Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 10:12

Partager cet article

Repost0
25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 15:51

Partager cet article

Repost0
25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 15:42

En réponse à la chronique de Michel Noblecourt parue en page 2 de l’édition du week end du Monde et intitulée ” PS : les faux convertis au réfomisme“, Benoît Hamon a demandé au journal de publier la brève réponse suivante. Elle a été rejetée. Je ne commenterai pas ce choix.

La voici :

Lettre ouverte aux modernes du 20ème siècle.

20 ans que je suis membre du PS. Et presque aussi longtemps que je lis Le Monde. Et là vendredi soir, sous la plume de M. Noblecourt, Le Monde s’interroge en p. 2 à savoir si «M. Hamon (…) a encore sa place dans un Parti Socialiste ouvertement réformiste ». Ciel ! Je me serais bien passé d’un tel honneur. Car on sent bien que la réponse est dans la question et qu’à l’évidence aux yeux de l’éditorialiste du grand quotidien du soir, il est une espèce menaçante de socialistes, constituée de manipulateurs et imposteurs, les «faux convertis au réformisme».

Au passage, le journaliste dans sa grande clémence, réhabilite quelques moutons noirs d’hier. Ainsi dans le même éditorial, Laurent Fabius après avoir longtemps erré aux marges est réintégré dans la colonne centrale, la bonne, celle des socialistes réformistes. Je suis certain que l’intéressé appréciera cette mansuétude.

A quelques semaines du congrès de Reims, Le Monde aurait-il donc choisi son camp? Prendrait-il cette fois-ci fait et cause pour les bons socialistes, les «réformistes» contre les mauvais socialistes, les «on-ne-sait-quoi» d’ailleurs ? Faudrait-il donc, pour espérer voir la gauche gagner demain, perpétuer l’ancien et parier «naïvement» sur le moins disant politique rebaptisé paresseusement ou cyniquement «réformisme»? Heureusement, ce sont les militants socialistes qui trancheront cette question et souhaitons-le, à partir d’une lecture politique un peu moins grossière et caricaturale que le propos de monsieur Noblecourt.

Car que faut-il comprendre à ce papier ?

En premier lieu, qu’il existe un crime irréparable, celui qui a réuni les «nonistes» dans la contestation du traité constitutionnel européen, que le soutien de 54 % des français et en leur sein d’une majorité de l’électorat de gauche ne suffit pas à pardonner. Il est incontestable qu’aux yeux de quelques uns, parisiens, influents et qui «dînent le soir en ville», l’horloge s’est arrêtée il y a 3 ans, en mai 2005. Depuis ils ressassent le souvenir d’un monde perdu. Et confirment qu’ils ne saisissent rien à la séquence qui se déroule pourtant si près d’eux, dans la rue française, européenne, américaine ou africaine mais si loin de leur tour d’ivoire.

Mais ce n’est pas l’instant d’expliquer le 2ème âge de la globalisation dans lequel s’est précipité le monde entier et qui convoque partout le retour de la puissance publique, la régulation des marchés financiers, une redistribution des richesses plus favorable au travail et des restrictions indispensables au libre échange.

En second lieu, cette chronique confond délibérément 2 concepts : réformisme et libéralisme. Le réformisme, qui s’incarne dans le choix de la démocratie comme but et moyen de l’action politique, s’incarne dans la volonté d’inscrire l’action collective dans le cadre républicain et le choix d’impliquer le mouvement social dans la définition du contenu du changement, rassemble aux nuances d’orientation près, tous les socialistes. Mais si, dans le frisson de l’air du temps, c’est au libéralisme économique que Michel Noblecourt souhaite convertir les socialistes, qu’il soit rassuré, il sera plus facile de nous démasquer. Car nous sommes nombreux et même une majorité de militants à revendiquer être à la fois socialistes, réformistes mais sourds aux insistantes sirènes libérales. Parce qu’il faut être aveugle ou inconséquent ou de mauvaise foi pour ne pas constater que cette idéologie a, elle aussi, historiquement échoué.

Le temps passe, le monde se transforme, les périls grandissent et la France reste dirigée et influencée par les «modernes» du 20ème siècle. Nous voulons changer cela. Nous allons changer cela.

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 11:40
Point de vue
De quoi Siné est-il le nom ?, par Bernard-Henri Lévy
LE MONDE | 21.07.08 | 13h53  •  Mis à jour le 21.07.08 | 13h53

ette affaire est tout de même extraordinaire.

Voilà un humoriste - Siné - qui donne à son journal une chronique où il dit, en substance, que la conversion au judaïsme est, dans la France de Sarkozy, un moyen de réussite sociale et qu'il préfère "une musulmane en tchador" à "une juive rasée" (sic).


Voilà un directeur - Philippe Val - qui rappelle au chroniqueur le pacte fondateur qu'est, pour Charlie Hebdo, leur journal, le refus catégorique de toute forme d'antisémitisme ou de racisme et qui lui demande, en conséquence, de s'excuser ou de s'en aller.

Et voilà la blogosphère, puis la presse, qui, au terme d'un renversement des rôles ahurissant, transforment l'affaire Siné en affaire Val et, au lieu de pointer, analyser, stigmatiser, le dérapage du premier ne s'intéressent plus, soudain, qu'aux "vraies" raisons, forcément cachées, nécessairement obscures et douteuses, qui ont bien pu pousser le second, voltairien notoire, apôtre déclaré de la liberté de critique et de pensée, défenseur en particulier des caricaturistes de Mahomet, à réagir, cette fois, en censeur offusqué (la main du "lobby" ? celle de Sarkozy lui-même ? un règlement de comptes inavoué et dont l'humoriste ferait les frais ? tout y est passé, jusqu'à la nausée...).

A ce degré de confusion, la mise au point s'impose - et, sine ira et studio, sans colère ni enthousiasme, le rappel des principes simples que l'on a, dans cette empoignade, tendance à perdre de vue.

1. La critique voltairienne des religions, de toutes les religions, est une chose - saine, bien venue, utile à tous et, en particulier peut-être, aux croyants eux-mêmes. Le racisme, l'antisémitisme, en sont une autre - odieuse, inexcusable, mortelle pour tout le monde et que l'on ne saurait, en aucun cas, confondre avec la première.

La distinction n'était pas si nette chez Voltaire qui était, comme chacun sait, raciste et antisémite. Elle l'est depuis Voltaire, chez les meilleurs de ses héritiers et, en particulier, dans le journal de Philippe Val. Les vraies Lumières ? Les Lumières de notre temps ? Critiquer les dogmes, pas les personnes.

