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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 10:03
Pour Hamon, Delanoë et Royal sont "ringards"
20 Minutes - Emile Josselin, le 29 mai 2008

"Reconquête" : c’est le nom de la contribution que déposera le NPS, un courant classé à la gauche du Parti socialiste, au Congrès de Reims. Lors d’une conférence de presse ce mercredi midi, l’eurodéputé Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont annoncé vouloir "incarner une nouvelle voie" en opposition à "l’offre politique partagée par Bertand Delanoë et Ségolène Royal", dont ils estiment qu’ils représentent une "seule et unique ligne". Une analyse similaire à celle développée par Laurent Fabius mardi.

A la tribune, le NPS avait misé sur la jeunesse : pas moins de 3 - jeunes - anciens présidents du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) : Benoit Hamon, Régis Juanico, député de la Loire, et Razzye Hammadi, Bruno Julliard, l’ancien président du syndicat étudiant Unef, et Olivier Dussopt, benjamin de l’Assemblée du haut de ses 29 ans. Un réseau que Benoît Hamon travaille à maintenir depuis son départ du MJS en 1995.

Delanoë et Royal "se fourvoient"

"Ils se fourvoient", a lancé Benoît Hamon au sujet de ce qu’il appelle des"initiatives à la droite du PS" : "Ils miment le blairisme ou les choix politiques des Allemands dans les années 90". A ses yeux, c’est "dépassé, conservateur, et pour tout dire complètement ringard", affirme-t-il, dans une allusion au débat sur la modernisation de la ligne politique du PS.

Il a souligné que la démarche de Bertrand Delanoë n’étais pas "couronnée de succès sur le terrain", tandis que la base de soutien de Ségolène Royal avait plutôt tendance au "rétrécissement". Avec pour conséquence l’absence d’une "force collective autour d’eux".

"Monolithisme générationnel"

Concernant le projet développé par son courant, le NPS, Benoît Hamon a appellé la gauche à en finir avec "l’improvisation programatique et politique", face aux "crises que traverse le libéralisme". "Peut-t-on faire une vraie relance économique avec le Pacte de stabilité ? Sans augmenter la progressivité de l’impôt, peut-on redistribuer ? Nous répondons non", a-t-il donné comme exemple.

Il entend travailler à "une majorité nouvelle qui prépare et anticipe l’avenir", face au "monolithisme générationnel" incarné par les leaders socialistes actuels. Cette aspiration à être "majoritaire" a conduit Hamon et Emmanuelli à ne pas donner suite pour le moment à la proposition du sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, "adjure le NPS d’entendre les appels au rassemblement de la gauche du parti". La gauche du parti, "ça fait déjà longtemps que nous bien plus que cela", explique-t-il, soucieux d’éviter la "posture de témoignage".

Le NPS discute actuellement avec les "reconstructeurs", qui rassemble Manuel Valls [????], Arnaud Montebourg ou encore Pierre Moscovici : "nous avons un a priori positif sur leur démarche", explique Benoît Hamon, qui a également fait part de son intérêt pour la ligne incarnée par Martine Aubry, avec laquelle il a travaillé quand elle était ministre de l’emploi. "Mais pour le moment on attend de voir" a-t-il résumé.

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 09:58
Hamon et Emmanuelli entrent en scène
Le Point - Charlotte Chaffanjon, le 29 mai 2008

"Reconquêtes". Un mot, un programme, pour les socialistes Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, Bruno Julliard ou encore Razzye Hammadi, qui présentaient mercredi matin à l’Assemblée nationale leur contribution en vue du congrès du PS qui aura lieu en novembre prochain à Reims.
Assimilé à la gauche du parti, Benoît Hamon, patron du Nouveau parti socialiste (NPS), veut en finir avec cette stigmatisation. "Cela fait longtemps que nous ne sommes plus que cela. Nos objectifs peuvent être partagés au-delà de ce périmètre." Le jeune député européen aspire "au renouvellement, à une grande respiration au sein du PS". Surtout, il est en colère. Contre la focalisation de l’attention autour du duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë . "Le PS ne peut pas se résumer à ceux et celles qui animent le débat aujourd’hui." Il enrage aussi contre cette guerre des leaders autour de la notion de "libéralisme". "Ce n’est pas au moment où l’on vit une crise mondiale et l’échec du libéralisme économique que les dirigeants de gauche doivent réhabiliter ce modèle !"

