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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 08:50

Il est temps de mettre un terme aux situations de confort injustifiées.

Entendons nous bien : quand on défend la République et son projet, il faut savoir être exemplaire. On ne peut pas exiger que la règle commune s’applique à tous si on prétend conserver ses privilèges. Le Concordat en Alsace et en Moselle est de ceux-là ; tout comme toutes les exceptions en Guyane à Mayotte ou ailleurs.

Pour ma part, je considère depuis longtemps que les « accommodements » dont bénéficie l’Église catholique romaine du point de vue de l’organisation des cultes et de l’enseignement dit « sous contrat » ont pris par faiblesse de l’État un peu trop d’aise et qu’il est temps d’y remédier comme le démontre l’aberrante décision du Conseil d’État sur les jauges pour les messes. Le fait que la majorité parlementaire soit secouée de soubresauts à la perspective de légaliser l’adoption homoparentale me paraît là encore être une trace qu’on sous estime un peu trop le pouvoir papiste qui peut bien faire ce qu’il souhaite au Vatican mais n’a pas à nous dicter notre conduite chez nous.

Tout responsable politique qui sera un tant soit peu déterminé sur le sujet aura ma complète solidarité !

À ce titre, quand je vois des élus locaux membres du Parti socialiste se révolter contre les propos de leur premier secrétaire, Olivier Faure*, en faveur de la fin du Concordat en Alsace-Moselle, je leur conseille chaleureusement de mieux choisir leurs révoltes et indignations. Il y a quelque chose d'indécent à défendre une situation d'exception qui avait peut-être quelques raisons avant la seconde guerre mondiale mais n'en a plus aucune en 2020, surtout quand on est engagé dans un combat nécessaire pour rappeler la séparation de la puissance publique et du religieux. Olivier Faure a donc sur ce sujet mon soutien et ma solidarité... ses contempteurs du moment servent un confusionnisme délétères et son les idiots utiles des ennemis de la République.

Le prétexte des "réalités locales" qu'ils mettent en avant est inepte : la République ne saurait diviser ses citoyens en fonction de leur religion ou de leurs associations confessionnelles où que ce soit sur le territoire. J'y vois là une impasse dans laquelle s'est précipité le PS depuis trop d'années en considérant que les collectivités locales étaient sa seule planche de salut au point aujourd'hui de défendre au Parlement des propositions qui mettent à mal l'unité même de la République. Ceux qui ont encore un peu de jugeotte dans ce parti devraient en tirer quelques conséquences.

Frédéric Faravel

* Je n'ai pourtant au départ aucune sympathie à l'égard de ce personnage qui s'était permis de me mentir ouvertement en pleine réunion préparatoire aux élections européennes lorsque j'étais encore membre du PS...

La cathédrale de Strasbourg

La cathédrale de Strasbourg

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 12:41

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 50% depuis janvier, l’année de la pandémie sera pour Amazon celle de tous les records. En un an, la valeur de l’entreprise a doublé. Si la multinationale poursuit sur sa lancée, sa capitalisation boursière devrait dépasser le PIB de la France l’an prochain… Mais à l’heure où le second confinement risque d’être fatal à de nombreuses petites entreprises, les profits du géant américain font désordre.

Amazon compte à ce jour 27 plateformes logistiques à travers notre pays. Depuis le printemps, l’association Les amis de la Terre a recensé une douzaine d’implantations de nouveaux entrepôts en projet à travers le pays. L’objectif d’Amazon ? Réduire les délais de livraisons à une journée, voire une demi-journée pour conquérir de nouvelles parts de marché face au commerce traditionnel.

Cette carte du nouveau déploiement d’Amazon n’est pas le fruit du hasard : alors qu’Emmanuel Macron recevait le PDG du géant américain à l’Élysée en février dernier, les projets d’implantations de plateformes apparaissaient aux quatre coins de l’Hexagone. A chaque fois, la logistique d’Amazon vient s’implanter dans des territoires traumatisés par un plan de licenciements, une fermeture d’usine ou de base militaire. A Belfort, au pont du Gard, à Augny dans le sillon mosellan, les implantations programmées sont autant de lots de consolation pour des territoires en déclin. La stratégie est habile : la création d’emplois est l’argument gourdin. Qui pourrait venir s’y opposer dans des territoires qui souffrent du chômage ?

