Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 14:30
Socialistes européens, le tournant des réformes
LE MONDE | 25.10.07 | 15h01  •  Mis à jour le 25.10.07 | 15h05

spd.jpgace à la mondialisation, les partis socialistes et sociaux-démocrates des grands pays européens (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Espagne) ont répondu de manière très différenciée à la question des réformes de leur modèle de protection sociale. Le conflit qui a opposé, à la fin des années 1990, Lionel Jospin à Tony Blair, taxé de néolibéralisme, a illustré ces divergences.

Le blairisme et les modèles scandinaves ont inspiré à partir de 1998 le gouvernement social-démocrate-Verts du chancelier allemand Gerhard Schröder, mais aussi la gauche italienne et le gouvernement socialiste espagnol, qui a repris depuis 2004 l'héritage économique de la droite de José Maria Aznar. Dans ces trois pays, de puissantes confédérations syndicales ont joué un rôle important pour l'accompagnement des réformes.

A son arrivée au pouvoir en 1998, le SPD est divisé : le chancelier Schröder, qui défend une "politique du milieu", inspirée par la "troisième voie" blairiste, affronte les partisans d'une tradition keynésienne, représentée par le président du SPD, Oskar Lafontaine (alors aussi ministre des finances), proche des socialistes français. La démission de M. Lafontaine, en 1999, donne les mains libres au chancelier, mais il faudra attendre la réélection de la coalition de gauche, en 2002, et une situation budgétaire inquiétante, pour la voir mettre en oeuvre les réformes promises : baisse de la fiscalité des entreprises, modération salariale, réduction des indemnités de chômage. Si le chômage a baissé de 11,7 % à 9 % entre août 2005 et août 2007, la situation des chômeurs de longue durée et des plus âgés est devenue difficile. La prise en charge des chômeurs sur le modèle de flexisécurité danois n'a pas fonctionné.

LE SPD EN QUÊTE DE POPULARITÉ
Ce constat a rallumé au SPD une bataille sur les réformes.A la veille du congrès de Hambourg (du 26 au 29 octobre), qui doit approuver un nouveau programme, le président du SPD, Kurt Beck, s'est imposé face aux ministres sociaux-démocrates du gouvernement Merkel pour allonger la durée des indemnités de chômage des plus âgés. A la traîne dans les sondages à deux ans des élections, le SPD veut reconquérir l'électorat populaire.

Le SPD, qui a perdu 200 000 adhérents en dix ans, est influencé par l'émergence sur sa gauche d'une nouvelle formation, La Gauche. Présidée par Oskar Lafontaine, elle est née d'une alliance entre les héritiers du communisme à l'Est et une nouvelle gauche altermondialiste, qui a recruté à l'Ouest parmi des syndicalistes déçus.

En Italie, le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi peine aussi à faire accepter sa ligne réformatrice à son aile gauche. Depuis la transformation progressive du vieux Parti communiste en parti des Démocrates de gauche (DS), celui-ci n'a cessé de se tourner vers le centre-gauche. Les DS doivent fusionner, samedi 27 octobre, avec leur partenaire centriste, le parti de La Marguerite, pour former au centre-gauche le Parti démocrate. Dirigé par Walter Veltroni, le maire de Rome, ce parti entend poursuivre les réformes et espère s'affranchir de la nébuleuse qui a paralysé M. Prodi.

Ces débats sont absents en Espagne, où, après quatre ans de règne, le président du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, n'a pas dans son parti d'opposants à sa politique économique. Le gouvernement bénéficie de la croissance et de la baisse du chômage.

Au Royaume-Uni, Gordon Brown vient de passer sans encombre son premier congrès travailliste comme premier ministre. Après avoir tenu les cordons de la bourse serrés au début de l'ère Blair, l'ex-ministre des finances a investi ensuite dans les transports, la santé et l'éducation. Malgré une aile gauche travailliste nostalgique, l'héritage de Tony Blair a encore de beaux jours devant lui.

Henri de Bresson, avec Salvatore Aloise (Rome), Cécile Calla (Berlin), Cécile Chambraud (Madrid),et Marc Roche (Londres)
Pourquoi le PS n'a pas suivi la "troisième voie" blairiste
LE MONDE | 25.10.07 | 15h01  •  Mis à jour le 25.10.07 | 15h01

evenus chefs de gouvernement en mai 1997, Tony Blair et Lionel Jospin avaient fait bonne figure, malgré leurs divergences, devant le congrès de l'Internationale socialiste, en juin. Mais l'adoption, en 1999, d'un manifeste "social-libéral" par le premier ministre britannique et le chancelier allemand Gerhard Schröder a marqué le divorce entre le "socialisme démocratique" du PS et le "social-libéralisme" blairiste.

