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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 13:39
Pologne : la victoire de Donald Tusk, un libéral conservateur
LE MONDE | 22.10.07 | 08h50  •  Mis à jour le 22.10.07 | 10h58
Varsovie, correspondante

heveux châtains clairs, front large, léger zézaiement, toujours bonne allure, Donald Tusk, 50 ans, était, dimanche 21 octobre au soir, "l'homme le plus heureux de la terre". La victoire de son parti (Plateforme civique, PO) aux législatives anticipées lui ouvre les portes du gouvernement.

 

Triomphant, le leader libéral revient pourtant de loin. Critiqué jusque dans son camp pour manquer de hargne, le chef de file libéral était sorti laminé de sa double défaite aux législatives et à la présidentielle de 2005 face à la droite conservatrice (Droit et Justice, PiS).

Cofondateur en 2001 de la PO, avec Andrzej Olechowski et Maciej Plazynski, aujourd'hui détachés du parti, Donald Tusk préside la formation depuis 2003. Originaire de Gdansk (nord), le berceau du syndicat Solidarnosc, le chef de file de la PO est un libéral convaincu, adversaire de l'Etat providence et interventionniste, partisan d'une place plus large aux initiatives de la société civile et des entrepreneurs.

Le libéralisme, il l'a paradoxalement appris sous le régime communisme, en pleine économie centralisée. "En 1983, nous avons fondé ensemble notre propre entreprise de peinture, Swietlik. Nous peignions des cheminées d'usine, des tours, des poteaux. Les contrats étaient choisis en fonction de leur rentabilité, nous gagnions pas mal d'argent. Nous étions l'économie de marché en plein communisme", se rappelle son ami de 30 ans, le syndicaliste Jerzy Borowczak à Gdansk.

"LEVER LE VOILE SUR LA POLOGNE COMMUNISTE"

Donald Tusk entre en politique en initiant, à la chute du communisme, un mouvement libéral qui se mue rapidement en parti, le Congrès démocrate-libéral (KLD). Élu député en 1991, il essuie un premier échec aux législatives anticipées de 1993. Il se rapproche alors de l'Union démocratique (UD), formée dans l'héritage de Solidarnosc. De la fusion entre UD et KLD, naît l'Union pour la liberté (UW).

En 2000, parce qu'il perd la course à la présidence du parti face à Bronislaw Geremek, M. Tusk se sépare de l'UW, emmenant avec lui les libéraux issus de KLD, et cofonde la PO. "UW était un parti libéral, doté d'une sensibilité sociale, qui partageait avec le KLD l'attachement au principe du libéralisme dans le politique économique comme dans l'organisation de l'Etat. Par la suite, la PO a renforcé son aile conservatrice", analyse aujourd'hui M. Geremek.

Contre la libéralisation de la loi anti-avortement, le parti est par ailleurs favorable à la décommunisation du pays. "Il n'y aura pas de Pologne transparente sans lever le voile sur la Pologne communiste", a récemment déclaré M. Tusk. Proche de Lech Walesa, "l'homme à la moustache" qu'il n'a pas manqué de saluer dimanche au soir dans son discours de victoire, Donald Tusk revendique sa parenté avec les autres leaders du centre-droit européen, rattachés au Parti populaire européen (PPE).

Pressenti comme le futur premier ministre, M. Tusk devra surmonter sa principale faiblesse : "sa difficulté à collaborer avec ceux qui ne partagent pas strictement ses idées", analyse le consultant politique, Eryk Mistewicz. Ses vieux compagnons de route, comme Jan Rokita ou Andrzej Olechowski, ont fini par le quitter. "Aujourd'hui, M. Tusk est le leader incontesté en son parti, mais il n'a personne autour de lui pour s'adresser aux électorats autres que les entrepreneurs - comme les paysans ou les catholiques".


