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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 09:15
rapportAttali.pngVoila, Ségolène a encore frappé. Ce matin, sur les radios, elle rendait hommage au mec qui l'avait embauché à l'Elysée en 1981... Comme quoi pour certains on n'est pas dans la politique, mais dans la gestion de réseaux sociaux et professionnels...
Donc pour Ségolène, le Grand Homme nous offre ses propositions pour le bonheur des Français, qu'il faut regarder dans leur globalité car il a un monumental talent et une intelligence hors du commun.

Que les propositions Attali sauf quelques unes sur 313 défendent une vision libérale et mercantile de la société, voilà qui ne pose aucun problème à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, dont on se demande de plus en plus ce qui la rattache au socialisme, en dehors du fait qu'elle veut prendre la tête du Parti socialiste pour mieux gérer sa carrière.
Je vous renvoie à l'article de Libé de ce matin qui présente la France version Attali, à titre de contre poison.
Sinon il paraît que Michel Sapin - secrétaire national du PS à l'économie - ne veut pas s'exprimer sur le sujet parce qu'il est d'accord avec Attali, et que François Hollande - vous savez le mec qui est premier secrétaire du PS - ne sait pas s'il faut qu'il s'exprime.

Fred

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 16:11

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 15:59

ForumrenovationlogoJ’ai choisi d’évoquer la question du rapport des socialistes à l’individu en restant dans l’actualité des déclarations récentes du chef de l’Etat sur sa vision du partage des rôles entre le curé et l’instituteur.

 

Dans cette déclaration de Nicolas Sarkozy au Vatican, se noue la conviction intime du chef de l’Etat sur les rôles respectifs de la République et de la religion, plus précisément sur le champ que la République doit céder aux Eglises. Je vous la remémore : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance».

 

Nicolas Sarkozy affirme dans cette phrase deux hiérarchies. La première explicite, dit la supériorité du spirituel sur le temporel, la supériorité du représentant de Dieu sur celui des hommes et de leurs préférences collectives, l‘instituteur.

 

La seconde est plus implicite. Elle affirme une hiérarchie entre les religions monothéistes et le primat de la chrétienté sinon pourquoi ne pas avoir cité l’imam ou le rabbin après le curé et le pasteur.

 

Dans une époque où les repères manquent, où il apparait plus difficile qu’hier de hiérarchiser et de départager l’essentiel et le secondaire, en cet instant où nous remettons ensemble l’ouvrage sur le métier, les socialistes doivent affirmer avec force et résolution, sans timidité ni frilosité, leur vision de l’homme - plutôt que de l’individu - et des moyens qu’ils envisagent pour participer et permettre son épanouissement et son émancipation.

 

Il y a fondamentalement deux façons d’envisager la question des rapports qu’entretiennent les hommes les uns avec les autres et des principes et valeurs qui les sous-tendent.

 

Seule l’une d’entre elles relève du politique.

 

Une première approche est totalisante. Cette approche ne départage pas forcément le croyant du non croyant. Elle procède simplement d’une vision figée et absolue du monde, et veut que toutes les questions, et en particulier la question du bien et du mal, doivent nécessairement avoir une réponse et une seule (les autres étant forcément fausses), et que l’ensemble de des réponses aux questions sont compatibles, nous éclairant par là sur « la vérité » ultime. Ces réponses procèdent d’une forme de transcendance. Comme personne n’a en fait jamais eu la chance de faire l’expérience d’une telle perfection systémique, il ne reste à ses thuriféraires que l’espérance qu’elle existe bel et bien au-delà du voile des apparences. Et que survienne une contestation, leur reste alors la radicalité (et la violence ?) du sacrifice pour forcer la croyance en sa réalité et son avènement futur : on est prêt à tout et plus rien n’a de coût quand on est sûr de contribuer à réaliser la vérité.

