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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 10:23
Election Cantonale : Patrick Decollin est contraint au ballotage face à Michèle Greneau, candidate du rassemblement de la gauche et des écologistes. Le 16 mars 2008, votez Michèle Greneau pour donner une chance de gauche au Val d'Oise.






BLANCS & NULS
Michèle GRENEAU Patrick DECOLIN Jean-Michel LEMAIRE Rémi FOURNIER


INSCRITS VOTANTS

EXPRIMES PS UMP FN LCR
 
  Nbre % Nbre % Nbre Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
Canton de LUZARCHES (15)
24 686 14 839 60,11% 613 4,13% 14 226 4 298 30,21% 6 380 44,85% 1 644 11,56% 1 904 13,38%

Elections municipales
Fosses
La liste menée par le Parti socialiste arrive malheureusement en 3ème position. L'utilisation du logo du PS par la liste communiste explique sans doute le brouillage électorale... Mais les socialistes choisissent toujours la dynamique du rassemblement :
Fosses restera à gauche et fera barrage à la réaction et au conservatisme avec Pierre Barros et Eric Vaillant.







Pierre BARROS Michel TRAVERSINO Eric VAILLANT

INSCRITS VOTANTS BLANCS & NULS EXPRIMES App. PCF   UMP   PS  










BALLOTAGE   Nbre % Nbre % Nbre Nbre % Nbre % Nbre %
FOSSES 6 303 3 685 58,46% 116 3,15% 3 569 1 185 33,20% 1 479 41,44% 905 25,36%

Luzarches
La liste de rassemblement de la gauche menée par Stéphane Decombes, Nadine Deschamps et  Guillaume Dessoude (PS) rassemble 31% des suffrages des Luzarchois, soit 14 points de plus qu'en 2001.  Une bonne base pour construire l'avenir dans la durée et préparer une alternative.







Patrick DECOLIN Stéphane DECOMBES

INSCRITS VOTANTS BLANCS & NULS EXPRIMES UMP ELU DVG  









    Nbre % Nbre % Nbre Nbre % Nbre %
LUZARCHES 2 881 1 685 58,49% 80 4,75% 1 605 1 096 68,29% 509 31,71%





Nbre de Sièges
23

4


Fontenay-en-Parisis
La liste conduite par Michèle Greneau (PS) est reconduite dans son intégralité dès le premier tour, l'opposition locale marque par son acharnement contre la maire sortante la posture centrale et déterminante que celle-ci occupe dans le village.
Nombre % Inscrits
Inscrits 1162  
Abstentions 481 41,39
Votants 681 58,61

  Nombre % Votants
Blancs ou nuls 86 7,40
Exprimés 595 51,20

Elu(s) Voix
M. Jean-Louis GLORIAND 574
M. Roland MONTAGNE 573
M. Philippe SUSINI 570
M. Pascal BRASSART 568
Mme Joséphine RIVET 566
M. Steve DUCHESNE 562
Mme Anne GENTY 560
Mme Nathalie LAFON 559
M. Guy LUBACZEWSKI 556
Mme Jessy CHATELAIS 556
M. Jacques SEYNHAEVE 552
M. Alain MARTIN 551
Mme France PAILLARD 547
Mme Dominique PAYAN 544
Mme Rejane RENAULT 543
M. Michel MAGNE 541
Mme Arlette FOURNIER 534
Mme Nadine VANWYMEERSH 527
Mme Michèle GRENEAU 521

Chaumontel :
La liste menée par Patrick Poreba et Jean-Georges Philbert (PS) bien que se rapprochant des 50% des suffrages exprimés n'aura aucun élu du fait de l'injuste scrutin majoritaire plurinominal qui enserre les communes de moins de 3500 habitants. Chaumontel va connaître 6 ans supplémentaires d'incompétence et d'amateurisme politique sans opposition municipale pour tirer la sonette d'alarme.

