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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 16:57
On savait que Nicolas Sarkozy avait fait une croix depuis quelques mois sur la reconquête électorale de la capitale lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008. On a pu voir d'ailleurs quel soutien le Président de la République apporta à feu Madame de Panafieu dans son combat d'arrière-garde contre les équipes menées par Bertrand Delanoë.
Resituées dans le contexte des prises de position publiques du Président depuis l'été sur une communauté urbaine parisienne, qu'il veut élaborer en dehors des élus locaux, les deux nominations surprises hier soir de secrétaires d'Etat prennent une certaine saveur : là où l'on attendait Roger Karoutchi, on a Christian Blanc comme secrétaire d'Etat au "développement de la Région Capitale", et on complète par Monsieur Alain Marleix, spécialiste des investitures de l'UMP, comme secrétaire d'Etat au redécoupage électoral.
On a ici un vrai plan de bataille pour s'attaquer à la Région au travers du SDRIF et du STIF et en même temps limiter les marges de manoeuvre de Bertrand Delanoë en imposant un "Grand Paris" dont le modèle s'éloigne bien du "Paris Métropole" que celui-ci voudrait construire avec ses voisins. Les élus locaux vont devoir réagir avec force et célérité, car sinon à coup de tronçonnage électoral et de "négociations" musclées, c'est bientôt l'administration directe de l'Etat qui sera rétablie sur la Région Île-de-France toute entière.

Frédéric FARAVEL

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 15:27
Martine Aubry : "Les Français veulent le retour au sérieux"
LE MONDE | 18.03.08 | 09h00

artine Aubry, vous avez fait, au second tour à Lille, alliance avec les Verts et le MoDem. Pourquoi être allé cherché le MoDem, dont vous n'aviez pas besoin ?

La gauche faisait 64% au 1er tour. Et, avec les Verts, nous sommes d'accord sur essentiel. Les Verts ont décidé de présenter une liste, comme ils l'avaient toujours fait à Lille. J'avais toujours dit que je commencerais par réunir la gauche, et donc, le dimanche soir des élections, nous nous sommes retrouvés. (…)

Mais face à la politique que mène Nicolas Sarkozy, il y a beaucoup d'hommes et de femmes dans notre pays qui partagent nos valeurs d'humanisme. J'ai toujours dit que s'il y a des hommes et des femmes qui veulent nous rejoindre, après l'union de la gauche, pour s'engager à combattre la politique de Nicolas Sarkozy dans ce qu'elle a d'injuste et de non conforme à l'identité de la France, et d'autre part, adhérer à notre projet en acceptant toutes les composantes de la gauche, j'y serais ouverte.

J'ai aussi la chance d'avoir en face de moi un MoDem qui n'est pas d'accord avec la politique fiscale du gouvernement, s'est dit ulcéré par la loi sur l'immigration et les testes ADN, et est porté par un homme qui a une fibre sociale reconnue dans la ville et une morale reconnue par tous…

Etes-vous cependant favorable à ce que le PS, au niveau national, envisage systématiquement cette alliance avec le MoDem?

Je n'étais pas d'accord pour l'alliance systématique avec le MoDem. Je ne l'aurais jamais fait avec le MoDem de Bordeaux, sans doute avec difficulté à Paris, dès lors qu'il n'y avait pas eu de position de fond prise auparavant.

Au soir du premier tour, vous avez expliqué que vous n'aviez pas aimé la façon dont la gauche avait fait de la politique en 2007, et tout le monde a compris que vous critiquiez Ségolène Royal. Qu'est-ce que vous n'aviez pas aimé ?

Je me sens aussi responsable de l'échec de 2007 que tous mes camarades qui avaient la responsabilité de gestion et de direction du Parti socialiste. Nous avons un peu abandonné la politique. Nous avons eu l'impression qu'il valait mieux suivre les Français dans ce qui pouvait leur plaire plutôt que de leur proposer une vision de notre société. Par moments, nous avons eu des doutes sur les valeurs.

Les villes de gauche vont-elle devenir des contre-pouvoirs au gouvernement ?

Nous sommes des lieux où nous essayons de réduire les effets de la politique que mène aujourd'hui le président de la République. (…) Par exemple, je vais diminuer les tarifs de cantine par deux pour tout le monde, nous mettons en place un programme d'aide à l'isolation de l'habitat qui fait chuter les charges d'énergie des gens.

Sur de tels sujets, les départements accompagnent les RMIstes, et donc nous pouvons contrecarrer. Nous sommes là aussi pour porter d'autres valeurs. Quand nous décidons de créer des logements sociaux dans des quartiers de qualité, avec la même qualité dans les quartiers riches et pauvres, nous faisons la mixité sociale.

Dans chaque classe, les enfants sont mêlés, et cela remonte immédiatement le niveau et la chance scolaires. Ce que je fais à Lille, d'autres le font à Nantes…

Le président de la République parle d'accélérer les réformes après ce deuxième tour…

J'ai été assez étonnée, pour ne pas dire choquée, des propos de François Fillon, dimanche soir. Les Français veulent des réformes, mais celles que le président de la République leur avait promises.