Bouffer du curé, du rabbin, de l'imam - jamais du "Juif" ou de l'"Arabe". Etre solidaire, bien entendu, de caricaturistes qui se moquent du fanatisme et le dénoncent - mais s'interdire, fût-ce au prétexte de la satire, la moindre complaisance avec les âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d'ADN, de génie des peuples, de race. C'est une ligne de démarcation. Soit, à la lettre, un principe critique. Et c'est là, dans le strict respect de cette ligne, qu'est, au sens propre, la pensée critique.

2. La question n'est pas de savoir si tel ou tel - en l'occurrence Siné - "est" ou "n'est pas" antisémite. Et l'on se moque bien des brevets de moralité que croient bon de lui octroyer ceux qui, comme jadis pour Dieudonné ou, plus tôt encore, pour Le Pen, disent le connaître "de longue date" et savoir "de source sûre" que l'antisémitisme lui est étranger.

Ce qui compte ce sont les mots. Et ce qui compte, au-delà des mots, c'est l'histoire, la mémoire, l'imaginaire qu'ils véhiculent et qui les hantent. Derrière ces mots-là, une oreille française ne pouvait pas ne pas entendre l'écho de l'antisémitisme le plus rance.

Derrière cette image d'un judaïsme tout-puissant auquel un Rastignac contemporain se devrait de faire allégeance, elle ne pouvait pas ne pas reconnaître l'ombre de notre premier best-seller antisémite national : "Les Juifs, rois de l'époque", d'Alphonse Toussenel (1845). C'est ainsi. C'est affaire, non de psychologie, mais d'acoustique, donc de physique, de mécanique.

Et quand on est face à ça, quand on voit un vieil humoriste - qui, en effet, ne sait sans doute pas vraiment ce qu'il dit - manipuler des chaînes signifiantes qui ont toujours, partout, avec une régularité implacable, mis le feu dans les esprits, la juste attitude n'est pas de minimiser, ratiociner, discuter à perte de vue des dosages respectifs, dans l'énoncé incriminé, du poison de la haine et de l'excipient gentiment ricaneur - elle est de déclencher, sans attendre, ce que Walter Benjamin appelait les "avertisseurs d'incendie".

3. L'antisémitisme - comme, naturellement, le racisme - est un délit qui ne souffre ni circonstances atténuantes ni excuses. La chose devrait aller de soi. Hélas, ce n'est pas le cas. Car il y a une excuse au moins qui, depuis l'affaire Dreyfus, semble marcher à tous les coups et instaurer une sorte de clause de la haine la mieux autorisée.

C'est celle qui consiste à dire : non à l'antisémitisme, sauf s'il s'agit d'un grand bourgeois, officier supérieur de l'armée française. Ou : non à l'antisémitisme sauf si l'enjeu est un symbole du Grand Capital, un banquier juif, un ploutocrate, un Rothschild. Ou : sus à l'antisémitisme, cette peste des âges anciens que le progressisme a terrassé - sauf s'il peut se parer des habits neufs d'un antisarkozysme qui, lui non plus, ne fait pas de détail et ne recule devant rien pour l'emporter.

Ainsi parlait Alain Badiou quand, dans un livre récent, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, il s'autorisait de sa juste lutte contre l'"immonde" pour réintroduire dans le lexique politique des métaphores zoologiques ("les rats"... "l'homme aux rats"...) dont le Sartre de la préface aux Damnés de la terre avait pourtant démontré, sans appel, qu'elles sont toujours la marque du fascisme.

Et ainsi pensent aujourd'hui, non seulement les "amis" de Siné pétitionnant à tour de bras en sa faveur, mais tous ceux qui, sous prétexte que le Rastignac qu'il avait en ligne de mire était le propre fils du Président honni, sont comme tétanisés et interdits d'indignation - vieux reste d'antidreyfusisme ; dernière perle lâchée par l'huître d'un guesdisme dont la doctrine était qu'il y a un bon usage, oui, des pires maladies de l'esprit ; misère.

4. S'il y a bien un argument que l'on a honte d'avoir à entendre encore dans la bouche de ceux qui trouvent qu'on fait à Siné un mauvais procès, c'est celui qui plaide : "Siné est un vieux libertaire, un attardé de l'anarchisme, un rebelle - comment voudrait-on que cet homme-là trempe dans cette saloperie ? comment ose-t-on confondre sa révolte tous azimuts avec cette passion ciblée qu'est la fureur antisémite ?"

Eh bien justement. Cet argument est lamentable car il ignore tout des ambiguïtés d'une tradition dont une des spécialités a toujours été, justement, de passer de la rage tous azimuts à sa concentration antisémite : les anarcho-syndicalistes du début du XXe siècle ; les partisans de l'action directe proposant, soixante-dix ans plus tard, de "jeter" les Juifs sur "le fumier de l'Europe" (Ulrike Meinhoff, dirigeante de la Bande à Baader)...

Cet argument est pitoyable car il fait, ou feint de faire, comme si l'esprit de révolte, le non-conformisme, étaient un imparable vaccin contre ces tentations funestes : c'est faire bon marché du courant dit, précisément, des "non-conformistes des années 1930" et de l'énergie qu'il mit à fournir à l'antisémitisme de son temps ses armes et ses raisons (il convient, sur le sujet, de lire et de relire le classique de Jean-Louis Loubet del Bayle)...

Cet argument est dénué de sens, enfin, car il laisse supposer qu'un homme de gauche, un progressiste, serait immunisé, par nature, contre le pire : or on sait que, s'il n'avait, ce pire, qu'une vertu, ce serait de brouiller, pulvériser ce type de frontière et de provoquer, de gauche à droite, un chassé-croisé sémantique permanent, vertigineux, terrible (des fameuses "sections beefsteak", brunes dehors, rouges dedans, nées de l'entrisme communiste dans les organisations de masse hitlériennes jusqu'au recyclage, par l'islamo-gauchisme d'aujourd'hui, des scies de l'ultradroite, les exemples, hélas, abondent)...

5. Un tout dernier mot. Il faudrait, ânonne l'opinion, veiller à ne pas tomber dans le conformisme d'un politiquement correct, voire d'une police de la pensée et du rire, dont le seul effet sera d'empêcher les humoristes d'exercer leur libre droit de se moquer de tout et de tous. Soit. Sauf que, là aussi, il faut s'entendre. Et oser, surtout, poser la question. Et si "politiquement correct" était aussi le prédicat d'un discours et, en la circonstance, d'un humour qui s'interdirait le racisme, l'antisémitisme, l'appel au meurtre ?