A Bellefontaine, nous saluons la réélection du maire Alain Rincheval. A Marly-la-Ville, nous saluons la réélection dès le premier tour d'André Specq, malgré le dépôt inopportun d'une liste de gauche dissidente à la dernière minute. Nous saluons l'élection au premier tour avec 843 voix de Laurence Picheau comme conseillère municipale à Saint-Witz, elle sera la conscience de gauche dans cette petite ville très ancrée dans le conservatisme.

A Puiseux -en-France et Jagny-sous-Bois, un second tour de scrutin sera nécessaire.
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 10:16

Quelques enseignements à retenir du premier tour des élections municipales et cantonales du 9 mars 2008

Le premier tour des élections municipales et cantonales est assez riches d'enseignement. Il rappelle à quel point les enjeux locaux et nationaux y sont intimement liés, mais également que les deux scrutins sont fondamentalement différents et complémentaires politiquement.

1- la sanction de la majorité présidentielle est réelle malgré la nature locale des élections municipales.

Les responsables de l'UMP et les ministres ont défilé sur les plateaux de télévision dimanche soir pour expliquer que l'addition était finalement moins salée que prévue, que l'écart de voix restait faible sur le scrutin municipal entre la droite et la gauche, qu'ils subissaient un simple rééquilibrage après les nombreuses victoires de la droite en mars 2001. La prudence des responsables de gauche pouvait donner quelques confirmations de cette analyse, mais elle était surtout pleinement justifiée par la nécessité de mettre en garde les électeurs de gauche sur une éventuelle démobilisation lors du second tour, car on a déjà vu à quel point un second tour pouvait largement compenser les résultats d'un premier tour, notamment lors des dernières élections législatives.

Examinons cependant les arguments des uns et des autres. Effectivement l'écart de voix aux élections municipales n'est que de 4 points : la gauche rassemble près de 49 % des suffrages sur ce scrutin quand la droite parlementaire en obtient 45 %. À ce titre, on ne peut décemment parler de raz de marée, les options prises par la gauche devant être confirmées dans de nombreuses villes au second tour et souvent dans des circonstances très serrées. Notons cependant que la droite « parlementaire » disposent de réserves de voix finalement assez faibles, que dans les grandes villes elle a perdu énormément de terrain. Surtout, le nombre de maires de gauche élus au premier tour est conséquent dans toutes les strates démographiques, y compris parmi les communes qui basculent d'un camp à l'autre, ce qui n'empêche pas des basculement à droite (Le Puy en Velay, Chaumont entre autre...).villesbasculant9mars2008.gif

Mais l'enseignement politique doit être cherché ailleurs. Un maire apprécié de sa population, quelle que soit sont étiquette politique, peut recevoir les fruits de son bilan. La personnalisation du scrutin municipal est extrêmement forte, la prime au sortant est une réalité électorale maintes fois éprouvée.

C'est aux élections cantonales qu'on se rapproche donc le plus d'un vote politique. Le canton est moins personnalisé (y compris en province), le rôle du département peu connu, les électeurs se déplacent essentiellement pour marquer leurs choix politiques en tenant moins compte de leurs intérêts de « proximité » immédiate. Et sur ce scrutin le constat est sans appel : avec 49 % la gauche recueille le même score qu'aux municipales quand la droite « parlementaire » ne rassemble plus que 41 % des électeurs. L'écart de voix est conséquent et il faut y lire la sanction de la politique sarkoziste. Le nombre des départements pouvant basculer d'un bord à l'autre est désormais tout aussi éloquent puisque c'est six à huit départements qui peuvent passer de droite à gauche quand seule la Seine-et-Marne semble sérieusement menacée par la droite, confortant ainsi la majorité de présidences de conseils généraux à gauche.basculedepartements2008.jpg


2- la « prime au sortant » et le réflexe de « défense républicaine » explique le maintien des municipalités communistes en Île-de-France

Une conséquence inattendue à la fois de la sanction infligée à la droite et de la « prime au sortant », mêlant ainsi causes nationale et locale pour expliquer les résultats, est le relatif bon résultat des maires communistes ou apparentés communistes en Île-de-France, dans des fiefs fortement ancrés à gauche et où ils étaient contestés par les socialistes et les verts (Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis, Villetaneuse en Seine-Saint-Denis, Orly et Vitry dans le Val-de-Marne, Fosses dans le Val d'Oise – mais avec un PS dissonnant entre le local et le départemental).