Célia Chauffour

La droite ultranationaliste renforce sa position dominante aux élections législatives en Suisse
LE MONDE | 22.10.07 | 09h39  •  Mis à jour le 22.10.07 | 11h08
Genève, correspondance.

près une campagne législative agressive, profilée contre tous ceux qui veulent "abuser" de la Suisse – qu'ils soient étrangers, délinquants, assistés sociaux ou mêmes fonctionnaires européens –, l'Union démocratique du centre (UDC) confirme sa position de premier parti helvétique. La formation nationaliste et conservatrice du conseiller fédéral (ministre) Christoph Blocher a renforcé, dimanche 21 octobre, sa présence au Conseil national (la Chambre haute qui compte 200 élus) avec 29% des voix (26,7% en 2003), devançant largement les autres partis.

 

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Le Parti socialiste enregistre un net recul avec 19,5% (contre 23,3% en 2001), son plus mauvais score depuis le milieu des années 1980, suivi des radicaux (15,6%) et des chrétiens-démocrates (14,6%), alors que les Verts améliorent leur score (9,6%). Le Conseil des Etats – la Chambre haute qui compte 46 représentants des cantons – reste, lui, dominé par la droite classique, l'UDC ne recueillant que sept sièges. Les douze mandats restants feront l'objet d'un second tour d'ici au 25 novembre.
 
EXIGENCES INÉDITES

Dimanche soir, Ueli Maurer, le chef de l'UDC, triomphait, estimant que toute "personne opposée à l'entrée de la Suisse dans l'UE, qui veut payer moins d'impôts, veut davantage de sécurité et moins de criminalité étrangère", avait soutenu son mouvement. Il remarquait qu'il s'agissait du "résultat le plus élevé jamais obtenu par un parti depuis l'introduction du système électoral en 1919".

Le reste de la classe politique, elle, tente de comprendre. Les socialistes et les centristes, outre une autocritique encore discrète, dénoncent la débauche de moyens financiers investis par l'UDC dans cette campagne. Selon certaines estimations, les dépenses totales du parti ont avoisiné les 20 millions de francs (34 millions d'euros), contre 1 million pour le Parti socialiste. Sans que l'on sache d'où viennent les fonds, puisqu'il n'existe pas de législation sur le financement des partis politiques, les dépenses électorales n'étant pas plafonnées. Récemment, un groupe d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), présents en Suisse, s'était inquiété de cette opacité.

Encarts dans les journaux, manifestations, stands, affiches placardées sur tous les murs – dont celle, xénophobe, des moutons blancs boutant hors de Suisse l'"étranger criminel" symbolisé par un mouton noir –, l'UDC aura inondé le pays de ses messages. Avec l'appui constant du charismatique conseiller fédéral Christoph Blocher, qui, jetant par-dessus bord les règles politiques helvétiques, s'est plus comporté en chef de parti qu'en ministre de la justice et de la police.

L'UDC a créé la surprise en Suisse romande. Elle arrive en tête du canton de Vaud, dépasse la barre des 20% à Genève, et devient la troisième force dans le Jura, un canton jusqu'alors très réticent. Cette poussée confirme que le parti a su mener une campagne nationale, chose inhabituelle en Suisse.

Devant ce score, toute velléité d'éjecter du gouvernement Christoph Blocher, accusé durant la campagne de piétiner le fonctionnement consensuel du gouvernement, devient caduque. Le 12 décembre, les deux chambres du Parlement voteront sur la composition du Conseil fédéral et c'est, désormais, l'UDC qui pose ses conditions. La direction du parti a fait savoir que si elle accepte le maintien de la "formule magique" actuelle – deux UDC, deux socialistes, deux radicaux et une chrétienne-démocrate –, elle souhaite le départ des trois plus anciens ministres en poste. Parmi eux, Samuel Schmidt, pourtant membre de l'UDC mais jugé trop modéré par les "blochériens". Ces exigences inédites confirment, aux yeux des observateurs, la volonté de l'UDC de transgresser les mœurs politiques en vigueur.


Agathe Duparc

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 09:55
Henri Emmanuelli invité de France Info
Olivier de Lagarde | 19 octobre 2007

ligne
 Ecoutez l’emission en ligne "[...] Qu’il faille réformer des choses dans ce pays, personne n’en doute mais ce qui est terrible c’est la manière dont s’y est pris le pouvoir : d’abord, le paquet fiscal du 15 juillet, ensuite, ce qu’on retrouve dans le budget c’est-à-dire encore des cadeaux aux titulaires de portefeuilles de plus de 500000 €, j’ai l’impression que ce gouvernement se conduit comme le fondé de pouvoir de l’Argent ; et en même temps, il pointe du doigt des gens qui ont 1000 € de retraites par mois en disant que ce sont eux les coupables [...]" 