Mais l’impact d’Amazon sur l’emploi local commence à être mieux évalué. Trois rapports au moins ont permis de démontrer que chaque emploi créé par le géant du e-commerce en détruit entre 2,3 et 4,5 dans le seul secteur du commerce de détail. L’étude publiée par les assureurs Allianz et Euler Hermes en janvier 2020 a établi qu’aux Etats-Unis le développement du e-commerce a entrainé la suppression de 670.000 emplois en 10 ans et la fermeture de 54.000 boutiques. L’effet est dévastateur lorsque cela touche en priorité des petites et moyennes villes de province déjà affaiblies par la métropolisation. Le développement de ces plateformes pose un sérieux problème en matière d’aménagement du territoire pour un pays comme la France qui s’est structuré autour de son réseau dense de petites et moyennes agglomérations.

Ces projets d’implantations sont symptomatiques des déséquilibres de la mondialisation libérale : on consomme dans les pays anciennement industrialisés des biens produits dans des pays où s’est délocalisée la production. En regardant dans le détail, ces projets ont été localisés en particulier dans des territoires en voie de désindustrialisation. Vieilles terres industrielles dont l’activité permettait de fournir des emplois qualifiés et dont la production s’exportait. Au plan économique, Amazon est un projet symétriquement inverse : chaque entrepôt est une pompe à importations des pays à bas coûts. Chaque entrepôt Amazon contribue concrètement au déficit de notre balance commerciale, et accroit aussi les émissions de gaz à effet de serre avec des volumes de produits transportés toujours plus importants.

Malgré tout ces effets pervers sur l’environnement, sur l’économie nationale et l’emploi, le soutien de l’Etat au déploiement d’Amazon devient encore plus incompréhensible quand on sait que la multinationale s’est faite championne du monde du contournement fiscal grâce à ses implantations dans deux paradis fiscaux : le Luxembourg en Europe et le Delaware en Amérique du nord. A chaque fois la stratégie est la même : plus de 80% du chiffre d’affaire réalisé en France est facturé par une filiale luxembourgeoise. De fait, Amazon ne paie d’impôt sur les bénéfices que sur les 20% restants… Pire, l’entreprise engage désormais des recours pour réduire la taxe foncière de ses plateformes sur les territoires qui ont souvent subventionné son implantation !

Face au problème, le gouvernement continue pourtant de naviguer à vue. Pour l’heure, le ministre de l’économie multiplie les déclarations contradictoires au gré des circonstances. Alors que l’État facilite l’implantation des nouveaux entrepôts partout en France, Bruno Le Maire désignait début novembre les GAFA comme « des adversaires » des États, avant qu’il ne se rétracte en précisant qu’Amazon ne devait pas servir « de bouc émissaire ». Une semaine plus tard, il implorait la multinationale de bien vouloir reporter son black Friday au vendredi 4 décembre pour calmer la fronde des petits commerçants…

La croissance exponentielle d’Amazon et les menaces d’un développement non maîtrisé nécessitent une réponse globale et la cohérence des pouvoirs publics.

Face à l’offensive Amazon qui met en péril notre équilibre économique, notre modèle social et environnemental, la Gauche Républicaine et Socialistes se prononce pour :

– La mise en œuvre sans délai d’un moratoire sur le développement des plateformes de e-commerce proposé par la convention citoyenne ;

– La proposition d’une taxe carbone substantielle sur l’ensemble des produits manufacturés en dehors de l’Union européenne ;

– La remise à plat de la fiscalité appliquée aux entreprises de e-commerce pour qu’elles payent enfin ce qu’elles doivent à la collectivité.

Il faut mettre un coup d’arrêt à l’offensive #Amazon
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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 08:36

Le gouvernement et la direction d’EDF avancent un plan Hercule, prétendant ainsi améliorer l’efficacité énergétique du pays en séparant les activités historiques dites « bleues », notamment le nucléaire, des activités « vertes » comme les énergies renouvelables, et quelques autres structures encore. Ce plan ne donnera pas plus de force à EDF : il engage le démantèlement de l’opérateur public, sa privatisation partielle et met en danger notre capacité à impulser la transition écologique et à assurer notre indépendance énergétique.

I- Un secteur soumis aux règles européennes et à leurs dérives libérales

L’Union européenne est compétente en matière de réglementation de la production d’énergie, et en particulier d’électricité. En effet, L’Article 194 du Traité de Lisbonne (celui qui imposa les effets du projet de TCE malgré son rejet référendaire par les Français) a institutionnalisé les compétences de l’UE en matière énergétique :

« Dans le cadre de l’établissement ou du fonctionnement du marché intérieur et en tenant compte de l’exigence de préserver et d’améliorer l’environnement, la politique de l’Union dans le domaine de l’énergie vise, dans un esprit de solidarité entre les États membres :

  • - à assurer le fonctionnement du marché de l’énergie ;
  • - à assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans l’Union ;
  • - à promouvoir l’efficacité énergétique et les économies d’énergie ainsi que le développement des énergies nouvelles et renouvelables ;
  • - et à promouvoir l’interconnexion des réseaux énergétiques. »

Or un des principes fondamentaux de l’UE est la concurrence libre et non faussée. Elle applique donc ce principe à la production de l’électricité.

