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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 16:23

La séance du conseil du décembre 14 décembre 2021 a une fois encore été affligeante. Le comportement de la Maire continue d'être méprisant et insultant pour les élus d'opposition qui représentent les deux tiers des suffrages exprimés en juin 2020 ... et pire encore les dossiers présentés sont souvent approximatifs et mal maîtrisés ce qui ne peut que nous inquiéter pour l'avenir.

Frédéric FARAVEL et Florelle PRIO, lors du conseil municipal de Bezons le mardi 14 décembre 2021

Frédéric FARAVEL et Florelle PRIO, lors du conseil municipal de Bezons le mardi 14 décembre 2021

1- MENHAOUARA A FAIT VOTER UNE PREMIÈRE AUGMENTATION D'IMPÔT

Tout le détail du débat en vidéo ci-dessous.
La majorité municipale a voté en faveur de la première augmentation d'impôt de son mandat, après avoir promis que cela ne serait jamais le cas... Elle a accepté sans émettre aucune contestation que la Communauté d'Agglomération Saint Germain Boucles de Seine (Mme Menhaouara y siège au sein de la majorité de droite) lui impose des dépenses supplémentaires en prenant directement dans le portefeuille des Bezonnais. Nous avons voté contre. Car nous nous sommes opposés à la fois au flou du dossier (la municipalité de Bezons est incapable de nous dire quel sera le prélèvement sur les habitants et le dossier de présentation est bourré de fausses informations que la Maire a été contrainte de reconnaître) et à la nature des arbitrages financiers qui conduisent à taxer les Bezonnais. Le financement aurait pu être différent et il est faux de dire que la seule solution alternative était de diminuer les crédits que nous reverse l'agglomération chaque année.
💸

Mise en difficulté sur ce dossier et ayant accepté (elle a voté pour à l'agglomération comme hier soir) une baisse des crédits que l'agglomération reverse à la Ville, la Maire a commencé à s'emporter pour finir par mentir publiquement en affirmant que les élus bezonnais de 2016 à 2020 avaient toujours ces crédits qui désavantagent notre ville et les Bezonnais car ils ne représentent en rien la contribution économique que notre commune apporte à l'agglomération... Sachant pertinemment qu'elle mentait, elle a perdu ses nerfs une nouvelle fois et a demandé une suspension de séance pour se calmer.💸
Nous avons également voté contre des Attributions de compensation défavorables pour notre Ville.

2- LE FONDS DE DOTATION QUE NOUS AVIONS CRÉÉ REND DE GRANDS SERVICES AUX BEZONNAIS

Après avoir mené une campagne diffamatoire sur ce qu'elle prétendait être l'opacité cachant de "supposées malversations" avec le fonds de dotation créé par l'ancienne majorité municipale, Mme Menhaouara a été obligée de reconnaître dès juillet 2020 qu'elle avait raconté n'importe quoi. Le fonds de dotation est d'une transparence parfaite, il n'y a jamais eu aucun détournement comme elle l'avait sous-entendu et cette année encore donc il sert à financer des activités et festivités qui réjouissent les Bezonnais : la Fête Nationale, la course Rives and Run, Bezons ... faites l'été, les animations des fêtes de fin d'année et Rêv'Arts... Nous avons voté pour ! 🤩 🥳

3- DU RETARD DANS L'INSTALLATION DE LA VIDÉOSURVEILLANCE

Nous avions des interrogations sur l'avancée de la mise en place des 30 caméras de vidéosurveillance promise au printemps dernier à grand renfort de communication politique par Mme Menhaouara. Outre le fait qu'il faudra un jour qu'on fasse un véritable bilan sur l'efficacité réelle de ces dispositifs en matière de prévention et de sécurité, nous avons appris que seules 15 des 30 caméras promises seraient installées (et sans doute pas avant le début de l'année 2022 après les avoir annoncées pour 2021) car, bien que la sécurité ait été la délégation de Mme Menhaouara de 2014 à 2020 il semble qu'elle ne savait pas que le fibrage spécifique pour la vidéosurveillance n'était pas achevé sur toute la commune : donc la moitié des 430 000 euros annoncés cette année aura finalement servie à rattraper ce retard qu'elle n'avait pas anticipé.🎥
Les explications et la maîtrise du dossier par son adjoint M. Rebagliato ont été laborieuses (il semblait ne pas savoir que le signalement de la présence de caméras de vidéosurveillance est une obligation légale) ; quant au renforcement de ce qu'il reste du commissariat et des effectifs de police nationale sur la ville, cela piétine.👮‍♀️👮👮‍♂️
Mme Menhaouara a à nouveau refusé de réunir les commissions municipales qui permettraient aux élus d'opposition qui représentent les 2/3 des électeurs d'avoir des informations suffisantes pour exercer leur mandat ; on ne le prend pas pour nous c'est juste du mépris pour les 2/3 des Bezonnais qui n'ont pas voté pour sa liste. Notons au passage que la Maire s'est permise des remarques très déplacée à l'encontre de l'ancien chef de la police municipale, alors qu'elle ne tarissait pas d'éloge sur sa personne quand il était en poste : elle n'a visiblement pas supporté qu'il préfère aller travailler dans une autre commune pour des raisons qu'elle ne veut pas dire non plus...👮‍♀️👮👮‍♂️

Nous avons voté pour la demande de subvention au conseil départemental...

4- FUITE EN AVANT SUR LES DOSSIERS D'URBANISME

Après s'être vantée d'avoir mis au pas en début de mandat les aménageurs (COGEDIM, SADEV, SEQUANO), il semble que la confiance de la Maire sur ces dossiers prend l'eau de toute part... Ainsi au dernier moment, elle a retiré de l'ordre du jour le compte rendu d'activité 2020 (nous sommes fin 2021 !?) de SEQUANO pour la ZAC des "Bords de Seine"... visiblement c'est la panique à bord !🏗

5- LA MUNICIPALITÉ DIVERS DROITE DÉMONTRE À NOUVEAU SON MÉPRIS POUR LES AGENTS MUNICIPAUX

Le gouvernement d'Emmanuel Macron a fait adopter en août 2019 avec Olivier Dussopt la loi de la transformation de la fonction publique qui fait à nouveau des fonctionnaires des boucs émissaires. Elle oblige les collectivités territoriales à augmenter le temps de travail de leurs agents sans augmenter leurs salaires... Il n'y avait évidemment que de mauvaises solutions pour mettre en place cette mesure ignoble, car refuser de l'appliquer revenait à donner les clefs de l'organisation du temps de travail des agents au Préfet qui aurait appliquer ces dispositions dans les pires conditions. Plutôt que d'engager un travail en amont important (l'équipe de Mme Menhaouara a eu 18 mois pour préparer les choses), la municipalité divers droite s'y est prise au dernier moment pour ne pas laisser de marges de manœuvre aux agents et à leurs représentants.
Des solutions existaient pourtant et nous avons fait des propositions lors du conseil (nous mettons ci-dessous la déclaration argumentée de Frédéric Faravel à ce sujet) : Kevin Cuvillier et Nessrine Menhaouara les ont écartés d'un revers de la main alors qu'elles auraient permis un accompagnement moins douloureux pour les agents. La municipalité divers droite se moque des conditions de travail des agents, elle se moque de la prise en compte de la pénibilité, elle se moque du dialogue social, elle se moque de l'argent qu'elle fait perdre aux agents : avec 10 jours de perdus pour les hommes et 11,5 jours pour les femmes, c'est l'équivalent de 560€/an pour un agent payé 1400€/mois qui sont perdus !?! La Maire s'est également permise de menacer implicitement les agents municipaux qui échangeraient avec les élus de l'opposition.

