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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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30 mai 2023 2 30 /05 /mai /2023 15:08

télécharger la contribution du groupe Vivons Bezons à l'enquête publique sur le "projet Albert-1er"

Cadre général de l’enquête publique

Le dossier soumis à consultation des Bezonnaises et des Bezonnais, quoique qu’impressionnant est en réalité lacunaire et peu sérieux. L’équipe municipale revendique par ce projet d’avoir trouver l’espace et les acteurs lui permettant « de répondre aux besoins des Bezonnais [notamment en se dotant] de nouveaux services publics », elle sera maître d’ouvrage du projet ; pourtant, parmi les documents structurants du dossier qui nous est présenté aucun ne provient directement des services municipaux et de l’équipe municipale de la commune de Bezons, qui n’a pas donc pas souhaité défendre directement son projet urbanistique mais à confier à des promoteurs immobiliers le soin de le faire. Ainsi l’étude d’impact et la réponse à l’avis de la Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France émanent directement des aménageurs et des promoteurs Atland et Nexity.

Il est par ailleurs affligeant de constater que la concertation revendiquée par l’équipe municipale de la Ville de Bezons, dans le CERFA de demande d’examen au cas par cas, n’a pas eu lieu.

page 2 du CERFA d'examen au cas par cas

page 2 du CERFA d'examen au cas par cas

Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas eu d’invitations pour une réunion de concertation avec les riverains dont nombre d’entre eux s’en sont plaints auprès de nous, les équipes pédagogiques et les associations de parents d’élèves (pourtant premiers concernés par la création d’un nouveau groupe scolaire) n’ont pas non plus souvenir d’avoir fait l’objet d’une invitation particulière sur ce dossier. Pas de concertation non plus avec les associations de défense de l’environnement, pas plus qu’avec les associations d’usagers (cyclistes notamment).

La seule réunion publique dans laquelle le projet a été abordé avec les riverains s’est tenue le jeudi 11 mai 2023 au Gymnase Gilbert-Trouvé (sis 13 bis rue de la Berthie), mais il ne concernait pas spécifiquement le projet « Albert-1er ».

Après plus de 45 mn de présentation générale des dossiers municipaux et du budget adopté le 6 avril 2023, alors que des personnes commençaient déjà à quitter la réunion ne voyant pas leur place dans ce monologue, l’assistance profondément agacée a fini par interpeller la Maire sur ce « projet Albert-1er », qu’elle semblait vouloir éviter ou à tout le moins noyé sous une avalanche d’informations plus générales. Le ton de la discussion est rapidement monté et la Maire s’est elle-même laissée à hurler sur les habitants participant à la réunion, ce qui a choqué une très grande majorité de l’assistance et n’a pas permis de créer un espace de concertation.

invitation à la réunion publique du 11 mai 2023

invitation à la réunion publique du 11 mai 2023

Le manque de sérieux des documents qui nous sont soumis s’illustre enfin dès le début de l’étude d’impact présentée aux Bezonnaises et Bezonnais. En effet, comme vous pourrez le constater ci-dessous, dès la première page du résumé non technique du projet (p. 13 de l’étude d’impact), les rédacteurs de cette étude ont fait preuve d’une grande légèreté.

p. 13 de l'étude d'impact

p. 13 de l'étude d'impact

E n effet, le finage communal indiqué sur cette carte n’est pas celui de la commune de Bezons mais de la commune voisine de Carrières-sur-Seine. De même, sur cette page est indiquée que la Ville de Bezons compte 28 600 habitants, avec une densité de 7 600 habitants au km²…

Pourtant un simple calcul permettrait de définir que si le nombre d’habitants affiché sur cette page était juste, la densité serait de 6 875 h/km². Or la population de la commune de Bezons, si l’on s’en tient à la fiche INSE de la commune1 était au 1er janvier 2019 de 31 671 habitants, ce qui aboutit à 7 613 h/km². Le dossier n’a été relu ni par Atland et Nexity, ni par les services municipaux et l’équipe municipale de Bezons : ils n’ont pas apporté à la constitution de ce dossier l’attention, le sérieux et la considération nécessaires à la concertation et l’enquête publique.

Il suffit donc pour l’équipe municipale d’affirmer que la concertation est engagée, même si elle n’a pas lieu, et de confier la facture du dossier d’enquête publique aux aménageurs et promoteurs pour que ceux-ci engagent d’ores-et-déjà la publicité sur les ventes d’appartements des futurs immeubles envisagés :

https://www.bienici.com/annonce/vente/bezons/programme/1,5piece/nexity-0038__35085

Où sont les éléments d’études d’impact sur les équipements publics promis ?

L’équipe municipale prétend défendre, grâce à ce projet ouvert par un dépôt de permis de construire d’Atland en août 2022, la capacité « de se doter de nouveaux services publics [avec] un groupe scolaire de 14 classes (maternelles et élémentaires) ; un accueil de loisirs maternel et élémentaire ; un cabinet médical ; une salle associative polyvalente ; un parc ouvert au public comprenant des jeux d'enfants ; une résidence intergénérationnelle et du logement. »

Or, dans toute l’étude d’impact présentée par Atland et Nexity, nous n’avons pas vu trace d’un seul élément permettant de mesurer l’impact des équipements publics envisagés dans le cadre de ce projet d’aménagement urbain. Le document ne donne aucun élément de perspective sur la façon dont les espaces publics vont fonctionner et vont s’intégrer plus largement dans l’espace communal proche.

 

Pourtant, un groupe scolaire de 14 classes représenteraient de 250 à 330 élèves ; on peut également imaginer qu’au minimum 200 enfants pourraient être amenés à fréquenter l’accueil de loisirs espéré… Nous n’avons aucune indication non plus sur l’intégration de la salle polyvalente et ses effets sur le voisinage.

Or il conviendrait au minimum que l’équipe municipale indique comment va s’intégrer ce nouveau groupe scolaire dans un territoire immédiat qui compte déjà plusieurs groupes scolaires à proximité, notamment le groupe Louise-Michel, le groupe Paul-Vaillant-Couturier et le groupe Pau-Langevin. La Maire, dans son intervention introductrice au conseil municipale du 25 mai 2023, a à nouveau indiqué que depuis septembre 2020 la commune avait ouvert quelques 29 classes supplémentaires ce qui représenterait 600 à 700 élèves supplémentaires en moins de 3 ans, ce qui est en soi déjà surprenant malgré la progression démographique de la commune. Il serait au minimum nécessaire d’indiquer aux Bezonnais comment ce nouveau groupe scolaire de 14 classes répond à la situation : s’agit-il de classes qui remplaceront des créations des années précédentes pour rééquilibrer les secteurs ? Ou de 14 classes supplémentaires nettes ? Comment vont se faire les circulations des familles et des enfants sur le quartier ? Quelle est la réalité des postes de l’éducation nationale en face de la création d’un nouveau groupe scolaire ?

Nous n’avons bien sûr aucune indication sur ces éléments puisque l’étude d’impact et la quasi-totalité des documents du dossier d’enquête publique émanent d’Atland et de Nexity dont le fonctionnement des équipements publics, a fortiori d’un groupe scolaire, après leur livraison n’est évidemment pas la préoccupation première. Les services municipaux auraient pu apporter ces réponses mais ils n’interviennent jamais dans le dossier qui nous est présenté. Il y a pourtant un élément sur lequel aménageur et promoteur auraient peut-être pu apporter des éléments d’appréciations qui sont pourtant absents : la Maire a affirmé, à nouveau lors du conseil municipal du 25 mai 2023, que la création de groupes scolaires en rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation était, notamment dans le département voisin des Hauts-de-Seine, désormais régulièrement pratiqué, dans le but d’économiser l’espace construit. On aurait donc aimé avoir des éléments nous permettant de mesurer comment peut fonctionner un groupe scolaire ou un accueil de loisirs avec un immeuble d’habitation qui le surplombe : quelles sont les modalités pour assurer la sécurité de la cour d’école et de l’accueil de loisirs alors que les fenêtres des appartements donnent sur cette même cour ?

De la même manière, a-t-on des éléments permettant de mesurer le fonctionnement d’une salle polyvalente et associative en rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation et de prévenir les éventuels conflits de voisinage ? Là-aussi aucune indication : Atland et Nexity se contentent de rester concentrer sur leur métier, à savoir construire des immeubles d’habitation ou de bureaux et non s’intéresser à la manière dont cela fonctionne ensuite, ce qui aurait dû être présenté par les services municipaux qui sont muets dans tout le dossier d’enquête publique.

 
Les besoins sociaux ne sont pas pris en compte

Le projet d’aménagement urbain prévoit la construction de 254 logements, dont 28 logements en locatif social, soit un taux de 11 % de logements sociaux.

La Ville de Bezons compte selon les chiffres indiqués par la commune 38 % de logements sociaux ; selon la fiche INSEE de la commune, le chiffre s’établissait en 2019 à 4 442 logements HLM loués vide sur un total de 12 175 logements, soit 36,5%. La commune recensait en 2019 quelques 2 000 demandes de logements sociaux des Bezonnais et ce chiffre a encore progressé depuis. La Ville prétend1 sur son site internet que « cette proportion [38%] restera stable. Comme Bezons continue à construire, le nombre de logements sociaux augmente. » Or les différents projets immobiliers annoncés par l’équipe municipal depuis deux ans se situent tous à un niveau 25 % de logements sociaux au maximum. À ce rythme, il sera donc impossible de maintenir une proportion de 38 % et de réduire le nombre de Bezonnais qui demandent sans pouvoir être satisfaits un logement social.

