Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 16:17
Dans 17 jours, nous voterons pour les élus qui auront la tâche de nos représenter pendant 6 ans au Conseil municipal. C'est un enjeu important. Vous pouvez encore apporter votre soutien et votre enthousiasme, pour participer à la dynamique autour de la liste Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons, en cliquant en dessous : vous voulez une ville de gauche qui soit toujours solidaire, qui ne trahisse pas ses valeurs, qui ne sombre pas dans les magouilles, qui ne se transforme pas en cauchemar macronien ? Rejoignez nous !
Rejoignez Vivons #Bezons ! #Municipales2020
Rejoignez Vivons #Bezons ! #Municipales2020Rejoignez Vivons #Bezons ! #Municipales2020

Partager cet article

Repost0
22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 15:20

Dès le 16 mars 2020, la commune de Bezons a été confrontée comme tout le pays au confinement et aux conséquences de la crise sanitaire provoquée par la propagation du COVID-19. Cette crise n'a pas seulement causé des contaminations et des décès douloureux (ils sont peu nombreux à l'échelle d'une commune mais représentent toujours un drame humain), elle a été un facteur d'aggravation de la crise économique et sociale, plongeant des dizaines de familles en difficulté dans la précarité totale, compliquant pour toutes et tous notre quotidien.

Pendant deux mois, Dominique Lesparre et quelques adjoints au Maire (Florelle Prio, Arnaud Gibert, Nadia Aouchiche, Catherine Pinard, Martin Lolo et Françoise Salvaire) encore actifs - avec les cadres et agents municipaux fortement mobilisés - ont tenu bon au service de tous les Bezonnais, pour faire vivre la solidarité, assurer le maintien des services publics essentiels dans un cadre très contraints, coordonner l'action avec les commerçants et les supermarchés, soutenir les associations et leurs initiatives ; ils ont fait face.

Merci au Maire, à son équipe, aux fonctionnaires et à tous les agents publics pour leur action. On aurait aimé que tous les élus soient aussi consciencieux...

Alors, #MerciDominique

Frédéric Faravel

L'action municipale de #Bezons avec Dominique Lesparre et son équipe pendant 2 mois face au #COVID19 au service des Bezonnais
L'action municipale de #Bezons avec Dominique Lesparre et son équipe pendant 2 mois face au #COVID19 au service des Bezonnais
L'action municipale de #Bezons avec Dominique Lesparre et son équipe pendant 2 mois face au #COVID19 au service des Bezonnais
L'action municipale de #Bezons avec Dominique Lesparre et son équipe pendant 2 mois face au #COVID19 au service des Bezonnais

Partager cet article

Repost0
16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 22:30

Au moment où notre pays et nos concitoyens s’apprêtent à vivre une épreuve inédite et complexe pour tenter de surmonter la menace épidémique du #CoVid_19, nous découvrons avec effarement le tract éruptif de Madame Menahouara qui semble faire fi de la situation. Dès dimanche soir, Dominique Lesparre a rappelé qu’il était trop tôt pour indiquer quelle serait la suite de la campagne (ce qui n’empêche pas de considérer qu’il soit logique d’appliquer à gauche le rassemblement autour de la liste arrivée en tête).

Le dépit d’être arrivée seconde explique la violence des propos de la candidate ; le vernis écologique dont elle a badigeonné son discours depuis un an (alors qu’elle a voté les mesures - notamment le Plan Local d'Urbanisme de 2015 - qu’elle dénonce aujourd’hui) masque mal la haine personnelle qu’elle voue au Maire de Bezons.

Normalement quelques semaines de réflexion devraient permettre à cette dame de retrouver le sens commun, la connaissant je n’y compte plus trop... puisqu’aucune des listes de gauche qui ont perdu le premier tour en semble trouver un discours rationnel, le moment venu nous appellerons les Bezonnais.es de gauche, écologistes et progressistes à faire le choix du calme, de la raison et de la sauvegarde de la solidarité en se rassemblant autour de l’équipe Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons.

"Le moment venu"... ce qui veut dire que ce qui compte pour le moment, c'est de vous protéger, de protéger votre famille et donc de respectant les consignes de confinement - bien que désagréables - décrétées lundi 16 mars au soir... Restez chez vous, restez en bonne santé...

Frédéric Faravel

Quand la candidate "PS-EELV" de #Bezons allie irresponsabilité et indécence...
Quand la candidate "PS-EELV" de #Bezons allie irresponsabilité et indécence...

Partager cet article

Repost0
6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 16:22
Dominique Lesparre et ses colistiers de "Vivons Bezons"

Dominique Lesparre et ses colistiers de "Vivons Bezons"

Dans quelques jours, le dimanche 15 mars, vous serez appelés à choisir, à désigner, celles et ceux qui seront vos représentants au conseil municipal de Bezons pour 6 ans.

Je veux rappeler ici en quelques lignes les raisons pour lesquelles je me suis engagé depuis plusieurs mois pour la liste "Avec Dominique Lesparre, vivons Bezons".

Vous connaissez Dominique Lesparre, notre Maire ; vous connaissez son engagement de toujours et de chaque instant pour la solidarité et la justice. Vous connaissez l'action qu'il a menée depuis qu'il a succédé à Jacky Leser, pour défendre le logement pour tous, pour maintenir et développer les services publics locaux, pour la culture et l'enfance, pour mettre aussi le développement économique au service des habitants et de la collectivité.