Nous avons voté CONTRE.😡

6- 70 POSTES VACANTS SOIT 10% DES EFFECTIFS MUNICIPAUX MAIS CE N'EST PAS GRAVE !?

Enfin à notre question de savoir quel était le détail des postes vacants parmi les services municipaux, ce qui handicape fortement le travail des agents, Mme Menhaouara nous a expliqué que ce n'était finalement pas très important... Elle a présenté un tableau apocalyptique selon lequel les départs seraient uniquement le fait de personnes à qui on aurait demandé de partir parce qu'ils étaient dangereux ou déloyaux (il y en a, nous le savons, mais ce ne sont là que quelques rares cas individuels)... et pour le reste des départs volontaires et à la retraite : rien à voir selon elle avec l'ambiance de malaise et parfois de peur dont nous avons quelques témoignages parmi les agents.😨😰🤒🤕

18 mois de mandat : le conseil municipal du 14 décembre 2021 démontre la catastrophe Menhaouara et renforce nos inquiétudes

À nouveau donc un conseil lunaire qui nous inquiète pour l'avenir mais nous ne cesserons pas de vous défendre.
Nous vous souhaitons d'excellentes fêtes de fin d'année avec vos proches, dans la Paix et en respectant les consignes de sécurité sanitaire pour ne pas être exposé à de trop nombreuses contaminations au COVID19.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 17:41

La situation politique de notre pays en cette fin d’année 2021 est particulièrement périlleuse et inquiétante. Tout semble s’emboîter pour offrir le Peuple de France aux appétits voraces d’un bloc bourgeois (version libéral-autoritaire avec Emmanuel Macron, version réactionnaire avec Valérie Pécresse) et d’un bloc d’extrême-droite (Zemmour et Le Pen n’ayant pas de véritables différences).

Emmanuel Macron va profiter de sa position institutionnelle et européenne et se déclarera donc candidat le plus tard possible… Il est impératif de rappeler aux Français son bilan catastrophique : reculs des droits sociaux, reculs des libertés publics, perte de pouvoir d’achat pour les classes moyennes et populaires, cadeaux fiscaux à foison pour les plus riches, désindustrialisation et perte de souveraineté économique, casse de l’assurance chômage, casse de l’école publique et errements multiples face à la crise sanitaire : la liste n’est pas exhaustive...

Mais nous devons aussi mettre en garde nos compatriotes sur la boucherie démocratique et sociale qui suivrait une éventuelle réélection d’Emmanuel Macron : comme il n’aura plus de compte à rendre au peuple, ne pouvant prétendre à un 3ème mandat, il engagera un déchaînement de violence sociale inédit. La bourgeoisie d’affaires représentée par Macron et Pécresse, une partie de celle-ci qui s’est ralliée à Zemmour, ne rêve que de mettre à genoux pour le plus longtemps possible les classes populaires et les corps intermédiaires qui peuvent encore faire obstacle à leur prédation. Comme Thatcher avec les mineurs anglais. Marine Le Pen s’en prendrait tout autant aux droits des salariés, avec n’en doutons une violente répression promise aux mobilisations sociales, son pseudo vernis social n’ayant plus d’épaisseur qu’un flop plastique alimentaire.

2022 se jouera autour de la sauvegarde et même du renforcement de notre protection sociale que nous portons ou au contraire de sa mise à mort programmée. C’est cela qu’il faut marteler. Mais il ne suffit pas d’agiter le spectre de l’hypothèse d’une victoire de Le Pen pour le conjurer si l’alternative proposée est une autre forme de catastrophe politique et sociale. Face à ces menaces, c’est un scénario à l’italienne qui se profile : notre camp social effacé dans les urnes… c’est qui est en jeu aujourd’hui c’est l’avenir de la France et la capacité qu’aurait un bloc populaire et républicain, qui n’a pas d’autres relais que les forces de gauche, a lui offrir une perspective d’espoir plutôt qu’un abandon a des fatalités délétères.

Si je suis membre de la Gauche Républicaine et Socialiste, c’est entre autre parce qu’elle a depuis sa fondation toujours appelé toute la gauche à travailler à un « nouveau Front Populaire ». Depuis près de trois ans, nous assistons consternés aux oukases et anathèmes des uns contre les autres dès qu’ils arrivent sur un plateau TV, alors que nous arrivions à les réunir en bonne intelligence lors de nos diverses initiatives que ce soit « Déconfinons Le Débat » ou les Universités de la Gauche Républicaine. L’absurdité fut à son comble quand les mêmes qui n’ont pas de mots assez durs pour s’exclure mutuellement signaient parallèlement ensemble des recours au Conseil Constitutionnel contre les pires lois du quinquennat ou pour initier un référendum d’initiative partagée contre la privatisation d’ADP !…

Alors bien sûr je m'exprime ici à titre personnel, comme citoyen engagé en politique. Mais il est temps de le dire : Ça suffit ! La République Française n’est pas une cour de récréation pour des dirigeants politiques qui s’y disputeraient comme des gamins trop gâtés… Tous savent qu’aucun d’entre eux ne rassemble assez pour survivre au premier tour, mais ils préfèrent maudire le voisin même au prix de la mort de la République !

Il est temps que les uns et les autres prennent leurs responsabilités, devant l’histoire, devant la République, devant le Peuple français ! Soit ils décident de continuer comme avant et ils seront collectivement responsables de la boucherie démocratique et sociale promise ! Soit ils répondent enfin sincèrement aux appels de travail pour élaborer un projet commun pour un gouvernement populaire, républicain, social et écologique… Ce travail aurait encore pu être engagé voici quelques mois lorsque des réunions des différents responsables des organisations de gauche avaient été organisées à l’initiative reconnaissons le de Yannick Jadot. Elles avaient fait long feu, éteintes sous l’amoncellement de mauvaise volonté, d’arrières pensées et de mauvaise foi. Nous n’avons plus le choix ni le temps aujourd’hui : ce qui aurait pu être fait en 4 ans ou en quelques mois devra désormais l’être en quelques semaines !

Attention ! Ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas ici d’organiser un casting en départageant les candidats concurrents en lice ou en choisissant une personnalité médiatique et soit disant populaire, dont on verra ensuite qu’elle ne l’était pas tant que cela. La Gauche française est malade du présidentialisme, les institutions de la Vème République l’ont asséchée et elle se complaît trop facilement dans la valse des égos et des nombrils. Le choix d’une primaire et d’un casting c’est à nouveau se condamner à l’échec, car une candidate ou un candidat ne peut convaincre, peut gagner sur sa personne. On crée une dynamique quand on rassemble – ce qui suppose un travail en commun et non une hégémonie artificielle – et quand on propose un projet commun. Les initiatives actuelles font l’impasse sur ce projet commun, ce "Pacte Législatif", quelles que soient leurs bonnes intentions originelles.

Avec mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste, avec Arnaud Montebourg, nous défendons la même ambition de redonner au Peuple français la maîtrise souveraine de son destin, de réparer le pays abîmé par des décennies de politiques libérales et par la crise sanitaire et de redresser son économie en rendant aux travailleurs leur dignité : ce projet qu’il a nommé « La Remontada de la France » est toujours pertinent et nous défendrons ses orientations. Mais comme Arnaud Montebourg et avec Arnaud Montebourg nous voyons les périls qui menacent notre pays et notre camp social. Il faut appeler toutes les organisations politiques de gauche et leurs candidat(e)s, les organisations syndicales, les collectifs citoyens et les associations de défense des libertés à être à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur des attentes des Français, à la hauteur de la sauvegarde de la République ! Mettons nous enfin autour de la table, rattrapons le temps perdu et effaçons les occasions manquées ! Travaillons ensemble à construire du commun et à élaborer un projet commun qui pourra rendre espoir au Peuple de gauche et conjurer les menaces qui planent si sombrement sur la France. Le mode de désignation d’une candidate commune ou d’un candidat commun aura peu d’importance ensuite si ce travail est fait.