"Égalité, justice sociale, solidarité et liberté" au programme
Son acolyte, le député des Landes Henri Emmanuelli, renchérit. "C’est comme si on se disputait une place sur le Titanic au moment où l’orchestre commençait à jouer !" Les socialistes veulent croire que le congrès de Reims reste "ouvert". "Je ne trouve pas que l’entrée en campagne de Bertrand Delanoë soit couronnée de succès. Je ne sens pas le vent se lever. Pour Ségolène Royal, c’est différent car elle bénéficie encore des réseaux de la présidentielle. Mais l’assiette se rétrécit." 8 forums régionaux se tiendront d’ici à la mi-juin, sous la houlette de Razzye Hammadi, secrétaire national PS à la riposte, pour faire remonter les aspirations des militants. "Il y a une différence entre ce qu’écrit un cadre à Paris et les véritables revendications du peuple", lâche l’ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Benoît Hamon affirme vouloir se pencher sur les questions primordiales "d’égalité, de justice sociale, de solidarité et de liberté".
L’option Martine Aubry sérieusement envisagée Reste la question du leader. Tous les regards se tournent vers Hamon pour incarner les idées du courant. Officiellement, il n’est "pas candidat". Mais celui sur lequel beaucoup de dirigeants socialistes misaient avant qu’il ne démissionne de son poste de secrétaire national du PS chargé des questions européennes, à la suite de la décision de son parti de voter oui à au mini-traité européen de Lisbonne, sait qu’il marche sur une corde raide. "Si je me déclare candidat, tout le monde va s’exclamer : un candidat de plus au PS, et je deviendrai inaudible", confie-t-il. Par ailleurs, son courant est en contact étroit avec Martine Aubry, dont "les mots sonnent doux" à leurs oreilles, et il n’exclut pas de la soutenir si cette dernière choisit de briguer la succession de François Hollande. Car une chose est sûre : "Il faut arrêter de dire que le prochain premier secrétaire ne doit pas être un présidentiable. À partir du moment où il est le chef de l’opposition, il s’oppose à Nicolas Sarkozy. Il doit donc, par effet de miroir, être en mesure d’être futur président", pense le député européen. Ce dernier ne comprend donc pas la démarche de Pierre Moscovici, candidat du pôle des "reconstructeurs" au poste de premier secrétaire, qui a d’ores et déjà affirmé qu’il ne briguerait pas l’Élysée en 2012. "C’est un peu le poste de premier secrétaire expliqué aux enfants", raille Benoît Hamon. Peut-être que certains socialistes eux-mêmes ne seraient pas contre une petite clarification.

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 09:41
L'aile gauche du PS veut conquérir la majorité
Henri Emmanuelli et Benoît Hamon ont présenté leur initiative politique pour la construction d’une gauche déterminée.

