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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 18:21
Mémoire de la Shoah : Simone Veil juge "insoutenable" la proposition de Nicolas Sarkozy
LEMONDE.FR avec AFP | 15.02.08 | 16h59  •  Mis à jour le 15.02.08 | 17h17

la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. 

Interrogée par L'Express.fr, elle juge, vendredi 15 février, que cette proposition est"inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter." La suggestion de M. Sarkozy risque d'attiser les antagonismes religieux, dit-elle encore : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"

Déportée à l'âge de 16 ans, elle témoigne : "Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants."

UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY
Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."

Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 11:56

Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre



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Podcast

    émission du jeudi 14 février 2008
Faut –il placer Ayaan Hirsi Ali sous protection européenne ?
Vous pouvez aussi lire la note de Brice Couturier sur son blog à ce sujet...


 

 
  Depuis le 2 novembre 2004, la vie de Ayaan Hirsi Ali est très directement menacée. C’est ce jour-là, en effet, que Theo Van Gogh, co-auteur, avec Hirsi Ali du film «Soumission», fut assassiné à coups de revolver sur son vélo, puis égorgé sur le trottoir, dans une rue passante d’Amsterdam. Son meurtrier, Mohammed Bouyeri, lui planta ensuite deux couteaux dans la poitrine ; au bout de l’un d’entre eux, une liste de personnalités condamnées à périr de la même façon pour avoir blasphémé l’islam. En tête, le nom d’Ayaan Hirsi Ali.
Theo Van Gogh, un ancien provo d’Amsterdam, dont la famille s’était illustrée dans la Résistance anti-nazie, était certes un provocateur. Il avait traité Jésus-Christ de «poisson pourri de Nazareth», et il se moquait dans des termes similaires du fondateur de l’islam, mais ce n’était nullement un raciste. Il était même le réalisateur du premier soap-opera néerlandais consacré à l’immigration maghrébine, «Najib et Julia», vaguement adapté de Roméo et Juliette.
Van Gogh et Hirsi Ali provoquèrent un beau scandale en filmant, dans «Soumission» des femmes musulmanes dévoilant, l’une son dos lacéré de coups de fouets, l’autre, son visage tuméfié, sur lesquels étaient projetés des extraits du Coran, censés justifier ces traitements barbares.
En 2004, Ayaan Hirsi Ali, qui avait quitté le parti social-démocrate pour être élue députée chez les libéraux, fut désignée «personnalité néerlandaise de l’année». Aux côtés d’autres intellectuels issus de l’immigration, «allochtones», comme on dit aux Pays-Bas, telles que l’écrivain d’origine marocaine Hafid Bouazza ou l’universitaire d’origine iranienne Afshin Ellian, Hirsi Ali dénonçait depuis longtemps l’aveuglement des autorités néerlandaise face à la réclusion subie par nombre de femmes «allochtones». Les autorités avaient trop tendance, disait-elle, à onsidérer ces femmes d’abord comme des «musulmanes» et à leur refuser les moyens d’accès à l’émancipation, largement ouverts aux femmes «autochtones». Elle fit voter par le Parlement une loi réprimant la pratique de l’excision, loi qui porte désormais son nom.
Il faut ajouter qu’à l’époque, Ayaan Hirsi Ali était la compagne de Herman Philipse. Or Philipse, auteur d’un livre très lu, intitulé «le manifeste athéiste», fait un peu figure, aux Pays-Bas, de Michel Onfray haut-de-gamme (il enseigne aussi à Oxford). Avec Philipse, elle prétend que les Européens actuels ont perdu l’audace intellectuelle qui permit, aux XVIII° et XIX° siècles, à leurs ancêtres de défier les Eglises chrétiennes.
En 2006, l’étoile de Ayaan Hirsi Ali a pâli aux Pays-Bas. Accusée d’avoir menti sur sa véritable biographie pour bénéficier d’un droit d’asile qui lui avait été refusé en Allemagne, elle évita de justesse d’être déchue de sa nationalité néerlandaise. Mais les voisins se plaignant entraînés par la protection policière dont elle faisait l’objet, Hirsi Ali décida d’émigrer aux Etats-Unis.
L’affaire rebondit récemment avec l’initiative prise par Benoît Hamon et un certain nombre d’eurodéputés socialistes, proposant que l’Union Européenne «assure et finance la protection personnelle de Ayan Hirsi Ali». Un meeting s’est tenu dimanche dernier à Paris, pour réclamer du président de la République la protection de la France pour l’ex-députée libérale néerlandaise.