Entamons maintenant ce travail, c’est notre tâche historique… nous connaissons déjà les conséquences de ne pas vouloir essayer.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

5 candidats de gauche : choisiront-ils de s'accorder sur un projet commun que pourrait ensuite porter un candidat commun ? ou offriront-ils la victoire par avance à des droites qui sous leurs différentes sensibilités (libéral-autoritaire, bourgeoise-réactionnaire, pétainiste, national-populiste) détruiront la République ?

5 candidats de gauche : choisiront-ils de s'accorder sur un projet commun que pourrait ensuite porter un candidat commun ? ou offriront-ils la victoire par avance à des droites qui sous leurs différentes sensibilités (libéral-autoritaire, bourgeoise-réactionnaire, pétainiste, national-populiste) détruiront la République ?

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 14:07
Nous revenons après quelques jours sur le conseil municipal du mardi 30 novembre 2021. Comme à son habitude, la Maire de Bezons s’est montré particulièrement désagréable et méprisante… rien de nouveau sous le soleil, nous direz-vous ? Mais nous ne nous habituons pas à ce manque de respect de la part d’une première magistrate de notre ville qui devrait au contraire montrer l’exemple.
Il faut croire que cela n’arrivera jamais…
Plusieurs sujets méritent que nous revenions dessus :
 
⚽️ Les activités sportives d’abord :
 
✅ Nous avons voté une diminution de la facturation de certaines activités sportives municipales suite à la suppression de nombreuses séances du fait de la crise sanitaire sur l’année 2020-2021. Ce n’est que justice.
 
💃🎼 Nous nous sommes par contre abstenus sur la délibération qui traitait du niveau de remboursement des activités suspendues de l’École municipale de musique et de danse pour la même année. Il est nécessaire de vous expliquer pourquoi… d’abord notons que quelques informations ont été apportés qui permettront de répondre aux nombreuses familles qui se sont plaintes auprès de nous de l’attitude de la mairie sur ce sujet : le courrier, qui a été envoyé aux familles leur demandant de régler en une seule fois les montants dus, ne concernait que les activités de l’EMMD des 2e et 3e trimestres de l’année 2020-2021 pour lesquels les encaissements n’avaient pas été réalisés et qui avaient été fortement perturbés par la crise sanitaire. Le paiement en 3 fois est donc maintenu pour les inscriptions à l’EMMD sur l’année 2021-2022. Par ailleurs, de nombreuses activités avaient été « oubliées » par la municipalité dans la délibération qui nous avait été soumise au printemps 2021 et il a fallu rattraper cet « oubli »… notons au passage de la Mairie de Bezons considère que des séances réalisées à distance valent souvent autant qu’un véritable cours de musique ou de danse, c’est « innovant » (hem...hem...). Par contre, pour ces activités soumises à un certain niveau de remboursement aux familles (nous mettrons les tableaux en commentaires) sur 2020-2021, il est bien exigé par la Ville un paiement en une seule fois : or même si pour certaines familles, la diminution est parfois importante (jusqu’à 88 % sur certaines activités), il reste la question du cumul des sommes quand plusieurs enfants d’une même fratrie sont concernés et surtout le cumul avec le paiement pour le 1er trimestre 2021-2022, qui tombe aussi avec de nombreuses régularisations fiscales. La facture s’avère donc salée pour certaines familles et la municipalité divers droite prétexte que c’est le Trésor Public qui bloque et exige un paiement en une seule fois. Elle se défausse donc sur le Trésor Public et renvoie les familles vers l’administration fiscale pour qu’elles trouvent un arrangement si nécessaire. C’est un peu facile. Notons d’autre part, que la Ville n’avait donc pas mandat pour exiger le paiement en une seule fois avant le conseil municipal du 30 novembre
💸
. L’argument envoyé à certains « Mais M. Frédéric Faravel l’a voté aussi » était faux à plusieurs titres. Enfin, la précision du paiement en une fois des trimestres en retard de 2020-2021 était bien inscrit dans le dossier de synthèse, mais pas dans le projet de délibération bien que la Maire de Bezons répète à l’envie que c’était le cas. Au regard du grave flou sur ce que l’on nous demandait de voter et des remarques non prises en compte que nous avons exprimées plus, nous nous sommes abstenus.
 
✅ Nous avons voté le passage de la Taxe d’aménagement (TA) de 15 à 20 % sur les grands axes de la commune, taxe qui est versée par les promoteurs et aménageurs au moment où ils signent les permis de construire. 🏗 Nous avions voté contre l’année dernière le passage de 3 à 15 %, jugeant l’augmentation trop brutale et sans visibilité des risques potentiels d’une hausse aussi forte. Cette augmentation n’ayant pas découragé les promoteurs, et jugeant qu’effectivement M. Dominique Lesparre et Mme Nessrine Menhaouara, qui était son adjointe de 2008 à 2020 sans jamais réclamer une telle hausse, auraient sans doute dû relever ce niveau plus tôt, nous avons apporté notre soutien à cette proposition. Là encore, précisons bien le contexte… Outre le fait que Mme Menhaouara ait monopolisé 80 % du temps de parole sur ce dossier (comme durant tout le reste du conseil municipal), elle a fait la démonstration des incohérences de sa politique urbaine : l’augmentation de la TA vise à faire rentrer de l’argent dans les caisses de la ville pour financer équipements et réseaux publics, et elle reproche à M. Lesparre d’avoir mis la Ville en difficulté en ne réclament pas une TA plus élevée (elle n’en a jamais rien dit pendant 12 ans) ; or comme elle a gelé tous les permis de construire et pratique une politique refusant par principe tout développement urbain, la TA passée de 3 à 15 % mi-2020 et passée depuis le 30 novembre de 15 à 20 % sur les grands axes n’a rapporté aucune recette fiscale depuis 18 mois… ! Et avec la poursuite d’une telle politique on se demande bien quand la TA même relevée rapportera quoi que ce soit à la Ville et aux Bezonnais. Mme Menhaouara se transforme donc en « Pérette et le pot au lait », dans la pire version possible de la fable de La Fontaine ! Elle fait croire aux habitants que les mesures qu’elle prend vont faire rentrer l’argent et faire payer les promoteurs : en fait, le reste de sa politique rend cette décision totalement impuissante…
 
⛔️ Nous avons voté contre le rapport d’activité 2020 de la SADEV94. En effet, il suffit de constater les retards catastrophiques dans le Cœur de Ville pour mesurer à quel point la COGEDIM et la SADEV94 mènent Mme Menhaouara en bateau, alors qu’elle s’était vantée de les avoir mis au pas 🏬🏪. En sanctionnant le rapport d’activité 2020 de la SADEV, qui correspond essentiellement aux actions menées depuis juin 2020, nous dénoncions donc également l’inefficacité et les fanfaronnades de la Maire divers droite de Bezons.
 
⛔️ Nous avons voté contre le règlement de mise en œuvre du Télétravail pour le personnel municipal. L’encadrement et le développement du télétravail était une nécessité, nous y sommes favorables. Mais le règlement qui nous a été soumis le 30 novembre vise avant tout à décourager le personnel de s’y engager et la majorité divers droite refuse de mettre en application le « forfait télétravail », somme très modeste qui aurait permis de compenser les dépenses supplémentaires induites chez l’agent municipal qui se met en télétravail un à deux jours par semaine. Nous dénonçons également les sous-entendus malveillants de Monsieur Roullier qui accuse les agents municipaux en télétravail de resquiller : il a été démontré depuis longtemps que la productivité des agents en télétravail est souvent supérieure aux situations habituelles.
 
