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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 15:22
Manifestation contre le projet de réforme de la carte judiciaire: Mercredi 21 novembre à 16h00 (place Vendôme)


Le Parti socialiste, la  Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) en lien avec les groupe socialistes de l'Assemblée Nationale et du Sénat organisent, au moment de la tenue du congrès des maires de France, une manifestation des élu(e)s et des militant(e)s contre le projet de réforme de la carte judiciaire présenté par Rachida DATI.

Cette manifestation aura lieu:

Mercredi 21 novembre à 16h00
Devant le ministère de la justice (Place Vendôme)

 Pour les élus, pensez à vous munir de votre écharpe

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 15:34
Rudolph Giuliani et Hillary Clinton affaiblis par des "affaires" dans la course à la Maison Blanche
LE MONDE | 13.11.07 | 14h40  •  Mis à jour le 13.11.07 | 14h40
NEW YORK CORRESPONDANT

7 semaines du lancement de la bataille pour l'investiture des candidats à l'élection présidentielle américaine de 2008, le 3 janvier par les caucus de l'Iowa, le républicain Rudolph Giuliani et la démocrate Hillary Clinton, qui font la course en tête dans les sondages, sont chacun confrontés à une "affaire".

 

M. Giuliani avait deux amis proches : "Mike" et "Bernie". Le premier, Michael Mukasey, est devenu, le 8 novembre, ministre de la justice. L'autre, Bernard Kerik, a été mis en examen le lendemain. Il est accusé d'évasion fiscale et de perception de pots-de-vin d'origine mafieuse. Il plaide non coupable. Alors maire de New York, M. Giuliani avait fait en 2000 de M. Kerik, son ex-garde du corps, le chef de la police. Il a d'abord refusé de se démarquer de son protégé. Réaction de John McCain, un de ses adversaires à l'investiture républicaine : un homme qui "place la fidélité privée au-dessus des faits" est disqualifié pour occuper la magistrature suprême. M. Giuliani a finalement admis avoir commis "l'erreur de ne pas assez vérifier". Depuis, les noms d'autres de ses proches ayant eu affaire à la justice ont été révélés et la presse met en cause son "rapport à l'éthique".

Mme Clinton, elle, ne se dépêtre pas de l'"affaire Hsu". Homme d'affaires d'origine chinoise véreux et mythomane, Norman Hsu, important collecteur de fonds du Parti démocrate, est soupçonné de faillites frauduleuses et d'escroquerie. La candidate démocrate n'est pas seule à avoir bénéficié de ses largesses. Mais lorsque, comme c'est encore arrivé lundi 12 novembre, le Wall Street Journal fait sa "une" sur le financier déchu, c'est elle que cela embarrasse. Car le quotidien économique touche un point qui pourrait devenir sensible : son intégrité. Un sondage récent indique que Mme Clinton est perçue comme la démocrate la plus "expérimentée". Quant à "l'honnêteté", elle reçoit 34% d'opinions favorables, et 43% de défavorables.

 

UN IMPACT DIFFICILE À MESURER
"L'affaire Kerik est en soi plus grave pour M. Giuliani", estime le lobbyiste Frederick Fucci. Mais, ajoute-t-il, il est difficile de mesurer l'impact de ces affaires dans le recul des intentions de vote enregistré par les deux candidats. Un recul plus rude pour Mme Clinton, mais qui bénéficiait d'une avance au sein de son camp plus prononcée que M. Giuliani dans le sien.

Ses adversaires démocrates axent leur offensive sur le "flou" et le soupçon d'alignement sur les républicains des positions de Mme Clinton sur tous les sujets : Irak, Iran, protection sociale, environnement. "La peur d'être impopulaire ne marchera pas", s'est exclamé dimanche le candidat démocrate Barack Obama. La victoire, a-t-il ajouté, réside "dans la conviction, pas dans les calculs". Mme Clinton devance toujours le sénateur de l'Illinois de 10 à 15 points. Mais elle en possédait entre 20 et 25 il y a peu. Et dans l'Iowa, Barack Obama et John Edwards la talonnent.

Cet Etat rural a cependant rarement promu le candidat final. M. Giuliani le sait. Il y serait d'ailleurs devancé par Mitt Romney. Tous deux font feu de tous bois pour récupérer l'électorat le plus belliqueux envers l'Iran et les chrétiens fondamentalistes, en plein désarroi par manque de candidat incarnant leurs "valeurs".

Sur ce plan, le divorcé Rudy Giuliani, très critiqué par les évangélistes pour ses opinions libérales sur le divorce, l'avortement et l'homosexualité, a récemment marqué des points. Pat Robertson, ex-dirigeant charismatique de la Christian Coalition of America, et Gary Bauer, célèbre chantre conservateur chrétien, lui ont apporté leur soutien, l'un et l'autre au nom de la défense des "valeurs de la civilisation occidentale" face au "péril islamique".

Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 14.11.07
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 13:28
Benoît Hamon, eurodéputé PS : "abandonner le projet d'un référendum sur le traité simplifié accroît la défiance à l'égard de l'UE"
LEMONDE.FR | 12.11.07 | 15h06  •  Mis à jour le 12.11.07 | 15h06

alabreuil : La division interne du PS porte-t-elle plus sur la ratification ou non du traité européen simplifié ou bien sur le fait que ce traité ne soit pas proposé au vote du peuple français ?

