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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 09:01
Quelques remarques et inquiétudes sur les lois d'urgence pour lutter contre la propagation de l'épidémie de #COVID_19

Ce matin commence en commission à l'Assemblée nationale le débat sur le projet de loi de finances rectificative pour 2020 et au Sénat sur les projets de loi organique et ordinaire pour prendre des mesures d'urgence et faire face à la propagation de l'épidémie de COVID-19.

Passons rapidement sur le projet de loi organique qui concerne les délais de traitement des dossiers soumis au Conseil Constitutionnel car c'est celui qui pose le moins de problème. Actuellement la procédure de question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est encadrée par des délais devant les juridictions administratives et judiciaires et le Conseil constitutionnel. Ainsi, l'absence d'examen, dans un délai de 3 mois, des QPC soulevées dans le cadre d'un litige devant le Conseil d'État et la Cour de cassation entraînerait le dessaisissement de ces juridictions et la saisine du Conseil constitutionnel. Or le confinement et la crise sanitaire empêchent ces juridictions de se réunir dans un cadre adéquat ce que ces délais puissent être respectés. Aussi, le projet de loi organique prévoit que le délai de 3 mois de transmission des QPC par le Conseil d'État et la Cour de cassation ainsi que le délai de 3 mois dans lequel le Conseil constitutionnel statue sur une question transmise soient suspendus jusqu'au 30 juin 2020.

Concernant le Projet de loi de finance rectificative, sa présentation même était un passage obligé pour pouvoir mettre en oeuvre d’une garantie de l’Etat relative aux prêts consentis par les banques et établissements de crédit, et ceci avec pour un montant maximal de 300 milliards d’euros (Mds€). Ce qui implique une première remarque : Pourquoi les garanties en France ne sont que de 300 Mds€ alors que l'Allemagne monte à 550 Mds€ ? Ils ont 14 millions d'habitants en plus et de meilleurs comptes publics mais est-ce qu'on en est à chipoter au risque de ne pas être à la hauteur ?
D'un point de vue technique, il reste extrêmement lacunaire à quasiment tous les égards et devra s’accompagner d’un nouveau projet de loi de programmation des finances publiques pour être crédible. Il ne l’est en effet pas à ce stade.
Sur le contenu, le texte manque indéniablement de précision, voire de clarté à plusieurs niveaux et, une nouvelle fois, met en lumière des « décisions » gouvernementales dont la véracité n’est à ce stade pas attesté. Les dépenses réellement engagées par l’Etat seront en toute hypothèse très éloignée des 45 Mds€ annoncés et représenteront un montant pour l’Etat de 15,4 Mds€ si l’on se base sur le référentiel retenu par le gouvernement.

Le projet de loi ordinaire sur les mesures d'urgence et qui crée l'état d'urgence sanitaire pose plus de difficultés. Au regard du caractère inédit de la situation et de l'émotion (légitime) qui en résulte, les mesures qui doivent être prises doivent être exceptionnelles, expérimentales, originales... mais c'est un moment délicat pendant lequel le risque existe de faire passer des mesures excessives et dangereuses à court terme et de créer des précédents douteux à long terme. Notre boussole doit évidemment être l’intérêt général et l’efficacité face à l’épidémie. Cela n'est pas à discuter. Mais il ne peut être question de mettre la démocratie entre parenthèses, ou de confier d'une manière ou d'une autre les pleins pouvoirs à qui que ce soit quel qu’en soit le prétexte. La création d'un "état d'urgence sanitaire" est donc inédit et il conviendrait que le contrôle parlementaire soit renforcé pour assurer le suivi de sa mise en oeuvre et la sortie du dispositif. Le recours aux ordonnances extrêmement nombreuses dans ce projet de loi paraît logique vue l'urgence de la situation, mais elles touchent des champs tellement larges que le contrôle des modifications qui seront opérées du point de vue économique et social sera compliqué sinon impossible après coup. Le Gouvernement nous demande une confiance absolue... Nous sommes pour la confiance méfiante.

En effet, les article 6, 7, 8 et 9 de l'avant projet de loi semblaient initialement particulièrement respectueux du Parlement (limite du décret instituant l'état d'urgence sanitaire, vote d'une loi pour le proroger au-delà de 12 jours, fin de l'EUS en cas de démission du gouvernement ou de dissolution du parlement, information du parlement par le gouvernement de toutes les mesures exceptionnelles prises...) ; or le décret tel qu'il est définit par le projet de loi porte à un mois l'instauration de l'état d'urgence sanitaire sans contrôle réel du parlement ; tout cela dans une période sans possibilité de contrôle juridictionnel de la proportionnalité des mesures. L'article 10 définit ce que l'état d'urgence sanitaire permet au gouvernement : limiter la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et procéder aux réquisitions nécessaires. Ces mesures doivent être proportionnées aux risques encourus et appropriées. Mais il est indiqué "Il est mis fin sans délai aux mesures mentionnées à au premier alinéa dès lors qu’elles ne sont plus nécessaires." Or qui décide ? le gouvernement tout seul ? On peut donc s'interroger ici légitimement sur la façon dont seront conduites les choses...

D'autre part il est à noter que l'article 12  reprend des dispositions déjà existantes concernant les mesures qui peuvent être prises par les représentants de l'Etat dans les territoires et qui existent déjà dans la loi (cf. Article L. 3131-1 du code de la santé publique actuellement en vigueur).

C'est dans la lecture des ordonnances prévues par ce projet de loi que notre interrogation grandit donc, car les mesures envisagées dans le domaine économique et social pourraient ne pas être limitées dans le temps contrairement à ce qui est prévu pour toutes les mesures concernant des sujets de police administrative. Notons encore que la conformité au droit européen n'est d'ailleurs rappelée dans ce projet de loi que pour les questions économiques et sociales et non pour les libertés publiques...

