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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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Maintenant la Gauche !

signez la contribution générale de MLG pour le congrès de Poitiers

 

28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 16:04

Je suis intervenu hier soir lors du débat public organisé par le groupe des conseillers régionaux socialistes d'Île-de-France autour de Jean-Paul Huchon, président de la Région et intitulé "Imaginons notre Île-de-France". Il s'insère dans une tournée de tous les départements de la Région afin d'échanger en direct avec les Franciliennes et les Franciliens à un an des prochaines élections régionales, qui s'annoncent difficiles car l'abstention risque d'être très forte.

BhgPyQnIQAAcRcO.jpgMa préoccupation portait sur le fait de savoir pour quelle région nous serions appelés à voter en mars 2015...

En effet, le 1er janvier 2016 sera créée la Métropole du Grand Paris qui va rassembler toutes les communes des trois départements de premières couronnes et la ville de Paris, en supprimant dans le même temps les communautés d'agglomération (parfois très puissantes, comme Plaine Commune, Grand Paris Seine Ouest ou Est Ensemble) qui existent sur ce territoire, mais sans toucher aux départements. Ce nouvel Etablissement public de coopération intercommunale disposera de pouvoirs extrêmement importants comme l'aménagement du territoire, l'habitat, ou encore la transition énergétique. Mais il risque par ailleurs d'être happé durant plusieurs mois voire plusieurs années par l'organisation de transferts de compétences et surtout de plusieurs milliers d'agents des futures ex-communautés d'agglomération.

Dans cette situation particulière, et la loi de modernisation de l'action publique et d'affirmation des métropoles ayant été votée dans les conditions que l'on connaît, il convient selon moi que la Région travaille sur la garantie que les villes, habitants et territoires du reste de l'Île-de-France ne se retrouve dans une situation de décrochage et de relégation. Il convient donc d'empêcher que se créent une fracture au sein de la Région entre les départements de première couronne et ceux de deuxième couronne (Val-d'Oise, Essonne, Yvelines ou Seine-et-Marne). Il faut également éviter une cassure au sein même de ces départements entre les communes proches de cette nouvelle et proche métropole parisienne, qui pourraient la regarder avec envie (et parfois crainte) sans pouvoir profiter, et plus loin encore les communes et territoires périurbains et ruraux où risquent de s'aggraver un sentiment d'abandon (insuffisance des services publics, des transports, etc.), terreau du vote FN.

J'avoue pour ma part n'avoir jamais bien compris comment on avait pu passer d'une réflexion rassemblant dans un même mouvement Région Île-de-France et Métropole - en effet, le coeur de l'agglomération ne saurait selon moi être coupé de ses territoires de banlieue, péri-urbains, agricoles et naturels - à une logique qui pourrait être préjudiciable à la Région elle-même au profit d'une nouvelle structure.

Il faut cependant désormais faire avec la loi telle qu'elle est ; la Région et la majorité politique - au premier rang, le PS - qui l'anime ont l'impérieuse obligation d'inventer les solutions qui permettront entre l'élection de mars 2015 et la création effective de la Métropole en janvier 2016 d'assurer la cohésion entre Franciliens et territoires d'Île-de-France sur tous les points de vue : habitat, transports, environnement, développement économique, sans oublier la solidarité financière...

Jean-Paul Huchon semble conscient de cet enjeu et a réaffirmé que de la force de la Région dépendait effectivement l'assurance qu'il n'y aurait pas de fracture centre-périphérie en Île-de-France.

Frédéric FARAVEL

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 10:03

zoneEuroPSQuelle incroyable mauvaise foi des élus valdoisiens de droite ! (voir ici le reportage complaisant de VOnews)

Depuis des années, les élus et les collectivités de gauche ont dénoncé une situation ubuesque qui fragilise les finances des collectivités locales, à force de désengagements successifs de l'Etat, de recul des services publics, de transferts de compétences sans transferts financiers suffisants, de gel des dotations d'Etat et de mauvaise gestion des dispositifs de solidarité financière entre communes...

Sur ce sujet, la majorité parlementaire UMP a fait voter en décembre 2011 une réforme du Fonds de Solidarité de l'Île-de-France (FSRIF), qui fonde ce dispositif uniquement sur le potentiel financier d'une commune et ne prend plus en compte la réalité sociale de ses habitants. Mais ils ont décidé aussi de plafonner la participation des anciens contributeurs (villes économiques riches avec des populations aisées - leurs amis politiques, de fait). Résultat : ce sont les villes économiquement "riches" mais avec des populations pauvres qui produisent l'effort pour aider financièrement les communes très pauvres !?!