 

Une seconde approche admet qu’à la plupart des questions, en particulier éthiques, on peut apporter des réponses différentes, et qu’elles ne sont pas forcément compatibles entre elles. Les socialistes s’inscrivent dans cette tradition philosophique, morale, éthique. Deux morales peuvent être incompatibles et la vie est ainsi faite qu’il n’existe aucun critère supérieur qui permette de les départager. Cette approche ne débouche pas pour autant sur un relativisme absolu ou le conflit, mais envisage plutôt un monde pluriel, un monde fait de « diversité » pour reprendre un terme cher au Président. Tout en restant rationnels et capables de se comprendre les uns les autres, les hommes peuvent avoir développé des systèmes de valeurs différents puisque les mêmes questions peuvent appeler des réponses différentes et non moins valables. Ce qui caractérise l’homme est alors l’obligation de choisir. C’est vrai au niveau individuel (Camus affirmait qu’entre « la justice ou ma mère,  je choisis ma mère », En effet que choisir et existe-t-il une réponse qui relève davantage du bien qu’une autre ?) l’obligation de choisir est aussi indispensable au niveau collectif (arbitrage égalité/liberté par exemple).

 

Nous sommes donc condamnés à choisir en définissant et en réorientant continuellement des priorités, qui ne seront jamais définitives ni absolues. Là réside la nécessité de la politique. Et comment choisit-on ? Sur la base d’intimes convictions et de valeurs qui peuvent certes avoir été transmises via un système de croyances, mais avant tout sur la base d’un ’échange, d’un dialogue raisonné, pour arriver à déterminer au mieux les modalités du vivre ensemble.

 

Cette pratique exige qu’on se donne les outils de l’échange. Et c’est là que nous retrouvons l’instituteur. L’instituteur est un des maillons de la chaîne de fabrique et de transmission de ces outils. (Tout comme la presse, la culture, etc.).

 

Et c’est précisément ce que le Président de la République remet de facto en cause. L’instituteur n’apprend pas bien vs. mal « dans l’absolu », mais donne à ses élèves des outils pour qu’ils apprennent, en situation et non de façon définitive et abstraite, à concilier des aspirations, des principes … qui peuvent entrer en contradiction. Et s’il enseigne ce qui est bien ou mal, c’est par rapport aux valeurs centrales du système républicain qui sont les valeurs de liberté – de penser et d’agir ; d’égalité ; de respect, de laïcité, etc.

 

Nicolas Sarkozy en affirmant la supériorité de l’engagement du prêtre, « par la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance », outre qu’il fait l’éloge du kamikaze, outre qu’il ignore l’engagement et l’espérance que les enseignants sont souvent seuls à incarner et entretenir dans les quartiers les plus difficiles, il dilapide l’héritage des Lumières et escamote l’aspiration de la République à présider l’émancipation et la destinée des hommes.

 

A cet instant, notre rassemblement doit affirmer que la place des socialistes est aux côtés de ceux qui dans le respect des croyances et des préférences spirituelles, enseignent le libre arbitre et bâtissent ainsi tous les jours, les conditions du vivre ensemble.

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 15:58

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 00:00
Les Cafés politiques de Réinventer la Gauche - Val d'Oise

Pour inaugurer notre travail de réflexion et de débats, nous vous invitons à venir participer avec nous à une rencontre militante autour du thème
Liem.jpg
«Les véritables freins à la croissance»
Mercredi 23 janvier 2008 à 20h30
en présence de
Liêm Hoang-Ngoc
économiste au CNRS & délégué national du PS à la fiscalité

au café Le Must
64, bd Charles-de-Gaulle à Sannois
undefined(à 100m de la mairie et 600m de la gare - plan ci-dessous)
plus d'information sur le site de Réinventer la Gauche Val d'Oise

Télécharger ici le flyer du premier café politique de Réinventer la Gauche - Val d'Oise pour l'envoyer à vos camarades et sympathisants.
Télécharger ici la contribution de Liêm Hoang-Ngoc sur "les socialistes et le marché"

LeMustSannois.gif

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 17:26
 
Krzysztof Pomian, historien, conseiller scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles
En Belgique, c'est l'Europe qui se joue
 
LE MONDE | 19.01.08 | 12h19  •  Mis à jour le 19.01.08 | 14h24

a Belgique va rouvrir un débat sur son fédéralisme et ses institutions. Comment analysez-vous la longue crise qu'a connue ce pays ? La mésentente entre Flamands et francophones a-t-elle des implications pour l'Europe ?