 
Benoit Hamon en duplex depuis Bruxelles. Député européen PS

 
Nacira Guénif. Sociologue. Maître de conférence à l'Univesité de Paris XIII

 
Esther Benbassa. Directrice d'étude à la Section des sciences religieuses de l'Ecole pratique de hautes études

 
Marc Weitzmann. Ecrivain, journaliste


 
 

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias (dir.)
Des Cultures et des Dieux : repères pour une transmission du fait religieux
Fayard - 19 septembre 2007
 

Attentats du 11 septembre 2001, « choc des civilisations », revendications communautaristes, appétits nouveaux de spiritualité... Face à cette explosion de phénomènes et de discours, les Français, tantôt anticléricaux, tantôt peu ou mal formés à la culture religieuse, se sentent parfois désorientés. Ce livre leur fournira certaines des clés qui leur manquent.

Judaïsme, christianisme et islam s'y taillent une part importante parce qu'ils ont marqué l'histoire de l'Europe. Mais traditions d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique et nouveaux mouvements religieux sont aussi abordés. Outre leur intérêt intrinsèque, notre passé colonial, les grandes migrations de l'ère contemporaine, la diffusion en Occident des sagesses orientales l'imposaient.

Ni apologétique ni dépréciateur, ne cultivant ni l'irénisme ni le goût du sensationnel, ce travail d'équipe conçu et conduit avec brio par Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa se veut non confessionnel et distancié. Il porte une attention particulière aux phénomènes de contact, de conflit, mais aussi d'imprégnation mutuelle entre religions différentes, sans oublier l'histoire des laïcités et les processus de sécularisation.

L'étude dépassionnée des faits religieux est une fenêtre privilégiée sur la diversité des cultures. Elle est en même temps une invite au dialogue et à la compréhension réciproque. Simples curieux, parents, enseignants, étudiants, lycéens, jeunes et moins jeunes sauront faire de ce livre l'usage qui leur convient. Puisse-t-il devenir entre leurs mains un modeste mais efficace outil de liberté.

 

 
Marc Weitzmann
Notes sur la terreur
Flammarion - janvier 2008
 

«Des fragments de victimes du 11 Septembre ont surgi lors de travaux d'aménagement urbain voici quelques semaines dans une bouche d'égout. Nous sommes le 7 novembre 2006. Cinq ans après, près de la moitié des restes collectés au lendemain de l'attaque dans les ruines du World Trade Center sont encore aujourd'hui non identifiés. Quant aux morceaux de corps par hasard exhumés - plusieurs centaines d'os humains sur Liberty Street, où se dressait autrefois le siège de la Deutsche Bank, et où, comme je le réalise, le taxi vient de passer dans la plus grande indifférence -, ils vont obliger la ville à entamer de nouvelles recherches

Qu'est-ce que la terreur ? Comment s'infiltre-t-elle dans la vie quotidienne depuis le début des années 2000 ? De quel monde avons-nous hérité avec la fin de la guerre froide ? De l'attentat du World Trade Center aux stratèges passés de la dissuasion nucléaire, des bombardements en Serbie au terrorisme moyen-oriental, ce récit de voyage très singulier, et d'une grande simplicité, tente de décrypter quelques-unes des ambigüités menaçantes de notre époque.
-4ème couverture-

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias
Petite histoire du judaisme
Librio. Document, n° 843 - 3 septembre 2007
 

La série « Petite histoire des religions » est dirigée par Jean Baubérot, spécialiste de la sociologie des religions et de la laïcité : Petite histoire du judaïsme (n° 843), Petite histoire de l'islam (n° 844), Petite histoire du bouddhisme (n° 857) et Petite histoire du christianisme (n° 858).