Aussi, on comprend bien en quoi présenter un projet immobilier avec à peine plus de 10 % de logements sociaux en son sein est plus rentable, ce qui est avant tout l’objectif des aménageurs et promoteurs ; par contre, comment affirmer, comme le fait l’étude d’impact, que « le projet répond aux besoins en matière de logements et bâti neuf de la ville et de la région », quand il ne permet pas de répondre aux besoins des Bezonnais en matière de logement social, puisqu’un taux de 11 % est très en-dessous des équilibres sociaux de la commune ?

Circulation et Qualité de l’Air

En l’absence de projet de transports en commun dans le secteur, on peut qu’envisager une augmentation massive du trafic automobile sur le quartier concerné. L’avenue Gabriel-Péri est saturée dès le matin par une partie du trafic routier en provenance du Parisis qui cherche à éviter l’autoroute A15 pour rejoindre l’autoroute A86 ; tous les matins jusqu’au pont de Bezons la D392, cette avenue n’est qu’un long et dense défilé de véhicules automobiles à vitesse réduite, expulsant des gaz d’échappement… La rue des frères-Bonneff sert d’une certaine manière d’itinéraire de délestage parallèle à l’avenue Gabriel-Péri le matin ; la rue Maurice-Berteaux a une échelle moindre répondant au même principe en fin de journée.

Le terrain concerné par le projet d’aménagement urbain est à 250 mètres de l’avenue Gabriel-Péri, dans un secteur déjà largement affecté par une mauvaise qualité de l’air. L’étude d’impact sous-estime largement les effets de l’installation de 254 nouveaux logements et d’un groupe scolaire de 14 classes sur ce site, notamment parce qu’il n’y a pas de prise en compte des pratiques de mobilité sur la commune, ce que seuls les services municipaux auraient pu indiquer ; or seuls Atland et Nexity ont produit cette enquête dont tout laisse à penser qu’elle n’a pas été relue sérieusement par l’équipe municipale.

Or il y a un risque évident de danger accidentogène concernant les accès scolaires dans un site entouré de voies classées : le dépose minute envisagé par l’aménageur et le promoteur va rapidement s’avérer insuffisant dans une rue Maurice-Berteaux avec une seule voie à sens unique… Comment, au demeurant, l’aménageur peut-il considérer que le dépose minute sera bien placé sur la rue Maurice-Berteaux en sens unique de circulation du sud-ouest vers le nord-est, alors qu’on ne connaît pas le secteur scolaire dont seront issus les élèves attendus de ce futur groupe scolaire ? Ces informations manquent dans le dossier et dans l’étude d’impact et ils n’ont fait l’objet d’aucune information ou concertation avec les riverains ou les parents d’élèves de la part de la municipalité.

La raison du positionnement de ce dépose minute sur la rue Maurice-Berteaux ne peut s’expliquer que parce que l’on envisage en réalité une importante dégradation de la circulation sur la rue des frères-Bonneff, alors que l’étude d’impact prétend au contraire qu’elle sera limitée.

Il suffit pourtant de regarder le comportement et les pratiques de circulation à Bezons auprès des groupes scolaires existants pour comprendre que cela ne pourra pas ne pas avoir d’impact : devant le groupe scolaire Louise-Michel (qui bénéficie cependant de la proximité du parking de l’Intermarché), ou bien plus loin devant les groupes scolaires Angela-Davis ou Victor-Hugo, chaque matin nous constatons un entassement véhicules automobiles en double file, que la rue soit en double sens à deux voies ou en sens unique avec une voie unique : ces comportement accidentogènes s’expliquent par le fait qu’une part non négligeables des parents préfèrent prendre leur voiture pour déposer leurs enfants à l’école avant de reprendre le volant pour se rendre sur leur lieu de travail, plutôt que de faire quelques centaines de mètre aller-retour à pieds pour retourner prendre leur véhicule devant leur domicile après avoir déposé leurs enfants à l’école.

Il n’y a aucune raison objective de penser qu’à moyen terme ces comportements seront profondément différents devant le nouveau groupe scolaire inscrit dans le « projet Albert-1er ». Au contraire, il y a de fortes raisons de penser que (selon la carte scolaire qui sera adoptée à l’avenir, mais dont la municipalité n’a absolument rien dit et pour laquelle aucune piste ne figure dans le dossier d’enquête publique) une partie des familles prendront le volant pour descendre la rue des frères-Bonneff et vers la rue Édouard-Vaillant (pour récupérer ensuite la rue de Villeneuve ou l’avenue Gabriel-Péri) et déposer en double file leur enfant devant la nouvelle école.

Le positionnement d’un groupe scolaire sur ce site avec 254 nouveaux logements ne peut donc que déboucher sur une circulation accrue aux heures de pointes du matin tant au niveau des rues des frères-Bonneff et Maurice-Berteaux, mais également des voiries qui y mènent (et cela en fonction de la carte scolaire qui sera adoptée et dont nous ne savons rien). Il est également évident que les situations de voitures en double file ralentirons encore la circulation aux différents endroits concernés ce qui augmentera l’émission de gaz d’échappement aux abords de l’école et de l’ensemble du quartier concerné.

Il est à ce titre assez irresponsable de la part de l’étude d’impact d’y lire que « le projet n’aura pas d’impact notable » sur le climat et la qualité de l’air !? À l’échelle de l’Île-de-France, de l’agglomération parisienne et de la commune, ce projet à lui seul ne pèsera pas de manière déterminante sur une qualité de l’air déjà dégradée, mais le PCAET déposé par la Communauté d’agglomération Saint-Germain-Boucles de Seine2 démontre déjà que la ville de Bezons est particulièrement exposée dans le territoire, faut-il encore aggraver la situation en positionnant dans un quartier où le tissu urbain et la circulation sont déjà denses un groupe scolaire et 254 logements qui généreront une saturation automobile supplémentaire (au regard des pratiques observées sur la commune) et donc l’émission de gaz nocifs pour la santé (que l’étude d’impact ne peut que sous-estimer car elle ignore – volontairement ? – la façon dont le reste de la commune fonctionne) ?

Sur les cinq carrefours examinés dans l’étude d’impact (Gabriel-Péri/Albert-1er, Albert-1er/Maurice-Berteaux, Albert-1er/frères-Bonneff, frères-Bonneff/Edouard-Vaillant, Edouard-Vaillant/Gabriel-Péri), deux sont déjà chargés ou très chargés matin et soir, un est saturé : le résultat attendu au regard de la démonstration que nous venons de faire c’est que les deux carrefours chargés seront demain saturés et que les deux carrefours non problématiques aujourd’hui deviendront chargés. Avec pour résultat complémentaire, de probablement dégrader la qualité de l’air des parties de la communes situées au sud du « projet Albert-1er » entre les rues Maurice-Berteaux, des frères-Bonneff, Édouard-Vaillant et l’avenue Gabriel-Péri…

Par ailleurs, l’étude d’impact indique que les relevés de circulation ont été faits pour les cinq carrefours cités plus haut à 8h45… Abstraction faite des enfants qui pourraient être déposés plus tôt le matin à l’accueil de loisirs, les entrées des écoles se font entre 8h20 et 8h45 : c’est donc sur une plage d’une demi-heure de 8h15 à 8h45 qu’il aurait fallu anticiper les impacts du projet. Les données apportées ici sont totalement inadaptées à la réalité de ce qui est envisagé.

Enfin, la commune avait annoncé la réalisation d’une étude et consultation sur la circulation et les sens de circulation dans Bezons. Soit cette étude n’a pas été réalisée et il apparaît hasardeux d’envisager un tel projet d’aménagement urbain sans des données précises en la matière ; soit cette étude a été réalisée, mais encore une fois sans consultation du public, sans avoir été communiquée aux élus municipaux et elle ne figure pas dans le dossier d’enquête publique, alors que si elle existait elle devrait être (au moins pour la partie du territoire concerné) un élément de réflexion essentiel.

 
Un projet négatif pour l’environnement au moment où nous devons réguler la chaleur en ville

Le plan masse paysager de l’étude d’impact démontre un abattage massif des arbres existants sur les parcelles situées sur l’emprise du projet immobilier. Comment peut-on expliquer qu’il s’agit d’un projet respectueux de l’environnement quand on constate qu’avec 254 logements (nous n’avons pas trouvé d’indication précise sur la hauteur des bâtiments), un cabinet médical et une résidence intergénérationnelle, il s’agit bien d’une logique de surdensification au sein d’un environnement urbain déjà dense.

En effet, outre un tissu pavillonnaire assez dense, nous nous trouvons à proximité immédiate de nouveaux immeubles de 6 étages le long de l’avenue Gabriel-Péri, à l’angle de la rue des frères-Bonneff et de la rue Albert-1er se trouve également un immeuble d’habitation de 4 étages, en face du croisement entre les rues Albert-1er et Maurice-Berteaux se trouve la résidence Joliot-Curie avec des immeubles d’habitation de 3 étages, et à proximité la cité des Pierrats (rues Altmeyer et Ambroise-Paré) compte plusieurs immeubles d’habitations de 7 étages.

Le terrain sur lequel souhaite s’implanter le projet immobilier d’Atland et Nexity avec le soutien de l’équipe municipale était l’espace idéal pour crée un espace de respiration urbain dans une commune qui souffre particulièrement de l’artificialisation des sols et du manque d’arbres susceptibles de rafraîchir les températures locales au printemps et en été.

Il faut tenir compte du contexte général de la commune et rappeler que l’équipe municipale a l’intention d’abattre 25 platanes sains en plein centre ville, le long de l’avenue Gabriel-Péri dans le square de la République, qu’elle vient d’abattre et de broyer 25 arbres sains à l’extrémité du parc Bettencourt entre les rues Francis-de-Pressensé et René-Rousseau (sakura, prunus, pins et un double alignement de cèdres bleus précédemment classés comme remarquables) et 27 arbres le long du chemin de halage dans le cadre de « l’aménagement » des berges de Seine. La commune de Bezons souffre donc non seulement d’une insuffisance ancienne en la matière, mais aussi d’une action municipale récente qui va à l’encontre des objectifs affichés de projets respectueux de l’environnement à caractère « paysager ».

