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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 10:02

Manifester c'est bien, j'aime le faire... Proposer un projet, un programme commun d'intérêt général, aux Français sera à mon sens plus efficace pour faire reculer et battre l'extrême droite.

Depuis de nombreux mois, le débat politique tourne de manière particulièrement malsaine. La crise sanitaire que nous subissons depuis plus d’un an a produit la pire crise économique et sociale que notre pays ait connu et un état de sidération dans l’opinion publique et parmi les organisations politiques et sociales. Alors même que les dégâts sociaux de cette crise vont plonger durablement des centaines de milliers de nos concitoyens dans les difficultés et la précarité, la priorité du gouvernement a été de réduire comme jamais les libertés publiques, de contourner le Parlement et les partenaires sociaux et d’empêcher les mobilisations nécessaires pour défendre nos concitoyens et notamment les salariés. Le pouvoir accaparé par l’exécutif, n’ayons aucun doute sur le fait qu’il voudra le conserver !

Le pouvoir se livre avec l’extrême droite à une véritable course à l’échalote, mêlant mesures sécuritaires et antisociales et gesticulations inefficientes. Tout y est passé : loi sécurité globale, réforme de l’assurance chômage, loi « séparatisme » qui met à mal la laïcité sans faire reculer l’islamisme, annonce de la poursuite des privatisations, reprise prochaine de la réforme des retraites, attaques multiples contre les représentants des salariés, intimidation de responsables politiques, annonce de nouveaux reculs de la puissance publique avec la future « loi 4D »…

Jamais depuis les années 1960, notre pays n’avait connu un tel recul des libertés publiques et démocratiques. Rarement nos concitoyens n’ont affronté un tel mépris pour leurs préoccupations les plus essentielles. La crise sanitaire a démontré les conséquences délétères de décennies de politiques libérales, de démantèlement des services publics et de mise en musique de l’impuissance de l’État : un hôpital public au bord du gouffre, des services publics débordés, une technocratie absurde, une recherche exsangue, des étudiants abandonnés… la liste n’est pas exhaustive !

Les dernières semaines ont été marquées le meurtre de plusieurs agents de police. Nos concitoyens, déjà confrontés à des difficultés quotidiennes, constatent le dénuement des forces de police et craignent pour leur sécurité. Nous assistons à une dérive dangereuse dans laquelle le gouvernement privilégie une logique de répression – illustrée par la violence disproportionnée contre les gilets jaunes – plutôt que de donner les moyens dans la proximité de garantir la sécurité publique.

Tout est mis en œuvre par le pouvoir – rempart d’opérette contre l’extrême droite – pour légitimer le discours et la force de cette dernière, qui peut sans grand dommage soutenir des appels publics au coup d’État ; l’objectif est d’installer un duel que le président sortant espère à son avantage. Le Macronisme agit dans une société française blessée, fatiguée et à cran comme un pompier pyromane ! Et dans cette situation, les organisations de gauche se sont trop souvent complus sur les médias et les réseaux sociaux dans des querelles identitaires et essentialistes accessoires.

Il est temps de réagir ! Nous ne pouvons plus laisser extrême centre et extrême droite poursuivre leur numéro de duettistes sur le dos des Français !

La réponse à la crise que traverse le pays se trouve dans l’affirmation sans complexe d’une République sociale, démocratique et laïque. La gauche se doit de répondre aux attentes de nos concitoyens par des mesures de réparation économique, de justice sociale, de transformation écologique, de protection sanitaire, d’égalité territoriale, de souveraineté industrielle et pour la tranquillité publique. C’est ainsi que nous affermirons la République, que nous rétablirons la confiance des citoyens dans notre capacité collective à maîtriser notre destin. C’est la seule manière de faire reculer la peur, les égoïsmes et les tentations de repli identitaire. C’est la seule manière de réduire l’abstention qui devient le refuge massif de nombre de nos concitoyens. C’est la seule manière de reconquérir ceux qui souhaitent voter pour l’extrême droite et que nous refusons de lui abandonner en ne leur opposant que des jugements moraux.

Le camp de la liberté et de la justice sociale a besoin d’un sursaut et de réaffirmer ses priorités. Face au Macronisme et à l’extrême droite, il est temps de réaffirmer nos convictions républicaines et de redonner corps à la promesse sociale de la République française.

Ce n’est pas une manifestation un 12 juin et probablement sans lendemain qui constituera ce sursaut ; le 12 juin 2021 n’a rien d’un 14 février 1934 lorsque les manifestants des cortèges communistes et socialistes s’étaient rejoints spontanément contre le souhait de leurs leaders respectifs : le propos alors était plus direct et clair – faire barrage au fascisme qui avait tenté 8 jours plus tôt de prendre d’assaut la Chambre des Députés – que l’appel publié dans Libération le 4 mai dernier à l’initiative de La France Insoumise. Je ne doute pas que les personnalités signataires de cet appel soient sincères et n’aient pas fait le tri dans le texte qui leur était soumis, mais le propos y est confus et rappelle par trop la manifestation « contre l’islamophobie » entre novembre 2019 ; à nouveau tout est mélangé et mis sur le même plan. Que ceux qui le souhaitent aillent donc manifester, mais si nous voulons agir concrètement pour prétendre atteindre l’objectif que les signataires désignent, il ne faut pas s’en contenter.

L’extrême droite ne reculera et ne sera défaite qu’à la condition que le numéro de duettistes annoncé pour le second tour de l’élection présidentielle en 2022 n’ait pas lieu : si nous laissons Macron et Le Pen s’affronter en mai 2022, alors Marine Le Pen gagnera. La survie de la République et de la démocratie suppose d’écarter l’un comme l’autre et si possible dès le premier tour. La gauche doit donc se ressaisir et pas seulement en retrouvant le chemin de la rue, mais en se mettant au travail et en le faisant rassemblée. Oui il faut une candidature unique de la gauche qui parle au « Bloc Populaire », et pour cela ce n’est pas le choix d’un homme ou d’une femme qui est le préalable : pour s’adresser et retrouver l’écoute et la confiance de ceux que la politique – et la gauche – a désespérés (au point de douter de la démocratie elle-même), il faut un programme qui leur parle, qui parle de leurs préoccupations (et non des débats accessoires dans lesquels la gauche s’est trop souvent enferrée), qui répare notre pays, qui redresse notre économie et prépare l’avenir, qui restaure la souveraineté du peuple. Quiconque portera ensuite ce projet s’il rassemble un nouveau Front populaire pourra alors être entendu.

Le reste est narcissisme.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

La République sociale, rempart de la Démocratie et de nos Libertés
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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 11:28
Le Parisien 95 - Val d'Oise est revenu dans son édition papier de lundi 3 mai 2021 sur le mariage de la carpe et du lapin dans notre ville pour le prochain scrutin.

Par leur comportement, Dominique Lesparre et Marjorie Noël ont causé la défaite de la #gauche aux élections #Municipales2020. Si aujourd'hui, notre commune est dirigée par Nesrine Menhaouara et ses alliés de droite, c'est leur entière responsabilité. Par haine et immaturité, ils ont rejeté tout ce qui aurait pu éviter les dégâts que subissent la ville et les Bezonnais depuis près d'un an. Et aujourd'hui, ils viennent expliquer que ce sont eux l'avenir de la gauche qu'ils ont fracassé ?! voilà qui est fort de café ! On attendait d'eux qu'ils prennent un peu de recul, non l'ego est trop fort.

Je constate que l'ancien maire Dominique Lesparre est incapable d'examiner sereinement ses responsabilités et de faire une analyse rationnelle de sa défaite ; il traite avec condescendance ses propres camarades envers qui il veut bien "passer l'éponge" comme s'il était leur employeur...

Je constate que les deux candidats n'ont pas osé se soumettre au suffrage des militants du parti dont ils se réclament, cela démontre à quel point ils sont peu représentatifs. Je constate que la nécessité de rassembler toute la gauche - comme la section PCF Bezons Jacky Leser et la Gauche Républicaine & Socialiste Val-d'Oise en avaient fait la proposition - pour défendre les habitants et battre la droite sous toutes ses formes (Menhouariste et Macroniste, LR ou RN). Ces personnes ne représentent qu'elles-mêmes. Pour prétendre entrer dans un rassemblement à l'avenir, il faudrait encore reconnaître sa responsabilité dans la catastrophe de juin 2020.

Communistes et Socialistes républicains de Bezons continueront à travailler ensemble pour proposer un meilleur avec pour notre commune. Ils travailleront avec tous ceux qui veulent une alternative (Génération.s, GDS, EELV, LFI, etc.) et refusent de répéter les erreurs d'hier sous la conduite de ceux qui les ont commises.

Frédéric FARAVEL
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
membre du collectif d'animation national de la GRS

article du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezonsarticle du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezons
article du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezonsarticle du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezons

article du Parisien en ligne le 2 mai et dans l'édition papier du 3 mai... et le communiqué de presse commun de la GRS et du PCF de Bezons

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 07:00
Canton d'Argenteuil-Bezons : Le « mariage de la carpe et du lapin » va tuer la gauche - communiqué de presse PCF et GRS

Alors que les négociations étaient encore en cours avec les principales forces de gauche (Génération.s, EELV, PS, PCF, GRS, GDS, LFI) sur certains cantons du département, le comité départemental du Parti communiste du Val-d'Oise en a décidé autrement en y mettant un terme.

