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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 16:41
De Lionel Jospin à Clémentine Autain, l'hommage de l'UNEF à ses "anciens"
LE MONDE | 23.03.07 | 11h15
Lionel Jospin et Martine Aubry fêtent les 100 ans de l'UNEF lors d'un banquet avec le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, le 22 mars 2007 à Lille. | AFP/PHILIPPE HUGUENAFP/PHILIPPE HUGUEN Lionel Jospin et Martine Aubry fêtent les 100 ans de l'UNEF lors d'un banquet avec le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, le 22 mars 2007 à Lille.


l a été ovationné", dit Martine Aubry, toute contente. Lionel Jospin, assis à ses côtés, a été très applaudi par les 800 délégués du 80e congrès de l'UNEF, qui se tient à Lille du jeudi 22 au dimanche 25 mars. Un bain de jouvence, et un rappel de sa propre jeunesse pour l'ancien premier ministre, qui fut adhérent de l'UNEF de 1956 à 1961.
M. Jospin intervenait lors d'un banquet, jeudi soir, destiné à fêter les 100 ans d'existence de l'organisation étudiante. Pour l'occasion, celle-ci avait invité près de deux cents de ses anciens militants de tous âges. Bruno Julliard, son président, dans son discours d'ouverture du congrès, avait auparavant salué les "générations militantes" ayant, "au fil des décennies", bâti le syndicalisme étudiant.
Debout au milieu des tables, Lionel Jospin a évoqué son "premier engagement total" à une époque où la guerre d'Algérie, contre laquelle l'UNEF était mobilisée, plongeait la jeunesse et lui-même dans "un trouble profond". Il a fait état de ses "bonnes relations" maintenues par la suite avec l'organisation étudiante au fil de sa carrière politique. Même si, ministre de l'éducation puis chef du gouvernement, il fut lui-même confronté à quelques manifestations. "Cela m'a fait un peu bizarre", a-t-il commenté.

"COUP DE JEUNE"
Si M. Jospin a été l'attraction politique de la soirée, Maryse Dumas, n°2 de la CGT, a suscité autant d'enthousiasme de la part des délégués. Ces derniers n'ont pas oublié son rôle, en 2006, contre le CPE et, selon l'expression d'un congressiste, le "bon feeling" qui s'était établi entre elle et le mouvement étudiant. Jacques Auxiette, président PS de l'Association des régions de France et président de la région Pays de la Loire, s'est livré à son tour à l'exercice consistant à lier son passé de militant étudiant, lui aussi contre la guerre d'Algérie, aux défis d'aujourd'hui.
Après une pause, une 2nde vague d'ex-militants de l'UNEF a pris la parole dans une ambiance échauffée, les convives entonnant parfois L'Internationale ou La Jeune Garde. Bien qu'il soit, remarquait-t-elle en riant, "difficile de parler dans ce bordel", Clémentine Autain, ajointe au maire de Paris apparentée PCF, a raconté le mouvement de 1995 "contre le CIP de Balladur", "un coup de jeune dans la vie politique".
Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, s'est essayé lui aussi à l'envolée rhétorique, contre le "saccage" du droit du travail par l'actuel gouvernement. Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT, a renoncé à s'exprimer, bougonnant qu'il ne s'agissait pas de "tenir un meeting". Jack Lang a fini par s'éclipser après avoir conversé avec tout le monde. A la même table, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, est resté sagement en place jusqu'à la fin du banquet.

Luc Cédelle

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 09:59
Jean-Pierre Blazy intervient devant le forum participatif de Fontenay-en-Parisis sur l'éducation et l'accès au premier emploi.

Jean-Pierre Blazy - Petite enfance & ZEP
envoyé par jpblazy2007

Intervention de Jean-Pierre PICARD, syndicaliste et cadre à l'ANPE

Intervention de Jean-Pierre Picard
envoyé par jpblazy2007

Témoignages dans la salle

Témoignages
envoyé par jpblazy2007

conclusion de Jean-Pierre Blazy député maire socialiste de Gonesse

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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 10:42
Démystifier la stratégie de Lisbonne

Déclinées selon le principe de subsidiarité  par chaque pays membre, les « réformes structurelles » recommandées fixent l’objectif d’adapter les marchés du travail pour de faire entrer l’Europe dans l’ère de « l’économie de la connaissance ».

