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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 15:25
Enclavée en territoire flamand, Bruxelles craint d'être victime de la crise du fédéralisme belge
LE MONDE | 09.10.07 | 15h34  •  Mis à jour le 09.10.07 | 15h41
BRUXELLES CORRESPONDANT


uatre mois après les élections législatives du 10 juin, Yves Leterme, le leader démocrate-chrétien flamand chargé pour la deuxième fois, le 29 septembre, de former un gouvernement, semble encore aussi loin d'un accord.

Confronté à cette situation confuse, Charles Picqué, le ministre-président socialiste de la région bruxelloise, troisième composante de l'ensemble belge avec la Flandre et la Wallonie, dit s'inquiéter d'une rupture toujours possible entre Flamands et francophones. M. Picqué estime que "si l'on veut éviter l'accident, la négociation devra déboucher sur des résultats équilibrés et des concessions mutuelles. Trop de concessions francophones, imaginées dans le but de sauver le pays, ne feraient, en réalité, qu'accélérer le processus".

La négociation fédérale n'a, jusqu'ici, que brièvement évoqué la question de l'avenir de Bruxelles. Pas de quoi rassurer le ministre-président, qui gère une situation aussi difficile que paradoxale. Très majoritairement francophone, Bruxelles est enclavée dans le territoire flamand et est aussi la capitale proclamée de la région flamande. Classée parmi les cinq régions les plus productrices de richesse en Europe, son produit intérieur est très supérieur à la moyenne nationale belge, mais elle bénéficie peu de cette manne : l'impôt de ceux qui viennent y travailler tous les jours est réimporté dans les autres régions. En Flandre surtout, puisque les Flamands forment 71% de la main d'oeuvre de la ville-région.

Bruxelles, qui assume toutes les contraintes de son statut de capitale fédérale et européenne, se débat, pendant ce temps, avec un taux de chômage record (21% en moyenne, plus de 30% chez les moins de 25 ans), des finances à la corde et un sous-investissement chronique du pouvoir fédéral.

"PROTECTION DES MINORITÉS"

Les deux partis francophones qui négocient avec M. Leterme, le Parti libéral et le Centre démocrate humaniste (centre-droit) réclament une extension des limites de la ville-région afin de mieux assurer son développement. Problème : aucun négociateur flamand n'accepte cette demande. Tous, en revanche, veulent scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, ce qui priverait les 150 000 francophones vivant dans la périphérie flamande de la ville d'une grande partie de leurs droits actuels. "Ce problème renvoie à la protection des minorités, donc au respect des gens, et à l'enclavement de Bruxelles, alors que nous demandons, au contraire, à mieux coopérer avec les zones proches", souligne M. Picqué, qui invite les négociateurs francophones à la fermeté.

"Je suis pour une réforme de l'Etat qui assurerait, notamment, la viabilité de Bruxelles. Pas pour des concessions destinées à sauver une Belgique qui ne serait plus qu'une coquille vide", indique le président de la région bruxelloise. "Chagriné mais réaliste", il se prépare, dit-il, à un scénario "confédéral". M. Picqué espère seulement que cela n'engendrera pas le "pire", c'est-à-dire "une cogestion de Bruxelles par les deux autres régions ou, pire, une mainmise flamande sur la ville". "En fait, ajoute-t-il, je crois qu'une majorité de Flamands n'a pas envie d'une rupture, mais des éléments irrationnels peuvent jouer et le ressaisissement que j'espère ne se manifeste guère."

Bruxelles pourrait-elle, alors, être "sauvée" par l'Union européenne, comme l'espère une partie de ses habitants ? "Je préfère l'idée d'une Belgique à trois régions viables. Je doute que l'UE veuille s'incarner en meilleure alliée de ma région. Elle n'a sans doute pas envie de mettre la main dans le panier de crabes belge..."


Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 10.10.07

Violente manifestation d'extrémistes flamands en Belgique
LEMONDE.FR avec AFP | 07.10.07 | 19h52

'est aux cris de "Que la Belgique crève !" qu'environ 350 extrémistes flamands ont manifesté, dimanche 7 octobre, près de Bruxelles en Belgique. Brûlant des drapeaux belges, symbole d'un royaume "artificiel" qu'ils espèrent voir disparaître à l'issue de la crise politique actuelle, ils manifestaient dans le centre de Rhode-Saint-Genèse. Cette commune de la périphérie de Bruxelles fait officiellement partie de la Flandre, la région néerlandophone du nord de la Belgique, mais sa population est à plus de 60 % francophone. Elle constitue l'un des enjeux majeurs de la crise que traverse la Belgique depuis les élections législatives du 10 juin.

La marche était organisée par le Voorpost ("Avant-poste" en néerlandais), un groupe radical qui milite pour une partition de la Belgique au nom des "intérêts de la communauté ethnique néerlandaise". Dix-sept parlementaires du parti d'extrême-droite indépendantiste Vlaams Belang étaient présents dans un cortège où flottaient de nombreux drapeaux jaunes frappés du lion noir, symbole de la Flandre.

"LA SOLUTION, C'EST DE SÉPARER FLAMANDS ET WALLONS"

Quatre mois après les législatives, la formation d'un nouveau gouvernement belge bute notamment sur la question du droit des francophones de la périphérie flamande de Bruxelles de voter pour des listes francophones de la capitale, que les partis néerlandophones souhaitent abolir.

"C'est le moment crucial pour demander l'indépendance de la Flandre", a souligné un responsable du groupe nationaliste, Michael Debronett. "La solution, c'est de séparer Flamands et Wallons. On demande une Flandre indépendante, avec l'intégrité de son territoire", a-t-il ajouté.

Au même moment, une centaine de défenseurs de l'unité de la Belgique, dont de nombreux jeunes, manifestaient dans le centre de Bruxelles, arborant les couleurs belges et portant des autocollants "Touche pas à ma Belgique".

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 09:30
Entretien avec Joseph Stiglitz, prix nobel d'économie en 2001
L'économie américaine a fait une "overdose"
LE MONDE | 05.10.07 | 15h06  •  Mis à jour le 05.10.07 | 15h06


a Banque centrale européenne (BCE) n'a pas augmenté ses taux, jeudi 4 octobre. Cette attitude est-elle appropriée dans un contexte de crise financière ?

La BCE reste focalisée sur les risques d'inflation (qui l'empêchent de baisser les taux d'intérêt). Or, des taux élevés contribuent à ralentir l'économie. Tant que la BCE maintiendra cette politique, elle ne pourra pas répondre aux problèmes de cette crise financière. D'autant qu'il n'y a pas de sérieuses tensions inflationnistes en Europe.

Faudrait-il que la BCE baisse radicalement les taux d'intérêt comme l'a fait la Réserve fédérale américaine (Fed) ?

La Fed a eu raison de baisser ses taux le 18 septembre. Mais cette mesure a un effet limité. La Réserve fédérale américaine a agi sur le coût de l'argent à court terme. A plus long terme, les taux d'intérêts (fixés par le marché) restent élevés.

In fine, la Fed a surtout aidé les établissements de crédits hypothécaires pour éviter qu'ils ne fassent faillite. Ces derniers ont été à l'origine de la crise car ils avaient prêté démesurément en prenant des risques inconsidérés. Ce ne sont pas eux qu'il fallait soutenir. Il faudrait plutôt aider les ménages qui sont aujourd'hui menacés de perdre leur logement.

La crise peut-elle s'aggraver ?

La dynamique de l'économie américaine est négative. Et la question actuelle n'est pas de savoir si il y aura, oui ou non, un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis, mais quelle sera son ampleur.

La croissance américaine est tirée par la consommation depuis plusieurs années. Celle-ci a été soutenue par l'octroi de crédits, en particulier des crédits hypothécaires. A force, on a fini par prêter à des ménages qui ne pouvaient pas se le permettre. Les Américains ont ainsi vécu au-dessus de leurs moyens.

Les crédits hypothécaires ont agi comme des stéroïdes pour doper la croissance américaine. Mais il y a eu overdose. Les ménages peu solvables n'ont plus été en mesure de rembourser. Et l'Amérique est aujourd'hui en cure de désintoxication.