Le coup de pied de l'âne de Sarkozy et de sa majorité contre les communes avant d'être virés...

Pendant 10 ans, les élus UMP et NC du Val-d'Oise ont refusé de parler de ce problème, ils l'ont même contesté, accusant la gauche valdoisienne d'être catastrophiste et incompétente... et maintenant qu'ils sont nationalement dans l'opposition, ils font semblant de le découvrir et de manifester leur inquiétude... C'est une véritable supercherie et de la désinformation des citoyens ! Honte à eux !

Par contre, il faut que les élus de gauche restent exigeant avec l'Etat et le nouveau pouvoir pour obtenir un système plus juste et plus équitable de financement et de solidarité (voir ici des propositions portées par des communes de différentes obédiences politiques) !

Frédéric FARAVEL
membre du bureau fédéral du PS Val-d'Oise
Mandataire fédéral de la motion 3 "Maintenant la Gauche"


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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:47

Pour:

Monsieur le Président du Conseil général du Val d'Oise

        Après la suppression des bourses pour les lycéens
        Après l’augmentation de Rest’O collège
        Après l’augmentation des impôts des familles du Val d’Oise


Vous avez décidé unilatéralement d’arrêter de subventionner les cartes Imagine’R pour les lycéens non boursiers du Val-d’Oise.

Le coût de la carte « Optile » a doublé passant de 57€ à plus de 107€ par enfant.

Pour la carte Imagine’R, les familles des lycéens du Val d’Oise voient le prix doubler suite à la fin de la subvention départementale. Pour 2 zones, les tarifs passent de 161 € à 314€, pour 5 zones ils passent de 344€ à 680€.

Ces désengagements et augmentations sont disproportionnés et injustifiés, elles pénalisent directement les familles notamment les plus modestes et les plus fragiles.

Le pouvoir d’achat des familles ne peut en aucun cas être la variable d’ajustement.

Mais d’autres choix sont possibles, c’est une question de volonté politique !

Monsieur le Président du Conseil Général, Madame et Messieurs les conseillers généraux, nous vous demandons de renoncer à ces mesures et de réunir tous les acteurs du Conseil Départemental de l’Education Nationale (élus, parents, enseignants, associations complémentaires, ...) pour évoquer ensemble les solutions alternatives afin d’éviter de grever à nouveau le pouvoir d’achat des familles du Val d’Oise.

    Les signataires

Signer la pétition

La Pétition Contre l'augmentation des transports scolaires dans le Val d'Oise pour les collégiens et lycéens, sera adressée au Monsieur le Président du Conseil général du Val d'Oise. Elle est créée et écrite par la communauté FCPE 95.

Cette pétition se trouve hébergée sur Internet sur le site Pétition Publique qui met à disposition un service public gratuit pour les pétition en ligne.

Au cas où vous auriez une question pour l’auteur de la pétition, vous pourrez l’envoyer par l’intermédiaire de cette page de contact

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 12:41

Je mets en ligne sur mon blog les éléments qui ont nourri et constitué le débat public sur le Grand Paris à Jouy-en-Josas, dans lequel je suis intervenu le 30 novembre 2010.

Quelques corrections dans le texte de mon intervention, téléchargeable avec le verbatim :

  • il ne s'agit de l'institut Pierre-Simon-l'Atlas, mais Pierre-Simon-Laplace ;
  • la TV locale des Yvelines n'est pas TVFIL ouest mais TVFIL 78.

 

Cliquez sur la vignette pour accéder au compte-rendu vidéo :

Télécharger le compte-rendu

Télécharger les verbatims

Télécharger la bande son de la réunion

Visionner :

La présentation de la CPDP

La présentation du MO

La présentation de M. Gérard LACOSTE (Directeur Général Adjoint de l'IAU île-de-France)

La présentation de M. Alain MOULET (Conseiller Innovation, Compétitivité et Aménagement numérique - DATAR)

La présentation de M. Jacques TOUCHEFEU (Directeur général de l’EPA ORSA)






















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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:44

Les faits nous encouragent à poursuivre notre mobilisation dans le Débat Public sur le «  Grand Paris »

Communiqué de presse du mercredi 6 octobre 2010

LogoCDLG95.jpgLe vendredi 16 octobre 2009, les partis de la gauche valdoisienne publiaient un 1er communiqué de presse commun pour exposer leur position sur le projet de loi sur le « Grand Paris », présenté une semaine plus tôt en conseil des ministres.