Par les problèmes qui y sont posés, ce pays apparaît comme une Union européenne en miniature. D'abord, je suis pantois d'entendre qu'il s'agirait d'un Etat "récent et artificiel". A 177 ans, il n'est certes pas très ancien, mais les provinces qui composent la Belgique d'aujourd'hui forment un ensemble depuis le XIVe siècle, et ses frontières ont été dessinées au XVIIe. Ce pays a acquis son intégralité, en tant que Pays-Bas espagnols d'abord, Pays-Bas autrichiens ensuite. Il a donc un enracinement historique profond. L'Union européenne aussi est "jeune" : officiellement, elle n'a que 50 ans, mais ses racines sont, elles aussi, profondes et très anciennes.

Deuxième dimension : la question des langues et du multilinguisme, hélas essentielle dans la vie belge, est tout aussi centrale dans la vie européenne. Nous assistons partout à un conflit entre une langue mondiale, l'anglais comme langue de services, et une langue régionale, ou nationale, à l'échelle d'une petite nation. En ce sens, les déboires linguistiques de la Belgique ne sont pas séparables du contexte européen, et peuvent même être interprétés comme une mise en garde à l'Union : ne pas tenir compte de la question linguistique, privilégier partout l'anglais comme elle le fait, pour des raisons de rationalité, est idiot et peut avoir des conséquences politiques majeures. Je compare cela à l'attitude de la bourgeoisie francophone belge au début de l'existence du pays : convaincue de parler une langue mondiale à l'époque, elle a méprisé le néerlandais. On en voit aujourd'hui les conséquences.

La troisième dimension du caractère européen que revêt le problème belge, c'est simplement la position géographique de cet Etat. Il est au coeur de la ceinture urbaine européenne, vaste ensemble dont les racines remontent au Moyen Age, épine dorsale du continent. Une séparation comme celle de la République tchèque et de la Slovaquie a été douloureuse mais acceptable. Une fracture de la Belgique rendrait l'Europe tétraplégique : ce pays est l'un des éléments par lesquels "tient" l'ensemble européen. Rappelons aussi que la reconnaissance de l'indépendance de la Belgique, en 1830, a découlé d'un engagement fort de la France, de l'Allemagne et de l'Angleterre, cette dernière y voyant une protection contre les menaces des deux autres. Aujourd'hui encore, la centralité belge est un fait majeur, dont le symbole est que Bruxelles est devenue la capitale de l'Europe.

Que la Belgique soit le point de croisement des cultures romane et germanique vous semble-t-il déterminant ?

Bien sûr. La Belgique a rayonné sur l'Europe et a été au coeur de l'histoire artistique du continent. Au XVIIe siècle, avec Rubens et son entourage, du XIXe siècle à aujourd'hui avec son courant symboliste, James Ensor, puis René Magritte ou Marcel Broodthaers, les architectes Van de Velde et Horta, les poètes Verhaeren et Rodenbach, etc. Bruxelles fut un lieu d'enseignement et d'accueil pour de nombreux jeunes d'Europe centrale avant la première guerre mondiale. La Belgique, dans ce qu'elle avait de meilleur, était bien un pays multiculturel, et la richesse de sa culture vient du fait qu'elle est un lieu de rencontre.

Diriez-vous qu'il existe une "identité belge", ce dont doutent beaucoup d'habitants de ce pays ?

J'ai vécu des années dans ce pays où je suis arrivé à 14 ans, en 1948. J'y ai appris le français et la grammaire de Grevisse, visité les musées, fréquenté les bouquinistes. Le jeune Polonais que j'étais en a tiré la conclusion que l'identité belge existait. Cette conviction s'est raffermie quand j'ai lu l'Histoire de Belgique, d'Henri Pirenne, dont il fut de bon ton d'affirmer, dans certains cercles belges, qu'elle était une "foutaise" et que, non, l'Etat et l'identité n'avaient pas de réalité. Cela dit, l'identité belge est difficile à définir. Elle relève de diverses caractéristiques, dont l'aptitude au compromis est l'une des principales.

Je connais la force du sentiment flamand, je suis en contact avec de nombreux francophones, qui clament désormais qu'ils en ont "marre" de leurs voisins du Nord, mais je pense, ou j'ose espérer, qu'il existe encore des éléments communs à ces communautés, qu'on ne vit pas impunément pendant des siècles dans la même entité territoriale, puis au sein d'un Etat, en ayant partagé la même histoire, celle du duché de Bourgogne, de la domination espagnole, de la révolution brabançonne contre les Français, de la Révolution française. Je n'imagine pas que cette histoire n'ait pas laissé de traces.