Pour la France, cela a deux conséquences majeures : la création d’un marché de l’énergie et le démantèlement d’EDF.

II- La création d’un marché de l’énergie

A la demande de la Commission européenne, la France a créé en 2010, l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH). Il fut mis en œuvre en 2011. Ce marché régulé consiste en l’obligation qui est faite à EDF de fournir pour un volume global maximal de 100 TWh/an de l’électricité à un tarif réglementé qui est de 42 €/MWh.

Cela signifie que si le prix du marché est inférieur à 42 €/MWh, les opérateurs privés achètent leur électricité au prix du marché. En revanche, lorsque le prix du marché est supérieur à 42 €/MWh, les opérateurs privés l’achètent en dessous du prix du marché à EDF et la revendent au prix du marché à d’autres opérateurs. En réalité dans cette hypothèse, il ne s’agit plus d’un marché de l’énergie mais d’une rente de situation financière car ces opérateurs privés du marché de l’énergie, pour leur grande majorité, ne produisent pas d’électricité, ils se contentent de la commercialiser. Ainsi de 2011 à 2013, le prix moyen de gros de l’électricité était supérieur à 50 €/Mwh – ce qui était une situation de rente pure pour les opérateurs privés. De 2013 à 2015, le prix moyen de gros fluctuait autour de 42 €/MWh ce qui constituait une situation d’arbitrage pour les opérateurs privés en fonction du prix réel de l’achat. entre 2015 et 2017, le prix moyen de gros été inférieur à 40 €/MWh: situation dans laquelle les opérateurs privés n’achètent pas d’électricité au prix de l’ARENH. Or depuis 2018, le prix du marché est supérieur à 42 €/MWh, nous sommes donc à nouveau dans une situation de rente pure pour les opérateurs privés.

Cette obligation faite à EDF de vendre de l’électricité à un prix fixe à des opérateurs privés, handicape EDF lorsque le prix du marché est supérieur à celui auquel elle est obligée de vendre puisqu’elle ne peut pas bénéficier de cette augmentation de tarif. Depuis 2011, date de création de cette obligation, EDF s’est trouvée dans cette situation pendant six ans sur neuf ans.

Pire, selon EDF le prix de l’ARENH ne couvre pas ses frais de production. En effet EDF a demandé une réévaluation du prix afin qu’il passe de 42 € à 53€/MWh. Donc selon EDF, à chaque fois qu’un producteur privé achète de l’électricité à ce prix régulé, EDF perd de l’argent et voit ses capacités productives mises en péril. Il semblerait que la Commission de régulation de l’énergie (CRE) envisage d’augmenter l’ARENH à 48€/MWH mais ce prix est toujours inférieur au prix de revient déclaré par EDF.Le principe de l’Union européenne de concurrence libre et non faussée conduit donc à la création d’un marché inégalitaire au bénéfice des opérateurs privés et au détriment d’EDF et cela est inacceptable !

Démembrement d’#EDF : un plan « Hercule » qui devrait s’appeler le plan « Judas »

III- Le plan « Hercule » un démembrement industriel d’EDF et un risque de disparition d’expertise technique

Le plan « hercule » est la réponse d’Emmanuel Macron et des Techno-Libéraux français à la demande de la Commission de réorganisation structurelle d’EDF afin d’empêcher que l’organisation interne d’EDF ne soit, selon la commission, un frein à la concurrence.

Ce plan a connu, pour l’instant, deux modalités et devrait être finalisé d’ici la fin de l’année.

1. Le projet Edouard Philippe :

– La première proposition du gouvernement Édouard Philippe en avril 2019 était de scinder le groupe EDF, de manière à écarter le nucléaire et ses risques financiers des autres secteurs. Dans les faits, création de deux entités, une société « Bleue »  et une société « verte », d’ici 2022. Ces deux entités étaient de droit public et pilotées par le groupe EDF qui restait lui aussi une entreprise publique.

La société « bleue », détenue par l’État, comprendrait le secteur du nucléaire existant. Ce secteur est soumis à l’Arenh et est le plus déficitaire. Il serait composé aussi des barrages hydroélectriques et du transport d’électricité (RTE).

L’État français devra investir 8 milliards d’euros pour racheter les actions EDF aux investisseurs privés.