Le poids du PCF. La Charte d'Amiens (1906) a organisé, en France, la concurrence entre mouvement syndical et mouvement socialiste. Les social-démocraties allemande et anglaise sont nées, au contraire, du syndicalisme. Divisée, la gauche française a ensuite été marquée par la prééminence d'un Parti communiste, qui, après 1981, a continué de peser sur le PS, sans cesse accusé de "dérive droitière".

L'union de la gauche. Contraint par le scrutin majoritaire à nouer des alliances au second tour avec des partis de la gauche plurielle, le PS n'a pas pu procéder à un aggiornamento après 1997. Dans un pays où le clivage droite-gauche constitue une donnée structurante de la vie politique, le discours de la "troisième voie" de Blair n'était guère audible.

Le rapport entre économique et social. Dans la pensée blairiste, le social est considéré comme devant se mettre au service de l'économique, notamment en acceptant des formes de flexibilité parfois poussées. En revanche, la gauche française reste attachée à la recherche d'un point d'équilibre entre le social et l'économique. D'où, chez les Français, des réserves sur le rapport au marché et à la mondialisation.

Le PS et l'idéologie. Le PS n'a jamais goûté les débats théoriques, contrairement au SPD et au Labour. Ainsi, le virage de la rigueur de 1983 n'a pas été assumé idéologiquement. Quant au "réformisme de gauche", cher à François Hollande, il ne s'agit pas d'un concept abouti.

 
Jean-Michel Normand
Les sociaux-démocrates allemands se rééquilibrent à gauche
LE MONDE | 25.10.07 | 15h03  •  Mis à jour le 25.10.07 | 15h03
BERLIN CORRESPONDANCE

e Parti social-démocrate allemand est-il à l'image d'une épave à la dérive sur une mer tumultueuse ? La couverture de la dernière édition du magazine Der Spiegel témoigne du climat d'incertitude qui règne au sein du SPD alors que ses membres se réunissent en congrès à Hambourg à partir de vendredi 26 octobre.

A la traîne dans les sondages - il stagne à moins de 30% depuis des mois -, le parti est pris en tenaille entre les unions chrétiennes CDU-CSU, ses partenaires au gouvernement, et le nouveau parti d'opposition Die Linke. A droite, les chrétiens-démocrates lui volent la vedette sur des sujets aussi porteurs que la famille ou l'environnement et profitent de l'aura internationale qui continue d'entourer la chancelière Angela Merkel (CDU). A gauche, le SPD se voit court-circuité sur les thèmes de la justice sociale par Die Linke.

Pour reprendre l'offensive dans la perspective des élections de 2009, Kurt Beck, président du SPD et ministre-président de Rhénanie-Palatinat, cherche à renouer avec l'électorat de gauche. Le nouveau programme, qui doit être adopté lors du congrès, met l'accent sur les références au "socialisme démocratique" et à "l'Etat social prévoyant".

Autre concession faite à l'aile gauche du parti, l'arrivée d'Andrea Nahles à la tête du SPD. Après avoir été une farouche adversaire de l'ex-chancelier Gerhard Schröder et avoir provoqué le départ anticipé de Franz Müntefering de la présidence du parti en novembre 2005, elle doit être élue vice-présidente en même temps que Frank-Walter Steinmeier, ministre des affaires étrangères, la cheville ouvrière des réformes lorsqu'il était le bras droit de M. Schröder à la chancellerie.

Dans ce droit-fil, M. Beck souhaite revenir sur l'une des mesures phares du programme de l'agenda 2010, hérité de l'ère Schröder, et va soumettre aux délégués une proposition qui vise à allonger la durée de versement de l'allocation chômage pour les plus de 45 ans, réduite à 12 mois sous la coalition SPD- Verts.

Soutenue par la base et l'aile gauche du parti, cette stratégie a donné lieu à un bras de fer avec M. Müntefering, vice-chancelier et ministre du travail. Pour éviter un conflit lors du congrès, ce dernier a expliqué la semaine dernière qu'il allait se plier à la volonté du parti.

Ses autres collègues au gouvernement, le ministre des finances, Peer Steinbrück, ou M. Steinmeier, sont tout aussi sceptiques, mais évitent de contredire M. Beck. Ils savent qu'il faut apaiser la base du parti très remontée contre l'agenda 2010 et répondre à l'aspiration d'une plus grande justice sociale au sein de la population. Si l'économie allemande a pu profiter des réformes initiées par le SPD, elles lui ont beaucoup coûté en terme d'image. Entre 1998, date de l'élection de Gerhard Schröder à la chancellerie et 2007, le nombre d'adhérents a chuté de 775 036 à 545 223 personnes.

Aussi, la proposition de M. Beck devrait être adoptée à une large majorité. Pour le politologue Richard Stöss, professeur à l'Université libre de Berlin, plus qu'un revirement à gauche, la stratégie du SPD se veut être un rééquilibrage par rapport à 1998, lorsque M. Schröder avait fait campagne sur le thème de l'innovation et de l'équité. Ce deuxième aspect avait disparu après le départ d'Oskar Lafontaine, aujourd'hui président de Die Linke, et l'adoption de l'agenda 2010.