Depuis 9 mois, la Gauche rassemblée s'est battue pied à pied pour empêcher l'adoption d'un projet de loi que nous continuons de considérer comme nocif :

  • il ne répond pas aux attentes et aux besoins urgents des franciliens en matière de transports, de développement économique et de réduction des inégalités territoriales et sociales ;
  • il confisque le foncier pour mettre en œuvre un mécanisme de spéculation immobilière au profit de grands groupes privés, proches du pouvoir présidentiel ;
  • il représente un recul majeur en terme de décentralisation et de démocratie locale, car il rogne les compétences de tous les échelons territoriaux : communes, intercommunalités, départements et région.

Malheureusement, le combat acharné des parlementaires de gauche, soutenus par les élus locaux, n'a pas pu être couronné de succès face à la majorité parlementaire UMP, aux ordres de l'exécutif. Le projet de loi sur le « Grand Paris » a donc été adopté en mai 2010.

Pourtant, ce dossier avait clairement été l'un de ceux où la différence était marquée entre les projets défendus par la Gauche et le projet défendu par Valérie Pécresse, ministre, et soldat de l'Élysée dans cette campagne. Le score de la liste de rassemblement de la gauche, menée par Jean-Paul Huchon, avec plus de 56 %, a tranché le débat le 21 mars dernier et installé le rapport de force avec le Président de la République.
Nous nous réjouissons donc de la subite transmission au Conseil d'État du projet de Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) par le Gouvernement que le conseil régional avait adopté en septembre 2008 et que François Fillon avait mis au placard au plus grand mépris de la démocratie et de la libre administration des collectivités territoriales.

Ce projet va pouvoir entrer en application et donner des objectifs précis pour répondre aux attentes des franciliens :

  • offrir un logement à tous les Franciliens, avec l’objectif central : construire 60 000 logements par an pendant 25 ans et viser un taux de 30 % de logement locatif social à terme ;
  • accueillir l’emploi et stimuler l’activité économique, garantir le rayonnement international ;
  • promouvoir une nouvelle approche stratégique de transports au service du projet régional ;
  • préserver, restaurer, valoriser les ressources naturelles et permettre l’accès à un environnement de qualité ; préserver les terrains agricoles pour développer une agriculture de proximité ;
  • doter la métropole d’équipements et de services de qualité.

Dans ces conditions, nous soutenons l'engagement de la Région et de la Ville de Paris à financer pour moitié l'Atelier International du Grand Paris (AIGP) qui doit proposer des projets architecturaux structurants pour la Métropole francilienne.

Nous nous sentons encouragés par la mise à l'écart puis la démission du secrétaire d'État au développement de la Région-capitale, Christian Blanc, et son remplacement accessoire par Michel Mercier ; c'est aussi un résultat direct du rapport de force politique issu des dernières élections régionales.
Sans contester, en républicains que nous sommes, la validité de la loi sur le « Grand Paris », nous continuons à préparer une alternative dans la perspective d'un retour de la gauche au pouvoir en 2012. Car le « Grand Paris » de M. Sarkozy connaît 2 failles majeures : ce super-métro de 30 à 40 milliards d'euros pour hommes d'affaires pressés n'est toujours pas financé au-delà des 4 milliards que l'État a annoncés et sa réalisation – si elle devait jamais avoir lieu – n'est pas attendue avant les années 2030.
Or c'est aujourd'hui que les franciliens ont besoin de réponses et d'action : à travers l'amélioration des réseaux de transports par le plan régional de mobilisation pour les transports (18 milliards), la réalisation d'Arc Express (métro de la petite couronne) dont le financement est prévu (6 milliards) et la réalisation des liaisons tangentielles.

Dans cette optique, nous réaffirmons notre exigence de voir inscrit au plus vite dans la programmation du STIF le barreau de Gonesse dans sa version TCSP, puis dans sa version ferrée.