"Tous les Français seront propriétaires", avait-il promis, et il n'y a des primes que pour ceux qui sont déjà propriétaires. Le pouvoir d'achat : on ne l'a pas vu. Et l'augmentation des petites retraites ? Les Français veulent que ces réformes aient lieu.

Mais, aujourd'hui, ils ont l'impression que ces réformes ne sont pas justes, sans compter qu'elles sont souvent extrêmement brutales. Je crains que dans les prochains jours vienne une accélération de réformes qui va accroître les problèmes de la France.

Vous tenez le discours d'un premier secrétaire du Parti socialiste…

Je crois que ce serait la pire erreur.

Votre victoire à Lille ne change-t-elle pas votre statut ?

Non. J'ai été n° 2 du gouvernement, et j'ai toujours été là quand il fallait se battre contre les choses injustes ou sans sens : le CPE, la loi sur l'immigration.

Quand les valeurs de gauche semblent être remises en cause alors qu'elles me paraissent être saines dans la situation que nous vivons, je suis là et j'ai toujours été là.

Cette dernière année, il est vrai que je me sentais mal à l'aise. Grâce à de nombreux amis, tout cela va repartir.

La démagogie, la facilité du langage, la communication, les Français n'en veulent pas. Ils veulent le retour au sérieux, à la vision, au projet, au collectif. Et je suis convaincue qu'ils sont prêts à se mobiliser derrière ces valeurs.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugue et Stéphane Paoli

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 16:41

16 mars 2008 : La droite sarkoziste sanctionnée, la gauche face à elle-même

1- un désaveu franc et massif de la droite :

Personne ne pourra nier cette fois-ci que les partisans du chef de l'Etat viennent de remporter une défaite profonde, qui au-delà des questions locales signifie un désaveu de la politique et du comportement du président de la République.

9 mois après l'élection présidentielle, le retour de balancier est assez violent, on dépasse largement le simple rééquilibrage que les ténors de la droite ont tenté de décrire hier soir tant les victoires du Parti socialiste, soutenus la plupart du temps par le reste de la gauche, emportent des municipalités depuis si longtemps ancrées à droite comme Reims, Metz ou Saint-Etienne…

Une fois encore on perçoit le scrutin cantonal comme la réelle mesure politique du vote de dimanche : les municipales tempèrent le vote par la grille personnalisée du scrutin et l'écart reste faible avec 47 % à la gauche contre 45 % à la droite, mais traduit dans les faits par un basculement de 6 à 9 départements la gauche remporte aux cantonales 51,28 % des voix contre 44,52 % à la droite et 3 % au Modém.

Il est incontournable que les Français malgré tous les sondages qui expliquent que les choix se sont portés très majoritairement sur des réalités locale ont exprimé un désaveu politique à l'équipe gouvernante. Nicolas Sarkozy échoue là où il avait porté le débat durant la campagne présidentielle, doublant la gauche sur un terrain qu'elle n'avait pas jugé bon de mettre en avant au printemps dernier : l'économie et le social. La question du pouvoir d'achat explique largement ce désamour rapide et radical ; on pourra toujours expliquer avec Opinion Way que les Français désirent la poursuite des réformes, il n'est pas sûr que les Français conscients que des réformes profondes soient nécessaires dans notre pays souhaitent la perpétuation des orientations défendues par Sarkozy et Fillon. Mais ceux-ci ont été élus en mai et juin 2007, leurs mandats restent valables et il ne faut pas s'attendre à une inflexion majeure de la politique qui sera menée par le gouvernement Fillon, remanié ou non, certains analystes percevant même chez le Président de la République la volonté de refermer la séquence de l'ouverture et de s'ancrer plus fermement à droite encore.

Enfin, ne tombons pas non plus dans un excès de triomphalisme, si les résultats globaux de la droite sont désastreux au niveau national, elle conserve des sujets locaux de réjouissance et parfois non des moindres : Mont-de-Marsan, Agen, Montauban, Morlaix, Châtellerault, Tarbes et Calais virent à droite. C'est un sujet d''inquiétude qu'il faudra observer à gauche tout comme le taux d'abstention qui avec 34,5 % ne doit pas être interprété comme la seule mauvaise humeur des électeurs conservateurs déroutés par les manières bling-bling du Président. L'électorat populaire s'est une nouvelle fois peu mobilisé.

 

2- l'équation introuvable du Modém :

François Bayrou et ses amis ont passé une mauvaise soirée, que le président du Modém a traduit en chargeant sur la gouvernement la responsabilité d'une « énorme vague de gauche » - ce qui devrait au demeurant rappeler à certains socialistes tout le bien que le Béarnais pense de la gauche.

Son échec personnel, même d'un cheveu, va peser largement sur l'avenir du mouvement centriste. Mais au-delà de l'incohérence de la stratégie politique dénoncée toute la semaine, le Modém fait face à une dichotomie pourtant pré-existante entre une large partie de son électorat d'un côté, et la plupart de ses représentants de l'autre.