Dans quelques mois, grâce à lui et aux membres loyaux de sa majorité municipale, nous bénéficierons TOUS de nouveaux commerces et d'un grand supermarché de qualité, d'un nouveau cinéma, et de centaines de nouveaux logements qui par leur diversité répondront à bien des attentes des Bezonnaises et des Bezonnais, tant parmi les nouveaux que les anciens habitants.

Grâce à un effort inédit de l'action municipale, nous profiterons également TOUS dans quelques semaines, dans quelques mois, d'espaces verts plus nombreux (contrairement à ce que je lis parfois Bezons n'en aura jamais compté autant depuis plus de 60 ans), avec un parc Bettencourt rénové et agrandi de deux hectares ! Nos enfants commencent déjà à profiter, à deux pas de l'école Victor-Hugo, des nouveaux jeux de plein air qui viennent d'y être installés.

Dominique Lesparre a réuni cette année autour de lui et à votre service une équipe de gauche, rajeunie et renouvelée profondément, mêlant compétences et enthousiasme, pour porter avec vous les projets qui sont l'avenir de notre ville.

Ensemble et avec vous, nous serons capables de prendre le relais de l'action engagée, d'agir et d'avancer !

Notre Ville a besoin, peut-être plus que d'autres encore, d'être en permanence défendue, auprès des pouvoirs publics, auprès des institutions, que ce soit l'Etat, le département, la Région... Ils ont trop souvent tendance à oublier les villes populaires et fières de l'être. Bezons doit se faire entendre et le Maire qu'éliront les conseillères et les conseillers municipaux que vous aurez choisis devra être quelqu'un de combatif et de déterminé ; quelqu'un qui ne se laisse pas aller au fatalisme ambiant, qui sache tenir tête et ne pas se laisser embobiner par les technocrates et les financiers. C'est ce qu'est Dominique Lesparre et nous continuerons sur cette voie avec lui.

D'ailleurs, où étaient celles et ceux qui se présentent aujourd'hui contre nous pour réclamer votre vote, lorsqu'il y avait besoin de lutter pour le maintien du commissariat de police, pour la Caisse primaire d'assurance-maladie, pour l'hôpital d'Argenteuil régulièrement menacé, pour défendre le logement social ou Argenteuil-Bezons Habitat ? Ah ça, y en a qui sont habitués à faire du bruit avec leur bouche, à raconter tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi) sur de grandes affiches jaunes, à tenter des coups de comm' ou à faire des selfies avec Manuel Valls...! Mais dans les moments cruciaux, ils avaient disparu !

D'autres encore, à droite, prévoient déjà la fermeture de certains services publics municipaux, comme le centre municipal de santé, dont nous connaissons tous l'importance pour nombre de nos voisins.

Et c'est la dernière raison que je veux évoquer et qui doit, selon moi, vous encourager à venir voter dès le 15 mars pour Dominique Lesparre. Nous devons donner un signal politique !

Nous devons sanctionner à l'occasion des élections municipales la politique d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. Une politique qui casse les services publics, qui casse nos droits économiques et sociaux, qui abîme nos libertés, qui veut aujourd'hui briser notre système de retraites par répartition. Nos concurrents électoraux naviguent entre ambiguïtés (en négociant pendant des mois pour obtenir sans succès le soutien du parti du Président de la République, en soutenant les initiatives pour empêcher la grève) et soutiens à ces politiques. Menahouara, Roullier ou Stenström, c'est finalement 50 nuances de Macronisme !

Avec Dominique Lesparre et son équipe, vous avez un engagement à 100% contre la réforme Macron des Retraites, à 100% contre Macron, à 100% pour vous défendre, défendre vos intérêts face aux puissants.

Alors, dès le dimanche 15 mars, dès le premier tour des élections municipales, mobilisons nous, votons pour la liste conduite par Dominique Lesparre.

Frédéric Faravel

Partager cet article

Repost0
26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 10:14

Les candidats de la liste "Avec Dominique Lesparre, vivons Bezons" vous présentent nos propositions emblématiques pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020.

Dans cette vidéo : la sécurité, les espaces verts, l'écologie et l'agriculture urbaine, l'urbanisme, le développement économique, les transports, les impôts locaux et les finances.

Partager cet article

Repost0
20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 17:31

Les 15 et 22 mars 2020, vous choisirez vos conseillers municipaux et votre maire pour les 6 prochaines années.

Je me suis engagé pour la liste "Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons", pour une ville ancrée à gauche qui agisse pour la solidarité, le progrès social, et s'en donne les moyens.

Ian Brossat viendra au banquet républicain de la liste "Avec Dominique Lesparre vivons Bezons", le 29 février, à la nouvelle salle Elsa Triolet-Aragon.

Au programme, un bon dîner, des beaux échanges, et une soirée festive animée par un DJ.

20€ pour les adultes et 10€ pour les enfants !

Inscrivez-vous au 07 69 69 76 71, ou à l'atelier de campagne, au 13 avenue Gabriel Péri !