Point commun de toutes ces mesures : on tourne déjà le dos au discours de Macron de jeudi sur le "Quel que soit le coût". L'exécutif choisit donc dans ces domaines de limiter les coûts pour les entreprises au détriment des droits et surtout de la protection des salariés, c'est également une manière de ne pas mettre l'Etat dans une situation où il aurait à indemniser ou soutenir économiquement trop d'entreprises : on fait donc le lien avec un projet de loi de finances rectificative pour 2020 lacunaire, comme nous le disions plus haut, et cela au prix de la sécurité des salariés. Il faut donc regarder à l'article 7 les sous alinéas suivants :

iii) modifier les conditions d’acquisition de congés payés et permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d’une partie des congés payés, des jours de réduction du temps de travail et des jours de repos affectés sur le compte épargne-temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définis par le livre 1er de la troisième partie du code du travail , les conventions et accords collectifs ainsi que par le statut général de la fonction publique ;

On veut permettre aux employeurs de contraindre les salariés à poser leurs jours de Congés payés, RTT et d'utiliser leur Compte Epargne Temps dès maintenant.
Les employeurs, qui font déjà pression sur les salariés en ce sens depuis plusieurs jours, vont avoir intérêt à privilégier cette solution, moins chère et contraignante que le recours à l'activité partielle.
Et les salariés n'auront plus de congés au moment de la reprise de l’activité, notamment cet été, pour récupérer d'une période stressante physiquement et psychologiquement.
Cela pose aussi un problème considérable de rupture d'égalité entre salariés, selon que l'entreprise aura ou non déposé un dossier de recours à l'activité partielle, et aussi selon que le recours au télétravail ou à l'arrêt maladie pour garde d'enfant de moins de 16 ans est possible ou non : des congés d'ici la fin de l'année pour les uns, aucun pour les autres.
Enfin, l'expression "modifier les conditions d’acquisition de congés payés" peut également permettre de toucher à la période d'acquisition des CP, en principe aujourd'hui entre le 1
er juillet le 30 juin, afin de permettre aux entreprises de maximiser les congés à prendre dès maintenant.

iv) permettre aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger de droit aux règles d’ordre public et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical ;

Cette mesure générale devant être précisée par ordonnance est très dangereuse. La situation est déjà extrêmement difficile pour ceux qui doivent travailler en présentiel. Va-t-on jusqu'à remettre en cause les durées de repos minimales du droit européen (repos journalier de 13h, hebdo de 24, 48h max hebdo...) ?
On ne peut pas demander aux quelques salariés qui doivent continuer à travailler, pour des raisons évidentes compte tenu de leur activité, de se tuer à la tâche. Il faudrait au contraire les ménager pour qu'ils tiennent dans la durée, organiser les roulements, le repos, etc.

viii) modifier les modalités d’information et de consultation des instances représentatives du personnel, notamment du comité social et économique pour leur permettre d’émettre les avis nécessaires dans les délais impartis ;

Tout dépend de ce que contiendront les ordonnances. Si c’est pour suspendre les délais de consultation des Comités sociaux d'Entreprise (CSE) sur les projets en cours, c'est heureux, mais à condition que la mise en œuvre de ces projets d’entreprise soient eux-mêmes suspendus ; mais cela nous paraît assez improbable. Ce sont donc les salariés qui en feront les frais.
Si c'est pour permettre aux entreprises de remettre en cause toute procédure d'information/consultation des CSE, ou pire, toute obligation de les réunir par visio-conférence, c'est dangereux et largement absurde, dans la mesure où il est au contraire indispensable dans la période de réunir les comités pour les associer à la recherche de solutions concertées, intelligentes, sur-mesure, au bénéfice des salariés comme des entreprises. C’est ce que demandent les CSE, les organisations syndicales et à bien des égards les entreprises qui cherchent des solutions intelligentes et adaptées dans la période.

Aucune interpellation, ou rappels à l'ordre, de la part des des salariés, CSE et organisations syndicales dans les entreprises ne peut être prise au sérieux, puisque il n'y a plus de justice et plus d'inspection du travail. Donc pas d'enquête ni inspection dans les entreprises (confinement), et pas de sanction possible pour les manquements. Et les entreprises commencent à bien le comprendre. 
Il reste donc les médias, et la politique, mais évidemment dans les circonstances il va être facile pour les démagogues de dénoncer les alertes des représentants des salariés et de les faire passer pour des caprices puisqu'on garantit le maintien des emplois. 

Nous devons pourtant absolument faire entendre le message qu'il faut protéger ceux qui travaillent parce qu'on a jamais eu autant besoin d'eux. 

Frédéric FARAVEL

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 22:30

Au moment où notre pays et nos concitoyens s’apprêtent à vivre une épreuve inédite et complexe pour tenter de surmonter la menace épidémique du #CoVid_19, nous découvrons avec effarement le tract éruptif de Madame Menahouara qui semble faire fi de la situation. Dès dimanche soir, Dominique Lesparre a rappelé qu’il était trop tôt pour indiquer quelle serait la suite de la campagne (ce qui n’empêche pas de considérer qu’il soit logique d’appliquer à gauche le rassemblement autour de la liste arrivée en tête).

Le dépit d’être arrivée seconde explique la violence des propos de la candidate ; le vernis écologique dont elle a badigeonné son discours depuis un an (alors qu’elle a voté les mesures - notamment le Plan Local d'Urbanisme de 2015 - qu’elle dénonce aujourd’hui) masque mal la haine personnelle qu’elle voue au Maire de Bezons.

Normalement quelques semaines de réflexion devraient permettre à cette dame de retrouver le sens commun, la connaissant je n’y compte plus trop... puisqu’aucune des listes de gauche qui ont perdu le premier tour en semble trouver un discours rationnel, le moment venu nous appellerons les Bezonnais.es de gauche, écologistes et progressistes à faire le choix du calme, de la raison et de la sauvegarde de la solidarité en se rassemblant autour de l’équipe Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons.

"Le moment venu"... ce qui veut dire que ce qui compte pour le moment, c'est de vous protéger, de protéger votre famille et donc de respectant les consignes de confinement - bien que désagréables - décrétées lundi 16 mars au soir... Restez chez vous, restez en bonne santé...