 

Benoît Hamon, le 1er septembre 2007. | AFP/JEAN-PIERRE MULLER Benoît Hamon : Les deux, hélas ! D'abord, sur la portée du traité, c'est moins sur le contenu du texte que sur l'opportunité de l'approuver ou de le refuser que les socialistes sont divisés. Tous les socialistes sont déçus par les concessions faites aux eurosceptiques et par les limites considérables du mini-traité dans les domaines budgétaires, monétaires, fiscaux et sociaux. Certains socialistes pensent qu'il faut cependant approuver ce texte, d'autres qu'il faut le rejeter au motif qu'il est quasi identique au traité constitutionnel européen. Je considère, pour ma part, que nous ne devons pas nous éloigner de l'exigence d'un référendum parce que nous l'avons demandé lors de la campagne présidentielle et parce que le peuple est le seul souverain à pouvoir refaire ce qu'il a défait lui-même en 2005. Sur cette question de la méthode de ratification, plusieurs personnalités socialistes ont pris publiquement leurs distances avec ce qui était jusqu'ici notre exigence unanime de référendum ; je le regrette d'autant plus que deux tiers des Français y sont favorables.

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Simon : Vous avez démissionné du secrétariat national car la décision du bureau national de soutenir le traité simplifié, je vous cite, "porte en elle les ferments de la division". Militant socialiste, je ne suis pas convaincu que nous devions sur chaque sujet chercher le consensus entre nous. Pensez-vous vraiment que le PS doive s'opposer à ce traité ? Ne pensez-vous pas que dénoncer la division en démissionnant contribue à la confusion et aux petits jeux d'appareil qui décrédibilisent notre parti ?

Remettons les choses à l'endroit. J'ai été nommé secrétaire national à l'Europe pour dépasser les clivages entre le "oui" et le "non"; Pour préparer la décision du Parti socialiste sur le mini-traité, un groupe de travail m'a été confié dès avant l'été. Toutes les sensibilités du PS y étaient représentées. La quasi-totalité de celles-ci ont exprimé jusque très récemment leur souhait de parvenir à une position commune, celle-ci pouvant être l'abstention. Cela n'a finalement pas été possible, et je regrette que, sur ce mini-traité, non seulement nous reproduisions le clivage oui-non dans des rapports de forces proches de ceux de 2005, et que, de surcroît, nous abandonnions la revendication d'un référendum. C'est pour ces raisons que j'ai démissionné en cohérence avec l'échec de mon mandat.

Thomas Lefebvre : Vous demandiez abstention + référendum : étant ex-"noniste", quelle était la logique de cette demande d'abstention ? Si vous aviez eu un référendum sur le traité de Lisbonne, auriez-vous appelé à voter pour ou contre ce traité ?

J'aurais appelé à l'abstention ! Comme le Parti socialiste l'avait fait en 1972 à la demande de François Mitterrand lors du référendum sur l'élargissement de l'Union européenne. Je juge ce texte décevant,
mais je reconnais que l'ensemble de la social-démocratie européenne souhaite sa ratification en raison des avancées institutionnelles que le mini-traité permet, et je ne vois pas de fenêtre de tir pour renégocier ce texte. Cette position est celle que j'ai soumise au bureau national du PS il y a quinze jours, et qui recueillait une adhésion majoritaire. Hélas, elle n'a pas pu être mise en œuvre.

LE PS CONFRONTÉ À "UNE TRIPLE CRISE"

Patou : Comme le PS ne s'est pas encore reconstruit, les adhérents ne se voient-ils pas en incapacité de se regrouper vers une opinion commune sur l'Europe ? En effet, un vrai meneur de groupe ne parviendrait-il pas à réunir les socialistes dans un "oui" ou dans un "non" commun ?

Je ne crois pas que ce soit l'absence de leader qui explique la difficulté des socialistes à se rassembler.
Je crois le PS confronté à une triple crise : la crise de la social-démocratie en Europe (nous ne dirigeons que 4 pays sur 27) liée à la crise de tous les modèles sociaux nationaux en Europe ; une crise politique (nous devons trancher la question de la nature du PS – présidentialisé ou pas – , la stratégie d'alliance – le rassemblement de la gauche ou pas –, et son orientation – le PS a-t-il perdu la présidentielle parce qu'il était trop à gauche ou pas ?), et enfin une crise morale, à travers la multiplication des comportements individualistes qui font le succès de la stratégie de débauchage de Nicolas Sarkozy.

Alex1 : Tous les partis socialistes européens soutiennent le traité de Lisbonne et veulent faire avancer l'Europe. Pourquoi le PS s'obstine-t-il à vouloir bloquer la marche européenne?

C'est une analyse un peu paresseuse... Membre du PS européen, j'ai entendu toutes les critiques qui ont été exprimées dans les partis sociaux-démocrates européens vis-à-vis de ce texte. Une lecture rapide de la presse internationale montre que c'est le désenchantement qui domine à l'égard du mini-traité comme des perspectives de la construction européenne. La responsabilité du PS français est, bien sûr, d'être l'interprète de la volonté de la social-démocratie européenne, mais aussi l'interprète de la volonté du peuple français et de l'électorat de gauche, qui, l'un comme l'autre, ont rejeté le traité constitutionnel européen. Aujourd'hui, près de 70 % de la population des grands Etats européens (sondage Louis Harris pour le Financial Times) souhaitent que ce mini-traité soit ratifié par référendum. Cet appétit de citoyenneté européenne ne signifie pas automatiquement que les citoyens européens considèrent ce mini-traité comme un progrès pour l'Europe.

Politicus : Pourquoi tous les partis à vocation majoritaire en France, dont le vôtre, en approuvant ce mini-traité, se déconnectent-ils à ce point de la volonté du suffrage universel exprimée par une majorité de nos compatriotes lors du "non" au référendum sur la Constitution européenne ?

Je pense que c'est une erreur d'abandonner cette demande d'un référendum, car je suis hélas persuadé que ça ne fait qu'accroître le sentiment de défiance à l'égard de la construction européenne. On ne sert pas l'Europe en la construisant dans le dos des peuples. Si ce mini-traité est si bon, j'imagine que les grands partis n'auront aucun problème à le faire ratifier par une majorité des Français.