Et si cette volonté de rire de tout et de tous, tranquillement, sans entrave, exprimait juste la nostalgie du bon temps de la blague à l'ancienne, bien grasse, bien salace, quand personne ne venait vous chercher noise si l'envie vous prenait de vous lâcher contre les "ratons", les "youpins", les "pédés", les femmes ?

Et si les temps, précisément, avaient changé et qu'il appartenait aux humoristes, non moins qu'aux écrivains, aux artistes, de prendre acte de ce changement en admettant qu'on ne rit plus aujourd'hui, ni tout à fait des mêmes choses, ni tout à fait de la même manière, qu'au temps des années 1930 ou 1950 ?

Allons, Siné. Tu as encore le choix. Ou bien la répétition, le stéréotype, le même éternel retour du même humour de cabaret qui ne te fait, j'en suis sûr, plus rire toi-même - mécanique plaquée sur du vivant, ignominie couplée avec du cliché, gâtisme assuré. Ou bien changer de disque, inventer, te libérer et faire de ton humour l'aventure d'une liberté retrouvée et ajustée aux libertés du jour - jeunesse à volonté, talent, modernité.

Je ne pense pas qu'on en ait "trop fait" sur cette affaire Siné. Aussi minuscule qu'elle semble, c'est une de ces "sécrétions du temps" dont Michel Foucault disait qu'elles n'ont pas leur pareil pour refléter, condenser, télescoper, l'esprit et le malaise d'une époque.

Bernard-Henri Lévy est essayiste.

Article paru dans l'édition du 22.07.08

Partager cet article

Repost0
21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 13:21
On avait pu constater que Le Nouvel Observateur défendait Ségolène Royal ; que Marianne tentait une synthèse Bayrou-Besancenot (sur l'option de la contestation ; et je ris à peine...) ; que L'Express souhaite une recomposition du Centre ; Libération a longtemps fait les belles heures de Dominique Strauss-Kahn et hésite aujourd'hui, tant les ouailles du directeur du FMI sont divisées ; faudra-t-il désormais s'adapter à une campagne hollando-delanoëiste dans les colonnes du Monde avec Michel Noblecourt comme chef d'orchestre épistolaire ?
C'est à se demander à la lecture de "l'analyse" que ce dernier commet dans l'édition du 19 juillet du journal du soir. A la lecture de son attaque contre les divers chapelles de la gauche du Parti socialiste, on s'interroge sur les raisons d'une telle méconnaissance des débats traversant le PS, la Gauche française en général et les forces progressistes tout autour de la planète... Si l'on se rappelle que certains proches de Michel Noblecourt militent au PS, on voudra peut-être penser que le journaliste oublie alors le recul nécessaire et fait acte militant en désinformant sciemment ses lecteurs pour la victoire d'une synthèse sociale-libérale lors du prochain congrès du Parti socialiste.

Car enfin, pourquoi un tel excès d'indignité ? Certaines chapelles du PS ne méritent - il est vrai - pas non plus d'excès d'honneur, les débordements de tribunes ou de plumes de Marc Dolez et de Jean-Luc Mélenchon devraient inciter beaucoup de camarades socialistes à la prudence à leur encontre.
Mais, que dire des basses attaques dont sont victimes ci-dessous Henri Emmanuelli, Gérard Filoche, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann ou Paul Quilès ? A part pour Gérard Filoche, sympathique camarade par ailleurs, qui peut oser dire que ces camarades ont un passé et un parcours de gauchiste ou de bolchevik ? La Réforme n'est pas citer dans leur texte... faut-il donc désormais à chaque ligne d'un texte d'orientation du PS mettre le mot réforme (comme on nous a imposé dans la Déclaration de principes les mots écologie, environnemental, durable, au point de la rendre indigeste, alors qu'elle était déjà au moins aussi fade que la précédente ?) pour assurer quelques commentateurs de salon du réformisme de ses auteurs ?
Citer la "réforme" ne fait pas de vous un réformiste accompli. Hamon, Lienemann, Emmanuelli, Quilès ont tous signé et voté la déclaration de principes ; ils ont toujours comme parlementaires, ministres ou conseillers, mener des politiques de réforme, sous Mitterrand ou sous Jospin. Que disent leurs textes qui ferait d'eux de dangereux révolutionnaires déconnectés des réalités économiques ? Qu'il faut entre autre remettre en cause le libre-échange absolu ; ce qui n'est pas - au passage - remettre en cause le commerce international ou l'économie de marché, mais lui fixer des bornes et des règles l'enjoignant à respecter les intérêts et la dignité des populations qui produisent et consomment... Stigltiz, Obama, la gauche latino-américaine - toutes chapelles confondues - ne disent pas autre chose : faut-il être américain, ancien conseiller de Clinton et dirigeant de la Banque Mondiale, pour ne pas être traité de gauchiste et qu'on n'appelle plus à votre éviction du PS, quand on soutient une ligne politique nécessaire pour la sérénité des échanges mondiaux, la stabilité et le salut de la planète ?

Passons encore qu'on les stigmatise comme déconnecter des réalités économiques, mais ceux-là mêmes qui les dénoncent doivent être particulièrement déconnectés des réalités sociales...
Pourquoi expliquer que Laurent Fabius a décidé de se recentrer et assume son réformisme dans son texte "Reconstruire à gauche", quand Hamon et les autres seraient des crypto-trotskystes ? M. Fabius lui-même est venu dire à la Sorbonne qu'entre son texte et "Reconquêtes" présenté par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli les convergences sautaient aux yeux et qu'il n'y avait pas un papier à cigarette pour les départager... Julien Dray ne vient-il pas d'appeler Emmanuelli à s'associer à Delanoë, Hollande et Royal ?
Mais pour revenir sur la réunion du 28 juin à la Sorbonne, où Fabius disait tout le bien qu'il pensait que texte d'Hamon, notons le parti pris mal-placé de France inter dans la manière de commenter les présentations de contribution générale du PS. Dans Politis, on pouvait lire le décryptage d'une telle distorsion :

Politis - Entendu ! - jeudi 3 juillet 2008

Catégories

Au journal de 19 heures, samedi, France Inter distingue «2 types de contributeurs» au PS : «Les discrets comme Benoît Hamon et Henri Emmanuelli», qui venaient de présenter leur contribution, «discrets parce qu’ils représentent peu de monde au PS», précise la présentatrice. «Et ceux qui font le show ; Ségolène Royal boxe a priori dans la seconde catégorie.» Si la radio de service public s’était déplacée à la réunion des premiers, elle aurait constaté qu’ils avaient rassemblé presque autant de monde que sa boxeuse. Lundi, à 7 heures, la LCR a en revanche dû être ravie d’entendre qu’elle a «un leader et bientôt un nouveau parti alors qu’au PS on a bien le parti mais toujours pas de leader». Et de changer ainsi de catégorie.