🤡 Enfin, nous avons refusé de prendre part au vote sur l’octroi d’une indemnité de fonction à Mme Muddho, que la Maire divers droite de Bezons a décidé selon son bon plaisir de nommer déléguée au 3e collège de Bezons : tout le monde aura compris, qu’au-delà d’avoir débauché depuis plusieurs mois Mme Muddho en élargissant sa majorité encore plus à droite, la délégation octroyée à celle-ci est de pure forme car, non seulement ce 3e collège est totalement hypothétique (on ne voit d’ailleurs sur quel terrain il pourrait s’élever à Bezons), mais surtout ce dossier sera géré évidemment en direct par la Maire de Bezons puisque c’est un dossier départemental qu’elle tentera comme (mauvaise) conseillère départementale de Bezons de négocier avec la majorité conservatrice du Conseil départemental du Val-d’Oise. Les noms d’oiseaux échangés ensuite entre Mme Menhaouara et M. Roullier nous indiffèrent. Par contre, Mme Menhaouara s’est laissée aller à un mépris violent vis-à-vis de l’opposition qui nous a amené à réagir 😡 : elle a prétexté de faire des conseils municipaux d’information pour permettre de mettre les dossiers municipaux au grand jour devant les Bezonnais… la transparence à bon dos ! 45 personnes au maximum ont regardé les débats du conseil municipal du 30 novembre ! C’est uniquement un prétexte pour refuser de transmettre les dossiers en amont aux élus de l’opposition et de réunir les commissions municipales (créées l’hiver dernier, elles n’ont jamais été réunies) qui nous permettraient de travailler correctement les dossiers au service des habitants. C’est une obstruction à l’exercice de notre mandat, qui s’explique parce qu’elle s’est convaincue qu’elle représentait à elle seule les Bezonnais, alors qu’à peine 12 % d’entre eux ont voté pour elle. Nous lui avons rappelé qu’une élection municipale n'est pas une partie d'échec à la fin de laquelle un champion est "couronné" le temps d'un mandat... par les suffrages qu'apportent les citoyens ils donnent une légitimité à chacun des élus municipaux : bien que sa liste soit arrivée en tête en juin 2020 et que le système électoral et institutionnel lui donne la majorité (ce que personne ne conteste), nous n'en continuons pas moins à représenter les électrices et les électeurs qui ont porté leurs suffrages sur nos listes, nous les représentons tout en gardant toujours à l'esprit le sens de l'intérêt général. C'est la raison pour laquelle nous ne cesserons de lui rappeler que les différents groupes d'opposition représentent 66% des suffrages exprimés en juin 2020 et que si elle est en charge de la direction politique de notre commune elle devrait respecter un peu plus les élus qui représentent ces 66%. Agir comme elle le fait, c'est mépriser ces 66% des électeurs qui se sont exprimés en juin 2020, quelles que soient les orientations divergentes de leurs votes.
Nous continuerons à agir dans le sens de l'intérêt général et à défendre les Bezonnais.
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Retour sur le conseil municipal du 30 novembre 2021
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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 12:12

Voici le courrier électronique que nous avons adressé ce jour à l'ensemble des élus du conseil municipal.

Nous avons reçu mercredi 24 novembre à 19h33 la convocation du conseil municipal... Nous imaginons que les conseillères et conseillers municipaux membres de la majorité municipale en étaient avertis à l'avance, mais nombre d'entre nous ont découvert le jeudi matin la date et la convocation du conseil municipal. "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" a souhaité faire inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal une proposition de vœu (que vous trouverez en pièce jointe au format PDF) ; cette proposition a été adressée jeudi 25 novembre 2021 à 17h42 à Madame la Maire... mais le vendredi 26 novembre à 15h05, après relance, nous avons été informés par l'administration que cette proposition ne serait pas inscrite à l'ordre du jour, la Maire considérant qu'elle n'aurait pas été envoyée conformément au règlement intérieur.

Voilà qui est regrettable à plus d'un titre :

1️⃣ en adressant la convocation du conseil à la dernière limite et en soirée, il semble que tout ait été fait pour que l'opposition ne puisse pas être en capacité de soumettre un vœu en conseil municipal...

2️⃣ c'est sans doute le plus important, la proposition de vœu visait à inscrire notre commune en soutien à l'initiative citoyenne européenne demandant la levée des brevets sur les vaccins contre le COVID-19... au moment où notre pays affronte la 5e vague, quelques semaines après le reste de l'Europe, voilà un engagement qui aurait eu du sens... En effet, il devient chaque jour plus évident que la politique de don de vaccins des pays riches vers les pays "pauvres" ne suffira pas à permettre une vaccination large et planétaire, sans laquelle nous serons toujours confrontés à de larges foyers de contamination d'où sortiront de nouveaux variants (comme le tout dernier dit "Omicron).

​"Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" regrette donc vivement cette application plus qu'abrupte et contestable d'un règlement intérieur qui couplé à l'habitude prise d'adresser les convocations pour les conseils municipaux au tout dernier moment prive de fait une partie des élus municipaux de leur capacité à contribuer aux décisions municipales. Il semble que cela soit fortement souhaité par Madame la Maire puisque cela fait système avec le fait de ne jamais réunir les commissions municipales ou la conférence des présidents par exemple. C'est particulièrement dommage et attristant.

Afin que chacun puisse mesurer la portée de ce que notre groupe proposait au conseil municipal, nous vous prions de trouver ci-dessous quelques informations sur la démarche... Vous serez ainsi en capacité de vérifier si cela valait la peine de procéder de la sorte...

Nous vous invitons si ce n'est déjà fait à apporter votre soutien à cette initiative citoyenne européenne en signant en ligne : https://noprofitonpandemic.eu/fr/

Florelle Prio et Frédéric Faravel

Conseillers municipaux de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"

 

proposition de vœu de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" que la Maire de Bezons a refusé d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal du 30 novembre 2021.

La Maire de Bezons refuse l'inscription d'un vœu sur la levée des brevets sur le vaccins contre le COVID
Quelles sont les demandes de l'ICE ?

1 — La santé pour tous

Nous avons tous droit à la santé. En cas de pandémie, la recherche et les technologies doivent pouvoir être partagées largement, rapidement, à travers le monde. Aucune entreprise privée ne devrait pouvoir décider seule qui a accès aux traitements ou aux vaccins et à quel prix. Les brevets donnent à une seule entreprise le monopole sur des médicaments essentiels. Cela en limite la disponibilité et augmente le coût pour ceux qui en ont besoin.

2 — La transparence maintenant !

Les coûts de production, les financements publics, tout comme l’efficacité et la sécurité des vaccins et des médicaments doivent être publics. Les contrats conclus par les autorités avec les entreprises pharmaceutiques ne peuvent pas rester secrets.

3 — Argent public, contrôle public

La recherche et le développement de vaccins et de traitements a souvent été financé par des fonds publics, l’argent du contribuable. Ce qui a été payé par les citoyens doit appartenir aux citoyens. Nous ne pouvons pas permettre aux grandes multinationales pharmaceutiques de privatiser des technologies de santé.

