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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 12:20

Carla, Nicolas (et Angela) sont à la fête... Nationale
envoyé par ZappeurLePost

Quand les journalistes feraient mieux de se taire, ou de préparer leurs questions

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 14:12

Les images de Sarkozy en "off" avant son interview sur France 3

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 30/06/2008 | 21H29

Installé dans le studio du 19/20 à quelques minutes du début de son intervention, Nicolas Sarkozy est entre les mains des techniciens et maquilleuse de France 3. Face à lui, le directeur de l'information de la chaîne, Paul Nahon, et les trois journalistes Audrey Pulvar, Véronique Auger et Gérard Leclerc. L'ambiance est glaciale.

Sur cette vidéo que s'est procurée en exclusivité Rue89, on voit un technicien régler les micros du Président, qui le salue. Le technicien ne répond pas, ce qui choque Nicolas Sarkozy. Après s'être plaint de ce manque de politesse -"on n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants"-, il finira par dire: "Ça va changer, là." (lire ci-dessous).

Ensuite, il plaisante sur la "placardisation" de Gérard Leclerc, qui est -avec Véronique Auger, Audrey Pulvar et d'autres présentateurs et rédacteurs en chef de France 3- l'un des signataires d'une tribune très critique sur la réforme en cours, publiée la semaine dernière dans Le Monde: "T'es resté combien de temps au placard?"

Juste avant que le son ne soit coupé depuis le studio, Nicolas Sarkozy s'assure que France 3 évoquera bien son déplacement du jour à Carcassonne. Paul Nahon lui répond que c'est prévu. Avant, pour plus de certitude, de donner un ordre dans son micro: "Donc on parlera de Carcassonne avec le Président après, hein? Yes! Parfait!"

Addendum le 01/07/2008 à 17h08: France 3 a lancé mardi matin une enquête interne pour déterminer "pourquoi et comment des images tournées avant le direct ont pu quitter France Télévisions". Par ailleurs, selon le site Arretsurimages.net (sur abonnement), la réflexion du Président -"ça va changer!"- concernait la France, après une déclaration de la journaliste Véronique Auger.

Mercredi à 09h15, France Info évoquera les vidéos "off" publiées sur Internet. Les auditeurs de la station sont invités à réagir et à poser leurs questions sur cette page.


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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 15:11
TF1 avait demandé à l'Elysée la suppression de la publicité sur les chaînes publiques fin 2007
LEMONDE.FR | 07.03.08 | 14h04

F1 avait plaidé fin 2007 auprès des pouvoirs publics pour la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, avant que le président Nicolas Sarkozy n'annonce cette mesure début janvier.

Le financement du service public "uniquement par des fonds publics" figure en quatrième position parmi les huit propositions du Livre blanc de TF1, rapporte le quotidien. Citant en exemple le modèle britannique, le groupe de Martin Bouygues fait valloir que cette mesure "aurait le mérite d'assainir le marché publicitaire, soumis enfin aux seules lois de l'offre et de la demande". Aux yeux de TF1, les chaînes publiques opèrent "une ponction très significative sur le marché publicitaire" et "mènent une véritable politique de dumping, entraînant une pression artificielle à la baisse du coût des écrans", tirant l'ensemble du marché publicitaire vers le bas.

Le 8 janvier, jour de l'annonce de Nicolas Sarkozy, l'action de TF1, qui devrait être le principal bénéficiaire de cette mesure au regard de sa part de marché prépondérante, avait bondi de 9,47 %. "Très vite, la chaîne a cherché à corriger l'image d'un 'cadeau' qui lui serait ainsi fait par le président de la République", expliquent Les Echos. Le 27 février, le principal actionnaire de la chaîne, Martin Bouygues, avait ainsi assuré avoir "découvert" l'annonce présidentielle lors de sa conférence de presse. 

 

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 13:01
Le Chef de l'Etat a pris l'habitude de brouiller les pistes et les clivages en utilisant des concepts et des propositions portés par la Gauche pour couvrir ensuite derrière cet écran de fumée confusionniste une des pires politiques réactionnaires d'Europe.

Après avoir cité Léon Blum et Jean Jaurès (en revenant sur la réduction du temps de travail et en mettant à mal la Laïcité), il propose de supprimer comme le demande toute une partie de la gauche depuis longtemps la publicité sur les chaînes publiques.
En effet, la Gauche considère que la télévision publique a un rôle culturel et éducatif difficilement compatible avec la promotion commerciale et une stratégie exclusivement fondé sur un gonflement de l'audimat par les pires moyens pour vendre plus chers des espaces publicitaires. Mais quand elle défend cette option saine (comme celle d'interdire la publicité dans tous les programmes pour enfance et jeune public), elle propose de compenser financièrement la perte que constitue la fin des recettes publicitaires. Si la BBC par exemple est exemplaire et sans publicité, c'est que son financement est sans commune mesure avec celui de France Télévision. Le combat contre la médiocrité culturelle coûte cher, ne nous le cachons pas.
Sarkozy n'a pas parlé de compenser les recettes publicitaires, ce sera donc une perte sèche pour la télévision publique, sans augmentation de la redevance.
Ressurgit donc le spectre de la privatisation de France2, projet éternel de la droite conservatrice, et de l'étranglement des autres chaînes du service public.