«Improvisation et indétermination» : c’est le constat que font Henri Emmanuelli , Benoît Hamon et leurs amis. Un constat qui n’épargne personne sur la scène politique actuelle. Et tout particulièrement le PS.
Entourés notamment de Razzye Hammadi et de Bruno Juilliard, les acteurs de la gauche du PS ont présenté, hier, à l’Assemblée nationale, l’initiative politique de leur courant d’idées dans le cadre de la préparation du congrès socialiste. L’objectif est d’engager une «démarche à vocation majoritaire» en contribuant à ce que leur parti soit en capacité de fournir une vraie alternative. Une démarche baptisée «Reconquêtes» qui se veut aussi renouvellement, y compris générationnel. «Seule une gauche résolue et déterminée peut remettre la justice sociale au coeur de l’action politique, dépasser le modèle exclusif du libre-échange sans précaution, et redonner du sens au clivage gauche-droite», estiment-ils. En opposition au discours idéologique de Ségolène Royal et de Bertrand Delanoë surfant sur les idées dominantes, ils plaident en faveur d’une nouvelle «conflictualité» dans la société française. «Ce n’est pas au moment où le modèle libéral est en échec qu’il faut réhabiliter ce concept dépassé», a lancé Benoît Hamon.
Et d’insister sur les 4 crises mondiales majeures (financière, alimentaire, énergétique et écologique) face auxquelles le système actuel montre ses limites dans un contexte de demande sociale et de nécessités de développement. Selon eux, la gauche, et singulièrement le PS, ont le devoir «d’anticiper la société post-libérale» et de proposer «un État régulateur et innovateur» en réponse à «l’urgence sociale, économique et écologique». Le parti doit «changer de cycle et d’orientation» : «Les mêmes lignes n’ont pas plus de chance de faire gagner les socialistes demain qu’hier», l’élection de Nicolas Sarkozy étant «la défaite culturelle de la gauche», «résultat des batailles que nous n’avons pas menées». Benoît Hamon a dénoncé «une pensée de marché» de la part de certains socialistes, l’offre politique ne faisant que s’adapter à la demande dominante. Sur ces bases, Reconquêtes se veut une incitation à la construction d’une offre politique distincte autour de «propositions fortes» écartant les «faux débats». Au chapitre des vrais débats, le texte de leur contribution évoque en particulier la question des socialisations face à l’impératif écologique et aux besoins sociaux.
L’initiative politique était attendue au moment où Ségolène Royal et Bertrand Delanoë médiatisent leur concurrence d’images dans la course à la direction du PS et à l’investiture présidentielle pour 2012. Une posture qui semble ne pas recevoir l’adhésion de nombreux militants qui se disent inquiets quelle que soit la sensibilité dans laquelle ils se reconnaissent. C’est précisément cette inquiétude et la nature de celle-ci qui permet aux animateurs de
Reconquêtes de nourrir l’ambition de peser en faveur d’un congrès différent de celui qui semble annoncé. Dans cet esprit, ils voient grand. Et surtout large. «Notre objectif est de participer à la construction d’une nouvelle majorité au PS.» Aussi entendent-ils se démarquer de l’image d’éternelle «aile gauche». Sans doute est-ce pour ces raisons qu’ils tiennent à distance sans l’avouer Jean-Luc Mélenchon, dont les positions radicales et parfois brutalement exprimées fonctionnent souvent comme un repoussoir au sein du PS.
Conséquence : la marginalisation en interne des idées non consensuelles. Un Jean- Luc Mélenchon qui leur a adressé pourtant il y a quelques heures «un appel au rassemblement de la gauche du PS». Ce qui ne cadre pas, à ce stade, avec le sens de l’initiative d’Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon : ils souhaitent en revanche, avec Reconquêtes – qui n’est pas la simple «résistance» –, revenir dans le jeu et si possible en être un des moteurs principaux. Ils s’affirment donc «ni fétichistes ni figées» et se disent ouverts à la discussion avec aussi bien les «reconstructeurs» (mouvement réunissant des proches de Laurent Fabius, de Dominique Strauss-Kahn ou d’Arnaud Montebourg – NDLR.) que François Hollande, Martine Aubry ou Jean-Luc Mélenchon. Sans exclusive.

Dominique Bègles dans l’Humanité du 29 mai 2008

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 08:50
Mariage d'une épouse non vierge annulé: Elisabeth Badinter «ulcérée»


Elisabeth Badinter (AFP).
«La sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France», affirme la philosophe française, qui exprime sa «honte» pour la justice française.
afp
LIBERATION.FR : jeudi 29 mai 2008

La philosophe et écrivain française Elisabeth Badinter n’en revient pas. Au point d’avoir «honte» pour la justice française. En cause, la décision du tribunal de grande instance de Lille d'annuler un mariage parce que l'épouse du futur mari, musulmane comme lui, n'était pas vierge.
«Je suis ulcérée par la décision du tribunal d'accepter de juger ça parce que la sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France, absolument libre», a déclaré Elisabeth Badinter sur France Inter. «Très inquiète» de ce jugement annulant un mariage «parce que la jeune femme n'est pas vierge et a menti sur sa virginité», Elisabeth Badinter estime que «ça aboutit tout simplement à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l'hymen. Et par conséquent au lieu pour un tribunal de défendre les femmes, de défendre ces jeunes femmes, au contraire il accentue la pression sur elles».
 
«Et je vous dis franchement, je pense à cette malheureuse jeune fille, humiliée, publiquement humiliée, revenant dans sa famille, ce qu'elle a dû vivre a dû être épouvantable. J'ai honte que la justice française n'ait pas pris a coeur de défendre toutes ces jeunes filles», a-t-elle conclu.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 13:36
La gauche du PS sort du bois
MATTHIEU ÉCOIFFIER - Libération : jeudi 29 mai 2008

Sur le boulevard antilibéral, quand Bertrand Delanoë et Ségolène Royal se crêpent le chignon sur «libéralisme et socialisme», la gauche du PS reprend du poil de la bête. Ses chefs de file, l’eurodéputé Benoît Hamon et l’ancien ministre Henri Emmanuelli, ont jugé hier la polémique «surréaliste» et «archaïque» au moment ou «la crise financière, alimentaire et énergétique» marque «un renversement de cycle». Les voilà donc en piste pour construire un «rassemblement à vocation majoritaire» au PS qui tire les «leçons de l’échec du libéralisme».