Nils : Le bureau national du PS ne s'est pas encore prononcé sur l'attitude à adopter lors de la ratification. Pensez-vous qu'il y aura alors consensus ? Dans quel sens ?

Il n'y a déjà plus consensus aujourd'hui, puisque plusieurs personnalités, et non des moindres, ont exprimé leurs réserves vis-à-vis du référendum. Il est un peu commode d'affirmer que ce traité n'est qu'un règlement intérieur pour justifier qu'il ne soit pas ratifié par le peuple. Ce n'est pas le cas : Valéry Giscard d'Estaing lui-même, père de la Constitution européenne, affirmait récemment que le nouveau traité est pour l'essentiel la copie du traité européen rejeté en 2005 par les Français. J'ajoute que personne ne comprend que nous ayons demandé un référendum en mai, que nous ayons affirmé qu'il s'agissait d'une obligation démocratique, pour nous aligner sur les positions de Nicolas Sarkozy aujourd'hui.

Salabreuil : Les dissensions internes du PS sur l'Europe ne renvoient-elles pas aux dissensions irréductibles entre ceux qui voudraient un PS au centre et modéré, et ceux qui attendent du PS qu'il soit une force de gauche – "une gauche de gauche", disait Bourdieu ?

Ces désaccords seraient irréductibles si leurs acteurs décident qu'ils sont irréductibles. Lors de la fondation du PS en 1971, les désaccords entre les chrétiens-sociaux d'un côté et les marxistes-laïcs de l'autre étaient bien plus grands qu'ils ne le sont aujourd'hui entre la gauche et la droite du PS.  Mais ce qui réunissait les socialistes entre eux en 1971, c'est qu'ils étaient d'accord sur la nature du parti qu'ils avaient constitué ensemble, et la stratégie pour conquérir le pouvoir : le rassemblement de la gauche. Peut-être que cette synthèse n'existe plus aujourd'hui. Notre prochain congrès le dira.

UN PS TROP À GAUCHE ?

Ps : Qu'imaginez-vous alors au prochain congrès du PS ?

Un grand moment démocratique où nous clarifierons la réponse à la question suivante : avons-nous perdu à la présidentielle parce que nous aurions été trop à gauche sur les questions sociales, trop à gauche sur les questions éducatives, trop à gauche sur les questions économiques, trop à gauche sur les questions démocratiques, ou parce que les solutions que nous avons proposées et le monde que celles-ci dessinaient n'ont pas suscité l'adhésion des classes populaires et des classes moyennes pourtant rendues plus vulnérables par cinq ans de politique de droite ? A partir de la réponse à ces questions, nous devrons bâtir le projet et la stratégie pour nous permettre de reconquérir le pouvoir puis transformer la société.

Smartyzs : Votre tout nouveau "think tank" la Forge n'est-il pas un moyen d'unifier certains partisans du "non" de gauche ? Hamon-Mamère ? Est-ce le début d'un futur courant d'un PS élargi ?

Noël Mamère n'avait pas voté "non", mais "oui" au traité constitutionnel. C'est un lieu ouvert que nous mettons au service de la gauche pour réarmer théoriquement et pratiquement celle-ci. Son adresse est www.la-forge.info

NTM93 : Y a-t-il des dialogues au niveau du groupe socialiste européen pour conduire une réflexion sur une autre politique économique et sociale au niveau européen ? On a l'impression que la "modernité" consiste trop souvent à ajouter "une virgule et le mot social au plan d'action 12, dans le 3e chapitre consacrée à la mondialisation (actuelle)...

Ces dialogues existent ; il n'est qu'à voir l'évolution du SPD allemand sur les questions sociales pour mesurer l'actualité et l'acuité de la demande sociale en Europe.

Claire Ané
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 13:03
Du grain à moudre
par Brice Couturier et Tara Schlegel
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre


Ecoutez émission du mercredi 31 octobre 2007
Jésus et Mahomet sur les bancs de l’école

  « Le but n’est pas de remettre Dieu à l’école » - prévenait dès l’introduction Régis Debray, dans le rapport qu’il lui fut demandé de rendre, après les attentats du 11 septembre 2001.
Car la montée des communautarismes, les replis identitaires de certains élèves – incitèrent alors le Ministre de l’Education Jack Lang à s’interroger sur l’enseignement des faits religieux.
Des progrès réels avaient été déjà faits depuis 1996 – par l’introduction dans les programmes scolaires d’un certain nombre de thèmes, qu’il faut étudier en Français et en Histoire, par exemple l’époque antique et les dieux égyptiens, les Hébreux – en tant que peuple de la Bible – la Genèse – la naissance du christianisme ou encore les cinq piliers de l’Islam.
Un peu de chemin donc, avait été parcouru après la remise du rapport Joutard en 1989 s’alarmant de l’inculture religieuse des jeunes.
Mais ces recommandations se sont souvent heurtées à de réelles résistances – notamment à un anticléricalisme farouche de la part de certains enseignants.
Et le rapport Debray en 2002 avait le mérite de souligner combien « le temps paraissait venu » de passer à présent d’une « laïcité d’incompétence » -(à savoir le religieux par construction, ne nous concerne pas) – à une « laïcité d’intelligence » (il est de notre devoir d’enseignants de comprendre) ».
Cinq ans après cette feuille de route, qui prônait en particulier une meilleur formation des maîtres, qu’en est-il réellement de l’enseignement des faits religieux, au primaire, collège et lycée ?
Alors que l’affaire du voile islamique a parfois rendu les débats dans les classes très périlleux, alors que terrorisme et islam sont si souvent confondus dans les discours médiatico-politiques, alors qu’on parle d’une montée de l’antisémitisme en France.
Alors que les théories créationnistes aux Etats-Unis gagnent de l’ampleur les professeurs sont-ils suffisamment armés pour aborder toutes ces questions ?
Leur formation en la matière a-t-elle évoluée? L’enseignement des faits religieux est-il toujours cantonné au français et à l’histoire ?
Bref l’Education nationale – qui s’est recentrée sur le socle commun de connaissance - laisse-telle les enfants moins démunis en admirant les Tympans de la Cathédrale de Chartres, une peinture de Botticelli ou en découvrant le Dom Juan de Mozart ?
Enfin et surtout comment réagissent les enseignants à cette nouvelle obligation scolaire, jouent-ils le jeu de la « laïcité d’intelligence » ou escamotent-ils trop souvent les passages afférents aux grands monothéismes et autres croyances ? Telles sont quelques unes des questions que nous allons aborder au cours de ce débat.