Sous la pression de l'intérimaire au poste de secrétaire fédéral du PCF95, la consultation des militants a été évacuée, contrairement aux règles démocratiques de nos organisations. Tel est le cas à Bezons !

Nos propositions de présenter ensemble pour le canton Argenteuil 3 (Argenteuil-Bezons) des candidats de la GRS et du PCF et d'élargir ce rassemblement à d'autres forces politiques de gauche (Génération.s, EELV, GDS, LFI) ont été balayées avant même d'être examinées et alors même que la consultation auprès des militants communistes de Bezons était engagée. Contrairement aux principes démocratiques qu'avait toujours portés le regretté Alain Feuchot, Cécile Dumas a donc imposé Marjorie Noël et Dominique Lesparre, qui s'étaient déjà autoproclamés candidats. Ces candidats ne sont pas ceux des communistes bezonnais et ne nous représentent pas.

Il est désastreux de présenter aux électeurs deux personnes qui, farouchement opposées l'une à l'autre aux dernières élections municipales, ont par le comportement provoqué la défaite d'une municipalité d'union de la gauche.

Nous refusons ces pratiques anti-démocratiques. Cette stratégie laisse un boulevard à des conseillers départementaux, inutiles et inefficaces depuis 6 ans, et renforce la droite et l'extrême droite. Ces méthodes encouragent également l'abstention.

Nous prendrons nos responsabilités et nous continuerons, ensemble, à défendre les intérêts des Bezonnais. À cette heure, aucune candidature aux élections départementales pour le canton d'Argenteuil 3 ne correspond à cet impératif.

Canton d'Argenteuil-Bezons : Le « mariage de la carpe et du lapin » va tuer la gauche - communiqué de presse PCF et GRS
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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 18:38

J'ai signé cette tribune collective (ci-dessous) dans Politis afin d'appeler les différentes organisations de gauche et écologistes à se rassembler dès le premier tour des élections régionales. Partout en France, sauf à de rares exceptions (quand les présidents de région s'avèrent être en fait encore aujourd'hui des soutiens de la politique d'Emmanuel Macron), les programmes annoncés par les différentes formations politiques ne justifient aucunement de se compter au premier tour d'autant que le risque d'une élimination et d'une défaite au second tour inscrite dans les tactiques du premier tour est particulièrement important.

Pour ma part, je considère - je l'ai déjà écrit - que rien d'important ne distingue aujourd'hui les programmes de Julien Bayou (EE-LV), Audrey Pulvar (PS) ou Clémentine Autain (LFI-PCF)... Le refus obstiné des deux premiers de permettre un rassemblement de toute la gauche et des écologistes en Île-de-France au premier tour masque mal une volonté hégémoniste, une stratégie pour écraser les autres et/ou se "refaire" avant la campagne de l'élection présidentielle de 2022... pire il masque mal la volonté de reconduire les mêmes personnalités et stratégies qui ont fait perdre la région à la gauche en 2015.

Il est plus que temps de mettre fin à ces enfantillages dans la clarté d'une alternative solide aux trois droites, conservatrice, macroniste et lepéniste.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

Vous pouvez signer la pétition qui accompagne cette tribune ⤵️
https://www.change.org/p/pour-le-rassemblement-des-forces-de-gauche-et-%C3%A9cologistes-du-local-au-national

Du local au national : l’intérêt politique du rassemblement dès le premier tour - tribune dans Politis

Des élu·es de gauche et écologistes appellent à la formation de listes unitaires dès le premier tour des élections régionales. Les convergences nombreuses le permettent, le risque de n’être pas présents au second tour l’exige, selon les signataires.

Les élections régionales se dérouleront les 13 et 20 juin. Face aux urgences sociales, environnementales, démocratiques, face à un gouvernement qui, loin d’y répondre, amplifie les inégalités et reste inerte quand « la maison brûle », cette échéance représente une chance de disposer de leviers d’action importants et de peser ainsi en faveur de la transition écologique, des services publics, de la réduction des inégalités et de l’implication citoyenne.

Cette perspective risque, toutefois, d’en rester au seul stade de l’espoir dans bien des régions si la condition du rassemblement dès le premier tour n’est pas remplie et, que nous en restons à la pluralité actuelle des listes envisagées.

Les convergences sont pourtant là, évidentes à la lecture des programmes en préparation. Les écologistes n’occultent pas plus les problématiques sociales que les listes de gauche n’ignorent l’urgence de la transition énergétique et écologique. De part et d’autre, nous savons qu’il est urgent d’agir pour une économie au service des hommes et de l’environnement. De part et d’autre, nous sommes conscients de la valeur émancipatrice de la culture que le politique ne doit jamais soumettre à sa dictée mais dont il doit garantir l’accès à toutes et tous. De part et d’autre, nous reconnaissons la nécessité de soutenir et de développer des services publics de qualité, patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas d’autre. De part et d’autre, nous savons qu’il est de notre responsabilité de répondre aux appels d’une jeunesse qui marche pour le climat mais fait aussi la queue pour la distribution alimentaire.

Le pari stratégique de la division au premier tour pour « se compter » est, dans la situation actuelle des forces progressistes, beaucoup trop risqué face à l’enjeu majeur d’obtenir des majorités régionales agissant vraiment pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. Enclencher d’emblée une dynamique unitaire revient, au contraire, à se donner toutes les chances de disposer des moyens d’agir autour d’un programme enrichi des apports spécifiques des différentes forces de gauche et des écologistes.

Mais, au-delà des victoires locales, ce qui se joue aussi c’est la crédibilité de notre capacité à représenter, demain, au plan national, une alternative à la droite et l’extrême droite. Divisées au premier tour en2022, les forces politiques de gauche et écologistes seront, à nouveau, éliminées du second tour. Rappeler en juin que les enjeux exigent le dépassement des stratégies risquées, c’est aussi mobiliser celles et ceux qui se lassent de la mise en arrière-plan de l’essentiel et ne croient plus en une parole qui décrit les urgences sans se donner les moyens d’y répondre.

Comme femmes et hommes de gauche et écologistes, soucieuses et soucieux de la justice sociale comme de la transition écologique, nous ne pouvons nous y résigner et nous empêcher de penser que les obstacles à l’union pèsent peu face à la finalité profonde de notre engagement : agir pour changer la vie, en mieux… Et il y a le feu…

Premiers signataires :
BARAT Joëlle, conseillère régionale Parti socialiste (Grand Est) ; BATÔT Émilien, membre du collectif écolo et social et du comité Génération·s d’Issy-les-Moulineaux (Île-de-France) ; BELAREDJ-TUNC Hadhoum, conseillère départementale Marne, Gauche républicaine et socialiste (Grand Est) ; BOISSIER Bernard, ancien maire de Langogne, président du collectif de Défense et de Développement des services publics en Combraille, Gauche républicaine et socialiste ; BUREAU Jocelyn, conseiller métropolitain de Nantes Métropole, divers gauche (Pays de la Loire) ; CASIER Philippe, conseiller départemental de la Somme, Génération·s (Hauts de France) ; CHANTECAILLE Martine, conseillère municipale et communautaire La Roche-sur-Yon, divers gauche ( Pays de la Loire) ; COLIN Hélène, conseillère régionale, maire-adjointe à Chatenois, Parti Socialiste (Grand Est ) ; CUCCARONI Martine, conseillère municipale La Ciotat, Parti socialiste (Paca) ; DAMIS-FRICOURT Delphine, conseillère départementale de la Somme, Génération·s (Hauts-de- France) ; DE MORGNY Arnaud, juriste en droit public, coordonnateur Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; DEDET Pierre, conseiller municipal Bourges, Gauche républicaine et socialiste (Centre-Val de Loire) ; DELCASSE Arnaud, responsable de coopérative Antibes, Gauche républicaine et socialiste (Paca) ; DENIS Blandine, conseillère départementale de la Somme, Génération écologie, (Hauts-de-France) ; DESCAMPS Ninuwé, conseillère municipale Poudrières, Parti socialiste (Paca) ; DRIOLI Adrien, conseiller municipal de Lyon, Gauche républicaine et socialiste (Auvergne-Rhône-Alpes) ; DUGUÉ Caroline assistante sociale, Poitiers, Gauche républicaine et socialiste (Nouvelle Aquitaine) ; FARAVEL Frédéric, conseiller municipal et communautaire Bezons, Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; GRALEPOIS Alain, ancien vice-président à la culture conseil régional des Pays de la Loire, Parti socialiste, Nantes ; GRATACOS Anthony, conseiller municipal de Moussy-le-Neuf, secrétaire général de la Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; GUIRAUDOU Hugo, coordinateur « Résilience commune », responsable pôle jeunesse Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; JUTEL Elisabeth, conseillère régionale Gauche républicaine et socialiste (Nouvelle-Aquitaine) ; LANDINI Damien, référent Génération·s Marne (Grand Est) ; LEFEBVRE Rémi, professeur de sciences politiques à l’Université de Lille-II (Hauts-de-France); LENFANT Gaëlle, conseillère municipale Aix-en Provence, Gauche républicaine et socialiste (Paca) ; LÉONARD Christophe, conseiller municipal Revin, ancien député (Grand Est) ; LEPRESLE Marion, conseillère départementale de la Somme, Génération écologie (Hauts-de-France) ; MOINE Nathalie, conseillère municipale Saint-Pathus, Gauche républicaine et socialiste (Île-de-France) ; MOTTO-ROS Bernard, conseiller municipal Saint-Jean-du-Pin, Gauche démocratique et sociale (Occitanie) ; NAKACHE David, conseiller municipal Nice, président de l’association « Tous citoyens », Génération·s (Paca) ; NIVELET Igor, militant communiste, membre du conseil départemental PCF 08 (Grand Est) ; PAPIER Anne, conseillère municipale et communautaire Charleville-Mézières, Génération·s (Grand Est) ; PROUX Laurence, conseillère municipale Challans, membre de « Solidaires par nature Nord-Ouest Vendée », divers gauche (Pays de la Loire) ; SULIM Jérôme, maire-adjoint Saint-Herblain, Gauche républicaine et socialiste (Pays de la Loire).