Ici le rejet de la politique de la droite, le réflexe de « défense républicaine », la nécessité d'une protection locale contre la politique menée par le gouvernement s'est faite en faveur des maires sortants quelles que soient la qualité du projet qu'ils présentaient, du bilan sur lequel ils s'appuyaient et la crédibilité des équipes qu'ils avaient constitué (souvent en alliance avec LO, le PT et divers groupuscules gauchistes qui auraient dû largement attaqué la crédibilité d'une liste visant à gérer le quotidien des habitants).

Retenons cependant les contre-exemples de Pierrefitte, où Michel Fourcade devance très largement la maire PCF sortante, et Montreuil, où Brard bien qu'étant en tête au premier tour est mis fortement en danger par Dominique Voynet (à noter dans ce cas de figure la profonde division du PS local et départemental)

Ici encore cependant on retrouve une distinction entre municipales et cantonales puisque la résistance du PCF face au PS ne se retrouve pas sur les cantons : il devrait céder au moins deux sièges au PS en Seine-Saint-Denis, ainsi que la présidence du conseil général, et le PS devrait également progresser en sièges dans le Val-de-Marne.


3- La « troisième force » n'existe pas.

Le Modém n'a pas pu réussir son pari impossible. La posture du Modém est intenable. Avec 3,5 % des suffrages au niveau national, il démontre que son grand écart n'est pas porteur d'avenir et que son réseau d'élus locaux nécessaires pour mener d'autres campagnes politiques ne sortira pas réellement grandi et mis en cohérence des deux scrutins. Là aussi, les deux scrutins apportent des éclairages complémentaires : aux municipales le Modém n'a le choix que de suivre les grandes de lignes de son électorat. À Chartres et à Marseille, les candidats du Modém ont logiquement rejoint la sanction des équipes de droite sortante qui motivait leurs électeurs – comment pourrait-il en être différemment quand c'est Jean-Luc Benhamias la tête de liste centriste à Marseille, et après le message clair qui avait été adressé lors des législatives partielles à Chartres par les électeurs de gauche et du centre voici quelques semaines. À Pau, François Bayrou a besoin des voix de l'UMP mais ne peut accepter un accord national avec ce parti, condition sine qua none pour gagner dans la capitale béarnaise. À Paris, Bertrand Delanoë a clairement démontré qu'il n'avait pas besoin des candidats du Modém quand son électorat peut basculer sans fusion vers la gauche, et que là où ses listes se maintiendront elles ne devraient pas empêcher la gauche de gagner (sauf peut-être dans le Vème arrondissement).

Le Modém est dans l'impasse, bien que son président et les médias surjouent une fois de plus sa soit-disant position centrale. Ségolène Royal dans ces circonstances tient à nouveau des propos inquiétants ; n'y voyons pas simplement la trace de la précipitation et de l'amateurisme stratégique quand elle s'exprime devant les caméras dimanche soir pour réclamer des alliances « partout » avec le Modém. Il faut reconnaître avec Ségolène une certaine constance dans les propositions (la « sagesse des territoires », l'ordre et la nation, etc.) et la stratégie qui traduit chez elle une réelle volonté de recentrage politique du Parti socialiste, mais qui ferait du PS un parti centriste et non plus un parti de gauche si jamais elle venait à en prendre les rênes. À tout prendre, pourrions-nous lui proposer de se rallier au Modém puisqu'elle insiste tant pour travailler avec, mais il n'est pas sûr que François Bayrou l'accepte.

Les Verts ont raté également leur pari partout où ils ont choisi des listes autonomes.

Enfin l'extrême gauche fait un succès d'estime avec les listes LCR mais qui s'explique essentiellement par la dimension sanction du scrutin de dimanche.