On voit bien que laisser à eux-même une majorité des électeurs du Modém se reporte sur la gauche, quand les seuls maires centristes de France ne doivent leur réélection qu'au soutien de la droite contre la gauche. Les fusions Modém-Gauche sont rarement porteuses dans ce second tour, hors quelques cas d'union sacrée nécessaire pour renverser des pouvoirs locaux réactionnaires ou clientélistes. À Marseille, la dichotomie entre électeurs et leaders du Modém s'est d'ailleurs traduit dans le sens inverse du reste du pays : un leader penchant vers la gauche, mais un électorat centriste fortement habitué à un long compagnonnage avec la droite locale, et la fusion Gauche-Modém n'a pas permis de suffisamment bousculer Jean-Claude Gaudin. Ce dernier cependant a eu chaud puisque sa majorité rassemble 51 conseillers contre 49 à la gauche et 1 au Front National ; il faudra observer pendant les 6 prochaines années le comportement véritable des élus Modém de Marseille, mais il y a fort à parier que beaucoup finissent par se fondre dans la gauche locale.

La stratégie à géométrie variable du Modém permet parfois la perpétuation de structures passéistes : le Modém parisien risque de payer longtemps dans la tête des Parisiens la réélection de Jean Tiberi de quelques centaines de voix, facilitée par le maintien de la liste de Philippe Meyer dans le Vème arrondissement, d'autant que partout ailleurs dans la capitale les centristes ne maintiennent pas leurs positions. Onpourra faire la même analyse sur Aix-en-Provence où le Modém en se maintenant s'est fait le complice objectif du succès d'une droite réactionnaire.

Enfin à plusieurs reprises, la Gauche a démontré comme à Toulouse ou à Cergy qu'elle n'avait pas besoin du Modém pour être élue et présenter aux électeurs une force crédible et solide face à la droite. Le choix de la clarté semble avoir été payant dans ses deux villes : à Toulouse le challenger de gauche avait refusé les avances du Modém qui s'est finalement allié à l'UMP, mais il a également refusé toute surenchère, ce qui semble avoir payé chez les électeurs.

À Cergy, le maire PS était arrivé en tête du premier tour avec une gauche éclatée et le Modém à l'affût ; en décidant de proposer un choix clair il a pu se maintenir face à la droite.

La démonstration de l'alliance obligatoire avec le Modém ne semble donc plus si évidente à gauche, et ceux qui en faisait un élément incontournable de leur discours révisionniste au PS devraient prendre désormais un peu de recul, surtout que 60% des sympathisants de gauche – sans doute échaudés par l'attitude des centristes – disent préférer le maintien des alliances à gauche.

 

3- une lente agonie du communisme municipal :

Le Parti communiste français peut bien regagner le conseil général de l'Allier – sous perfusion socialiste – et conserver le conseil général du Val-de-Marne, la soirée électorale du 16 mars a été beaucoup moins agréable pour le PCF que celle du 9 mars. Il n'y a pas eu de surprises comme celles de Dieppe au premier tour, et Le Havre reste comme prévu dans l'escarcelle d'Antoine Ruffenacht, le retour du communisme municipal y ayant été réprouvé tout comme à Corbeil-Essonne pourtant face à un maire – Serge Dassault – vieillissant et réprouvé.

En Arles, le maire communiste est réélu dans une alliance avec le Modém quand le PCF attaquait verbalement partout les alliances entre la gauche et le centre.

C'est Calais qui frappe au coeur le Parti communiste en basculant à droite et sanctionnant une logique malthusienne de cette municipalité détenue depuis de nombreuses années par le PCF.

En Seine-Saint-Denis, la réélection attendue des municipalités communistes de La Courneuve, Saint-Denis et Bagnolet ne défraiera pas la chronique, mais d'une part le basculement du conseil général vers le Parti socialiste, quasiment acquis depuis la semaine dernière, et d'autre part, la perte d'Aubervilliers et de Montreuil au profit des socialistes et des écologistes marquent un coup dur pour le PCF, indiquant définitivement le changement d'époque à gauche et l'impossibilité pour ce parti d'enrayer son déclin, la nécessité de sa remise en cause et de son dépassement au sein de la gauche.

 

4- Le Parti socialiste face à ses responsabilités à gauche et dans le pays :

C'est sur le Parti socialiste que pèse désormais la responsabilité de ne pas oublier les causes et les résultats des scrutins des 9 et 16 mars 2008. Autant on pouvait encore douter d'un véritable élan vers les candidats et les listes présentés par le PS la semaine dernière, autant le scrutin du 16 mars prend toutes les apparences d'une vague rose.