Rejoignez nous pour le Banquet républicain de la liste "Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons"

Partager cet article

Repost0
29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 14:10
Des Lycéens bezonnais victimes de violences policières... La France n'est certes pas une dictature, mais ses citoyens subissent une grave dérive autoritaire

Je me suis rendu ce matin, mercredi 29 janvier 2020, devant l'entrée du Lycée Ronceray de Bezons pour apporter - aux côtés de Dominique Lesparre, maire PCF de la commune et tête de liste "Avec Dominique Lesparre, Vivons Bezons", et de nombreux adjoints au Maire et conseillers municipaux du groupe de gauche (de nombreux citoyens étaient également présents) - mon soutien aux lycéens qui avaient été victimes de violences policières hier.

Quels sont les faits ?

Dans toute la France, les épreuves du bac sont  largement perturbées, que ce soit par des blocages unitaires entre professeurs et élèves, autour de rassemblements pour informer les élèves et protester contre leur tenue, ou encore par la grève pure et simple de la surveillance et la mobilisation des lycéens. Le but est  simple : empêcher le bon fonctionnement des E3C, série d’épreuves de contrôle continu, qui accroissent la sélection, mettent les élèves en concurrence dès le début de l’année et vont renforcer les inégalités, notamment pour les élèves des quartiers populaires.

C'est également le cas à Bezons et les lycéens s'étaient donc rassemblés hier devant leur établissement pour manifester. Les forces de l'ordre sont donc intervenues : jusqu'ici rien qui ne soit logique... en effet la présence de policiers sur ce type de rassemblements souvent spontanés est nécessaire, ne serait-ce que pour assurer la sécurité des enfants eux-mêmes, l'entrée du lycée longeant une route très fréquentée ce qui est en soi risqué dans le cadre d'un rassemblement massif. Or, sans qu'il y ait de raisons proprement identifiées, et surtout sans que les manifestants n'aient fait preuve d'agressivité, les forces de l'ordre ont chargé ; des enfants ont été blessés en lien direct avec cette "intervention musclée" et disproportionnée. Une délégation de lycéens s'est donc rendue en mairie immédiatement et a été reçue par le maire, qui, après avoir visionné photos et vidéos, a immédiatement réagi en adressant une lettre de contestation au préfet du Val-d’Oise (ci-dessous en pièce jointe). Un élève a été sévèrement blessé au bras après avoir reçu plusieurs coups de matraques, il s'est rendu à l'hôpital et selon ses camarades interrogés ce matin portera plainte ; un autre élève a été étranglé par un policier, il est choqué et j'imagine que des démarches équivalentes sont en cours.

Ces faits sont proprement inacceptables ! On sait bien que les rassemblements lycéens sont parfois délicats à gérer, mais rien ne justifiait un usage de la force, par ailleurs totalement disproportionné. Mais en l'occurrence la violence n'est pas le fait des enfants dans cette affaire.

J'avoue avoir été choqué ce matin par le comportement des policiers présents en petit nombre dans le rassemblement organisé par les lycéens eux-mêmes tout à la fois pour poursuivre leur mobilisation contre la politique conduite par le ministre de l'Education nationale et pour dénoncer les violences policières commises la veille. Il nous a semblé que notre présence était d'autant plus nécessaire ce matin pour que de tels faits ne se reproduisent pas et ce que j'ai constaté m'a renforcé dans cette analyse. Alors que le rassemblement était parfaitement calme (des prises de paroles des jeunes encadrant le rassemblement étaient construites et sans aucune agressivité) et que les forces de l'ordre étaient évidemment prévenues de la présence des membres du conseil municipal, au-delà de l'équipement classique de la police nationale, deux agents étaient équipés de lanceurs de balles de défenses (LBD, tristement célèbres, armes de guerre), ce qui au regard de la configuration des lieux était totalement inapproprié et représentait en cas de réaction malvenue de l'un d'entre eux un risque grave de blessures. Les policiers se sont mis à filmer les élèves rassemblés ce qui est une forme d'intimidation ; ils ont tenu des propos parfaitement irrespectueux à l'égard des adultes présents sur place pour s'assurer du bon déroulement de l'événement "ne parlez pas avec ces gens-là !" - ces gens-là étaient des élus locaux, des cadres territoriaux, etc. (!?) ; aucun des agents des forces de l'ordre ne portait son matricule réglementaire ; le commissaire divisionnaire d'Argenteuil est venu avec une morgue invraisemblable accuser le Maire d'organiser "un coup politique", ce à quoi on peut facilement rétorquer que s'il n'y avait pas eu de "coups" portés hier sur les élèves il n'y aurait pas eu de "coup politique" si on peut appeler ainsi l'action d'un maire venu s'assurer de la sécurité des jeunes de sa commune. Plusieurs enseignants nous ont indiqué avoir été la veille par le même responsable qualifié d'"inutiles". Tout cela fleure bon le "nous ne sommes pas dans le même camp !" du Préfet Lallement à Paris à l'endroit d'une manifestante sexagénaire pacifique.

Il y a ici un détournement et un dévoiement patenté des missions de sécurité - alors que nous avons besoin d'une police RÉPUBLICAINE forte et nombreuse pour assurer le maintien de l'ordre et la sécurité publique -, qui plus est en menaçant des enfants ; cette situation est particulièrement inquiétante et révélatrice d'une dérive plus large du pouvoir actuel en France.

Je me permets de développer mon propos plus bas.