Une autre société, « Verte », couvrirait les énergies renouvelables restantes, les réseaux (Enedis), les services énergétiques (transport, acheminement) et le commerce (EDF achète l’énergie comme les autres à l’Arenh). Cette seconde entité, propriété de la première, serait introduite en bourse, l’État conservant 65% du capital via la société Bleue avec une introduction en bourse à hauteur de 35% et comprendrait Enedis, EDF Renouvelables, Dalkia, la direction du commerce, les activités d’outre-mer et de la Corse d’EDF.

Cette réforme risque fort de faire porter le secteur le plus déficitaire — le nucléaire dit ancien — à l’État, donc au contribuable, tandis que les activités plus rentables — renouvelables et distribution — seraient privatisées. Il faut rappeler qu’ EDF a une dette de 41 milliard avec une menace de 20 milliards de plus sur ses produits financiers hybrides (dette transformable en action par les créanciers) en fin 2019.

Il faut cependant se rappeler aussi que les actifs positifs constitués par EDF et qui sont monnayables (actions, obligations) pour le démantèlement des réacteurs anciens et la fin de cycle des combustibles (par ex. Bure) représentent le même montant soit 41 milliards.

2. Le plan « Hercule » modifié par la Commission européenne :

« La position de la Commission européenne consiste à privilégier une holding sans rôle opérationnel ni contrôle sur ses filiales et une indépendance entre celles-ci […] et ne percevant pas de dividendes, ceci étend versé directement aux actionnaires de la holding. […]  Cette position entraînerait l’impossibilité de maintenir un groupe intégré et irait au-delà des exigences posées par les textes européens » (note de l’agence des participations de l’État datée du 6 mai 2020).

Toujours selon l’agence, la Direction générale de la concurrence justifierait la désintégration juridique, financière, comptable et opérationnelle du groupe par « l’ampleur de l’aide qui serait octroyée à EDF du fait du SIEG (service d’intérêt économique général, le service public en droit européen) […] afin d’éviter que le soutien au nucléaire régulé ne profite d’une quelconque manière aux autres entités du groupe ». En définitive, si les demandes de l’Europe étaient acceptées par la France, il s’agirait d’un démantèlement pur et simple d’EDF.

Donc le plan de la Commission européenne est la mise en place d’au moins 4 structures différentes et autonomes : EDF-holding (droit privé), EDF bleue filiale autonome du secteur nucléaire (entreprise publique), société Azur (barrages hydroélectriques et statut juridique non défini) et EDF verte filiale autonome énergies renouvelable (société anonyme donc de droit privé).

Cette position de la Commission européenne interdit la mise en place d’une stratégie de groupe et de toute politique industrielle, et permet que les filiales de la holding EDF se fassent concurrence entre elles ! De plus, la commission demande la séparation juridique des activités nucléaires régulées et des activités de nouveau nucléaire interdisant que les bénéfices tirés des investissements déjà amortis ne puissent être réinvestis dans des activités nucléaires nouvelles. Cela impose aussi que les compétences et les expertises qui sont le fruit des activités nucléaires régulées ne puissent être utilisées pour la mise en place du nouveau nucléaire.

3. Le cas particulier des barrages hydroélectriques :

Il est à noter qu’en ce qui concerne les barrages hydroélectriques (société Azur), 150 contrats de concession arrivent à terme d’ici 2023 et donc devront éventuellement être concédés à nouveau selon des procédures d’appel d’offres et de mise en concurrence – ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent et représenterai un nouveau marché juteux puisque les investissements sont déjà amortis( les barrages sont construits depuis longtemps et rapportent 1,5 milliards d’€ par an !).

Cette demande de la commission européenne remonte à 2015 (mise en demeure par la commission) même si la droite avait commencé à anticiper cette demande dès 2010.

Les barrages hydroélectriques constituent la première source d’électricité renouvelable en France. Si l’État en est propriétaire, ce parc est aujourd’hui exploité à plus de 80 % par EDF – avec 433 barrages – via des contrats de concessions. Cependant la question de l’hydroélectrique n’est pas qu’une question de production d’électricité mais aussi touche à la sûreté, à la gestion de l’eau et des crues, sujets encore plus important désormais, du fait du réchauffement climatique. Par ailleurs, la production hydroélectrique permet de réguler les creux et les crêtes de production des autres sources d’énergie. Cette régulation ne peut être efficace que si la production hydroélectrique est intégrée à la production d’autres énergies – à défaut au moins régulée par la même entité. Cette ouverture à la concurrence remet en cause donc possiblement, des intérêts majeurs des populations.

* * * * *

Sur ce sujet majeur d’intérêt général qu’est la maîtrise de la production d’électricité, sa sécurisation et sa revente au prix le plus juste pour les consommateurs, le gouvernement a cédé aux demandes libérales et destructrices de l’Union européenne.