On ne peut que se dire que malheureusement la presse est victime du même mal qu'elle reproche aux dirigeants du PS ; elle ne voit la politique que par le prisme de l'affrontement entre deux présidentiables, qui défendent l'un et l'autre une ligne d'accommodement au libéralisme, ligne qui a échoué tant du point de vue économique et social que du point de vue électoral... mais ce sont là des gens raisonnables, comprenez.

Enfin, y a-t-il une personne en France qui dans le landernau médiatique saura reconnaître qu'abandonner le terme de "révolution" à des guévaristes de plateau TV comme Olivier Besancenot est une erreur ? Par glissement sémantique, on pourrait bien dénier un jour que les valeurs de Liberté, Egalité et Fraternité soient des valeurs révolutionnaires, qui attendent toujours leur pleine application, et ainsi on se contentera du peu que l'on a. Après tout, la révolution selon Léon Blum n'était-ce pas "ce militant socialiste qui chaque jour fait oeuvre de propagande et d'éducation à la sortie des usines", n'était-ce pas selon Michel Rocard "une profonde transformation des rapports culturels et de production dans la société" plutôt que le putschisme des trotskystes... en fait désormais ce sont deux vainqueurs qui se disputent les mentalités, car ce sont les deux qui prétendent à définir les mots avec lesquels on choisit de décrire le destin du pays : Besancenot et Sarkozy sont les deux faces d'une même médaille qui interdit aux socialistes d'être eux-mêmes.

Frédéric Faravel


PS : les faux convertis au réformisme, par Michel Noblecourt
LE MONDE | 18.07.08 | 13h23  •  Mis à jour le 18.07.08 | 13h23

e vous méprenez plus sur l'identité du Parti socialiste. Si, à 4 mois de son congrès de Reims, il est toujours dans le brouillard sur sa stratégie, son projet, son leader et ses alliances, il se revendique désormais clairement, fermement, voire irréversiblement, réformiste. Sa nouvelle déclaration de principes - ratifiée à 82 % lors d'un vote auquel plus d'un militant sur deux n'a pas participé - est formelle : "Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il entend exercer les responsabilités de gouvernement, à tous les niveaux, afin de changer la société." C'est le cadre commun, le socle de toutes les sensibilités au sein du PS.

Un socle commun ? François Hollande, Ségolène Royal, Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici, et même de nouveau Laurent Fabius, portent leur réformisme en bandoulière. Ils l'assument sans états d'âme. Mais il n'en va pas tout à fait de même pour la minorité du PS, son "aile gauche", du moins à la lecture des cinq contributions qu'elle a livrées en vue du congrès.

Ainsi, le texte de Benoît Hamon et d'Henri Emmanuelli se réclame de ce "socle commun", écarte "les faux débats", défend une "économie sociale et écologique de marché régulée" et évoque cette "carte d'identité". Mais il se garde bien de mentionner le gros mot de réformiste, multipliant même les préventions à l'égard d'un système avec lequel il faut "rompre", afin de "préparer l'avenir en réconciliant le pays avec le progrès".

Pour M. Hamon, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, "l'avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne", qui a accumulé en 2 ans 13 défaites sur 15 scrutins nationaux. "S'adapter, c'est plier", martèle-t-il, en refusant toute adaptation à un modèle "caractérisé par une régulation minimale, quand ce n'est pas tout simplement par l'absence de règles". Il faut donc "adapter l'économie aux exigences des peuples" et "régénérer le clivage gauche/droite, lui rendre le tranchant que le conflit brutal d'intérêts, économiques ou sociaux, légitime". Sus aux compromis à l'eau tiède !

Plus radical encore, Jean-Luc Mélenchon, qui anime en dehors du PS le club Pour une République sociale, range la nouvelle déclaration de principes parmi ces "opérations cosmétiques" qui "ne peuvent plus cacher l'état de délabrement idéologique et organisationnel du parti". Le sénateur de l'Essonne se fixe le but d'"empêcher la mutation du Parti socialiste en Parti démocrate comme en Italie". Et il préconise un "régime de démocratie républicaine continue", s'appuyant sur une "implication populaire" qui s'apparente plus au contrôle populaire cher à Olivier Besancenot qu'à la démocratie participative de Mme Royal. Ainsi, "la capacité permanente du peuple à changer ses lois doit enfin être reconnue à travers la possibilité de référendums d'initiative populaire pour abroger ou proposer une loi".

Les autres textes de l'aile gauche ne reflètent pas davantage la conversion au réformisme. Renvoyant dos à dos "social-défaitisme" et "social-libéralisme", Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès s'adressent à "tous ceux qui ne veulent pas de ce réformisme au rabais qui nous est proposé et qui croient que la politique a pour objet de changer le cours des choses". Ancien premier fédéral du Nord, Marc Dolez, qui battait l'estrade avec l'ex-Parti des travailleurs (trotskiste) pour le non au référendum européen en 2005, est fidèle au "caractère anticapitaliste" du PS et appelle à "l'insurrection militante" pour résister à ceux qui veulent "la liquidation du parti de Jaurès".

Ces faux convertis au réformisme, "nonistes" en 2005, clament, tel M. Hamon, que le PS n'a "pas d'ennemis à gauche". Mais eux ont-ils encore un avenir dans un PS ouvertement réformiste ?

Courriel : noblecourt@lemonde.fr.

Michel Noblecourt
Article paru dans l'édition du 19.07.08

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 12:00
Le fossé belge et l'Europe plurielle
LE MONDE | 19.07.08 | 14h45  •  Mis à jour le 19.07.08 | 14h45

epuis 13 mois et un scrutin qui a creusé le fossé entre les 2 grandes communautés nationales, la Belgique - et l'Europe avec elle - est confrontée à une double question : ce pays est-il encore gouvernable et a-t-il, en fait, un avenir en tant que nation ? Le dernier épisode de la crise politico-institutionnelle belge n'incite, à cet égard, qu'à un peu plus de pessimisme. Il a commencé avec une démission inattendue du premier ministre Yves Leterme et s'est terminé 3 jours plus tard, de manière tout aussi surprenante, par le refus du roi Albert II d'entériner cette décision. Avec, à la clé, la désignation de médiateurs censés dire si Flamands et francophones peuvent, oui ou non, négocier ensemble l'avenir du royaume chancelant.

