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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 20:11

Ségolène Royal a présenté mercredi 18 juin le projet de loi sur la transition énergétique en conseil des ministres. Présenté par le Président de la République lui-même comme l'un des projets les plus importants du quinquennat, les commentateurs pensaient que la montagne allait accoucher d'une souris. Cependant le texte présenté est moins décevant que cela était craint ; il fixe un cadre ambitieux, sauf pour le nucléaire. Mais il pêche largement concernant les moyens accordés à l'effort de mutation culturelle et sociologique qui est devant nous. La politique énergétique française reste largement entre les mains d'EDF.

L'avenir dira si dans les années qui viennent nous saurons ou non nous doter des moyens pour rendre cette future loi efficiente. Comme socialiste, je considère que nous devons être plus offensifs sur le sujet. Nos parlementaires doivent absolument renforcer le projet lors de son passage devant les chambres.

Pour la première fois, je vais publier ci-dessous les différentes publications d'EELV sur ce dossier, car il se trouve que j'en partage totalement l'analyse à ce stade.

Frédéric Faravel

Transition énergétique : 3 questions à Pascal Canfin

Publié le 19 juin 2014

PascalCanfin

Pascal Canfin que pensez-vous des annonces de Ségolène Royal sur la loi de transition énergétique ? Les engagements répétés du Président de la République sont ils en voie d’être tenus ?

Cette loi fixe un cadre borné par quelques grands principes pour lesquels nous nous sommes battus comme la baisse de la part du nucléaire à 50% en 2025, la diminution de 30% de notre consommation d’énergies fossiles en 2030, le division par deux de la consommation d’énergie finale en 2050 et la baisse de nos émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030. Nous pouvons également nous réjouir de la reconnaissance par la loi d’une grande innovation portée par les écologistes dans les régions, les sociétés de tiers investisseurs qui permettent de faire prendre en charge par la collectivité les couts initiaux de l’isolation des logements notamment pour les familles n’ayant pas les moyens de prendre en charge elles-mêmes les investissements. Mais attention il semble que cette disposition soit finalement remise en cause dans la version finale du texte au bénéfice des banques qui voient d’un très mauvais œil ce nouveau dispositif. Voilà un combat essentiel pour le débat parlementaire à venir.

Par ailleurs, il ne suffit évidemment pas de se fixer des objectifs à 10 ou 15 ans pour que ceux ci deviennent automatiquement réalité puisque ces objectifs ne sont que programmatiques et non contraignants. Tout est donc dans les moyens alloués et les dispositifs créant ou non des effets cliquets. Et là, la bouteille est à moitié vide.

Qu’en est il des moyens financiers ?

C’est la grande lacune. Le nouveau Fonds national de la transition énergétique et de la croissance verte sera doté selon Ségolène Royal de 1,5 milliard d’euros sur 3 ans. Soit 500 millions d’euros par an… On est donc loin d’une mobilisation massive, non pas d’argent public supplémentaire en soi, mais d’une réorientation de l’argent public actuellement utilisé. Aucun des grands outils dont dispose le gouvernement pour conduire stratégiquement la transition n’est utilisé : le crédit d’impôt recherche coute près de 5 milliards par an sans aucune conditionnalité écologique, sans même parler bien sur des 40 milliards du CICE et du Pacte de responsabilité, ni de la fiscalité écologique. Au lieu de devenir un enjeu transversal le financement de la transition reste un enjeu sectoriel avec un impact nécessairement limité compte tenu des marges de manœuvre budgétaire entièrement avalée par le Pacte de responsabilité. Je suivrai avec attention la conférence bancaire et financière des prochains jours, en espérant que ce constat soit démenti !

 Et sur le nucléaire ?