La GRS demande au contraire la création d’un service public de l’énergie qui puisse être contrôlé à la fois par les citoyens, les élus locaux et des représentants de l’État. Et si EDF doit changer ce n’est pas en la démembrant en des entités indépendantes et qui se feront la concurrence comme le veut l’Union européenne et le met en place le Gouvernement Castex mais en la démocratisant.

De plus, La GRS condamne cette privatisation rampante de pans entiers de l’activité d’EDF et en particulier des secteurs des énergies renouvelables  et du nucléaire nouveau (construction et exploitation de nouvelles centrales). Ces secteurs sont primordiaux pour entamer la transition énergétique et ce sujet d’intérêt général est trop important pour le laisser à la propriété privée et aux forces du marché. Les modalités de transition énergétique doivent être le fruit d’un débat national et ses instruments publics.

Enfin ce démembrement « Hercule » qui relève davantage du lit de Procuste que du combat contre l’hydre de Lerne interdira toute stratégie industrielle et tout patriotisme économique. En effet EDF n’est pas une entreprise seule mais participe d’un écosystème de filières, d’innovation et de recherche. Or c’est justement de politique de renforcement de filière et particulièrement de filières en France dont nous avons besoin pour relancer et renforcer notre économie- l’exact contraire de ce que fait le Gouvernement en accord avec l’Union européenne.

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 09:03
des violences injustifiables, gratuites et racistes de la part de représentants de la puissance publique et un ministre en dessous de tout...

des violences injustifiables, gratuites et racistes de la part de représentants de la puissance publique et un ministre en dessous de tout...

La police républicaine est une police respectant les principes et la loi républicaine: le racisme n'y a pas plus sa place que la violence. C’est parce qu’elle est républicaine que son action doit être publique.

Samedi dernier, un producteur de musique a été frappé 5 minutes dans les locaux de son entreprise aux cris de “sale nègre”. Les trois fonctionnaires ont menti sur les circonstances de l’agression, ignorant qu’une caméra de vidéosurveillance les avait filmés. Sans ces images, la victime serait, malgré les témoignages d’employés et de voisins, mise en examen.

Ces images impardonnables illustrent à la fois une culture de l’impunité éloignant certains policiers de la loi et de la République, et l’impérieuse nécessité pour la République de maintenir le regard public sur celle-ci, au lieu, comme voté par 348 députés de LREM au RN, d’éteindre les lumières.

La GRS a rappelé son attachement à une police républicaine. Elle a rappelé la nécessité de doter la police des moyens humains, des formations, et des contrôles nécessaires. Elle appelle à un changement de doctrine, refusant la militarisation à l’américaine initiée par la droite il y a 15 ans.

Cela passe par dénoncer la responsabilité de la hiérarchie, ici le préfet de police, et de la tête politique inspirant la culture actuelle, malsaine parce que si peu républicaine, de la police.

Lorsque le préfet dit à la télévision qu’il existe dans la société deux camps, n’inspire-t-il pas là une culture de guerre civile, où les policiers regardent les citoyens comme de possibles ennemis?

Lorsque le ministre “s’étouffe” au mot violence policière, ne crée-t-il pas une culture de l’impunité mettant la police au-dessus des lois, c’est à dire le contraire même de la République ?

La police républicaine doit former ses fonctionnaires, les contrôler, les accompagner, et garantir leur conformité aux principes républicains.

Nous condamnons les inspirateurs de ces violences insupportables, et nous les nommons : messieurs Lallement et Darmanin.

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 20:00
Deux soldats ou miliciens azéris filmés par leurs comparses hilares en train de détruire plusieurs tombes arméniennes dans les territoires occupés par l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabagh

Deux soldats ou miliciens azéris filmés par leurs comparses hilares en train de détruire plusieurs tombes arméniennes dans les territoires occupés par l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabagh

Un cessez-le feu a été imposé dans la région du Haut-Karabakh qui entérine les conquêtes militaires de l’Azerbaïdjan.

Après les tensions post-soviétiques qui avaient abouti à une guerre ouverte dans les années 1990, le Haut-Karabakh, enclave d’Arméniens au sein de l’Azerbaïdjan, avait acquis une indépendance de fait. Pour protéger cette indépendance, l’Arménie occupe militairement non seulement cette région, mais aussi la zone frontalière afin de garantir un corridor de sécurité.

En 2016, l’Azerbaïdjan avait mené une offensive militaire, brisant l’accord de paix en place depuis 20 ans. Si le conflit avait été de courte durée, il marquait le début d’une opération de reconquête par l’Azerbaïdjan, galvanisé par l’expansionnisme de son allié turc, des territoires protégés par l’Arménie.