Reste à savoir si cette réorientation portera ses fruits. Des élections régionales fin janvier en Basse-Saxe, en Hesse et à Hambourg serviront de test. A plus long terme, cette stratégie pourrait permettre au SPD de former une coalition avec Die Linke même si, officiellement, la direction du parti continue de l'exclure.

En dehors de la politique sociale, d'autres sujets promettent de donner lieu à des débats enflammés. Conduit par le ministre social-démocrate Wolfgang Tiefensee, le projet de privatisation partielle de la Deutsche Bahn, la société allemande des chemins de fer, heurte de nombreux sociaux-démocrates. Beaucoup craignent que l'entreprise publique devienne la proie d'investisseurs mal intentionnés. Là encore, M. Beck devrait imposer ses vues en proposant, pour 25,1% du capital de l'entreprise, l'émission d'actions populaires, dépourvues d'un droit de vote. M. Steinbrück est opposé à cette motion, craignant qu'elle tienne les investisseurs à distance.

En politique étrangère, c'est la participation à l'opération de lutte antiterroriste "enduring freedom" (liberté immuable) (OEF) dirigée par les Etats-Unis qui suscite la controverse. Le ministre des affaires étrangères aura la délicate mission de défendre cet engagement.

Cécile Calla
Article paru dans l'édition du 26.10.07

Partager cet article

Repost0
25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 14:18
Un traité loin des citoyens, par Thomas Ferenczi
LE MONDE | 25.10.07 | 14h15  •  Mis à jour le 25.10.07 | 14h15

st-il acceptable que la réforme des institutions européennes, adoptée à Lisbonne par les 27 chefs d'Etat et de gouvernement, soit soumise en France au seul vote du Parlement après avoir été rejetée par référendum il y a un peu plus de 2 ans ? Ceux qui demandent l'organisation d'une nouvelle consultation populaire font valoir, à juste titre, que le futur traité, au terme des ultimes négociations, ressemble beaucoup au projet de Constitution européenne repoussé en 2005, dont la "substance", à en croire, parmi d'autres, la chancelière allemande, Angela Merkel, a été préservée, et que, dans ces conditions, la même procédure de ratification devrait prévaloir. 

A supposer même que le nouveau texte diffère sensiblement du précédent, on ne voit pas pourquoi la méthode choisie pour son approbation changerait. Lorsque les Français ont refusé, en mai 1946, lors de la naissance de la IVe République, le premier projet de Constitution soumis à leur vote, une nouvelle consultation a eu lieu 5 mois plus tard sur un texte modifié, qui a recueilli une majorité de suffrages. On sait aussi que les Danois ont écarté par référendum le traité de Maastricht en 1992 avant de l'approuver l'année suivante et que, de la même manière, les Irlandais ont dit "non" au traité de Nice en 2001 avant de dire "oui" en 2002.

Les dirigeants français ont beau jeu de répondre que le nouveau traité se distingue essentiellement du projet mort-né de Constitution par sa nature plus que par son contenu. Il ne s'agit plus de donner à l'Union une Constitution qui consacrerait l'existence d'un peuple européen. Il ne s'agit pas non plus de remplacer les traités existants par une nouvelle loi fondamentale mais de modifier certaines de leurs dispositions, en laissant les autres, inchangées, en dehors du débat, en particulier celles qui définissent les politiques de l'Union, principal motif de discorde entre partisans du oui et partisans du non.

Ces arguments ne sont pas sans valeur. Il est vrai que les critiques des opposants à la Constitution contre la "constitutionnalisation" des politiques libérales, visant à enfermer celles-ci dans un "carcan", ont perdu de leur pertinence. Il est vrai aussi que les Français, comme le soulignent volontiers les porte-parole du président de la République, ont élu Nicolas Sarkozy en sachant qu'il soumettrait le traité au vote du Parlement, et non à celui du peuple. Il n'empêche qu'une partie de l'électorat continue de contester l'organisation politique et économique de l'Europe, telle qu'elle résulte de l'ensemble des traités, de celui de Rome à celui de Lisbonne, et demande, avec raison, que sa voix soit entendue.

L'une des ambitions exprimées dans la déclaration de Laeken, qui a lancé en décembre 2001 la réflexion sur un nouveau traité, était de "rapprocher les institutions européennes des citoyens" et d'offrir à ceux-ci les moyens d'un "meilleur contrôle démocratique". Tout avait plutôt bien commencé. La Convention présidée par Valéry Giscard d'Estaing a été un lieu d'échanges fructueux, même si elle n'a pas atteint le grand public. Le vaste débat auquel a donné lieu ensuite la campagne du référendum a permis aux Français de s'intéresser à l'Europe et, par-delà les anathèmes, d'exprimer leurs préférences.