4 — Pas de profit sur la pandémie

Les grandes multinationales pharmaceutiques ne devraient pas faire de profit sur cette pandémie, au détriment de la santé des gens. Face à une menace collective comme la Covid-19, nous avons besoin de solidarité, pas de profits privés. Des financements publics devraient toujours inclure des garanties sur la disponibilité et le coût des médicaments. Les multinationales pharmaceutiques ne devraient pas être autorisées à piller les systèmes de sécurité sociale.

Qu'est-ce qu'une initiative citoyenne européenne ?

Les citoyens de l’Union européenne ont le droit de s’adresser directement à la Commission européenne via une initiative citoyenne européenne afin de proposer une modification législative concrète. Pour qu’une initiative soit prise en considération par la Commission, l’Initiative doit récolter les signatures d’un million de citoyens à travers l’UE.

Les objectifs spécifiques que nous avons présentés à la Commission européenne sont les suivants :

Vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et notamment ses articles 114, 118 et 168, nous demandons à la Commission de proposer une législation pour :

  • ​veiller à ce que les droits de propriété intellectuelle, brevets compris, n’entravent pas l’accessibilité ou la disponibilité de tout vaccin ou traitement futur contre la COVID-19 ;
  • garantir que la législation de l’UE relative à l’exclusivité des données et à l’exclusivité commerciale ne limite pas l’efficacité immédiate des licences obligatoires délivrées par les États membres ;
  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne le partage de connaissances, de propriété intellectuelle et/ou de données sur les technologies de la santé liées à la COVID-19 dans le cadre d’une communauté de brevets ou de technologies ;
  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne la transparence relative aux contributions publiques, aux coûts de production ainsi qu’aux clauses garantissant l’accessibilité et le caractère abordable combinées aux licences non exclusives.

Cette ICE a déjà reçu la signature de plusieurs centaines de milliers de citoyens européens, de plusieurs centaines d'organisations (associations, syndicales, politiques, médicales...) de toutes sortes et de collectivités en Europe (dont plusieurs dizaines en France).

La Maire de Bezons refuse l'inscription d'un vœu sur la levée des brevets sur le vaccins contre le COVID
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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 18:06

Les élus de l’opposition de gauche au sein du conseil municipal de Bezons dénoncent la manœuvre indigne à laquelle s’est livrée, au cours des deux derniers conseils municipaux, Mme Menhaouara concernant la société coopérative HLM AB Habitat.

Lors du conseil municipal du 30 septembre, la Maire de Bezons a annoncé aux élus et à l’audience sa démission du conseil d’administration de la coopérative pour être remplacée par son Premier Adjoint, prétextant son besoin de « prendre du recul » face aux difficultés internes d’ABH. Jugez plutôt : « pour pouvoir prendre un peu plus de hauteur sur ce dossier et de distance, j’ai souhaité démissionner de cette fonction » ; « Moi, je ne souhaite pas participer à cette mascarade, (...) c'est la raison pour laquelle ça m’amène à prendre de la hauteur, prendre du recul sur cette position-là… » ; « à titre personnel je ne suis pas candidate à quoi que ce soit, j’ai déjà beaucoup à faire ». Dans la foulée, elle a refusé d’accorder sur deux dossiers la garantie d’emprunt de la Commune à la coopérative, accusant à demi-mots celle-ci d’être au bord de l’implosion financière. Ces Garanties étaient pourtant nécessaires à la poursuite de sa mission de bailleur social.
Moins de deux semaines plus tard, avec le soutien actif de la droite argenteuillaise, connue pour son combat contre le logement social, et en dépit du vote de sa majorité municipale actant sa démission, Madame Menhaouara est cooptée au sein du conseil d’administration de la coopérative, dont elle voulait tant s’éloigner, et s’est fait élire Présidente de la coopérative AB Habitat !

Nous dénonçons cette duplicité et ce manque de respect envers l’ensemble des Bezonnais.es, devant lesquels elle a annoncé le contraire de ce qu’elle avait l’intention de faire. Les élus, particulièrement ceux de sa propre majorité qu’elle ridiculise ainsi aux yeux de tous, ont été également méprisés. Nous espérons que les quelques élus de gauche qui subsistent dans cette majorité ouvriront les yeux sur les pratiques déloyales et les manipulations dont elle use régulièrement. Rien dans cette affaire n’a été conçu pour répondre aux attentes urgentes des locataires et des salariés d’ABH. Nous sommes donc inquiets de voir accéder à la présidence quelqu’un qui use de telles pratiques : cela n’augure rien de bon pour les Argenteuillais.es et les Bezonnais.es. Nous sommes également inquiets après avoir entendu plusieurs adjointes de la Maire affirmer qu’à l’avenir il ne faudrait plus débattre en conseil municipal de ce qu’il se passe au sein d’AB Habitat…

Les conseillers municipaux de gauche de Bezons resteront vigilants aux côtés des salariés et des locataires d’AB-Habitat pour que cet outil essentiel ne soit pas dévoyé par celle qui désormais affiche clairement, et de manière particulièrement manœuvrière, son alliance avec une droite conservatrice. Avec les locataires, leurs associations et amicales, les syndicats de salariés, nous mènerons le combat pour un logement social digne à Bezons et Argenteuil.

élus de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Frédéric Faravel, 
Conseiller municipal et communautaire GRS
Florelle Prio, Conseillère municipale PCF
élus du groupe "Avenir de Bezons en commun"
Marjorie Noël, 
Conseillère municipale PCF
Christian Hoerner, Conseiller municipal LFI

Déclaration commune des groupes municipaux « Vivons Bezons » et « Avenir de Bezons en commun » sur les manipulations en cours concernant ABH
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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 09:06

Le mardi 5 octobre 2021 dans l'après-midi, alors que depuis des semaines nos plateaux TV donnent la parole sans scrupule à un pseudo journaliste pour qu'il puisse déverser sans difficulté des mensonges négationnistes sur la participation de l'Etat français à la déportation des Juifs (sans distinction de nationalités), la droite sénatoriale faisait voter une résolution faisant un silence total sur ces faits et cette actualité.

Vous me direz, c'est logique au moment où certains membres de LR prétendent faire participer Eric Zemmour au congrès de désignation de leur candidat à l'élection présidentielle. Pire, cette résolution rejetée par tous les bancs de l'Assemblée Nationale, vise pour la droite sénatoriale à imposer une définition de l'antisémitisme qui prétend disqualifier toute critique de la politique actuellement raciste de l'Etat d'Israël : c'était inacceptable.

Tous les groupes de la Haute Assemblée, ce sont précipités sans réflexion ; dans ce concert d'hypocrisies, Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, a heureusement relevé le niveau expliquant les raisons pour lesquelles son groupe refuserait de prendre part au vote d'une résolution aussi hypocrite et mal conçue. Il me paraît nécessaire d'écouter dans la vidéo ci-dessous ce qu'il nous dit. Je retranscrit également le texte de son discours plus bas.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

Proposition de résolution portant lutte contre toute les formes d’antisémitisme

Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes chers collègues,

La haine du Juif en France, c’est l’histoire longue de deux mille ans de mesures d’éloignement, de législations d’exclusion, d’accusations criminelles, de persécutions, de pogromes et de génocides. Dans sa monumentale Histoire de l’antisémitisme, Léon Poliakov montre que cette haine du Juif trouve son origine dans l’Antiquité puis se renouvèle dans la constitution du corpus théologique et politique du christianisme naissant. Je le cite, « Pour l’économie du christianisme, il fallait dorénavant que les Juifs fussent un peuple criminellement coupable ». L’anti-judaïsme a participé de la formation d’une certaine identité chrétienne de l’Occident.