Nous sommes en pleine bataille culturelle sur le nucléaire. Le travail réalisé au parlement notamment montre que le mythe du nucléaire bon marché est largement en train de vaciller. Mais le gouvernement n’a pas voulu aller au bout de la logique à savoir expliquer comment il allait concrètement passer de 70 % à 50 % de nucléaire et reprendre formellement la main sur la durée de vie des centrales. Il n’y a donc pas un mot sur Fessenheim ni sur les 40 ans. La vraie bataille se mènera donc dans la programmation pluriannuelle des investissements d’EDF avec le risque d’une visibilité moins forte que lors du débat législatif. Mais au moins cette bataille aura vraiment lieu ce qui n’a jamais été le cas. On sentait bien depuis le début que le président de la République ne voulait ni renoncer à sa promesse ni se donner totalement les moyens de sa mise en œuvre. La loi traduit cet état d’esprit !

Transition énergétique : après les belles paroles, pas de grands moyens ?

Publié le 18 juin 2014

images

Ségolène Royal a présenté ce mercredi les grandes lignes de la loi sur la transition énergétique. Alors que le projet de loi n’est toujours pas connu, les écologistes font preuve de scepticisme : si les objectifs de réduction de la consommation d’énergie, de part du nucléaire dans la production française d’électricité et de réduction des gaz à effet de serre ont été rappelés, ils s’inquiètent de ne pas voir certains objectifs et les moyens permettant de les concrétiser inscrits dans la loi.

Les écologistes demandent ainsi que les engagements de plafonnement de la production d’électricité d’origine nucléaire à 50% en 2025 soient inscrits dans la loi, que la durée de vie des centrales soit actée, que la fermeture de réacteurs et centrales anciennes et moins sûres comme Fessenheim précisée et que l’État ait la main sur la politique énergétique et puisse réellement l’imposer à EDF.

En matière de logement, les mesures annoncées pour favoriser la réhabilitation thermique vont dans le bon sens en facilitant l’accès au financement à court terme, mais pêchent sur le développement d’une vision stratégique à long terme. Sur les énergies renouvelables, l’enjeu est autant industriel que de production et de consommation. L’ambition est là aussi de mise pour changer de braquet.

Un seul exemple illustre facilement cette mécanique : l’obligation de rénover les bâtiments est un outil formidable et structurant pour notre économie pour tout à la fois créér des emplois non-délocalisables, baisser les factures des ménages et réduire les émissions de gaz à effets de serre. Mais l’obligation sans les aides au financement, c’est faire peser une lourde charge sur les ménages. L’épargne et les moyens doivent être réorientés pour faciliter ces investissements, et le tiers financement – qui permet la prise en charge des travaux de rénovation d’un logement par un opérateur sans que le propriétaire ne débourse un euro – doit être facilité.

Chômage, urgence climatique, péril nucléaire, risques d’insécurité énergétique liés à notre dépendance aux ressources fossiles… Face à ces défis, les écologistes rappellent que la loi sur la transition énergétique est une opportunité historique, qu’il est urgent de changer notre trajectoire de consommation et de production. Pour cela il faut s’en donner les moyens.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux d’EELV

Transition énergétique : le projet de loi actuel ne peut satisfaire les écologistes sur le nucléaire

Nucleaire

18 juin 2014

Les grandes lignes du pré-projet de loi sur la transition énergétique ont enfin été dévoilées par la Ministre Ségolène Royal. Ces premières annonces permettent de se faire un avis sur les grandes orientations données par le gouvernement.

Réaction de Michèle RIVASI, eurodéputée EELV du Sud-Est de la France : “Ce projet de loi doit lancer la France sur la voie d’une transition énergétique indispensable à la stabilisation des prix de l’énergie et à la sécurité d’approvisionnement. Pour les écologistes, une véritable transition énergétique ne peut passer que par une sortie programmée du nucléaire, et malgré l’eau bouillante des réacteurs français la douche risque d’être bien froide .

“Le candidat Hollande avait fait plusieurs promesses concernant l’énergie, notamment la fermeture de Fessenheim et le plafonnement à 50% de la capacité nucléaire dans la production d’électricité. Force est de constater que la parole politique est encore une fois malmenée par les socialistes : le projet de loi prévoit pour l’instant un plafonnement de la production d’électricité nucléaire à 63,2 GW…ce qui est la puissance installée actuellement. Pis, la promesse du Président Hollande d’inscrire dans la loi la possibilité pour l’État de fermer une centrale nucléaire pour des raisons de stratégie énergétique semble abandonnée.