Lettre adressée le 28 janvier 2020 au Préfet du Val-d'Oise par Dominique Lesparre, maire de Bezons

Comme il en a pris l'habitude lorsqu'il est en difficulté (ce qui est de plus en plus fréquent), Emmanuel Macron a réagi depuis l'étranger pour parler de politique intérieure et lancer une nouvelle provocation. Ainsi en Israël, il a indiqué à un certain nombre de journalistes : "Aujourd’hui s’est installé dans notre société, et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie. Qu’il y a une forme de dictature qui s’est installée. Mais allez en dictature [sic] ! La dictature c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature c’est un régime où l’on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est ça, essayez la dictature et vous verrez !" Il faudra sans doute un jour étudier quel rapport intime le Prince Président Emmanuel Macron entretient avec le personnage d'OSS117 interprété par Jean Dujardin pour faire de telles sorties.

Le président de la République n'a décidément aucune empathie pour son propre peuple et refuse ouvertement de comprendre le désarroi d'une part croissante de nos concitoyens s'exprimant sous la forme évidemment excessive du "nous ne sommes plus en démocratie", qui traduit confusément le malaise qui existe concrètement sur les dysfonctionnements de notre démocratie.

Il est tout de même patent - et nous l'avons vu à plusieurs reprises ces deux dernières années - que de nombreux ressors démocratiques de notre pays ne fonctionnent plus,
1- que les causes soient antérieures à l'élection d'Emmanuel Macron (l'idée même que l'extrême droite serait désormais abonnée au second tour de l'élection présidentielle en est un symptôme évident) et qu'il n'ait rien fait pour le réparer (bien au contraire) :
⭕️ c'est le cas du renforcement du caractère présidentiel de notre régime institutionnel, avec une Assemblée nationale qui n'a plus aucune autonomie vis-à-vis de l'exécutif et n'entend plus l'expression populaire, avec un mode de scrutin qui amène de manière de plus en plus caricaturale une minorité à bénéficier d'une majorité parlementaire écrasante ;
⭕️ c'est le cas de la dérive ordo-libérale de la construction européenne, qui empêche des gouvernements démocratiquement élus de mener (essentiellement dans les domaines économiques et sociaux, car il n'y a pas eu de réactions européennes aussi fortes face aux dérives autoritaires en Pologne, Slovaquie ou Hongrie) les actions pour lesquelles les citoyens les ont mandatés...

2- que la pratique du pouvoir d'Emmanuel Macron introduise de dangereuses ruptures :
⭕️ les invocations à la démocratie sociale et au dialogue social de la part de l'exécutif sont peu de choses quand on mesure à quel point les syndicats, les représentants des salariés sont méprisés ; rappelons nous la "déception" exprimée par la CFDT elle-même lors des Ordonnances Pénicaud qui ont tant abîmé le droit du travail ; rappelons nous le piège tendu aux partenaires sociaux par le gouvernement sur l'assurance chômage pour justifier qu'il décide seul par décret d'évolutions qui fragilisent aujourd'hui les demandeurs d'emplois ;
⭕️ si des prémisses existaient lors de la fin du quinquennat précédent, la façon d'appliquer les doctrines de maintien de l'ordre, la violence déchaînée contre des manifestants pacifiques dans leur immense majorité avec un taux de blessés rarement vu depuis plusieurs décennies, la loi dite "anti-casseur" de 2019, les propos inacceptables d'un préfet de police, la sévérité extrême des interpellations et des sanctions contre des manifestants et des journalistes, sous des prétextes parfois douteux, face à ce que qui a été perçue comme une forme de mansuétude vis-à-vis de représentants des forces de l'ordre suspectés de bavures... tout cela crée un climat délétère.

A l'occasion de la sortie de son dernier livre Les luttes des classes en France au XXIème siècle, Emmanuel Todd a exprimé quelques éléments à prendre en compte dans notre réflexion collective : "La démocratie, c’est voter librement, parler librement (...) [nous pouvons effectivement faire cela], mais la démocratie ce n’est pas juste ça. Ce sont des conditions nécessaires. Il faut aussi pouvoir voter pour des gens qui vont être d’accord pour œuvrer pour le bien des gens qui ont voté pour eux (...) Il faut que le gouvernement élu ait la possibilité de changer les choses. Pour qu'une démocratie existe il faut que le gouvernement puisse agir.”

Il n'est donc pas étonnant que nos concitoyens, confrontés systématiquement au TINA, au discours sur l'absence d'alternative, proféré par un exécutif qui se confond sans cesse avec une forme de caste mêlant une partie de la technocratie aux intérêts financiers multinationaux, confrontés à ce discours d'impuissance sur le caractère indépassable des contraintes, en viennent à douter de la réalité de notre démocratie et finissent par considérer que la dérive autoritaire (et parfois violente) du pouvoir est inversement proportionnelle à sa capacité à agir pour le bien commun.

Frédéric FARAVEL

Partager cet article

Repost0
19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 19:47
SOCIALISTES, NOUS AIMONS BEZONS ET NOUS CHOISISSONS DOMINIQUE LESPARRE

Nous sommes socialistes de cœur et nous aimons Bezons. Nous lui avons apporté notre engagement et nous voulons continuer d’agir pour que notre ville porte nos valeurs et nos espérances, au service des Bezonnaises et des Bezonnais, lors des prochaines élections municipales.