Pour l'économie, les conséquences ne seront sans doute pas brutales mais progressives et longues. Le ralentissement de l'économie devrait durer au moins douze à dix-huit mois. Cette année, la croissance sera inférieure à 2%.

Pourtant les marchés boursiers repartent à la hausse...

Les marchés d'actions ne reflètent pas toujours la réalité de l'économie. Aujourd'hui, les investisseurs réagissent surtout à la baisse des taux de la Fed. Mécaniquement, quand les taux baissent, les actions montent. Les marchés sont aussi sans doute excessivement optimistes. Ils ne réalisent pas le rôle primordial des crédits hypothécaires dans l'économie américaine.

Au niveau mondial, l'économie est moins vulnérable qu'il y a quinze ans. Elle est plus diversifiée car elle reste soutenue par la croissance des pays émergents. Mais ces derniers seront fragilisés par les difficultés de l'économie américaine, la plus importante au monde. Une grande partie de la croissance chinoise est liée à ses exportations vers les Etats-Unis.

Propos recueillis par Claire Gatinois
Article paru dans l'édition du 06.10.07
 

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 09:27
« Ces ministres sont de pâles figurants »
Interview de Benoît Hamon dans le Figaro - 04.10.07

LE FIGARO. - Que vous inspire la volonté de Nicolas Sarkozy de poursuivre l’ouverture ?

Benoît HAMON. -Dès que ça commence à aller moins bien, et à l’évidence la politique du gouvernement rencontre des difficultés, on se tourne vers l’ouverture comme instrument de diversion, comme arme pour déstabiliser l’opposition. Mais si la gauche a pu être déstabilisée dans le passé, elle ne l’est plus aujourd’hui. Je ne crois pas que la faillite morale de quelques individus signifie la faillite collective du PS.

N’est-ce pas le signe que beaucoup de socialistes ne croient plus le parti capable de se rénover ?

Que certains, au crépuscule de leur vie politique, n’y croient plus, c’est leur responsabilité. Cela ne nous empêchera pas de continuer à reconstruire le PS.

Ne peut-on pas y voir la fin de l’affrontement bloc contre bloc ?

J’acquiescerais volontiers à cette idée si je pouvais discerner dans la politique de Nicolas Sarkozy des choix qui s’apparentent à des choix de gauche. En matière économique et sociale comme en politique étrangère, je ne distingue rien qui puisse me faire penser qu’il a emprunté au patrimoine intellectuel de la gauche, si ce n’est dans ses discours.

Quel est, selon vous, l’apport des ministres d’ouverture ?

Ce sont de bien pâles figurants. À quoi servent-ils, à part participer à un casting fait par Nicolas Sarkozy pour mettre en scène sa politique ? Ont-ils adouci la politique de l’immigration ? Ont-ils contribué à ce qu’il y ait une hausse du pouvoir d’achat des ménages plutôt que des cadeaux fiscaux aux plus privilégiés ?

Sarkozy ne favorise-t-il pas la reconstruction du PS ?

Il est tellement omnipotent et omniscient qu’on lui attribuera bientôt le salut de la gauche ! N’allons pas chercher les vertus d’un «grand dessein» là où il n’y a que des manoeuvres.

On parle de Jack Lang, de Manuel Valls et de Julien Dray.

Si Lang devait collaborer à la politique de Sarkozy, je le regretterais comme beaucoup d’hommes et de femmes de gauche. Quant à Valls et Dray, leur nom a été jeté en pâture par l’Élysée. Ils ont eux-mêmes démenti ces rumeurs qui leur nuisent plus qu’autre chose.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 13:35


Lechatriche1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt sur le revenu de 270 000 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal".

L’Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par l’Assemblée nationale lors du vote de la loi "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat" adoptée le premier août dernier (lire le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra dépasser 50% des revenus d’un foyer fiscal, contre 60% auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d’euros, à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur les dépenses de santé.