Ainsi, en 1096, les Croisés massacrent les Juifs de Rouen. La deuxième croisade de 1146 est précédée des mêmes pogromes et l’abbé Pierre de Cluny les justifie ainsi, je le cite : « À quoi bon s’en aller au bout du monde, […] pour combattre les Sarrasins, quand nous laissons demeurer parmi nous d’autres Infidèles qui sont mille fois plus coupables envers le Christ que les mahométans ? ».

Il existe un antijudaïsme d’État aussi ancien dont l’histoire est marquée par les édits d’expulsion des Juifs de Childebert en 533, de Dagobert en 633, de Philippe Auguste en 1182, de Saint Louis en 1254, de Philippe le Bel en 1306 et de Charles VI en 1394. Il faut ajouter à cette terrible série les mesures prises par Napoléon Bonaparte, au moment du Concordat, pour interdire aux Juifs de s’installer en Alsace. Il les justifiait par sa volonté « d’atténuer, sinon de guérir la tendance du peuple Juif à un si grand nombre de pratiques contraires à la civilisation et au bon ordre de la Société ».

Ce qui est désigné dans ce projet de résolution par l’expression « antisémitisme contemporain » s’inscrit fondamentalement dans l’histoire trop longue d’un antijudaïsme millénaire dont son exposé des motifs ne nous dit rien. Ainsi, sans nier l’existence de formes actuelles d’antisémitisme prônant la destruction de l’État d’Israël, comment ne pas reconnaître dans les théories complotistes qui expliquent la covid comme le fruit d’une conspiration juive des résurgences des thèses médiévales qui accusaient les Juifs de l’anéantissement de la chrétienté par l’épidémie. C’est notre première réserve sur ce projet.

Notre deuxième objection porte sur le choix de la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste qui est imprécise et dont l’utilisation politique très partisane a été justement dénoncée par Kenneth Stern, l’un de ses rédacteurs. Cette définition n’était qu’une définition de travail. Depuis lors, un groupe de plus de deux cents spécialistes l’a reprise pour en lever ses ambiguïtés dans un texte publié en 2020 sous le titre de Déclaration de Jérusalem. Elle est plus pertinente parce qu’elle inscrit les antisémitismes d’hier et d’aujourd’hui dans le même processus idéologique d’assimilation des Juifs aux forces du mal. Cette déclaration rappelle avec force que « le combat contre l’antisémitisme ne saurait être dissocié de la lutte globale contre toutes les formes de discrimination raciale, ethnique, culturelle, religieuse et sexuelle ».

Enfin, nous regrettons vivement qu’une résolution citant l’Alliance pour la mémoire de l’Holocauste ne mentionne aucunement la nouvelle irruption dans le débat public de thèses négationnistes et de tentatives de réhabilitation de l’État français du Maréchal Pétain.

Souvenons-nous de la déclaration, au nom de la France, du Président Jacques Chirac, le 16 juillet 1995, lors de la commémoration de la grande rafle des 16 et 17 juillet 1942. Je le cite : « la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français », « La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux ». Je le cite toujours : « Transmettre la mémoire du peuple juif, des souffrances et des camps. […] Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l’État. Ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité. C’est lutter contre les forces obscures, sans cesse à l’œuvre ».

Cette déclaration nous honore, nous oblige et nous engage. Elle impose au Sénat d’éclairer davantage nos concitoyens sur les deux mille ans de cet antijudaïsme qui aboutit à l’inhumanité absolue de la Shoah. Engageons ce travail de fond à partir de la Déclaration de Jérusalem, ensemble dans l’unité.

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 10:02

Manifester c'est bien, j'aime le faire... Proposer un projet, un programme commun d'intérêt général, aux Français sera à mon sens plus efficace pour faire reculer et battre l'extrême droite.

Depuis de nombreux mois, le débat politique tourne de manière particulièrement malsaine. La crise sanitaire que nous subissons depuis plus d’un an a produit la pire crise économique et sociale que notre pays ait connu et un état de sidération dans l’opinion publique et parmi les organisations politiques et sociales. Alors même que les dégâts sociaux de cette crise vont plonger durablement des centaines de milliers de nos concitoyens dans les difficultés et la précarité, la priorité du gouvernement a été de réduire comme jamais les libertés publiques, de contourner le Parlement et les partenaires sociaux et d’empêcher les mobilisations nécessaires pour défendre nos concitoyens et notamment les salariés. Le pouvoir accaparé par l’exécutif, n’ayons aucun doute sur le fait qu’il voudra le conserver !

Le pouvoir se livre avec l’extrême droite à une véritable course à l’échalote, mêlant mesures sécuritaires et antisociales et gesticulations inefficientes. Tout y est passé : loi sécurité globale, réforme de l’assurance chômage, loi « séparatisme » qui met à mal la laïcité sans faire reculer l’islamisme, annonce de la poursuite des privatisations, reprise prochaine de la réforme des retraites, attaques multiples contre les représentants des salariés, intimidation de responsables politiques, annonce de nouveaux reculs de la puissance publique avec la future « loi 4D »…

Jamais depuis les années 1960, notre pays n’avait connu un tel recul des libertés publiques et démocratiques. Rarement nos concitoyens n’ont affronté un tel mépris pour leurs préoccupations les plus essentielles. La crise sanitaire a démontré les conséquences délétères de décennies de politiques libérales, de démantèlement des services publics et de mise en musique de l’impuissance de l’État : un hôpital public au bord du gouffre, des services publics débordés, une technocratie absurde, une recherche exsangue, des étudiants abandonnés… la liste n’est pas exhaustive !

Les dernières semaines ont été marquées le meurtre de plusieurs agents de police. Nos concitoyens, déjà confrontés à des difficultés quotidiennes, constatent le dénuement des forces de police et craignent pour leur sécurité. Nous assistons à une dérive dangereuse dans laquelle le gouvernement privilégie une logique de répression – illustrée par la violence disproportionnée contre les gilets jaunes – plutôt que de donner les moyens dans la proximité de garantir la sécurité publique.

Tout est mis en œuvre par le pouvoir – rempart d’opérette contre l’extrême droite – pour légitimer le discours et la force de cette dernière, qui peut sans grand dommage soutenir des appels publics au coup d’État ; l’objectif est d’installer un duel que le président sortant espère à son avantage. Le Macronisme agit dans une société française blessée, fatiguée et à cran comme un pompier pyromane ! Et dans cette situation, les organisations de gauche se sont trop souvent complus sur les médias et les réseaux sociaux dans des querelles identitaires et essentialistes accessoires.

Il est temps de réagir ! Nous ne pouvons plus laisser extrême centre et extrême droite poursuivre leur numéro de duettistes sur le dos des Français !

La réponse à la crise que traverse le pays se trouve dans l’affirmation sans complexe d’une République sociale, démocratique et laïque. La gauche se doit de répondre aux attentes de nos concitoyens par des mesures de réparation économique, de justice sociale, de transformation écologique, de protection sanitaire, d’égalité territoriale, de souveraineté industrielle et pour la tranquillité publique. C’est ainsi que nous affermirons la République, que nous rétablirons la confiance des citoyens dans notre capacité collective à maîtriser notre destin. C’est la seule manière de faire reculer la peur, les égoïsmes et les tentations de repli identitaire. C’est la seule manière de réduire l’abstention qui devient le refuge massif de nombre de nos concitoyens. C’est la seule manière de reconquérir ceux qui souhaitent voter pour l’extrême droite et que nous refusons de lui abandonner en ne leur opposant que des jugements moraux.

Le camp de la liberté et de la justice sociale a besoin d’un sursaut et de réaffirmer ses priorités. Face au Macronisme et à l’extrême droite, il est temps de réaffirmer nos convictions républicaines et de redonner corps à la promesse sociale de la République française.