Frédéric Faravel

Quand la candidate "PS-EELV" de #Bezons allie irresponsabilité et indécence...
Quand la candidate "PS-EELV" de #Bezons allie irresponsabilité et indécence...
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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 08:59
LE CORONAVIRUS, LA MONDIALISATION NÉO-LIBÉRALE ET LA BATAILLE CULTURELLE

Le texte publié ci-dessous est une analyse géopolitique et économique de la Gauche Républicaine & Socialiste rédigée le mercredi 11 mars 2020

Les places financières mondiales se sont effondrées en ce début mars. Une telle violence des baisses d’indices, de l’ordre de 20% en quelques séances, n’avait plus été observée depuis le krach de 2008. Plusieurs facteurs se sont conjugués pour aboutir à ce désastre : des anticipations de croissance moroses, l’arrêt de l’activité en Chine pour cause de coronavirus et un vif désaccord entre Saoudiens et Russes sur la production de pétrole.

Chronologiquement, c’est ce dernier facteur qui a précipité la chute. L’Arabie Saoudite était plutôt encline à réduire la production et soutenir ainsi les cours du baril. La Russie se disait pour sa part qu’un baril durablement sous les 40 dollars pourrait détruire l’industrie américaine du pétrole de schiste (dont le seuil de rentabilité se situe au-delà des 50 dollars). C’est le point de vue de cette dernière qui a finalement prévalu. Mais les cours du pétrole étaient déjà bas, reflétant la faiblesse de l’économie réelle, dès avant l’impact du coronavirus. La gestion de la maladie par la Chine n’a fait qu’aggraver une situation latente de surproduction – et donc de survalorisation des cours de bourse.

A présent, on ne peut que redouter les effets dévastateurs de la crise financière sur la sphère productive. Les banques vont essuyer des pertes colossales et réduire encore davantage l’accès des entreprises au crédit (investissements et surtout trésorerie). De l’autre côté, le coronavirus entraîne non seulement des ruptures d’approvisionnement mais aussi des reports voire des annulations pures et simples d'événements, de transports, de voyages touristiques et professionnels, etc. Ce premier trimestre 2020 subit donc à la fois un choc d’offre et un choc de demande. Tout (en tout cas beaucoup) dépend maintenant de la vitesse de récupération de la Chine, atelier du monde.

Si l’Empire du Milieu se remet en marche d’ici quelques semaines, peut-être que l’économie repartira. Mais ça n’est qu’un « peut-être » car pour de très nombreuses entreprises et secteurs d’activité, « quelques semaines » veut dire une éternité. Faute de clients, de pièces détachées et de crédit, des milliers d’entreprises pourraient avoir entre temps déposé leur bilan.

Mis à part les mesures conjoncturelles que prendront les gouvernements pour atténuer ces chocs (inondation de liquidités sur les marchés, dégrèvements fiscaux et sociaux, voire même des relances budgétaires), la grande question que pose évidemment cette crise est celle de notre dépendance matérielle à la Chine. La consommation mondiale et notamment occidentale, s’appuie sur une production dont la chaîne de valeur remonte presque toujours 

là-bas. Hormis quelques niches de type armement ou centrales nucléaires, toute notre industrie contient du Made in China. Si la Chine s’effondre, nous ne pouvons plus produire de voitures, d’avions, d’appareils électroniques, de machines, de médicaments, ni même de vêtements ou de maisons.

C’est si vrai que l’effet le plus catalyseur, intellectuellement, du coronavirus a été de convertir des amoureux de la mondialisation heureuse comme Thierry Breton ou Bruno Le Maire aux vertus de la souveraineté économique. C’est à peine s’il faut se pincer, pour être sûrs de bien les entendre expliquer aujourd’hui le contraire de ce qu’ils nous infligeaient hier. Ils prononcent le mot « relocalisation ». Ils ne font plus des sauts de dix mètres sur leur chaise lorsqu’on leur suggère que le concept de « démondialisation » n’est pas si stupide, ni soviétique, ni vénézuélien que tous les idéologues néolibéraux nous l’enseignaient jusqu’il y a deux mois. On commence à se dire que passer des accords de libre-échange avec l’Australie pour lui acheter du bœuf ou la Nouvelle-Zélande pour lui acheter du lait, n’est pas forcément d’une rationalité économique évidente.

Même l’Union européenne bruisse de ces réflexions sacrilèges – lesquelles ne sont certes pas encore parvenues au cerveau du Commissaire au Commerce international (ce qui s’explique sans doute par la lenteur des influx nerveux chez les dinosaures). Même l’Allemagne (!!!!) convient que la règle d’or budgétaire est un peu trop rigide.

Nous assistons donc aux prémices d’une victoire culturelle. Les faits nous donnent raison. La tension extrême dans laquelle se déploient les flux économiques et financiers mondiaux est en train de se rompre, nous laissant momentanément à poil, et honteux – par exemple de devoir compter sur la Chine pour fournir l’Italie en appareils de réanimation médicale, ou Sanofi en principes actifs médicamenteux.

Tout cela, toutes ces innombrables choses qui nous permettent de vivre dans un confort à peine imaginable pour les humains d’il y a un siècle et demi, nous pouvons le produire nous-mêmes, chez nous. Sans supprimer la mondialisation, nous pouvons et nous devons rapatrier des industries et les compétences, les savoir-faire et les salaires qui vont avec. Le coronavirus vient de nous montrer que la démondialisation n’est pas qu’une question idéologique, ni même principalement sociale; c’est une question de survie.

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 16:22
Dominique Lesparre et ses colistiers de "Vivons Bezons"

Dominique Lesparre et ses colistiers de "Vivons Bezons"

Dans quelques jours, le dimanche 15 mars, vous serez appelés à choisir, à désigner, celles et ceux qui seront vos représentants au conseil municipal de Bezons pour 6 ans.

Je veux rappeler ici en quelques lignes les raisons pour lesquelles je me suis engagé depuis plusieurs mois pour la liste "Avec Dominique Lesparre, vivons Bezons".