Malheureusement l'élan est retombé. Les Vingt-Sept veulent désormais en finir au plus vite avec le futur traité. A Lisbonne, où devait souffler le vent du renouveau, ils ont discuté longuement pour faire passer de 750 à 751 le nombre de sièges au Parlement européen et pour ajouter un protocole à une déclaration sur le gel provisoire de décisions contestées par une minorité. Ce n'est pas ainsi qu'ils passionneront les foules. Mais, apparemment, ce n'est pas leur souci dominant.

Thomas Ferenczi

Partager cet article

Repost0
25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 11:57
Henri Weber s’entretient avec Liêm Hoang Ngoc

Avant le forum du 18 octobre sur le thème ”Mutations du capitalisme, mutations culturelles et socialisme” Henri Weber s’est entretenu avec Liêm Hoang Ngoc et lui a posé quelques questions pour introduire le débat sur les handicaps, les carences ou les points forts de l’économie française, les politique qu’il faudrait  conduire pour renouer avec une croissance forte et durable ainsi que pour reconquérir une société de plein emploi …

Télécharger le texte de l’entretien 

Partager cet article

Repost0
25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 09:39
questions à Benoît Hamon, député européen PS, sur le mini traité :
«La position du PS pourrait être l’abstention au Congrès»
Recueilli par DAVID REVAULT D’ALLONNE - Libération : jeudi 25 octobre 2007

Les socialistes sont-ils aujourd’hui capables de définir une position commune sur le traité européen de Lisbonne ?
Oui, incontestablement. Mais cela suppose, au préalable, que nous soyons d’accord sur le fait que nous n’avons affaire ni au même texte ni au même contexte. Cela suppose aussi que nous nous accordions sur les principes qui doivent dicter notre choix. J’en distingue trois. Le respect du peuple français et du message adressé lors du référendum du 29 mai 2005. Le choix de nous prononcer lucidement sur ce texte en expliquant aux Français les progrès institutionnels qu’il permet mais aussi les concessions faites aux eurosceptiques et ses immenses lacunes sur les questions sociales, fiscales, budgétaires et monétaires. Enfin que notre choix reste fidèle à l’engagement européen historique des socialistes et inscrit dans les combats futurs de la sociale démocratie européenne.

N’est-il pas un peu court de se contenter d’un consensus sur ce seul constat ?
Il fallait d’abord se mettre d’accord sur le diagnostic et les principes. Et personne, parmi les partisans du oui ou du non, ne conteste qu’il s’agisse d’un texte médiocre.

La discussion sur le référendum, à partir du moment où il n’aura pas lieu, n’est-elle pas un faux débat ?
Respecter le peuple français, ce serait ne pas ratifier un texte comme celui-là dans son dos. Mais c’est ce que se prépare à faire Nicolas Sarkozy. Parce qu’il n’a pas envie de perdre, et parce qu’il a donné des garanties à l’Allemagne sur l’assurance d’une ratification par la France. Abandonner notre revendication d’un référendum parce que le Président n’en veut pas, ce serait renoncer à montrer qu’il existe une autre voie, plus démocratique.

Etes-vous d’accord avec Ségolène Royal qui estime que «la procédure d’adoption, parlementaire ou référendaire, n’est plus une question de principe» ?
Non. Là où le peuple a défait quelque chose, il est le seul à pouvoir le refaire. Et c’est un peu compliqué de changer la ligne fixée par le PS au Mans, défendue ensuite pendant la présidentielle par Ségolène Royal.

Sur le fond, le PS a-t-il un autre choix que l’abstention ?
Selon moi, le fond du texte est si loin de ce qu’il serait nécessaire de faire pour relancer l’Europe qu’il ne nous permet pas de l’accepter. Mais la social-démocratie européenne a choisi de l’adopter, car ses avancées institutionnelles sont, à ses yeux, un petit pas nécessaire pour espérer, demain, changer les politiques européennes. La sociale démocratie européenne reste notre famille. La position du PS pourrait donc être l’abstention politique lors du vote du Congrès.

Ne s’agit-il pas d’une habileté destinée à éviter le retour des divisions socialistes sur la question européenne ?
Ce n’est ni une manœuvre, ni la seule voie trouvée par les socialistes pour trouver une synthèse entre oui et non. C’est une position qui porte un message d’insatisfaction, mais aussi une volonté de rester à l’intérieur du cadre européen. La vraie manœuvre est celle de Nicolas Sarkozy, qui fait savoir qu’il s’agit du dernier moyen qu’il a trouvé pour déstabiliser le PS.

Certains comme Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë se prononcent en faveur du oui. Ne craignez-vous pas de nouvelles divisions en 2008 ?
Je donnerai ma position si nous n’arrivons pas à arrêter une position commune et lisible pour les Français. Pour l’instant je travaille à rechercher ce moyen de rassembler les socialistes sur la question de l’avenir de l’Europe car je ne crois pas que la répétition des désaccords d’hier concoure à nous rendre utiles au débat.