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 16:17

Dans quelques jours, le Parti Communiste Français fêtera ses 100 ans. C'est en effet du 25 au 30 décembre 1920 que se tint le fameux congrès de Tours qui scinda durablement le mouvement ouvrier français en deux, avec d'un côté les partisans du socialisme démocratique et de l'autre le communisme tel qu'il était alors défini par Lénine et Trotski. C'était un temps d'avant les congés payés et les formations ouvrières et socialistes devaient profiter des fêtes religieuses chômées pour organiser leurs congrès.

De la SFIO au PC-SFIC

Cette scission profonde vient à la fois de loin et fut en même temps un coup de tonnerre ; elle représente plus une puissante réplique intellectuelle, idéologique et psychologique du déclenchement de la Première Guerre Mondiale que des débats internes et anciens qui précédèrent et accompagnèrent la vie tumultueuse de la première SFIO ou même des Révolutions russes de 1917. Il faut solder la trahison de l'Internationale ouvrière qui n'a pas su empêcher le conflit par une action concertée, solder la trahison bien concrète celle-ci du SPD cœur du marxisme international et à sa suite d'à peu près toutes les représentations parlementaires socialistes qui ont voté les crédits de guerre puis se sont engagées dans les Unions Sacrées et autres Burgfrieden.

Les conséquences démographiques de la Grande Guerre sont également majeures : le parti qui sort de la guerre n'a plus les mêmes adhérents et n'a plus les mêmes responsables. Jean Jaurès a été assassiné ; Édouard Vaillant, le vieux militant blanquiste, est mort en 1915 ; Jules Guesde est malade. Les effectifs militants de la SFIO ont été comme toute la société française durement frappés par l'hécatombe des tranchées ; les adhérents de 1918 sont donc plus jeunes et regardent évidemment depuis février 1917 vers la Révolution en Russie qui vient de prendre un tournant radical en novembre avec le « putsch » bolchévique.

Ces jeunes militants sont donc plus enclins à écouter les arguments de Fernand Loriot, Boris Souvarine et Pierre Monatte, principaux animateurs du courant pro-bolchéviques. Ils veulent régénérer idéologiquement et presque spirituellement un parti qui a failli comme le reste des partis social-démocrates face à la guerre. Le sentiment de culpabilité et de trahison incite également des parlementaires comme Marcel Cachin à abandonner leur « social-chauvinisme » de 1914 pour retrouver une forme de pureté politique dans la transformation du parti.

Marcel Cachin, Fernand Loriot, Boris Souvarine, Pierre Monatte, Ludovic-Oscard Frossard, principaux artisans du basculement de la SFIO dans l'Internationale Communiste

Marcel Cachin, Fernand Loriot, Boris Souvarine, Pierre Monatte, Ludovic-Oscard Frossard, principaux artisans du basculement de la SFIO dans l'Internationale Communiste

Il y aura eu en réalité de multiples malentendus autour des fameuses conditions d'admission du parti français à l'Internationale Communiste. Ces conditions s'élevaient à 9 lors du voyage à Moscou ; elles sont portées à 21 en août après le départ des deux délégués français1 Ludovic-Oscar Frossard et Marcel Cachin. Ces conditions, principalement rédigées par Lénine, imposent un mode de fonctionnement autoritaire, excluant tous les réformistes et s'engageant à un soutien sans faille envers Moscou pour la révolution prolétarienne mondiale. Bien des responsables de la majorité de la SFIO qui se prépare à rejoindre la nouvelle internationale considèrent que ces conditions sont de pure forme et qu'ensuite le parti poursuivra sa vie : c'était sans compter la volonté des plus bolchéviques de construire non seulement un nouveau parti, mais aussi un militant nouveau et un Homme nouveau sur les décombres de la civilisation bourgeoise, et des dirigeants de l'Internationale.

C'est le 27 décembre 1920 que Léon Blum prononça son fameux discours qui va être une référence essentielle à la définition du socialisme démocratique français dans la lignée de Jean Jaurès durant plusieurs décennies. Il oppose au centralisme démocratique et la primauté des « directions clandestines » dans le parti que veulent imposer Lénine et le parti bolchévique la représentation proportionnelle et la démocratie dans le parti ; il oppose à la dictature du parti, avant-garde déconnectée de la réalité du peuple, sur la société une analyse de la « dictature du prolétariat » qui la rend compatible avec la démocratie représentative en tant que « dictature » de la majorité sur la minorité pour peu que cette majorité soit cohérente avec l'expression populaire ; il oppose la transformation de la société conduite par cette avant-garde léniniste, par la violence politique si nécessaire, à une transformation de la société qui commence avant la prise du pouvoir par la conquête progressive de ce qui sera conceptualisé plus tard par Gramsci comme une hégémonie culturelle, permettant la transformation économique révolutionnaire. Selon Léon Blum, le bolchevisme s'est détaché du socialisme et du marxisme parce qu'il confond la prise du pouvoir avec la Révolution, le moyen avec la fin, qu'il oriente toute sa tactique vers cette conquête du pouvoir, sans tenir compte ni du moment, ni des circonstances, ni des conséquences, qu'il tend vers la conservation du pouvoir politique absolu, bien qu'il se sache hors d'état d'en tirer la transformation sociale. Lui qui n'est pourtant pas un intellectuel qui s'est construit dans l'idéologie marxiste à l'origine mène durant son discours une démonstration marxiste implacable pour démontrer à quel point le Léninisme s'en détache. Pour lui il s'agit d'une doctrine entièrement nouvelle et Blum aura de nombreux accents prophétiques dans lesquels nombreux sont ceux qui y voient l'annonce des terriblement dévoiement staliniens et de l'implacable marche vers un césarisme sanglant rendu nécessaire pour contraindre un peuple qui ne voudrait plus du parti bolchévique.

« Sur tous les terrains, au point de vue doctrinal comme au point de vue tactique, [le congrès de l'Internationale Communiste] a énoncé un ensemble de résolutions qui se complètent les unes les autres et dont l’ensemble forme une sorte d’édifice architectural, entièrement proportionné dans son plan, dont toutes les parties tiennent les unes aux autres, dont il est impossible de nier le caractère de puissance et même de majesté. Vous êtes en présence d’un tout, d’un ensemble doctrinal. »

Léon Blum

Léon Blum

« Je ne connais, pour ma part, en France qu’un socialisme, celui qui est défini par les statuts, et qui est un socialisme révolutionnaire. Personnellement, je ne connais pas deux espèces de socialisme, dont l’un serait révolutionnaire et dont l’autre ne le serait pas. Je ne connais qu’un socialisme, le socialisme révolutionnaire, puisque le socialisme est un mouvement d’idées et d’action qui mène à une transformation totale du régime de la propriété, et que la révolution, c’est, par définition, cette transformation même. […] Révolution, cela signifie, pour le socialisme traditionnel français : transformation d’un régime économique fondé sur la propriété privée en un régime fondé sur la propriété collective ou commune. C’est cette transformation qui est par elle-même la révolution, et c’est elle seule, indépendamment de tous les moyens quelconques qui seront appliqués pour arriver à ce résultat. […] Mais l’idée révolutionnaire comporte ceci : qu’en dépit de ce parallélisme, le passage d’un état de propriété à un autre ne sera pas par la modification insensible et par l’évolution continue, mais qu’à un moment donné, quand on en sera venu à la question essentielle, au régime même de la propriété, quels que soient les changements et les atténuations qu’on aura préalablement obtenus. Il faudra une rupture de continuité, un changement absolu, catégorique. […] Cette rupture de continuité qui est le commencement de la révolution elle-même a, comme condition nécessaire, mais non suffisante, la conquête du pouvoir politique. »

« Ouvrez votre carte du Parti. Quel est l’objet que le parti socialiste jusqu’à présent se donnait à lui-même ? C’est la transformation du régime économique. Ouvrez les statuts de l’Internationale communiste. Lisez l’article dans lequel l’Internationale définit son but. Quel est ce but ? La lutte à la main armée contre le pouvoir bourgeois. »