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 09:31

le salaire minimum en europe

L'observatoire  des inégalités s'est livré à une comparaison des salaires minimum légaux en Europe. SmicEn janvier 2007, le salaire minimum était compris entre 92 et 1 570 euros bruts dans les pays de l’Union européenne. Cela correspond à un écart de pouvoir d’achat de 1 à 7.

 

20 pays de l’Union européenne sur 27 possèdent un salaire minimum légal. Parmi eux, la valeur mensuelle brute varie de 92 à 1 570 € bruts (avant cotisations sociales du salarié), soit une échelle de 1 à 17 fois. Une fois corrigé des différences de coût de la vie, l’écart se réduit à un rapport de 1 à 7 en passant de 204 à 1 503 €. Les écarts demeurent considérables : dans 10 pays, le minimum est inférieur à 300 € mensuels. Notons que les pays qui ne figurent pas dans ce tableau ne disposent pas de salaire minimum de niveau national, mais peuvent avoir des minima variables suivant les secteurs d’activité.

 

Les salariés français figurent dans le haut du tableau, d’autant que leur durée du travail est de 35h contre 39, par exemple, au Royaume-Uni. Mais tous les salariés au Smic en France ne touchent pas 1 200 € bruts. Comme dans les autres pays, les personnes employées en temps partiel ou par intermittence dans l’année n’en perçoivent qu’une partie. C’est l’un des principaux facteurs de l’existence des "travailleurs pauvres", dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté (un Smic à mi-temps par exemple).

Salaire minimum en Europe et aux Etats-Unis
Salaire mensuel brut en vigueur au 1er janvier 2007 (sauf Grèce juillet 2006)

 

En euros

En parité de pouvoir d'achat

Luxembourg

1570

1503

Irlande

1403

1141

Royaume-Uni

1361

1292

Pays-Bas

1301

1244

Belgique

1259

1203

France

1254

1150

Grèce

668

768

Espagne

666

724

Malte

585

805

Slovénie

522

701

Portugal

470

546

Turquie

298

498

Rép. Tchèque

288

465

Hongrie

258

423

Pologne

246

389

Estonie

230

362

Slovaquie

217

351

Lituanie

174

324

Lettonie

172

310

Roumanie

114

204

Bulgarie

92

216

Etats-Unis

676

779

 

Source : Eurostat, Office statistique des Communautés européennes. Année des données : 2007

Pour plus d’informations : observatoire des inégalités.

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 09:26

logo universites de rentree

VIDEOS DES RENCONTRES DE LA REFONDATION

rondAtelier 6 "Ghettos de riches, ghettos de pauves"

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 08:01
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 09:13
La gauche allemande s'interroge sur les réformes de l'ère Schröder
LE MONDE | 15.10.07 | 15h42  •  Mis à jour le 15.10.07 | 15h42

e succès dans les sondages du nouveau "Parti de gauche" allemand, crédité de 11% d'intentions de vote, et la montée d'une grogne syndicale pour réclamer plus de partage des bénéfices de la croissance, a relancé dans la gauche allemande, cet automne, la tentation de prendre ses distances par rapport aux réformes sociales libérales mises en place sous le gouvernement du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, allié aux Verts. Porté en juin 2007 sur les fonds baptismaux par l'ancien président du parti social-démocrate Oskar Lafontaine et les héritiers du parti communiste de l'ex-Allemagne de l'Est, le Parti de gauche, avait - avant même d'être officiellement constitué - obtenu 53 députés au Bundestag aux élections de 2005, devançant les Verts et coûtant sa reconduction à la coalition de M. Schröder, battue de justesse par les chrétiens-démocrates.