Partager cet article

Repost0
24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 11:49
Benoit Hamon invité des "Grandes Gueules"
RMC le 22 octobre 2007 | 24 octobre 2007
ligne
 Ecoutez l’emission en utilisant le lecteur ci-dessous ou téléchargez le fichier MP3.


Henri Emmanuelli invité de Christophe Hondelatte
RTL le 24 octobre 2007 | 24 octobre 2007

PARIS, 24 oct 2007 (AFP) - Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli a suggéré, mercredi sur RTL, qu’en l’absence de référendum les socialistes "ne participent pas au vote" sur le nouveau traité européen.

"Je suggère qu’on ne participe pas au vote en disant simplement +Nous n’avons pas à nous substituer au peuple français+", a déclaré M. Emmanuelli, qui avait défendu le non au référendum de 2005 sur la constitution européenne. "Ce n’est pas parce que M. Sarkozy décide de priver le peuple français de sa souveraineté que les socialistes doivent s’associer à ce mauvais coup".

Il a mis en garde les socialistes contre les risques de divisions, soulignant que le vote sur le nouveau traité intervenait "en précipitation, avant les municipales, parce que tout simplement M. Sarkozy pense que le PS va se diviser sur cette affaire".

"Je ne suggère pas que nous lui donnions satisfaction", a-t-il dit.

Partager cet article

Repost0
23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 13:41
L'abstention sur le traité européen, un moindre mal pour le PS
Reuters 22.10.07 | 17h30  - par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Les socialistes français sont de plus en plus tentés par l'abstention lors de la ratification du traité européen simplifié, une solution qui leur permettrait, en interne, d'éviter un nouveau psychodrame européen et, au plan national, de ne pas faire le jeu de Nicolas Sarkozy.

Plus de 2 ans après le référendum sur la Constitution européenne, qui avait conduit le Parti socialiste au bord de l'implosion, ses dirigeants recherchent une position collective sur le nouveau texte adopté la semaine dernière à Lisbonne par les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept.

"Il y a un consensus pour ne pas s'opposer" à ce traité, a déclaré lundi Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire du PS, François Hollande, autrement dit il peut "y avoir un 'oui' ou "abstention" lors de la réunion du Congrès, à Versailles, sans doute début 2008".
"Ce traité est un point de passage pour sortir d'une impasse" qui doit être complété notamment par un traité social, a souligné le député européen, remisant au passage l'exigence d'une ratification par référendum - qui fut l'une des promesses de campagne présidentielle de Ségolène Royal.
"Nous aurions préféré (mais) Nicolas Sarkozy a dit clairement qu'il n'y était pas favorable", a expliqué Stéphane Le Foll. "Il n'y a pas de malaise (européen) mais un débat de fond" au PS, a-t-il assuré.

"Est-ce que ce texte vaut qu'on se foute sur la gueule ? Non. Est-ce que le PS peut se permettre de bloquer la sortie d'impasse ? Non. Mais est-ce que ce texte relance l'Europe ? Là encore, c'est non", résume le député européen Benoît Hamon, qui a dirigé pendant l'été un groupe de travail réunissant toutes les tendances internes pour parvenir à une position commune.
Il doit présenter son document de synthèse devant le bureau national du PS, probablement mardi prochain. Aucun vote n'est pour l'instant programmé.

"PIÈGE"
Dans un entretien à Libération, Ségolène Royal avance que, "même imparfait", ce traité "peut remettre l'Europe en marche".
"Nous n'avons pas de temps à perdre à nous diviser", dit-elle, refusant de faire du référendum une "question de principe" et demandant aux socialistes de passer le plus vite possible à "l'étape suivante" d'un traité social européen.
Une "position courageuse", salue son ancien directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, dans un communiqué. De la pure stratégie, analyse un secrétaire national venu de la gauche du parti.

Alors qu'elle se présentait comme la seule capable de réconcilier "oui" et "non", Ségolène Royal, dit-il, "aligne aujourd'hui sa position européenne sur son avenir politique. Elle veut créer un grand parti démocrate, qui repose pour partie sur un électorat centriste qui avait voté 'oui'" en mai 2005.

La question européenne peut encore faire de "gros dégâts" au sein du PS, met en garde un ancien pilier du "non" socialiste. "On ne s'en sort bien qu'avec l'abstention et ce n'est pas très glorieux", admet cet ancien secrétaire d'Etat.
"S'il n'y a pas de référendum, nous allons vers une abstention critique", confirme Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS).
Pour Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabius, "il serait délirant de se déchirer sur cette question du mode de ratification alors que le PS a une position officielle qui est la même depuis juin 2006".
Sur le fond, comme Jacques Chirac en son temps, "Nicolas Sarkozy allume des contre-feux pour masquer ses résultats économiques et sociaux lamentables et cherche à réactiver les divisions au sein du PS" à quelques mois des élections municipales, estime-t-il. Pour déjouer ce "piège", les socialistes ont intérêt à ne pas participer au vote, lors de la réunion du Congrès, fin janvier.