 

D’après les estimations de l’Assemblée nationale, 234 000 contribuables vont bénéficier des 810 millions d’euros. Le bouclier a été justifié de la façon suivante : il fallait éviter que des ménages aux bas revenus ne soient imposés du seul fait de leur patrimoine. C’est le fameux cas de la veuve de l’Ile de Ré (information largement médiatisée), dont les maigres terres ont pris tellement de valeur qu’elle est soumise à l’impôt sur la fortune...

 

Parmi ces 234 000 foyers fiscaux, un peu moins de 206 000 déclarent des revenus très faibles (inférieurs à 7 000 euros annuels). Mais les cas de foyers effectivement pauvres et lourdement imposés sont rares, du fait des exonérations et dégrèvements de la taxe d’habitation. Ces cas isolés servent de paravent à des ménages qui déclarent artificiellement des bas revenus parce qu’ils déduisent de leurs ressources des dépenses que les salariés ne peuvent pas comptabiliser (automobile, équipements divers) ou utilisent les niches fiscales. Leur niveau de vie réel n’a pas grand chose à voir avec ce qui est affiché fiscalement.

 

Le boucler fiscal va surtout favoriser les très haut revenus. Un petit nombre de contribuable va recevoir des montants considérables. 18 000 foyers au revenu annuel supérieur à 41 000 euros vont toucher 31 200 euros de ristourne en moyenne par foyer. Pour eux seuls, le coût pour la collectivité est de 564 millions d’euros au total. Pour les plus gros patrimoines, c’est une vraie aubaine. Ainsi, 1 080 foyers au patrimoine supérieur à 15,5 millions d’euros toucheront plus de 270 000 euros. La collectivité va dépenser 272 millions d’euros pour eux.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 13:33

Benoît Hamon a participé samedi à l'invitation de Laurent Fabius à une table ronde aux côtés de Pervenche Bérès, Anne Hidalgo, Arnaud Montebourg et Hubert Védrine sur le thème : "Les socialistes dans l'Europe et la mondialisation".

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 14:29
Bien que l'assemblée fut surtout parisienne, elle avait été préparée par les référents NPS de chaque département d'Île-de-France.

Pour conclure ses universités de rentrée le 22 septembre 2007 au Panthéon, nous avions invité Benoît Hamon, député européen.

 
Ecoutez son intervention

 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 14:10
Une deuxième chance est donnée au Flamand Yves Leterme de former le gouvernement belge
LE MONDE | 01.10.07 | 15h34  •  Mis à jour le 01.10.07 | 15h34
BRUXELLES CORRESPONDANT


e roi Albert II a de nouveau chargé le leader flamand Yves Leterme, samedi 29 septembre, de former le gouvernement belge. Après avoir échoué, au mois d'août, M. Leterme, qui dirige une alliance entre les chrétiens-démocrates flamands et le petit parti séparatiste NVA (Nouvelle alliance flamande), doit tenter une seconde fois de rassembler dans une coalition dite "orange bleue" les partis chrétiens démocrates et libéraux, flamands et francophones. Depuis les élections législatives du 10 juin, les affaires courantes sont gérées par la coalition sortante du premier ministre libéral, Guy Verhofstadt.

Cette nouvelle tentative s'annonce un peu moins difficile que la précédente même si la personnalité et les exigences du formateur en matière de réformes institutionnelles suscitent toujours une grande méfiance du côté francophone. Si M. Leterme se voit offrir une deuxième - et dernière - chance de devenir premier ministre, c'est parce qu'un membre de son parti, Herman Van Rompuy, président de la chambre des députés, a réussi une tâche présentée comme impossible. Celle de rassembler les quatre partis de l'"orange bleue" autour d'une note évoquant une réforme de l'Etat.

Le texte est minimaliste. Il a provisoirement évacué les questions les plus sensibles - parmi lesquelles les demandes flamandes concernant la régionalisation des allocations familiales, de l'emploi ou de l'impôt des sociétés ainsi que la scission immédiate de l'arrondissement bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde (dit "BHV"), qui comprend actuellement la capitale et sa périphérie à majorité néerlandophone.