Vous connaissez Dominique Lesparre, notre Maire ; vous connaissez son engagement de toujours et de chaque instant pour la solidarité et la justice. Vous connaissez l'action qu'il a menée depuis qu'il a succédé à Jacky Leser, pour défendre le logement pour tous, pour maintenir et développer les services publics locaux, pour la culture et l'enfance, pour mettre aussi le développement économique au service des habitants et de la collectivité.

Dans quelques mois, grâce à lui et aux membres loyaux de sa majorité municipale, nous bénéficierons TOUS de nouveaux commerces et d'un grand supermarché de qualité, d'un nouveau cinéma, et de centaines de nouveaux logements qui par leur diversité répondront à bien des attentes des Bezonnaises et des Bezonnais, tant parmi les nouveaux que les anciens habitants.

Grâce à un effort inédit de l'action municipale, nous profiterons également TOUS dans quelques semaines, dans quelques mois, d'espaces verts plus nombreux (contrairement à ce que je lis parfois Bezons n'en aura jamais compté autant depuis plus de 60 ans), avec un parc Bettencourt rénové et agrandi de deux hectares ! Nos enfants commencent déjà à profiter, à deux pas de l'école Victor-Hugo, des nouveaux jeux de plein air qui viennent d'y être installés.

Dominique Lesparre a réuni cette année autour de lui et à votre service une équipe de gauche, rajeunie et renouvelée profondément, mêlant compétences et enthousiasme, pour porter avec vous les projets qui sont l'avenir de notre ville.

Ensemble et avec vous, nous serons capables de prendre le relais de l'action engagée, d'agir et d'avancer !

Notre Ville a besoin, peut-être plus que d'autres encore, d'être en permanence défendue, auprès des pouvoirs publics, auprès des institutions, que ce soit l'Etat, le département, la Région... Ils ont trop souvent tendance à oublier les villes populaires et fières de l'être. Bezons doit se faire entendre et le Maire qu'éliront les conseillères et les conseillers municipaux que vous aurez choisis devra être quelqu'un de combatif et de déterminé ; quelqu'un qui ne se laisse pas aller au fatalisme ambiant, qui sache tenir tête et ne pas se laisser embobiner par les technocrates et les financiers. C'est ce qu'est Dominique Lesparre et nous continuerons sur cette voie avec lui.

D'ailleurs, où étaient celles et ceux qui se présentent aujourd'hui contre nous pour réclamer votre vote, lorsqu'il y avait besoin de lutter pour le maintien du commissariat de police, pour la Caisse primaire d'assurance-maladie, pour l'hôpital d'Argenteuil régulièrement menacé, pour défendre le logement social ou Argenteuil-Bezons Habitat ? Ah ça, y en a qui sont habitués à faire du bruit avec leur bouche, à raconter tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi) sur de grandes affiches jaunes, à tenter des coups de comm' ou à faire des selfies avec Manuel Valls...! Mais dans les moments cruciaux, ils avaient disparu !

D'autres encore, à droite, prévoient déjà la fermeture de certains services publics municipaux, comme le centre municipal de santé, dont nous connaissons tous l'importance pour nombre de nos voisins.

Et c'est la dernière raison que je veux évoquer et qui doit, selon moi, vous encourager à venir voter dès le 15 mars pour Dominique Lesparre. Nous devons donner un signal politique !

Nous devons sanctionner à l'occasion des élections municipales la politique d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. Une politique qui casse les services publics, qui casse nos droits économiques et sociaux, qui abîme nos libertés, qui veut aujourd'hui briser notre système de retraites par répartition. Nos concurrents électoraux naviguent entre ambiguïtés (en négociant pendant des mois pour obtenir sans succès le soutien du parti du Président de la République, en soutenant les initiatives pour empêcher la grève) et soutiens à ces politiques. Menahouara, Roullier ou Stenström, c'est finalement 50 nuances de Macronisme !

Avec Dominique Lesparre et son équipe, vous avez un engagement à 100% contre la réforme Macron des Retraites, à 100% contre Macron, à 100% pour vous défendre, défendre vos intérêts face aux puissants.

Alors, dès le dimanche 15 mars, dès le premier tour des élections municipales, mobilisons nous, votons pour la liste conduite par Dominique Lesparre.

Frédéric Faravel

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 10:14

Les candidats de la liste "Avec Dominique Lesparre, vivons Bezons" vous présentent nos propositions emblématiques pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020.

Dans cette vidéo : la sécurité, les espaces verts, l'écologie et l'agriculture urbaine, l'urbanisme, le développement économique, les transports, les impôts locaux et les finances.

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 17:31

Les 15 et 22 mars 2020, vous choisirez vos conseillers municipaux et votre maire pour les 6 prochaines années.

Je me suis engagé pour la liste "Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons", pour une ville ancrée à gauche qui agisse pour la solidarité, le progrès social, et s'en donne les moyens.

Ian Brossat viendra au banquet républicain de la liste "Avec Dominique Lesparre vivons Bezons", le 29 février, à la nouvelle salle Elsa Triolet-Aragon.

Au programme, un bon dîner, des beaux échanges, et une soirée festive animée par un DJ.

20€ pour les adultes et 10€ pour les enfants !

Inscrivez-vous au 07 69 69 76 71, ou à l'atelier de campagne, au 13 avenue Gabriel Péri !

Rejoignez nous pour le Banquet républicain de la liste "Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons"
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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 08:57
La jeune Mila lors de l'émission Quotidien le lundi 3 février 2020

La jeune Mila lors de l'émission Quotidien le lundi 3 février 2020

Depuis le déclenchement de l'affaire Mila, c'est-à-dire la révélation par quelques médias d'un mouvement de harcèlement cybernétique violent et haineux à l'égard de cette jeune femme, la presse écrite ou audiovisuelle - chaines d'information en tête - tentent de rattraper le temps perdu (pour elles) en posant le débat dans des formes caricaturales : on devrait adhérer ou rejeter ce que dit Mila et la façon dont elle le dit et malheureusement des responsables politiques (ou plutôt des has been en mal de couverture) alimentent cette dérivation. Il faut remettre les choses en place.