"S'abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte", analyse dans un communiqué Jean-Luc Mélenchon, un fervent "noniste" de 2005. "Je m'opposerai à ce texte et je ne serai pas le seul", dit le sénateur de l'Essonne.

Partager cet article

Repost0
23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 13:13
Denis Gautier-Sauvagnac quittera la présidence de l'UIMM en novembre
LE MONDE | 23.10.07 | 10h35  •  Mis à jour le 23.10.07 | 11h49

enis Gautier-Sauvagnac a annoncé, mardi 23 octobre, devant quelques journalistes qu'il allait démissionner en novembre de la présidence de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Sur l'affaire des 17 millions d'euros de retraits en espèces des comptes de l'organisation patronale, "DGS" assume les faits : "Ce système, j'en ai hérité, je suis le septième délégué général depuis 1901, ça tombe sur le septième, ce n'est pas de chance, mon devoir est d'assumer. Mon erreur est de ne pas avoir arrêté le système en 1994 quand je suis devenu délégué général." 

"Sur le fond de l'affaire, nous travaillons avec les pouvoirs publics et les parlementaires de façon officielle. Il n'y a jamais eu de corruption, de financement politique, d'achat de parlementaires ou de signatures lors d'un accord syndical, jamais", a insisté "DGS".

Il a confirmé qu'une "caisse de secours mutuel", baptisée EPIM (entraide professionnelle des industries de la métallurgie), alimentée par les chefs d'entreprise, a été constituée, au moins depuis 1972, conformément à la loi de 1884 sur les syndicats.

En 1972, 1800 entreprises qui employaient 1,2 million de salariés ont décidé de cotiser à EPIM en plus de leurs cotisations syndicales annuelles. Cette cotisation supplémentaire était de 0,2 pour 1 000 de la masse salariale. Elle est passée à 0,4 pour 1 000 à partir de 2001. Au total, 290 millions d'euros ont ainsi été encaissés par l'UIMM depuis 1972.

"IL FAUT QUE LES TÊTES CHANGENT"

"Ces fonds ont servi à indemniser les entreprises qui sollicitaient notre secours après un conflit", a indiqué M. Gautier-Sauvagnac. Ainsi, 170 millions ont été sortis depuis trente-cinq ans. Restent 120 millions qui, "bien placés", valent aujourd'hui 600 millions. "Sur cette caisse, nous avons effectué des opérations de retrait en espèces, environ 2 millions d'euros par an, a confirmé "DGS", pour participer au financement de diverses organisations de notre vie sociale." Le président de l'UIMM se refuse à indiquer à qui allaient les fonds.

Le président a enfin confirmé qu'il existait des "primes de cabinet", versées en liquide à des salariés de l'UIMM, environ 10 000 euros par an en moyenne. "Toutes ont été supprimées progressivement, tardivement pour les dernières, au 31 décembre 2006." Pour ce qui est de sa propre situation, il a précisé que si le poste de président était bénévole, il percevait en tant que délégué général 240 000 euros net par an.

"Il faut que les têtes changent, la mienne en tout cas", a ajouté celui qui est aussi l'un des dirigeants du Medef, chargé des négociations sociales. "DGS", qui cumulait deux postes à la tête de l'UIMM, restera délégué général. "Pour que l'UIMM rebondisse, il faut qu'elle ait un nouveau président à sa tête, dégagé de cette affaire", a encore expliqué M. Gautier-Sauvagnac.

Il a annoncé une "opération de clarification et de rénovation exemplaire" sur le plan comptable, en appliquant des règles de droit commun à partir du 1er janvier 2008 et en faisant certifier les comptes de son organisation, même si la loi ne l'y oblige pas. Il a annoncé aussi une réforme des statuts de l'UIMM, en prévoyant notamment le non-cumul des fonctions de président et de délégué général.

Franck Johannès

Partager cet article

Repost0
23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 09:39
anti_bug_fcGrève le 20 novembre dans la fonction publique

L'appel a été lancé par sept fédérations à l'issue d'une réunion intersyndicale. La journée d'action doit concerner "toute la France".

Manifestation de fonctionnaires le 8 février 2007 (Reuters)
Manifestation de fonctionnaires le 8 février 2007 (Reuters) 

Pour les "salaires, l'emploi et le service public", sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, Unsa, Solidaires et CFTC) appellent à la grève dans la fonction publique mardi 20 novembre, ont indiqué les organisations lundi 22 octobre à l'issue d'une réunion intersyndicale.
"Les organisations appellent tous les agents des trois versants de la fonction publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) à faire grève, à se rassembler, et à manifester, le 20 novembre 2007 (jour du vote du budget à l'Assemblée nationale) dans toute la France", ont indiqué les sept fédérations dans un communiqué transmis à la presse.
Cette journée d'action porte sur leur "exigence en matière de salaire, d'emploi public, de défense du service public, de ses missions et du statut de la fonction publique", ajoute le communiqué.
Les organisations signataires "ont constaté que leurs deux revendications prioritaires, le pouvoir d'achat et l'emploi public ne sont toujours pas prises en compte par le gouvernement", poursuit le texte.