«Ringard». La contribution de leur courant, le Nouveau Parti socialiste (NPS), au congrès de Reims en novembre se veut une «offre politique distincte de la ligne partagée par Ségolène Royal et Bertrand Delanoë», a expliqué Benoît Hamon, 41 ans, flanqué de deux porte-parole de moins de 30 ans : Razzye Hammadi et Bruno Julliard. Façon aussi «d’incarner le renouveau et la respiration à l’intérieur du PS» face au «monolithisme générationnel» des deux présidentiables.

Si l’aile gauche la joue modeste - «nous n’avons pas la prétention d’incarner l’alternative» -, il s’agit bien d’engranger sur la «déception des militants» face «à la querelle, au jeu de ping-pong entre Royal et Delanoë, a assuré l’eurodéputé. Je n’ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l’autre». Après les avoir renvoyés dos à dos et dénoncé «le haut niveau d’improvisation que l’on entend à la droite du PS». «Il n’y a pas beaucoup d’audace, dans les contributions de l’un ou de l’autre, à nous régurgiter des solutions expérimentées dans les années 90», a-t-il ajouté. Taclant le «blairisme parfaitement ringard» de Delanoë pour qui «le passé de la social-démocratie européenne ferait office d’avenir pour le PS», Hamon a invité les socialistes «à rompre avec le discours CSP ++».

 

Elargir. Vocation majoritaire oblige, le NPS se recentre. Dénonçant un «discours du sacrifice insupportable» demandé aux classes populaires et moyennes, Hamon a prôné de «l’imagination pour penser de nouveaux droits et de nouveaux pouvoirs sans tomber dans le Grand Soir». Pour élargir son audience, le courant ne lorgne pas sa gauche : l’eurodéputé a renvoyé le sénateur Jean-Luc Mélenchon à «ses barbelés autour de la vraie gauche». Des discussions ont lieu, notamment avec les «reconstructeurs», amis de DSK, de Fabius et de Montebourg, avec Martine Aubry, «dont les mots sont doux à nos oreilles», a reconnu Benoît Hamon. Sauf que pour le NPS le «tout sauf Ségolène ou le tout sauf Delanoë ne peut être le ciment» d’un rassemblement majoritaire.

Reste à convaincre les militants que le congrès se prendra par la gauche. Et pour le leadership ? Hamon candidat au poste de premier secrétaire ? «Non» , a répondu l’intéressé. «Oui» , a susurré Emmanuelli.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 12:31
François Chérèque : "Le gouvernement choisit de s'affronter à la CFDT et la CGT"
LE MONDE | 29.05.08 | 08h47  •  Mis à jour le 29.05.08 | 11h37

n ne reprenant pas les propositions sur le temps de travail de la position commune, signée par la CFDT, la CGT, le Medef et la CGPME, le gouvernement a pris le risque de l'affrontement. Le ministère du travail devait rencontrer syndicats et patronat, jeudi 29 et vendredi 30 mai, pour présenter son projet de loi qui permet aux entreprises de négocier davantage de flexibilité. D'ores et déjà, les partenaires sociaux, signataires ou non de la position commune, ont exprimé leur désaccord. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a elle même invité le gouvernement "à respecter" le texte signé. Interrogé par Le Monde, le secrétaire général de la CFDT parle de "provocation".

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Le gouvernement modifie les règles sur le temps de travail et enterre de fait les 35 heures. Quelle est votre réaction ?

Le gouvernement choisit de s'affronter à la CFDT et la CGT, qui plus est sur un sujet identitaire pour la CFDT, celui du temps de travail. Il organise la fin des 35 heures dans la réalité. Je vis cela comme une mise en cause de la légitimité de nos deux organisations. C'est la première fois dans notre histoire sociale qu'un accord aussi important, la modernisation du dialogue social, est signé par les deux plus grandes organisations syndicales. Et c'est sur ce texte que le gouvernement décide de ne pas respecter la position commune sur la partie concernant le temps de travail et de destructurer totalement l'organisation du travail dans les entreprises. C'est un affront ou un défi, en tout cas une provocation.

Comment la CFDT compte-t-elle répondre à cette "provocation" ?

L'élargissement de la mobilisation sur les retraites à la question du temps de travail est clairement posée. Les militants de la CFDT sont comme moi, ils n'acceptent pas. Avec son texte, le gouvernement nous amène à réagir simultanément sur le temps de travail et les retraites. Cela nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté, y compris dans la CFDT. Avec ces deux sujets, retraites et 35heures, on est au cœur du débat sur la valeur travail et notre métier de syndicaliste.