Personne ne contestera le fait que cet espace mérite une requalification : des jardins ouvriers potagers qui manquent aujourd’hui d’une gestion dynamique, des friches naturelles, des maisons, un bâtiment d’activité (ancienne usine), ces bâtiments étant en mauvais état. L’ancienne usine a accueilli pendant de nombreuses années plusieurs activités potentiellement polluantes : menuiserie industrielle, atelier de vernis et de peinture, avec des installations de support à l’activité elle-même polluante comme une cuve enterrée de fioul d’une capacité de 5 000 litres, une chaudière alimentée au fioul, des anciennes cuves enterrées d’essence et, pour finir, une cuve aérienne de perchloroéthylène.

Sur ce dernier sujet, il est évident que les risques de pollution des sols sont particulièrement élevés. D’ailleurs, dans ses pages 11 et 12, l’avis de Mission régionale de l’autorité environnementale (MRAe) fait par des éléments tangibles qui permettent d’émettre des inquiétudes quant aux risques pour la santé humaine. Or s’il est bien noté, dans la réponse qu’Atland et Nexity apportent à l’avis de la MRAe, que le conseil municipal a approuvé le projet général en connaissance des risques de pollutions des sols, cela n’en écarte pas la réalité et surtout c’est faire peu de cas des débats du conseil municipal du 15 février 2023 pendant lesquels des inquiétudes fortes ont été émises par de nombreux élus les amenant à voter contre, à s’abstenir ou à refuser de prendre part au vote pour protester contre le manque d’information (p. 40 et suivantes du compte rendu du conseil municipal joint à ce dossier) ; car il faut préciser que le conseil municipal n’a jamais été le lieu d’un débat complet sur ce projet immobilier et n’a été saisi que par incidente en examinant l’achat de parcelles cadastrées AD 944, 945, 946 et 947 et l’acquisition de volumes et d’emprise au 29-45 rue Albert-1er, 123 rue des frères-Bonneff et 172 rue Maurice-Berteaux, ce même 15 février 2023. En réalité, nous-mêmes en tant que conseillère et conseiller municipaux, nous découvrons le contenu du projet immobilier au travers du dossier d’enquête publique…

Or, à l’occasion de ce seul conseil municipal où nous avons pu « débattre » de quelques éléments du projet immobilier soumis aujourd’hui à enquête publique, Madame la Maire a répondu à Mme Florelle Prio qui s’inquiétait de la charge importante que représenterait la dépollution du site : « Sur la question de la dépollution, tout est à la charge du promoteur. […] Les études de dépollution ont été faites, les études de cas par cas ont été faites. En fait, l’ensemble des études obligatoires ont été réalisées. » (p. 44 du compte rendu du conseil municipal du 15 février 2023) La Maire a refusé dans la foulée de redonner la parole à M. Frédéric Faravel, considérant que le groupe municipal de Mme Prio et M. Faravel s’était déjà exprimé, mais M. Faravel a pu faire remarquer lors de l’examen du dossier suivant que la Maire avait menti à l’assemblée municipale puisqu’il était écrit dans les documents remis aux conseillers municipaux sur les achats de parcelles, de volumes et d’emprise (ces documents, à savoir 3 courriers d’offre d’Atland et Nexity à l’attention de la Ville, sont en pièce jointe à cette contribution) : « Pour ce faire, nous vous proposons de signer une promesse de vente assortie des conditions suspensives habituelles en matière de constructions neuves et notamment absence de pollution du sol et du sous-sol, de toutes les prescriptions et diagnostics ou de fouilles archéologiques. » M. Faravel précisant ensuite sans être contredit : « c’était ce qu’il y avait marqué dans les documents des trois dossiers précédents. Donc Mme Prio avait raison, il y a bien une clause de dépollution obligatoire à la charge de la Ville demandée par les promoteurs. » (p. 48 du compte rendu du conseil municipal du 15 février 2023)

Au regard de la nature des débats du conseil municipal du 15 février 2023 et de l’avis de la MRAe sur les risques de dépollution, qui ne reçoivent pas de réponse sérieuse dans le mémoire d’Atland et Nexity, il est naturel que l’on puisse douter de la sincérité des affirmations de l’étude d’impact et du « mémoire en réponse » concernant le sérieux avec lequel est envisagé la dépollution du site et l’absence à termes de risques pour la santé des personnes et de la faune. En réalité, on peut penser qu’en absence de clarté et de sincérité des débats la confiance des élus a été abusée par Atland, Nexity et l’exécutif municipal.

compte rendu du conseil municipal du 15 février 2023

courrier 1 d'Atland et Nexity cité plus haut

courrier 2 d'Atland et Nexity cité plus haut

courrier 3 d'Atland et Nexity cité plus haut

Il existe aujourd’hui sur le site 40 arbres. Le projet immobilier prévoit l’abattage de 39 d’entre eux !

p. 96 de l'étude d'impact, recensant les arbres qui devraient être abattus

p. 96 de l'étude d'impact, recensant les arbres qui devraient être abattus

C’est à n’en pas douter une solution assez radicale. Ce qui est assez aberrant c’est que la page 97 de l’étude d’impact est intitulée « préservation des arbres existants », alors qu’un seul spécimen sera conservé et toute la page continue d’utiliser ce pluriel. Ce n’est plus une « étude d’impact » mais une adaptation de 1984 de George Orwell pour illustrer que les mots n’ont plus sens.

À titre de compensation, le projet prévoit de replanter 28 arbres – ce qui nous place à un déficit de 11 spécimen – dont une grande partie seront des « arbres en bosquets » (p. 99 de l’étude d’impact).

p. 99 de l'étude d'impact, positionnement des nouveaux arbres à replanter

p. 99 de l'étude d'impact, positionnement des nouveaux arbres à replanter

Or là aussi, là où on pouvait implanter un parc urbain nécessaire pour la respiration de la Ville et la régulation de sa température moyenne en période de changement climatique, ce que proposent la Ville et les promoteurs, c’est pour moitié des arbres en bosquets de petite taille qui seront cantonnés dans des espaces privés à l’intérieur de cours d’immeubles qui ne seront pas accessibles aux Bezonnais.

L’étude d’impact indique également que la partie centrale du terrain accueillera un espace vert, conformément au plan local d’urbanisme (PLU) de Bezons (emplacement réservé n°15 qui impose la création d’un espace vert) (p. 7, 56 et 63). Or aucune information ne figure dans l’étude d’impact sur cet aménagement. Le dossier de permis de construire indique quant à lui que cette partie centrale sera « intégralement traitée en espaces verts », mais « laissée en l’état » et que cet espace sera « rétrocédé à la ville » et « fera l’objet d’une qualification et d’un traitement ultérieur », sans plus d’informations (qui réalisera cet aménagement, échéance de réalisation, vocation de cet espace vert…). C’est donc la Ville de Bezons qui est en charge de cette partie du projet d’aménagement urbain et elle aurait dû apporter les éléments nécessaires au dossier d’enquête publique. Il est à noter que ni les élus ni le public n’ont eu connaissance d’une quelconque présentation du projet d’aménagement de cet « espace vert », la Maire de Bezons se contentant d’affirmer avec grandiloquence lors du conseil municipal du 25 mai 2023 qu’il s’agirait d’un « parc paysager » donnant directement sur la « cour oasis » de l’école… Au-delà de l’emphase du discours, nous ne pouvons être que dubitatifs quant aux mots choisis au regard de la relativement faible superficie concernée.

Dans tous les cas, l’aménagement de cet espace central étant une composante essentielle du projet, il devrait donc être décrit et ses impacts sur l’environnement devraient être évalués. Ce n’est pas le cas dans l’étude d’impact et ce n’est pas non plus le cas dans le mémoire en réponse à l’avis de la MRAe rédigé par Atland et Nexity ; c’est en réalité logique puisque ces éléments auraient dû être fournis par l’équipe municipale et les services de la Ville, ce qu’elle s’est refusée à faire jusqu’ici.

Cela pose la question du phasage et du calendrier général de ce projet immobilier : la Ville de Bezons prétend y intégrer la réalisation d’une partie des promesses électorales de son exécutif actuel, le mémoire en réponse à l’avis de la MRAe se permet même d’écrire (p. 13) « la ville a trouvé à cet endroit de son territoire un débouché assez complet pour ses besoins » (c’est un argument un peu court pour considérer qu’il évite de répondre aux questions posées sur les enjeux environnementaux), pourtant elle semble incapable de préciser dans quels délais les éléments écologiques compensant les dégradations évidentes induites par ce projet pourront être réalisés, sans même qu’il soit besoin de rappeler que les compensations ne sont pas à la hauteur des destructions. D’ailleurs quand la MRAe note que « l’étude d’impact n’apporte pas d’informations sur la durée des travaux, » le mémoire en réponse ne pourrait être que lacunaire et insuffisant par avance puisque la Ville n’a pas participé à sa rédaction et n’apporte pas la réponse sur les éléments du projet immobilier qui la concerne.