  Invités

 
Esther Benbassa.  Directrice d'étude à la Section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études

 
Henri Pena-Ruiz.  Philosophe. Professeur à Sciences po

 
Régis Debray.  Philosophe, Médiologue

 
Laurence Pierrepont.  Professeur agrégée d'histoire (a enseigné 10 ans en ZEP à Nanterre)
Formatrice à l'IUFM de Versailles
 
 


           
les livres
 

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias (dir.)
Des Cultures et des Dieux : repères pour une transmission du fait religieux
Fayard - 19 septembre 2007
 

Attentats du 11 septembre 2001, « choc des civilisations », revendications communautaristes, appétits nouveaux de spiritualité... Face à cette explosion de phénomènes et de discours, les Français, tantôt anticléricaux, tantôt peu ou mal formés à la culture religieuse, se sentent parfois désorientés. Ce livre leur fournira certaines des clés qui leur manquent.

Judaïsme, christianisme et islam s'y taillent une part importante parce qu'ils ont marqué l'histoire de l'Europe. Mais traditions d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique et nouveaux mouvements religieux sont aussi abordés. Outre leur intérêt intrinsèque, notre passé colonial, les grandes migrations de l'ère contemporaine, la diffusion en Occident des sagesses orientales l'imposaient.

Ni apologétique ni dépréciateur, ne cultivant ni l'irénisme ni le goût du sensationnel, ce travail d'équipe conçu et conduit avec brio par Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa se veut non confessionnel et distancié. Il porte une attention particulière aux phénomènes de contact, de conflit, mais aussi d'imprégnation mutuelle entre religions différentes, sans oublier l'histoire des laïcités et les processus de sécularisation.

L'étude dépassionnée des faits religieux est une fenêtre privilégiée sur la diversité des cultures. Elle est en même temps une invite au dialogue et à la compréhension réciproque. Simples curieux, parents, enseignants, étudiants, lycéens, jeunes et moins jeunes sauront faire de ce livre l'usage qui leur convient. Puisse-t-il devenir entre leurs mains un modeste mais efficace outil de liberté.

- 4e de couverture -

 
 

 
Régis Debray
L'obscénité démocratique
Flammarion - 3 septembre 2007
 

Non ce n'est pas la démocratie qui est obscène !

C'est la scène républicaine qu'il faut sauver de l'obscénité, au moment où la politique devient le tout-à-l'ego d'un pays en proie aux tyrannies de l'audimat, de l'émotif et de l'intime.

- 4e de couverture -

 
 

 
Henri Pena-Ruiz
Les grandes légendes de la pensée
Flammarion - février 2007
 

« Il peut paraître étonnant que les pensées profondes se rencontrent plutôt dans les écrits des poètes que dans ceux des philosophes. La raison en est que les poètes ont écrit sous l'empire de l'enthousiasme et de la force de l'imagination. Il y a en nous des semences de science comme en un silex des semences de feu ; les philosophes les extraient par raison, les poètes les arrachent par imagination : elles brillent alors davantage. » Comment penser la vie et le monde ? Les grandes questions qui nous tourmentent ? Venus du fond des âges, des images et des récits nous y aident. L'envol de l'homme-oiseau Icare, l'amour passion de Tristan et Yseut, le déluge qui submerge l'ancien monde, l'aveuglement d'Oedipe qui accomplit son destin en voulant le fuir, l'hésitation de César avant de franchir le Rubicon, le nez de Cléopâtre, maîtresse de l'empereur de Rome... Voici donc un petit livre à parcourir « à sauts et à gambades », comme le disait Montaigne, aussi librement qu'une conversation entre amis.
-4e de couverture-

 
 

 
Régis Debray
Un mythe contemporain : le dialogue des civilisations
CNRS Editions - 2007
 

Permettez-moi un petit examen de conscience sur cette formule pieuse, le dernier dogme d'un monde sans dogme, à la fois cri de détresse et protestation contre la détresse, je veux dire : « le dialogue des civilisations ». Que veut dire ce mantra et que faire pour qu'il ne tourne pas à l'exutoire, voire à l'exorcisme ?
-4e de couverture-

 

 
Laurence Pierrepont,Corinne Bonafoux,Benoît Falaize
Mémoires et histoire à l'école de la République
Armand Colin - à paraître nov 2007
 


 

 
Sous la direction Dominique Borne et Jean-Paul Willaime, préface de Régis Debray
Enseigner les fait religieux
Armand Colin - à paraître nov 2007
 

Depuis 2002, l'enseignement des faits religieux est entré dans les programmes des différentes disciplines. Ce livre rappelle l'histoire des relations entre la République et les sciences religieuses et interroge l'expression « faits religieux ». Puis il aborde concrètement les problèmes de la classe : quelle est la place des faits religieux dans les programmes des différentes disciplines ? Peut-on conseiller des démarches pédagogiques ? Comment aborder ces questions dans des perspectives nécessairement laïques ? Enfin, l’enseignement des faits religieux renvoie à des débats sociaux, culturels et politiques : dans un climat général de sécularisation, la France affronte le pluralisme et des formes fondamentalistes du religieux. L'école ne peut être absente de ces débats.