Xavier Bertrand explique que vous pouviez vous saisir de la question du temps de travail et ne l'avez pas fait…

Nous avons proposé dans le cadre de l'article 17 de la position commune la possibilité pour les entreprises de déroger, avec un accord majoritaire et de manière expérimentale, sur le contingent d'heures supplémentaires. Comme le prévoit la loi sur le dialogue social, le gouvernement devait reprendre cette proposition et la soumettre aux députés. Qu'il existe un droit d'amendement, c'est la règle de la République et nous étions prêts à discuter avec les parlementaires.

Une réunion était prévue, le 10 juin, entre les signataires de laposition commune et le groupe UMP. A quoi va servir cette rencontre puisque nous n'avons même plus la possibilité de dialoguer ? De plus, nous avons proposé avec Bernard Thibault l'ouverture d'une concertation, d'une négociation plus globale sur le temps de travail.

Le gouvernement ou l'Elysée vous ont-ils proposé un accord ?

Il ne peut pas y avoir de "deal" sur un accord collectif, ou ce serait la négation du compromis et de l'accord signé, la porte ouverte à toutes les magouilles. Lorsqu'on s'est engagé sur la position commune, le chef de l'Etat a fait une tribune dans Le Monde, se félicitant de la réussite du dialogue social. Xavier Bertrand et Christine Lagarde m'ont dit que nous avions fait une avancée sur le temps de travail. Ils se sont engagés publiquement sur la transcription de l'accord. Le changement d'attitude de M. Bertrand s'est fait après la déclaration de Patrick Devedjian sur les 35 heures.

On est dans l'instrumentalisation d'un accord des partenaires sociaux pour régler un problème entre la majorité et le gouvernement, c'est inacceptable. Ce projet de loi est la réponse du secrétaire général adjoint de l'UMP, M. Bertrand, à son secrétaire général, M. Devedjian.

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, rend responsable les signataires de la position commune de cette déreglementation du temps de travail.

Le gouvernement, en prenant cette décision, ouvre la porte à ce type de critique. Je me demande comment, demain, je pourrai faire croire à mes militants qu'en signant un accord, on a la parole et la garantie du gouvernement qu'il respectera notre signature. C'est la première fois qu'un ministre du travail rompt cette confiance, alors qu'il est là pour la renforcer.


Propos recueillis par Rémi Barroux

Les 35 heures resteront, selon Christine Lagarde

Christine Lagarde a estimé, jeudi matin 29 mai, que les critiques des syndicats aux propositions de Xavier Bertrand sur le temps de travail constituent un bon début de négociation et assure que le principe des 35 heures restera. "La parole du chef de l'Etat, c'était que la durée légale du travail ne variait pas, je ne doute pas que ce principe demeure", a déclaré la ministre de l'économie, sur France Inter.

L'objectif est "d'apporter suffisamment à la fois de sécurité et de flexibilité dans l'entreprise", a rappelé la ministre. Pour Christine Lagarde, "la grande nouveauté c'est qu'autrefois, le contingent d'heures supplémentaires était fixé par secteur" et que le gouvernement entend, désormais, qu'il soit fixé entreprise par entreprise."Ce qu'offre la loi, c'est de pouvoir le faire par entreprise. C'est au sein des entreprises qu'on a besoin d'un volume d'heures (...) parce que l'activité le nécessite. On sait très bien que c'est extrêmement utile", a-t-elle dit. (– Avec Reuters.)

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 09:37

En France comme en Europe, une droite décomplexée, impose à marche forcée le libéralisme économique aux peuples. Alors qu’aujourd’hui, les régressions sociales sont présentées comme des réformes et justifiées par les discours déclinistes, les citoyens français et européens sont dans l’attente d’une politique alternative. Les socialistes doivent lutter contre la pensée dominante libérale pour éviter le désenchantement des citoyens qui pensent ne plus rien avoir à attendre de la politique. L’espoir ne peut venir que d’une gauche moderne et progressiste qui mette en avant le combat pour la justice sociale, l’égalité et la régulation du marché, et assume le clivage droite-gauche.


Le modèle néo-libéral imposé par la droite se révèle incapable de résoudre les crises majeures (financière, alimentaire, énergétique et écologique) qui bouleversent le monde. Il échoue autant à répondre à la demande sociale des sociétés occidentales qu’aux nécessités de développement au niveau mondial. Alors que la droite démantèle la puissance publique, les socialistes doivent au contraire proposer un État régulateur et innovateur comme réponse à l’urgence sociale, économique et écologique.