Cette fois-ci, les pertes territoriales sont importantes pour le Haut-Karabakh. Non seulement l’Azerbaïdjan reprend le contrôle du corridor de sécurité et isole le Haut-Karabakh de l’Arménie, retrouvant ainsi le contrôle d’une partie de sa frontière sud avec l’Arménie, mais il occupe désormais une partie du Haut-Karabakh lui-même, à savoir la ville de Chouchi.

Cet accord de paix va permettre à la Russie, restée nominalement neutre dans ce conflit, d’accroître son influence. L’accord de paix prévoit de maintenir un corridor de 5 km de large entre l’Arménie et le Haut-Karabakh, qui sera sous contrôle russe, alors que précédemment il s’agissait de tout l’espace entre Arménie et Haut-Karabakh qui était sous contrôle arménien. Par ailleurs, afin de désenclaver le Nakhitchevan, coincé entre Arménie et Turquie mais coupé de l’Azerbaïdjan, un corridor de 5 km va être mis en place dans le territoire arménien, aussi sous contrôle russe. La Russie semble avoir voulu donner une leçon au gouvernement arménien qui est le fruit d’une « révolution orange » anti Russie. Si elle a réussi cela, elle n’en sort pas totalement gagnante pour autant. En effet, elle a entériné l’avancée azérie et donc néo-ottomane, ce qui est un signe de faiblesse. Par ailleurs, être responsable d’une sorte de couloir de Dantzig met la Russie dans une situation de cible facile pour les activistes azéris remontés qui, à chaque fois qu’ils porteront atteinte à l’accord-en fait mettront la Russie devant le choix d’agir ou de laisser faire. Et chaque laisser-faire sera un signe de faiblesse. La Russie est donc gagnante dans son rapport au gouvernement arménien actuel mais pas sur le plan géopolitique à court-moyen terme.

Le grand gagnant de cet accord de paix est le pôle turco-azerbaïdjanais. L’expansionnisme turc avait déjà touché la Mer Egée, la Lybie et le Kurdistan syrien. Il a désormais atteint l’Arménie et le Haut-Karabakh. Si la volonté de l’Azerbaïdjan de mettre fin à l’occupation de terres qui n’étaient pas peuplées par des Arméniens avant le conflit des années 1990 et de garantir un accès à la région isolée du Nakhitchevan peut paraître légitime, il ne faut pas se leurrer quant à la guerre culturelle qui est menée.

La Turquie a envoyé combattre des djihadistes qui étaient leurs alliés dans les conflits syrien et libyen. Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité dont ont été victimes les chrétiens de Syrie et d’Irak, et la destruction par les djihadistes du patrimoine culturel des chrétiens d’Orient, ont effrayé les Arméniens chrétiens, qui ont fui les zones occupées par les forces azerbaïdjanaises et djihadistes. La ville de Chouchi est emblématique de cette opération de nettoyage culturel, car victime en 1920 d’un pogrom anti-arménien qui avait fait plusieurs milliers de morts. Son occupation a déjà occasionné des destructions culturelles majeures : sa cathédrale a été sciemment bombardée, et des opérations de profanation et de destruction culturelle sont en cours.

Il est plus que probable que ce cessez-le-feu ne durera pas. La volonté de l’Azerbaïdjan et de la Turquie ne se limite pas à la reconquête des territoires azéris. C’est désormais le Haut-Karabakh lui-même qui est menacé de nettoyage ethnique et culturel. L’ultra violence contre les Arméniens est monnaie courante dans les deux pays, et ne se limite pas à des postures rhétoriques.

Si la Russie garantit l’intégrité territoriale du territoire arménien, sa position durant le conflit rappelle qu’elle ne protègera par les Arméniens du Haut-Karabakh. La Turquie, elle, sera d’un soutien sans faille à son allié azerbaïdjanais et n’hésitera pas à étendre la sphère du Djihad à cette région, avec les massacres et crimes culturels associés.

Face à cette situation dramatique, la Gauche Républicaine et Socialiste regrette l’abandon géopolitique de l’Arménie et la neutralité de la France dans ce conflit. Nous alertons quant aux volontés expansionnistes d’Ankara, et nous appelons à ce que, dans l’optique plus que probable d’un nouveau conflit, nous défendions sans faille les habitants du Haut-Karabakh menacés de nettoyage ethnique.

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 10:30

Samedi 21 novembre 2020, à la fin du conseil municipal, Nessrine Menhaouara présentait sa demande de protection fonctionnelle en vue d'attaquer en justice pour "diffamation" des conseils municipaux de l'opposition.

Sa majorité municipale et elle-même ont refusé d'informer les élus des faits précis mis en cause et qui figureraient dans les comptes-rendus des conseils municipaux précédents (au demeurant en faisant reproduire dans le compte-rendu d'un conseil municipal des propos qu'elle juge "diffamatoires", Mme Menhaouara se serait donc elle-même rendu coupable de diffusion de "propos diffamatoires", voilà qui est cocasse).