Cet ouvrage clair et accessible permet de comprendre la religion juive et l'universalité de son message.

Et, bien au-delà, de connaître l'histoire d'un peuple et sa contribution originale à la civilisation humaine. Religion, culture, identité en dialogue ininterrompu avec le monde, le judaïsme est tout cela à la fois. Et en dépit des tragédies qui l'ont frappé, c'est une vitalité et une créativité toujours renaissantes qui le caractérisent.
 

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 10:24
HenrySalvador.jpg

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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 16:24
Etats-Unis : Obama passe en tête chez les démocrates
LE MONDE | 13.02.08 | 09h54  •  Mis à jour le 13.02.08 | 10h44
WASHINGTON, correspondante

obamaclintonanedemocrate.jpgarack Obama a pris un net avantage sur Hillary Clinton à l'occasion des primaires organisées, mardi 12 février, en Virginie, dans le Maryland et dans la capitale fédérale, Washington (District de Columbia). Il dépasse désormais la sénatrice de New York dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre. Son adversaire potentiel, le républicain John McCain, s'est encore rapproché de la nomination, mais son score a montré qu'il n'a pas vaincu les résistances des évangéliques à son égard.

Après la fermeture des bureaux de vote, Hillary Clinton a parlé la première. Elle se trouvait au Texas, où elle prépare la bataille qu'elle devra absolument gagner, le 4 mars, si elle veut combler l'écart qui est en train de se creuser avec son rival. Elle n'a pas abordé les défaites du jour, ni expliqué la démission de son directeur de campagne adjoint, la 2ème d'un membre de son état-major en quelques jours, se contentant de répéter qu'elle serait "prête dès le premier jour" pour être commandant en chef et relancer l'économie.

M.Obama l'a très largement emporté. Dans le district de Columbia, il devance Mme Clinton de 50 points (75% contre 24%). Dans le Maryland, il obtient 60% contre 37 %. En Virginie (64% contre 35%), il a bénéficié des voix des indépendants, qui étaient admis à participer au scrutin.

Surtout, il a élargi l'éventail de ses électeurs. Jusqu'à présent, Mme Clinton était plutôt la candidate des "cols bleus". Dans le Maryland et en Virginie, M. Obama l'a emporté de plus de 20 points dans la catégorie des électeurs à bas salaires.

Il reste à établir s'il s'agit d'un phénomène propre à la région ou si le sénateur de l'Illinois, qui s'était jusque-là assuré une coalition d'étudiants, de gens aisés et de Noirs, a réussi à faire une percée qui peut lui assurer la nomination. Dès son discours, prononcé dans le Wisconsin, un Etat qui vote le 19 février, il a insisté sur l'économie et promis qu'il serait un président "qui sera du côté des travailleurs". Il devait annoncer des propositions pour "créer des millions de nouveaux emplois", mercredi, lors d'un discours à l'usine General Motors de Janesville.

Mme Clinton a conservé sa "clientèle" féminine blanche, et le vote rural en Virginie, mais son adversaire a emporté la majorité du vote blanc masculin. Au Texas, elle espère consolider le soutien des "Latinos" en sa faveur.

Devant un auditoire de 16 000 personnes dans la ville universitaire de Madison, M. Obama a tenu un discours plus sobre que celui que lui avait écrit, dans le New Hamsphire, sa jeune "plume" de 26 ans, Jon Favreau, un étudiant recruté dans l'équipe de John Kerry à peine sorti de l'université jésuite Holy-Cross du Massachusetts. "Aujourd'hui, nous avons gagné à Washington. Mais ce mouvement ne cessera pas tant qu'il n'y aura pas du changement à Washington", a dit M.Obama, avant de critiquer, comme il le fait souvent, les "cyniques" qui ne croient pas à son mouvement. "C'est la nouvelle majorité américaine", a-t-il lancé.