"Une journée spécifique"

Seule la CFE-CGC ne participait pas à la réunion.
A plusieurs reprises depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, les huit fédérations de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires) ont unanimement réclamé l'ouverture de négociations salariales, dénonçant l'absence de revalorisation des traitements en 2007.
L'annonce, au cours de l'été, de la suppression de 22.900 postes de fonctionnaires au budget 2008 est venue alimenter leur colère.
"On veut une journée spécifique à la fonction publique parce qu'on a des revendications spécifiques, comme sur l'augmentation de la valeur du point d'indice et sur la qualité et la proximité pour l'ensemble des usagers", a déclaré à l'AFP Elisabeth David, secrétaire-générale de l'Unsa Fonctionnaires. (AFP)

Partager cet article

Repost0
23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 09:20
Les vrais chiffres du pouvoir d'achat
LE MONDE POUR MATINPLUS | 23.10.07 | 07h37  •  Mis à jour le 23.10.07 | 09h18

eux ministres, Christine Lagarde (économie, finances et emploi) et Xavier Bertrand (travail et relations sociales), le secrétaire d'Etat à la consommation, Luc Chatel, le haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, des représentants du patronat et des syndicats, plusieurs experts de Bercy, ainsi que Robert Rochefort, directeur général du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), participent aujourd'hui à une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat à Bercy. 

C'est peu dire que cette conférence, annoncée de longue date, tombe à pic. Bien que l'Insee prévoie une progression du pouvoir d'achat de 2,8% cette année (après +2,3% en 2006), la flambée des prix d'un certain nombre de produits commence à inquiéter les consommateurs. Et la modération persistante des salaires contribue à persuader les ménages que leur niveau de vie a eu tendance, ces dernières années, à se détériorer. Le sujet est sensible pour Nicolas Sarkozy, qui, pendant la campagne électorale, s'est présenté comme "le président du pouvoir d'achat", et pour le gouvernement, confronté à une conjoncture économique difficile, qui réduit ses marges de manœuvre à quelques mois des élections municipales de mars 2008.

La valse des étiquettes. Le prix du pétrole s'envole littéralement. Le baril de brent (le brut européen) a dépassé pour la première fois, jeudi 18 octobre, les 90 $. C'est une augmentation de près de 50% sur un an. Du coup, les tarifs du fioul domestique, pour les livraisons inférieures à 5 000 litres, ont augmenté de 4,71 % en un an, pour s'établir à 67,09 € l'hectolitre en septembre, et ceux de l'essence à la pompe, qui frisent désormais 1,50 € le litre, n'en finissent pas d'augmenter.

Si l'on y ajoute l'augmentation du prix du pain, liée à la hausse des céréales, et celle attendue des produits laitiers (+10,48 % chez Danone en novembre ; +15 à 17% chez Lactalis), on conçoit que les Français aient du mal à croire les statisticiens de l'Insee, lorsqu'ils soulignent le niveau "historiquement bas" de l'inflation, malgré la légère remontée enregistrée en septembre (+1,5%).

Des salaires en berne. Bien qu'en légère diminution l'an dernier, la proportion de salariés payés au niveau du smic reste très élevée : elle est passée de 8,1% à 15,1% entre 1991 et 2006. A cette date, selon l'Insee, 27% des salariés à temps complet du privé et du semi-public, cantonnés sur des emplois où les allègements de charges patronales jouent à plein, touchaient moins de 1,3 fois le smic. Si l'on y ajoute les travailleurs précaires employés en contrat à durée déterminée (CDD), à temps partiel ou sur des missions d'intérim, on n'est probablement pas loin des 37,8% de personnes percevant un salaire mensuel de moins de 1,3 fois le smic, relevés par l'Insee en 2002 (dernier chiffre connu). La "smicardisation" de la société française, qui est d'une ampleur inédite en Europe, existe bien. Elle n'épuise pas, toutefois, la réalité de l'évolution des revenus.

L'envol des hauts revenus. A l'autre bout de l'échelle, en effet, les revenus les plus élevés ne cessent d'augmenter. Un chercheur de l'Ecole d'économie de Paris, Camillle Landais, a établi que, entre 1998 et 2005, les 3 500 foyers les plus riches de France ont vu leur revenu réel augmenter de 42,6%, tandis que 90% des foyers fiscaux devaient se contenter d'une hausse de 4,6%. L'économiste explique le dynamisme des hauts revenus par la croissance des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values boursières, mais aussi par la nette progression des très hauts salaires. Cette explosion des inégalités nourrit, bien sûr, le "ressenti" des ménages sur la détérioration de leur niveau de vie.