Ce parti a pu capitaliser à la fois sur le mécontentement persistant à l'Est de l'Allemagne de ceux qui se sentent les oubliés de la réunification allemande de 1990 et à l'Ouest d'une frange de la gauche allemande n'a jamais accepté le tournant "blairiste" du parti social-démocrate sous Schröder. Recrutant parmi la gauche syndicaliste et les partisans de l'aile allemande d'Attac, leur discours, porté par Oskar Lafontaine - qui a effectué un retour spectaculaire huit ans après avoir démissionné de la présidence du SPD et de son poste de ministre des finances - le nouveau parti bénéficie aujourd'hui des tensions sociales provoquées par les réformes du gouvernement Schröder, poursuivie par la grande coalition formée par les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates sous la conduite de la chancelière Angela Merkel.

La montée en puissance de cette nouvelle gauche a redonné des arguments à l'aile gauche du parti social-démocrate, mais aussi des Verts. A l'approche du Congrès du SPD, qui se réunira le 26 octobre à Hambourg, l'actuel président du SPD, Kurt Beck, le ministre-président de Rhénanie-Palatinat, qui a pourtant longtemps gouverné son land avec les libéraux, a ouvertement demandé un aménagement des réformes, notamment au profit des chômeurs les plus âgés, premières victimes de la réduction des indemnités chômage. Il a provoqué un intense débat avec les ministres sociaux démocrates du gouvernement fédéral, qui récusent un retour en arrière.

Les Verts, dans l'opposition, sont eux aussi tenté de revenir sur certains de leurs anciens dogmes. Une majorité du parti a récemment remis en cause l'engagement militaire de l'Allemagne en Afghanistan aux cotés de leurs alliés occidentaux, obligeant leurs députés à s'abstenir vendredi 12 octobre lors du vote du Bundestag sur le renouvellement du mandat pour l'envoi de troupes allemandes dans ce pays.

Ces débats ne signifient pas pour le moment que le pays se détourne de réformes encore largement acceptées par l'opinion qui y voit une des raisons de la relance de la croissance allemande. Les principaux bénéficiaires en sont les partis chrétiens-démocrates qui caracolent loin devant dans les sondages.

Les syndicats qui tentent eux aussi de faire entendre leur voix, restent prudents. Quelques milliers de personnes seulement, 7 000 selon les organisateurs, ont pris part samedi à Berlin à une manifestation contre la politique sociale du gouvernement à l'appel des délégations syndicales de grands groupes industriels allemands comme Siemens, Daimler, Thyssen ou RAG, ainsi que les puissants syndicats des services Verdi, de la métallurgie IG-Metall et des enseignants GEW.

Henri de Bresson
Article paru dans l'édition du 16.10.07

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 09:09

PS : Hubert Védrine défend le droit "d'inventaire"
NOUVELOBS.COM | 16.10.2007 | 18:40

L'ancien ministre socialiste, interrogé sur nouvelobs.com sur les critiques à l'égard de Ségolène Royal, a expliqué : "Ce ne sont pas des insultes mais un processus certes pénible mais salutaire".

Hubert Védrine (Sipa)

Hubert Védrine (Sipa)

Le socialiste Hubert Védrine a souhaité mardi 16 octobre que "l'inventaire" du Parti socialiste "se fasse sans fausse unanimité, sans fausse amitié et sans tabous". L'ancien ministre PS des Affaires étrangères était interrogé sur nouvelobs.com sur les "insultes", selon un internaute, proférées à l'égard de Ségolène Royal, l'ancienne candidate PS à l'élection présidentielle. "Dans l'état où est le PS", a expliqué Hubert Védrine, "cela ne me choque pas que l'inventaire sur le passé et la campagne, et les analyses sur l'avenir se fassent sans fausse unanimité, sans fausse amitié et sans tabous". "Ce ne sont pas des insultes", a-t-il indiqué, "mais un processus certes pénible mais salutaire". "Cela permettra une décantation", a-t-il conclu.

"Je n'ai rien abandonné de mes convictions"
Hubert Védrine a par ailleurs précisé pourquoi il avait accepté la proposition de Nicolas Sarkozy de rédiger un "rapport sur la France et la mondialisation". "Je n'ai pas été dans une 'commission'", a-t-il indiqué sur les forums de nouvelobs.com. "J'ai donné mon avis -public- à Nicolas Sarkozy, comme je l'ai donné à d'autres chefs d'Etat", a ajouté Hubert Védrine, précisant qu'il "n'avait rien abandonné de ses convictions".
Interrogé par un internaute sur son éventuelle participation au gouvernement de François Fillon, le socialiste a rappelé qu'il avait refusé cette proposition car "politiquement", il "ne se voyait pas dans ce gouvernement".