M.Obama a attaqué très directement John McCain, qui était venu lui serrer la main, dans la journée, au Sénat. Il a pris soin au préalable de rendre hommage à ses états de service : "John McCain est un héros. Nous applaudissons son service à la nation." Puis il a préfiguré ses angles d'attaques pour l'éventuelle bataille contre le candidat républicain. La guerre : "M. McCain ne pourra pas dire que j'ai soutenu cette guerre, parce que j'y étais opposé depuis le départ." Et les réductions d'impôt de 2003, que M. McCain a refusé de voter parce que les plus riches en bénéficiaient alors que le pays était en guerre. Aujourd'hui, M. McCain est favorable à leur renouvellement. "Quelque part sur la route, l'express du parler vrai a perdu une roue", s'est moqué M.Obama.

Quelques instants plus tard, M. McCain a répondu à M.Obama dans son attaque la plus construite à ce jour. 25 ans séparent les 2 hommes. Sans jamais citer son collègue, M. McCain a montré comment il allait négocier la différence d'âge, si M. Obama devait être le candidat démocrate : par une leçon de choses. "Encourager un pays avec seulement la rhétorique (…) n'est pas une promesse d'espoir. C'est une platitude", a-t-il dit, avant d'ajouter : "Je ne me présente pas à la présidence avec la présomption que je suis béni d'une telle grandeur personnelle que l'Histoire m'a adoubé pour sauver mon pays dans ce moment de grand besoin. Je me présente avec l'humilité d'un homme qui ne peut pas oublier que son pays l'a sauvé."

Là-dessus, il a fini par une boutade : "Mes amis, je vous le promets : je suis excité et prêt à y aller." Une expression ("Fired up, ready to go") qui n'est autre que le slogan de campagne de Barack Obama...

Corine Lesnes
Clés : décompte des délégués, prochaines échéances

Délégués
Le sénateur de l'Illinois, Barack Obama, était crédité, mercredi 13 février, par le site RealClearPolitics, de 1259 délégués, contre 1210 pour Hillary Clinton, sénatrice de l'Etat de New York, loin encore du seuil des 2025 nécessaires pour s'assurer l'investiture.

Chez les républicains, John McCain, le sénateur de l'Arizona, est crédité de 797délégués contre 240 pour l'ex-gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee.

Agenda
19 février : Caucus démocrates à Hawaï (29 délégués). Primaires démocrates et républicaines dans le Wisconsin (92 et 40 délégués).

4 mars : Primaires démocrates et républicaines au Texas (228 et 140délégués), à Rhode Island (32 et 20), dans le Vermont (23 et 17) et l'Ohio (161 et 88).

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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 16:14

 

HEmmanuelli.jpgL’incroyable aveu de N. Sarkozy
Par Henri Emmanuelli

Que le Président de la République ait pris la responsabilité, durant la campagne électorale, d’affirmer son choix en faveur d’une procédure de ratification parlementaire pour le «mini-traité» (curieuse dénomination), ne choquera que celles et ceux qui pouvaient croire, naïvement, que seul le peuple français détient la légitimité pour confirmer ou infirmer son choix du 29 mai 2005.

 

Mais qu’il vienne expliquer à la télévision, à l’occasion d’une communication unilatérale qui rappelle les mœurs des régimes où les journalistes étaient en uniforme, que l’éviction du peuple français du processus de décision était une condition posée par nos partenaires pour parvenir à un accord est proprement stupéfiant.

Je le cite : «il fallait, qu’en cas d’accord, nous nous engagions à le faire approuver [le traité] par voie parlementaire».

Si je comprends bien le français, cela signifie que nos partenaires (qui, quand, où ?) ont posé comme condition à leur acquiescement une clause d’éviction du peuple français.