“Ce que les écologistes craignaient est donc en passe d’arriver : la réduction de la part du nucléaire ne pourrait être que mécanique, et traduite par un recours accru à l’électricité dans notre consommation d’énergie comme en atteste la volonté d’installer 7 millions de points de charge pour les véhicules électriques d’ici 2030. EDF était parvenue à imposer le chauffage électrique pour trouver des débouchés à ses excédents de production, mettant la France dans une impasse dont elle n’a toujours pas su sortir. Désormais, ce sera la voiture électrique qui pourrait permettre de maintenir le parc actuel en puissance, qu’il soit prolongé ou que les centrales soient remplacées“.

“Le pré-projet de loi contient néanmoins de belles propositions que les écologistes pourront aisément soutenir, notamment en matière de logement et de rénovation énergétique. Il est temps de changer de paradigme: consommer moins et vivre mieux, c’est possible…et c’est surtout moins dangereux sans nucléaire.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 12:56

 

La Chancelière conservatrice Angela Merkel, après une conférence des chefs de partis allemands, prend un virage à 180° en rétablissement la perspective de 2022 comme sortie définitive du nucléaire. Elle revient en cela à ce qu'avait déjà décidé la coalition rouge-verte dirigée à l'époque par Gerhardt Schröder, alors qu'en septembre dernier elle avait prolongé la durée de vie des plus anciennes centrales allemandes.

Les détracteurs de cette décision – qui ont pourtant une inclinaison forte vers les solutions allemandes- rétorqueront qu'elle fera de la République fédérale le passager clandestin de l'énergie européenne et tout particulièrement de l'énergie française. La France qui grâce à ses 58 réacteurs nucléaires se verrait promettre un avenir radieux de dispensateurs d'électricité pour toute l'Europe. Ils argueront qu'en l'état actuel des moyens de productions d'énergie en Allemagne, les responsables allemands tombent volontairement du Charybde nucléaire au Scylla carboné. Ils diront également que l'Allemagne étant moins dépendante du nucléaire le pari allemand est plus simple à remplir.

centrale-nucleaire.jpgOr sortir d'une logique électrique dépendante du nucléaire pour 20 % en 11 ans, est-ce franchement plus facile que sortir de 70 % en 25 ou 30 ans ? Par ailleurs, l'Allemagne avait entamé sa transition dès la fin des années 1990 en subventionnant très largement la production d'énergie renouvelable, quand la France cahote sur ce chemin et qu'elle préfère encore subventionner l'énergie nucléaire par les impôts des Français : il faudra faire le point sur la réalité des coûts ; si les prix de l'électricité française sont bas, c'est parce que l'État a largement investi et subventionné l'énergie nucléaire. Ils ne paient pas uniquement par l'intermédiaire d'EDF mais également par la fiscalité.

L'Allemagne vise donc à se constituer une position économique incontournable et inexpugnable sur le marché européen en matière technologique et d'énergie renouvelable. L'avance économique et industrielle énorme dont elle dispose aujourd'hui ne fera alors que s'accroître et nous serions dépendant de sa puissance si nous tardons à décider la transition énergétique.

AubryDuflot.jpgEn décidant d'atteindre à la fois les objectifs de réduire les émissions de carbone et de gaz à effet de serre et de sortir du nucléaire, l'Allemagne vient de se fixer une obligation de résultat dans la recherche et la mise en œuvre de technologies avancées. La Gauche française doit prendre conscience de l'ampleur de l'enjeu. Il est temps que Martine Aubry et Cécile Duflot fassent entendre raison aux archaïques barons de la gauche française.

Frédéric Faravel

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 15:32

Pantin candidate à un abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile

 

 

Le conseil municipal du 20 octobre s'est prononcé à l'unanimité pour que la ville de Pantin se porte candidate à expérimenter l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques.