La liste des villes ayant basculé au second tour de droite à gauche est impressionnante : Toulouse, Strasbourg, Caen, Blois, Saint-Brieuc, Laval, Argenteuil, Saint-Etienne, Angoulême, Périgueux, Metz, Colombes, Aulnay-sous-Bois, Reims, Saint-Denis-de-la-Réunion, Valence, Asnières-sur-Seine, Cahors, Mende, Quimper, Amiens. La gauche socialiste conserve des villes où la gauche était en difficulté : Angers, Toul, Pau, Romans, Nevers, Aurillac. Elle perd quelques communes symboliques comme Mont-de-Marsan, Montauban, Morlaix, Agen, Tarbes, Montélimar Le PS prend Aubervilliers au PCF et la victoire de Dominique Voynet à Montreuil ne s'est pas faite sans une forte participation socialiste, malgré les choix de Solférino.

Du côté des départements la liste est plus éloquente encore : le PS conserve la Seine-et-Marne et l'Oise que la droite espérait ravir, il emporte bien plus de départements qu'il ne l'espérait : le Val d'Oise, la Seine-Saint-Denis, les Deux-Sèvres, le Lot, le Lot, la Somme, l'Ain, l'Indre-et-Loire.

Mais ne tirons pas de ce scrutin des conclusions hâtives. D'abord parce que ce n'est pas avec les collectivités locales que la gauche et les socialistes empêcheront la droite de mener à bien ses projets gouvernementaux. La gauche territoriale – bien qu'elle ait reçu des soutiens forts aussi pour la qualité des projets locaux qu'elle présentait – n'a ni les outils ni la culture politique pour fabriquer des collectivités de résistance ou des contre-sociétés, quand bien même cela serait-il souhaitable. Le PS n'a jamais conçu une place claire aux collectivités locales dans son projet de transformation sociale (contrairement au PCF des années 1950 et 1960) au moment même où ce projet de transformation de la société mériterait d'être précisé.

Il faut donc lancer deux avertissements :

  • le premier c'est à tous ceux qui ont parcouru les départements et les communes en expliquant que l'élection de maires socialistes atténueraient les malheurs et les réformes promises par Sarkozy ont menti aux Français et le cas échéant ils porteront la lourde responsabilité d'une déception de l'électorat ;

  • Le second est qu'il ne faut pas répéter l'erreur de 2004. Les victoires de 2004 et 2008 se ressemblent car elles sont portées autant si ce n'est plus par le rejet du gouvernement central que par les projets locaux défendus par la gauche. En 2004, nous avons cru que les conquêtes des régionales, des cantonales et des européennes, nous exonéreraient d'un travail sur notre projet de transformation sociale : nous fumes battus en 2007 après avoir été confus en 2005. Aujourd’hui certains voudraient faire croire que « l'intelligence des territoires » (sur le même mythe de « la terre qui elle ne ment pas ») nous promet avec tous ces nouveaux maire de gauche un futur et bon projet pragmatique du PS, et c'est une aggravation de l'erreur de 2004.

Non seulement, nous devons remettre sur le métier la question de l'identité et de la nature du PS, donc de sa capacité ensuite à reconstruire la gauche, mais nous devons aussi aborder sans tabou les questions que nous fuyions depuis plus de 10 ans : les possibilités d'inventer une politique économique progressiste offensive qui sorte des sentiers battus du néo-libéralisme.

Certains voudraient limiter notre débat au leadership, à des réformes de statuts avec le centralisme démocratique à la clé et à la question de l'alliance avec le Modém. Si l'on ajoute à ce qu'il y a d'étrangement écœurement dans les discours des amis de Ségolène Royal sur l'ordre, « le fantasme d'une société transformée en une sorte de pensionnat généralisé » (cf. BHL dans Ce grand cadavre à la renverse), la nation et les territoires, le scrutin des 9 et 16 mars 2008 vient d'invalider largement les présupposés des sociaux-libéraux autoritaires qui entourent l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.

Elle a fait l'aveu publiquement et en pleine campagne, que sa tournée des villes et des départements était plus une tournée des fédérations et des sections dans l'objectif d'être majoritaire lors du prochain congrès du Parti socialiste. Nous serons donc vigilant à ce que certaines conquêtes nouvelles de la gauche ne soient pas détournées pour empêcher un débat de fond qui affaiblirait inévitablement les tenants d'un recentrage du Parti socialiste et finalement d'une implosion de la gauche.