Les partis de la Gauche valdoisienne défendront fermement ces positions tout au long du Débat Public ouvert du 30 septembre 2010  au 31 janvier 2011.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 13:58

Grand Paris : après les régionales, la colère de Jean-Paul Huchon
LEMONDE.FR | 31.03.10 | 19h29  •  Mis à jour le 31.03.10 | 19h37

Jean Paul Huchon est fâché. Le président de la région Ile-de-France vient d'être élu pour un troisième mandat consécutif à la tête de l'exécutif francilien, mais il ne décolère pas contre le Grand Paris : "Le gouvernement veut imposer de force un projet inique", a-t-il expliqué, mardi 30 mars, au conseil régional.

Le Grand Paris était le cœur du programme de Valérie Pécresse, tête de liste UMP battue en Ile-de-France, lors des dernières élections régionales. Le projet de Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, comporte notamment une nouvelle ligne de métro automatique en double boucle autour de Paris et en bordure de grande couronne francilienne.

"Les électeurs ont voté contre, et pas qu'un peu, rappelle Jean-Paul Huchon. Le maintenir contre notre projet, Arc-Express, est un déni de démocratie" :

Le projet de loi, adopté le 1er décembre 2009, à l'Assemblée nationale devrait être examiné au Sénat à partir du 6 avril. Mardi, Jean-Pierre Fourcade, sénateur UMP et rapporteur du projet, a présenté le texte qui sera débattu. Il a également avancé les modes de financement et les méthodes de gouvernance de la société du Grand Paris, qui sera chargée de mettre en œuvre le projet gouvernemental.

"TROIS NOUVEAUX IMPÔTS"
Sur le plan du financement, pour un projet qui devrait peser environ 21 milliards d'euros, la Société du Grand Paris (SGP) sera initialement dotée de 4 milliards d'euros, somme qui "sera prise sur les remboursements liés aux emprunts accordés par l'Etat lors de la crise", précise Jean-Pierre Fourcade. Puis une série d'emprunts devrait permettre les investissements nécessaires. Leur remboursement sera possible grâce à une batterie de dispositions : un impôt "des entreprises de réseau du matériel roulant utilisé sur les lignes exploitées" par la RATP, le produit des baux commerciaux conclus dans les futures gares du réseau, et enfin une taxe sur les plus-values immobilières liées à la réalisation des nouvelles infrastructures de transport. Quid du montant que rapportera cette nouvelle taxe ? "Quelques milliards, se hasarde Jean-Pierre Fourcade, personne n'est capable de dire combien."

L'article 1er du texte de loi associe "les collectivités territoriales à l'élaboration et la réalisation du projet". La région (dirigée par la gauche) sera donc consultée, mais pas décisionnaire. Le pouvoir devrait demeurer dans les mains de l'Etat via un "directoire composé de trois personnes" à la tête de la SGP. L'exécutif régional perd la main. Nicole Bricq, sénatrice socialiste membre de la commission, regrette un "contexte marqué par une défiance profonde de l'Etat vis-à-vis des collectivités territoriales".

Même si l'échéance des élections régionales est passée, l'heure n'est toujours pas à la concertation. Jean-Paul Huchon dénonce "un incompréhensible entêtement gouvernemental". Le projet de loi "attaque les collectivités en matière de compétences de transport et d'urbanisme", avec un Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) présidé par la région, "ramenée au rôle de co-organisateur" avec la future SGP, "ce qui est contraire à la loi", assure-t-il. "Valérie Pécresse promettait de ne pas créer d'impôt, ils en inventent trois", souligne-t-il encore :

A la veille du débat parlementaire, la région fourbit à son tour ses armes pour résister au projet gouvernemental. "Aujourd'hui, l'Etat n'a plus d'argent, note le président de région, alors que les collectivités territoriales, elles, peuvent honorer leurs engagements", laissant entendre de possibles mesures de rétorsion sur d'autres projets, et même un recours auprès du Conseil constitutionnel pour non-respect de la loi sur la décentralisation. Et Jean-Paul Huchon de proposer "la création d'un second conseil au sein du STIF qui pourrait être en charge de la rocade". Entrouvrant ainsi la porte à de futures négociations entre l'Etat et la région.


Eric Nunès

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 18:34

logo MJS 95

100 cafés-débats  ...

….un café-débat près de chez vous !

 

Dans le cadre de l'opération "100 cafés-débats en Ile-de-France!", le MJS 95 co-organise un café-débat, sur le thème de l'emploi des jeunes: 

Samedi 23 janvier à 13 h 00

Au café

Les délices de Cappadoce

27 rue Montdétour à CERGY St Christophe

(rendez-vous 12h30, gare RER de Cergy Saint-Christophe)

En présence de

Ali Soumaré, Tête de liste du Val d’Oise, Candidat Gauche unie

Laurent Dumond, Conseiller régional, Candidat  Gauche unie

Céline Pina, Adjointe au maire de Jouy-le-Moutier,  Candidate Gauche unie

Estelle Carron, Conseillère municipale Eragny, Candidate de la Gauche unie

Frédéric Faravel, Secrétaire fédéral du PS95, Candidat de la Gauche unie

 

Venez nombreux !