CALMER LES ESPRITS
Dans son rapport au roi, M. Van Rompuy a proposé un scénario en plusieurs phases, ponctué par la création d'un comité de sages chargé d'étudier des réformes institutionnelles. La question de "BHV" serait renvoyée à la fin des négociations pour réduire les risques d'échec : si les ultras du parti de M. Leterme oublient leur revendication d'une scission immédiate de "BHV", les francophones oublieront une de leurs exigences, à savoir l'extension des limites de la région bilingue de Bruxelles. Cet agrandissement se traduirait par un empiétement de la capitale sur le sol flamand, hypothèse rejetée par les partis néerlandophones.

Pour calmer les esprits, M. Van Rompuy a évoqué une solution pour l'un des problèmes-clés de la scission de l'arrondissement "BHV" : les 150 000 francophones vivant à la périphérie de Bruxelles pourraient voter dans un autre arrondissement électoral. On permettrait à tous les Belges, où qu'ils résident, de voter dans l'arrondissement de leur choix.

Yves Leterme, mais surtout ses alliés séparatistes de NVA reprendront-ils à leur compte le schéma ébauché par M. Van Rompuy ? Ils savent que celui-ci marque un recul par rapport aux exigences qu'ils ont formulées avant et après les élections, mais n'ignorent pas qu'un maintien intégral de leurs demandes dans le domaine institutionnel entraînerait un nouvel échec.

Les amis de M. Leterme devront choisir entre une perte de popularité, sans doute au profit des populistes et de l'extrême droite flamande, et la réalisation, partielle, de leur programme avec les partis francophones.

Ce sont eux, en tout cas, qui décideront si la Belgique s'enfoncera davantage dans la crise ou en reviendra aux règles du consensus, comme l'y appelle désormais une bonne partie de l'opinion, le monde économique et les capitales voisines, inquiètes de l'avenir de l'Etat belge. "La Belgique est un facteur de stabilité dans le monde", a déclaré récemment Nicolas Sarkozy, interrogé, à New York, par la RTBF.

Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 02.10.07

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 14:03
Pour transformer le PS en parti réformiste moderne
 
Face au pilonnage médiatique de Nicolas Sarkozy, les socialistes doivent mener une bataille idéologique.
 
Par Henri Weber, député européen, secrétaire national à la formation.
 
Libération : mercredi 3 octobre 2007

 
La défaite électorale des socialistes a suscité deux réactions contestables. La première émane de citoyens qui aiment tellement le Parti socialiste qu’ils souhaiteraient en avoir deux ! Les échecs électoraux du PS, nous expliquent-ils, tiennent à ce qu’il abrite en réalité plusieurs partis en un : la vieille gauche marxiste, d’une part ; et une gauche moderne qui brûle de mettre les horloges du socialisme à l’heure de la mondialisation, d’autre part. La refondation, selon ceux-là, consisterait à séparer ces deux gauches dans deux partis distincts.
 
D’autres proposent de remédier à la faiblesse du PS par un retournement d’alliance : puisque l’union des partis de gauche ne permet plus d’obtenir la majorité, disent-ils, il faut lui substituer une alliance avec le centre de François Bayrou, quitte à aider le Modem à exister.
 
La bonne réponse est ailleurs : le Parti socialiste ne doit ni se scinder en deux - pour le plus grand profit de Sarkozy - ni chercher son salut dans le soutien de centristes introuvables. Il lui faut au contraire mobiliser toutes ses ressources pour construire le grand parti réformiste moderne dont la France a besoin. Un parti qui regrouperait toutes les familles de la gauche réformiste, de la gauche radicale aux républicains de progrès, et qui rassemblerait par ses propres forces au moins 35% des électeurs, comme le font la plupart de ses homologues européens.
 
Pour atteindre cet objectif, le PS doit entreprendre une véritable reconstruction de lui-même. Il ne doit pas se résigner à devenir une simple machine électorale à demi professionnalisée, comme il en a pris le chemin, mais assumer pleinement, au contraire, toutes les fonctions qui incombent au parti dominant de la gauche.
 