Frédéric FARAVEL

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 15:08
Je ne peux m'empêcher de revenir sur une actualité chaude... Celle de la polémique qui accompagne l'ouverture du salon du Livre, mettant cette année à l'honneur, les écrivains israéliens de langue hébraïque (y compris un arabe israélien écrivant en hébreu, je le précise).
Plusieurs Etats arabo-musulmans ont choisi de boycotter cette manifestation culturelle, au prétexte qu'elle était inaugurée hier soir par Shimon Péres, chef de l'Etat hébreu, et par "soutien aux souffrances du peuple palestinien" dont l'union des écrivains aurait appelé initialement au boycott.
Le conflit israélo-arabe est une plaie morale que personne ne peut éviter et nier. Mais je trouve assez fallacieux d'appeler au boycott d'une manifestation culturelle quand le pays et les auteurs invités sont Israël et ses ressortissants : le fait même que le pays éponyme du salon de cette année ait été choisi pour signifier le 60ème anniversaire  de la création de l'Etat d'Israël démontre qu'en fait ce n'est pas la politique actuelle de l'Etat d'Israël, l'occupation des territoires palestiniens ou la souffrance du peuple palestinien, qui motiveraient réellement le boycott mais l'existence même d'Israël. Il y a un moment où il faut arrêter de montrer l'arbre quand la forêt des sentiments inavouables et odieux se cache derrière.
Je comprendrais qu'à la rigueur comme le fait Tahar Ben Jelloul (voir émission "Du Grain à moudre" plus bas) l'on boycotte l'inauguration effectuée par Shimon Péres car il serait nécessaire de séparer Etat, Littérature et Culture, mais qu'ensuite on participe au débat et au salon. Quelques écrivains arabes le feront et c'est heureux, c'est la démonstration la plus marquante de l'instrumentalisation politique et haineuse des malheurs du peuple palestinien par les dictatures arabes et musulmanes.
Les auteurs invités sont des personnalités éminemment critiques de la politique menée par Sharon puis Olmert, ils méritent qu'on vienne débattre avec eux et jeter des ponts pour préparer la paix et la création d'un deuxième Etat , le palestinien, à côté d'Israël.
Fred

Du Grain à moudre, le 13 mars 2008 : "
Faut -il accueillir les écrivains israéliens au Salon du Livre ?" - écouter
Le 7-10 de France Inter avec Avraham B. Yehoshua le 14 mars 2008 :
L'invité du 7-10
Interactiv'
Les Matins de France Culture le 14 mars 2008 : l'invité David Grossman - écouter

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 11:55
Je vous renvoie à une note que j'ai publiée pour Réinventer la Gauche Val d'Oise, sur les annonces faites par Nicolas Sarkozy le 8 février dernier, concernant le mal nommé plan Espoir Banlieue.

Fred

bonne lecture

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 09:39

Jean-Paul HUCHON à FOSSES pour soutenir Michèle Greneau 

 

MicheleGreneau2008.jpgJPHuchon.jpgJean-Paul HUCHON effectuera un déplacement dans le Val d’Oise à FOSSES et MONTIGNY pour soutenir nos candidates aux cantonales Michèle GRENEAU, candidate dans le canton de Luzarches.




Jeudi 13 mars
FOSSES : RDV à 15 h 00 à côté de la Gare de Fosses
Café "Le Repère"
Son Blog : http://www.myspace.com/mgreneau

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 11:31
Obama empoche le Mississippi sur fond de polémique raciste
Vingt-huitième victoire pour le sénateur de l'Illinois tandis que les esprits s'échauffent. Une financière d'Hillary Clinton dérape sur la couleur de peau d'Obama.
LIBERATION.FR (AVEC SOURCE AFP) -mercredi 12 mars 2008

Et un Etat de plus dans l’escarcelle de Barack Obama. Le sénateur de l’Illinois a remporté mardi dans le Mississippi sa 29e victoire sur la route de l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine. Après dépouillement dans 49% des bureaux de vote, Obama était crédité de 54% des voix contre 44% à Hillary Clinton. 33 délégués étaient en jeu dans cet Etat.

 

Selon la chaîne de télévision CNN, Barack Obama, 46 ans, le seul sénateur noir des Etats-Unis, aurait remporté 91% du vote noir dans le Mississippi. En revanche 69% des hommes blancs et 74% des femmes blanches auraient voté Clinton, selon Fox, ainsi que 56% des électeurs de 65 ans et plus, selon CNN.

Vive polémique

Ce dernier sondage a également révélé la dégradation des relations entre les deux camps, les partisans de l’ex-première dame affirmant à 72% qu’ils ne seraient «pas satisfaits» si Obama devenait le candidat du parti pour la présidentielle, alors que 55% des pro-Obama ne seraient «pas satisfaits» d’une victoire de sa rivale. «J’ai fait attention à dire que Mme Clinton était quelqu’un de capable, et que si elle emportait l’investiture, je la soutiendrais - je ne suis pas sûr que l’équipe de campagne de Mme Clinton ait la même approche», a déclaré Obama, interrogé sur CNN après sa victoire.

 

Mais surtout, la primaire du Mississippi s’est déroulée en parallèle avec une vive polémique sur les affirmations aux relents racistes d’une alliée de Clinton. «Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant (...) et s’il était une femme (quelle que soit sa race) il ne serait pas là où il est, il se trouve qu’il a beaucoup de chance d’être qui il est», a ainsi déclaré à un journal californien Geraldine Ferraro, ancienne candidate à la vice-présidence des Etats-Unis, et aujourd'hui membre de l’équipe des financiers de Clinton.

 

Clinton, 60 ans, s’est contentée d’indiquer qu’elle n’était «pas d’accord» avec Geraldine Ferraro, tandis que sa directrice de campagne Maggie Williams voyait dans l’indignation de l’équipe d’Obama des «attaques fausses, personnelles et politiquement calculées à la veille d’une primaire». Obama a estimé, dans un entretien au journal Morning Call d’Allentown (Pennsylvanie) qu’il ne croyait «pas que les commentaires de Mme Ferraro aient leur place en politique ni dans le parti démocrate».