Autre interrogation à portée européenne, le fédéralisme : il semble, à première vue, avoir davantage éloigné que rapproché les communautés belges...

La Belgique, rappelons-le, fut au départ une monarchie centralisée à la française, dominée par des francophones qui ne reconnurent officiellement la langue néerlandaise que six décennies après l'indépendance du pays. Le démontage du centralisme initial et le recours à la formule fédérale ont permis que certains problèmes ne se posent pas plus tôt. C'est aux Belges de définir vers quoi ils veulent désormais aller. Je note simplement que le confédéralisme à la suisse a lui aussi ses limites : désormais, les francophones et les germanophones ne connaissent presque plus la langue de l'autre. D'où, encore une fois, l'urgence d'une réflexion européenne sur le problème linguistique.

La montée du régionalisme flamand n'a-t-elle pas, comme d'autres, été encouragée par une Europe communautaire, soucieuse d'affaiblir les Etats- nations ?

La question des régions et des moyens d'endiguer un centralisme excessif s'est en fait posée dès la fin du XIXe siècle. Elle n'a rejoint celle de la question européenne qu'un siècle plus tard, mais, entre-temps, les problèmes avaient crû en Belgique, en Ecosse, en Catalogne, au Pays basque, etc. L'Autriche avait procédé à des réformes dans les années 1920. Réorganisée après Hitler, l'Allemagne a résolu ses difficultés en 1949, en procédant à une large dévolution des pouvoirs aux Länder. L'Italie est lentement sortie du centralisme à partir des années 1970. C'est ensuite que l'Union européenne a tenté de rééquilibrer certaines situations. Son intérêt, comme celui de la démocratie, était de promouvoir les régions. Le reproche à lui faire est d'avoir, au cours des quinze dernières années, non pas attisé les revendications, mais évité de prendre une position nette sur ces sujets.

Il fallait, selon vous, condamner explicitement certaines dérives égoïstes ?

Quand des Tchèques n'ont plus voulu payer pour les Slovaques, les Slovènes pour les Macédoniens au moment de la dissolution de l'ex-Yougoslavie, les Italiens du Nord pour les "nègres du Sud", on attendait des plus hautes instances européennes, le Conseil et la Commission, qu'ils condamnent explicitement des argumentations qui sont, d'abord, anti-européennes ! Dans les années 1990, j'ai écrit que le virus nationaliste européen restait tapi dans l'ombre. Je me demande s'il ne prend pas désormais la forme du régionalisme poussé jusqu'à l'indépendance. Il faut condamner l'égoïsme des riches, inconciliable avec une construction qui organise la péréquation et réduit les écarts de richesse. Si les Flamands voulaient se détacher de la Belgique, ils ne pourraient plus faire partie de l'Union. On ne peut prôner un nationalisme extrémiste et espérer bénéficier des avantages d'une appartenance à une instance supranationale, aux plans monétaire, douanier, frontalier, etc.

L'Union n'a aucun intérêt à ce que la Flandre ou la Catalogne deviennent indépendantes demain. Il n'y a aucune raison de penser qu'une Europe à 40 ou 50 sera plus efficace qu'à 27. Où veulent nous mener certains ? Au XIIIee, on a tenté de remettre de l'ordre dans les affaires du continent... Il est grand temps de briser le silence officiel qui encourage les mouvements actuels. siècle ? Car dès le XIV

Les citoyens belges méconnaissent en général le fonctionnement de leurs institutions. Le citoyen européen comprend mal comment est gouvernée l'Europe. C'est un autre parallèle à établir ?

La Belgique et l'Europe se sont construites à partir de systèmes centralisés très clairs et ont évolué vers des architectures au sein desquelles personne ne se retrouve. La Belgique est gouvernée au niveau fédéral, à l'issue d'élections libres et démocratiques, mais sa structure constitutionnelle est illisible. La démocratie européenne s'exerce de manière indirecte, le Parlement n'est pas encore un vrai Parlement, la Commission n'est pas un vrai gouvernement. Des deux côtés, il faudrait donc une simplification...

Si Bruxelles n'était pas capitale européenne, le pays éclaterait-il plus vite ?