OAS_AD('Middle1');

C'est dans ce contexte que le pays célébrera, lundi 21 juillet, sa fête nationale. Il va falloir beaucoup d'imagination pour se convaincre qu'une telle commémoration a un sens alors que, par-delà la frontière linguistique, les politiques flamands et francophones s'invectivent. Au côté du roi, le premier ministre Yves Leterme tentera seulement de faire bonne figure, lui qui, en l'espace d'un an, a présenté trois fois sa démission au chef de l'Etat. 2 fois parce qu'il n'arrivait pas à former un gouvernement, une troisième parce qu'il ne pouvait plus le diriger sans mécontenter son parti.

Avant sa récente reculade, le leader chrétien-démocrate flamand semblait vouloir démontrer qu'il était capable d'endosser le costume de premier ministre fédéral. Il avait enfin proposé une discussion plus sereine, débarrassée des exigences de calendrier et de contenu. Il s'était rendu compte qu'il n'aboutirait à rien si la Flandre continuait à user, à l'égard des francophones, de menaces comme celles qui, il y a quelques mois, se traduisirent par un vote "bloc contre bloc", Flandre unanime - extrême droite incluse - contre minorité francophone. Cette dernière fut contrainte d'accepter la loi du nombre lors d'un vote sur le thème, hautement symbolique, de la scission du dernier arrondissement bilingue de Belgique, le désormais célèbre Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Agissant (enfin) en arbitre, M. Leterme paraissait donc en mesure d'apaiser Bruxellois et Wallons. Mais finalement, il a quand même fait le choix de son parti chrétien-démocrate, le CD&V, et du "cartel" que ce dernier a formé avec les indépendantistes de la Nouvelle Alliance flamande (NVA), au détriment de son portefeuille et de l'intérêt du pays. "Je ne laisserai pas tomber le parti", aurait-il confié. Vraie ou fausse, la formule résume en tout cas l'état d'esprit d'un homme pétri d'ambition mais peu désireux, en tout cas, d'égaler ses prédécesseurs qui, de Wilfried Martens à Guy Verhofstadt en passant par Jean-Luc Dehaene, surent si bien jouer les équilibristes entre leurs origines et leur intérêt politique personnel d'un côté, les exigences et les lourdes contraintes de leur pays de l'autre. Ce faisant, ils devinrent des dirigeants de premier plan, dont l'Europe a vanté les qualités.

Yves Leterme incarne plutôt cette "nouvelle Belgique" qu'esquisse, avancée après avancée, son parti et, au-delà, un courant dominant en Flandre. Héritier du vieux combat, justifié, pour la reconnaissance de la langue et de la culture flamandes, ce mouvement a embrayé sur des revendications politiques, synthétisées dans le "modèle fédéral" mis en place depuis 1970. Alors que toutes ses demandes ont été satisfaites et que sa domination de l'Etat fédéral est solidement ancrée, la Flandre continue d'invoquer des raisons d'ordre historique pour justifier désormais des requêtes d'un autre type. Territoriales, parce que la présence - parfois massive - de francophones sur le territoire de la région reste perçue comme un risque, celui d'une nouvelle domination culturelle. Economique, parce que la Flandre, prospère et bien gérée, ne pourrait plus supporter des transferts d'argent "injustifiés" vers l'Etat fédéral. Comprenez vers une Wallonie qui se complairait dans le "hamac de la sécurité sociale", selon une formule qui fit florès.

"LA FLANDRE QUI GAGNE"
Cette Flandre-là - qui ne résume cependant pas la diversité d'une région multiple - cache aussi sous des alibis de "bonne gouvernance" un programme non exempt d'égoïsme et qui entend mettre fin aux "transferts d'argent injustifiés". Acceptables jusqu'à un certain point par les plus réalistes des francophones - ceux qui ne s'accommodent pas de la façon, hasardeuse ou scandaleuse, dont la Wallonie a été longtemps gérée -, ces arguments ne sont toutefois plus audibles lorsqu'on les confronte aux vraies exigences d'une majorité flamande. Exigences d'une scission, partielle ou complète, des politiques de la santé, de la fiscalité, voire de la justice.

Relayées par des médias, des leaders d'opinion et de nombreux responsables, ces idées ont irrigué en profondeur un parti comme le CD&V. Cadres et militants de cette formation, abreuvés d'un discours quotidien sur "la Flandre qui gagne" - à l'opposé d'une Wallonie qui perdrait volontairement -, se persuadent désormais que la Belgique fédérale n'est qu'un boulet qu'il ne faut plus traîner.

Que M. Leterme brise un dernier tabou et s'allie à un petit parti ouvertement partisan de la disparition du pays, et voilà ladite base en route pour une autre étape. Celle où l'éclatement de l'Etat paraît inéluctable et prend, dans un premier temps, la forme "douce" du confédéralisme. Histoire de ne pas sacrifier Bruxelles à un credo indépendantiste, certes mobilisateur, mais suffisamment réaliste pour ne pas laisser la région-capitale aux mains des francophones, qui y sont majoritaires.

Emporté par ce courant qu'il a lui-même conforté, amplifié, M. Leterme a récemment accusé les francophones de rendre "inconciliables" les positions au sein de l'Etat fédéral. Le propos est lourd de sens. Il reste donc à savoir pendant combien de temps encore le "modèle" belge, multilingue, multiculturel et riche de ses diversités, résistera à de tels coups de boutoir. S'il finit par être taillé en pièces ce système du consensus, du compromis et du débat, ce prétendu "laboratoire" d'une Europe plurielle finira par offrir à celle-ci la parfaite antithèse de ses valeurs. Une autre mauvaise leçon pour l'Union.


Correspondant au Benelux - Courriel : stroobants@lemonde.fr

Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans Le Monde du 20.07.08

Philippe Moreau-Defarges, chercheur à l'IFRI
Belgique : "L'intégration européenne a un effet désintégrateur sur les Etats"
LEMONDE.FR | 18.07.08 | 20h01  •  Mis à jour le 18.07.08 | 20h13

our Philippe Moreau-Defarges, spécialiste des questions européennes à l'Institut français des relations internationales (IFRI), la crise identitaire que traverse la Belgique illustre l'affaiblissement des Etats dans un environnement démocratique prônant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Selon lui, l'intégration européenne accélère naturellement cette désintégration des Etats.

OAS_AD('Middle1');

Le roi Albert II a refusé la démission du premier ministre belge, Yves Leterme, qui aura pour mission d'établir un "dialogue institutionnel" entre les communautés flamande et wallone. Que peut-on attendre de ce dialogue ?