« Quand il y a juxtaposition d’organes publics ou clandestins, à qui appartient nécessairement l’autorité réelle ? Où réside-t-elle ? Par la force des choses, dans l’organisme clandestin. Cela est fatal, et les thèses reconnaissent cette nécessité. Paul Faure vous a lu les textes : c’est toujours l’organisme clandestin qui doit contrôler effectivement l’organisme public. Comment ces organismes se formeront-ils ? Est-ce qu’à l’issue de ce congrès, après avoir nommé votre comité directeur public, vous allez procéder à la nomination du comité clandestin ? Est-ce que vous allez mettre aux voix la désignation de cet organisme ? Votre comité directeur occulte ne pourra donc pas naître d’une délibération publique de votre congrès, il faudra qu’il ait une autre origine. Il faudra que sa constitution vous soit apportée du dehors. Ceci revient à dire que, dans le Parti qu’on veut nous faire, le pouvoir central appartiendra finalement à un comité occulte désigné – il n’y a pas d’autre hypothèse possible – sous le contrôle du comité exécutif de l’Internationale elle-même. Les actes les plus graves de la vie du Parti, ses décisions seront prises par qui ? Par des hommes que vous ne connaîtrez pas. »

« Nous pensons que tout mouvement de prise du pouvoir qui s’appuierait sur l’espèce de passion instinctive, sur la violence moutonnière des masses profondes et inorganiques, reposerait sur un fondement bien fragile et serait exposé à de bien dangereux retours. Nous ne savons pas avec qui seraient, le lendemain, les masses que vous auriez entraînées la veille. Nous pensons qu’elles manqueraient peut-être singulièrement de stoïcisme révolutionnaire. Nous pensons qu’au premier jour où les difficultés matérielles apparaîtraient, le jour où la viande ou le lait arriveraient avec un peu de retard, vous ne trouveriez peut-être pas chez elles la volonté de sacrifice continu et stoïque qu’exigent, pour triompher jusqu’au bout, les mouvements que vous envisagez. Et ceux qui auraient marché derrière vous la veille seraient peut-être, ce jour-là, les premiers à vous coller au mur. Non, ce n’est pas par la tactique des masses inorganiques entraînées derrière vos avant-gardes communistes que vous avez des chances de prendre le pouvoir. Vous avez des chances de prendre le pouvoir dans ce pays, savez-vous comment ? Par de vastes mouvements ouvriers à caractère organique, supposant une éducation et une puissance de moyens poussés aussi loin que possible. Vous ne ferez pas la révolution avec ces bandes qui courent derrière tous les chevaux. Vous la ferez avec des millions d’ouvriers organisés, sachant ce qu’ils veulent, quelles méthodes ils emploieront pour aller au but, prêts à accepter les souffrances et les sacrifices nécessaires. »

Léon Blum conclut en espérant que la rupture ne soit pas définitive : « Nous sommes convaincus, jusqu’au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison. […] Dans cette heure qui, pour nous tous, est une heure d’anxiété tragique, n’ajoutons pas encore cela à notre douleur et à nos craintes. Sachons nous abstenir des mots qui blessent, qui déchirent, des actes qui lèsent, de tout ce qui serait déchirement fratricide. Je vous dis cela parce que c’est sans doute la dernière fois que je m’adresse à beaucoup d’entre vous et parce qu’il faut pourtant que cela soit dit. Les uns et les autres, même séparés, restons des socialistes ; malgré tout, restons des frères qu’aura séparés une querelle cruelle, mais une querelle de famille, et qu’un foyer commun pourra encore réunir. »

La motion Paul Mistral sur le refus de s'engager dans la voie des exclusions réclamées par Zinoviev est repoussée le 30 décembre par 3247 voix contre 1398. Les minoritaires quittent alors le congrès avant son achèvement, laissant la salle à la majorité communiste, qui fonde la Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC, rapidement rebaptisée PC-SFIC).

La tribune du Congrès de Tours entre les 25 et 30 décembre 1920

La tribune du Congrès de Tours entre les 25 et 30 décembre 1920

Le nouveau parti connaîtra des débuts difficiles, violemment ballotté dans les luttes de pouvoir qui suivent le retrait de Lénine du devant de la scène dès 1922 puis sa mort en janvier 1924. La « bolchevisation du parti » exigée par les jeunes du congrès de Tours contre les « vieux socialistes » (comme le secrétaire général Frossard) finira par leur être fatale quand celle-ci deviendra synonyme de mise au pas du PC-SFIC par la troïka Kamenev-Zinoviev-Staline puis par Staline seul. Ainsi six ans après le congrès de Tours, des principaux acteurs qui ont obtenu l'adhésion de la SFIO à l'Internationale Communiste il ne reste plus que Cachin. Cette période n'en est pas moins riche de combats courageux et légitimes contre l'occupation de la Ruhr en 1923 ou la Guerre du Rif en 1925, qui vaudront à plusieurs des dirigeants du parti d'être emprisonnés. Mais le PC-SFIC sur les ordres du Komintern s'enfonce dans une impasse stratégique avec la stratégie « classe contre classe » qui assimile socialistes et fascistes, les alliés potentiels et anciens frères aux ennemis mortels. De 1926 à 1928, Pierre Sémard tentera la stratégie de « front unique » à un moment où la bride du parti russe s'était relâchée ; mais alors que ses efforts commençaient à payer et que le PC-SFIC remontait la pente, fin 1926, Staline évince définitivement ses anciens alliés Zinoviev, Kamenev et son rival de toujours Trotski, qui participaient encore à la direction collégiale depuis la mort de Lénine. La stratégie « classe contre classe » de rupture avec les socialistes a donc de nouveau les faveurs du Komintern qui pousse en avant les JC (Jeunesses communistes, alors dirigées par Doriot, également député de Saint-Denis) pour mettre en œuvre cette ligne ultra sectaire. Sémard n'y résistera pas.

Le PCF, parti de la classe ouvrière … vraiment !

Cette stratégie perdurera jusqu'en 1934 et à la prise de conscience du danger fasciste en France, et de la menace géopolitique nazie par Staline : les intérêts géopolitiques du dictateur soviétique et la nécessité politique française et du parti rebaptisé PCF correspondent enfin. Au passage Doriot converti entre temps à l'alliance avec la gauche aura été exclu par Maurice Thorez pour des questions de discipline ; on connaît ensuite son parcours vers le fascisme et la collaboration active avec l'occupant nazi. Sans cette conversion soudaine et bienvenue, jamais la réunification de la CGT n'aurait été possible, jamais le Front populaire n'aurait été possible, jamais le mouvement social n'aurait été victorieux dans la foulée d'élections législatives qui donnent pour la première fois à la SFIO la première représentation parlementaire et au PCF 72 députés (contre 23 en 1932). Il est frappant de constater la modération du programme du PCF à cette occasion qui répond à la modération du programme officiel du Front populaire, quand le programme électoral propre de la SFIO était beaucoup plus radical et sera de fait largement mis en application lors de l'été 1936 : sans cette modération du PCF et sa « main tendue aux catholiques », les résultats auraient été différents.

C'est le début de la « nationalisation » du PCF, son intégration complète dans l'échiquier républicain. Si l'on écarte la parenthèse désastreuse du pacte germano-soviétique – conséquence des errements géostratégiques de Staline et de l'incapacité psychologique et politique des partis communistes de cette époque à désobéir à Moscou – c'est la renaissance du Parti Communiste Français comme organisation essentielle à la République française. Dès avant l'été 1941 et l'opération Barbarossa, les cadres communistes vont s'impliquer dans la Résistance d'abord par des initiatives spontanées puis dès l'été 1941 par une volonté concertée et de plus en plus efficace qui en fera un des atouts majeurs dans la Libération du pays – en tant que parti et au travers des mouvements de Résistance qui lui sont liés (Front National, Francs Tireurs et Partisans, MOI) – et dans le rapport de force nécessaire à l'indépendance de la France face aux intentions initiales des Anglo-Saxons dans la reconstruction de l'Europe.

Si le programme du Conseil National de la Résistance – qui continue d'être une référence historique et pratique pour l'ensemble de la gauche – doit plus dans son élaboration à Daniel Mayer et ses camarades socialistes, sa mise en œuvre à la Libération et l'effort nécessaire pour la Reconstruction du pays ont une dette immense à l'égard du PCF. À jamais, la création de la Sécurité Sociale restera associée à l'action et à la mémoire d'Ambroise Croizat. Malgré la rupture de 1946-1947 – une nouvelle fois sur ordre de Moscou – au prétexte du rejet du Plan Marshall et de défendre l'indépendance nationale et l'échec des grèves insurrectionnelles de 1947, le PCF et la CGT – passée dans l'orbite communiste – ont contribué comme aucun autre parti français à cette époque à « nationaliser » la classe ouvrière française, à donner une représentation politique à ses aspirations et à l'incarner humainement, pratiquement depuis les conseils municipaux jusqu'à l'Assemblée nationale, mais aussi dans les usines. C'est le PCF que cela plaise ou non qui a apporté – bien que tous les ouvriers français ne soient pas communistes – aux ouvriers français leur pleine dignité et leur pleine place dans notre pays comme citoyens.

Malgré les ambiguïtés politiques de la direction nationale du PCF, il faut aussi souligner l'engagement parfois au prix de leur vie de nombreux militants, cadres et intellectuels communistes pour les indépendances et contre la guerre civile en Algérie. Le PCF a eu également une attitude irréprochable face à la constitution de la Cinquième République et aux dérives inévitables qu'elle allait générer surtout après sa modification en 1962 pour faire élire le président de la République au suffrage universel. Il y a évidemment les retards à reconnaître la réalité du rapport Kroutchev sur les crimes de Staline, mais la normalisation politique fit rapidement son effet.