Des charges plus lourdes. Dans le budget des ménages, le poids des dépenses dites contraintes – celles sur lesquelles on n'a guère de prise à court terme, comme le logement (loyers, charges), les assurances, les remboursements des crédits ou encore les impôts et autres contributions sociales (CSG et CRDS) – n'a cessé d'augmenter. Il est passé de 22% à 45% du budget familial entre 1960 et 2006. Et encore, il ne s'agit que d'une moyenne, puisque ce type de charges absorbe les trois quarts du revenu disponible des plus modestes. Or ces derniers, du fait de leur mode de consommation, sont aussi ceux qui sont les plus touchés par la hausse des prix du tabac, des produits de première nécessité (pain, lait…), des loyers ou encore du fioul domestique.

Claire Guélaud

La difficile réforme des indices de prix
Réconcilier les Français avec leurs indicateurs économiques et réduire l'écart entre l'inflation mesurée par l'Insee et l'inflation perçue par les consommateurs. Tel est le but du rapport remis jeudi dernier par le Conseil d'analyse économique. Parmi les mesures proposées : rapprocher l'indice des prix à la consommation de l'indice européen ; établir des profils types (familles monoparentales, jeunes actifs, retraités, etc.), pour mieux mesurer l'inégale exposition des ménages à la hausse des prix ; créer un indice élargi pour tenir compte des dépenses de logement, et des indices complémentaires intégrant l'évolution des normes de consommation ; enfin, mettre en place des indicateurs de "niveau de vie" et de "bien-être".

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 14:06

Marois oriente son discours sur le débat identitaire
La Presse - Québec - mercredi 17 oct 2007 - Tommy Chouinard

Pauline Marois tente de s'approprier le débat identitaire que Mario Dumont a monopolisé au cours de la dernière année. À cette première intervention à l'Assemblée nationale hier, la chef du Parti québécois a demandé aux nouveaux arrivants de respecter une série de «valeurs» et aux Québécois de ne pas renier leur «identité» pour accommoder «l'autre».

«Celles et ceux qui choisissent de se joindre à nous doivent savoir qu'ils viennent habiter un jardin qui porte déjà des fruits», a affirmé Pauline Marois au cours de son premier discours en Chambre.

Selon elle, les nouveaux arrivants doivent respecter des valeurs chères à la société québécoise. «Notre langue commune est le français, et nous avons le droit et le devoir de la faire respecter. La liberté d'expression, l'égalité des hommes et des femmes, les droits des enfants, le caractère laïque des règles de fonctionnement de notre société sont des valeurs que doivent accepter les nouveaux arrivants pour être membres de notre famille», a-t-elle affirmé.
La «nation québécoise» doit «défendre son identité» et refuser de remettre en question ses valeurs pour répondre aux demandes d'accommodements de nouveaux arrivants. «Cette nation a une identité. Je crois profondément que ce n'est pas en s'effaçant ou en se reniant nous-mêmes qu'on respecte l'autre», a-t-elle dit.
Pauline Marois a tenu à souligner que «les Québécois ne sont pas portés à la violence». Ils veulent éviter de reproduire ici «les multiples conflits qui existent entre les nations, les religions, les cultures».
La chef du PQ trouve cependant important d'«assainir le débat qui a cours actuellement». «Il faudra très rapidement envoyer à tous et à toutes les bons signaux avec sérénité, ouverture et fermeté», a-t-elle lancé.

Cette sortie sur le débat identitaire a marqué le premier discours en Chambre de la nouvelle chef péquiste. Autrement, Mme Marois a voulu envoyer des signaux aux membres de son parti, au moment où elle se penche sur une refonte du programme. «Le parti que je dirige veut construire une société plus juste, plus solidaire, mais notre ambition est de redistribuer la richesse, pas la pauvreté. Pour défendre les valeurs de justice qui nous habitent, il faut créer la richesse.» Le PQ doit selon elle «ajuster» sa «vision du rôle de l'État». Elle a également fait un plaidoyer en faveur de la souveraineté, reprochant au passage à Mario Dumont de manquer de «transparence» au sujet de son option.

Contrairement à ce qui était attendu, Pauline Marois n'a pas abordé la crise forestière au moment de poser sa première question au premier ministre Jean Charest. Grâce à son statut de chef de l'opposition officielle, Mario Dumont lui avait coupé l'herbe sous le pied en interrogeant le premier le gouvernement sur cette question.

Mme Marois a plutôt choisi de demander au premier ministre quelles étaient ses attentes face au discours du Trône de Stephen Harper. Jean Charest a indiqué qu'il allait «se battre bec et ongles» si Ottawa annonçait un projet de commission nationale des valeurs mobilières.

Partager cet article

Repost0