****


Le Parti socialiste doit cependant désormais éviter l'écueil de devenir un parti d'élections intermédiaires, qui géreraient les territoires (et 60 à 70% de l'argent public) laissant à la droite "parlementaire" le gouvernement. Cet écueil est grand dans la mesure où la victoire pourrait inciter certains de ses caciques à remettre plus tard la nécessaire reconstruction de la gauche et que les collectivités locales sont parfois confortables. C'est un risque d'autant plus grand que le ségolènisme porte en lui ce dévoiement comme la "nuée porte l'orage".

Frédéric FARAVEL

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 10:56
L'indépendant 4 mars 2008.
 

Benoît Hamon vient soutenir l'union de la gauche.

 

Le député européen PS Benoît Hamon, qui est venu hier soir apporter son soutien à la liste d'Union de la gauche de Jacqueline Amiel-Donat a durement critiqué la politique de Nicolas Sarkozy.

 

Ce n'est pas un "éléphant" mais un député européen de 40 ans qui est venu apporter un soutien national du PS à la liste d'union de la gauche menée par Jacqueline Amiel-Donat. Benoît Hamon, qualifié "d'étoile montante" du PS est de plus en plus connu pour ses commentaires énergiques qui ne ménagent ni la politique de Nicolas Sarkozy, ni certaines attitudes au sein de propre parti. Les propos qu'il a tenus hier soir lors d'une conférence de presse en présence de Jacqueline Amiel-Donat, Christian Bourquin, premier secrétaire de la section de Perpignan, Pierre Estève, Hermeline Malherbe, candidate aux cantonales et une bonne partie de la liste, ont comporté une composante locale et nationale.

 

Lire la suite "Municipales à Perpignan"

 
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 15:11
TF1 avait demandé à l'Elysée la suppression de la publicité sur les chaînes publiques fin 2007
LEMONDE.FR | 07.03.08 | 14h04

F1 avait plaidé fin 2007 auprès des pouvoirs publics pour la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, avant que le président Nicolas Sarkozy n'annonce cette mesure début janvier.

Le financement du service public "uniquement par des fonds publics" figure en quatrième position parmi les huit propositions du Livre blanc de TF1, rapporte le quotidien. Citant en exemple le modèle britannique, le groupe de Martin Bouygues fait valloir que cette mesure "aurait le mérite d'assainir le marché publicitaire, soumis enfin aux seules lois de l'offre et de la demande". Aux yeux de TF1, les chaînes publiques opèrent "une ponction très significative sur le marché publicitaire" et "mènent une véritable politique de dumping, entraînant une pression artificielle à la baisse du coût des écrans", tirant l'ensemble du marché publicitaire vers le bas.

Le 8 janvier, jour de l'annonce de Nicolas Sarkozy, l'action de TF1, qui devrait être le principal bénéficiaire de cette mesure au regard de sa part de marché prépondérante, avait bondi de 9,47 %. "Très vite, la chaîne a cherché à corriger l'image d'un 'cadeau' qui lui serait ainsi fait par le président de la République", expliquent Les Echos. Le 27 février, le principal actionnaire de la chaîne, Martin Bouygues, avait ainsi assuré avoir "découvert" l'annonce présidentielle lors de sa conférence de presse. 

 

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 11:23
 

Le socialisme à l'espagnole est-il exportable ?

 

C’est une gauche heureuse, confiante et sûre d’elle-même, qui tentera, dimanche, de reconduire sa majorité aux élections législatives espagnoles. Ce n'est pas que tout est rose pour elle. Elle n’a que 4 points d’avance sur la droite conservatrice du Parti Populaire dans les derniers sondages. Le chômage est reparti à la hausse. L’inflation a dépassé les 4% en 2007. Le ralentissement du boom immobilier menace de se faire sentir dans toute l’économie. Rien n’est joué pour le PSOE, le Parti socialiste ouvrier espagnol, mais, outre que beaucoup de pays européens envieraient le taux de croissance - 2,7% - auquel le pays pourrait retomber en fin d’année, la gauche espagnole a tout ce que la gauche française n’a pas.