Aujourd’hui, notre ville évolue sans renier son histoire et en offrant la promesse d’une meilleure qualité de vie. Aujourd’hui, notre ville se bat pour l'emploi, le dynamisme économique, l’éducation et le logement pour tous, contre l'habitat indigne. Elle agit pour développer de nouveaux services et commerces, de nouvelles activités culturelles, sportives et de loisirs.

Depuis plusieurs années, en France, solidarités et services publics sont mis à mal. Les attaques contre notre modèle social et républicain ont atteint un niveau invraisemblable depuis l’élection d’Emmanuel MACRON à la Présidence de la République.

Face à cette situation nationale, les équipes municipales successives de notre ville ont toujours été un rempart et une protection (cuisine centrale, centre de santé, centres sociaux, etc.).

Nous sommes profondément convaincus que l'action de notre maire, Dominique LESPARRE, est un atout et que le rassemblement de la gauche et des progressistes, dont il a toujours été l’artisan, est indispensable pour poursuivre cette action.

Nous avons donc été consternés, mais pas étonnés, que des élus « étiquetés PS » (dont certains ont, par opportunisme, pris tout récemment l’étiquette écolo : EELV ou Génération Écologie) avec à leur tête Nessrine MENHAOUARA, pourtant adjointe de Dominique LESPARRE, aient décidé de rompre notre union.

De 2014 à aujourd'hui, les élus PS ont voté tous les budgets permettant les transformations en cours. Rien ne justifie qu'ils critiquent désormais ainsi tout ce qui a été entrepris, sinon les ambitions personnelles de Mme MENHAOUARA.

C’est irresponsable et dangereux car cela met notre ville à la merci de la droite, quand le pays subit déjà les agressions d’Emmanuel MACRON.

ENSEMBLE, NOUS CHOISISSONS EN SOCIALISTES LE RASSEMBLEMENT DE LA GAUCHE & DES PROGRESSISTES, AVEC DOMINIQUE LESPARRE, POUR UNE VILLE SOLIDAIRE, CITOYENNE & ÉCOLOGIQUE

Pierre BORDAS, conseiller municipal et ancien adjoint au maire ; Philippe NGWETTE, ancien adjoint au maire et ancien secrétaire de la section PS de Bezons ; Martin LOLO, adjoint au maire ; Philippe CLOTEAUX, ancien adjoint au maire ; Marie-Christine PASQUET-GRELET, ancienne conseillère municipale ; Farid BERKANE, ancien adjoint au maire ; François MOTAY, ancien conseiller municipal ; Martine COURBEZ, ancienne conseillère municipale ; Patrick BREUNEVAL, ancien conseiller municipal et ancien secrétaire de la section PS de Bezons ; Idriss BROUKSY, ancien conseiller municipal ; Marie-Lucile FAYE, ancienne conseillère municipale ; Luabeya MUTAMBAY, Gaétan GUIBERT et Yves GRELET, militants socialistes ; Frédéric FARAVEL, ancien membre du conseil national du PS et coordonnateur national adjoint des pôles thématiques de la Gauche Républicaine & Socialiste

Télécharger notre tract au format PDF

tract publié en décembre 2019 par des élus, anciens élus ou responsables socialistes locaux ou nationaux du Parti socialiste militant à Bezons

tract publié en décembre 2019 par des élus, anciens élus ou responsables socialistes locaux ou nationaux du Parti socialiste militant à Bezons

Partager cet article

Repost0
29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 14:30

Dans quelques mois auront lieu les élections municipales. À Bezons comme ailleurs, alors que le quinquennat PS de Hollande puis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République ont profondément rendu confuse la situation politique, certains esprits s’échauffent. C’est le cas des élus municipaux étiquetés PS et conduits par Nesrine Menahouara ; ils ont commencé les grandes manœuvres en faisant ressortir leur véritable nature : mensonges, manipulations, déloyauté... quelques explications s’imposent.

Commentaire sur un réseau social relatant des propos tenus par Mme Menahouara

Commentaire sur un réseau social relatant des propos tenus par Mme Menahouara

Ce qui m’a fait réagir c’est la découverte de ce commentaire (ci-dessus) sur Facebook. Mme Menahouara serait donc sensible à l’insécurité subie par les Bezonnais et aux nuisances de voisinages. Le maire actuel l’empêcherait donc d’agir et de résoudre les problèmes ; l’élire comme maire (alors qu’elle est censée aujourd’hui appartenir à la majorité municipale, si elle est passée dans l’opposition avec ses amis, elle devrait être honnête et prévenir les habitants), elle, ouvrirait donc une nouvelle ère dans laquelle les Bezonnais n’auraient donc plus à craindre l’insécurité et les nuisances de voisinage. Mazette...
 
Notons d’abord que sur l’incendie du food truck décrit dans ce commentaire (je ne sais pas s’il a eu lieu mais disons que oui), la commune n’a ni les compétences ni les moyens pour agir : c’est le rôle de l’État et de la police nationale, le maire et ses services peuvent aider les autorités en coopérant et en donnant toutes les informations dont ils disposent mais pas plus. Je ne pense pas que Mme Menahouara soit à ce point incompétente qu’elle ignore cela : donc elle a menti sciemment aux Bezonnais à qui elle a parlé de ce problème... ou alors elle ne sait pas et elle est incompétente. Par contre, qu’a fait Mme Menahouara quand elle était – paraît-il (de son propre aveux) – la représentante politique de Manuel Valls, ministre PS de l’intérieur, dans le Val-d’Oise et que celui-ci a trahi la promesse faite en 2013 au maire de Bezons de maintenir et même renforcer le commissariat de Bezons ? Voilà des effectifs qui auraient été utiles pour lutter contre ce problème... Mme Menahouara a cependant fait l’autruche sur le sujet, préférant changer plusieurs fois de cheval politique un peu plus tard au gré de ses intérêts personnels.
 