Pour cela, la gauche européenne doit se rénover et tenir compte de ses 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux. L’orientation social-libérale des années 1990, impulsée par Blair et Schröder, aboutit à une impasse : elle a détourné le vote ouvrier et populaire, réduit le poids total de la gauche, pour finalement éloigner durablement celle-ci des responsabilités. Cet échec est significatif : l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne.


Malgré les crises, des marges de manœuvre existent pour proposer une politique alternative. Les socialistes ne peuvent plus se contenter de rejoindre la droite sur le but et le contenu des grandes réformes. Au contraire, la gauche doit renouer avec le dynamisme des grands mouvements sociaux, et s’inspirer de la créativité des mobilisations d’aujourd’hui, des débats sur la régulation et les protections en Amérique du Nord, et de l’espérance levée par les peuples, notamment en Amérique du Sud.


Nos défaites répétées aux élections nationales nous imposent de changer notre offre politique et de renouveler les équipes. C’est pourquoi, lors du prochain congrès, il nous faut éviter de proposer les mêmes orientations stériles et de nous replonger dans des batailles de personnes comme celles du congrès de Rennes. Les électeurs de gauche méritent mieux qu’un PS déchiré par les ambitions présidentielles.


L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement d’une défaite culturelle de la gauche. Notre responsabilité est d’anticiper la France de l’après Sarkozy, une France où les inégalités sociales se seront creusées et où les instruments de régulation et de redistribution seront affaiblis.


Il est temps aujourd’hui pour les socialistes de forger les idées et les outils qui nous permettront de conduire demain des politiques à la hauteur de nos ambitions : en un mot, d’inventer une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.


La modernité, c’est anticiper le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle.

vous propose de venir débattre de ses propositions le :

 

Samedi 28 juin, à partir de 10 heures

au Gymnase Mouchotte, 33 rue du commandant Mouchotte, 75014, Paris (métro : Montparnasse)

 

en présence de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli

Télécharger le préambule de la contribution générale

Télécharger le plan détaillé de la contribution générale

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 12:58
NOUVELOBS.COM | 28.05.2008 | 13:36

Dans une interview publiée le 27 mars par Le Point, l'ex-candidate à l'élection présidentielle estimait que le "libéralisme politique" est "indissociable du socialisme démocratique"

En pleine polémique entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë sur les liens entre libéralisme et socialisme, le blog "Bozarblog" a ressorti, mercredi 27 mai, une interview de l'ex-candidate à l'élection présidentielle dans laquelle elle jugeait ces deux théories "indissociables".
A l'origine de la polémique entre les deux socialistes se trouve un passage du dernier livre de Bertrand Delanoë, "De l'audace!", dans lequel le maire affirme : "Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà."
Un positionnement vivement dénoncé par Ségolène Royal qui déclarait, le 24 mai : “Ma conviction, c’est qu’au XXIème siècle, être libéral et socialiste, c’est totalement incompatible.”
Or, le blog "Bozarblog" a retrouvé une interview de la présidente de la région Poitou-Charentes, publiée le 27 mars par Le Point et dans laquelle elle le journaliste lui posait ouvertement la question : "Le grand débat n’est-il pas aujourd’hui entre le socialisme et le libéralisme ?"
Ségolène Royal répondait alors "De quel libéralisme parlez-vous ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique".

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 09:41
La gauche du PS veut peser sur le prochain congrès
LE MONDE POUR DIRECTMATINPLUS | 27.05.08 | 09h42

econquêtes. C'est sous cette appellation, suggèrant qu'il faut refaire le terrain perdu ces dernières années, que les partisans d'Henri Emmanuelli [et de Benoît Hamon] regroupés au sein du courant Nouveau parti socialiste (NPS) s'apprêtent à lancer la bataille du congrès du PS programmé en novembre à Reims. Le NPS, sensibilité qui regroupe une bonne partie de la gauche du PS, présentera demain son projet de contribution – texte d'avant-congrès non soumis au vote des adhérents – avant d'organiser une série de 8 forums à travers le pays.
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Notamment animés par Benoît Hamon, député européen, Razzye Hammadi, secrétaire national du PS et Bruno Julliard, adjoint au maire de Paris et ex-président de l'UNEF, ces réunions visent à imposer l'idée selon laquelle "l'avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne". Les partis socialistes européens classiques, fait remarquer le NPS, ont "enregistré 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux" sur le Vieux continent en présentant "une offre politique sociale-libérale". "La gauche ne peut plus se contenter au nom d'une prétendue responsabilité rejoindre la droite sur le but et le contenu des réformes structurelles, se distinguant seulement sur les dosages ou l'agenda", insiste le texte élaboré par le NPS.