Personne ne demande de partager le point de vue de Mila, personne non plus ne dit que c’est de cette façon dont il faut s’exprimer... là n’est pas le sujet ! Pour ma part, je n'aurais pas dit ce qu'elle a dit, je n'aurais pas choisi ses mots, pourtant cette jeune femme a droit à tout mon soutien en tant citoyenne dont les droits doivent être respectés et la sécurité physique garantie. Ce devrait d'ailleurs être la mission et le seul discours des pouvoirs publics sur cette affaire.

Rappelons au demeurant que Charlie Hebdo, qui est certes un hebdomadaire satirique mais qui aborde sérieusement ses dossiers, exprime régulièrement sur les religions, les réacs et les bigots des propos parfois similaires à ceux de la jeune fille. Le fait que la publication soit satirique ne diminue pas la portée des arguments qu'ils développent à côté des caricatures, avec esprit, talent, réflexion... parfois avec outrance... Cela ne diminue pas non plus le fait que c'est bel et bien leur pensée qui est exprimée. Charlie avait été attaqué devant les tribunaux pour "les caricatures de Mahomet" : l'hebdomadaire avait tout à fait logiquement remporté le procès et heureusement. On sait ce que depuis ont donné les menaces de mort, c'est pour cela qu'il ne faut pas prendre à la légère les propos qui sont tenus contre Mila.

Pour ma part, je considère de plus que son entretien dans l'émission Quotidien fut grandement utile. On y voit une jeune femme posée, sans haine, qui sait que son mode d'expression était outrancier et qu'elle aurait dû argumenter son propos ; je trouve que cette jeune fille n'est pas une folle dangereuse inconsciente en pleine crise d'adolescence comme voudraient le faire entendre certains. Disons lui donc que malgré l'outrance de ses propos initiaux, elle n'est pas pour autant en tort.

En réalité, ce qui est en jeu c’est que cette jeune femme n’a fait qu’exprimer vertement un point de vue sur une idée, une croyance... et non sur des personnes... elle n’a appelé à la haine contre personne. FIN DE L’HISTOIRE : elle n’enfreint aucune loi... des gens peuvent exprimer des choses qui nous choquent ou nous indignent et ça arrive tous les jours dans le débat intellectuel, on accepte c’est exactement la même chose ici.

Rappelons les faits : cette jeune fille a d’abord été insultée, elle, pour sa personne, parce qu’elle avait repoussée des avances un peu insistantes et parce qu’elle était lesbienne, tout cela à grand renfort d’arguments pseudo religieux... C’est dans ce contexte qu’elle explique que « la religion c’est de la merde ». Donc les insultes ont commencé avant les propos qui lui sont reprochés par certains, ces propos ne pouvant justifier à un quelconque moment qu’elle soit menacée de viol ou de mort !

Le problème politique c’est que les gens qui sont censés défendre la liberté en République (sauf quelques uns comme la Gauche Républicaine & Socialiste) ont réagi tard ou pas du tout, que des personnalités comme Mme Belloubet ou Mme Royal donnent à penser qu’on pourrait rétablir le délit de blasphème en dénonçant une « atteinte à la liberté de conscience » et en confondant attaque sur les personnes et critique d’une idée... Il y a ici un réflexe surannée de personnalités, surtout Madame Royal qui cherche aussi à faire du Buzz, marquées par une forme de conservatisme bourgeois (et catholique, pour Mme Royal c'est évident).

Dans ce contexte évidemment la droite conservatrice et l’extrême-droite y voient un moyen supplémentaire de taper sur « les » musulmans (heureusement tous les Français de confession musulmane n’ont pas à être comptables des propos des abrutis qui ont menacé Mila ou du représentant du CFCM)...

Ajoutons à cela ce qui est décrit dans la tribune publiée par Le Monde sur l’influence de la jurisprudence de la CEDH concernant les rapports entre religions et société (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/04/gwenaele-calves-avec-l-affaire-mila-un-vent-mauvais-s-abat-sur-la-liberte-d-expression_6028318_3232.html). En quelques mots : la position du droit français dans ce type d'affaire est d'une clarté parfaite comme l'illustre le classement sans suite de la demande d'instruction pour provocation à la haine ; la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg influence des responsables politiques dont la réflexion idéologique a disparu.

Tout cela a évidemment des implications politiques dont il faut tirer les conclusions mais pas de la manière dont la presse le traite : il ne s’agit pas de savoir si on est d’accord avec les propos de Mila mais d’assurer qu’il n’y ait pas de tutelles religieuses explicite ou implicite sur les libertés publiques, la liberté d’expression et la règle républicaine en général... Lors du procès des caricatures de Mahomet, le président Chirac avait appelé Charlie à être un journal responsable ; plus personne n'aurait après les attentats de 2015 tenir les mêmes propos, mais dans une classe politique et un gouvernement largement décérébrés il semble que l'appel à l'autocensure ne suffise plus quand il s'agit des citoyennes et des citoyens.

Frédéric Faravel

Ségolène Royal et Nicole Belloubet, les vieilles bourgeoises contre Mila

Ségolène Royal et Nicole Belloubet, les vieilles bourgeoises contre Mila

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 14:10
Des Lycéens bezonnais victimes de violences policières... La France n'est certes pas une dictature, mais ses citoyens subissent une grave dérive autoritaire

Je me suis rendu ce matin, mercredi 29 janvier 2020, devant l'entrée du Lycée Ronceray de Bezons pour apporter - aux côtés de Dominique Lesparre, maire PCF de la commune et tête de liste "Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons", et de nombreux adjoints au Maire et conseillers municipaux du groupe de gauche (de nombreux citoyens étaient également présents) - mon soutien aux lycéens qui avaient été victimes de violences policières hier.

Quels sont les faits ?