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 11:45

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 15:07
Point de vue
Grand Paris, l'occasion manquée ?, par Frédéric Gilli
LE MONDE | 23.11.09 | 13h46  •  Mis à jour le 23.11.09 | 13h46

e président de la République, inaugurant l'exposition sur le Grand Pari(s) en avril, proposait un projet de civilisation. A l'aube du IIIe millénaire, Paris se découvrait "modèle de la métropole durable" et se trouvait une ambition. Il était temps : les transformations engagées par Paul Delouvrier ont produit des effets (RER, villes nouvelles...), mais leur souffle a passé.

La métropole change sous l'effet de la mondialisation, des RER, des 35 heures, d'Internet ou des téléphones mobiles, mais les schémas directeurs persistent dans la gestion d'un système hérité des années 1950 et 1960, et l'enthousiasme s'effrite. Depuis 1980, seuls la ligne 14 ou le RER E ont été réalisés, et les transports en commun, comme les autoroutes, frisent la thrombose. Chaque année, le déficit de logements s'accroît de 30 000 unités.

La région parisienne est devenue l'une des principales pouponnières d'Europe, mais elle ne peut pas accueillir les jeunes ménages, les étudiants ou les travailleurs. Cela pousse les habitants plus loin, là où les services publics et les équipements sont rares, les transports plus longs et en voiture, où les espaces naturels sont grignotés. Après des années de sous-investissement chronique, la métropole est tendue entre les exigences de son envergure planétaire et les contraintes quotidiennes dues à sa taille de mastodonte. Le sentiment d'urgence, alimenté par les crises économique et écologique, ouvre le jeu au début des années 2000.

Ce fut d'abord la mobilisation des institutions et de la population pour réinventer un schéma directeur régional. Le schéma directeur de l'Ile-de-France (SDRIF), validé à l'unanimité au printemps, plaide désormais pour une métropole compacte : densification économique et résidentielle de la première couronne et intensification des transports collectifs dans toute la banlieue. Le plan transport s'appuie sur les métros, le RER et des tramways. En attendant l'écot de l'Etat pour boucler son financement, les études et certains travaux ont commencé.

Ce fut ensuite Paris Métropole. Tournant la page de décennies de fâcheries, Paris se réconcilie avec sa banlieue. Les élus locaux se rencontrent dans une conférence métropolitaine qui devient syndicat mixte d'études le 10 juin. En écho, de puissantes communautés d'agglomérations émergent là où il n'y avait que des intérêts éparpillés : Saint-Denis, Montreuil, Boulogne, Evry, Cergy, voire demain Nanterre.

Ce fut enfin la consultation sur le "Grand Pari(s)" à l'initiative de Nicolas Sarkozy, succès populaire et médiatique. Ce projet se résume en un slogan : faire de Paris une métropole durable. Il se décline en une série d'exigences : repenser l'articulation ville-nature, prévenir la relégation dans les quartiers, pousser à la créativité, renforcer l'efficacité des décisions et la lisibilité des choix démocratiques. La variété des dix projets le démontre : il n'y a pas une seule vérité pour répondre à ces enjeux mais une cohérence à construire. Les choix d'aménagement, les politiques économiques ou culturelles, les systèmes sociaux et politiques sont tous interdépendants.

Considérons la question, essentielle, de la création de richesse. La région parisienne est une capitale économique et industrielle mondiale multispécialisée, où l'on trouve certains des plus grands experts mondiaux des nanotechnologies, de la finance, de l'agrochimie, de la pharmacie, de l'aéronautique, des industries créatives, etc. A l'heure où les innovations majeures se font à la convergence des filières économiques ou des disciplines scientifiques, cette multispécialisation est un trésor. Or la mondialisation des échanges et les réorganisations des groupes bousculent la géographie francilienne. Depuis le début des années 1970, entre un demi-million et un million d'emplois ont migré vers les frontières de l'agglomération, interpellant les politiques de développement régionales.