Fonctions intellectuelles : le PS doit s’investir mieux qu’il ne le fait dans le travail d’élaboration théorique, en liaison avec les chercheurs, afin de proposer aux Français une vision du monde, de ses futurs possibles, de son avenir souhaitable. Les classes populaires ont besoin de repères, d’une grille de lecture de leur réalité : si le présent leur semble obscur et l’avenir opaque, elles peuvent prêter l’oreille à tous les démagogues. Le Parti socialiste doit assumer un rôle d’éclaireur de l’avenir, de porteur d’intelligibilité. Les forums et les conventions thématiques qu’il a programmés pour les prochains mois sont un premier pas dans ce sens. Le renouvellement et la réactivation de ses commissions spécialisées doivent en constituer un second.
 
Le PS doit s’engager davantage dans la lutte idéologique. Là aussi, la droite nous donne une leçon : elle nous rappelle que les batailles politiques se gagnent ou se perdent d’abord dans les têtes. Que la lutte idéologique est un vrai combat, qui s’organise dans la durée et exige des instruments, une stratégie. Notre amateurisme en la matière a permis à Sarkozy de faire souvent prévaloir son interprétation de la crise française - «trop d’impôts, trop de droits, trop d’Etat» - et de frayer la voie à ses solutions.
 
Fonction programmatique : le PS doit s’interdire de botter en touche, comme il l’a fait trop souvent sur les questions qui divisent son électorat. La modernisation démocratique de la société qu’il préconise diffère de la modernisation libérale- autoritaire que conduit Nicolas Sarkozy. Puisque les objectifs du socialisme démocratique - plein-emploi, protection des individus contre tous les risques sociaux, augmentation régulière du pouvoir d’achat, démocratie sociale, qualité de la vie… - ne sont plus accessibles par les voies et les moyens classiques de la social-démocratie, le programme socialiste doit définir les moyens nouveaux qui permettront d’approcher ces objectifs dans les conditions d’un capitalisme mondialisé et dominé par la finance.
 
La tournée des capitales qu’effectueront cet automne des délégations de socialistes français, en vue d’apprendre des performances - mais aussi des contre-performances - de leurs homologues européens, s’inscrit dans cette quête d’une «nouvelle voie». Fonction électorale : le Parti socialiste doit garder la maîtrise de la désignation de ses candidats aux divers mandats électifs, selon ses critères politiques propres - fiabilité, implantation, parité, représentativité… Il ne doit pas se laisser dicter ses choix par les sondages et les médias… Ce qui n’exclut pas de mieux associer les électeurs à ses décisions.
 
Fonction organisationnelle, enfin : le Parti socialiste doit étoffer, rajeunir, féminiser, diversifier son corps militant ; resserrer ses liens avec les syndicats, les intellectuels et les grandes associations progressistes ; associer ses sympathisants à ses débats et à ses mobilisations. Il doit acquérir la maîtrise des moyens de communication modernes - l’Internet et l’Intranet, ce qui est loin d’être le cas, malgré les progrès enregistrés récemment -, mettre l’accent sur la formation de ses adhérents, se doter d’un véritable département de la communication, capable de riposter au pilonnage médiatique de Sarkozy.
 
Le Parti socialiste consentira-t-il l’effort considérable que représente ce bond en avant ? Ou bien se laissera-t-il glisser sur la ligne de la plus grande pente, celle qui mène au parti de supporteurs, simple reflet de l’opinion ? L’avenir de la gauche et de notre démocratie dépend de la capacité des socialistes à trancher cette alternative dans le sens de la reconstruction.
 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 13:51
Le temps de parole de Nicolas Sarkozy ne sera pas décompté, selon le CSA
Vu sur le Web
LEMONDE.FR | 03.10.07 | 12h58  •  Mis à jour le 03.10.07 | 13h07

nterpellé fin septembre par François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, et Didier Mathus, député (PS) de Saône-et-Loire, sur l'omniprésence de Nicolas Sarkozy dans les médias, le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), Michel Boyon, a rendu son avis.

MM. Hollande et Mathus lui demandant de prendre en compte le temps de parole du président de la République au même titre que celui du gouvernement, M. Boyon leur a répondu par la négative dans une lettre publiée mercredi 3 octobre sur le site du Conseil.