Bruxelles resterait de toute façon une pomme de discorde en raison de ses caractéristiques : une ville très majoritairement francophone en territoire flamand. Mon seul voeu est que la Commission, représentante de l'intérêt général européen, et le Parlement puissent émettre des avis si la crise belge perdurait. Il faudrait qu'ils énoncent des vérités européennes...

Peut-on imaginer un remembrement au coeur de l'Europe avec un rattachement de la Wallonie à la France ?

Oui, en théorie pure, si une majorité écrasante de Wallons votaient une demande de ce type et si l'Assemblée nationale l'admettait. Mais je ne crois ni à la force du rattachisme ni à l'enthousiasme de l'opinion française face à ce scénario...



Propos recueillis par Jean-Pierre Stroobants

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 16:18
M. Sarkozy envisage de faire entrer les religions au Conseil économique et social
LE MONDE | 18.01.08 | 13h59  •  Mis à jour le 18.01.08 | 13h59

ans un communiqué rendu public à l'issue de la cérémonie des voeux présidentiels aux représentants des cultes, jeudi 17 janvier en début de soirée, le président de la République a, de nouveau, donné une définition de la laïcité telle qu'il la conçoit, mettant cette fois l'apport des religions et des Lumières sur le même plan.

Réaffirmant "son attachement au principe de laïcité, principe de respect de toutes les croyances et non un combat contre les religions", Nicolas Sarkozy estime aussi, selon le texte lu par son porte-parole, que "la reconnaissance du sentiment religieux comme une expression de la liberté de conscience et la reconnaissance du fait religieux comme un fait de civilisation font partie, au même titre que la reconnaissance de l'héritage des Lumières, de notre pacte républicain et de notre identité".

Au cours d'une heure d'échanges avec les représentants catholique, protestant, musulman, juif, orthodoxe et, pour la première fois, bouddhiste, et en présence de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur chargée des cultes, le chef de l'Etat a, selon les religieux présents, commenté et réitéré la teneur des discours tenus en décembre à Rome et, cette semaine, à Riyad, en Arabie saoudite, sur l'importance de la place des religions dans la société et la "politique de civilisation" ; discours qui avaient suscité de vives réactions à gauche, au centre et dans le camp laïque en général.

Demeurés sur la réserve dans ce débat, les représentants des cultes se sont plutôt montrés satisfaits des derniers développements présidentiels. "Si on peut relever des maladresses dans le discours de Latran, notamment sur les racines "essentiellement" chrétiennes ou la place du prêtre par rapport à l'instituteur, il n'y a pas de quoi en faire des histoires", juge Claude Baty, le président de la Fédération protestante de France, interrogé par Le Monde.

"HÉRITAGE DES LUMIÈRES"
Se félicitant que "l'on puisse parler de la place des religions dans la société", le président de la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois, estime aussi que "le volume des réactions (aux discours) est disproportionné". "Les convictions de M. Sarkozy sur le rôle des religions sont connues de longue date ; elles ne se traduisent pas en décisions factuelles. Que je sache, ses propos n'ont pas entraîné le démantèlement de l'équilibre républicain. S'il proposait une révision de la loi de 1905, alors, là, ce serait autre chose !"

Le chef de l'Etat leur a toutefois fait part d'un projet sur lequel, selon le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, il souhaite avancer assez vite : faire entrer au Conseil économique et social les représentants des différents courants religieux.

Stéphanie Le Bars
Article paru dans l'édition du 19.01.08

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 16:16
Recueilli par CATHERINE COROLLER - LIBERATION : mercredi 16 janvier 2008

Jean Bauberot, titulaire de la chaire d’histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole pratique des hautes études, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont les Laïcités dans le monde (PUF, 2007) et anime un blog (1).

Au Vatican comme à Riyad, Nicolas Sarkozy a valorisé la foi au détriment de la laïcité. Comment percevez-vous cette posture ?
Pour commencer, il faut essayer de voir pourquoi il a fait cela. Lui-même et ses conseillers ont bien lu les analyses sur la postmodernité, l’ultramodernité, ou ce que j’appelle, moi, la modernité tardive. C’est l’idée que l’on ne peut plus avoir confiance dans le progrès comme au temps des Lumières. A l’époque, la science et ses applications promettaient d’améliorer la vie sur terre. Aujourd’hui, elles sont accusées de mettre en danger la planète. Combiné au déclin des grandes idéologies, cela entraîne une montée des incertitudes. Du point de vue de la prise en compte de cette réalité, Sarkozy et ses conseillers ont plusieurs métros d’avance sur le PS. Si on ne comprend pas cela, on ne prend pas la mesure du défi que le chef de l’Etat lance à la gauche. Mais lui s’en sert au profit d’une tentative néocléricale de re-liaison du religieux et du politique, d’instrumentalisation du religieux par le politique.