Ce n’est pas une manifestation un 12 juin et probablement sans lendemain qui constituera ce sursaut ; le 12 juin 2021 n’a rien d’un 14 février 1934 lorsque les manifestants des cortèges communistes et socialistes s’étaient rejoints spontanément contre le souhait de leurs leaders respectifs : le propos alors était plus direct et clair – faire barrage au fascisme qui avait tenté 8 jours plus tôt de prendre d’assaut la Chambre des Députés – que l’appel publié dans Libération le 4 mai dernier à l’initiative de La France Insoumise. Je ne doute pas que les personnalités signataires de cet appel soient sincères et n’aient pas fait le tri dans le texte qui leur était soumis, mais le propos y est confus et rappelle par trop la manifestation « contre l’islamophobie » entre novembre 2019 ; à nouveau tout est mélangé et mis sur le même plan. Que ceux qui le souhaitent aillent donc manifester, mais si nous voulons agir concrètement pour prétendre atteindre l’objectif que les signataires désignent, il ne faut pas s’en contenter.

L’extrême droite ne reculera et ne sera défaite qu’à la condition que le numéro de duettistes annoncé pour le second tour de l’élection présidentielle en 2022 n’ait pas lieu : si nous laissons Macron et Le Pen s’affronter en mai 2022, alors Marine Le Pen gagnera. La survie de la République et de la démocratie suppose d’écarter l’un comme l’autre et si possible dès le premier tour. La gauche doit donc se ressaisir et pas seulement en retrouvant le chemin de la rue, mais en se mettant au travail et en le faisant rassemblée. Oui il faut une candidature unique de la gauche qui parle au « Bloc Populaire », et pour cela ce n’est pas le choix d’un homme ou d’une femme qui est le préalable : pour s’adresser et retrouver l’écoute et la confiance de ceux que la politique – et la gauche – a désespérés (au point de douter de la démocratie elle-même), il faut un programme qui leur parle, qui parle de leurs préoccupations (et non des débats accessoires dans lesquels la gauche s’est trop souvent enferrée), qui répare notre pays, qui redresse notre économie et prépare l’avenir, qui restaure la souveraineté du peuple. Quiconque portera ensuite ce projet s’il rassemble un nouveau Front populaire pourra alors être entendu.

Le reste est narcissisme.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

La République sociale, rempart de la Démocratie et de nos Libertés
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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 11:28
Le Parisien 95 - Val d'Oise est revenu dans son édition papier de lundi 3 mai 2021 sur le mariage de la carpe et du lapin dans notre ville pour le prochain scrutin.

Par leur comportement, Dominique Lesparre et Marjorie Noël ont causé la défaite de la #gauche aux élections #Municipales2020. Si aujourd'hui, notre commune est dirigée par Nesrine Menhaouara et ses alliés de droite, c'est leur entière responsabilité. Par haine et immaturité, ils ont rejeté tout ce qui aurait pu éviter les dégâts que subissent la ville et les Bezonnais depuis près d'un an. Et aujourd'hui, ils viennent expliquer que ce sont eux l'avenir de la gauche qu'ils ont fracassé ?! voilà qui est fort de café ! On attendait d'eux qu'ils prennent un peu de recul, non l'ego est trop fort.

Je constate que l'ancien maire Dominique Lesparre est incapable d'examiner sereinement ses responsabilités et de faire une analyse rationnelle de sa défaite ; il traite avec condescendance ses propres camarades envers qui il veut bien "passer l'éponge" comme s'il était leur employeur...

Je constate que les deux candidats n'ont pas osé se soumettre au suffrage des militants du parti dont ils se réclament, cela démontre à quel point ils sont peu représentatifs. Je constate que la nécessité de rassembler toute la gauche - comme la section PCF Bezons Jacky Leser et la Gauche Républicaine & Socialiste Val-d'Oise en avaient fait la proposition - pour défendre les habitants et battre la droite sous toutes ses formes (Menhouariste et Macroniste, LR ou RN). Ces personnes ne représentent qu'elles-mêmes. Pour prétendre entrer dans un rassemblement à l'avenir, il faudrait encore reconnaître sa responsabilité dans la catastrophe de juin 2020.

Communistes et Socialistes républicains de Bezons continueront à travailler ensemble pour proposer un meilleur avec pour notre commune. Ils travailleront avec tous ceux qui veulent une alternative (Génération.s, GDS, EELV, LFI, etc.) et refusent de répéter les erreurs d'hier sous la conduite de ceux qui les ont commises.

Frédéric FARAVEL
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
membre du collectif d'animation national de la GRS

article du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezonsarticle du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezons
article du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezonsarticle du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezons

article du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezons

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 07:00
Canton d'Argenteuil-Bezons : Le « mariage de la carpe et du lapin » va tuer la gauche - communiqué de presse PCF et GRS

Alors que les négociations étaient encore en cours avec les principales forces de gauche (Génération.s, EELV, PS, PCF, GRS, GDS, LFI) sur certains cantons du département, le comité départemental du Parti communiste du Val-d'Oise en a décidé autrement en y mettant un terme.

Sous la pression de l'intérimaire au poste de secrétaire fédéral du PCF95, la consultation des militants a été évacuée, contrairement aux règles démocratiques de nos organisations. Tel est le cas à Bezons !

Nos propositions de présenter ensemble pour le canton Argenteuil 3 (Argenteuil-Bezons) des candidats de la GRS et du PCF et d'élargir ce rassemblement à d'autres forces politiques de gauche (Génération.s, EELV, GDS, LFI) ont été balayées avant même d'être examinées et alors même que la consultation auprès des militants communistes de Bezons était engagée. Contrairement aux principes démocratiques qu'avait toujours portés le regretté Alain Feuchot, Cécile Dumas a donc imposé Marjorie Noël et Dominique Lesparre, qui s'étaient déjà autoproclamés candidats. Ces candidats ne sont pas ceux des communistes bezonnais et ne nous représentent pas.

Il est désastreux de présenter aux électeurs deux personnes qui, farouchement opposées l'une à l'autre aux dernières élections municipales, ont par le comportement provoqué la défaite d'une municipalité d'union de la gauche.

Nous refusons ces pratiques anti-démocratiques. Cette stratégie laisse un boulevard à des conseillers départementaux, inutiles et inefficaces depuis 6 ans, et renforce la droite et l'extrême droite. Ces méthodes encouragent également l'abstention.

Nous prendrons nos responsabilités et nous continuerons, ensemble, à défendre les intérêts des Bezonnais. À cette heure, aucune candidature aux élections départementales pour le canton d'Argenteuil 3 ne correspond à cet impératif.

Canton d'Argenteuil-Bezons : Le « mariage de la carpe et du lapin » va tuer la gauche - communiqué de presse PCF et GRS
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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 18:38

J'ai signé cette tribune collective (ci-dessous) dans Politis afin d'appeler les différentes organisations de gauche et écologistes à se rassembler dès le premier tour des élections régionales. Partout en France, sauf à de rares exceptions (quand les présidents de région s'avèrent être en fait encore aujourd'hui des soutiens de la politique d'Emmanuel Macron), les programmes annoncés par les différentes formations politiques ne justifient aucunement de se compter au premier tour d'autant que le risque d'une élimination et d'une défaite au second tour inscrite dans les tactiques du premier tour est particulièrement important.