La mairie peut travailler avec les habitants pour tenter de réduire les problèmes et les nuisances de voisinage : c’est notamment ce qui avait été mis en œuvre lorsque les élus municipaux proches du maire et des sympathisants étaient allés soutenir toutes les semaines les habitants du colombiers en 2012-2013, pour chasser les guetteurs et les dealers du quartier qui fournissaient cadres et ingénieurs de la société ATHOS à proximité (il faut noter qu’à l’époque les élus locaux PS étaient défavorables à cette action)... cette action fut médiatisée et c’est ce qui amena Manuel Valls à venir en personne à Bezons promettre des cars de CRS en bas du quartier (ce fut effectif quelques mois) et le renforcement du commissariat (mensonge total). D’autres actions sont menées sur toute la ville depuis toujours et notamment dans tout le mandat entamé depuis mars 2014, sans être autant médiatisées. Or voilà bien un domaine municipal dans lequel on attendait l’initiative d’un adjoint(e) au maire à la sécurité – il se trouve que c’est exactement le mandat de Mme Menahouara : pourtant elle n’en fut jamais à l’origine car elle considère que son mandat ne sert qu’à exiger l’armement de la police municipale alors que la commune vient tout juste de la créer pour faire face aux conséquences des mensonges de son ancien mentor Manuel Valls, coûtant ainsi beaucoup d’argent à la ville donc aux Bezonnais : ohhhh merci Mme Menahouara.
 
Que dire de l’affirmation selon laquelle le maire l’empêcherait d’agir ? On a déjà vu qu’elle mentait sciemment sur les compétences de la mairie... pour ma part, cela fait depuis plus de 20 ans (avec quelques pauses) que je travaille dans les collectivités territoriales ou en lien avec : j’ai rarement vu un maire interdire à son adjoint ou à son adjointe d’agir surtout dans le domaine de la sécurité, c’est contre-productif, aucun maire n’y a intérêt. Une autre explication existe que je peux illustrer par le comportement d’un autre adjoint au maire étiqueté PS auquel j’ai été confronté, à savoir celui en charge des affaires scolaires, M. Kevin Cuvillier.
 
Il se trouve que je suis représentant parents d’élèves dans une école maternelle de la commune. Nous avons été confronté à un problème d’organisation qui commençait à peser sur l’ambiance de l’école et nous avons collectivement avec le soutien des parents interpellés à la fois la mairie et l’inspection. M. Cuvillier nous a fait répondre qu’il ne pouvait rien faire et que les décisions ne dépendaient pas de lui, alors que c’était bien son secteur !?! Nous avons dû aller en mairie pour perturber une réunion publique qu’il organisait et donc lui « mettre la honte », comme on dit familièrement, pour qu’il consente enfin à bouger et à proposer des solutions – prévenus les services qu’il avait évidemment toutes les marges de manœuvre de la part du maire pour agir. À la fin c’est le maire qui a dû résoudre seul le problème parce que M. Cuvillier NE VOULAIT PAS se mouiller !!?!!!
Donc avec les élus municipaux bezonnais étiquetés PS, il semble que ce soit toujours la même chose : ils ne veulent pas décider, ils disent que c’est la faute des autres, du maire, y compris quand le dossier relève de LEURS responsabilités !!
Je pense qu’on pourrait avoir de nombreux témoignages du même acabit sur les affaires sociales placées sous l’autorité de Mme Michèle Vasic, autre adjointe au maire étiquetée PS.
 
De là, on peut en déduire une stratégie locale des élus membres du PS : tenter de laisser « se dégrader » la situation pour pouvoir dénoncer la majorité et l’action municipale plus tard au moment des élections en espérant pouvoir présenter une liste contre l’équipe à laquelle ils ont participé. L’excuse toute trouvée étant « on nous a empêché »... la réalité c’est plutôt leur incompétence, leur manque de courage, leur irresponsabilité, leur incapacité à assumer leurs actes ou leur absence d’actes ! Sans compter que les élus PS ont voté tous les budgets du mandat y compris celui pour 2019 : ils sont donc comptables de toute l’action qu’ils font mine de dénoncer !
Depuis plusieurs mois, ils diffusent donc des mensonges plusieurs fois démontrés comme tels. Mme Menahouara n’assumant plus vraiment d’être assimilée à un parti qui a fait 6% à l’élection présidentielle (mais sans le quitter car on ne sait jamais hein) et draguant tous les jours les soutiens LREM d’Emmanuel Macron pour obtenir une liste commune avec eux, n’affiche d’ailleurs plus depuis des mois sa propre couleur politique. Comme fin 2013, elle va chercher un moyen pour rompre avec la mairie et Dominique Lesparre, notre maire... peut-être essaiera-t-elle au dernier moment encore de revenir négocier pour être réintégrée quand elle aura constaté que toutes les options qu’elle cherchait se sont refermées.
 