Nulle bataille de courants ni rivalité de personnes ne la déchire. La gauche espagnole a un jeune leader, séduisant et solide, le Président du gouvernement sortant, José Luis Rodriguez Zapatero, dont on peut contester la politique mais pas la capacité à exercer cette fonction, dont le mandat entier a réussi à démontrer sa constance, sa maîtrise et son habileté. N'a-t-il pas sur gérer la suite des attentats du 11 mars ? N'a-t-il pas su gérer les reniements de l'ETA alors que les négociations de paix avaient pourtant fortement avancées ? Zapatero a prouvé qu'il valait bien Gonzales. L’Europe ne divise plus le PSOE mais le cimente au contraire et il est parfaitement à l’aise avec ce qu’il est : un parti de gouvernement qui ne se revendique plus, pas même en mots, de la révolution. Ce parti est tout simplement, un parti moderne et c’est ce qui lui donne des chances de l'emporter dimanche.

Face à une droite cléricale, très conservatrice sur les questions de mœurs, encore très clientéliste et qui n’a pas totalement rompu, elle, avec ses racines idéologiques, avec le franquisme, le PSOE n’a aucun mal à incarner l’air du temps. L’époque décrie les déficits que l’on regardait, en d’autres temps, comme un moteur de l’économie et le gouvernement sortant affiche fièrement un très confortable excédent et une dette publique en régression. Cela plaît aux milieux d’affaires mais aussi, et pas moins, aux jeunes générations, cadres et jeunes entrepreneurs, qui préfèrent la stabilité financière aux dépenses publiques, la rigueur aux politiques de relance. Mais en même temps, l'Espagne dispose désormais de marges de manoeuvres importantes que n'ont pas les autres Etats latins d'Europe, qui lui permettrait de mener des politiques contra-cycliques si jamais la situation économique internationale venait à se dégrader rapidement et profondément.

L’époque est à la tolérance et à l’égalité des sexes et le gouvernement Zapatero a promu des lois sur la parité et contre les violences faites aux femmes, simplifié les procédures de divorce, légalisé le mariage homosexuel avec l’approbation des 70% des Espagnols, élargi les autonomies régionales et rendu facultatif l’enseignement religieux.

Chacun peut désormais vivre comme il l’entend en Espagne mais ce modèle, libéral aux deux sens du terme, est-il exportable et, surtout, durable ?

Ce n’est pas certain, pour deux raisons. Toutes les droites et tous les épiscopats européens, d’abord, ne sont pas aussi réactionnaires qu’en Espagne et toutes les gauches ne bénéficient, donc, pas du même monopole de libéralisation des mœurs. Ces combats en France ont été menés et remportés depuis longtemps. La vraie différence, en second lieu, entre gauche et droite, celle qui divise aujourd’hui Démocrate et Républicains aux Etats-Unis, réside dans le partage des richesses, dans leur redistribution par l’impôt. C’est là que les intérêts se heurtent, que tout le monde ne défend pas les mêmes. Les gauches ont, partout, à réinventer la redistribution et la protection sociales et, dans cette réinvention, la gauche espagnole est aussi en retard que toutes les autres.

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 10:36
Municipales 2008 : meeting Val-de-Reuil
 

Posted by Benoit Hamon on mars 5, 2008 at 05:49 PM
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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 10:27

Le Lundi 18 février, j'écrivais deux ou trois choses notant mon agacement sur le comportement pseudo-électoral et surtout affreusement dangereux politiquement de Ségolène Royal. Sachez le donc, elle est en campagne non pas pour les municipales mais pour le congrès du Parti socialiste... et pour constituer une future majorité avec Valls, Gorce et Peillon... Peut-être demandera-t-elle à Jean-Pierre Chevènement de tenir la plume de sa future motion, tellement peu de choses les séparent sur le fond. Et puis en plus elle va revivifier le centralisme démocratique qui nous a séparés des nervis du bolchévisme en 1920... bravo.
Fred

Royal veut être "majoritaire" pour le Congrès du PS

L'ex-candidate à l'élection présidentielle a affirmé son intention de réunir le parti socialiste derrière elle, autour d'"un texte" d'orientation soumis au vote des militants.