D’autre part, comme nous l’avons dit plus haut, les jardins ouvriers potagers actuellement implantés sur la partie septentrionale du site seront « supprimés » (p. 60, 165, 175), sans que l’étude d’impact ne précise si une relocalisation est envisagée sur un autre secteur de la commune. Or nous partageons ici aussi l’avis de l’Autorité environnementale : ces jardins contribuent à un cadre de vie agréable pour la population (espaces verts, accès à la nature), mais peuvent également avoir des effets positifs pour la biodiversité, l’effet îlot de chaleur, la gestion des eaux pluviales, etc. Là aussi, le mémoire en réponse n’apporte pas de réponse quant à leur remplacement et leur relocalisation sur le territoire communal car Atland et Nexity ne maîtrisent pas cette information et que la Ville et son exécutif refusent ou plutôt sont incapables de dire où ils pourront relocaliser ces jardins ouvriers.

Lors de la réunion publique du 11 mai 2023, au gymnase Gilbert-Trouvé, la Maire a été interpellée fortement par les habitants à ce sujet ; là encore, elle a été incapable d’apporter une réponse à cette question précise, préférant s’en prendre violemment à la gestion associative (certes très imparfaite) des « jardins ouvriers » dénonçant avec une grande brutalité ce qu’elle considère comme une forme de privatisation et de clientélisme. Quel que soit l’avis que l’on peut porter sur les défaillances de la gestion actuelle des jardins ouvriers, ce n’était pas le sujet : il faut désormais dire où seront relocalisés ces jardins potagers et ce sera l’occasion si nécessaire d’en réviser la gestion. Dans tous les cas, les compensations promises dans la présentation du projet au sein de l’étude d’impact ne peuvent pas être limitées à la plantation de quelques arbres qui ne seront pas accessibles aux Bezonnais dans les cours d’immeubles.

D’une manière générale, les recommandations de la MRAe ne reçoivent aucune réponse solide dans le mémoire transmis par Atland et Nexity, soit parce qu’ils n’en maîtrisent pas les éléments, soit parce qu’ils se contentent (recommandation n°4) de répéter la partie du dossier déjà présente dans l’étude d’impact, ce qui à nouveau interroge sur le sérieux avec lequel ce dossier est conduit.

Conclusion

Le projet immobilier « Albert-1er » ne saurait recevoir un avis favorable :

  • il n’a pas fait l’objet d’une concertation sérieuse avec les riverains et les habitants de la commune ;

  • les besoins sociaux de la commune de Bezons sont négligés si l’on considère que le projet immobilier ne comptera que 11 % de logements sociaux ;

  • il n’y a aucune étude d’impact sur les équipements publics prévus avec le projet immobilier ;

  • l’insuffisante prise en considération de la croissance de la circulation et des risques en matière de sécurité routière aux abords d’un futur groupe scolaire démontre une méconnaissance totale de l’environnement urbain et social dans lequel le projet s’inscrit ;

  • le projet immobilier implique une dégradation profonde des conditions écologiques du territoire, sans aucune compensation proposée, avec un silence coupable de l’équipe municipal sur des éléments essentiels du dossier.

Ce projet est nocif pour l’environnement, la santé et la sécurité des habitants ; sa présentation est insincère et loin de vouloir répondre aux besoins des habitants, il ne semble motivé que par des considérations de profit immédiat des aménageurs et promoteurs, assez malhabilement habillé par de la communication politique.

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26 mai 2023 5 26 /05 /mai /2023 15:10

Compte rendu rapide du conseil municipal du jeudi 25 mai 2023. Les vidéos des débats suivront dans les jours qui  viennent. Le conseil municipal de Bezons s'est réuni hier soir à partir de 21h...
J'ai (avec le pouvoir de M. Dejan Krstic) avec Florelle Prio (avec le pouvoir de M. Martin Lolo) une nouvelle fois souhaité défendre les aspirations des Bezonnaises et des Bezonnais. A ce titre, face au mépris désormais récurrent et quelque peu fatiguant de Mme Menhaouara à l'égard de l'ensemble des élus de l'opposition, nous avons dû lui rappeler que malgré le peu de temps (4 à 5 jours) et d'éléments dont nous disposions pour préparer les conseils, nous avions pour règle de conduite d'y travailler avec le sérieux en prenant en compte l'état de la Ville et ce que les habitants vivent et nous rapportent de leurs préoccupations quotidiennes : si Mme Menhaouara juge nos interventions et propositions inintéressantes, c'est donc les attentes d'une large partie des Bezonnaises et Bezonnais qu'elle méprise ouvertement. Venons en aux dossiers eux-mêmes. Une attitude qui tranche cependant avec certains des membres de sa majorité municipale : M. Kevin Harbonnier et Mme Geneste (même si nous avons quelques désaccord avec elle) ont été extrêmement courtois et ont fait preuve d'une implication et d'une compétence qui force le respect.

🏡Chemin de halage : la Ville souhaitait acheter une parcelle le long du chemin de halage, dans le cadre du projet d'aménagement des berges. Nous avons donc demandé à Mme Menhaouara de bien vouloir communiquer à la population et aux élus les éléments du dossiers du projet d'aménagement du chemin de halage, car l'achat du terrain ne peut s'évaluer qu'à la condition de connaître ce projet. Or l'équipe municipale refuse depuis le départ de communiquer quoi que ce soit... Pourtant un dossier de plus de 100 pages, élaboré par la Communauté d'agglomération, circule présenter un projet particulièrement avancé qui laisse peu de place à la concertation. Se réfugiant derrière le fait que, désormais et à sa demande, c'est la communauté d'agglomération qui est en charge de la maîtrise d'ouvrage, la Maire a été incapable de formuler un quelconque propos construit sur ce dossier : à l'entendre, son seul projet serait "d'aménager les berges de Seine", fermez le ban... elle prend vraiment les Bezonnais pour des imbéciles ! Nous avons donc voté CONTRE.🚫

🏭Augmentation de la capacité de la chaufferie alimentant le réseau de chauffage urbain (RCU) : nous avons toujours été favorables au développement du RCU à Bezons, ce système qui vise à améliorer l'accès au confort des Bezonnais et à faire baisser leur facture énergétique a été obtenu de haute lutte lors du mandat 2014-2020. Or quand nous avons fait remarquer que les conditions de l'enquête publique sur ce dossier avaient été particulièrement restrictives, que la Ville était censée délibérée avant le 11 mai 2023 (le conseil se tenant donc deux semaines hors délais) et qu'il n'y avait aucune trace du rapport du commissaire enquêteur qui devait être issu de l'enquête publique, ne nous donnant donc aucune information définitive sur le coût, la répartition et le calendrier des travaux, la Maire a tout simplement refusé de répondre à nos interrogations... Dans ces conditions, nous nous sommes donc abstenus.🗑

🛻🚚🚲🛵🚗Requalification de la RD41 (croisant Bd du Général-Delambre/voie sur berge) : Rien ne va dans ce dossier... La Maire cache son absence de maîtrise du sujet en renvoyant toute la responsabilité vers le département (elle est conseillère départementale et ça se passe sur le territoire de notre commune quand même !?), mais le calendrier des travaux est totalement imprécis (début des travaux fin 2023 paraît-il ?) et surtout les conditions de sécurité pour les cyclistes notamment ne sont pas assurées, conséquence d'une absence totale de concertation (comme d'habitude) avec les associations concernées... C'est un projet mal sécurisé, accidentogène. Il devrait être revu... Nous avons voté CONTRE.🚫

🚗Utilisation du parking du cœur de Ville : nous avons voté POUR le maintien quelques rares plages de gratuité obtenue en négociant avec COGEDIM et INDIGO. C'est peu de chose, mais en l'absence de renouvellement de la convention cela aurait été perdu. La Ville et les sociétés privées doivent cependant faire des efforts, car aujourd'hui l'une des causes de la défaillance de ce parking réside aussi dans l'absence totale de signalisation.✅

👨‍👩‍👧‍👦Dématérialisation du calcul du quotient familial : nous avons voté POUR, en alertant cependant sur le fait qu'il ne fallait pas tomber dans le "tout dématérialisé" et que l'accès à des formulaires et des procédures papiers devait être conservé (ce qui est prévu par l'agrément)... Ce maintien de la solution non numérique doit faire l'objet d'une plus grande communication au public : en effet, on croit que la numérisation des procédures facilite la vie, or trop souvent les outils numériques proposés sont peu intuitifs et posent des difficultés aux familles.✅

🏘Création d'un Service d'information et d'Accueil des Demandeurs de Logement avec l'agglomération : c'est un dossier que nous avions déjà soutenu en conseil communautaire en juin 2021 (oui ça fait presque 2 ans !) : nous avons donc voté POUR.✅

🙋‍♀️🙋🤝Bourses d'aide aux jeunes : nous avons voté POUR la reconduction du dispositif et nous considérons que M. Kevin Harbonnier fait un excellent travail et que sa présentation en conseil était extrêmement solide et sérieuse.✅

👶Modification des règles de fonctionnement des crèches du contrat des familles : le transfert des assistantes maternelles de la crèche du colombier et son regroupement avec la crèche Madiba nous a inquiétés fortement. L'agrément total passe de 70 à 59 (pouvant monter à 68, si certaines agentes passent à 4 enfants) : c'est donc une baisse de l'agrément et des capacités d'accueil. Nous craignons aussi une dégradation des conditions de travail des Assistantes maternelles et de garde pour les enfants, car celles qui fréquentaient le colombier vont devoir faire énormément plus de chemin pour participer aux jardins d'enfant (parfois avec des enfants dont elles ont la charge ne sont pas concernés par les mêmes horaires). Cependant Mme Geneste a tenu à faire une présentation aussi complète que possible des difficultés structurelles rencontrées, bien au-delà de Bezons, pour le recrutement et le remplacement des Assistantes maternelles - la transition générationnelle se fait plus de difficilement... la baisse du nombre de professionnelles ne permettant pas d'atteindre les agréments obtenus plus tôt le risque était fort de perdre à termes les subventions de la CAF. Nous remercions donc Mme Geneste d'avoir pris le temps de nous apporter des réponses complètes avec beaucoup de respect, c'est la raison pour laquelle nous avons changé notre vote de CONTRE à ABSTENTION. Nous ne pouvions cependant voter pour, car la présentation démontrait cependant un choix affirmé en direction du développement des crèches privées plutôt que dans le public, pourtant moins onéreux pour les familles... par ailleurs, nous craignons également une dégradation des conditions de travail et de garde : en effet, passer à 4 enfants plutôt que 3 max. (pour atteindre 68 places) représenteraient une charge difficile - légale mais difficile -  qui ne serait pas positive.🤔