Pour ma part, je suis socialiste ; j’ai quitté le PS à l’automne 2018, en y gardant de nombreux amis, parce que je ne pensais plus possible d’y défendre comme je le voulais le socialisme démocratique. Je milite aujourd’hui au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste (http://g-r-s.fr). Je sais qu’il y a plein d’endroits dans le Val-d’Oise où il y a des élus locaux PS dignes et utiles aux habitants qui désapprouvent les comportements que je viens de décrire. J’ai toujours cru que le rassemblement de tous les sympathisants de gauche était la meilleure solution pour agir pour les habitants de Bezons : il faut constater que ce n’est pas possible avec les amis de Mme Menahouara. Les responsables du PS du Val-d’Oise devraient en tirer les conséquences qui s’imposent.
 
Frédéric Faravel
militant GRS à Bezons, et coordinateur national adjoint de la GRS en charge des pôles thématiques

Partager cet article

Repost0
17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 20:44

Lundi 11 juin en fin de journée, le maire de Bezons et l'association Bezons-West Bani Zeid (qui anime les relations entre la commune de Bezons et une collectivité de Cisjordanie) inauguraient une plaque commémorative dénommant une allée de la Nakba.

Le texte sur la plaque était le suivant :

« ALLÉE DE LA NAKBA
En mémoire de l'expulsion des 800 000 Palestiniens et de la destructions des 532 villages en 1948 par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’État d'Israël.
 » (cf. illustration plus bas)

Je le dis tout net, la faute principale de cette plaque est la qualification par les responsables de l'événement de David Ben Gourion comme « criminel de guerre ». Non seulement c'est impropre juridiquement et faut historiquement et en cela c'est un point que je condamne avec énergie. D'aucuns diront que la traduction en arabe en-dessous est de mauvais goût, mais là on aborde un terrain glissant.

Il n'en reste pas moins que la Nakba, rigoureusement décrite par les deux premières lignes de la plaque, est une véritable tragédie humaine qui mérite non seulement d'être prise en considération, mais également qu'on cesse de la mépriser ou de la nier d'une manière ou d'une autre – objectif de tous ceux qui cherchent à faire croire que rappeler son existence équivaut à la volonté de détruire l’État d'Israël, à de l'antisionisme qui serait ici le faux nez de l'antisémitisme. Elle ne se rapporte pas comme certains veulent le faire croire à l'existence de l'Etat d'Israël en soi (cf. deuxième illustration plus bas).

Ainsi, je ne comprends pas une partie de l'argumentation du Préfet du Val-d'Oise pour exiger (ce qu'il a obtenu) le retrait de la plaque : en effet, celle-ci serait « une prise de position rompant ainsi avec le principe de neutralité républicaine dans le domaine international, domaine réservé à l’État en vertu des articles 52 et suivants de la Constitution, seul apte à à déterminer et s’exprime en matière de politique étrangère de la France. » ; par ailleurs, l’initiative serait « étrangère à tout intérêt communal […] et donc ne relève pas de [la] compétence de maire ». Est-il donc du domaine réservé de l’État de considérer qu'un fait historique avéré n'aurait pas le droit d'être dit ? En fait, il s'agit là de dire qu'on n'a pas le droit d'en parler parce que cela gêne un État tiers... De même, que vient faire l'intérêt communal pour dénommer des places : n'y a-t-il pas des places Mandela, des monuments aux rapatriés d'Algérie ou même une Place des Martyrs Assyro-Chaldéens (à Sarcelles, devant la cathédrale assyro-chaldéenne) ? Les deux arguments s'effondrent quand on dresse la liste des monuments en mémoire du génocide arménien ce qui a pourtant le luxe de déplaire au gouvernement turc (https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_m%C3%A9moriaux_du_g%C3%A9nocide_arm%C3%A9nien).

Le seule argument valable du Préfet – au regard du conflit en cours et de l'incapacité avérée d'aborder ce dossier avec calme et raison – c'était la menace de trouble à l'ordre public (renforcée il est vrai par la provocation inutile et détestable sur Ben Gourion). On peut dire que malgré le retrait de la plaque les faits lui ont donné raison (certains diront que cela a même légitimé dans leurs têtes les auteurs des débordements qui ont suivi), ce qui dit plus d'un malaise français sur ce sujet que cela n'engage selon moi la responsabilité du maire de Bezons et de son équipe.

Les premières attaques sont venues – on pouvait s'y attendre – du CRIF, passé maître dans son rôle depuis une vingtaine d'année de relais des positions des gouvernements israéliens les plus droitiers, de divers groupes de la droite nationaliste et de l'extrême droite israélienne et de leur relais en France, ou encore une ancienne conseillère régionale ex socialiste – signataire du manifeste « contre un nouvel antisémitisme » qui réussit à mettre mal à l'aise plus d'un militant antiraciste : elle écrit sur facebook que « le maire pense qu’il est important d’épouser les haines communautaristes et antisémites pour assurer son pouvoir. Alors en toute irresponsabilité, il importe le conflit israelo-palestinien sur un territoire fragile, où le niveau socio-culturel est aussi bas que le niveau de violence est élevé. »