Dominique BORNE, historien, ancien doyen de l’Inspection générale, est président de l’Institut européen en sciences des religions. Auteur d’ouvrages sur la France au XXe siècle, sur les problèmes éducatifs, ses travaux sur la laïcité et l’enseignement des faits religieux font autorité.

Jean-Paul WILLAIME, sociologue des religions, est directeur d’études à la Section des Sciences religieuses de l’École pratique des hautes études et directeur de l’Institut européen en sciences des religions. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés, plus particulièrement, au protestantisme et à la dimension européenne des faits religieux.
-4ème de couverture-

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias
Petite histoire du judaisme
Librio. Document, n° 843 - 3 septembre 2007
 

La série « Petite histoire des religions » est dirigée par Jean Baubérot, spécialiste de la sociologie des religions et de la laïcité : Petite histoire du judaïsme (n° 843), Petite histoire de l'islam (n° 844), Petite histoire du bouddhisme (n° 857) et Petite histoire du christianisme (n° 858).

Cet ouvrage clair et accessible permet de comprendre la religion juive et l'universalité de son message.

Et, bien au-delà, de connaître l'histoire d'un peuple et sa contribution originale à la civilisation humaine. Religion, culture, identité en dialogue ininterrompu avec le monde, le judaïsme est tout cela à la fois. Et en dépit des tragédies qui l'ont frappé, c'est une vitalité et une créativité toujours renaissantes qui le caractérisent.
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 09:23

voici un excellent débat sur l'état de structuration sociale et politique en France et la question des dynamiques socio-culturelles à l'aune de la mondialisation financière. A verser au débat sur la détresse idéologique et culturelle de la gauche française.
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IDEES


Du grain à moudre
par Brice Couturier et Tara Schlegel
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Podcast
émission du lundi 12 novembre 2007
Nouveaux clivages sociaux ou retour de la lutte des classes ?

Existe-t-il encore quelque chose comme des classes sociales ? Ou faut-il penser que la société post-industrielle a mis fin à leur existence ?

D’après certains sociologues contemporains, comme Antony Giddens ou Ulrich Beck, les classes sociales d’autrefois ont été remplacées par un empilement de situations individuelles sans structuration objective ni conscience d’appartenance.
Louis Chauvel a recensé les publications faisant référence aux concepts de classes et de luttes des classes au cours des dernières décennies. Son travail montre qu’après avoir connu un âge d’or dans les années 1950 et 1960 – et surtout dans les années 70 – ces catégories ont connu un reflux dans les années 1980 et encore plus 90.
Déjà, en 1990, le philosophe Marcel Gauchet – qui était ce matin l’invité d’Ali Baddou sur notre antenne – prédisait dans un article de la revue Le Débat, passé alors inaperçu, la revanche de cette «oubliée, la lutte des classes».
A nouveau, on nous prédit en ce moment le grand come-back des classes et de leurs luttes. Cela a commencé avec l’analyse des présidentielles de 2002 et du référendum du 29 mai 2005. De nombreux spécialistes des comportements électoraux ont diagnostiqué alors un décrochage des «catégories populaires» vis-à-vis de l’offre politique. Un certain nombre de conflits sociaux ont également été décrits comme des affrontements de classe.
Mais peut-on réellement identifier les acteurs des luttes sociales actuelles – salariés du secteur public ou para-public, disposant d’un emploi à vie et protégés contre la concurrence – avec le prolétariat d’autrefois, soumis à l’exploitation du capital ? Des catégories particulières défendant légitimement leurs avantages acquis, avec la «classe universelle» dont nous parlaient les marxistes ? D’autres spécialistes considèrent comme un «nouveau prolétariat», les travailleurs précaires, ouvriers des services pour l’essentiel, dotés d’un faible de niveau de qualification, violemment exposés à la concurrence de la main d’œuvre des pays émergents, fortement touchés par le chômage et qui sont aussi les grands oubliés de la distribution des avantages sociaux.
Selon la tradition marxiste, les luttes de classes opposent les détenteurs des moyens de production aux travailleurs qui ne disposent que de leur force de travail. Faut-il considérer les instituteurs américains en retraite, dont les fonds de pension détiennent un pourcentage appréciable du capital de nos entreprise du CAC 40 comme des capitalistes ? Toujours selon la théorie marxiste, pour qu’il y ait lutte de classes, il faut que l’antagonisme entre capitalistes et prolétaires soit conscient et qu’il prenne des formes organisées, tournées vers la destruction du système capitaliste. Le fait, avéré dans de nombreux pays, de l’éclatement de la classe moyenne suffit-il à prophétiser le grand retour de la lutte des classes ? Sur quels critères s’appuient donc les augures du nouveau prolétariat ?

Stathis Kouvélakis.  Enseigne la philosophie politique au King's College de l'université de Londres, Membre de la rédaction de Contretemps

Jean Lojkine.  Sociologue, Directeur de recherche émérite au CNRS

Pierre Zaoui.  Philosophe

Francois Dubet au téléphone.  Sociologue, enseigne à l'Université de Bordeaux II, Directeur d'études à l'EHESS

 

 
 
Jean Lojkine
L'adieu à la classe moyenne - La Dispute - 2005

Et si on avait tout simplement oublié de s'intéresser, à côté de la décomposition de la classe ouvrière, à celle tout aussi significative de la fameuse classe moyenne, à l'autre bout du grand bloc salarial ?