Dans toute la France, les épreuves du bac sont  largement perturbées, que ce soit par des blocages unitaires entre professeurs et élèves, autour de rassemblements pour informer les élèves et protester contre leur tenue, ou encore par la grève pure et simple de la surveillance et la mobilisation des lycéens. Le but est  simple : empêcher le bon fonctionnement des E3C, série d’épreuves de contrôle continu, qui accroissent la sélection, mettent les élèves en concurrence dès le début de l’année et vont renforcer les inégalités, notamment pour les élèves des quartiers populaires.

C'est également le cas à Bezons et les lycéens s'étaient donc rassemblés hier devant leur établissement pour manifester. Les forces de l'ordre sont donc intervenues : jusqu'ici rien qui ne soit logique... en effet la présence de policiers sur ce type de rassemblements souvent spontanés est nécessaire, ne serait-ce que pour assurer la sécurité des enfants eux-mêmes, l'entrée du lycée longeant une route très fréquentée ce qui est en soi risqué dans le cadre d'un rassemblement massif. Or, sans qu'il y ait de raisons proprement identifiées, et surtout sans que les manifestants n'aient fait preuve d'agressivité, les forces de l'ordre ont chargé ; des enfants ont été blessés en lien direct avec cette "intervention musclée" et disproportionnée. Une délégation de lycéens s'est donc rendue en mairie immédiatement et a été reçue par le maire, qui, après avoir visionné photos et vidéos, a immédiatement réagi en adressant une lettre de contestation au préfet du Val-d’Oise (ci-dessous en pièce jointe). Un élève a été sévèrement blessé au bras après avoir reçu plusieurs coups de matraques, il s'est rendu à l'hôpital et selon ses camarades interrogés ce matin portera plainte ; un autre élève a été étranglé par un policier, il est choqué et j'imagine que des démarches équivalentes sont en cours.

Ces faits sont proprement inacceptables ! On sait bien que les rassemblements lycéens sont parfois délicats à gérer, mais rien ne justifiait un usage de la force, par ailleurs totalement disproportionné. Mais en l'occurrence la violence n'est pas le fait des enfants dans cette affaire.

J'avoue avoir été choqué ce matin par le comportement des policiers présents en petit nombre dans le rassemblement organisé par les lycéens eux-mêmes tout à la fois pour poursuivre leur mobilisation contre la politique conduite par le ministre de l'Education nationale et pour dénoncer les violences policières commises la veille. Il nous a semblé que notre présence était d'autant plus nécessaire ce matin pour que de tels faits ne se reproduisent pas et ce que j'ai constaté m'a renforcé dans cette analyse. Alors que le rassemblement était parfaitement calme (des prises de paroles des jeunes encadrant le rassemblement étaient construites et sans aucune agressivité) et que les forces de l'ordre étaient évidemment prévenues de la présence des membres du conseil municipal, au-delà de l'équipement classique de la police nationale, deux agents étaient équipés de lanceurs de balles de défenses (LBD, tristement célèbres, armes de guerre), ce qui au regard de la configuration des lieux était totalement inapproprié et représentait en cas de réaction malvenue de l'un d'entre eux un risque grave de blessures. Les policiers se sont mis à filmer les élèves rassemblés ce qui est une forme d'intimidation ; ils ont tenu des propos parfaitement irrespectueux à l'égard des adultes présents sur place pour s'assurer du bon déroulement de l'événement "ne parlez pas avec ces gens-là !" - ces gens-là étaient des élus locaux, des cadres territoriaux, etc. (!?) ; aucun des agents des forces de l'ordre ne portait son matricule réglementaire ; le commissaire divisionnaire d'Argenteuil est venu avec une morgue invraisemblable accuser le Maire d'organiser "un coup politique", ce à quoi on peut facilement rétorquer que s'il n'y avait pas eu de "coups" portés hier sur les élèves il n'y aurait pas eu de "coup politique" si on peut appeler ainsi l'action d'un maire venu s'assurer de la sécurité des jeunes de sa commune. Plusieurs enseignants nous ont indiqué avoir été la veille par le même responsable qualifié d'"inutiles". Tout cela fleure bon le "nous ne sommes pas dans le même camp !" du Préfet Lallement à Paris à l'endroit d'une manifestante sexagénaire pacifique.

Il y a ici un détournement et un dévoiement patenté des missions de sécurité - alors que nous avons besoin d'une police RÉPUBLICAINE forte et nombreuse pour assurer le maintien de l'ordre et la sécurité publique -, qui plus est en menaçant des enfants ; cette situation est particulièrement inquiétante et révélatrice d'une dérive plus large du pouvoir actuel en France.

Je me permets de développer mon propos plus bas.

Lettre adressée le 28 janvier 2020 au Préfet du Val-d'Oise par Dominique Lesparre, maire de Bezons

Comme il en a pris l'habitude lorsqu'il est en difficulté (ce qui est de plus en plus fréquent), Emmanuel Macron a réagi depuis l'étranger pour parler de politique intérieure et lancer une nouvelle provocation. Ainsi en Israël, il a indiqué à un certain nombre de journalistes : "Aujourd’hui s’est installé dans notre société, et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie. Qu’il y a une forme de dictature qui s’est installée. Mais allez en dictature [sic] ! La dictature c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature c’est un régime où l’on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est ça, essayez la dictature et vous verrez !" Il faudra sans doute un jour étudier quel rapport intime le Prince Président Emmanuel Macron entretient avec le personnage d'OSS117 interprété par Jean Dujardin pour faire de telles sorties.

Le président de la République n'a décidément aucune empathie pour son propre peuple et refuse ouvertement de comprendre le désarroi d'une part croissante de nos concitoyens s'exprimant sous la forme évidemment excessive du "nous ne sommes plus en démocratie", qui traduit confusément le malaise qui existe concrètement sur les dysfonctionnements de notre démocratie.