C'est insultant pour les Bezonnais et j'apprends que j'apprends que mes voisins ont un niveau socio-culturel bas et qu'ils sont violents... Belle généralisation, belle insulte collective. Donc parler de la Nakba serait en soi « épouser les haines communautaristes et antisémites ». Je me permets de lui poser la question : quand Shlomo Sand, historien israélien reconnu, rappelle la réalité de la Nakba dans son ouvrage Comment la terre d'Israël fut inventée que l'université de Tel Aviv est construite sur le village d'Al Sheikh Muwannis envahi en 1948, vidé de ses habitants puis rasé, épouse-t-il les haines communautaristes et antisémites ? Quand il explique à juste titre, lui qui se revendique Israélien, dans son ouvrage Comment j'ai cessé d'être juif que le principal problème de l’État d'Israël c'est son incapacité à imaginer une identité et une citoyenneté proprement israélienne déconnectées de la religion et de la mythologie ethnico-religieuse (à ce titre, j'ai dû écrire voici quelques années un papier sur les différents moments ratés par Israël pour engager un véritable débat sur la Laïcité et que son instrumentalisation temporaire à des fins électorales par Ehud Barak nous avait fait reculer pour plusieurs dizaines d'années), Shlomo Sand épouse-t-il les haines communautaristes et antisémites ? Quand dans son ouvrage Comment le peuple juif fut inventé il déconstruit une immense partie de la mythologie sioniste (dont sont issues une bonne partie des problèmes intrinsèques de la société israélienne), épouse-t-il les haines communautaristes et antisémites ?

Quand on essaie d'aborder les problèmes posés à une société donnée, à une situation géopolitique particulière, il arrive forcément un moment où l'on est confronté à une forme de déconstruction des fictions (nécessaires) et des mythologies sur lesquelles cette société est fondée, toute société est fondée sur des fictions et des mythes. Dire cela à propos d'Israël et des conditions de son indépendance fait-il de moi ou de plein d'autres un antisémite, un anti-sioniste, quelqu'un qui veut détruire l’État d'Israël ou lui dénie le droit d'exister. Vu le nombre de fois où je me suis fait traiter de suppôt de l’État d'Israël, comptant Yitzhak Rabbin parmi mes « idoles », je me permets d'en douter.

À ce stade de la démonstration, je me permettrait d'ajouter pour mettre un terme à quelques raccourcis : quand une partie de la communauté juive ultra-orthodoxe (ce qui représente au bas mot quelques dizaines de milliers de personnes) manifeste pour dénoncer le sionisme et l'existence de l’État d'Israël (pour des raisons d'interprétation religieuse), ils sont évidemment antisionistes, mais sont-ils antisémites ?

Pour finir, je connais un peu Dominique Lesparre et la situation politique à Bezons. Lui-même et son équipe municipale ont toujours défendu l'existence des deux Etats dans les frontières de 1967. Il n'a pas besoin de flatter le communautarisme dans sa commune pour être populaire et être régulièrement réélus et avoir des scores flatteurs à d'autres élections que les municipales, un examen un peu sérieux de son électorat démontrerait que cela ne lui est pas utile. Il est simplement convaincu qu'il défend une cause juste – elle l'est – celle du peuple palestinien ; il manque sans doute parfois de retenue, le dérapage sur Ben Gourion le démontre, mais c'est une cause qui lui tient à cœur depuis des années et qui ne doit rien à une démarche électoraliste.

Malheureusement, on en serait resté au CRIF ou à l'ex conseillère régionale ex socialiste, ce ne serait pas si grave. Pendant une semaine, l'équipe municipale, les agents municipaux ont reçu des lettres, des appels téléphoniques d'injures, d'insultes, de manière insistante, répétée, organisée, puis des menaces de mort, répétées, insistantes, organisées, jusqu'à ce que finalement jeudi dernier on atteigne le climax avec une alerte à la bombe... Il y a bien des candidats à ce type de manœuvres écœurantes et inacceptables : le Betar, la Ligue de défense juive (LDJ), tout ce que compte comme relais en France les soutiens des partis d'extrême droite israéliens. Quand on pense que la LDJ est toujours autorisée en France alors qu'elle est interdite comme organisation terroriste aux États-Unis et en Israël...

Bien sûr, pas de condamnation affichée sur les réseaux sociaux, aucune réaction de la part de l'ex conseillère régionale, je n'ai pas vu non plus de communication publique du Préfet pour dénoncer les menaces, les insultes qu'on subit les élus et le personnel municipal, des agents de la fonction publique, et de leurs enfants (puisque les menaces sont aussi adressées aux enfants dont les nervis de l'extrême droite israélienne disent qu'ils les retrouveront). Pourtant, quoi que l'on puisse reprocher aux élus, ils ne peuvent être tenus responsables de tels débordements qui ne peuvent en aucun cas recevoir une quelconque justification. Ils sont proprement inacceptables et la Ville de Bezons, ses élus et ses agents mériteraient qu'on leur témoigne un minimum de solidarité face aux agressions qu'ils ont subi. Ces actes sont intolérables : l’État, les élus, les partis politiques devraient l'exprimer. Ce que je fais ici.

Pour ma part, sur ce sujet comme sur d'autres, je continuerai d'essayer d'aborder les débats sous l'angle de la raison.

Frédéric FARAVEL

la plaque commémorative incriminée

la plaque commémorative incriminée

extrait de "Comment la Terre d'Israël fut inventée" de Shlomo Sand

extrait de "Comment la Terre d'Israël fut inventée" de Shlomo Sand

Partager cet article

Repost0