"SAGE ACTIF"

Selon les amis d'Henri Emmanuelli, le PS risque de connaître "un nouveau congrès de Rennes", c est à dire "le choc de deux profils sans différence majeure de ligne". Après le duel fratricide Fabius-Jospin de 1990, l'affrontement mortifère Ségolène Royal-Bertrand Delanoë ? Proches de l'aile gauche, en particulier lors de la campagne contre le référendum européen de 2005, les fabiusiens redoutent eux-aussi de faire les frais d'un tel face à face. Le ralliement au maire de Paris de certains strauss-kahniens (tels Michel Destot, maire de Grenoble, Roland Ries, maire de Strasbourg ou Daniel Delaveau, maire de Rennes) menace directement l'alliance des "reconstructeurs" entre partisans de DSK et fabiusiens sur une ligne "ni Bertrand ni Ségolène". Les amis de Laurent Fabius redoutent de se retrouver isolés et exclus de la majorité "réformiste" qui sortira du congrès. Ou devoir s'y rallier dans les pires conditions. Une situation qui risquerait de mettre à mal leur cohésion et ruiner les derniers espoirs de retour sur le devant de la scène de leur champion.

En attendant, l'ex-premier ministre soigne son image de "sage actif ". Il a annoncé, hier, son intention de signer avec les fabiusiens de Seine-Maritime une contribution qui dénonce "la peoplelisation, personnalisation et la présidentialisation".


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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 09:12
PS: et que disent les militants dans tout ça?

Par Stéphane Alliès

Mediapart.fr

Les militants socialistes renouent avec le débat de fond. À l'occasion de l'adoption de la nouvelle déclaration de principes du PS, qui sera ratifiée lors de la convention nationale du 14 juin, les adhérents ont en ce moment l'occasion de parler d'autre chose que d'élections ou de congrès. Ce texte, le cinquième de ce genre depuis 1920, se présente comme une charte définissant les valeurs et les engagements fondamentaux du parti. Co-rédigé par toutes les sensibilités socialistes, il n'a rien à voir avec les futures contributions qui seront déposées pour le congrès de Reims, en novembre.

Mediapart a contacté une vingtaine de secrétaires de section à travers la France, pour recueillir les avis de la base militante (voir méthodologie en boîte noire ci-dessous). Il convient de dire qu'à la quasi-unanimité, toutes les personnes interrogées ont fait part d'un accueil «globalement positif», laissant présager une adoption massive lors du vote national du 29 mai prochain.

Sur la forme, ils sont nombreux à déplorer le manque de temps pour discuter et amender le texte préparé par les représentants des différentes sensibilités du parti. Ainsi Denis Szalkowski, secrétaire de la section de Brionne (Eure), se désole-t-il : «On nous a refait le coup de la précipitation. Les militants en ont ras-le-bol qu'on les prenne pour des machines à voter...» À Avranches (Manche), Thierry Pennec estime de son côté que «ce texte aurait gagné à être plus méthodiquement amené sur la table des débats. Le PS pouvait faire l'actualité avec une quête de sens et dépasser les combats de personne. Au final, laissera-t-il autant de traces dans l'opinion que le dernier Valls ou le prochain Delanoë?» L'adaptation de chaque section face à cette absence de délai diffère selon les endroits.

Ainsi, à Erstein (Bas-Rhin), Dominique Heym explique: «Entre la réalité parisienne et chez nous, c'est très différent. Ici, la section se réunit chez moi. Franchement, ce texte n'a pas à faire débat. Si on n'est pas d'accord, c'est qu'on n'est pas socialiste. Nous en Alsace, on est dans une logique unitaire, on sait depuis la perte de Strasbourg en 2001 que la division peut nous faire beaucoup de mal.»

Cette orientation d'un vote global du texte n'est pas forcément relatif à l'importance de l'effectif militant, la puissante fédération de l'Hérault ayant par exemple décidé de ne pas l'amender. En revanche, à Talence (Gironde), Arnaud Dellu a choisi de prendre le temps d'un long débat: «On a voulu insister, car cette déclaration est quand même le fond de notre engagement commun. Il y a un mois, on a constitué une commission qui se réunit tous les mardis soirs. Et on examine la déclaration article par article. Or, on constate que cette introspection militante et idéologique passionne les adhérents...»