Non seulement cela entache la délibération de nullité juridique, mais par ailleurs il n'existe aucun fait de diffamation dans les dizaines de pages de compte-rendu concernées. Nous alertons donc le préfet du Val-d'Oise sur cette délibération et ce comportement illégal et anti-démocratique.

En réalité, comme nous l'avions vu à l'occasion d'une délibération précédente sur son projet de Charte des réseaux sociaux, Mme Menhaouara ne supporte pas la contradiction, elle ne supporte pas les désaccords, elle ne supporte pas les arguments démontrant qu'elle a tort. Elle ne supporte pas tout simplement d'avoir une opposition, que cette opposition aient des arguments et qu'elle représente deux fois plus de suffrages exprimés que sa majorité municipale.

Que cela engendre chez elle une fragilité politique et personnelle ne saurait justifier ces comportements de sa part. Cela ne justifie pas plus qu'elle cherche ainsi à faire peur à toute personne qui pourrait émettre des critiques publiques contre sa politique. J'ai demandé le retrait de cette délibération ; elle l'a refusée. Nous obtiendrons qu'elle soit cassée.

Avec de tels comportements, nous craignons qu'à travers elle la commune de Bezons soit ridiculisée.

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 13:15

Samedi 21 novembre 2020, j'ai fait la démonstration au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" que la Charte des Réseaux Sociaux proposée au vote du conseil par Mme Menhaouara était illégale en ce qu'elle limitait de manière excessive la liberté d'expression des citoyens.

S'arrogeant un pouvoir arbitraire supérieur aux lois et à la constitution, elle voulait interdire l'expression d'avis politiques. Tant que l'expression des citoyens respecte la loi (pas d'appel à la haine, pas d'insulte, pas d'apologie du terrorisme ou de crime, etc.), elle n'en a tout simplement pas le droit. En aucun cas, ce document n'avait été validé par les élus ou le cabinet de l'ancienne équipe municipale.

Nous avons demandé à Mme Menhaoura de retirer cette délibération, ce qu'elle a fini par faire après avoir longuement résisté contre l'évidence, alors qu'ils s'agissait pourtant de protéger la commune de graves risques juridiques. Nous avons proposé et distribué une Charte alternative qui respecte la loi et les droits des citoyens, nous espérons que la majorité saura en tenir compte.

Enfin nous avons demandé que les personnes bannies de la page Facebook parce qu'elles avaient eu le tort de critiquer la politique de Mme Menhaouara puissent être réintégrées, nous n'avons pas eu de réponse... Or ces actes pris sous sa responsabilité sont illégaux.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 15:50

Les choix décidés par Mme Menhaouara et son équipe mettent en danger les finances communales, le développement économique, l’emploi et l’accès au logement à long terme.

À court terme, c’est une opération de communication qui n’arrêtera aucun des grands urbains dans la commune car ils sont déjà engagés : Mme Menhaouara est une écolo de pacotille. Enfin les recettes fiscales promises ne seront pas au RDV... ⚠️ danger !!! Précisions en détail sous la vidéo.

Samedi 21 novembre, le conseil municipal était appelé à se prononcer sur le relèvement général de la taxe d'aménagement de 3 à 5% sur l'ensemble de la commune : nous avons voté POUR ✅.

⚠️ Plus problématique est la proposition qui a été adoptée par la majorité municipale d'un taux majoré à 15% sur une partie de la commune, augmentation qui pouvait être envisagée mais pas un niveau aussi excessif (x5)... Voici pourquoi :

🚫 L'application d'un taux majoré de 15% va provoquer dans les parties de la communes concernées l'arrêt total des projets : le "robinet" des recettes sera donc fermé et les financements annoncés par la majorité pour les équipements ne seront pas au rendez-vous. Cela risque donc d'être compensé par nos impôts locaux. 💶 

🚫 Les zones d'activité de la commune sont également visées par ce taux majoré : cela met en péril le développement économique et l'emploi (rappelons qu'il s'agit aujourd'hui de 12.000 emplois grâce aux efforts que nous avions déployés), et dans la période de crise économique actuelle la ville de Bezons se tire ainsi une balle dans le pied et augmentera les difficultés de trouver un emploi local pour les Bezonnais. 👷