Philippe Moreau-Defarges : Le roi fait ce qu'il peut pour sauver l'unité de la Belgique, avec des pouvoirs extrêmement limités. Il a certainement le sentiment d'avoir affaire à une classe politique qui, dans sa majorité, se résigne sinon à l'éclatement de la Belgique, du moins à une formule confédérale très souple. Le diable est dans les détails : on voit bien que la crise se focalise de plus en plus sur des questions de partage de circonscriptions, sur des détails. Le pacte social et le lien Wallons-Flamands est tellement abîmé qu'on essaie de le rebricoler sans cesse, mais à force de le rebricoler, le résultat est de plus en plus précaire, compliqué et fragile.

La Belgique va-t-elle s'orienter vers un système confédéral ?

Il y a 3 hypothèses. La 1ère, c'est le statu quo ; au vu de la profondeur de la crise, il est exclu. La 2ème, c'est la confédération, c'est-à-dire une Belgique qui n'aura plus qu'un seul lien, le roi, et de très faibles éléments communs dont la politique étrangère et, sans doute, un statut particulier pour Bruxelles. C'est probablement la solution vers laquelle s'orientent les esprits les plus raisonnables. L'idée étant une séparation totale des dépenses sociales entre Wallons et Flamands.

La 3ème hypothèse, c'est l'éclatement pur et simple de la Belgique. Rien n'est impossible en histoire, mais une éventuelle partition devra passer par un référendum. Or la Belgique ne peut pas prendre aujourd'hui le risque d'organiser un référendum qui déchaînerait les passions. Les indépendantistes demanderont un référendum chez les Flamands et un chez les Wallons ; les Wallons un référendum entre tous les Belges. D'un côté, cette question insoluble du référendum constitue une grande chance pour l'unité de la Belgique.


En février, le Kosovo a proclamé son indépendance, reconnue par de nombreux pays européens. Des revendications indépendantistes existent aussi en Ecosse, au Pays basque, en Corse, en Belgique... S'agit-il d'une tendance de fond ?

Il y a en effet une tension croissante entre la stabilité des Etats et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La 1ère cause, c'est la paix, qui favorise la fragmentation des Etats et la remise en cause des acquis. Mais la question de fond, c'est la transformation radicale du pacte étatique, qui est devenu un instrument entre des groupes aux intérêts divergents. Si un jour les Flamands, les Ecossais, les Bretons, les Catalans ou les Québéquois disent démocratiquement par un vote qu'ils ne veulent plus faire partie de tel Etat, au nom de quoi peut-on les en empêcher ?

Lorsque certains Etats reconnaissent l'indépendance du Kosovo, ils reconnaissent le droit d'un peuple à se séparer d'un Etat parce qu'il ne s'y sent plus à l'aise. Les indépendantistes flamands ne demandent pas autre chose. Il y a un véritable problème lié à la démocratisation très profonde du pacte étatique et au fait que les acteurs de ce pacte disent : "Moi, je ne fais partie de ce pacte que dans la mesure où il me convient. Si ce pacte ne me convient pas, j'ai le droit de m'en aller." La démocratie est beaucoup plus qu'un régime politique, c'est une grande idée selon laquelle chacun a le droit d'être lui-même, à l'égal de l'autre. Ce qui implique que chaque peuple a droit à son propre Etat. On peut faire un parallèle extrêmement intéressant entre le divorce entre les individus et le divorce entre les peuples. La grande question est : qu'est-ce qu'un peuple ? Il y a donc un vrai problème entre la stabilité territoriale des Etats, dont le monde a besoin, et cette dynamique très forte de fragmentation.

L'intégration européenne accélère-t-elle cette désintégration des Etats que vous évoquez ?

Oui. L'intégration européenne a un effet désintégrateur sur les Etats membres. Les Etats perdent beaucoup de compétences qui sont transférées vers l'UE, et certains groupes estiment qu'ils n'ont plus besoin des Etats existants puisqu'il y a l'Europe. La construction européenne, qui reste en principe contrôlée par les Etats, doit donner la voix aux peuples, faire exister ces peuples, et contribuer par là même à la légitimation de ces mouvements.

L'UE n'a-t-elle pas au contraire intérêt à empêcher l'éclatement de la Belgique pour refermer cette boîte de Pandore ?
C'est tout à fait vrai, mais en histoire, la raison ne l'emporte pas toujours, et même rarement. Les Etats de l'UE ont tout intérêt à empêcher l'éclatement de la Belgique, qui est au cœur de l'UE. Mais comment des Etats démocratiques pourront-ils s'opposer à une Flandre demandant démocratiquement à constituer son propre Etat ?

Quel pourrait être l'attitude de l'UE vis-à-vis de ces nouveaux Etats ?

C'est l'un des grands débats à venir. Si la Flandre devient indépendante, comme l'Ecosse peut-être un jour, sera-t-elle membre de droit de l'UE ou devra-t-elle poser sa candidature ? Supposons que demain, la Flandre devienne indépendante, pose sa candidature d'adhésion à l'UE, et que la Wallonie soit considérée comme l'Etat belge. Que va faire la Belgique wallonne ? Evidemment, elle dira non à l'entrée de la Flandre dans l'UE. On est au début de bras de fer extrêmement difficile entre les Etats tels qu'ils existent, la construction européenne et certains mouvements qui vont jouer la carte de l'indépendance.

Propos reccueillis par Soren Seelow

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 13:19

Appel public à signatures

Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE

instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux

Signer l’appel - Voir les signataires


Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

SIGNER L’APPEL - Voir les signataires

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 12:20

Carla, Nicolas (et Angela) sont à la fête... Nationale
envoyé par ZappeurLePost

Quand les journalistes feraient mieux de se taire, ou de préparer leurs questions

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 14:00
Dans l'ornière communautaire, la Belgique s'embourbe

Le Premier ministre belge a présenté sa démission au Roi, qui a réservé sa réponse. Retour sur un an de crise institutionnelle.

Manif de l'extrême droite flamande contre la tenue de réunions en français à Wezembeek-Oppem (Thierry Roge/Reuters).

La nouvelle est tombée dans la nuit du 14 au 15 juillet 2OO8: le Premier ministre belge, Yves Leterme, a présenté sa démission au Roi, qui a réservé sa réponse. Ce troisième échec d’Yves Leterme est porteur de lourds nuages sur la Belgique.

Au cours du deuxième semestre 2007, la crise politique belge, issue des élections du 10 juin, a attiré l’attention des observateurs internationaux et suscité l’inquiétude des cercles dirigeants européens. L’absence d’accord entre les négociateurs flamands et francophones appelés à former une majorité gouvernementale menaçait en effet l’existence même du pays.