D'abord, la croissance de chaque pôle est impensable sans toutes les ressources de la métropole. Si Paris est aujourd'hui une des principales places financières de la planète, elle le doit autant aux salles de marché de la Défense qu'aux relations qu'elles entretiennent avec le tissu de gestionnaires et de start-up du centre de Paris, avec les mathématiciens et informaticiens de Jussieu et de Palaiseau ou avec la richesse industrielle des Yvelines ou du Val-de-Marne qui alimentent la place de Paris en projets et en épargne. Plutôt que de spécialiser les territoires pour les promouvoir à l'international, il s'agit de les faire participer au tumulte de la métropole. L'attractivité suivra.

Ensuite, la politique industrielle se nourrit des enjeux démocratiques. C'est à Paris et dans les communes voisines, lieux de diversité, que la création d'entreprises est la plus vive. Les difficultés à amorcer une plate-forme d'innovation à partir de la concentration exceptionnelle de chercheurs réunis à Saclay en témoignent : étendre l'écosystème de croissance parisien aux pôles périphériques suppose que les projets de territoires soient portés collectivement et impliquent dans le long terme population, entrepreneurs et scientifiques.

Enfin, les enjeux économiques sont aussi des enjeux sociaux et politiques. Ces pôles sont loin de la plupart des Franciliens. L'accessibilité des emplois pour l'ensemble des habitants en pâtit, alors qu'elle était l'un des avantages de Paris sur d'autres grandes métropoles comme Londres ou New York. Une adaptation du système de transport est donc nécessaire pour reconnecter les lieux de résidence aux emplois et services publics de la région. Un réseau n'irriguant pas l'ensemble des territoires n'améliorerait guère l'efficacité du marché du travail. Pis, il creuserait les inégalités sociales et territoriales.

Le choix d'une politique de développement, d'un schéma d'urbanisme, d'un système de gouvernance ou d'un réseau de transport ne saurait ainsi avoir de valeur par eux-mêmes, mais seulement dans le contexte d'un projet métropolitain. C'est le principal grief adressé au projet de Christian Blanc par ses contempteurs : il se résume à un métro desservant des pôles économiques. Où et comment construire les logements nécessaires pour soutenir la croissance souhaitée par le secrétaire d'Etat ? Comment coordonner les politiques de transport avec les politiques urbaines au-delà des seuls quartiers de gare ? Le projet de loi actuel n'en dit rien.

Si les réactions ont été virulentes depuis la présentation du projet de loi, c'est que les enjeux dépassent la simple jalousie entre projets ou entre ego. Le danger est réel que l'on soit en train d'enterrer Paris en grande pompe parlementaire. Jean Nouvel a décrit dans ces colonnes les remous du débat, et tous - architectes, urbanistes, géographes ou économistes - se demandent où est passé le projet de civilisation et comment expliquer la situation actuelle.

Deux temporalités différentes contribuent en fait à brouiller les cartes : le temps des projets urbains et le temps des agendas politiques.

Une relecture de l'histoire récente à l'aune des rythmes électoraux éclaire de nombreux blocages dans une région où les enjeux de pouvoir résonnent plus fort qu'ailleurs. Rétrospectivement, le discours du président à Chaillot n'est plus que le point d'orgue d'un éphémère chorus francilien. Le projet de loi sur le Grand Paris a durci les positions. Conseil régional ou maires d'Ile-de-France, les élus de tous bords s'offusquent de n'avoir pas été associés aux travaux. Focalisé sur le métro automatique et les prochaines élections, l'Etat bloque administrativement le SDRIF et rechigne à participer au plan de transport régional. La cohésion de Paris Métropole est, quant à elle, mise à mal par la concurrence entre territoires franciliens pour accueillir les gares du "métro Blanc".

Contraint par ces urgences, le projet de Christian Blanc suit une logique préfectorale d'efficacité. Construit sans débat comme un bloc non négociable, il organise un urbanisme opérationnel dérogatoire et crée une Société du Grand Paris mi-entreprise de transport, mi-aménageur. Au moment de sa mise en oeuvre, l'absence de concertation sera une faiblesse lorsque les élus et la population le contesteront devant les tribunaux administratifs et les cours européennes.

Qu'on ne s'y trompe pas, l'Etat est indispensable au soutien des grands projets. Mais sa légitimité à intervenir dans les sujets locaux s'est affaiblie : moins de pouvoir politique, du fait de la décentralisation et de la montée des pouvoirs citoyens, moins de pouvoir économique, du fait des déficits chroniques du budget de l'Etat et de la montée des investissements locaux, moins de pouvoir technique enfin, du fait du déplacement des capacités de maîtrise d'ouvrage vers les services techniques des collectivités et les entreprises.