INTERVENTIONS RELEVÉES "À TITRE D'INFORMATION"

Le président du CSA souligne que "le temps de parole du président de la République n'a jamais été pris en compte pour l'application des règles définies par les autorités successives de régulation de l'audiovisuel depuis 1982". Ce temps, a-t-il ajouté, "n'est pas intégré dans l'appréciation par le Conseil des équilibres de temps de parole".

Par contre, M. Boyon indique que "si des modifications constitutionnelles intervenaient, la position du Conseil supérieur de l'audiovisuel serait susceptible d'évoluer", avant de rappeler que le CSA procède "régulièrement au relevé des interventions du président de la République (...) à titre d'information".

Le Monde.fr

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 13:45
M. Obama redynamise sa campagne et critique vivement Mme Clinton
LE MONDE | 03.10.07 | 09h34  •  Mis à jour le 03.10.07 | 09h34
Washington, correspondante

clintonobama.jpgarack Obama repart à l'attaque. Devancé par Hillary Clinton dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2008, le jeune sénateur de l'Illinois a entrepris de redynamiser sa campagne.

A l'occasion du 5ème anniversaire de son discours antiguerre du 2 octobre 2002, il a lancé une série d'interventions, mardi, destinées à montrer qu'il a le "jugement" nécessaire pour être président, même s'il n'a pas "l'expérience" de ses rivaux.

Depuis quelques semaines, la course à la nomination démocrate semblait s'installer dans "l'inévitabilité" d'une candidature Clinton. L'ancienne First Lady a été couverte de louanges pour son nouveau plan de réforme de l'assurance-santé, nettement moins directif que celui de 1993.
Le président George Bush lui-même a adoubé "Hillary", confiant en privé qu'elle était la meilleure candidate et la plus susceptible de poursuivre sa politique…

La presse, qui commençait à s'ennuyer, cherchait des angles d'attaque. Elle a trouvé le "gloussement", le rire auquel a recours Mme Clinton quand une question l'agace.

BATAILLE DES SONDAGES
Les derniers chiffres du fund-raising (collecte de fonds) ont relancé l'incertitude. Pour le 3ème trimestre, le bilan des contributions financières recueillies par les candidats, montre que Barack Obama et Hillary Clinton continuent à être au coude à coude pour ce qui est des "primaires de l'argent", avec 80 millions de dollars (environ 56 millions d'euros) chacun depuis le début de l'année.

Mais pour la 1ère fois, la sénatrice de New York a recueilli davantage que son homologue de l'Illinois : 22 millions en 3 mois contre 19 millions.

Dans les sondages nationaux, Mme Clinton arrive largement en tête (de 15 à 20 points). Mais l'entourage de M. Obama fait remarquer que ce type de sondages n'a guère de pertinence dans une élection qui est décidée Etat par Etat, et où les premiers dans l'ordre du calendrier (Iowa, New Hamsphire, Caroline du Sud) ont un effet d'entraînement important.

Si, dans le New Hamsphire, Mme Clinton est en tête, un sondage de Newsweek montre que M. Obama la devance dans l'Iowa auprès des démocrates ayant l'intention d'aller voter le 14 janvier.

Dans un discours à Chicago, mardi 2 octobre, M. Obama a lancé ses critiques les plus virulentes à ce jour contre Mme Clinton, sans toutefois prononcer son nom, et contre l'establishment – Congrès, médias, spécialistes de politique étrangère – qui ont voté ou "chargé la barque pour aller en guerre".

Il a affirmé que le même conformisme est toujours à l'œuvre dans la capitale. "C'est cette pensée toute faite qui mesure l'expérience seulement par le nombre d'années que vous avez passées à Washington, non pas par le temps que vous avez passé à servir dans le vaste monde."

Il a indiqué qu'il proposerait au reste du monde une élimination des armements nucléaires – y compris américains – s'il était élu. Et, a-t-il ajouté, "que cela ne fasse aucun doute : je mettrai fin à cette guerre".

La mise au point n'était pas inutile. Dans le dernier débat démocrate, le 26 septembre, aucun des principaux candidats n'a accepté de prendre l'engagement de rapatrier toutes les troupes américaines d'Irak avant 2013.

Corine Lesnes

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