Vers une Belgique confédérale

Rappelons que le cartel associant les chrétiens démocrates flamands (CD&V) et les nationalistes flamands de la Nieuw-Vlaams Alliantie (N-VA), emmenés par Yves Leterme avait remporté un grand succès aux élections. Ce cartel avait inscrit une profonde réforme de l’Etat à son programme. Une très nette majorité des partis flamands exigeait donc de nouveaux transferts de compétences de l’autorité fédérale vers les entités fédérées.

L’idée d’une Belgique confédérale était avancée. Même si, comme l’ont souligné plusieurs constitutionnalistes et politologues, le concept de confédéralisme n’était pas, en l’occurrence, utilisé de manière appropriée, l’ambition flamande était de faire des communautés et des régions les échelons principaux de l’édifice institutionnel belge. Une telle approche éveilla la méfiance des partenaires francophones qui soupçonnaient les Flamands de vouloir garder un simple "habillage" belge, en vue de remettre en cause les mécanismes de solidarité entre le nord et le sud du pays sans apparaître, aux yeux de l’Europe, comme les fossoyeurs de l’un des Etats-membres et sans se séparer de Bruxelles.

Aux exigences flamandes de communautarisation ou régionalisation d’importantes compétences, les francophones répondaient en insistant sur la nécessité de maintenir un véritable cadre fédéral. Il en résulta un raidissement de part et d’autre. La présidente des démocrates humanistes francophones, Joëlle Milquet, était qualifiée de "madame non" dans la presse flamande en raison de la ténacité dont elle faisait preuve dans les négociations et des personnalités politiques et académiques flamandes notifiaient aux francophones que l’absence de réforme de l’Etat était le plus sûr moyen de mener au séparatisme.

Les flamands pour la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde

La tension culmina le 7 novembre 2007, quand l’ensemble des membres flamands de la commission de l’Intérieur de la Chambre –à l’exception d’une élue verte- vota en faveur de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ce vote des élus de la communauté majoritaire contre les élus de la minorité francophone agissait comme un révélateur implacable de la fracture belge.

L’attachement des francophones au maintien de cet arrondissement, qui enjambe les frontières entre les régions bruxelloise et flamande, s’explique, non seulement par les droits qu’il garantit aux francophones (droit d’être jugé par des magistrats francophones, droit de voter pour des candidats qui se présentent sur des listes communes à Bruxelles et à Hal-Vilvorde), mais aussi parce que son existence pourrait, en cas d’éclatement de la Belgique, être invoqué en droit international pour attester d’un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie.

Suite aux échecs d’Yves Leterme de former un gouvernement "orange bleue", c’est-à-dire, associant chrétiens-démocrates et libéraux flamands, d’une part, démocrates humanistes et libéraux francophones, d’autre part, le Roi fit appel au Premier ministre sortant, le libéral flamand Guy Verhofstadt. Celui-ci ouvrit le jeu aux socialistes, grands perdants des élections –seuls les socialistes francophones rallièrent cependant la majorité- et parvint à mettre en place un gouvernement provisoire qui obtint la confiance de la Chambre le 23 décembre 2007.

Privée de gouvernement pendant plus de six mois, la Belgique respirait. Un accord sur une légère réforme de l’Etat intervint le 25 février 2008. Fidèle à son engagement de ne pas exercer sa fonction au-delà de Pâques, Guy Verhofstadt céda la place à Yves Leterme le 20 mars. Une déclaration gouvernementale relative à un deuxième paquet de réformes institutionnelles, que les Flamands voulaient bien plus substantiel, était programmée pour le 15 juillet.

Les francophones revendiquent un lien entre Bruxelles et la Wallonie

Dans la nuit du 8 au 9 mai 2008, un vote opposa une nouvelle fois Flamands et francophones à propos de l’inscription de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde à l’ordre du jour de la séance plénière de la Chambre. Une manœuvre de retardement fut relancée grâce à la procédure de conflit d’intérêt. Toutefois, la détermination flamande de parvenir à scinder cet arrondissement, dans un contexte de vexations imposées aux francophones de la périphérie bruxelloise, renforça la conviction des partis francophones que ce problème devait être abordé dans la négociation sur un accord institutionnel. La revendication d’un lien entre Bruxelles et la Wallonie revint alors avec insistance.

Par ailleurs, les deux formations écologistes, Ecolo (francophone) et Groen (néerlandophone) acceptaient de contribuer à la recherche d’une solution avec les partis de la majorité, comme ils l’avaient déjà fait pour l’accord du 25 février.

A Rhode-Saint-Genese, ville à majorité francophone en territoire flamand (Francois Lenoir/Reuters).

Tandis que se rapprochait la date butoir du 15 juillet et que les positions apparaissaient toujours aussi figées, le vice-président du parti socialiste francophone, Philipe Moureaux, accordait le 18 juin un entretien au journal Le Soir, dans lequel il appelait les francophones à "bouger de leurs lignes". Habile négociateur, ce vieux routier de la vie politique belge a joué un rôle-clé dans les précédentes réformes de l’Etat. Ses propositions ne sont donc pas passées inaperçues.

Constat: on voit se créer un Etat flamand à l’intérieur de l’Etat belge

Accueillies assez fraichement par les autres partis francophones de la majorité, elles ont par contre éveillé l’attention du camp flamand. Le vice-président socialiste part d’un constat: on voit se créer un Etat flamand à l’intérieur de l’Etat belge. Il faut donc négocier une nouvelle Belgique sur une base confédérale. Déjà utilisé par le président des libéraux francophones, Didier Reynders, dans une interview au Monde le 12 novembre 2007, le terme de confédéralisme suscite de profondes réticences chez les francophones.

Mais Philippe Moureaux entend prendre les Flamands au mot: se référant au concept européen de subsidiarité, ceux-ci affirment que leur intention est d’étendre les compétences régionales et communautaires afin de pouvoir apporter des réponses "sur mesure" aux problèmes de la Flandre, qui sont différents de ceux des autres régions, et non de rompre la solidarité entre Belges.

On pourrait donc, Philippe Moureaux, "faire des pas dans une défédéralisation forte de certaines matières", à condition que l’on maintienne la solidarité interpersonnelle entre les Belges et que l’on garantisse sur les bases actuelles le financement des matières sociales et de santé, que tout transfert de matière aux entités fédérées s’accompagne de l’argent afférent à cette matière et que la Belgique confédérale soit construite à partir des trois régions, dont la bruxelloise. Philippe Moureaux pousse également les francophones à sortir de leur tranchée à propos de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde:

"Les francophones doivent faire le pas, dire que l’on peut aboutir à une scission de l’arrondissement électoral, si l’on obtient des garanties fondamentales pour la gestion de Bruxelles (revoir les lois linguistiques qui permettent à la minorité flamande de bloquer toute décision), un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles, et la préservation des majorités francophones de la périphérie."