Dans les faits, la poursuite simultanée d'un plan gouvernemental et d'un schéma régional ouvre un conflit de légitimité majeur qui risque d'être paralysant. En période de crise, parler d'une seule voix est fondamental pour porter des projets innovants ou convaincre des investisseurs. Cela désole les élus franciliens partisans sincères d'un Grand Paris. Reconnaître l'importance du Grand Paris supposait d'en faire un texte d'organisation générale. Le rapport Balladur comme le rapport Dallier y invitaient. Un tel projet aurait été présenté d'abord au Sénat, que l'on sait moins acquis au gouvernement sur ce sujet. Amputé, le projet peut désormais être d'abord présenté à l'Assemblée nationale, moins rétive. Soucis d'efficacité et précautions politiques l'ont déjà affadi.

Pallier les urgences tout en préparant l'avenir suppose de réintroduire des temporalités. Le rapport du député Gilles Carrez sur le financement du Grand Paris prône d'ailleurs de séquencer les projets. Premier temps, il y a urgence à agir. Afin d'engager au plus vite une politique cohérente de transports, logements et équipements, le gouvernement doit transmettre le SDRIF au Conseil d'Etat. Ce document a des défauts, mais il répond aux urgences, il est immédiatement opérationnel et cela sécurisera les investisseurs.

Deuxième temps, le SDRIF peut être un document évolutif. A peine adopté, il doit être révisé pour considérer les éléments nouveaux depuis deux ans : plan Campus, plateau de Saclay, gare TGV au carrefour Pleyel, boucle de métro par Clichy... Un projet de loi peut s'avérer nécessaire si, sans modifier les urgences ni les calendriers, il permet d'accélérer ces processus. Cet été, Etat et région semblaient proches d'un accord.

Troisième temps, la consultation sur le Grand Pari(s) montre la nécessité d'un mouvement permanent d'invention métropolitaine. Au-delà des grandes orientations, revues tous les quinze ans, il est nécessaire de constamment nourrir la ville de controverses et d'appels à projets selon un rythme indépendant des calendriers administratifs. Pôles de compétitivité, Exposition universelle, mise en scène de grands territoires, des fleuves et rivières... Paris Métropole ou l'Atelier international des architectes sont des réceptacles intéressants pour cette hybridation des projets locaux et des ambitions métropolitaines.

L'histoire de chaque ville est faite d'occasions à ne pas manquer qui la propulsent vers de nouveaux horizons ou l'aiguillent sur des chemins de traverse. Cinq fois plus peuplée que Paris en l'an 1000, Cordoue fut longtemps la capitale de la Méditerranée occidentale. C'est aujourd'hui une paisible ville de province andalouse. Au tournant du XIIe siècle, les rivalités politiques ont pris le pas sur l'intérêt général. Il a suffi de quelques décennies pour que la ville soit définitivement incapable de répondre aux défis d'une époque qui allait voir Paris éclore et rayonner. Face à l'urgence, allons-nous ouvrir Paris en grand sur demain ou laisser se fermer une occasion unique pour moderniser notre capitale ?


Frédéric Gilli est économiste et géographe.



A propos de l'auteur

Agé de 33 ans, ancien élève de l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique et docteur en économie, Frédéric Gilli a été responsable du pôle de compétences Bassin parisien de l'Insee, puis responsable "politique de la ville - logement social" à la direction générale du Trésor. Directeur délégué de la chaire Ville de Sciences Po, où il enseigne, il est l'auteur de nombreuses publications et communications sur les évolutions économiques et géographiques de la région parisienne. Il a publié, avec Paul Chemetov, "Une région de projets, l'avenir de Paris" (La Documentation française, 2006) et, avec Jean-Marc Offner, "Paris, métropole hors les murs" (Presses de Sciences Po, 186 p., 12 euros). Il est rédacteur en chef de la revue "Etudes foncières".