🏥Transition pour le Contrat Local de Santé (CLS) : c'est une étape positive car cela permet d’assurer et pérenniser le partenariat avec l’agence, après l'annonce de la reconstruction du Centre Municipal de Santé dans des locaux modernes ce qui, pour le coup, va de pair avec une refonte complète d’un CLS (on espère que cela ira au bout).Nous avons obtenu quelques détails sur la méthode d'élaboration du diagnostic territorial de santé et de l'association des patients et des habitants à celle-ci. D'autre part, on nous a assurés que le volet santé mentale du prochain CLS ferait l'objet d'un travail approfondi en lien avec l'ARS d'Île-de-France. Nous espérons donc que nous serons associés à ces réflexions (Mme Prio disposant en la matière d'une grande expérience) et nous avons voté POUR.✅

🎭Théâtre Paul-Eluard : nous avons voté CONTRE la délibération mettant fin aux fonction du directeur du Théâtre... il ne s'agissait pas de s'opposer à ce qu'il bénéficie des indemnités de sa rupture conventionnelle, mais de dénoncer les mensonges de l'équipe municipale en lien avec son absence totale de réelle politique culturelle. En effet, Mme la Maire et M. Cuvillier ont eu le culot d'expliquer que le départ du directeur était un choix personnel alors qu'il est la conséquence directe des décisions de la Maire et des pressions qui en ont découlé : en décidant de ne plus renouveler la convention du TPE "scène d'intérêt national" avec l'Etat et la DRAC, Mme Menhaouara a fait perdre des dizaines de milliers d'euros à la structure, mais elle l'a aussi fragilisé et rendu impossible l'exercice même des missions pour lesquelles M. Sébastien Lab avait été embauché. Il ne décide pas de partir, elle l'a poussé dehors et sans ménagement... Le recrutement d'un nouveau directeur au dernier moment, alors qu'il aurait fallu qu'un directeur travaille sur la future programmation depuis plusieurs mois démontre à quel point l'équipe municipale est dans l'improvisation totale et mène une politique de gribouille... Encore une fois, M. Renault, adjoint à la Maire en charge de la culture, est restée muet : cela fait 3 ans qu'il n'a pas dit un mot pour formuler le projet culturel de la municipalité ! Nous avons voté CONTRE la fin des fonctions du directeur et refusé de prendre part au vote sur la nomination d'un nouveau directeur.🚫

👷‍♀️🧑‍🔧👩‍💻👩‍⚕️Ressources Humaines : nous avions demandé de voter séparément la transformation de poste directeur de l'Ecole Municipale de Musique et de Danse (EMMD) en simple "responsable" de grade information. C'est une rétrogradation qui n'annonce rien de bon pour la qualité du travail à venir. Il est à noter que Mme Menhaouara s'est permise de dézinguer pendant de longues minutes le travail réalisé par le Directeur de l'EMMD qui vient de partir, alors qu'elle le couvrait de compliments en public voici quelques mois encore... Mme Menhaouara a d'ailleurs recours à ce type de mesquinerie assez régulièrement dès qu'un cadre territorial de la commune quittent les services : après les avoir encensés en public, elle explique ensuite qu'ils étaient nuls, mauvais, déloyaux et incompétents. Sans doute une façon de se défausser de ses propres responsabilités pour rejeter l'origine d'un problème sur quelqu'un d'autre quand elle y fait face. La Maire nous a refusé ce vote séparé : nous nous sommes donc abstenus sur les transformations de postes.😓

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste (GRS)
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Animateur national du pôle Idées, formation, riposte de la GRS

Encore un conseil municipal bezonnais englué dans le mépris de Mme Menhaouara
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4 mai 2023 4 04 /05 /mai /2023 12:23
🏗🤬Hier matin, nous avons constaté avec colère et consternation les conditions désastreuses dans lesquelles sont conduits les travaux le long de la Rue Francis-de-Pressensé, du terrain de football synthétique et du par Bettencourt.
En pleine vacances, il semble que l'équipe municipale ait tenté de cacher aux Bezonnaises et aux Bezonnais la façon dont elle expose une partie des habitants à un tel niveau de désorganisation et de dangerosité. C'est scandaleux et irresponsable !
Les piétons, familles et enfants, doivent slalomer entre les machines de chantier et les blocs de béton🫣😱😰 ; un seul arrêté municipal pour réduire les places de stationnement mais rien sur l'ampleur de ces travaux et le déplacement des palissades.
Comme nous en avions alerté les Bezonnais depuis près de 3 ans, nous faisons face à une opération évidente de réduction de l'espace qui était initialement prévu pour le Parc Bettencourt🌳🌱 : encore un saccage d'espaces verts par la Maire de Bezons (ah oui pardon, elle nous a expliqué depuis qu'elle n'était pas contre le béton mais le "tout béton")...
Les ouvriers indiquent qu'ils doivent eux-mêmes sécuriser la zone, sans balisage préalable, sans barrières préinstallées, sans information en amont du public, sans passage piéton identifié provisoire... On marche sur la tête !?!
Nous demandons donc des comptes :
⚠️ sur le déplacement des palissades sans arrêté municipal ;
⚠️ sur la destruction des 2 city stades sans aucune information du grand public ;
⚠️ sur les conditions de sécurité scandaleuses du chantier depuis hier et la responsabilité de la ville et de l'entreprise délégataire qui est normalement engagée ;
⚠️ sur le devenir des 25 arbres (des résineux et des Sakura notamment) compris désormais dans l'emprise du chantier ;
⚠️ sur la réduction de l'emprise du parc Bettencourt.
L'équipe municipale de Mme Menhaouara, ces "écologistes en carton", fait à nouveau la preuve qu'elle n'a aucun respect pour le quotidien des Bezonnaises et des Bezonnais, des riverains qui n'ont reçu aucune information ; elle tente de camoufler son forfait en profitant des vacances scolaires pour une opération dangereuse qui va dégrader la surface en espaces verts : juste lamentable !
 
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains
Animateur national du pôle Idées, formation, riposte de la Gauche Républicaine et Socialiste
Ce qui se passe Rue Francis-de-Pressensé à Bezons est un saccage !Ce qui se passe Rue Francis-de-Pressensé à Bezons est un saccage !
Ce qui se passe Rue Francis-de-Pressensé à Bezons est un saccage !Ce qui se passe Rue Francis-de-Pressensé à Bezons est un saccage !Ce qui se passe Rue Francis-de-Pressensé à Bezons est un saccage !
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19 avril 2023 3 19 /04 /avril /2023 10:11

Contribution du groupe municipal « Vivons Bezons » à l’enquête publique sur le Plan Climat Air Énergie du territoire de la communauté d'agglomération Saint-Germain-Boucles de Seine

Un rendez-vous manqué

L’adoption d’un plan Climat-Air-Energie pour notre communauté d’agglomération pourrait constituer en soi un élément positif car il est censé apporter à l’EPCI une approche stratégique et structurée, à condition ensuite de se doter d’instrument de planification écologique, répondant aux besoin de notre territoire.
Toutefois, ce projet apparaît daté mais également sous-dimensionné tant dans son périmètre que dans ses objectifs, les trajectoires prévues mais également en termes de méthode.
En réalité, aucun travail partenarial sérieux n’a été conduit en direction des associations, qui aurait pu mobiliser nos concitoyens pour la consultation et l’enquête publique ; cela supposait que l’exécutif de la communauté d’agglomération avait une réelle volonté de l’enrichir et de se doter de l’ambition qui lui fait défaut, y compris en termes de suivi pour les années à venir. Nous constatons en réalité que ce n’est pas le cas, ni au niveau communautaire, ni au niveau communal ; aucun effort sérieux pour muscler la participation citoyenne n’a été conduit : il s’agit ici pour les exécutifs communautaires et communaux d’un « mauvais moment à passer » dans l’attente que le document légal soit formellement adopté avant de passer à autre chose.
C’est donc un rendez-vous important mais un rendez-vous manqué, d’autant plus manqué que les ambitions affiché par l’agglomération dans son projet sont souvent en-deçà des obligations légales.

Vous trouverez ci-dessous au format PDF notre contribution à télécharger.

pour "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire (Gauche Républicaine et Socialiste) de Bezons

contribution du groupe Vivons Bezons au PCAET

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12 avril 2023 3 12 /04 /avril /2023 14:03

Nous avons décidé de ne pas siéger jeudi soir au conseil municipal et de manifester ainsi notre rejet du budget et des méthodes anti-démocratiques de la Maire. Mais nous avons un avis très tranché et argumenté sur le mauvais budget adopté jeudi soir.

Mettons d’abord les choses au clair :

Depuis vendredi, Mme Menhaouara et son équipe ont diffusé, sur les messageries et réseaux sociaux, la fable selon laquelle nous aurions ainsi tenté d’empêcher l’adoption du budget municipal pour 2023. Cette affirmation est à la fois ridicule et pathétique et témoigne d’une forme de panique dans la communication politique de Mme la Maire, à la mesure de sa déstabilisation lors de ce conseil :

👉L’opposition municipale n’a pas les moyens à elle-seule d’empêcher la tenue d’une conseil municipal : pour ne pas avoir le quorum, il faudrait que de nombreux membres de la « majorité municipale » soient absents (et ça c’est le problème de la Maire s’ils n’étaient pas assez nombreux).