Ségolène Royal à Toulouse, le 5 mars (AFP)

Ségolène Royal à Toulouse, le 5 mars (AFP)

 

Au cours d'une conversation informelle en marge du meeting pour les élections municipales à Toulouse, mercredi 5 mars, Ségolène Royal a annoncé qu'elle se donnait pour objectif d'être "majoritaire" au prochain congrès du Parti socialiste, sans doute à l'automne, avec tous ceux qui voudront bien la rejoindre autour d'un texte d'orientation.
L'ex-candidate à l'élection présidentielle s'est cependant montrée évasive sur ses intentions à l'égard du PS immédiatement après les élections municipales et cantonales.
"Je ferai les choses comme je les sens", a-t-elle glissé alors qu'on lui demandait si elle entendait faire connaître aussitôt après le scrutin sa décision de prendre le contrôle du parti avec ses partisans.
La présidente du Poitou-Charentes n'a pas caché, cependant, sa volonté de constituer un rassemblement autour d'"un texte" soumis au vote des militants au congrès.

Le PS "a changé"
Dans son esprit, il ne s'agit pas de passer des alliances avec les courants constitués au sein du PS ou de "mener des négociations", selon un schéma traditionnel qu'elle a jugé, en substance, dépassé.
"Ceux qui veulent venir viendront, et ceux qui ne veulent pas venir ne viendront pas", a-t-elle dit, avant de mettre un bémol à ce discours tranché en affirmant que "les choses ne sont pas blanc ou noir".
Ségolène Royal se fait fort de réunir une majorité. "Je crois que je serai majoritaire", a-t-elle dit, sûre de son fait, en estimant que la primaire qui l'avait désignée pour représenter les socialistes à l'élection présidentielle avait montré que le PS "a changé".
Selon l'ex-candidate, les socialistes mesurent qu'elle est "la seule à ramener le vote populaire" vers le PS.

Des statuts "lourdingues"
Ségolène Royal a réaffirmé son ambition, déjà affichée par le congrès du Mans en 2005, de constituer "un parti de masse", notamment en faisant venir "les gens des quartiers", qui ont voté massivement pour elle à l'élection présidentielle.
Elle a aussi souhaité une évolution des statuts, sur laquelle a commencé de travailler une commission ad hoc du PS, les jugeant "lourdingues".
Comme on lui demandait si elle voulait un congrès anticipé, c'est-à-dire avant la période estivale, Ségolène Royal a estimé qu'une ancienne candidate à la magistrature suprême n'avait pas à se pencher sur "les questions de procédure".
La présidente du Poitou-Charentes avait laissé entendre début janvier qu'elle pourrait se porter candidate à la direction du PS. Elle n'a cessé de répéter depuis qu'il fallait d'abord laisser se dérouler les élections municipales.
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 16:05
La fascination américaine
 

par Bernard Guetta, France Inter

La bataille démocrate va, donc, se prolonger. Hillary Clinton s’est remise en selle, hier, et l’aura même solidement fait en remportant, d’un coup, le Texas, l’Ohio et le Rhode Island. Rendez-vous, maintenant, le 22 avril, en Pennsylvanie, le prochain des grands Etats à se prononcer, mais comment expliquer que cette bataille des primaires, simple moment, après tout, de politique intérieure d’un pays étranger, passionne autant les cinq continents ?

Il y a deux raisons à cela. La première est que jamais un Président américain n’avait entraîné les Etats-Unis dans un tel désamour international. Même en Europe, l’autre pilier de l’Alliance atlantique, les pays traditionnellement les plus américanophiles n’aiment plus, aujourd’hui, cette si grande puissance dont ils s’étaient, si longtemps, senti si proches. Le monde ne la perçoit plus comme facteur de stabilité mais d’instabilité. Georges Bush inquiète et fait peur et voilà que, sur cette toile de fond, apparaissent trois candidats à la Maison-Blanche qui, tous, frappent l’imagination.

Désormais assuré de l’investiture républicaine, John McCain est un outsider, en rupture avec son camp, un homme détesté par la droite de son parti, par les fondamentalistes protestants avant tout, et qui a eu le courage de dénoncer et combattre le recours à la torture. C’est un homme entier, expérimenté, capable et assez peu démagogue pour oser dire à un électorat totalement las de la guerre d’Irak que, non, l’Amérique ne peut pas en tourner la page du jour au lendemain et devra rester à Bagdad le temps de réparer les dégâts qu’elle y a commis.