 

En parallèle avec la démarche de résiliation progressive des baux des antennes relais implantées sur le patrimoine de Pantin Habitat, l'information aux habitants et la mobilisation des Pantinois pour engager des recours contre les opérateurs de téléphonie, la commune a annoncé qu'elle s'intégrera dans la démarche proposée par l'association des Robins des Toits, organisée par le secrétariat d'état à l'écologie dans la foulée du Grenelle des Ondes.

 

Il s'agit de répondre à un appel à candidatures sur le site du secrétariat d'état. Ce dernier identifie des communes volontaires pour réaliser sur tout ou partie de leur territoire les modélisations et les expérimentations liées à l'exposition des ondes mais également pour l'identification et l'expérimentation de nouvelles procédures de concertation et d'information locale. Cet appel à candidatures est ouvert aux communes et communautés de communes du 17 septembre au 31 octobre 2009.

 

Sur la base des candidatures reçues, l'identification des communes d'une part pour les travaux sur l'exposition et d'autre part pour l'expérimentation sur la concertation aura lieu début novembre par le comité opérationnel.

 

Les différentes modélisations et expérimentations sur l'exposition et la concertation seront menées entre novembre 2009 et avril 2010.

 

La ville de Pantin s'est engagée depuis 2006 pour obtenir des opérateurs de téléphonie mobile le respect des trois conditions suivantes :

- un seuil maximal d'exposition de 0,6 V/m

- pas d'antennes dans un périmètre de 100 m autour des établissements sensibles

- réaffirmation des principes de la loi N° 86-1290 sur l'information relative aux travaux dans les immeubles, aux plans de concertation, etc.

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 10:27
Les amis d’Europe Ecologie sont aussi les amis de Jean-Louis Borloo
URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/160709/les-amis-d-europe-ecologie-sont-aussi-les-amis-de-jean-louis-borloo Links:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/jade-lindgaard
[2] http://www.lesamisdeuropeecologie.eu/site/
[3] http://ecologienofrontiere.free.fr/
[4] http://www.omegatv.tv/video/1825806768/viepratique/developpementdurable/Franck-Laval--ma-vie-au-service-de-l-environnement-.php
[5] http://www.conventions-ump.org/site/Ecologie.htm
[6] http://www.rudy-salles.com/article.php3?id_article=893
[7] http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport_Pancher_borloo_acteurs_environnementaux_5533.php4
[8] http://www.generation-ecologie.com/ge/presentation/presentation/presentation.htm
[9] http://www.actu-environnement.com/ae/news/alliance_nouvelle_notation_candidats_presidentielles_2422.php4
[10] http://www.dailymotion.com/video/x2m1dt_nadir-saifi-ecologie-sans-frontiere_news
[11] http://www.mediapart.fr/files/reu.pdf
[12] http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/03/01002-20090703ARTFIG00461-borloo-le-parti-radical-est-resolument-ecologiste-.php
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 16:02
Gérard Savat, premier adjoint au Maire de Pantin, était vendredi 12 juin 2009 l'invité du magazine hebdomadaire d'information de TVM Est Parisien, la télévision locale de Montreuil et de l'Est Parisien.
Il a expliqué la position de la Ville de Pantin sur les antennes relais de téléphonie mobile et défendu la démarche engagée par la Ville pour obtenir que les opérateurs de téléphonie acceptent enfin les obligations suivantes :
  • un seuil maximal d'exposition de 0,6 V/m, au lieu des 28 V/m en moyenne, imposés comme limite actuellement ;
  • pas d'antennes relais dans un périmètre de 100 m autour des établissements particuliers (écoles, crèches, maisons de retraite) ;
  • réaffirmation des principes de la loi n°86-1290 sur l'information relative aux travaux dans les immeubles, aux plans de concertation
Vous pouvez visionner l'interview en allant sur ce lien : http://www.tvmestparisien.tv/archivesTV/Ei/juin09/ei_120609e.html
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:43
TELEPHONIE MOBILE

Grenelle des ondes :

un projet de rapport demande plus de transparence et un nouvel élan de recherche - Reportage vidéo à Pantin

Antenne relais et téléphonie mobile
©
C. Almodovar/Fedephoto

Une plus grande transparence et un nouvel élan de recherche sont nécessaires sur les radiofréquences, selon un document de travail du "Grenelle des ondes" qui ne prend pas position sur des sujets sensibles tels que les seuils d'exposition aux antennes-relais.