On pouvait imaginer que l’entrée dans l’ère des nouvelles technologies nécessitait un investissement fort et coordonné des puissances publiques européennes. Cette idée triviale aurait pu conduire à écarter les dépenses d’investissement du calcul des déficits publics, voire à accroître les ressources du budget communautaire. Aucunement ! La stratégie de Lisbonne est bel et bien une stratégie néo-libérale centrée « sure l’offre ». Elle déclare sa foi en la volonté des firmes ouvertes à la concurrence libre et non faussée, privatisées et sous emprise des fonds de pension, à piloter le devenir de la politique industrielle européenne. Il resterait aux travailleurs à « adapter leur offre » sur un marché du travail débarrassé de ses « rigidités ». Les quatre lignes directrices de la stratégie de Lisbonne préconisent ainsi :
. Des « allègements de charges fiscales et sociales » pour favoriser la rentabilité nécessaire à l’investissement dans la « nouvelle économie »,
. Une plus grande « fluidité du marché du travail» pour favoriser la mobilité des travailleurs vers les nouveaux secteurs à l’issue des restructurations,
. Une « réforme des systèmes d’indemnisation chômage » pour « inciter les chômeurs à la  reprise d’emploi », ce qui sous-entend une réduction de la durée et du montant des indemnités,
. Le « suivi des parcours professionnels » en contrepartie des indemnités perçues, afin d’améliorer le « capital humain » des travailleurs licenciés, appelés à se « former tout au long de leur vie » pour s’adapter à la nouvelle économie.

Les promoteurs de tous poils de la flexisécurité persévèrent à présenter la stratégie de Lisbonne comme étant compatible avec une approche progressiste des politiques de l’emploi. Elle considère pourtant les travailleurs comme des malades à soigner au point qu’une « sécurité sociale professionnelle » soit désormais proposée pour couvrir le risque qu’ils courent d’être « inemployables », mal formés, inadaptés à « l’économie de la connaissance ». Elle sous-entend que la cause essentielle du chômage relève d’un problème « d’appariement » entre l’offre et la demande de travail, les chômeurs-offreurs étant munis d’un « capital humain » insuffisant. L’activation des dépenses passives signifie que le droit aux indemnités chômage (relevant traditionnellement de la dépense passive) est dès lors assorti de l’obligation d’accepter formations et emplois proposés par les agences pour l’emploi. Mais en aucun cas, les travailleurs ne sont perçus comme les victimes d’un système économique extrêmement profitable, mais qui s’avère incapable de stimuler l’investissement, la consommation et l’emploi. En culpabilisant les chômeurs, suspectés de « profiter » des allocations chômage sans chercher à améliorer leur « capital humain », la stratégie de Lisbonne finira par lutter contre les chômeurs et non contre le chômage, comme l’expérimente déjà le plan Hartz IV en Allemagne !

En France, les propositions du rapport Cahuc-Kramarz sont abondamment citées au titre des alternatives possibles au CPE-CNE. Leur prise en compte par la gauche parachèverait l’entreprise de destruction du code du travail, amorcée par la droite. La proposition centrale du rapport est la fusion des contrats de travail en un contrat unique, assorti de la liberté totale de licencier moyennant le paiement d’une taxe pour financer la « sécurité sociale professionnelle ». Or dans le droit du travail qui fait du CDI le pivot de l’intégration sociale, il existe déjà un certain nombre de dispositions permettant aux entreprises d’user de « souplesse » : les CDD, le recours à l’intérim, mais aussi au travail saisonnier et intermittent est prévu et encadré. Le droit à la formation existe également et mérite d’être étendu. L’amélioration du suivi des chômeurs par le service public de l’emploi est naturellement souhaitable. C’est l’application stricte de la loi qui, seule, permet de limiter le recours abusif aux contrats précaires, lorsqu’ils ne sont pas motivés. La liberté de licenciement moyennant taxation est une « externalité » qui sera très vite intégrée par les entreprises dans leur « calcul d’optimisation », a-fortiori lorsque les profits sont assurés par la flexibilité de l’emploi, des salaires et la mise en concurrence des salariés au pouvoir de négociation fragilisé.

Le « retrait du CPE !» n’est pas seulement un mot d’ordre tactique. Il est nécessaire pour retirer le pied mis par la droite dans la porte d’un droit du travail qui s’avérait parfaitement compatible avec le plein-emploi et la cohésion sociale.

 

Liem Hoang Ngoc

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