👉Si le quorum n’avait pas été atteint par l’absence de mobilisation suffisante des élus de la « majorité municipale », la Maire aurait pu convoquer un nouveau conseil municipal quelques jours plus tard, sans obligation de quorum, et aurait fait adopter son projet de budget municipal dans les délais fixés au 15 avril 2023.

👉Les élus de l’opposition – comme partout en France – votent contre le budget de la « majorité municipale » chaque année. Mme Menhaouara a par ses choix politiques repoussé dans l’opposition plus d’élus qu’elle n’en a ramené à elle. Mais si les votes contre son budget ont augmenté, Mme la Maire dispose toujours du « soutien » (parfois craintif) d’une majorité des élus du conseil.

Aucun risque donc normalement de voir son projet de budget rejeté, sauf à ce que de nombreux élus de la « majorité municipale » désertent les rangs ou qu’ils votent contre en joignant leurs voix à celles de l’opposition.

Si elle veut s’éviter un stress sur les délais de vote du budget, la Maire de Bezons devrait déjà améliorer sa préparation pour qu’elle ne soit pas dans la situation de le faire voter dans les deux semaines qui précède la limite absolue : c’est encore de sa seule responsabilité.

En définitive, sur ce sujet comme sur bien d’autres concernant les affaires municipales, la Maire de Bezons et son cabinet, relayés par une partie de leurs soutiens, racontent n’importe quoi… Comment l’expliquer ?

Au choix :

👉Mme Menhaouara et son cabinet ne connaissent pas le « b-a-ba » de la procédure d’adoption d’un budget municipal ;

👉Mme Menhaouara et son cabinet prennent les Bezonnaises et les Bezonnais pour des idiots qui tomberont dans leur panneau (ce qu’ils ne sont pas évidemment).

Venons en au budget adopté jeudi soir

La Maire se vante d’un budget de fonctionnement en baisse et d’un budget d’investissement en hausse. Cela serait positif si cela ne masquait pas de graves dérapages et des choix politiques qui vont contre les intérêts des Bezonnaises et des Bezonnais.

Rappelons que bien que l’inflation et les coûts de l’énergie augmentent fortement les dépenses de la commune, notre Ville a vu ses prévisions de recettes fiscales (ce sont les chiffres de la municipalité qui sont dans le dossier du budget) progresser de plus de 3 millions d’euros.

Si Mme Menhaouara se plaint ensuite d’être en difficulté, elle ne peut donc s’en prendre à elle-même : beaucoup de communes rêveraient d’avoir 3 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires par rapport à 2022.

Sur l’investissement, d’abord : la confusion et l’opacité règnent

Aucun projet de construction ou d’aménagement dont la Maire prétend faire la promotion n’a été l’objet d’une large concertation avec la population ou les personnes directement concernées : le projet d’aménagement des berges de Seine, les cours d’école végétalisées, les city stades, le plan vélo, le nouveau groupe scolaire (dans un secteur déjà largement couvert par des écoles), etc.

Rien n’a fait l’objet d’un travail associant les habitants (on ne parle même pas des élus que la Maire refuse d’associer par principe)…

De même, elle prétend construire comme en 2022 10 classes supplémentaires, alors que l’Éducation nationale annonce au mieux 6 ouvertures de classe … donc pas des postes supplémentaires au passage.

D’autre part, sur ce dossier, il faut noter que de 2022 à 2023, l’effort d’investissement en faveur de l’éducation ne progresse pas, car après les annonces politiques lors du vote du budget 2021 on a eu droit à un important reste-à-réaliser : les investissements avaient donc été annoncés mais non concrétisés… Ils avaient été recasés dans le budget 2022… donc de 2022 à 2023, pas d’effort réel supplémentaire.

L’équipe municipale fait donc de l’affichage en prétendant préparer l’avenir, c’est en réalité une politique de gribouille qui se fait au détriment du fonctionnement.

Le fonctionnement en baisse, ça veut dire les services publics quotidiens sacrifiés

Notons d’abord que, comme nous l’avions annoncé lors du débat d’orientations budgétaires en février 2023, la Ville prévoit bien une hausse magistrale de ses dépenses d’énergie (c’était inévitable avec la réouverture tant attendue de la piscine) : elles doublent + 683 000 € !

Dans son rapport d’orientation budgétaire en février, l’équipe municipale avait annoncé vouloir limiter la hausse à 15 %, quelle blague !… voilà donc pour la fiabilité de leurs annonces !

Rappelons que depuis l’année dernière le point d’indice des fonctionnaires (gelés pendant 11 ans) a progressé de 3,5 %, ce dont il faut tenir compte quand on analyse les évolutions de dépenses de fonctionnement (notamment les dépenses pour le personnel municipal) : ainsi toute baisse en charges de personnel dossier par dossier signifiera d’autant plus une diminution de la qualité de l’accueil et du service public ; par contre, toute augmentation de dépenses ne signifiera pas forcément une augmentation de service, mais une augmentation du coût du service pour la commune.

N’oublions pas non plus la hausse de coûts qui impacte toutes les dépenses de fonctionnement et qui aboutit à la même logique : afficher une hausse des dépenses n’est pas forcément une amélioration du service, mais une augmentation du coût du service pour la collectivité ; afficher une baisse signifie par contre une dégradation évidente du service.

Or il y a des chiffres marquants :

Les charges de personnels pour les services généraux baissent de 900 000 € (-7,5%) – cela signifie que les services publics locaux au quotidien, la façon dont les habitantes et les habitants sont accueillis, la capacité à traiter leurs dossiers, etc., s’effondre !

Les dépenses de fonctionnement pour le sport baissent de 96 000 €, celles pour la jeunesse baissent de 125 000 € ; les charges de personnels pour ces deux postes baissent de 147 000 € ; le budget de la Caisse des Écoles baisse au total de 15 000€ : sans doute une manière de faire mieux pour la jeunesse et le sport avec moins…

Les dépenses d’activités pour les adolescents et les jeunes sont annoncés en baisses de 527 000 €. Les dépenses d’action sociale pour l’enfance et l’adolescence baissent de 43 000 €. Les dépenses pour les services en faveur des personnes âgées baissent de 388 000 €.

Les dépenses de personnel en matière de santé baissent de 80 000 €, alors que la Maire nous annonce un futur radieux pour le Centre de Santé…

De telles baisses sont purement scandaleuses. Seules compensation sur le terrain social, la hausse du budget de CCAS de 50 000 €, après l’avoir baissé en 2022 de 60 000 € (nous y reviendrons)…

Les dépenses pour les services urbains baissent de 350 000 € ; celles pour l’aménagement urbain baissent de 438 000 € ; celles pour l’environnement de 49 000 €…

Le budget de fonctionnement pour l’entretien des voiries et des bâtiments baisse de 175 000 €.

Pour compléter le tableau, le budget de fonctionnement de la propreté urbaine (donc la gestion au quotidien) baisse de 284 000 € : ben oui !?! la ville de Bezons devenant de plus en plus propre comme tout le monde peut le remarquer, c’était évidemment cette dépenses qu’il fallait baisser.

Quand on connaît l’importance des enjeux urbains, de la propreté et de l’environnement, il est sûr que de telles baisses – aussi brutales – ne peuvent que se traduire en une réduction des moyens et donc une baisse de la qualité des services au quotidien…

Concédons quelques hausses de budget bienvenues – tout en nous rappelant, qu’il faut tenir compte de l’augmentation du coût des rémunérations des agents publics…

Les centres de loisirs progressent de 411 000 € ce qui est nécessaire pour permettre l’accès de tous les enfants, ce qui était dans les programmes de toutes les listes de gauche.

Les charges de personnel pour l’éducation déjà importantes à Bezons (ce qui est une très bonne chose) augmentent de 943 000 €, une hausse de 12 % ; même chose pour les charges de personnels culture (essentiellement médiathèque) avec 197 000 € de plus. Le budget de fonctionnement des crèches et garderies progresse de 8 %, soit 257 000 €.

Ce n’est pas là le vrai choix de l’équipe municipale

La Maire a choisi d’augmenter de 50 % – ça c’est une hausse significative – les dépenses de personnel pour la sécurité, 500 000 € supplémentaires en un an. Le social, la jeunesse, les sports, la caisse des écoles, les services à la population au quotidien baissent donc pour augmenter les dépenses de personnel pour la Police Municipale.

Nous avons défendu le développement de la Police Municipale, c’est l’ancienne majorité qui l’a créée, sans que jamais Mme Menhaouara dont c’était pourtant la délégation n’intervienne car trop absente de 2014 à 2020 : mais là cela devient n’importe quoi…

Ce n’est pas parce qu’on rajoutera d’autres policiers municipaux que la tranquillité publique s’améliorera dans notre Ville.

Il y a une fuite en avant de l’équipe Menhaouara pour faire de l’affichage, mais nous avons vu que les résultats étaient mitigés : non parce que les Policiers municipaux ne seraient pas efficace dans leur travail, mais parce qu’ils n’ont pas les compétences pour résoudre toutes les difficultés de notre Ville. Il nous faut un VRAI commissariat de Police Nationale ! Arrêtons de faire n’importe quoi avec l’argent des Bezonnais !

Corrigeons enfin trois mensonges

👉La Maire proclame que les subventions aux associations auraient augmenté ; nous avons comparé les tableaux de 2022 et 2023, c’est en réalité une baisse de 60 000 € qui est affichée.