Ecologie, laïcité et espérances révolutionnaires

Quant au contenu du texte, ils sont nombreux à le trouver «trop lisse», selon les termes de Michel Pineau, secrétaire de la section de Cogolin (Var). Chez lui, «ça n'a pas passionné les foules. Ce texte convient à tout le monde, mais beaucoup ont souligné le relatif manque d'ambition des articles. Globalement, ça manque d'éléments réels de transformation de la société». Son voisin de Besse sur Issole, Sébastien Bédini raconte lui qu'«il y a de nombreux militants qui envisagent de voter contre, pour signifier leur ras-le-bol d'être consulté pour la forme». Dans la section de Toulouse 1 (Haute-Garonne), Serge Soula (qui est délégué de canton) raconte que, «unanimement, la section a trouvé que ces principes vont bien au-delà du socialisme».

En creux, c'est l'ambition écologique du texte qui fait débat. Comme à Emerainville (Seine-et-Marne), où Fouad Dogga relate: «On a l'impression que cette question devient une finalité et passe avant l'émancipation et le développement du progrès humain.» Au contraire, à Alès (Gard), Benjamin Mathéaud apprécie: «On a surtout travaillé pour muscler les définitions de développement durable et de croissance.» Cette prise en compte de l'environnement dans les débats a été renforcée par le "lobbying" du pôle écologique du PS, qui a transmis à toutes les sections des propositions d'amendement.

Sur le même principe, le député du Nord, Christian Bataille, se bat pour réaffirmer le principe de laïcité, et l'intégrer dans les «finalités fondamentales» de l'article 3. Cette alerte semble fonctionner, puisque, outre la fédération du Nord, la section d'Ergue Gaberic (Finistère) a repris l'amendement. Même logique avec l'amendement proposé par Temps réels (la section internet du PS), en faveur d'une société de la connaissance, et depuis adopté par les fédérations de Paris et de Haute-Marne.

Autre point d'achoppement, l'abandon de certaines "valeurs de gauche". Denis Szalkowski, secrétaire de la section de Brionne (Eure), admet ainsi que «certains ont contesté la seule référence aux Lumières et l'abandon du marxisme». Même son de cloche à Plaine-de-France (Val-d'Oise), où Frédéric Faravel juge comme «une bêtise de ne plus assumer les espérances révolutionnaires, comme de ne plus parler de classe ouvrière».

À La Tremblade (Charente-Maritime), Claudie Rousselot relate la déception de la section devant «une vision étroitement franco-française du projet socialiste» et «déplore l'absence de toute référence aux rapports Nord-Sud, à la mondialisation de l'économie et à l'uniformisation des modes de vie et de consommation».

À Lambesc (Bouches-du-Rhône), Frédéric Bounous note que «la section a proposé de tenir compte de l'éducation populaire et du droit à la santé comme faisant partie de notre charte». Mais à Vienne (Isère), Olivier Rey explique que «si les militants craignaient une trop grosse dérive vers le centre, ils ont été rassurés par le ton général du texte, et en même temps par la reconnaissance de l'économie de marché».

Au final, c'est un entre-deux mi-fataliste mi-consensuel qui s'exprime. Accueil des militants que résume Elie Chancrogne, militant de Courbevoie (Hauts-de-Seine): «L'immense majorité était satisfaite que toutes les tendances l'aient signé. Ça montre au moins que nous sommes d'accord sur quelques points essentiels. Il y a certes eu des regrets sur certaines formules ampoulées mais c'est tout de même beaucoup moins abscons que ce qui est parfois produit par le PS.»

Pour se rendre compte dans le détail de la nature du débat interne occasionné par cette déclaration de principe, et du processus d'amendement afférent, retrouvez notre reportage dans la section du XIe arrondissement de Paris.


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Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/190508/dans-la-section-du-xie-arrondissement-si-un-camarade-est-contre-ne-peut-pas-l-
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/190508/ps-ce-que-cachent-les-trains-royal-et-delanoe
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/republico/210408/le-ps-renove-ses-principes
[5] http://www.mediapart.fr/journal/france/050508/le-ps-n-y-voit-pas-clair-dans-ses-adherents
[6] http://poleecologiquedups.typepad.fr/
[7] http://christianbataille.typepad.fr/blog_de_christian_bataill/2008/05/projet-socialis.html
[8] http://temps-reels.net/article1776.html
[9] http://temps-reels.net/rubrique1.html

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