Il est tout de même patent - et nous l'avons vu à plusieurs reprises ces deux dernières années - que de nombreux ressors démocratiques de notre pays ne fonctionnent plus,
1- que les causes soient antérieures à l'élection d'Emmanuel Macron (l'idée même que l'extrême droite serait désormais abonnée au second tour de l'élection présidentielle en est un symptôme évident) et qu'il n'ait rien fait pour le réparer (bien au contraire) :
⭕️ c'est le cas du renforcement du caractère présidentiel de notre régime institutionnel, avec une Assemblée nationale qui n'a plus aucune autonomie vis-à-vis de l'exécutif et n'entend plus l'expression populaire, avec un mode de scrutin qui amène de manière de plus en plus caricaturale une minorité à bénéficier d'une majorité parlementaire écrasante ;
⭕️ c'est le cas de la dérive ordo-libérale de la construction européenne, qui empêche des gouvernements démocratiquement élus de mener (essentiellement dans les domaines économiques et sociaux, car il n'y a pas eu de réactions européennes aussi fortes face aux dérives autoritaires en Pologne, Slovaquie ou Hongrie) les actions pour lesquelles les citoyens les ont mandatés...

2- que la pratique du pouvoir d'Emmanuel Macron introduise de dangereuses ruptures :
⭕️ les invocations à la démocratie sociale et au dialogue social de la part de l'exécutif sont peu de choses quand on mesure à quel point les syndicats, les représentants des salariés sont méprisés ; rappelons nous la "déception" exprimée par la CFDT elle-même lors des Ordonnances Pénicaud qui ont tant abîmé le droit du travail ; rappelons nous le piège tendu aux partenaires sociaux par le gouvernement sur l'assurance chômage pour justifier qu'il décide seul par décret d'évolutions qui fragilisent aujourd'hui les demandeurs d'emplois ;
⭕️ si des prémisses existaient lors de la fin du quinquennat précédent, la façon d'appliquer les doctrines de maintien de l'ordre, la violence déchaînée contre des manifestants pacifiques dans leur immense majorité avec un taux de blessés rarement vu depuis plusieurs décennies, la loi dite "anti-casseur" de 2019, les propos inacceptables d'un préfet de police, la sévérité extrême des interpellations et des sanctions contre des manifestants et des journalistes, sous des prétextes parfois douteux, face à ce que qui a été perçue comme une forme de mansuétude vis-à-vis de représentants des forces de l'ordre suspectés de bavures... tout cela crée un climat délétère.

A l'occasion de la sortie de son dernier livre Les luttes des classes en France au XXIème siècle, Emmanuel Todd a exprimé quelques éléments à prendre en compte dans notre réflexion collective : "La démocratie, c’est voter librement, parler librement (...) [nous pouvons effectivement faire cela], mais la démocratie ce n’est pas juste ça. Ce sont des conditions nécessaires. Il faut aussi pouvoir voter pour des gens qui vont être d’accord pour œuvrer pour le bien des gens qui ont voté pour eux (...) Il faut que le gouvernement élu ait la possibilité de changer les choses. Pour qu'une démocratie existe il faut que le gouvernement puisse agir.”

Il n'est donc pas étonnant que nos concitoyens, confrontés systématiquement au TINA, au discours sur l'absence d'alternative, proféré par un exécutif qui se confond sans cesse avec une forme de caste mêlant une partie de la technocratie aux intérêts financiers multinationaux, confrontés à ce discours d'impuissance sur le caractère indépassable des contraintes, en viennent à douter de la réalité de notre démocratie et finissent par considérer que la dérive autoritaire (et parfois violente) du pouvoir est inversement proportionnelle à sa capacité à agir pour le bien commun.

Frédéric FARAVEL

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 13:47

À la veille du 50ème Forum économique mondial de Davos (Suisse), Oxfam France publie son rapport annuel sur les inégalités mondiales. Sans grande surprise, le décalage entre les plus pauvres et les plus riches s'amplifie dans le monde et en France.

L'ONG met à jour les dernières données sur les inégalités dans le monde et chaque année, les richesses se concentrent un peu plus. C'est encore le cas en 2019 : les 1% les plus riches de la planète possèdent désormais plus du double du reste de l'humanité, soit 92% de la population mondiale. Dans le même temps, près de la moitié de la population mondiale, soit près de 3,8 milliards de personnes, vit toujours avec moins de 4,5 euros par jour.

La France ne fait pas exception à cette tendance générale avec 41 milliardaires, quatre fois plus qu'après la crise financière de 2008. Qui sont-ils ? Plus de la moitié ont hérité de leur fortune et seulement cinq sont des femmes. Quant à leur richesse cumulée, 329,9 milliards de dollars, c'est cinq fois plus qu'après 2008. La France maintient un statu quo mortifère alors qu'elle est traversée par la révolte des gilets jaunes et par la plus longue grève générale de la Ve République. Il n'y a pas de doute, ce statu quo sera à nouveau consolidé lors du 3e "Sommet" Choose France que le Prince Président organise pour 200 grands patrons dont 165 étrangers : de Netflix à Youtube en passant par Lime (connu pour ses trottinettes électriques), BMW, Fedex ou encore General Electric, sur qui de forts soupçons de collusion et de conflits d'intérêts pèsent en lien avec l'entourage technocratique et politique d'Emmanuel Macron. Une réception à Versailles, dans la galerie des glaces en compagnie d'une vingtaine de ministres. À l'Élysée, on souligne que "ce sont les réformes engagées depuis le début du quinquennat Macron" qui dynamiseraient les investissements : simplification du droit du travail, allègement des contraintes et des charges pour le patronat. Près de 4 milliards d'euros provenant de grands groupes étrangers seraient en passe d'être investis en France, a annoncé l'Élysée dimanche soir, en amont de ce sommet. Or comme vous pourrez le lire plus bas, c'est bien peu de choses, comparé à la casse de notre modèle républicain et social, aux prébendes cédées aux entreprises étrangères et à la politique fiscale extrêmement favorable aux détenteurs "nationaux" du grand capital.