👉Le CCAS est toujours en dessous des besoins et ne rattrape pas le retard pris en 2022. Nous avions dénoncé l’année dernière la baisse de 60 000 € du budget du CCAS (action et aides sociales), en expliquant que les habitants avaient fortement socialement souffert de la crise sanitaire et qu’il fallait prolonger l’effort. On nous avait répondu que le budget 2021 du CCAS était exceptionnel à cause de la crise sanitaire et qu’il n’y avait pas besoin de continuer. La réalité sociale que nous découvrions a partiellement rattrapé l’équipe municipale qui doit augmenter en 2023 le budget du CCAS de 51 000 € : du temps perdu, et une augmentation qui ne rattrape la baisse de 2022 et ne répondra pas suffisamment aux difficultés des habitants les plus modestes.

👉Non la Ville ne réinvestit pas dans le Théâtre Paul-Éluard ! La subvention municipale retrouve son niveau normal, celui qu’elle n’aurait jamais dû perdre, avant que la Maire l’ampute en 2022 de 220 000 € ! La subvention municipale retrouve le niveau indispensable pour couvrir les seules et uniques dépenses de fonctionnement courant du TPE… Par contre, aucune somme supplémentaire n’est annoncée pour pour compenser la perte de 95 000 € qui auraient dû être versés par la DRAC si Mme Menhaouara n’avait pas décidé unilatéralement de mettre fin au conventionnement « scène d’intérêt national » du TPE … fin du conventionnement qui va entraîner la baisse des subventions régionales et départementales. Suppression de la subvention de la DRAC, baisses régionales et départementales : manque de pot, ce sont ces subventions qui finançaient la programmation culturelle du TPE. Dans le budget municipal 2023, nous n’avons rien vu qui permette de compenser ces quelques 150 000 € (minimum) indispensables pour financer la programmation

CONCLUSION

Le budget 2023 ne permet donc pas de préparer l’avenir comme l’affirme Mme Menhaouara ; il illustre surtout les décisions solitaires d’une Maire qui, depuis qu’elle a été élue, mène une politique toujours plus à droite … une politique qui devrait faire honte à celles et ceux qui l’ont rejointe…

Tout cela dans les dos des habitants, car il n’y a jamais de concertation !

Le Budget 2023 cela va surtout signifier une baisse de la qualité du service public au quotidien des Bezonnaises et des Bezonnais avec un seul secteur privilégié celui de la police municipale.

Les habitants qui peinent déjà au quotidien à voir leurs dossiers avancer et qui constatent chaque jour la dégradation de l’image de notre Ville apprécieront ces choix.

Le 6 avril 2023, nous avons voté avec nos pieds contre ce budget lamentable.

Un très mauvais budget municipal 2023
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7 avril 2023 5 07 /04 /avril /2023 07:45

Hier soir, jeudi 6 avril 2023, devait se tenir le conseil municipal de la Ville de Bezons, consacré au vote du Budget 2023. Convoqué après que l'ensemble du pays a été informé que le jeudi 6 avril serait une nouvelle journée de mobilisation pour exiger le retrait de la réforme des retraites, j'avais pris l'initiative avec Florelle Prio et Marjorie Noël -  et en accord avec Christian Leduey, secrétaire de la section du PCF Jacky-Leser de Bezons -  de demander officiellement à la Maire le report de la séance afin de tenir compte du contexte social. Nous n'avons jamais reçu de réponse : nous sommes habitués au mépris, mais la demande concernant le report du conseil municipal, nous avions imaginé un instant qu'elle daignerait - même indirectement - signifier si oui ou non elle acceptait notre proposition.

Las, la Maire de Bezons est incorrigible ; les élu(e)s d'opposition sont pour elle un punching ball sur lequel cracher une haine irrationnelle. Découvrant par ailleurs un projet de budget 2023 catastrophique (je reviendrai dans un prochain article sur ce que signifie le budget), et d'autres délibérations problématiques - la modification de la convention avec le Comité des Œuvres Sociales du personnel municipal, le changement de maîtrise d'ouvrage pour l'aménagement des berges de Seine dont le projet ficelé reste inconnu des élus et des habitants, etc. -, découvrant ensuite que plusieurs dossiers de présentation nous étaient envoyés avec plusieurs jours de retard, découvrant enfin que le pseudo groupe municipal LFI, composé de Mme Aouchiche et de M. Hoerner (champions toute catégorie du retournement de veste) avait lui le droit de déposer des vœux pour le conseil municipal hors délai (alors même que l'opposition se voit refuser la présentation de ses vœux y compris quand ils sont déposés dans les délais), nous avons convenu avec l'ensemble des conseillères et conseillers municipaux de l'opposition de ne pas siéger le 6 avril 2023 pour marquer le coup et signifier ainsi symbolique que les conditions de la démocratie municipale ne pouvaient plus être systématiquement être dégradées du seul fait de la Maire.

Nous avions déjà exprimé nos positions sur les orientations budgétaires en février, nous savions que nos propositions ne seraient pas entendu : notre absence a été une matière de voter contre le budget de Mme Menhaouara avec les pieds. Déçues de ne pas avoir son punching ball habituel en face d'elle, c'est une Nessrine Menhaouara déstabilisée et sans maîtrise de ses dossiers qui est apparue devant les caméras du conseil municipal hier soir. Sa nature profonde est à nouveau apparue puisqu'elle n'a pas pu s'empêcher de cracher sa haine sur l'ensemble de l'opposition à la fin de la séance ; nous nous serons donc épargnés une nouvelle séance d'insultes et de mensonges à notre encontre. Cette situation est intenable et elle traduit le mépris que la Maire ressent pour l'opposition mais surtout pour les Bezonnaises et les Bezonnais.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration des 12 conseillères et conseiller municipaux d'opposition.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire GRS de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Animateur national du pôle Idées, formation, riposte de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS)

Nous avons décidé de ne pas siéger au conseil municipal du 6 avril 2023 !

Déclaration commune de l’ensemble des élu(e)s d’opposition du conseil municipal de Bezons

Pourtant d’opinions diverses, de gauche, du centre et de droite, les élus d’opposition font unanimement le choix de dire STOP ! Malgré la présentation du budget 2023, nous choisissons en responsabilité de ne pas siéger, exprimant ainsi non seulement notre rejet d’un budget municipal dangereux pour l’avenir de notre ville, mais aussi notre ras-le-bol de la manière de fonctionner et d’agir de la maire et de ses élus.

STOP au mépris depuis 3 ans dans les actes et propos de la Maire de Bezons et de son équipe à notre égard, alors que nous représentons une majorité de Bezonnais !

  • Des commissions thématiques de travail créées n’existant que sur papier car jamais réunies.

  • Les dates de conseil municipal apprises systématiquement 5 jours avant, faute d’un calendrier.

  • Une opacité totale sur des projets structurants, la maire nous donne des informations tronquées ou ne nous répond pas.

  • Une agressivité et un mépris systématiques à l’égard des élus en séance.

Les élus d’opposition n’ont en réalité pas les moyens d’exercer correctement leur mandat et de porter une voix constructive au débat, dans l’intérêt de Bezons et des Bezonnais.

STOP sur ce conseil municipal, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase !

En amont de ce conseil municipal, le constat est clair :

  • Aucune réponse de la maire, sollicitée officiellement, à la demande de retirer deux délibérations car leurs dossiers de préparation sont arrivés hors délai.

  • Aucune réponse suite à la demande officielle de reporter ce conseil municipal en raison de l’actualité et du contexte social.

  • Les commissions, convoquées deux jours avant, ont été bafouées : toutes convoquées en même temps, rendant impossible à certains élus d’y être présents. L’équipe municipale a mélangé les ordres du jour des commissions et ne les a pas plus corrigés quand cela lui a été signalé. Cela démontre que ces instances pourtant légalement obligatoires n’ont aucune valeur pour la Maire.

  • Nous avons enfin découvert deux jours avant la séance qu’un vœu d’élus de la « majorité » serait soumis à ce conseil municipal, bien que déposé hors des délais prévus par le règlement intérieur du conseil municipal.

STOP au mépris et à l’indifférence de la maire et ses élus à l’égard des Bezonnais !

  • La Maire ne répond pas aux mails et courriers des habitants.

  • La Maire ne les reçoit jamais.

  • Elle n’organise pas de concertations avec les habitants et les riverains des projets notamment en termes d’urbanisme ; cela laisse place à toutes les rumeurs et angoisses de la population.

Ce comportement insultant et systématique envers les habitants et les élus ne PEUT PAS et ne DOIT PLUS durer !

BEZONS ET SES HABITANT(E)S MÉRITENT MIEUX que la transformation de la démocratie municipale en une chimère, maquillée de communication, qui ne représente pas la réalité du fonctionnement démocratique de la ville au quotidien.

Les conseillères et conseillers municipaux de Bezons :

Stéphanie Chassang (Les Républicains) ; Éric Dehulster (divers droite) ; Frédéric Faravel (Gauche Républicaine et Socialiste) ; Arnaud Gibert (Indépendant) ; Dejan Krstic (La France Insoumise) ; Dominique Lesparre (Parti Communiste Français) ; Martin Lolo (socialiste) ; Marjorie Noël (Parti Communiste Français) ; Florelle Prio (Parti Communiste Français) ; Jérôme Ragenard (divers droite) ; Marc Roullier (Les Républicains) ; Sophie Stenström (divers droite)

Nous avons décidé de ne pas siéger au conseil municipal du 6 avril 2023 !
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22 mars 2023 3 22 /03 /mars /2023 08:00

Après des semaines de mépris pour les Français qui ont manifesté dans le calme et souvent dans la joie, après des semaines d’empêchement parlementaire, l’exécutif est arrivé au bout du processus qu’il avait échafaudé pour imposer sa réforme des retraites injuste et inutile.