Qu’on aime ou pas les militaires conservateurs, on ne peut pas dénier des qualités à John McCain et Hillary Clinton n’en manque pas non plus.

La force d’âme avec laquelle elle a fait face à l’irruption de Barak Obama dans des primaires qu’elle avait semblé certaine de remporter rassure et impressionne. Cette femme est décidément à même de faire face à des crises et les huit années qu’elle avait passées à la Maison-Blanche comme Première Dame, son expérience de sénatrice, la qualité de ses conseillers et la sincérité de son engagement social ne laissent certainement pas indifférents.

Quant à Barak Obama, issu d’un milieu très modeste, fils d’un Kenyan et d’une Américaine, métis qui a su attirer les voix de tant de Blancs, il fait tout simplement rêver d’une Amérique qui saurait ressusciter, avec lui, le rêve américain, la réconcilier avec elle-même et avec le monde en montrant que rien n’est décidément impossible dans ce pays. L’Amérique s’est donnée, là, trois candidats qui prouvent, tous, qu’elle pourrait refermer une parenthèse déplorable, rebondir, et le monde se prend à espérer qu’elle pourrait retrouver, avec eux, assez de sagesse pour revenir à la hauteur de responsabilités internationales qu’aucun autre pays n’est à même d’assumer.

C’est la seconde raison de l’intérêt suscité par ces primaires. Le monde va mal. Sa pagaille est telle qu’il a besoin d’une Amérique forte et lucide pour tenter de canaliser ce chaos qui semble l’emporter dans tant de conflits. Cette élection, c’est un fait, n’est pas seulement américaine. Elle est mondiale.

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 16:01
Pour pouvoir présider la région de Francfort, le SPD accepte les voix de la gauche radicale
 
LE MONDE | 05.03.08 | 14h55  •  Mis à jour le 05.03.08 | 14h55
BERLIN CORRESPONDANTE

ndrea Ypsilanti, la présidente du Parti social-démocrate allemand (SPD) en Hesse, la région de Francfort, a confirmé être prête à former un gouvernement minoritaire avec les Verts, soutenu par le parti de gauche radicale Die Linke. Grâce à ce changement de stratégie (contraire aux premiers engagements du SPD, qui fait partie de la grande coalition d'Angela Merkel), la sociale-démocrate âgée de 50 ans devrait être élue ministre-présidente, le 5 avril, en remplacement de Roland Koch (CDU), qui dirige cette région depuis 1999. "Je ne pourrai peut-être pas tenir la promesse de ne pas me laisser élire par Die Linke", a-t-elle déclaré, mardi 4 mars, à Wiesbaden, la capitale politique de ce Land.

Ce serait la première fois qu'un tel modèle est mis en place dans une région ouest-allemande. Die Linke (composée d'anciens communistes, d'altermondialistes et de dissidents du SPD), qui a fait pour la première fois son entrée dans le parlement régional de Hesse, a expliqué à plusieurs reprises qu'elle était prête à voter pour la candidate sociale-démocrate.

REVENIR SUR SA PAROLE
Avant les élections du 27 janvier, Mme Ypsilanti avait exclu toute sorte de coopération avec la gauche radicale. Mais le scrutin n'a permis à aucun des deux principaux camps en Hesse, l'union chrétienne-démocrate (CDU) et le SPD, de réunir une majorité stable avec leurs alliés traditionnels. Après le refus définitif des libéraux (FDP) de former une coalition avec le SPD et les Verts, la candidate a choisi de revenir sur sa parole pour conquérir la présidence de la région.

Ce tournant avait été avalisé une semaine plus tôt par la direction fédérale du SPD. Celle-ci avait souligné que les fédérations régionales de l'ouest étaient libres de décider d'un éventuel rapprochement avec Die Linke, tout en excluant toute coopération au niveau fédéral. A l'est, le SPD a déjà formé des gouvernements avec la gauche radicale. Ce changement de stratégie initié par le président du parti, Kurt Beck, a suscité d'importantes controverses en interne. Néanmoins, les organes de direction du SPD ont réaffirmé, lundi 3 mars, leur soutien à M. Beck et à cette nouvelle ligne.