Les francophones devront s’adapter à la Région dans laquelle ils vivent

Un tel prix serait pourtant bien lourd pour la Flandre. Le socialiste francophone en est conscient. Aussi développe-t-il un raisonnement de nature à être entendu dans le nord du pays: la protection des francophones ne serait plus exigée au-delà d’un certain périmètre autour de Bruxelles:

"Si nous souhaitons vivement redessiner les frontières autour des Régions, ajoute-t-il, il faut pouvoir rassurer les Flamands sur la 'tâche d’huile'. Cette crainte historique les mine. Il faut trouver un moyen de les rassurer à ce sujet. En leur disant: au-delà d’une limite fixée en négociation, nous demanderons aux francophones de s’adapter à la Région dans laquelle ils vivent."

L’argument est porteur compte tenu de l’obsession flamande d’une homogénéité linguistique du territoire flamand. Si l’on pousse la logique de Philippe Moureaux plus loin, les francophones pourraient disposer d’un atout non négligeable. En effet, le 26 septembre 2002, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a reconnu le statut de minorité aux francophones vivant en Flandre, suite à une démarche initiée par le député du parti francophone FDF, Georges Clerfayt.

De ce fait, si la Belgique, comme l’exigent les francophones, ratifiait la convention-cadre du Conseil de l’Europe sur la protection des minorités nationales, les francophones de Flandre se verraient accorder une série de droits collectifs, bien au-delà des communes à statut spécial proches de Bruxelles. L’opposition crispée de la Flandre à la ratification d’un tel texte porte atteinte à son image internationale.

Il en irait tout autrement si les francophones renonçaient à leur demande d’une telle ratification –sans abandonner bien sûr la vigilance quant aux mesures attentatoires aux droits individuels dont pourraient être victimes les francophones en Flandre. La contrepartie demandée à la Flandre pour la non-ratification de cette convention pourrait alors être le rattachement à Bruxelles de plusieurs communes de la périphérie bruxelloise majoritairement peuplées de francophones.

Radicalisation communautaire d'un côté, séparatisme de l'autre

La voie vers un accord institutionnel est hélas obstruée par la difficulté qu’éprouve la formation du Premier ministre, le CD&V, à se résoudre aux concessions nécessaires à l’obtention d’un compromis équitable. Cela s’explique, notamment, par la radicalisation croissante de ce parti sur le plan communautaire et par la pression de son partenaire de cartel, la N-VA, parti flamand ouvertement séparatiste.

Alors qu’un accord socio-économique, comportant une réforme fiscale et une hausse des pensions, a pu être engrangé le 12 juillet entre les partenaires de la majorité, la perspective d’un accord sur une réforme de l’Etat paraissait peu probable ces derniers jours. Ne se trouvant pas en mesure de respecter l’échéance du 15 juillet à cet égard, Yves Leterme proposait, le 14 juillet, de confier la recherche d’une solution à un groupe de vingt-deux personnes (onze Flamands et onze francophones) dans lequel siègeraient des responsables des communautés et des régions.

Ce groupe devait être co-présidé par le ministre-président flamand, Chris Peeters, et le président du MR (libéraux francophones), Didier Reynders, par ailleurs ministre des Finances. Bien accueillie du côté francophone, l’idée du Premier ministre suscitait d’emblée la mauvaise humeur de la N-VA, mais ne semblait pas rejetée par le CD&V. Fin de soirée pourtant, ne voulant apparemment pas prendre le risque d’être désavoué par les siens ou assumer la rupture de son cartel, Yves Leterme décidait de jeter l’éponge. On évaluera dans les prochaines heures (ou jours) l’ampleur de la nouvelle crise qui frappe la Belgique.

Partager cet article

Repost0
11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 09:48

> Univers
IDEES


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55

Du grain à moudre


@ contact
présentation aujourd'hui à venir archives



de Brice Couturier

Ecoutez

Podcast





émission du jeudi 10 juillet 2008
Héritage judéo-chrétien : mythe ou réalité ?



Autrefois – c’était il y a 30 ans – les lycéens apprenaient que l’identité spirituelle de l’Europe plongeait ses racines dans le sol de trois villes : Athènes, Rome et Jérusalem. Ces 3 capitales de l’Antiquité étaient censées incarner la philosophie, le droit et la religion. Mais quelle religion ? Juive ou chrétienne ? A cette question, il n’était pas apporté de réponse précise. «Jérusalem» avait précisément pour but de noyer le poisson. Cela valait mieux que l’enseignement du mépris et l’accusation de «déicide», que les chrétiens avaient portée contre les Juifs durant de longs siècles.
Depuis Vatican II et en particulier la Déclaration Nostra Aetate, du pape Jean XXIII, les catholiques cherchent, en effet, un rapprochement avec un judaïsme qu’ils ont cessé de combattre. Jean-Paul II s’est rendu à la synagogue de Rome, au Mur des lamentations. Les relations sont plus décontractées. Mais le dialogue auquel ils sont conviés n’est-il pas un piège pour les Juifs ? Ne risquent-ils pas de se perdre dans un syncrétismes hasardeux ?
Telle est en tous cas la thèse qui était soutenue avec véhémence dans une étude retrouvée du célèbre penseur israélien Yeshayahou Leibowitz, que publie, ce mois-ci la revue Cités pour relancer le débat.
Pour Leibowitz, le christianisme, loin d’être un rameau du judaïsme, était le produit «d’une dégénérescence de l’hellénisme oriental», un «syncrétisme gréco-oriental polythéiste». Il aurait même pu avoir pour fonction de déstabiliser le judaïsme en ne lui faisant que des emprunts superficiels et trompeurs. Le christianisme serait une religion «anthropocentrique», en tous points opposée au judaïsme, religion «théocentrique».
La vie et l’œuvre de Mgr Lustiger, incarnation du judéo-christianisme parce qu’il se voulait fidèle à ces deux voies, a relancé les interrogations sur la possibilité d’une réconciliation non plus seulement politique, mais spirituelle. La relance du dialogue n’est peut-être pas étrangère au défi commun que représente à nouveau en Europe, la présence de l’islam, qui réclame, lui aussi, sa place.



Invités


Florence Taubmann.  Pasteur à l'Eglise Réformée de France à Limoges
Présidente du Comité Directeur de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France


Michel Kubler.  Rédacteur en chef religion à La Croix


Raphaël Draï.  Politologue
Professeur à la faculté de droit et de Sciences Politiques d'Aix-en Provence

Partager cet article

Repost0