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 09:02
NICOLAS VS CECILIA
Les Sarkozy ont materialisé leur séparation lundi 15 octobre
NOUVELOBS.COM | 17.10.2007 | 10:02

Le président et son épouse se sont rendus ensemble devant un juge, lundi 15 octobre en fin de journée, pour matérialiser la procédure de séparation.

 (c) Reuters

Selon nos informations, Nicolas et Cécilia Sarkozy se sont rendus ensemble devant un juge, lundi 15 octobre en fin de journée, pour matérialiser la procédure de séparation du couple.

Depuis une semaine, l’Elysée refusait de commenter les multiples rumeurs de divorce. Dans son édition de Jeudi, Le Nouvel Observateur papier revient largement sur les étapes de la séparation du couple présidentiel, qui, sous l’œil des médias, aura largement mêlé vie privée et vie publique.

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 08:55
Marois lève le voile sur les orientations du PQ
Norman Delisle - Presse Canadienne - Québec

MaroisAN.jpgÀ peine arrivée à l'Assemblée nationale, mardi, la chef du Parti québécois a tracé un portrait du genre de Québec qu'elle souhaite.

 

Aux nouveaux venus immigrants, Mme Marois a demandé de respecter les valeurs des Québécois. «Le Québec n'est pas parfait, mais il est notre pays. Le Québec moderne est une société accueillante. Celles et ceux qui choisissent de se joindre à nous doivent savoir qu'ils viennent habiter un jardin qui porte déjà des fruits», a averti Mme Marois.
Ces valeurs communes sont la langue française, la liberté d'expression, l'égalité des hommes et des femmes, les droits des enfants, le caractère laïc des règles de fonctionnement de notre société. «Ce sont des valeurs que doivent accepter les nouveaux arrivants pour être membres de notre famille», a dit Mme Marois dans sa première intervention en Chambre.

Elle a aussi rappelé que les Québécois ne sont pas portés à la violence. «Ils désirent qu'on ne reproduise pas ici les multiples conflits qui existent entre les nations, les religions, les cultures
«Pour assainir le débat qui a cours actuellement, par respect pour nous-mêmes autant que par honnêteté pour ceux que nous accueillons dans notre maison, il faudra très rapidement envoyer à tous et à toutes les bons signaux avec sérénité, ouverture et fermeté», a poursuivi la chef péquiste.

La chef péquiste a aussi mis en relief les points forts que sa formation politique défendra sous sa gouverne. Pour les malades, le PQ entend se battre pour l'universalité des soins, l'accessibilité à des services de qualité et dans des délais médicalement requis. Dans les écoles, le Parti québécois veut que les enfants soient «bien formés, sachent mieux lire, écrire et compter, qu'ils connaissent l'histoire de leur pays, qu'ils maîtrisent les savoirs essentiels à leur épanouissement et à leur autonomie».
«Les travailleurs et les travailleuses du secteur public doivent savoir ce qu'on attend d'eux et disposer des moyens pour répondre aux attentes qu'on leur fixe. Ils doivent savoir qu'ils pourront donner des services dans un État qui accepte de se moderniser», a dit Mme Marois.
«Nous sommes capables de bâtir ici un pays riche, un pays prospère qui respecte l'environnement. Nous insisterons dans cette Chambre pour que la politique de développement durable ne soit pas qu'une politique, qu'elle soit plus qu'un discours. Nous insisterons pour que notre marche vers la prospérité ne fasse pas plus de victimes que de gagnants», a poursuivi la chef péquiste.

Mme Marois a aussi lancé un avertissement aux 2 autres formations politiques, le Parti libéral de Jean Charest et l'Action démocratique de Mario Dumont, les invitant à la transparence.
«Je profite de l'occasion pour vous dire que nous serons très clairs sur notre vision et sur nos ambitions pour le Québec. Nous avancerons à visière levée et, je ne m'en cache pas, nous demanderons à tous d'être clairs sur leurs convictions et sur leurs démarches. Nous avons tous un devoir de transparence», a soutenu la chef du Parti québécois.