Le sociologue Jean Lojkine tente de prendre au sérieux le brouillage général des repères de classes qui s'est opéré au cours des trente dernières années, du point de vue des rapports sociaux de travail, de sexe, de génération...

Il dresse ainsi un tableau du salariat à l'âge des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Il montre le développement imbriqué, dans l'ensemble des secteurs d'activités, concernant l'OS aussi bien que l'ingénieur ou le cadre, d'un processus d'intellectualisation du travail et d'une nouvelle forme de contrôle néotaylorien sur les objectifs et les résultats du travail.

À partir de ce mouvement contradictoire, l'auteur s'interroge sur les solidarités nouvelles qu'ont manifestées les récents mouvements sociaux entre générations, entre secteur public et secteur privé, entre professions intellectuelles et couches populaires et propose une réflexion sur les potentialités nouvelles de recomposition identitaire d'un salariat « multipolaire », sans groupe hégémonique.

 
 

 
Pierre Zaoui
Le libéralisme est-il une sauvagerie -
Bayard - 2007
 

« Quand on ne sait plus s'opposer et se déchirer pensée contre pensée et non personne contre personne, s'ouvre au mieux le règne des dialogues de sourds, ou le règne des ni-ni, et au pis le règne des haines recuites et silencieuses où il n'y a plus de politique, seulement, à l'horizon, des guerres innommables. »

Le temps d'une question

Le libéralisme est aujourd'hui au centre des débats moraux et politiques. Il y a ceux qui soutiennent qu'il s'agit d'un système, à accepter ou rejeter en bloc ; et ceux qui aimeraient distinguer entre un bon libéralisme politique et un mauvais libéralisme économique, ou un libéralisme sauvage et un libéralisme modéré, ou encore un libéralisme humaniste et un néo-libéralisme abominable. Certains voudraient ainsi la liberté d'entreprendre mais pas celle de vivre moralement comme on l'entend, et d'autres la liberté de penser, de créer, de se marier, mais pas celle d'exploiter son prochain. Comment sortir d'une telle confusion ?
-4ème de couverture-
 
 

 
J. Lojkine M.Vakaloulis et P. Cours-Salies
Nouvelles luttes de classes
PUF - 2006
 

La montée des mouvements sociaux depuis 1995 a redonné vie aux débats sur les luttes de classes en France : assiste-t-on à un « retour » des classes sociales occultées durant les années 1980-1990 ? Ce « retour » n'est-il qu'illusoire, compte tenu des bouleversements sociologiques opérés depuis trois décennies sur les principaux acteurs historiques de la conflictualité sociale ?

Certes, la mythologie de la « classe moyenne » a du plomb dans l'aile. La thèse, qui n'est pas neuve, de la « moyennisation » de la société capitaliste, d'un grand groupe central allant des ouvriers à statut aux cadres supérieurs, avec un brassage de toutes les couches de la société vers le haut, ne peut plus rendre compte de la montée des inégalités sociales. Mais peut-on en revanche encore parler du « prolétariat », comme d'un sujet historique représentant l'ensemble du « salariat » face à la classe capitaliste ? Peut-on, a fortiori, parler d'un combat « classe contre classe » ?

Si le salariat se généralise et même se mondialise aujourd'hui, en même temps il se différencie. Les clivages culturels si profonds entre professions intellectuelles et salariat d'exécution, entre salariés protégés par leur statut et salariés précaires, rendent beaucoup plus compliquée la convergence des luttes anticapitalistes. Mais l'action collective « mouvementiste » n'est-elle pas un facteur d'élargissement de l'espace public ? Peut-on y voir un puissant facteur de recomposition des représentations légitimes de la politique et de reconstruction de nouvelles perspectives d'émancipation sociale ?

Cet ouvrage collectif apporte des éléments de réflexion sociologiques à ces questions, en reprenant notamment les débats qui ont animé les ateliers Sociologie lors du quatrième Congrès international organisé en 2004 par la revue Actuel Marx.
-4ème de couverture-
 
 

 
Stathis Kouvélakis
La France en révolte. Mouvements sociaux et cycles politiques depuis 1968
Textuel - septembre 2007
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 15:45
Chat avec Benoît Hamon sur Liberation.fr | 8 novembre 2007 

Benoît Hamon, secrétaire national au PS, chargé du projet européen qui vient de démissionner de ses fonctions, a expliqué aux internautes de Libération les raisons de son désaccord avec le PS sur le mini traité européen.

Rachid : qu’est-ce qui vous gêne concrétement dans ce traité ?
Benoît Hamon : c’est moins ce qui me gêne dans le traité, que la manière dont les socialistes tombent une nouvelle fois dans le piège de Nicolas Sarkozy. Aux yeux de tous les socialistes, qu’ils aient voté oui ou non au Traité constitutionnel, en mai 2005, le mini traité adopté à Lisbonne est décevant. Cependant, ce qui nous réunissait jusqu’ici était le choix de soumettre tout nouveau traité européen à un référendum. Sur ce point, pourtant défendu par Ségolène Royal, lors de la campagne présidentielle, l’unité des socialistes n’existe plus. Sur le fond du texte, malgré la déception unanime, certains veulent voter oui, et d’autres veulent voter non. J’ai été nommé un an et demi secrétaire national à l’Europe pour dépasser le clivage entre partisans du oui et partisans du non, nous avons échoué à dépasser ce clivage. J’en ai tiré les conséquences, et par cohérence j’ai démissionné de mon poste de secrétaire national de l’Europe.