Croyant avoir mal entendu, j’ai attendu la retranscription écrite pour être sûr de ne pas me tromper. Pour être sûr qu’un Président de la République française avait accepté de se laisser dicter par des chefs d’Etats étrangers la nécessité d’évincer son propre peuple ! De s’entendre dire, en substance, et d’y consentir : «d’accord, mais à la condition que vous vous engagiez à mettre vos électeurs hors jeu».

A l’occasion, on aimerait connaître l’identité de ces grands démocrates. Mais que dire de la conception qu’a le chef de l’Etat de son rôle ? Que subodorer sur l’estime qu’il porte aux françaises et aux français ? Que penser de l’opinion qu’il nourrit – avec ou sans le concours de sa plume parlante – sur la véritable substance de la démocratie au pays de Rousseau et du contrat social ? Où trouvera-t-il sa place dans le futur musée Charles de Gaulle : au stand des incongruités ?

Force est de constater, pourtant, que ce manquement aux principes essentiels qui fondent notre démocratie aura fait couler moins d’encre qu’un présumé sms, ou les déboires de Monsieur Martinon à Neuilly-sur-Seine : on vit sans doute les époques que l’on mérite ! Peu importe que le roi confonde son sceptre avec un joystick, les gazettes commentent les faits de cour.

Et que dire des silences et des connivences ubuesques, du lâche soulagement du Parti auquel j’appartiens : ne voit-il pas que le désastre programmé n’épargnera personne ?

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 10:07
On connaissait la tendance bien connue des hommes politiques français à faire porter le chapeau d'une décision impopulaire qu'ils avaient validée en conseil des ministres par les odieux technocrates de Bruxelles ou la Commission européenne. Cette attitude  - comme le fait d'avoir constamment tenu les peuples à l'écart de la construction européenne, ou d'être resté farouchement vissé sur une conception "grand marché" de l'union européenne - a causé un tort monumental au projet européen dans l'opinion publique française. Elle est au moins autant responsable que la partie III du projet de  TCE du vote "non" lors du référendum du 29 mai 2005. Les responsables politiques auraient beau accusé les électeurs de s'être trompés (ce n'était pas le cas), leur comportement porte une grave et lourde responsabilité dans les difficultés que connaît aujourd'hui la construction européenne.

Nicolas Sarkozy nous a hier soir proposé une autre variante du dévoiement de la construction européenne. A contre-pieds, comme toujours... Le Président avait prévenu au milieu du week-end qu'il interviendrait à la télévision et à la radio dimanche soir. Mais pour quelle raison ? Quel dossier urgent justifiait cette soudaine intervention élyséenne ? Le pouvoir d'achat ? Le rôle de la France au Tchad et au Darfour ? La situation économique internationale ? La politique industrielle de la France ? Le Rapport Attali et les reculades du pouvoir face à tous les petits lobbies de droite ? Les élections municipales de Neuilly-sur-Seine ?...
Non, Nicolas Sarkozy est intervenu pendant 7 minutes pour expliquer aux Français pourquoi le traité de Lisbonne était un bon traité qui exigeait d'être ratifié par voie parlementaire. Mais pourquoi faire cette intervention sur ce sujet - il est vrai essentiel - alors que le débat semble terminé, la constitution révisée mardi par le congrès, le projet de traité approuvé depuis jeudi et vendredi par le Parlement ? Cette intervention n'eût-elle pas plutôt été bienvenue au début du processus pour que le Président s'explique sur la qualité du traité et sur le choix qu'il faisait de ne pas respecter le parallèlisme des formes et donc de ne pas le soumettre à référendum. Après tout que l'on partage son avis ou non, cette intervention-là aurait eu du sens. Hier soir, Nicolas Sarkozy a joué au contrôleur des travaux finis, plutôt que d'ouvrir des perspectives, il développe à la manière du commentaire de la réalité... Qui a dit que nous étions dans la rupture d'avec le Chiraquisme ?