Léon Blum, Maurice Thorez et Roger Salengro à la tribune d'un rassemblement du Front Populaire

Léon Blum, Maurice Thorez et Roger Salengro à la tribune d'un rassemblement du Front Populaire

Pour des socialistes, la conception de l'union de la gauche c'est le congrès d'Epinay de juin 1971, le choix du PS avec Mitterrand de mettre un terme au préalable de la réduction des écarts idéologiques avec le PCF avant d'élaborer un programme commun de la gauche pour privilégier celui-ci. Ce n'est pas faux, mais ce n'est pas toute la vérité. Il y a évidemment le choix de soutenir François Mitterrand comme candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle de 1965 ; il y a ensuite le « manifeste de Champigny » par lequel le Comité central du PCF tente de tirer la leçon de Mai-68 et de la bérézina électorale qui l'a suivi en avançant vers l'union de la gauche et en ouvrant la voie à l'eurocommunisme ; c'est Guy Mollet qui refusera la reconduction de l'expérience présidentielle de 1965 en 1969 et lors des élections municipales de mars 1971 c'est le PCF qui fut souvent unitaire pour deux, soutenant parfois des maires socialistes là où ses résultats électoraux auraient pu l'inciter à prendre le leadership.

Il est faux de dire que la stratégie d'union de la gauche fut fatale au PCF : dans le bastion de gauche qu'étaient les Bouches-du-Rhône dans les années 1970, c'est lui qui en profite face à un PS deferriste qui n'a pas renoncé à être une nouvelle forme de SFIO. Le PS ne prend le leadership que là où les socialistes ont compris qu'un nouvelle ère s'ouvrait, qu'il fallait être inventif et dynamique. Évidemment, l'élection présidentielle de 1981 solde définitivement la prééminence du PS sur la gauche. Mais le PCF ne fut jamais remplacé politiquement dans la population française. La crise de la sidérurgie sera le début d'un nouveau processus de rupture entre le PS et la classe ouvrière ; rupture qui, après le presque rejet du traité de Maastricht en 1992, allait coûter la qualification au second tour de l'élection présidentielle de Lionel Jospin en 2002. La gauche – au-delà de toutes les considérations sur les modifications sociales parmi les ouvriers – en fait toujours les frais.

Le soviétisme est mort, mais l'idéal de la République sociale vit

Entre temps, l'URSS s'était effondré après que la guerre d'Afghanistan ait démoralisé l'empire soviétique et que la chute du Mur de Berlin l'eut dépouillé de ses « satellites ». C'était sans doute le sens de l'histoire : la course à l'armement avec les États-Unis d'Amérique ont sans doute donné le coup de grâce économique à Moscou, mais la nature même du régime, la dictature héritière du totalitarisme stalinien, n'était pas tenable, car il représentait un dévoiement total de l'idéal socialiste et communiste né au XIXème siècle et qu'il prétendait réduire à lui seul. Ce régime était d'ailleurs à mille lieux de la réalité politique, militante, municipale et parlementaire que vivaient et défendaient les militants et les élus du PCF. Ce parti et ces militants ont sûrement pâti de leur incapacité à rompre avec l'Union soviétique lorsqu'elle n'avait pas engagé son dégel... mais d'une manière générale, c'est l'ensemble de la gauche européenne qui a subi les contrecoups de l'effondrement soviétique : d'une part, parce que la faillite du modèle soviétique et bolchévique a semblé signifié pour beaucoup d'acteurs et de commentateurs intéressés la preuve de la déchéance de toute espérance socialiste, de toute vision de gauche ; d'autre part, parce que les social-démocraties occidentales et (même) les eurocommunismes – pas si éloignés que cela au bout du chemin – fonctionnaient souvent comme des propositions politiques de compromis, ni le capitalisme américain débridé, ni le dirigisme autoritaire soviétique. Une fois le second tombé, la faiblesse idéologique interne de ces compromis ne leur a pas permis de résister au néolibéralisme et à son « petit frère » le social-libéralisme, la « troisième voie ».

Robert Fabre (MRG), François Mitterrand (PS) et Georges Marchais (PCF)

Robert Fabre (MRG), François Mitterrand (PS) et Georges Marchais (PCF)

C'est peut-être là une des chances de la gauche française : ressourcer nos racines dans une particularité de notre histoire et de actualité politique, la République et la fusion jauressienne entre le Socialisme et la République, continuation ambitieuse de l'idéal révolutionnaire. En cela, l'évolution du PCF après guerre le fait très largement converger avec la tradition de la gauche républicaine. Ce parti est aujourd'hui traversé comme toute la gauche française de débats fébriles au regard de l'évolution de la société française. Mais tous les éléments de rupture qui avaient séparé communistes et socialistes français en 1920 n'ont eux plus aucune actualité. Plutôt que de faire un « Congrès de Tours à l'envers », plutôt que de sommer les militants communistes de revenir à la « vieille maison » qu'ils n'ont jamais connue, le temps pourrait venir d'être constructifs et de bâtir une large et grande maison de la Gauche Républicaine, abritant toutes celles et tous ceux qui ont pas abandonné leur foi dans l'idéal révolutionnaire et dans la République sociale.

Frédéric FARAVEL
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

100 ans de Parti Communiste Français … vers une maison commune de la Gauche Républicaine ?

1Les 21 conditions d'adhésion à l'internationale communiste :

1. La propagande et l'agitation est subordonnée par l'IC et le comité central du parti.

2. Élimination des éléments réformistes et centristes au sein du parti, doit être privilégié des travailleurs.

3. Le parti communiste doit faire des actions illégales pour remplir le devoir révolutionnaire.

4. Propagande communiste, même illégale, au sein des troupes

5. Action communiste systématique au sein des campagnes.

6. Refus du compromis internationaliste[précision nécessaire], prône la révolution anti-capitaliste.

7. Rupture avec les centristes et les réformistes.

8. Les partis doivent mener la lutter contre leurs gouvernements, pour les peuples opprimés.

9. Des noyaux communistes doivent noyauter les syndicats, soumis au parti.

10. Opposition totale à l'internationale syndicale d'Amsterdam

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 15:34
https://www.facebook.com/events/376202470249607/

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Toute la gauche se donne rendez-vous les 21 et 22 novembre en live pour les Universités de la Gauche Républicaine ! Inscrivez-vous ici : https://www.facebook.com/events/376202470249607/

 

Les Universités de la Gauche Républicaine - samedi 21 et dimanche 22 novembre 2020

Le programme

SAMEDI

10h à 12h

Qu'en est-il aujourd'hui de la promesse républicaine ?

 

La République est un idéal et une promesse adressée à tous. L’émancipation individuelle et collective est-elle en panne ? La résurgence d’exigences identitaires et le retour en fanfare du cléricalisme sont-ils inévitables ? Que peut offrir la République à ceux que la naissance n’a pas placé du côté de la possession des richesses et des savoirs? La République peut elle être convaincante si dans la réalité, l’égalité, la liberté et la fraternité ne progressent pas et si les politiques menées vont à rebours de ses principes?

SAMEDI

12h30 à 14h

L’hôpital en danger

 

Depuis bientôt un an, nous vivons une crise sanitaire inédite par son étendue et ses conséquences. Nous payons le prix de décennies de coupes budgétaires et de marchandisation de la santé public. Quel regard les soignants ont-ils sur cette crise ? Quelles ont été les succès de la mobilisation pour l’hôpital public débutée avant la crise ? Comment reconstruire une politique de la santé qui protège la population et les soignants ?

SAMEDI

15h à 16h30

Science, expertise et démocratie

 

Que ce soit pour traiter des « fake news », de la crise sanitaire ou de l’économie, les médias font plus que jamais appel à des scientifiques et des experts, parfois autoproclamés. Quelle est la réalité de cette expertise et de son indépendance ? Quelle place la méthode scientifique doit-elle occuper dans le débat public ? Comment en France, restaurer un haut niveau de recherche au service du progrès humain ? Comment diffuser des informations vérifiées sans créer de dogme indiscutable ? Comment concilier rigueur de l’analyse scientifique et pluralité des opinions

SAMEDI

17h à 19h

À la conquête du plein emploi

 

Le chômage de masse s’est établi de manière durable en même temps que la France se désindustrialisait. Comment garantir à chacun le droit de vivre de son travail ? Sommes-nous condamnés à généraliser la précarité et la remise en cause du droit du travail pour que chacun ait un emploi ? Reindustrialisation, emplois répondant aux besoins éducatifs et Sociaux, à la transition écologique , évolutions technologiques et réduction du temps de travail permettent ils de réinventer le plein emploi?

DIMANCHE

10h à 11h30

La fracture territoriale

 

Des bonnets rouges aux gilets jaunes, les luttes sociales récentes ont révélé l’ampleur de la fracture territoriale et la gravité du repli des services publics. Métropoles connectées à la mondialisation contre campagnes abandonnées et villes moyennes délaissées. centres-villes gentrifiés contre banlieue précarisée quel est l’état des lieux de ces inégalités de plus en plus visibles ? Face à l’archipellisation de la société, la décentralisation et la différenciation promues par Jean Castex est-elle la solution ? Comment rendre la République, une indivisible et garante de l’égalité ?