Symbole de la prospérité des milliardaires français, Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH est devenu l'homme le plus riche du monde le 16 décembre 2019, en l'espace de quelques heures, devançant Jeff Bezos, patron d'Amazon, et évinçant Bill Gates. Avec une fortune de 76 milliards de dollars, il est revenu en 4e position dans le dernier classement du magazine Forbes, publié le 27 décembre 2019.

Parmi les 20 plus grandes fortunes du monde figure un autre Français, ou plus précisément, une Française : Françoise Bettencourt Meyers. L'héritière du groupe de produits cosmétiques L’Oréal, qui se situe au 14e rang avec 59,9 milliards de dollars, est la plus riche femme de la planète, selon Forbes.

Cette démonstration illustre l'indécence de la politique fiscale du gouvernement. La suppression de l'ISF s'est donc opérée à la demande d'Emmanuel Macron au moment où le nombre des ultra riches en France commençait à exploser. Cette mesure, ainsi que l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU ou "flat tax") de 30% sur les revenus du capital, auparavant taxés au barème de l’impôt sur le revenu, devait "favoriser la croissance de notre tissu d’entreprises, stimuler l’investissement et l’innovation", selon la lettre de mission de Matignon de décembre 2018.

France Stratégie, dans son rapport d'évaluation mardi 1er octobre 2019, estimait que la réforme a "un impact très incertain" quant à l’atteinte des objectifs de la direction générale du Trésor, à savoir un impact de 0,5 point de PIB et la création de seulement 50.000 emplois. Or ces dispositions ont coûté à la puissance publique 4,5 milliards d'euros par an (pour le remplacement de l'ISF par "l'impôt sur la fortune immobilière"), d'un côté, et près de 1,7 milliard d'euros par an (instauration de la flat tax) de l'autre.

Inefficaces, inégalitaires, ces politiques ont accru tout à la fois les écarts entre catégories sociales mais elles sont également renforcé le sentiment de mépris à l'égard d'une grande majorité de nos concitoyens, alors même que la pauvreté s'est remise à croître sous ce quinquennat. Sans effets réels sur l'activité économique, dans un contexte où la fraude fiscale n'a jamais été aussi forte, alors que nos concitoyens réclament des efforts plus partagés, il faudra revenir sur l'ensemble des cadeaux qu'Emmanuel Macron a accordé à la finance et aux ultra-riches.

Frédéric FARAVEL

Les super riches tricolores : quel bonheur de savoir ... où reprendre l'argent !

Les super riches tricolores : quel bonheur de savoir ... où reprendre l'argent !

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 19:47
SOCIALISTES, NOUS AIMONS BEZONS ET NOUS CHOISISSONS DOMINIQUE LESPARRE

Nous sommes socialistes de cœur et nous aimons Bezons. Nous lui avons apporté notre engagement et nous voulons continuer d’agir pour que notre ville porte nos valeurs et nos espérances, au service des Bezonnaises et des Bezonnais, lors des prochaines élections municipales.

Aujourd’hui, notre ville évolue sans renier son histoire et en offrant la promesse d’une meilleure qualité de vie. Aujourd’hui, notre ville se bat pour l'emploi, le dynamisme économique, l’éducation et le logement pour tous, contre l'habitat indigne. Elle agit pour développer de nouveaux services et commerces, de nouvelles activités culturelles, sportives et de loisirs.

Depuis plusieurs années, en France, solidarités et services publics sont mis à mal. Les attaques contre notre modèle social et républicain ont atteint un niveau invraisemblable depuis l’élection d’Emmanuel MACRON à la Présidence de la République.

Face à cette situation nationale, les équipes municipales successives de notre ville ont toujours été un rempart et une protection (cuisine centrale, centre de santé, centres sociaux, etc.).

Nous sommes profondément convaincus que l'action de notre maire, Dominique LESPARRE, est un atout et que le rassemblement de la gauche et des progressistes, dont il a toujours été l’artisan, est indispensable pour poursuivre cette action.

Nous avons donc été consternés, mais pas étonnés, que des élus « étiquetés PS » (dont certains ont, par opportunisme, pris tout récemment l’étiquette écolo : EELV ou Génération Écologie) avec à leur tête Nessrine MENHAOUARA, pourtant adjointe de Dominique LESPARRE, aient décidé de rompre notre union.

De 2014 à aujourd'hui, les élus PS ont voté tous les budgets permettant les transformations en cours. Rien ne justifie qu'ils critiquent désormais ainsi tout ce qui a été entrepris, sinon les ambitions personnelles de Mme MENHAOUARA.

C’est irresponsable et dangereux car cela met notre ville à la merci de la droite, quand le pays subit déjà les agressions d’Emmanuel MACRON.

ENSEMBLE, NOUS CHOISISSONS EN SOCIALISTES LE RASSEMBLEMENT DE LA GAUCHE & DES PROGRESSISTES, AVEC DOMINIQUE LESPARRE, POUR UNE VILLE SOLIDAIRE, CITOYENNE & ÉCOLOGIQUE

Pierre BORDAS, conseiller municipal et ancien adjoint au maire ; Philippe NGWETTE, ancien adjoint au maire et ancien secrétaire de la section PS de Bezons ; Martin LOLO, adjoint au maire ; Philippe CLOTEAUX, ancien adjoint au maire ; Marie-Christine PASQUET-GRELET, ancienne conseillère municipale ; Farid BERKANE, ancien adjoint au maire ; François MOTAY, ancien conseiller municipal ; Martine COURBEZ, ancienne conseillère municipale ; Patrick BREUNEVAL, ancien conseiller municipal et ancien secrétaire de la section PS de Bezons ; Idriss BROUKSY, ancien conseiller municipal ; Marie-Lucile FAYE, ancienne conseillère municipale ; Luabeya MUTAMBAY, Gaétan GUIBERT et Yves GRELET, militants socialistes ; Frédéric FARAVEL, ancien membre du conseil national du PS et coordonnateur national adjoint des pôles thématiques de la Gauche Républicaine & Socialiste

Télécharger notre tract au format PDF

tract publié en décembre 2019 par des élus, anciens élus ou responsables socialistes locaux ou nationaux du Parti socialiste militant à Bezons

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