Cela justifie-t-il des critiques aussi sévères sur la laïcité ?
La morale laïque est une morale commune. Elle n’a pas à être totalisante ni complète. Seules les sociétés totalitaires ont tenté de faire croire qu’elle pourrait répondre à toutes les aspirations de l’homme. Des individus peuvent estimer qu’elle est insuffisante. Libre alors à eux de rechercher volontairement une morale plus exigeante. Comparer morale laïque et morale religieuse, c’est confondre deux plans. De même quand Sarkozy dit que l’instituteur ne sera jamais à la hauteur du curé ou du pasteur.

Et l’insistance du Président à rappeler les «racines chrétiennes» de la France ?
Cette hypertrophie des racines privilégie le passé aux dépends de la dynamique et du mouvement. J’y vois une forme d’intériorisation de l’impuissance du politique, à l’égal des lois mémorielles votées par le Parlement. Le politique s’occupe de choses qui ne le concernent pas.

Sarkozy s’aventure-t-il sur un terrain qui ne devrait pas être celui d’un président de la République ?
Il fait de la religion une dimension obligatoire de l’être humain. C’est une option philosophique que n’a pas à avoir un président de la République. A ma connaissance, aucun de ses prédécesseurs n’est allé aussi loin. Personnellement, je suis protestant mais je dénie à l’Etat le droit de croire à ma place.

(1) http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 21:43
à écouter d'urgence


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre


  de Brice Couturier

Ecoutez
émission du mercredi 16 janvier 2008
La torture: point aveugle des démocraties libérales

 

 
Pour avoir proposé une vision nuancée et réaliste d’une séance d’interrogatoire, la série télé Criminal minds s’est vu remettre un prix cet automne ; Human Rights Watch, l'association américaine de défense des droits de l'homme, l’a récompensé dans le cadre de son combat contre la banalisation de la torture sur les écrans. Cette campagne qui a pour but de sensibiliser les scénaristes d’Hollywood, et bien sûr les téléspectateurs, se heurte à une réalité tout nouvelle : la torture n’est plus aux yeux de certains Américains une abjection morale. Dans la 7ème saison de 24 Chrono, la plus célèbre des séries télévisées, le non moins célèbre héros Jack Bauer qui s’adonne régulièrement – et avec de moins en moins d’états d’âme- à des actes barbares au nom de la guerre contre le terrorisme, dit tranquillement ne regretter aucun de ses actes. Un symptôme évident d’un changement de perspective que l’on date du 11 septembre. De 1996 à 2001, 102 scènes de torture ont été diffusées aux heures de grande écoute, mais ce n’est pas moins de 624 qui l’ont été de 2002 à 2005. Et surtout, les bourreaux ne sont plus les méchants, tueurs en série et trafiquants de drogue, mais les gentils, les héros, mieux : les patriotes. Un scénario fait recette, celui de la bombe à retardement, devenu tellement récurrent dans les films mais aussi dans les argumentaires pour la légalisation de certaines pratiques violentes qu’il possède une entrée sur wikipedia, sous l’appelation ticking time bomb scenario. Un terroriste possède des informations sur un attentat qui pourrait tuer des milliers de personnes : que faire pour les obtenir rapidement ? Ce cas d’école devient l’argument central de ceux qui plaident pour un assouplissement des règles de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. La fiction et la réalité se mêlent dans les discours des politiques et même des juges avec toujours ce résultat d’affaiblir l’interdit moral qui pèse sur la torture. Et cette confusion n’a pas lieu que dans la tête des politiques mais aussi dans celle des militaires. Un faisceau de preuves montrent que les jeunes soldats en interrogatoire sur le terrain imitent les techniques d'interrogation vues à la télé. Bref, les Etats-Unis sont le théâtre d’un débat moral dans lequel prennent parti intellectuels et hommes de loi de haut niveau, un débat que nous ne devons pas ignorer car rien ne dit qu’il ne traversera pas l’Atlantique.
La torture peut-elle être permise dans une démocratie libérale ? Y a-t-il une jurisprudence Jack Bauer ?