DIMANCHE

12h à 13h30

Atelier « Résilience commune » organisé par le pôle jeunesse

 

DIMANCHE

14h à 16h

Reprendre notre destin en main : une grande bifurcation pour la France et l’Europe

 

La mondialisation, la mise en concurrence généralisée et la résignation politique ont privé les Français de choix sur les chemins que prend notre pays, tandis que les libéraux se sont assis sur le référendum de 2005. La logique européenne à l’œuvre depuis Maastricht est de faire l’UE en défaisant la France et les autres Etats-Nations. Comment redonner à la France le contrôle de son destin ? Comment faire vivre la souveraineté du peuple français ? Que faire pour éviter la marginalité et décider nous-mêmes de notre avenir ?

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 16:10

J'ai rédigé pour la Gauche Républicaine & Socialiste un texte pour saluer la publication du plan de sortie de crise par un collectif de 20 organisations associatives et syndicales, plan qu'elles avaient présenté quelques jours plus tôt à plusieurs mouvements et partis politiques de gauche dont le nôtre.

Je le reproduis ci-dessous. Bonne lecture.

Frédéric Faravel

La France et un monde à reconstruire - à propos du plan de sortie de crise de #PlusJamaisCa

Le 26 mai dernier, les 20 organisations associatives et syndicales (dont la CGT, ATTAC, Greenpeace ou OXFAM France) qui avaient publié fin mars sur le site de France Info la tribune « Plus jamais ça » ont présenté leur plan de sortie de crise intitulé « Plus jamais ça : un monde à reconstruire ! ». Quelques jours plus tôt, ces 20 organisations avaient convié plusieurs mouvements et partis politiques, dont la Gauche Républicaine & Socialiste, pour discuter de leurs propositions et engager une démarche collective de long terme qui prépare « le jour d'après ».

Alors que fleurissent un peu partout tribunes et appels en tout genre, nous considérons le travail engagé par ce collectif particulièrement utile car il cherche à établir des objectifs concrets, plutôt que des déclarations de principes, l'invocation de « valeurs » qui tiennent parfois plus de la posture que de l'engagement. C'est tout l'intérêt de l'intervention directe dans le débat public d'organisations habituées à être dans l'action concrète au quotidien. Nous partageons également la volonté affichée par les membres de ce collectif de tout autant penser aux réalités du « monde avec » (le virus) et à ne pas simplement rêver du « monde d'après ».

Contrairement à ce qu'une certaine presse cherche à démontrer ce plan en 34 points ne pêche en rien par un excès de « radicalité », et quand bien même nous ne voyons pas en quoi la radicalité en matière économique, sociale et écologique constituerait un handicap, tant le cours du monde démontre la nécessité d'une grande bifurcation après des décennies de mondialisation néolibérale et productiviste.

Nous partageons avec ces organisations la conviction qu'il faut d'abord et avant tout garantir les conditions pour un déconfinement assurant la sécurité sanitaire, la démocratie et les droits fondamentaux. En effet, notre pays va devoir s'adapter à une présence durable du virus en espérant que soient identifiés des traitements efficaces et soit découvert un vaccin au plus vite. D'ici là, il faut mobiliser tous les moyens nécessaires pour remettre à niveau notre système de santé mis à mal par des années d'austérité, de protéger nos concitoyens, de reprendre une activité économique afin d'éviter des destructions encore plus fortes d'entreprises et d'emplois. De même, il n'est pas acceptable de faire perdurer des mesures régressives en termes de droit du travail et de libertés publiques, par ailleurs inefficaces pour lutter contre la pandémie ; l'état d'urgence sanitaire doit donc cesser au plus vite.

Face à la crise économique et sociale majeure qui s'annonce à l'échelle de la planète, nous partageons également en bien des points la nécessité de prendre le contrepied de la doxa néolibérale qui a conduit nos sociétés dans le mur, sans favoriser le développement réel d'autres continents qui continuent d'être livrés au pillage et à l'exploitation. La « mondialisation heureuse » a toujours été un mirage toxique : le temps est venu de prendre des mesures concrètes au niveau national, européen et international pour mettre un terme à ce processus délétère. Il est temps de changer la hiérarchie des priorités. L'augmentation des salaires, au premier rang desquels doit se situer le nécessaire rattrapage en matière d'égalité salariale femmes-hommes, l'encadrement des licenciements, la nécessité de garantir des conditions de vie dignes pour tous, l'urgence de transformer nos modèles agricoles et systèmes d'alimentation ou encore la volonté de fonder les relations internationales avec les pays du sud sur de nouvelles bases plus saines et plus décentes : ce sont des orientations incontournables.

Nous nous situons également en phase avec les objectifs en matière de politique financière, monétaire, bancaire et fiscale. Nous nous tenons à la disposition de tous les partenaires de cette démarche pour approfondir les propositions en matière de commerce international et pour poser les bases d'une véritable économie républicaine.

Enfin, dans la même perspective, nous considérons que nous ne pouvons plus remettre à plus tard la question de l'urgence écologique ; trop souvent jusqu'ici les mesures annoncées de manière multilatérale ou nationale se sont avérées être des vœux pieux. Les dirigeants du pays continuent de vanter l'excellence de notre action en rappelant la conclusion sous l'égide de la France de l'Accord de Paris en 2015 : la vérité est toute autre, car notre pays ne cesse de reculer devant les objectifs qu'il s'est fixé tout en faisant reposer le poids des efforts sur les plus fragiles. Il est temps de conduire des politiques d'écologie populaire. La transition écologique est complémentaire avec la création de centaines de milliers d’emplois ; elle doit organiser à une vaste échelle une reconversion professionnelle qui permette de maintenir les emplois actuels, d’en créer de nouveaux, et de qualité ! Le plan présenté le 26 mai suppose, justement, une planification écologique pour ne pas relancer un modèle insoutenable et pour rendre complémentaires ces exigences sociales et écologiques.

Ce plan en 34 points est une première étape prometteuse. Nous souhaitons donc durablement nous inscrire dans cette démarche car nous considérons qu'elle est en cohérence avec deux convictions pratiques et stratégiques qui nous animent : la nécessité de construire un véritable programme commun de gouvernement pour la transformation concrète du pays ; la nécessité de construire, pour le porter au pouvoir et en accompagner la mise en œuvre, d'un nouveau Front populaire, qui mobilise au-delà des seuls partis politiques.

Nous sommes également convaincus qu'il ne suffit pas de rêver du « monde d'après ». Les forces qui nous ont conduits dans l'impasse actuelle ne vont pas gentiment s'écarter pour laisser émerger un monde et une société plus fraternels parce qu'une partie des Français aura été confinée pendant deux mois et que des centaines de milliers d'êtres humains dans le monde auront été victimes du CoVid-19. Au contraire, à bien des égards, dans notre pays et dans le reste du monde, les exemples sont légions indiquant que le choix du libéralisme autoritaire ou même la dérive fasciste pourraient être l'issue du processus. Nous ne pouvons rester les bras ballants. Nous nous tenons donc prêts à poursuivre le travail, pour compléter les 34 mesures déjà proposées et aussi pour réfléchir aux voies et moyens concrets de leur mise en œuvre.

Demain commence aujourd’hui !

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 13:12

Avant de reproduire ici la réponse que j'ai adressé à un ami suite à un commentaire très agressif qu'il avait laissé sous une publication que j'avais postée sur mon mur facebook pour présenter la vidéo d'un YouTubeur (sur)nommé Usul intitulée méchamment « le grand retour de la gauche bourgeoise » (vous pouvez y accéder en cliquant sur le titre), je dois vous présenter le cadre général.

Cette vidéo réagit à la publication d'une tribune signée par une centaine de personnalités publiques, engagées ou non dans un parti politique, et intitulée « Au cœur de la crise, construisons l'avenir » (idem) avec parallèlement le lancement d'une page Facebook et d'un site internet. Malgré sa longue liste de signataires et sa publication le même jour dans Libération et L'Obs, elle n'a pas faite l'unanimité et Marianne a publié un édito intitulé lui « Tribune "construisons l'avenir", le retour de la gauche guimauve » (ibidem)...

Grosse ambiance donc à gauche, où le confinement s'il a permis quelques rencontres en distanciation physique et grâce à zoom ne semble pas avoir encore chassé les vieux démons. Le « déconfinement progressif » est arrivé mais les egos restent chatouilleux. Je me suis donc fendu d'une longue réponse à mon ami Jérôme (qui lui a signé la tribune « construisons l'avenir ») pour lui expliquer ma position, mon recul sur cette affaire, mes tentatives pour tenter de conserver le sens de l'humour, mon agacement face aux postures et arrières pensées des uns et des autres et mon souhait malgré tout cela que nous travaillons sérieusement à un rassemblement fondé sur un programme commun de gouvernement, qui convainque nos concitoyens de renvoyer Macron, Le Pen et la droite dans l'opposition.

Frédéric Faravel

Qu'il sera long et pénible le chemin jusqu'à l'indispensable rassemblement de la #gauche ...