Rabillard : pour une clarification des nonistes, ne serait-il pas nécessaire de quitter le PS ?
Les nonistes sont peut être minoritaires chez les militants socialistes, mais ils restent majoritaires dans l’électorat socialiste. Et je ne crois pas que l’avenir du socialisme passe par l’exclusion d’une moitié du parti socialiste, qu’elle ait voté oui ou qu’elle ait voté non.

Rachid : qui prend en charge les questions européennes au PS maintenant ?
Aucune idée. Pierre Moscovici, le secrétaire à l’international assurera l’intérim. Ensuite, Hollande décidera si oui ou non il faut un secrétaire national.

Skend : êtes-vous favorable à une division du PS en 2 partis, c’est-à-dire entre les gens du oui et du non au Traité européen ?
Non, je ne suis pas favorable à une scission du parti socialiste. La gauche ça n’a jamais été la droite. Historiquement, il existe à gauche des sensibilités politiques différentes, qui coexistent dans les mêmes partis, c’est le cas aujourd’hui au parti socialiste. Cela étant dit, je considère que le congrès qui est devant nous est un congrès charnière, car il devra trancher trois questions. La nature du parti socialiste : est-il un parti définitivement présidentialisé ou pas ? la perspective stratégique : le PS se tourne-t-il vers le Modem ou privilégie-t-il toujours le rassemblement de la gauche ? le projet socialiste, enfin, le parti socialiste pour gagner l’élection présidentielle doit-il être moins à gauche, ou doit-il, face à une droite résolument de droite, être sereinement, mais résolument de gauche ?

Caroline : seriez-vous favorable à un rapprochement avec le Modem ?
Peut-on se livrer à un petit exercice concret. A l’exception des élections municipales où le Modem fera ici, cause commune avec l’UMP, là bas cause commune avec le parti socialiste, le Modem souhaite-t-il l’alliance avec le parti socialiste ? Je ne le crois pas, je suis même certain du contraire. Pourquoi ? tout simplement parce que François Bayrou veut être devant le candidat socialiste lors du premier tour de la prochaine élection présidentielle, et qu’au second tour, les socialistes appellent à voter en sa faveur. L’objectif du Modem n’est pas de constituter avec le parti socialiste une nouvelle force de gauche. L’objectif du Modem est de remplacer le parti socialiste au centre gauche. Ma préférence va à la constitution d’un grand parti de gauche, qui irait du centre gauche, jusqu’à la gauche du parti socialiste.

Ollag : pourquoi le PS n’a t-il pas une position claire sur le conflit des retraites ?
Le PS est favorable à l’ensemble des systèmes de retraite. Il juge que le gouvernement et Nicolas Sarkozy instrumentalisent la question des régimes spéciaux. Nous sommes conscients qu’il est nécessaire de répondre au problème du financement de la solidarité en France, mais nous pensons qu’il n’y a pas qu’une seule réforme possible, que l’alternative n’est pas entre le statu quo et la réforme sarkozy. Par exemple, dès lors que l’on s’intéresse au financement de la sécurité sociale, retraite y compris, les 25 millards d’euros d’exonérations de cotisations patronales par an, méritent qu’on évalue leur efficacité. Les mille milliards d’euros d’assurance vie, en France, méritent qu’on imagine de quelle façon elles peuvent être mise à contribution pour financer les retraites. L’ensemble des revenus du travail, y compris les stock options, doivent être mis également à contribution. Enfin, il faut désormais asseoir le financement de la sécurité sociale, non plus exclusivement sur le travail, mais sur l’ensemble de la valeur ajoutée, c’est-à-dire la richesse produite par une entreprise.
Autant de pistes qui n’ont jamais été évoquées par le gouvernement, qui ne conçoit qu’une seule réforme possible : l’allongement de la durée de cotisation et le transfert vers chacun d’entre nous d’une part de plus en plus importante de la prise en charge de notre retraite ou de notre protection contre la maladie (complémentaire retraite et complémentaire maladie).

Salah75 : quelle place doit avoir Ségolène Royal au sein du PS ?
A la fois celle qu’elle souhaite et celle que les militants voudront lui donner. Je pense qu’on peut être utile au parti socialiste sans forcément vouloir être le premier ou la première des socialistes. Cela étant, le rôle de Ségolène Royal dans les cinq ans qui viennent sera forcément éminent.

Caroline : quel rôle voulez-vous jouer prochainement au sein du Parti Socialiste ?
Servir l’objectif fixé plus haut, c’est-à-dire la clarification du rôle, de la nature, et du projet du parti socialiste. En 1981, quand François Mitterrand a gagné l’élection présidentielle il a déclaré : "aujourd’hui la majorité sociale coïncide avec la majorité politique". Je crois toujours, en dépit de toutes les théories sur l’atomination de la société française, qu’il existe dans notre pays une majorité sociale. Ces hommes et ces femmes, qu’ils soient salariés, artisans, petits producteurs, retraités, ou demandeurs d’emploi, ont en commun la même vulnérabilité à l’égard des aléas de la vie, la même angoisse du déclassement, la même crainte de la précarité, et la même obsession que leurs enfants ne vivent pas moins bien qu’eux. Je pense que le parti socialiste doit par priorité représenter les intérêts de ces hommes et de ces femmes. Je pense que nous devons réaffirmer que les catégories sociales n’ont pas toujours les mêmes intérêts. Qu’aujourd’hui la majorité sociale est la principale victime de la crise de notre modèle social, du recul des services publics, et d’une redistribution des richesses de moins en moins favorable au travail et au salaire.

Pom2Pic : Comment faire comprendre aux gens ce côté social avec une gauche caviar ?
C’est donc autour de cette question sociale qu’il me semble indispensable de reconstruire les fondements du projet socialiste.