"Quelle que soit l'appréciation portée sur la dangerosité des équipements de la téléphonie mobile, la diffusion de la controverse est devenue un problème de politique publique", notent d'entrée les auteurs du "projet de rapport" qui doit encore être débattu le 20 mai avant d'être présenté le 25 mai 2009 au gouvernement.
"La transparence la plus totale doit être la règle sur ce dossier", est-il demandé dans ce texte, le rétablissement de la confiance étant selon eux à ce prix, que ce soit pour les projets d'implantation d'antennes-relais ou de modification des installations, les études d'impact ou les données de mesure.
Préconisant la mise à disposition d'informations "fiables, accessibles et ciblées", ils suggèrent en outre de donner "un élan supplémentaire" aux programmes de recherche dans le secteur des radiofréquences.

Parmi les propositions concrètes, les auteurs du rapport mentionnent une "limitation" de l'usage des téléphones mobiles par les enfants et les adolescents. Ils évoquent une série de propositions comme la possibilité pour les messages publicitaires dans le domaine de la téléphonie d'être assortis de mentions recommandant un usage modéré ou encore l'idée de faire figurer sur les appareils des messages relatifs aux risques éventuels pour la santé.

"Une ribambelle de vœux pieux"
Pour les associations Agir pour l'environnement et Priartém, ce document exprime "assez fidèlement les avancées qui se sont manifestées au cours du débat" et il peut constituer une base de travail, même s'l demande encore à être "enrichi, précisé, voire amendé".
Nettement plus critique, l'association Robin des toits a dénoncé, par la voix de son porte-parole, Etienne Cendrier, "une ribambelle de vœux pieux". Qualifiant ce document de "mou", Etienne Cendrier a considéré que "cela ne va pas déranger les opérateurs et cela va nous obliger à retourner en justice".
L'association a notamment proposé au cours des débats de tester, dans plusieurs villes pilotes, le seuil de 0,6 V/m d'exposition qu'elle préconise pour les antennes de téléphonie mobile. L'Association française des opérateurs mobiles (Afom), qui juge cette demande "irréaliste", affirme qu'elle signifierait "tout bonnement la fin des moyens de communication modernes".
Reconnaissant que cette proposition "cristallise les oppositions", les auteurs du document de travail ne prennent pas position et plaide pour un "protocole scientifique rigoureux" de façon à bâtir "un dispositif pragmatique".

A Pantin, en région parisienne, la mairie tente de contrôler les installations d'antennes-relais, mais ses moyens sont limités, comme le déplorent élus et agents de la commune. Reportage

 

Pour en savoir plus
Consultez notre dossier Antennes-relais : les maires face au principe de précaution

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 09:22
TELEPHONIE MOBILE
Grenelle des ondes : bilan de la séance de travail consacrée aux antennes-relais

Antenne relais et téléphonie mobile
© C. Almodovar/Fedephoto

Le "Grenelle des ondes" est entré, le 6 mai 2009, dans le vif du sujet, avec une première réunion de travail sur la question la plus polémique, celle des antennes-relais. Cette réunion - la première d'une série de trois d'ici à la fin mai dans le cadre de la "table ronde radiofréquences, santé et environnement" - est organisée dans "la précipitation et l'improvisation", estiment les associations Agir pour l'environnement et Priartém.
Lancé le 23 avril sous l'égide de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le processus vise à identifier les mesures à prendre pour répondre aux inquiétudes grandissantes de la population sur l'impact des ondes sur la santé. Le gouvernement souhaiterait clarifier le débat et réduire la confrontation entre opérateurs de téléphonie mobile et écologistes.

Agir pour l'environnement et Priartém déplorent cependant que le collège ONG n'ait pu "faire appel qu'à deux experts en tout et pour tout, réduisant significativement la possibilité d'ouvrir un débat constructif". Ces associations demandent une nouvelle session de dialogue en juin "afin de permettre l'expression de la diversité scientifique sur un sujet particulièrement brûlant".