Bonjour Jérôme,

Je t'écris ici pour ne pas ajouter à la polémique que certains estiment devoir engager et ce qui m'étonne, alors que, dans la manière choisie par ma pomme pour présenter cette vidéo, je ne ferme aucune porte (je parle de "présentation caustique" et j'appelle à "se mettre autour de la table"), c'est toi qui tient les propos les plus agressifs (je m'attendais plus à une réaction de ce type chez d'autres, mais non il a fallu que ce soit toi, c'est décevant)... donc je me permets une mise au point comme ça tu auras ma réaction de fond et de forme (les deux se rejoignant) à ce texte "génial" initié par Guillaume Duval (rédacteur en chef d'Alternatives économiques, dont j'ai aujourd'hui vu la réaction) et Christian Paul (ex député PS de la Nièvre)... Plus personne aujourd'hui ne pense autrement qu'en supporteur de club de foot, outre le fait que je n'aime pas le foot, ça commence sérieusement à me gonfler...

Alors, pour commencer...

1- quand je poste une publication je n'engage pas mon organisation politique, quand bien même ce serait un article, un CP, une vidéo, un slogan, une affichette ou un visuel de mon organisation, la présentation que j'en fais m'appartiens... donc à la rigueur sous ce post tu pouvais me demander de revenir sur terre, mais pas à la GRS ou à mes « amis de la GRS » car tu sous-entends, plus que probablement à tort, que cette vidéo a provoqué la même hilarité chez eux que chez moi...

2- Il est quand même assez cocasse de voir à quel point une vidéo dont la tonalité comique ou humoristique n'échapperait à personne d'un peu détaché provoque comme réactions excessives chez vous. Que l'excès participe du comique c'est une chose, l'excès de la colère surjouée quand on se prétend sérieux ne peut selon moi s'expliquer que de deux manières :
a) Usul a fait mouche et les egos ont été flétris et ne le supporte pas ;
b) cette réaction est une mise en scène...

Je penche pour la première – ne serait-ce que parce que je ne crois pas que Guillaume Duval et toi participiez aux travers que je pointerai plus bas. Et puis, franchement, Jérôme, je suis moi-même de cette « gauche bourgeoise » que ce youtubeur dénonce, j'ai ri de voir certaines de nos petites manies ou déformations quasi-professionnelles tournées en ridicule... faut aussi savoir prendre du recul par rapport à ça, si tu t'es senti visé je me suis senti visé aussi, mais je ne le prends pas comme toi... et puis j'avoue partager, soit dit en passant, cette idée que je reprends dans la présentation que je fais de la vidéo, cette consternation de voir que l'écologie devient comme l'Europe autrefois le cache sexe de gens qui souvent n'ont plus grand chose à raconter (je ne te range, pas plus que la majorité des signataires de la tribune, pas dans cette catégorie, mais quand je l'ai lue avant même sa publication c'est une des premières réactions que j'ai eues)...

Qu'il sera long et pénible le chemin jusqu'à l'indispensable rassemblement de la #gauche ...

3- il y a un truc très gênant dans ce qui se passe et dans ce que cette tribune implique... c'est peut-être involontaire (voire même cela va à l'encontre de leur intention d'origine) de la part de Guillaume et Christian, mais quand même...

La présentation qui en est faite depuis le départ donne la fâcheuse impression que c'est un aboutissement plutôt qu'un point de départ. C'est un peu gonflé et d'une certaine manière ça dirait pas mal de choses sur la très très très haute et définitive opinion que vous auriez de tout ce qui sort de votre plume. Ainsi « on » donne à croire qu'il y a ceux qui en sont et ceux qui n'en seraient pas, et que les seconds auraient raté le coche. Peu importe les critiques qu'on pourrait faire de bonne foi, et de la démarche, et du fond du texte, nous serions marqués d'un stigmate, qui entacherait en général notre capacité future à participer à des initiatives collectives... parce que tu m'excuseras, Jérôme, d'y faire un peu attention, mais c'est exactement comme ça que le présentent les entourages d'Olivier Faure et de Yannick Jadot et que Le Monde le présente régulièrement. J'ai même lu (alors là je ne me souviens plus si c'était dans le quotidien du soir ou pas) dans un média lu dans notre milieu de la « gauche bourgeoise » les explications complaisantes et mensongères relayées par ces entourages concernant les raisons qui auraient poussé certain(e)s à ne pas signer.

Je vais te dire un truc : nous sommes à la GRS très attentifs à l'initiative #PlusJamaisCa avec OXFAM, la CGT, ATTAC, Greenpeace... nous avons salué dès le départ cette initiative, par contre nous avons trouvé que le texte qu'ils avaient publié pour le 1er mai ne nous correspondait pas, nous n'avons donc pas voulu nous y associer et nous avons publié le nôtre ; cela ne nous empêche pas d'avoir participé à la dernière réunion qu'ils ont organisée... Là encore, la façon dont Le Monde présente les choses (« LFI et le NPA refusent de s'y associer » et sans citer la position d'autres partis autour de la table) est mensongère ; je ne vais pas m'engager pour LFI, je n'en suis pas membre, mais LFI à ce que j'en sais compte bien discuter tranquillement avec ces organisations sans que sa signature soit acquise de principe à l'avance... à ce que je sache, le texte a été publié avec les signatures des seules associations et syndicats, les délais pour réfléchir et discuter côté politique ne sont pas écoulés.

Je suis donc profondément amer par cette façon de faire pour s'assurer qu'on consolide deux blocs politiques antagonistes au sein de la gauche, sans être dupe des responsabilités tout aussi éminentes de LFI dans cette situation...

Qu'il sera long et pénible le chemin jusqu'à l'indispensable rassemblement de la #gauche ...

4- Peut-on considérer calmement qu'on a le droit de trouver ce texte mal foutu voire mauvais ? Sans que cela empêche toute autre initiative mieux ficelée et surtout un futur travail programmatique que j'appelle de mes vœux.

Car pour faire des comparaisons historiques (j'ai ce débat régulièrement avec d'autres personnes : non je ne pense pas que le choses doivent se reproduire à l'identique pour l'avenir) je préfère mener un tout de suite un travail de cette sorte plutôt que de le précéder par un débat visant à « réduire les écarts idéologiques » et de le conditionner à cette « réduction ». Par expérience, je sais que ces discussions sur le sexe des anges sont stériles ; soit on considère qu'on est grosso modo dans le même camp et on travaille ensemble sur un programme commun de gouvernement (dont l'élaboration ne doit selon moi pas se limiter aux seuls partis politiques), soit non... mais cela signifie qu'il faut dès le départ discuter de choses concrètes, lister sur ces questions concrètes des points d'accord et de désaccord et choisir de privilégier la mise en application de réponses concrètes sur lesquelles on s'accorde.

Faire précéder cela d'une discussion générale sur les « valeurs » et les « bonnes intentions » ne sert à RIEN. Je me souviens de 1995 dans ma commune de l'époque où il avait fallu purger toute une discussion absconse et conflictuelle sur l'histoire de la gauche française au risque de s'engueuler et de claquer la porte avant de pouvoir discuter sérieusement d'un programme municipal commun : une fois venu cette discussion enfin concrète, les difficultés s'étaient singulièrement aplanies (cette remarque pour illustrer que ma réflexion n'est pas qu'en chambre ou hors sol en faisant référence au congrès d'Epinay du PS en 1971 que je n'ai pas vécu).

Comprenons nous bien : quand j'ai lu (avant sa publication) la tribune initiée par Guillaume et Christian (j'avoue ne pas connaître le tout premier texte martyre dans ce processus), j'ai eu la désagréable impression de me retrouver devant une motion majoritaire d'un congrès du PS dans les années 2000 ou 2010. Beaucoup de phrases toutes faites, beaucoup de passages qui contredisent d'autres passages, beaucoup d'invocation à des « valeurs » un peu trop évanescentes. Oui je l'avoue le discours sur les « valeurs » (encore un truc où sémantiquement nous nous sommes faits piéger collectivement par la droite sans même chercher à faire de la triangulation) « m'emmerde ». Ça fait donc des années que je ne veux plus signer ce type de texte – et je me suis réinterrogé à cette occasion sur le rapport avantages/inconvénients sans revenir sur mon principe finalement.

Remarque complémentaire sur le fait que lorsque je poste une publication sur facebook, elle n'engage pas automatiquement tous mes amis politiques ou mon parti : tu auras remarqué que les organisations en tant que telles ne signent pas votre tribune, cela n'a pas empêché – et d'ailleurs personne ne le leur reproche ni en interne ni publiquement – certains de nos responsables de la signer. Cela n'empêche pas notre direction politique de continuer à échanger avec les initiateurs. Ceux des membres de la GRS qui l'ont signée (nous en avons discuté) ne sont pas moins critiques sur la qualité de ce texte, voire même le jugent « très mauvais » ; ils ont juste fait un autre choix que le mien en examinant le rapport avantages/inconvénients... tu pourras noter également que ni Fabien Roussel (secrétaire national du PCF), ni Julien Bayou (secrétaire national d'EELV), ni David Cormand (député européen, ex secrétaire national d'EELV) n'ont signé cette tribune, qu'il y a peut-être quelques raisons à cela et qu'il ne faut pas jeter d'opprobre sur d'autres qui ont refusé de signer parfois pour les mêmes raisons.

Tu vois on n'est pas des bêtes, on discute avec tout le monde, vraiment tout le monde … ce qui n'est pas le cas de tout le monde malheureusement...

Qu'il sera long et pénible le chemin jusqu'à l'indispensable rassemblement de la #gauche ...

5- je conclurai ici par des considérations plus politiciennes tu m'en excuseras.