Prochaine grande étape : la Pennsylvanie

Hillary Clinton pour sa part a jugé «dommage que nos partisans de part et d’autre disent des choses qui s’égarent sur les questions de personne, (alors que) nous devrions continuer à nous concentrer sur les thèmes» de campagne. Le stratège de Barack Obama, David Axelrod, a demandé que Geraldine Ferraro soit relevée de ses fonctions dans l’équipe Clinton, et souligné que «quand vous faites des clins d’œil et des hochements de tête devant des déclarations insultantes, c’est un signal indiquant que tout est permis».

 

Obama compte désormais 29 victoires contre 15 pour sa concurrente, relancée par une triple victoire électorale la semaine dernière. Il possède après sa victoire dans le Mississippi, le soutien de 1.606 délégués à la convention du parti démocrate, officiellement chargée de désigner un candidat en août à Denver. Clinton en compte 1.484, selon le site indépendant RealClearPolitics. Il faut réunir le soutien de 2.025 délégués pour s’assurer l’investiture. La prochaine grande étape de la course sera disputée le 22 avril en Pennsylvanie (158 délégués).

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 10:23
Election Cantonale : Patrick Decollin est contraint au ballotage face à Michèle Greneau, candidate du rassemblement de la gauche et des écologistes. Le 16 mars 2008, votez Michèle Greneau pour donner une chance de gauche au Val d'Oise.






BLANCS & NULS
Michèle GRENEAU Patrick DECOLIN Jean-Michel LEMAIRE Rémi FOURNIER


INSCRITS VOTANTS

EXPRIMES PS UMP FN LCR
 
  Nbre % Nbre % Nbre Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
Canton de LUZARCHES (15)
24 686 14 839 60,11% 613 4,13% 14 226 4 298 30,21% 6 380 44,85% 1 644 11,56% 1 904 13,38%

Elections municipales
Fosses
La liste menée par le Parti socialiste arrive malheureusement en 3ème position. L'utilisation du logo du PS par la liste communiste explique sans doute le brouillage électorale... Mais les socialistes choisissent toujours la dynamique du rassemblement :
Fosses restera à gauche et fera barrage à la réaction et au conservatisme avec Pierre Barros et Eric Vaillant.







Pierre BARROS Michel TRAVERSINO Eric VAILLANT

INSCRITS VOTANTS BLANCS & NULS EXPRIMES App. PCF   UMP   PS  










BALLOTAGE   Nbre % Nbre % Nbre Nbre % Nbre % Nbre %
FOSSES 6 303 3 685 58,46% 116 3,15% 3 569 1 185 33,20% 1 479 41,44% 905 25,36%

Luzarches
La liste de rassemblement de la gauche menée par Stéphane Decombes, Nadine Deschamps et  Guillaume Dessoude (PS) rassemble 31% des suffrages des Luzarchois, soit 14 points de plus qu'en 2001.  Une bonne base pour construire l'avenir dans la durée et préparer une alternative.







Patrick DECOLIN Stéphane DECOMBES

INSCRITS VOTANTS BLANCS & NULS EXPRIMES UMP ELU DVG  









    Nbre % Nbre % Nbre Nbre % Nbre %
LUZARCHES 2 881 1 685 58,49% 80 4,75% 1 605 1 096 68,29% 509 31,71%





Nbre de Sièges
23

4


Fontenay-en-Parisis
La liste conduite par Michèle Greneau (PS) est reconduite dans son intégralité dès le premier tour, l'opposition locale marque par son acharnement contre la maire sortante la posture centrale et déterminante que celle-ci occupe dans le village.
Nombre % Inscrits
Inscrits 1162  
Abstentions 481 41,39
Votants 681 58,61

  Nombre % Votants
Blancs ou nuls 86 7,40
Exprimés 595 51,20

Elu(s) Voix
M. Jean-Louis GLORIAND 574
M. Roland MONTAGNE 573
M. Philippe SUSINI 570
M. Pascal BRASSART 568
Mme Joséphine RIVET 566
M. Steve DUCHESNE 562
Mme Anne GENTY 560
Mme Nathalie LAFON 559
M. Guy LUBACZEWSKI 556
Mme Jessy CHATELAIS 556
M. Jacques SEYNHAEVE 552
M. Alain MARTIN 551
Mme France PAILLARD 547
Mme Dominique PAYAN 544
Mme Rejane RENAULT 543
M. Michel MAGNE 541
Mme Arlette FOURNIER 534
Mme Nadine VANWYMEERSH 527
Mme Michèle GRENEAU 521

Chaumontel :
La liste menée par Patrick Poreba et Jean-Georges Philbert (PS) bien que se rapprochant des 50% des suffrages exprimés n'aura aucun élu du fait de l'injuste scrutin majoritaire plurinominal qui enserre les communes de moins de 3500 habitants. Chaumontel va connaître 6 ans supplémentaires d'incompétence et d'amateurisme politique sans opposition municipale pour tirer la sonette d'alarme.

