkozy, tout le monde savait à quoi s'en tenir, pour lui la société se structure en fonction de "gagnants" et de "perdants" ; la séquence électorale l'a amené à faire croire à ceux qui le voulaient bien qu'avec lui ils feraient partie des "gagnants"et il était évident que la réalité du sarkozisme ferait apparaître rapidement la supercherie.

Mais face à cela la candidate de la gauche a inquiété par son absence de vision cohérente, et sa façon de courrir après le candidat de la droite (Nation, Valeur travail, drapeau, sécurité, etc.) ; faisons lui grâce que le PS n'était pas exempt de reproches : l'absence de travail de fond mené par François Hollande n'avait aucunement permis à ce parti de proposer quelque chose de concret, il a même pavé la voie à l'émergence de Ségolène Royal, transformant aux yeux des médias et d'un peuple de gauche déboussolé ce qui n'était que de pâles intuitions (souvent fausses d'ailleurs) en vision audacieuse. On l'a vu dénoncer l'assistanat plutôt que défendre et rénover la solidarité, proposer la casse de la carte scolaire plutôt de renouveller le contrat républicain pour l'école.

Mais aujourd'hui cela continue. Quand la motion E prétend défendre une VIème République parlementaire, son premier signataire Gérard Collomb et François Rebsamen et actuel n°2d u parti proposent l'alignement du PS sur la présidentialisation et les institutions de la Vème République. On ne peut pas un jour expliquer que proposer la généralisation des 35h était une erreur, que parler d'un SMIC à 1500€ en 5 ans était une erreur, puis annoncer en meeting musical sa volonté d'interdire les licenciements !

Martine Aubry, elle-même n'est pas exempte de confusion. Il faut être sérieusement solide pour comprendre ce qui justifie les alliances locales avec le MODEM quand on les refuse tout aussi catégoriquement que la motion C au niveau national, sur des arguments comparables. Le discours de ses soutiens dans la sections sur "nous ne voulons pas d'une minorité de gauche dans le parti, qui aiguillonnerait de l'extérieur la majorité, nous voulons que le PS soit à gauche" est d'un ridicule quand on a vu comment Jean-Christophe Cambadélis et elle ont refusé de travailler avec Benoît Hamon et Marie-Noëlle Lienemann alors que cette solution aurait bien sûr évité la "stigmatisation" réthorique contre l'odieuse et infréquentable "gauche du parti" mais au contraire aurait placé l'ancrage à gauche au coeur du PS !

 

Il apparaît aujourd'hui que ces infréquentables, ces trublions sont désormais à la mode, remis au goût du jour par une crise financière mais plus largement un crise du capitalisme, dont ils n'avaient cessé de démontrer les failles dangereuses. Aujourd'hui, les dirigeants sortants du PS semblent redécouvrir la "pierre philosphale" de la régulation et de la limitation du libre-échange, dénonçant la supercherie sarkozienne de son discours régulateur international quand il continue à déréglementer à tour de bras dans le pays. Que ne l'ont-ils fait plus tôt car à force d'avoir accompagné le discours ambiant des 15 dernières années, ces socialistes-là ne sont plus crédibles pour revendiquer comme leurs les positions de fond d'une sociale-démocratie efficace et volontariste ; les Français semblent aujourd'hui plus enclins à croire la conversation internationale de Sarkozy que la sincérité de la redécouverte par les Delanoë ou les Royal des outils du socialisme démocratique.

Alors il faut leur proposer une transformation réelle et un peu enthousiasmante. Le congrès de Reims ne sera réellement utile que s’il permet de clarifier les orientations stratégiques de notre Parti. Les ambiguïtés sont en effet loin d’être levées. Nous revendiquons une stratégie claire de refus d’alliance avec le centre. Nous proposons d’engager une démarche politique pour l’émergence d'un "Parti de la Gauche".

Voter pour la motion C "Un monde d’avance" c’est :

1) Affirmer une orientation à gauche pour notre parti. La Gauche est victorieuse lorsqu'elle est la Gauche, comme en 1981 ou en 1997. Elle est défaite lorsque les électeurs ne savent plus qui elle est, comme en 2002 ou 2007. Pour gagner en 2012, le PS doit donc s'affirmer à gauche.
2) Vouloir un changement réel par rapport à la direction sortante du PS dont sont issues les 3 autres principales motions.
3) Faire le choix du renouveau : le PS a besoin d’un nouveau souffle, d’un sursaut, que porte la candidature de Benoît Hamon plus que toute autre.

Ce Congrès doit être celui du changement d’orientation et de pratique du parti. Il n’y aura pas de vote utile car il n’y aura pas de motion qui dépassera les 50% des suffrages exprimés le 6 novembre au soir. Il n’y a aura pas de motion qui, plus que la nôtre, aura rassemblé ce qui semblait épars sur une même ligne politique. La motion propose le rassemblement autour d’un candidat de 41 ans, fil d’ouvrier et fier d’être de gauche. Les militans socialistes ne doivent pas se faire voler ce Congrès. Le 6 novembre ils peuvent voter en fonction de lerus convictions ; le choix des personnes, ne viendra que dans un second temps.

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