🚫 Par ailleurs, la plupart des grands projets urbains étant déjà engagés et pour certains presque terminés, le taux de 15% ne s'appliquera qu'à des projets futurs qui alors qu'on peut déjà s'attendre à ce qu'ils soient beaucoup nombreux seront encore freinés. La réalité est que ce taux s'appliquera donc à de petits projets d'immeubles d'habitation : cela aura pour effet de renchérir leur coût, d'accroître la pression et la spéculation foncière, de limiter la capacité des Bezonnais ou de Franciliens qui recherchent un logement à accéder à la propriété (au coût du marché ou dans un cadre social), à limiter la sortie et le turn over des HLM vers le locatif libre ou l'accession à la propriété, donc à limiter l'entrée de nouveaux Bezonnais dans des HLM. La nouvelle équipe municipale accroîtra ainsi les difficultés d'accès au logement des Bezonnais à des prix abordables ! 🏡🏘🏬

➡️ En conclusion : Ce taux majoré de 15% est une mauvaise idée qui aura des effets contre-productifs. Il n'empêchera pas les projets urbains engagés (et dénoncés par Mme Menhaouara) et nous sommes devant un effet d'annonces qui n'aura pas d'effet réel. Il n'apportera pas les recettes promises par la nouvelle majorité municipale, qui a par ailleurs été incapable de les évaluer. Il met en danger le développement économique, l'emploi, les recettes municipales et l'accès au logement...
Tout ceci est très inquiétant !

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe "Vivons Bezons"

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 17:10

Vers midi le samedi 21 novembre 2020, le conseil municipal devait se prononcer sur les représentants de la commune au sein du conseil d'administration du Théâtre Paul-Eluard.

Nous avons tous été surpris de découvrir qu'alors que le conseil municipal devait désigner 11 représentants en son sein Nessrine Menhaouara refusait toute participation de l'opposition municipale, et proposait pour les autres "collèges" uniquement des soutiens politiques de sa liste. Nous avons demandé que l'opposition puisse participer à hauteur de sa place au sein du conseil municipal et sans oublier que les opposition représentent les deux tiers des suffrages exprimés aux élections municipales : avec la représentation proportionnelle, "Vivons Bezons" aurait pu avoir deux représentants et la liste de M. Roullier un représentant, ils auraient pu contribuer aux échanges au sein du TPE.

Le débat qui a suivi a été consternant, démontrant à quel point Mme Menhaouara méprise l'opposition (et donc les Bezonnais qui ont voté pour elle), agresse les élus et a une vision très autoritariste de la vie communale. Toutes les oppositions sont finalement montées au créneau pour expliquer à quel point ce comportement était intolérable et mettait à mal l'image de la commune de Bezons.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 10:38

Samedi 21 novembre 2020, le conseil municipal de #Bezons examinait la proposition de vœu faite par la majorité municipale actuelle en faveur d'une plus grande ouverture des commerces de proximité malgré le 2e confinement. Malgré ses insuffisance nous l'avons votée. Nos commerçants dès lors qu'ils respectent les règles de sécurité sanitaire connues de toutes et tous aujourd'hui doivent pouvoir ouvrir et la distinction entre commerces essentiels et les autres est absurde. Cependant ce vœu sert avant tout à masquer les insuffisances de l'action municipale dans ce dossier depuis le début de la deuxième vague : elle a refusé de prendre un arrêté municipal pour l'ouverture des commerces afin de participer à l'effort collectif conduit par des centaines de communes de toute couleur politique pour faire pression sur le gouvernement et sortir de la situation ubuesque et contre-productive actuelle.

Nous avons également insisté avec Arnaud Gibert sur la nécessité de faire respecter dans tous les commerces les règles de sécurité sanitaire : il n'est pas possible que certains commerçants fassent des efforts importants et d'autres ne respectent rien, ce n'est pas bon pour la ville, pas bon pour le commerce, pas bon pour les Bezonnais. Dominique Lesparre et moi-même avons pointé que les promesses du gouvernement pour permettre aux bailleurs d'alléger les loyers des commerçants ne sont pas tenues, quoi qu'en dise Mme Menhaouara qui ne connaît visiblement pas le fonctionnement du crédit d'impôt promis par l'Etat. Il ne saurait être question que les locataires de HLM, qui ne sont pas dans une situation sociale facile, portent seuls le poids de la solidarité, si l'Etat ne prend pas sa part.

Enfin rappelons que les améliorations dans l'organisation du marché "Le Temps des Cerises" constatées une semaine après le début du nouveau confinement l'ont été faites sur propositions précises et détaillées du groupe "Vivons Bezons" lors des réunions hebdomadaires du vendredi durant lesquelles le cabinet de la Maire nous informe des mesures municipales pour le nouveau confinement. Nous regrettons que ce matin encore près d'une heure après l'ouverture du marché, il n'y ait aucun encadrement municipal, alors que les élus et services étaient présents dès l'ouverture du marché à 7h30 au printemps dernier.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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