Salah75 : pourquoi vous donnez-vous en spectacle ? cela ne nous aide pas à des victoires futures !
Je ne me donne pas en spectacle ! Quand on est en désaccord sur le fond il me semble logique de démissionner. Jusqu’ici le spectacle le plus méprisable est celui que donne ceux et celles qui mettent scène leur vie privée, ou instrumentalisent toutes les questions politiques à des fins d’intérêts personnels. Je regrette que vous associez mon choix et le fait que j’essaye de l’expliquer à seulement de la communication politique.

Nico21 : qui pourrait à votre avis réunir par son charisme et unifier le PS ces prochaines années ?
Je n’en sais absolument rien, et par principe je n’attends pas d’une femme ou d’un homme providentiel qu’ils nous réunissent.
Cela étant, l’épreuve que nous traversons et que nous allons devoir surmonter révélera le tempérament et le cuir des futurs dirigeants socialistes. Il n’est pas dit qu’"il" ou "elle" appartienne forcément au casting de ceux que l’on croise au 20 heures de TF1.

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 13:49
Lancement de la Forge

Samedi 10 novembre 2007 à 14H00 à Sc-Po Paris, Noël Mamère et Benoit Hamon lançent la Forge, accompagnés de nombreux universitaires, syndicalistes, responsables associatifs, haut-fonctionnaires, élus, chefs d'entreprise, médecins, policiers, etc... Notre premier débat s'intéressera au divorce du monde intellectuel avec la gauche politique. Intitulé "les idées sans la gauche", il sera animé par Muriel Gremillet, journaliste à Libération et entendra les contributions de Philippe Besson (écrivain) Caroline Fourest (essayiste et journaliste), Rémi Lefebvre (universitaire Lille) et Philippe Marlière (économiste Université de Londres).

La Forge : http://la-forge.info/site/


Benoit Hamon : création de la Forge
envoyé par la-forge
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 12:51
Démission du Secrétariat National à l’Europe

Communiqué de Presse - Paris, le 06 Novembre 2007
Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.

Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.

Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.

Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.

Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.

Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande.

Soir 3 : Démission du Secrétariat National à l’Europe

France 3 - Soir 3 présenté par Marie Drucker

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 19:30
Retour aux privilèges fiscaux de l’Ancien Régime
Par Liêm Hoang Ngoc - Le Monde Diplomatique octobre 07

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  La révolte contre les injustices fiscales fut l’une des causes de la Révolution française. La fiscalité de l’Ancien Régime - en nature, en monnaie, ou en journées de travail - pèse intégralement sur le tiers- état pour financer les dépenses des ordres privilégiés : la noblesse et le clergé. La dîme, impôt en nature sur les récoltes, est perçue par le clergé. La taille, impôt en monnaie, est levée par le roi sur les roturiers. Il s’agit d’un impôt de répartition et non de quotité : le roi fixe ce que doit payer chaque collectivité ou paroisse, à charge pour elles d’en répartir la charge ses leurs habitants. La taille est arbitraire et territorialement inégalitaire. La noblesse et le clergé échappent également à la capitation (impôt progressif sur le revenu des roturiers créé en 1701 et touchant le revenu des immeubles), ainsi évidemment qu’à la corvée, redevable en journées de travail pour la construction des routes. lire
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 11:15

Procureur général d'Agen : Dati passera outre l'avis du CSM
NOUVELOBS.COM | 30.10.2007 | 09:48

La garde des Sceaux, soucieuse de "féminiser ce corps", compte mener à bien la mutation forcée de Bernard Blais au poste d'avocat général à la Cour de Cassation, à quelques mois de sa retraite.

Rachida Dati (Sipa)

Rachida Dati (Sipa)

Rachida Dati va muter le procureur général d'Agen, Bernard Blais, à la Cour de cassation malgré l'avis défavorable du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'opposition de l'intéressé et des syndicats de magistrats, a-t-elle annoncé mardi 30 octobre.
"Il est important que les procureurs généraux se renouvellent. Moi, je ne connais pas personnellement ce procureur général, il était là-bas depuis plus de 14 ans. Mais il est important de renouveler les postes de haute responsabilité et puis de féminiser", a dit la ministre sur Europe 1.
Priée de dire si elle confirmait sa décision de mutation, elle a répondu: "oui". La ministre a le pouvoir de passer outre aux avis négatifs du CSM, concernant les procureurs généraux.
Le CSM, organe constitutionnel chargé de gérer la carrière des magistrats, a estimé lundi qu'il n'existait "aucun intérêt du service à nommer Bernard Blais en surnombre, à quelques mois de la retraite et contre son gré, à la Cour de cassation".

Féminisation
Pour le ministère de la Justice, cette mutation participe du projet de réorganisation du corps des procureurs généraux, voulu par la ministre, qui souhaite le féminiser - seuls deux procureurs généraux sur 35 sont actuellement des femmes - et le rajeunir. Le ministère entend nommer systématiquement des femmes à la moitié des postes qui changent de titulaires.
Les syndicats de magistrats jugent l'affaire Blais absurde puisque ce magistrat, à Agen depuis 1994, s'était vu refuser auparavant plusieurs demandes de mutation spontanées, et sera en retraite l'été prochain.

Procédure irrégulière
Les syndicats condamnent aussi la procédure de mutation discrétionnaire, irrégulière, selon eux, au regard du statut de la magistrature. Outre l'indépendance du corps judiciaire garantie par la Constitution, ils estiment que tout changement de poste doit être motivé.
Lundi, le CSM a émis un autre avis négatif concernant le projet de mutation à la Cour de cassation du procureur général de Papeete (Tahiti), François Déby. Il a émis en revanche des avis favorables aux nominations à la Cour de cassation des procureurs généraux de Nancy (Meurthe-et-Moselle), Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Basse-Terre (Guadeloupe) et Bastia (Haute-Corse).
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