A Bellefontaine, nous saluons la réélection du maire Alain Rincheval. A Marly-la-Ville, nous saluons la réélection dès le premier tour d'André Specq, malgré le dépôt inopportun d'une liste de gauche dissidente à la dernière minute. Nous saluons l'élection au premier tour avec 843 voix de Laurence Picheau comme conseillère municipale à Saint-Witz, elle sera la conscience de gauche dans cette petite ville très ancrée dans le conservatisme.

A Puiseux -en-France et Jagny-sous-Bois, un second tour de scrutin sera nécessaire.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 10:16

Quelques enseignements à retenir du premier tour des élections municipales et cantonales du 9 mars 2008

Le premier tour des élections municipales et cantonales est assez riches d'enseignement. Il rappelle à quel point les enjeux locaux et nationaux y sont intimement liés, mais également que les deux scrutins sont fondamentalement différents et complémentaires politiquement.

1- la sanction de la majorité présidentielle est réelle malgré la nature locale des élections municipales.

Les responsables de l'UMP et les ministres ont défilé sur les plateaux de télévision dimanche soir pour expliquer que l'addition était finalement moins salée que prévue, que l'écart de voix restait faible sur le scrutin municipal entre la droite et la gauche, qu'ils subissaient un simple rééquilibrage après les nombreuses victoires de la droite en mars 2001. La prudence des responsables de gauche pouvait donner quelques confirmations de cette analyse, mais elle était surtout pleinement justifiée par la nécessité de mettre en garde les électeurs de gauche sur une éventuelle démobilisation lors du second tour, car on a déjà vu à quel point un second tour pouvait largement compenser les résultats d'un premier tour, notamment lors des dernières élections législatives.

Examinons cependant les arguments des uns et des autres. Effectivement l'écart de voix aux élections municipales n'est que de 4 points : la gauche rassemble près de 49 % des suffrages sur ce scrutin quand la droite parlementaire en obtient 45 %. À ce titre, on ne peut décemment parler de raz de marée, les options prises par la gauche devant être confirmées dans de nombreuses villes au second tour et souvent dans des circonstances très serrées. Notons cependant que la droite « parlementaire » disposent de réserves de voix finalement assez faibles, que dans les grandes villes elle a perdu énormément de terrain. Surtout, le nombre de maires de gauche élus au premier tour est conséquent dans toutes les strates démographiques, y compris parmi les communes qui basculent d'un camp à l'autre, ce qui n'empêche pas des basculement à droite (Le Puy en Velay, Chaumont entre autre...).villesbasculant9mars2008.gif

Mais l'enseignement politique doit être cherché ailleurs. Un maire apprécié de sa population, quelle que soit sont étiquette politique, peut recevoir les fruits de son bilan. La personnalisation du scrutin municipal est extrêmement forte, la prime au sortant est une réalité électorale maintes fois éprouvée.

C'est aux élections cantonales qu'on se rapproche donc le plus d'un vote politique. Le canton est moins personnalisé (y compris en province), le rôle du département peu connu, les électeurs se déplacent essentiellement pour marquer leurs choix politiques en tenant moins compte de leurs intérêts de « proximité » immédiate. Et sur ce scrutin le constat est sans appel : avec 49 % la gauche recueille le même score qu'aux municipales quand la droite « parlementaire » ne rassemble plus que 41 % des électeurs. L'écart de voix est conséquent et il faut y lire la sanction de la politique sarkoziste. Le nombre des départements pouvant basculer d'un bord à l'autre est désormais tout aussi éloquent puisque c'est six à huit départements qui peuvent passer de droite à gauche quand seule la Seine-et-Marne semble sérieusement menacée par la droite, confortant ainsi la majorité de présidences de conseils généraux à gauche.basculedepartements2008.jpg


2- la « prime au sortant » et le réflexe de « défense républicaine » explique le maintien des municipalités communistes en Île-de-France

Une conséquence inattendue à la fois de la sanction infligée à la droite et de la « prime au sortant », mêlant ainsi causes nationale et locale pour expliquer les résultats, est le relatif bon résultat des maires communistes ou apparentés communistes en Île-de-France, dans des fiefs fortement ancrés à gauche et où ils étaient contestés par les socialistes et les verts (Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis, Villetaneuse en Seine-Saint-Denis, Orly et Vitry dans le Val-de-Marne, Fosses dans le Val d'Oise – mais avec un PS dissonnant entre le local et le départemental).

Ici le rejet de la politique de la droite, le réflexe de « défense républicaine », la nécessité d'une protection locale contre la politique menée par le gouvernement s'est faite en faveur des maires sortants quelles que soient la qualité du projet qu'ils présentaient, du bilan sur lequel ils s'appuyaient et la crédibilité des équipes qu'ils avaient constitué (souvent en alliance avec LO, le PT et divers groupuscules gauchistes qui auraient dû largement attaqué la crédibilité d'une liste visant à gérer le quotidien des habitants).