Mais le plus grave n'est pas ! Profondément le président vient d'utiliser un débat majeur à contre temps pour masquer la déliquescence de son propre pouvoir : impossibilité d'agir sur les thèmes majeurs de sa campagne (économie, pouvoir d'achat, politique industrielle...), déshérence de sa politique étrangère et décomposition accélérée de la vie de la Cour élyséenne. En agissant de la sorte, il salit une fois de plus le projet européen et sappe fortement la confiance que les Français pouvaient leur accorder. Et bien sûr avec une diversion de cette ampleur, il ne résoudra la rupture profonde qui se crée entre les Français et lui.

Encore un mauvais coup , Monsieur le Président !

Frédéric FARAVEL

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 11:55
Rompre avec la dégradation du système de prélèvements, évaluation critique du rapport Attali

 

Jean-Marie Monnier, professeur d’économie à l’université Paris I, a participé à la contre-expertise organisée par la Forge le 24 janvier dernier. Cet article résume l’intervention prononcée alors et a été publié sur le site de l’Humanité le 1er février dernier. http://www.humanite.fr/+-rapport-Attali

Ceux qui ont en mémoire les audaces de “l’anti-économique” co-écrit par Jacques Attali et Marc Guillaume, ou qui ont gardé le souvenir du conseiller spécial de François Mitterrand seront sans doute déçus par le rapport Attali. Sous les apparences volumineuses d’un ouvrage construit selon une méthode très “mode” dans laquelle l’argumentation est réduite à peu de choses et l’affirmation remplace souvent la démonstration, le rapport se présente comme une succession de 316 “décisions” où le caractère volontariste de l’expression veut suggérer l’efficacité des mesures avancées. Ce catalogue de propositions est présenté comme la source d’innovations majeures visant à “libérer” la croissance et à moderniser notre pays qui serait emprisonné dans un carcan administratif et réglementaire. Lire la suite

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 10:38
"Super Tuesday" : léger avantage Clinton, percée de McCain
LE MONDE | 06.02.08 | 09h47  •  Mis à jour le 06.02.08 | 09h47
Washington, New York, Correspondants

e "super-mardi", avec ses scrutins dans 24 Etats américains, a livré son verdict. Rien n'est définitivement joué chez les républicains ; et encore moins chez les démocrates. Aucun de leurs candidats n'aura obtenu, mardi 5 février, le nombre de délégués suffisant pour assurer sa victoire à la convention de son parti, cet été.

John McCain, le sénateur de l'Arizona, semble avoir toutefois fait un pas décisif vers la nomination en arrivant nettement en tête chez les républicains, mais l'ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee, et celui du Massachusetts, Mitt Romney, ont réussi à l'emporter dans plusieurs Etats, et annoncé tous deux qu'ils ne renonçaient pas. Dans son discours, à Phoenix, M. McCain s'est fait applaudir par ses partisans en leur lançant : "J'étais le candidat perdant il y a encore peu, il me semble que, désormais, je suis celui qui mène la course." La plupart des commentateurs jugent qu'après ses victoires en Californie et à New York, les chances de ses adversaires de remonter la pente sont faibles. M. McCain a déjà le double de délégués par rapport à ses concurrents.

Il reste que, dans de nombreux Etats, M. Huckabee ne perd que de peu. Même si le système de désignation des républicains alloue tous les délégués d'un Etat au seul vainqueur, les scores de M. Huckabee – un ancien pasteur – lui permettent d'envisager de rester vigoureusement dans la course, des primaires républicaines devant encore se dérouler dans plusieurs Etats du Sud (Louisiane, Mississipi…) où le vote religieux, qui lui est beaucoup acquis, est important, comme l'ont montré ses succès, mardi, en Géorgie ou dans le Tennessee.

resultatsupertuesday.jpgDu côté des démocrates, le résultat est encore plus serré. A 1 heure du matin (heure de New York) une feuille de papier à cigarette séparait Hillary Clinton de Barack Obama dans le décompte national des voix. La première engrangeait 5630000 voix contre 5610000 à son concurrent.