Le PQ est partisan de la souveraineté du Québec. Les autres partis politiques devront eux aussi être clairs, tant les libéraux de Jean Charest «eux qui veulent maintenir le lien fédéral même au prix de l'érosion des pouvoirs du Québec», que les adéquistes de Mario Dumont «qui prétendent qu'ils permettront au Québec de s'affirmer davantage sans nous dire comment ils le feront», a conclu Mme Marois.

Elle a été accueillie chaleureusement par les députés de tous les partis en Chambre. Même ses adversaires politiques, le premier ministre Jean Charest et le chef de l'opposition adéquiste Mario Dumont, lui ont souhaité bonne chance dans ses nouvelles fonctions.
Mme Marois a accédé à l'Assemblée nationale comme députée de Charlevoix, où elle a été élue lors d'une élection complémentaire le 24 septembre dernier.

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 15:45
André Boisclair se retire
La Presse - lundi 15 oct 2007 - Québec - Denis Lessard

Chef du Parti québécois aux dernières élections générales, André Boisclair a confirmé lundi dans un communiqué qu'il quitte la politique. Il démissionnera de son poste de député de Pointe-aux-Trembles, le 15 novembre prochain, comme l'a appris La Presse dimanche.

Plusieurs sources ont confirmé hier que M. Boisclair avait pris sa décision il y a un bon moment. Il ne réapparaîtra pas à l'Assemblée nationale, ayant eu tous les hommages imaginables lors de l'annonce de sa démission, en mai dernier, explique-t-on.

Le 15 novembre 2005, André Boisclair a été élu chef du Parti québécois, devançant de loin sa plus proche rivale, Pauline Marois, qui est devenue à son tour chef du PQ, sans course à la succession, à la fin juin. M.

Boisclair avait obtenu 54% des suffrages auprès des militants péquistes appelés à voter par téléphone, sa rivale avait obtenu 30% des suffrages.

Aux élections du 26 mars dernier, le PQ dirigé par André Boisclair avait récolté 28% des suffrages, son plus faible score depuis 1970. Le chef péquiste avait, avant et après la campagne, été durement critiqué par l'aile orthodoxe de son parti et les membres du SPQ libre, les éléments plus gauchisants du PQ. Les centrales syndicales avaient aussi critiqué le chef péquiste. Après les élections, la grogne avait atteint le caucus des députés.

M. Boisclair avait été élu la première fois à l'Assemblée nationale dans Gouin, en 1989. Il avait occupé plusieurs ministères (Emploi, Affaires municipales, Environnement) sous la direction de Lucien Bouchard et de Bernard Landry. Il avait été aussi leader parlementaire du gouvernement, puis de l'opposition à l'Assemblée nationale. Il avait quitté ses fonctions pour aller faire une maîtrise en administration publique à Harvard avant de revenir au Québec, en juin 2005, après la démission surprise de Bernard Landry.

M. Boisclair a annoncé ses intentions à Mme Marois hier. Ils avaient eu, au cours des dernières semaines, deux brefs entretiens lors desquels la nouvelle députée de Charlevoix avait souligné au député de Pointe-aux-Trembles qu¹elle souhaitait le voir rester à l¹Assemblée nationale.

M. Boisclair s'était contenté de lui faire savoir qu'elle serait fixée sur ses intentions avant la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, demain.

Avant de revenir en politique M. Boisclair avait laissé tomber un emploi prestigieux chez MacKenzie, le bureau torontois d'une firme multinationale de consultation. Cette fois, il annonce son départ sans connaître exactement ce que sera son prochain emploi.

M. Boisclair démissionne de son poste de député de Pointe-aux-Trembles où il avait été élu à l'été 2006. Celle qui l¹avait précédé, Nicole Léger a déjà indiqué qu'elle faisait l'objet de pressions pour revenir en politique; elle avait été l'une des rares députés péquistes à appuyer Mme Marois. Parmi les députés péquistes actuels, aucun n'avait appuyé Mme Marois lors de la course qui l'avait opposée à André Boisclair entre juin et novembre 2005.

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