Cécile Calla
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 08:57
La vraie explication entre Hillary Clinton et Barack Obama commence
 
LEMONDE.FR | 05.03.08 | 07h51  •  Mis à jour le 05.03.08 | 07h51

es électeurs démocrates de l'Ohio ont remis en selle Hillary Clinton, mardi 4 mars, après une longue série de défaites, dans les élections primaires, face à Barack Obama. Au Texas, où la participation élevée a compliqué encore des procédures de vote particulièrement sophistiquées, les résultats partiels indiquaient, mercredi matin à l'heure européenne, la victoire de Mme Clinton.

Quoi qu'il en soit, la sénatrice de New York, devancée dans le Vermont, mais arrivée en tête dans le Rhode Island, peut constater que les efforts qu'elle a fournis, depuis un mois, portent leurs fruits. Les succès de son rival n'ont pas fait s'effondrer les positions qu'elle a acquises de longue date dans l'électorat démocrate. Son argumentation, fondée sur son expérience des responsabilités politiques et sur la précision de son programme, a manifestement été entendue.
 
Mme Clinton peut faire valoir qu'elle l'a emporté sur M. Obama dans les Etats les plus peuplés : la Californie, l'Etat de New York, le New Jersey le 5 février, l'Ohio, et sans doute le Texas mardi. La prochaine étape importante sera la Pennsylvanie, le 22 avril. Le sénateur de l'Illinois conserve l'avantage en nombre de délégués, et est sorti vainqueur de primaires ou de caucus dans des Etats dont la population est moindre, même si figurent parmi eux le Maryland, le Wisconsin ou le Colorado, qui sont politiquement et économiquement importants.

CONTENTIEUX SUR LE MICHIGAN ET LA FLORIDE
La compétition étroite entre les 2 prétendants à la candidature démocrate à la présidence des Etats-Unis va donc se prolonger dans les semaines qui viennent, peut-être jusqu'en juin, comme Mme Clinton l'a évoqué en rappelant que son mari, Bill Clinton, n'avait remporté l'investiture de son parti, en 1992, qu'au début de l'été.

La sénatrice de New York a déjà fait savoir, par l'intermédiaire de ses conseillers, qu'elle envisage de contester la non-prise en compte des votes dans le Michigan, le 15 janvier, et en Floride, le 29 janvier. La direction du Parti démocrate a décidé que les délégués désignés dans ces 2 Etats ne seraient pas autorisés à voter à la convention parce que la date de leurs primaires a été fixée en violation de ses décisions.

Mme Clinton avait respecté, comme ses concurrents, l'interdiction de faire campagne dans ces Etats, mais elle n'en avait pas moins remporté les votes. La Floride (18 millions d'habitants) et le Michigan (10 millions), respectivement 4ème et 8ème Etats de l'Union par la population, ont un poids politique qu'il est difficile d'ignorer. En outre, la Floride est, comme l'Ohio, un des Etats où se sont jouées, entre le candidat républicain (George W. Bush) et ses adversaires démocrates, les élections de 2000 et 2004.

Du côté républicain, John McCain a remporté les quatre primaires de mardi, ce qui lui assure la majorité des délégués à la convention de septembre. Son seul concurrent notable, le pasteur Mike Huckabee, largement battu au Texas, a décidé de se retirer d'une compétition tranchée, de fait, par les électeurs. L'analyse des sondages "sortie des urnes" montre que le sénateur de l'Arizona a du travail à faire pour gagner la confiance des républicains les plus conservateurs ou les plus religieux. La prolongation de la bataille, chez les démocrates, n'est pas nécessairement un avantage pour lui, dans la mesure où elle va capter l'attention du public et empêcher le chef de file républicain de développer ses attaques contre celle ou celui qui sera son adversaire en novembre.

 

Patrick Jarreau
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