Retenons cependant les contre-exemples de Pierrefitte, où Michel Fourcade devance très largement la maire PCF sortante, et Montreuil, où Brard bien qu'étant en tête au premier tour est mis fortement en danger par Dominique Voynet (à noter dans ce cas de figure la profonde division du PS local et départemental)

Ici encore cependant on retrouve une distinction entre municipales et cantonales puisque la résistance du PCF face au PS ne se retrouve pas sur les cantons : il devrait céder au moins deux sièges au PS en Seine-Saint-Denis, ainsi que la présidence du conseil général, et le PS devrait également progresser en sièges dans le Val-de-Marne.


3- La « troisième force » n'existe pas.

Le Modém n'a pas pu réussir son pari impossible. La posture du Modém est intenable. Avec 3,5 % des suffrages au niveau national, il démontre que son grand écart n'est pas porteur d'avenir et que son réseau d'élus locaux nécessaires pour mener d'autres campagnes politiques ne sortira pas réellement grandi et mis en cohérence des deux scrutins. Là aussi, les deux scrutins apportent des éclairages complémentaires : aux municipales le Modém n'a le choix que de suivre les grandes de lignes de son électorat. À Chartres et à Marseille, les candidats du Modém ont logiquement rejoint la sanction des équipes de droite sortante qui motivait leurs électeurs – comment pourrait-il en être différemment quand c'est Jean-Luc Benhamias la tête de liste centriste à Marseille, et après le message clair qui avait été adressé lors des législatives partielles à Chartres par les électeurs de gauche et du centre voici quelques semaines. À Pau, François Bayrou a besoin des voix de l'UMP mais ne peut accepter un accord national avec ce parti, condition sine qua none pour gagner dans la capitale béarnaise. À Paris, Bertrand Delanoë a clairement démontré qu'il n'avait pas besoin des candidats du Modém quand son électorat peut basculer sans fusion vers la gauche, et que là où ses listes se maintiendront elles ne devraient pas empêcher la gauche de gagner (sauf peut-être dans le Vème arrondissement).

Le Modém est dans l'impasse, bien que son président et les médias surjouent une fois de plus sa soit-disant position centrale. Ségolène Royal dans ces circonstances tient à nouveau des propos inquiétants ; n'y voyons pas simplement la trace de la précipitation et de l'amateurisme stratégique quand elle s'exprime devant les caméras dimanche soir pour réclamer des alliances « partout » avec le Modém. Il faut reconnaître avec Ségolène une certaine constance dans les propositions (la « sagesse des territoires », l'ordre et la nation, etc.) et la stratégie qui traduit chez elle une réelle volonté de recentrage politique du Parti socialiste, mais qui ferait du PS un parti centriste et non plus un parti de gauche si jamais elle venait à en prendre les rênes. À tout prendre, pourrions-nous lui proposer de se rallier au Modém puisqu'elle insiste tant pour travailler avec, mais il n'est pas sûr que François Bayrou l'accepte.

Les Verts ont raté également leur pari partout où ils ont choisi des listes autonomes.

Enfin l'extrême gauche fait un succès d'estime avec les listes LCR mais qui s'explique essentiellement par la dimension sanction du scrutin de dimanche.

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Le Parti socialiste doit cependant désormais éviter l'écueil de devenir un parti d'élections intermédiaires, qui géreraient les territoires (et 60 à 70% de l'argent public) laissant à la droite "parlementaire" le gouvernement. Cet écueil est grand dans la mesure où la victoire pourrait inciter certains de ses caciques à remettre plus tard la nécessaire reconstruction de la gauche et que les collectivités locales sont parfois confortables. C'est un risque d'autant plus grand que le ségolènisme porte en lui ce dévoiement comme la "nuée porte l'orage".

Frédéric FARAVEL

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 10:56

L'indépendant 4 mars 2008.

 

Benoît Hamon vient soutenir l'union de la gauche.

 

Le député européen PS Benoît Hamon, qui est venu hier soir apporter son soutien à la liste d'Union de la gauche de Jacqueline Amiel-Donat a durement critiqué la politique de Nicolas Sarkozy.

 

Ce n'est pas un "éléphant" mais un député européen de 40 ans qui est venu apporter un soutien national du PS à la liste d'union de la gauche menée par Jacqueline Amiel-Donat. Benoît Hamon, qualifié "d'étoile montante" du PS est de plus en plus connu pour ses commentaires énergiques qui ne ménagent ni la politique de Nicolas Sarkozy, ni certaines attitudes au sein de propre parti. Les propos qu'il a tenus hier soir lors d'une conférence de presse en présence de Jacqueline Amiel-Donat, Christian Bourquin, premier secrétaire de la section de Perpignan, Pierre Estève, Hermeline Malherbe, candidate aux cantonales et une bonne partie de la liste, ont comporté une composante locale et nationale.

 

Lire la suite "Municipales à Perpignan"

 

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