Mais je crains que cette initiative ait échappé à ces initiateurs et promoteurs les plus sincères, en tout cas les plus dénués d'arrière-pensées. C'est parfois une bonne chose : cette initiative aurait pu être tout d'un coup saisie par des centaines de milliers de citoyens, déclenchant une dynamique politique qui les dépasse. Ce n'est pas le cas... mais ce n'est pas grave non plus, cette tribune sera une des briques, parmi mille autres, qui servira à une construction future, mais elle n'est pas LA construction future.

Pour moi (je peux me tromper évidemment), elle a échappé à ses auteurs en étant captée de la plus mauvaise manière : telle que la presse a fini par la présenter, telle que la presse a fini par en réécrire la genèse, elle est devenue la chose de MM. Jadot et Faure. Elle est devenue leur outil pour cristalliser et consolider l'idée de deux blocs en confrontation à gauche, comme certains avaient théorisé voici quelques années les « gauches irréconciliables ».

Je ne suis pas dupe ni aveugle au point de considérer que la stratégie de LFI serait étrangère à la constitution de ces deux blocs. Pour ceux qui comme nous cherchent à mettre tout le monde autour de la table c'est « 1 partout, la balle au centre ». C'est pourquoi j'insiste encore sur ce que je disais dans le point précédent : il faut travailler sur du concret, pas sur des « valeurs »... Les groupes parlementaires LFI, GDR et "socialistes & apparentés" arrivent à s'entendre sur des résolutions et motions communes à l'Assemblée, parce que c'est du pratique !

Par contre, je demande à tous qu'on arrête de mettre des oukases sur les uns et les autres, pour ensuite dire qu'ils ont fait bande à part et que ce sont des salauds ! Je ne suis pas un haut dirigeant politique, tout le monde se fout de mon avis, donc j'en parle d'autant plus librement que je ne suis pas totalement coupé des informations et des processus en cours... Le PCF a fait des propositions d'amendements à ce texte ; elles ont été refusées ce qui explique (peut-être) que Fabien Roussel ne soit pas signataire... Certains aussi ont pu considérer que ce texte confortait un peu trop le tropisme centre-écologiste de Yannick Jadot, avec parmi les signataires des personnalités dont la clarté vis-à-vis de la politique conduite par Emmauel Macron est franchement douteuse, le même Jadot refusant encore dernièrement sur un plateau de TV de se situer dans l'opposition ; cela explique peut-être que Ruffin, Autain, Bayou ou Cormand n'en soient pas signataires, plutôt que les assertions de l'entourage d'Olivier Faure dans la presse indiquant pour les deux premiers qu'ils auraient été terrorisés par Jean-Luc Mélenchon (Ruffin terrorisé par Mélenchon, y a de quoi se marrer).

Quitte à essuyer un refus, il eut été assez simple d'envoyer officiellement le texte à LFI, cela n'a pas été le cas, il est arrivé par d'autres biais. Aujourd'hui LFI n'a même plus besoin de refuser de participer à une initiative, certains refusent a priori de chercher à les y associer, non parce qu'ils craignent un refus mais par principes... Tout cela a d'ailleurs amené quelques personnes à regretter leur signature à cette tribune...

Personne n'est blanc dans ces différentes affaires ! Exemple : que Bayou dise ses 4 vérités à Méluche dans le JDD ne me dérangeait absolument pas, parfois il faut se dire les choses et je partageais quelques unes de ses saillies... mais la façon dont a été amenée l'université de rentrée "commune" fut très maladroite, entre ostracisme et volonté de diriger hégémoniquement le processus. J'ai remarqué qu'ils avaient mis un peu d'eau dans leur vin depuis quelques jours, c'est bien. Mais pourquoi EELV a-t-elle donc refusé d'entrée de jeu de participer à l'initiative que nous avions prise avec « Déconfinons le Débat » (tu devrais aller regarder c'était chouette) ? Et quand, une semaine avant, le PS a lancé une initiative "commune" sur l'abrogation des décrets de réforme de l'assurance chômage, on a été un peu surpris de découvrir que tout le monde y participait sauf nous, alors qu'on n'avait même pas été sollicités (que l'on ne nous rétorque pas qu'on serait trop petit, GDS est dedans) et qu'on discutait avec les responsables du PS tous les jours !

Donc oui tout cela est un peu compliqué et oui l'accusation d'ostracisme à l'égard de la FI est fondée. Je trouve cette stratégie stupide et suicidaire, tout comme je trouve stupides et suicidaires tous les obstacles qu'y mettent de leur côté une large partie des dirigeants de LFI. En conclusion, tu comprendras, cher Jérôme, que je sois très au-delà des réactions excessives que suscitent ma publication. Comme je le disais en conclusion de celle-ci, il est temps de se mettre sérieusement autour de la table, tout le reste, tout le reste !, c'est l'écume des choses.

Frédéric Faravel

Usul vs la "gauche bourgeoise" ... brrrrrrrrrr, un vrai thriller !...

Usul vs la "gauche bourgeoise" ... brrrrrrrrrr, un vrai thriller !...

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 19:47
SOCIALISTES, NOUS AIMONS BEZONS ET NOUS CHOISISSONS DOMINIQUE LESPARRE

Nous sommes socialistes de cœur et nous aimons Bezons. Nous lui avons apporté notre engagement et nous voulons continuer d’agir pour que notre ville porte nos valeurs et nos espérances, au service des Bezonnaises et des Bezonnais, lors des prochaines élections municipales.

Aujourd’hui, notre ville évolue sans renier son histoire et en offrant la promesse d’une meilleure qualité de vie. Aujourd’hui, notre ville se bat pour l'emploi, le dynamisme économique, l’éducation et le logement pour tous, contre l'habitat indigne. Elle agit pour développer de nouveaux services et commerces, de nouvelles activités culturelles, sportives et de loisirs.

Depuis plusieurs années, en France, solidarités et services publics sont mis à mal. Les attaques contre notre modèle social et républicain ont atteint un niveau invraisemblable depuis l’élection d’Emmanuel MACRON à la Présidence de la République.

Face à cette situation nationale, les équipes municipales successives de notre ville ont toujours été un rempart et une protection (cuisine centrale, centre de santé, centres sociaux, etc.).

Nous sommes profondément convaincus que l'action de notre maire, Dominique LESPARRE, est un atout et que le rassemblement de la gauche et des progressistes, dont il a toujours été l’artisan, est indispensable pour poursuivre cette action.

Nous avons donc été consternés, mais pas étonnés, que des élus « étiquetés PS » (dont certains ont, par opportunisme, pris tout récemment l’étiquette écolo : EELV ou Génération Écologie) avec à leur tête Nessrine MENHAOUARA, pourtant adjointe de Dominique LESPARRE, aient décidé de rompre notre union.

De 2014 à aujourd'hui, les élus PS ont voté tous les budgets permettant les transformations en cours. Rien ne justifie qu'ils critiquent désormais ainsi tout ce qui a été entrepris, sinon les ambitions personnelles de Mme MENHAOUARA.

C’est irresponsable et dangereux car cela met notre ville à la merci de la droite, quand le pays subit déjà les agressions d’Emmanuel MACRON.

ENSEMBLE, NOUS CHOISISSONS EN SOCIALISTES LE RASSEMBLEMENT DE LA GAUCHE & DES PROGRESSISTES, AVEC DOMINIQUE LESPARRE, POUR UNE VILLE SOLIDAIRE, CITOYENNE & ÉCOLOGIQUE

Pierre BORDAS, conseiller municipal et ancien adjoint au maire ; Philippe NGWETTE, ancien adjoint au maire et ancien secrétaire de la section PS de Bezons ; Martin LOLO, adjoint au maire ; Philippe CLOTEAUX, ancien adjoint au maire ; Marie-Christine PASQUET-GRELET, ancienne conseillère municipale ; Farid BERKANE, ancien adjoint au maire ; François MOTAY, ancien conseiller municipal ; Martine COURBEZ, ancienne conseillère municipale ; Patrick BREUNEVAL, ancien conseiller municipal et ancien secrétaire de la section PS de Bezons ; Idriss BROUKSY, ancien conseiller municipal ; Marie-Lucile FAYE, ancienne conseillère municipale ; Luabeya MUTAMBAY, Gaétan GUIBERT et Yves GRELET, militants socialistes ; Frédéric FARAVEL, ancien membre du conseil national du PS et coordonnateur national adjoint des pôles thématiques de la Gauche Républicaine & Socialiste

Télécharger notre tract au format PDF

tract publié en décembre 2019 par des élus, anciens élus ou responsables socialistes locaux ou nationaux du Parti socialiste militant à Bezons

tract publié en décembre 2019 par des élus, anciens élus ou responsables socialistes locaux ou nationaux du Parti socialiste militant à Bezons

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 08:41

Je me permets de diffuser ici pour sa grande qualité intellectuelle le débat organisé par l'association "Critique de la Raison européenne" de l'Institut d'Etudes politique de Paris. Marcel Gauchet et Emmanuel Todd débattent  le 26 mars 2019 dans une conférence intitulée "La France sous Macron : de la fracture sociale à l'explosion ?".

Les deux intellectuels échangent sur l'impasse politique dont l'accession au pouvoir de Macron et la réaction sociale qu'il a provoquée (la crise des "Gilets Jaunes") sont les symptômes terminaux.

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