Association des maires des grandes villes de France (AMGVF)
Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé de l'environnement et du plan climat, a demandé à l'Etat de «prendre ses responsabilités». Il a plaidé pour qu'une réglementation encadre la puissance des antennes de téléphonie mobile, soulignant qu'à Paris «là où la puissance constatée est inférieure à 0,6 V/m, cela n'empêche pas une bonne utilisation de la technologie».

Reportage à Paris, avec Robins des toits

Denis Baupin a évoqué la possibilité de «ne pas confier le choix des sites d'implantation aux seuls opérateurs économiques privés», mais de créer des «plans d'occupation des toits» ou des «plans de déploiement des antennes» municipaux, pour privilégier par exemple des mini-antennes».

Association Robin des Toits
Elle a proposé de tester le seuil d'exposition de 0,6V/m qu'elle préconise dans plusieurs villes pilotes.
Les villes volontaires, situées dans dess zone rurale ou urbaine, sont :
- Courbevoie (Hauts-de-Seine),
- Hérouville-Saint-Clair (Calvados),
- Le Vigan (Gard)
- Niergnies (Nord).
«Ce serait un expérience grandeur nature», a expliqué Etienne Cendrier, porte-parole de l'association. Ce test concernerait le seuil d'exposition aux ondes, qui désigne «la dose que les gens prennent», variable selon la distance et la position des personnes par rapport aux antennes, et non la puissance de ces dernières.

Entretien avec Etienne Cendrier

Association française des opérateurs mobiles (Afom)
Jean-Marie Danjou, délégué général de l'Association française des opérateurs mobiles (Afom), considère «normal de réexaminer régulièrement les seuils dans l'objectif de vérifier leur validité au regard de l'évolution des connaissances scientifiques», mais que « révision ne [signifie] pas diminution».

Affirmant que le «remplacement des seuils OMS par 0,6V/m signifierait la fin des moyens de communication modernes», il a toutefois proposé de «construire un dispositif pérenne de suivi car les actions qui seront décidées auront besoin d'être évaluées et actualisées au regard des nouveaux avis sanitaires», notamment lorsque l'Afsset rendra son avis en automne 2009.

L'Association française des opérateurs mobiles (Afom) estime  que l'inquiétude "n'a pas de fondement scientifique". Elle rappelle que l'Etat impose aux opérateurs de téléphonie mobile de couvrir la quasi-totalité du territoire.
"Nous ne pouvons pas être dans l'obligation à la fois d'installer des antennes-relais et de les démonter", souligne Jean-Marie Danjou.

Trois condamnations
La question de l'impact sanitaire des ondes divise les experts et si rien n'est prouvé, les craintes augmentent. Les cas de particuliers se plaignant de maux de tête, de vertiges et de vomissements et accusant l'antenne placée à proximité de leur logement se multiplient. Dans le doute, les riverains sont de plus en plus nombreux à faire bloc contre les antennes.

A trois reprises depuis février, les tribunaux ont obligé Bouygues Télécoms, SFR et Orange à démonter leurs antennes ou à renoncer à leur installation.
L'association santé environnement France (Asef), qui assure représenter plus de 1.000 médecins, insiste sur le fait que certaines personnes peuvent être plus fragiles aux effets des champs électromagnétiques, comme les électrosensibles, les travailleurs exposés à un bain d'ondes permanent, les enfants ou les femmes enceintes...

Le 4 mai, le maire de Château-Thierry (Aisne) a décidé de fermer une école située à proximité d'un pylône édifié par Orange, en exigeant de cet opérateur un site alternatif.

Le 23 avril, lors du lancement de ce Grenelle des ondes, Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, avait évoqué "la possibilité de suspendre l'implantation de nouvelles antennes" en attendant une étude que doit rendre en septembre l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) sur l'impact des antennes et des téléphones portables.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 08:47
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 09:06
Merci à Bernard d'avoir attiré mon attention sur cette vidéo... la situation est effrayante.
Fred

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