 
Muriel Fabre-Magnan.  Professeur de droit privé à l'Université de Paris 1

 
Michel Terestchenko.  Philosophe, Maître de conférences de philosophie à l'Université de Reims et à l'IEP d'Aix-en-Provence

 
Frédéric Joignot.  Reporter au Monde 2, créateur de la revue Blast.


 



 

 
Frédéric Joignot
Gang bang : enquête sur la pornographie de la démolition
Seuil - janvier 2007
 

«Gang Bang», «Bukkake», «Throat Gagger» : une nouvelle pornographie violente, une pornographie de la «Démolition», se développe sur Internet où des «hardeurs», souvent masqués, s'y prennent à plusieurs pour éreinter, parfois violer des jeunes femmes anonymes appelées «Candy» ou «Sweety». Des milliers d'actrices se voient ainsi châtiées, maltraitées, humiliées dans ce qu'il faut bien appeler un bagne sexuel. Cette nouvelle pornographie dite aussi «gonzo» - une expression américaine désignant une forme de reportage où le journaliste participe à l'événement - gagne non seulement la Toile, mais influence toute l'industrie du cinéma X.

Dans cette enquête inquiétante, Frédéric Joignot, pourtant amateur de pornographie et hostile à toute prohibition, lève l'omerta qui règne sur ce cinéma sans limites et donne la parole aux actrices et aux «travailleurs du sexe». Il nous met en garde : un viol filmé n'est plus considéré comme un viol mais comme un reality-show ; la réalité de la souffrance et des corps a été absorbée par le virtuel.

 
 

 
Catherine Labrusse-Riou
Ecrits de bioéthique
PUF. Collection Quadrige. Essais, débats - 24 mai 2007
 

«L'homme a acquis son humanité en s'arrachant à la nature, à son animalité... Mais l'inhumanité guette dans l'arrachement excessif auquel conduit l'envahissement de la technique. Dans sa quête pour se rendre maître de la nature, l'homme occidental en vient à récuser la notion même de nature humaine et ne veut plus comprendre les raisons d'interdire et de s'autolimiter.» Dans l'introduction, M. Fabre-Magnan explique que le souci majeur de C. Labrusse-Riou a toujours été que l'humanité de l'homme soit préservée, que l'homme est la fin du droit et de l'éthique et que le juriste a un rôle spécifique à jouer pour protéger cette humanité et pour rendre possible la vie dans un corps social organisé à partir des principes fondateurs du droit et des données du droit positif.

Ces écrits sont regroupés en 3 parties : La naissance d'une discipline, dont certains sont devenus des textes de référence, Les grandes questions de la bioéthique, en particulier des réflexions sur la légitimité et la responsabilité, L'horizon de la bioéthique, sa nécessaire finalité qui est de sauvegarder la vie de l'homme, de défendre son humanité menacée par autrui comme par lui-même.

 
 

 
Michel Terestchenko
Un si fragile vernis d'humanité : banalité du mal, banalité du bien
La Découverte - septembre 2005
 

On a pu croire ou espérer, un temps, que les monstruosités de la Seconde Guerre mondiale étaient derrière nous. Définitivement. Or partout, à nouveau, on massacre, on torture, on extermine. Comment comprendre cette facilité des hommes à entrer dans le mal ? La réponse à cette question devient chaque jour plus urgente.
Cet ouvrage montre combien est stérile l'opposition entre tenants de la thèse de l'égoïsme psychologique et défenseurs de l'hypothèse d'un altruisme sacrificiel. Il propose de penser les conduites humaines face au mal selon un nouveau paradigme : celui de l'absence ou de la présence de soi.

 
 

 
Muriel Fabre Magnan
Droit des obligations,volume 2, Responsabilité civile et quasi-contrats
PUF. Collection Thémis. Droit - 24 septembre 2007
 

L'obligation ne naît pas de la volonté mais de la loi et le Code civil distingue différents types d'engagements qui se forment sans convention et qui ne sont pas tous de même nature. Ce manuel présente la partie des obligations relevant des quasi-contrats : la responsabilité civile engagée à la suite de faits licites.

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 15:24

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