Pour ma part, je considère - je l'ai déjà écrit - que rien d'important ne distingue aujourd'hui les programmes de Julien Bayou (EE-LV), Audrey Pulvar (PS) ou Clémentine Autain (LFI-PCF)... Le refus obstiné des deux premiers de permettre un rassemblement de toute la gauche et des écologistes en Île-de-France au premier tour masque mal une volonté hégémoniste, une stratégie pour écraser les autres et/ou se "refaire" avant la campagne de l'élection présidentielle de 2022... pire il masque mal la volonté de reconduire les mêmes personnalités et stratégies qui ont fait perdre la région à la gauche en 2015.

Il est plus que temps de mettre fin à ces enfantillages dans la clarté d'une alternative solide aux trois droites, conservatrice, macroniste et lepéniste.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

Vous pouvez signer la pétition qui accompagne cette tribune ⤵️
https://www.change.org/p/pour-le-rassemblement-des-forces-de-gauche-et-%C3%A9cologistes-du-local-au-national

Du local au national : l’intérêt politique du rassemblement dès le premier tour - tribune dans Politis

Des élu·es de gauche et écologistes appellent à la formation de listes unitaires dès le premier tour des élections régionales. Les convergences nombreuses le permettent, le risque de n’être pas présents au second tour l’exige, selon les signataires.

Les élections régionales se dérouleront les 13 et 20 juin. Face aux urgences sociales, environnementales, démocratiques, face à un gouvernement qui, loin d’y répondre, amplifie les inégalités et reste inerte quand « la maison brûle », cette échéance représente une chance de disposer de leviers d’action importants et de peser ainsi en faveur de la transition écologique, des services publics, de la réduction des inégalités et de l’implication citoyenne.

Cette perspective risque, toutefois, d’en rester au seul stade de l’espoir dans bien des régions si la condition du rassemblement dès le premier tour n’est pas remplie et, que nous en restons à la pluralité actuelle des listes envisagées.

Les convergences sont pourtant là, évidentes à la lecture des programmes en préparation. Les écologistes n’occultent pas plus les problématiques sociales que les listes de gauche n’ignorent l’urgence de la transition énergétique et écologique. De part et d’autre, nous savons qu’il est urgent d’agir pour une économie au service des hommes et de l’environnement. De part et d’autre, nous sommes conscients de la valeur émancipatrice de la culture que le politique ne doit jamais soumettre à sa dictée mais dont il doit garantir l’accès à toutes et tous. De part et d’autre, nous reconnaissons la nécessité de soutenir et de développer des services publics de qualité, patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas d’autre. De part et d’autre, nous savons qu’il est de notre responsabilité de répondre aux appels d’une jeunesse qui marche pour le climat mais fait aussi la queue pour la distribution alimentaire.

Le pari stratégique de la division au premier tour pour « se compter » est, dans la situation actuelle des forces progressistes, beaucoup trop risqué face à l’enjeu majeur d’obtenir des majorités régionales agissant vraiment pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. Enclencher d’emblée une dynamique unitaire revient, au contraire, à se donner toutes les chances de disposer des moyens d’agir autour d’un programme enrichi des apports spécifiques des différentes forces de gauche et des écologistes.

Mais, au-delà des victoires locales, ce qui se joue aussi c’est la crédibilité de notre capacité à représenter, demain, au plan national, une alternative à la droite et l’extrême droite. Divisées au premier tour en2022, les forces politiques de gauche et écologistes seront, à nouveau, éliminées du second tour. Rappeler en juin que les enjeux exigent le dépassement des stratégies risquées, c’est aussi mobiliser celles et ceux qui se lassent de la mise en arrière-plan de l’essentiel et ne croient plus en une parole qui décrit les urgences sans se donner les moyens d’y répondre.

Comme femmes et hommes de gauche et écologistes, soucieuses et soucieux de la justice sociale comme de la transition écologique, nous ne pouvons nous y résigner et nous empêcher de penser que les obstacles à l’union pèsent peu face à la finalité profonde de notre engagement : agir pour changer la vie, en mieux… Et il y a le feu…

Premiers signataires :
BARAT Joëlle, conseillère régionale Parti socialiste (Grand Est) ; BATÔT Émilien, membre du collectif écolo et social et du comité Génération·s d’Issy-les-Moulineaux (Île-de-France) ; BELAREDJ-TUNC Hadhoum, conseillère départementale Marne, Gauche républicaine et socialiste (Grand Est) ; BOISSIER Bernard, ancien maire de Langogne, président du collectif de Défense et de Développement des services publics en Combraille, Gauche républicaine et socialiste ; BUREAU Jocelyn, conseiller métropolitain de Nantes Métropole, divers gauche (Pays de la Loire) ; CASIER Philippe, conseiller départemental de la Somme, Génération·s (Hauts de France) ; CHANTECAILLE Martine, conseillère municipale et communautaire La Roche-sur-Yon, divers gauche ( Pays de la Loire) ; COLIN Hélène, conseillère régionale, maire-adjointe à Chatenois, Parti Socialiste (Grand Est ) ; CUCCARONI Martine, conseillère municipale La Ciotat, Parti socialiste (Paca) ; DAMIS-FRICOURT Delphine, conseillère départementale de la Somme, Génération·s (Hauts-de- France) ; DE MORGNY Arnaud, juriste en droit public, coordonnateur Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; DEDET Pierre, conseiller municipal Bourges, Gauche républicaine et socialiste (Centre-Val de Loire) ; DELCASSE Arnaud, responsable de coopérative Antibes, Gauche républicaine et socialiste (Paca) ; DENIS Blandine, conseillère départementale de la Somme, Génération écologie, (Hauts-de-France) ; DESCAMPS Ninuwé, conseillère municipale Poudrières, Parti socialiste (Paca) ; DRIOLI Adrien, conseiller municipal de Lyon, Gauche républicaine et socialiste (Auvergne-Rhône-Alpes) ; DUGUÉ Caroline assistante sociale, Poitiers, Gauche républicaine et socialiste (Nouvelle Aquitaine) ; FARAVEL Frédéric, conseiller municipal et communautaire Bezons, Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; GRALEPOIS Alain, ancien vice-président à la culture conseil régional des Pays de la Loire, Parti socialiste, Nantes ; GRATACOS Anthony, conseiller municipal de Moussy-le-Neuf, secrétaire général de la Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; GUIRAUDOU Hugo, coordinateur « Résilience commune », responsable pôle jeunesse Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; JUTEL Elisabeth, conseillère régionale Gauche républicaine et socialiste (Nouvelle-Aquitaine) ; LANDINI Damien, référent Génération·s Marne (Grand Est) ; LEFEBVRE Rémi, professeur de sciences politiques à l’Université de Lille-II (Hauts-de-France); LENFANT Gaëlle, conseillère municipale Aix-en Provence, Gauche républicaine et socialiste (Paca) ; LÉONARD Christophe, conseiller municipal Revin, ancien député (Grand Est) ; LEPRESLE Marion, conseillère départementale de la Somme, Génération écologie (Hauts-de-France) ; MOINE Nathalie, conseillère municipale Saint-Pathus, Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; MOTTO-ROS Bernard, conseiller municipal Saint-Jean-du-Pin, Gauche démocratique et sociale (Occitanie) ; NAKACHE David, conseiller municipal Nice, président de l’association « Tous citoyens », Génération·s (Paca) ; NIVELET Igor, militant communiste, membre du conseil départemental PCF 08 (Grand Est) ; PAPIER Anne, conseillère municipale et communautaire Charleville-Mézières, Génération·s (Grand Est) ; PROUX Laurence, conseillère municipale Challans, membre de « Solidaires par nature Nord-Ouest Vendée », divers gauche (Pays de la Loire) ; SULIM Jérôme, maire-adjoint Saint-Herblain, Gauche républicaine et socialiste (Pays de la Loire).

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