En nombre d'Etats gagnés, le résultat est favorable à Barack Obama, le sénateur de l'Illinois (13 contre 9). Mais la sénatrice de New York a, de fait, remporté le scrutin dans 4 des 5 principaux Etats les plus peuplés qui fournissent le plus grand nombre de délégués : son propre Etat de New York, le New Jersey, et plus important encore, la Californie, où il paraissait quasi assuré, dans la nuit, que MmeClinton avait pris l'avantage (elle avait près de 400000 voix d'avance après un décompte sur moins de 35% des votants). Un résultat qui, symboliquement, lui était essentiel, la Californie étant l'Etat le plus "métissé" des Etats-Unis, et les ultimes sondages avant le scrutin la donnaient battue. Dans son discours, elle s'est d'ailleurs félicitée d'une "victoire de l'Amérique de tous les âges et de toutes les couleurs".

"NOTRE TEMPS EST VENU"

Son succès a été marquant dans le Massachusetts, où son adversaire, après avoir obtenu les soutiens de la famille démocrate "reine", les Kennedy, et de John Kerry était supposé détenir un avantage déterminant. Elle l'a également emporté dans la plupart des Etats du Nord-Est, blancs et industrieux, hormis le Connecticut, où M. Obama s'est imposé, surprenant les spécialistes des sondages. Le mode de désignation des délégués à la convention démocrate étant particulièrement compliqué – il s'agit d'une proportionnelle relative – on ne devrait pas connaître le nombre précis de délégués gagnés par les 2 candidats avant mercredi, sachant que le décompte en Californie sera long, en particulier parce que 25% de l'électorat vote par correspondance.

Mais le sénateur de l'Illinois est loin d'être battu. Quel que soit le résultat en Californie, déclarait-il mardi soir, "notre temps est venu, notre mouvement est une réalité, le changement arrive en Amérique". Hormis son succès surprise dans le Connecticut, il a gagné tous les "caucus", qui sont des votes après débat public, et il l'a emporté dans plusieurs Etats de la ceinture centrale du pays. "Plus le temps passe, et plus il impose sa présence", a dit sur la chaîne ABC George Stephanopoulos, un ancien responsable de la communication de la Maison Blanche sous l'administration Clinton.

Sylvain Cypel, Corine Lesnes

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 16:36
Sauvegardons la laïcité de la République
pétitition de la ligue de l'enseignement

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité. 

Signer la pétition

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 10:19
undefinedPour l'instant, la campagne des primaires, tant chez les Républicains que chez les Démocrates semble reprendre la logique du scénario de la sixième saison de la série "The West Wing", à la grosse différence prêt que le sortant n'est pas Démocrate.
Après une forte montée des religieux dans la campagne républicaine, marquant une nouvelle fois la puissance de la droite conservatrice chrétienne sur le GOP, c'est un candidat recentré qui va sortir du chapeau (mais pas celui que l'on pensait, puisque McCain a doublé rapidement Giulianni qui n'a finalement jamais émergé) avec sans doute un colistier qui sera là pour représenter l'aile conservatrice.

Chez les Libéraux, la favorite rencontre des difficultés, le candidat du changement radical (Latino dans la série, à gauche, mais pragmatique) émerge peu à  peu... Barack Obama, métis, mais n'ayant pas pour autant le background des afro-américains, semble représenter ce changement radical ; il est monté plus vite que le fictionnel Latino de West Wing mais la désignation sera serrée jusqu'à la dernière minute et la convention démocrate risque d'être tapageuse (moins que dans la série cependant).  Les primaires finiront-elles comme la sixième saison ? par l'alliance de la radicalité et du changement avec l'expérience ? tous appellent de leurs voeux désormais un ticket avec les deux finalistes démocrates... La position d'Edwards sera pourtant déterminante.

Et surtout, la question majeure, c'est de savoir si l'élection réelle se terminera comme la septième saison.

Fred

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