Article paru dans l'édition du 24.11.09
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:40
Point de vue
Le projet du Grand Paris n'est pas métropolitain, par Daniel Behar et Philippe Estebe
LEMONDE.FR | 23.11.09 | 10h45  •  Mis à jour le 23.11.09 | 11h19

a discussion autour du projet de loi relatif au Grand Paris tend à mettre en cause son rabattement sur un schéma de transports, pour peser les vertus respectives d'un parcours aérien ou souterrain ou à incriminer son manque de vision globale pour l'Ile-de-France. Là n'est pas la question : au sein d'une "République décentralisée", il n'est pas de la légitimité de l'Etat de définir cette vision. En revanche, il lui revient bien d'énoncer une stratégie de développement de la région-capitale, c'est-à-dire définir les conditions de sa contribution optimale à la performance de la France dans le contexte de la mondialisation.

Sur ce plan, ce projet propose comme préalable implicite une rupture doctrinale tout à fait justifiée avec un des dogmes fondateurs de "l'aménagement du territoire à la française", celui du rééquilibrage entre Paris et la province. Avec l'attractivité renouvelée des grandes villes et du tissu rural, cette posture n'était plus de mise. Mais comment alors affirmer la place de la première métropole française dans le monde ? Pour relever ce défi, le projet de loi formule une hypothèse stratégique : la globalisation constitue une échelle inédite dans la concurrence internationale, à laquelle il faut répondre en "ajoutant" des facteurs de compétitivité à la métropole, soit "à côté" (c'est la proposition séduisante de l'extension de Paris jusqu'au Havre), soit "au-dessus", et c'est la couche supplémentaire des "clusters", de la recherche et de l'innovation, de la Défense à Saclay en passant par Le Bourget, desservis par le fameux "grand huit". Or cette hypothèse est tout à fait discutable.

Il n'est d'abord pas certain que la question de l'ouverture au monde au XXIe siècle se joue sur le plan des échanges marchands maritimes. Et peut-on décréter ainsi la rupture avec la permanence d'une histoire longue davantage continentale que maritime ? Mais surtout la mondialisation ne constitue pas un niveau en plus, à l'extérieur, mais un processus qui produit une nouvelle figure de la ville – la métropole après l'agglomération – où les liens en réseau désorganisent la continuité des lieux et génèrent de multiples contradictions entre le global et le local. Autrement dit, la mondialisation n'est pas un défi du dehors, mais du dedans de la métropole.

Sur le plan économique, se mettre à sa hauteur ne consiste pas à ajouter quelques " clusters ", en espérant un effet locomotive qui n'est nullement garanti. C'est plutôt sur l'ensemble du territoire métropolitain qu'il faudrait miser. Les affaires et la finance ne sont pas l'exclusivité du pôle de la Défense mais l'attribut de tout l'Ouest parisien. L'excellence scientifique ne se joue pas sur Saclay mais à l'échelle d'un cône sud de l'innovation, entre la Montagne- Sainte-Geneviève, Evry et Saclay. Le tourisme et la culture – au-delà de la puissance de Paris intra muros – s'étendent aujourd'hui vers le nord et l'est, sur des registres davantage contemporains que patrimoniaux. Enfin et surtout, la performance de ces activités d'excellence dépendra de l'étroitesse de leurs relations à la métropole ordinaire, celle de la logistique, du BTP ou des services.

Sur le plan social, l'enjeu n'est pas de minimiser le risque d'émeutes sociales et d'atteinte à l'image internationale de Paris, au travers d'un "détour" du grand huit par Clichy-Montfermeil mais de développer résolument un cosmopolitisme métropolitain. A Paris, comme dans les autres métropoles du monde, la métropolisation s'accompagne d'un développement des migrations internationales. Ailleurs considéré comme une ressource essentielle de l'attractivité métropolitaine, cet enjeu est totalement passé sous silence dans le projet du Grand Paris. Sont tout autant occultés le potentiel créatif induit par ce nouveau cosmopolitisme que les nouvelles figures de la pauvreté qu'il engendre.

En initiant le projet du Grand Paris, l'Etat a bien perçu le défi pour la France que constitue la question métropolitaine. Mais en décalquant les recettes des années 1960 à l'époque de l'agglomération parisienne, mises au goût du jour selon une géographie dilatée (un métro automatique succédant au RER, et des clusters aux villes nouvelles), sa réponse n'est pas à la hauteur. C'est à "faire métropole" qui faudrait collectivement s'attacher.

Daniel Behar est professeur associé à l'Institut d'urbanisme de Paris et Philippe Estebe est professeur associé à Sciences Po Paris. Tous les deux sont consultants à la coopérative Acadie.

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Published by FARAVEL - dans Île-de-France
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