Ce n’est pas vrai que la loi toucherait tous les salariés de la même façon : ce projet ne change rien pour des gens comme moi… Nous, on a déjà été frappé par la loi Touraine votée en 2014 par les groupies PS de François Hollande… Non, les effets de ce texte s’il était mis en œuvre seraient essentiellement supportés par les plus modestes, ceux qui auront à travailler plus sans voir leurs pensions progresser, ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui exercent des emplois pénibles, précaires, celles et ceux qui ont des carrières hachées, principalement les femmes. Ce sont eux qui vont trinquer pour les marchés financiers et les actionnaires. C’est inacceptable !

Le recours à l’article 49.3 (après le 47.1 et le 44.3) en fin de parcours et le nombre de voix recueillies par la motion de censure transpartisane à l’Assemblée Nationale démontrent s’il en était besoin qu’Emmanuel Macron et Élisabeth Borne n’ont pas plus de majorité politique au parlement qu’ils n’en ont dans le pays.

Depuis des semaines, sous la conduite d’une intersyndicale unie et efficace, nos concitoyens se sont mobilisés avec détermination pour exprimer leur refus de la retraite à 64 ans, pour exprimer l’exigence de 90 % des salariés que ce projet illégitime soit retiré.

Depuis hier soir, la demande des parlementaires de gauche un référendum d’initiative partagée est sur le bureau du Conseil Constitutionnel : face à la crise politique créée par Emmanuel Macron, il faut donner le dernier mot aux Français. Ils doivent pour trancher souverainement sur la question.

Une nouvelle étape du combat commence : continuons les manifestations et les rassemblement, mais dès aujourd’hui organisons-nous collectivement pour accompagner nos concitoyens et pour collecter les 4,7 millions de signatures nécessaires pour ce référendum.

La Gauche Républicaine et Socialiste appelle l’ensemble des partenaires – partis, syndicats et associations – qui sont favorables à ce référendum à constituer dans les plus brefs délais un comité départemental citoyen et populaire pour le référendum.

NOUS DEVONS GAGNER CONTRE LE GOUVERNEMENT !

NOUS POUVONS GAGNER – NOUS ALLONS GAGNER !

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Animateur national du pôle Idées, Formation, Riposte de la Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains

À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !
À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !
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28 février 2023 2 28 /02 /février /2023 14:16

Deux dossiers majeurs du conseil du 15 février dernier : la mise en révision du plan local d'urbanisme de Bezons et le projet immobilier pharaonique Rue Albert-1er. Et trois occasion pour la Maire de Bezons de retourner sa veste et de mentir :

1️⃣ Chers Bezonnais, vous avez mal lu, Mme Menhaouara ne s'est pas opposée à la "bétonisation" et au "béton" comme c'était marqué partout sur ses tracts et autocollants, mais au "tout béton"... vous apprécierez la nuance.

2️⃣ Les "logements en démembrement" ne sont pas sous le régime du bail réel solidaire (c'est pour cela que le terme n'était pas dans le dossier) comme elle l'a affirmé.

3️⃣ oui la dépollution des terrains de son projet immobilier pharaonique sera bien à la charge de la commune - c'est indiqué dans le dossier - contrairement à ce qu'elle a affirmé.

Nous avons donc refusé de prendre part au vote sur la mise en révision du plan local d'urbanisme, bien que nous le souhaitions comme tous les Bezonnais : Mme Menhaouara a prétendu pendant la campagne que c'était sa priorité, pourtant le dossier n'est lancée qu'au bout de 3 ans de mandat et prendra 2 ans à 2,5 ans pour aboutir... Le PLU n'aura donc pas été changé dans le cours de ce mandat ! La Maire a décidé seule sans concertation, elle présente le service minimum de consultation des Bezonnais, nous refusons de cautionner cette mascarade et nous nous mobiliserons pendant les débats. 🌳🏘 Nous avons également refusé de prendre part au vote sur le projet immobilier entre les rues Albert-1er, Maurice-Berteaux et des frères-Bonneff : nous souhaitons effectivement voir sortir une nouvelle école, mais :

🔸les contreparties environnementales sont faibles, les arbres, les fleurs et les plantes qui y sont aujourd'hui vont être totalement perdus ;

🔸la dépollution des terrains sera bien à la charge financière de la ville (c'est en toute lettre dans le dossier) même si la maire a expliqué le contraire en mentant donc ouvertement ;

🔸il n'y aura que 28 logements sociaux sur 254 logements construits ce qui est défavorable à la population bezonnaise ;

🔸enfin le projet d'une école en RDC pose évidemment des difficultés.

*Un projet "en béton" donc : chacun en aura mesuré l'étendue au regard de la nature des constructions en cours ou annoncées.

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28 février 2023 2 28 /02 /février /2023 11:01
Retour en vidéo sur le débat d'orientation budgétaire lors du conseil municipal du 15 février 2023. 💸🗣
Nous avons pointé les graves insuffisances et déviation de l'équipe municipale : pas de plan d'économies d'énergie💡(la fermeture de la piscine pendant un an explique en grande partie que la Ville ait limité la casse, ça ne devrait pas la dispenser de faire attention sur les autres postes), les présentations des priorités ont été confuses ou même profondément dérangeantes : une des trois priorités regroupent à peu près toutes les activités municipales (ce n'est donc plus une priorité), mais il est intéressant qu'en soit donc absents la médiathèque, le Théâtre Paul Eluard - TPE - Bezons 🎭 et la solidarité sociale (le CCAS) 🤝 alors que tout le reste ou presque est cité.
👮Concernant la sécurité, la majorité municipale part dans une fuite en avant : toujours plus de caméras, toujours plus de policiers municipaux (sans préoccupation pour le coût) et sans se préoccuper que cela ne peut résoudre les difficultés qui existent (quelle que soit la qualité de leur travail, ils n'en ont pas la compétence légale) : il nous faut exiger, obtenir, remuer ciel et terre pour rétablir le commissariat de Police Nationale de Bezons et non la Maire ne fait pas tout ce qu'elle pourrait pour cela... les campagnes de communication à la mode Béziers ne sont pas non plus utiles. Moment gênant quand nous avons pointé qu'une mairie tournée vers la sécurité n'avait pas réuni le CLSPDR depuis près de 3 ans (la Maire a osé dire qu'il n'y avait pas de référent municipal pour le CLSPDR avant 2020 ce qui est faux).
🌳Aucune information sur la façon de s'y prendre pour végétaliser les espaces publics alors que c'est le contraire qui se passe aujourd'hui ; les enseignants et parents d'élèves de la commune ont été ravis de découvrir qu'ils avaient été concertés pour végétaliser les cours d'école🏫 ; le square de la République et le parc Bettencourt ont tout simplement disparu des priorités. Les éléments purement financiers du dossier étaient confus ou manquaient carrément : aucune estimation du montant de subventions attendues en 2023 quand la ville prétend avoir accru celles-ci de + de 2600% en un an 🤡 ; les ratios annoncés dans le dossier n'y sont pas et aucune comparaison possible avec d'autres communes de même strate ; enfin, des données confuses sur les emprunts qui ont pu nous induire en erreur et que nous vérifierons car la présentation est intrigante💸.
Bref de quoi être très inquiets pour l'avenir des Bezonnais.
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17 février 2023 5 17 /02 /février /2023 14:24

Mercredi 15 février en fin de conseil municipal, nous avons offert à Mme Menhaouara l'occasion de rattraper son erreur, qui risque de plonger le Théâtre Paul-Éluard de Bezons dans la catastrophe. En effet, en ayant décidé de refuser de renouveler le conventionnement "scène d'intérêt national", elle prive le TPE immédiatement de 95.000€ de subvention et provoquera une baisse drastique des subventions de la Région et du Département. Or, les financements municipaux seuls ne permettent pas au TPE de financer une programmation culturelle de qualité : c'est donc une façon de le saborder plutôt que de diversifier sa programmation. En déposant un vœu pour lui demander de redéposer le dossier de conventionnement, nous lui permettions d'essayer de réparer son énorme bévue.

Malheureusement, après avoir été - lors du RDV qu'elle avait enfin accepté le 9 février dernier - particulièrement violente et agressive avec les représentants du collectif des spectateurs du TPE, elle n'a pas bougé d'un iota : elle déforme les propos de l'opinion, accuse de manipulation politique, mais est totalement incapable d'expliquer quels financements elle pourrait bien obtenir pour remplacer les plus de 120.000€ qu'elle fait encore perdre au TPE (au bas mot), après avoir baissé en 2022 la subvention du Théâtre de 220.000 €. On ne peut pas faire de programmation culturelle avec la seule subvention municipale !

En réalité, Mme Menhaouara se moque bien de l'accès de toutes et tous, notamment des enfants de Bezons, à une culture de qualité qui offre autre chose que les programmes TV : elle l'a dit dans la presse, elle veut "reprendre en main" le TPE, elle ne supporte pas que le TPE soit autonome et décide du travail qu'il doit mener. Le TPE est réputé localement, des élèves de Sartrouville et de Houilles, en plus des élèves bezonnais et des enfants de nos centres de loisirs, le fréquentent régulièrement, mais aussi régionalement et nationalement : c'est une fierté pour Bezons.

La Maire se comporte comme une enfant voulant casser un jouet qui n'est pas à elle. Les élus, qui jusqu'en juin dernier défendaient encore le TPE - nous pensons par exemple à Mme Aouchiche et M. Hoerner - et qui ont depuis retourné leur veste en obtenant un poste d'adjointe ou de délégué, devraient avoir honte ! Ils renient leurs convictions, nous ne sommes pas étonnés, elles ne valaient visiblement que 30 deniers.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Animateur national du pôle Idées-Formation-Riposte de la GRS

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