Fred

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 08:34
petit cours d'autodérision de Benoît Hamon sur son site internet :

 

Le jeu de l'ego

 

Rénovation oblige, l'été fut fécond en focus sur la "génération montante socialiste". Je n'ai jusqu'ici pas souhaité publier ces portraits. Mais là, je ne résiste pas à diffuser le papier du Canard Enchainé de ce jour. Ce remarquable "exercice croisé" qui m'unit à Manuel Valls, nous livre à l'indignation vertueuse d'un journaliste. Remarquablement sourcé, drôle, sans méchanceté gratuite et surtout subtil et précis, j'y apparais dans la nudité de mes ambitions et de mes convictions (pour le peu qu'il me reste)... Pour ceux que cette lecture ravira, qu'ils le sachent quand même : pour Manuel je ne sais pas, mais moi en vrai, je suis bien pire.

 

Téléchargement canard.pdf

 


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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 08:57
C'est les vacances...

sarkopagaie.jpgTout le monde pouvait penser que les vacances présidentielles venant, la presse hexagonale vivrait une période de disette difficile mais soutenable, et nous pauvres citoyens téléspectateurs une période de répit. Mais il n'en est rien... En vacances à Wolfesboro (du nom du général anglais qui infligea une cruelle défaite aux troupes françaises, précipitant la perte du Canada... beau symbole que nous donne là l'Elysée), dans le New Hampshire, Nicolas Sarkozy a réussi à se faire remarquer par les journalistes français (pas par la population locale, qui semble peu s'en soucier - un quidam disant qu'il paraîtrait que le président français "était grand et plutôt bel homme comme lui", il faisait 1m85), à organiser un conférence de presse spontannée, à monter un rendez-vous intime, familial et médiatiser avec son jumeau politique le Président George W. Bush, et à alpager des paparazzi leur arrachant leurs appareils (en même temps je comprends pas, il cherche à tout faire pour être en maximum en photo dans les magazines, surtout people, il faudrait savoir ce qu'il veut !)...
Donc :
- les vacances, c'est des amis qui lui payent - y a pas de problème, pas de polémique... oui mais à qui notre président sera-t-il redevable à force de se faire inviter à hauteur de 22 000 € la semaine (lire article de Libération du 6 août ici)... ou alors il a un contrat avec Paris Match et Voici, pour préparer des clichés people, ce qui le met encore dans la main de son frère Lagardère...
- les contrats de vente d'armes à la Libye, y a pas de problème puisque c'était en route depuis 18 mois, et puis c'est lui qui vous le dit... quand même... allons un peu de retenue devant un succès commercial venant amplifier un succès diplomatique et familial (et oui Cécilia) - c'est dingue l'importance de la famille chez Nicolas... et surtout ne vous mettez pas en tête qu'une quelconque accélération d'un contrat avec EADS ait pu éventuellement être dans la balance lors de la discussion avec les Khadafi... et surtout n'y voyez pas à mal s'ils ont mis 10 jours à essayer de vous le cacher, c'est normal c'est du commerce vous ne pouvez pas comprendre...
- Lustiger est mort... "Paix à son âme"...
- un manège tue deux personnes à la fêtes des Loges, le président annonce qu'il va prendre des mesures... pfffffou quelles vacances ! je vais peut-être l'appeler pour réparer mon problème de toilettes, depuis Wolfesboro il devrait y arriver !?

Fred

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 09:09
En plein été, on fait passer un projet de loi pour limiter le droit de grève : 30 et 31 juillet, 1er août. Le 31 juillet le chef de l'Etat annonce une nouvelle franchise médicale, sous couvert de traiter enfin des sujets compassionnels et consensuels - dépendance, cancer, Alzheimer - qui ne rapporteront que 800 millions d'euros maximum quant le déficit de l'assurance maladie est de 6 milliards mais qui pèseront encore sur les revenus inférieurs et moyens, quand la majorité parlementaire vient de voter 13 milliards d'euros de cadeaux fiscaux pour les plus aisés. Tout cela est finalement peu relayé.
Mais que Bernard Thibault réponde à une question posée à l'initiative du Parisien sur d'éventuelles perturbations de la coupe du monde de Rugby : "Si on pense vouloir profiter de la Coupe du monde (de rugby) pour vouloir nous imposer de mauvaises décisions, la CGT ne laisser pas faire"... Voila désormais que Télévisions et Radios annoncent en boucle que la CGT menace ouvertement la coupe du monde de Rugby... bel exemple de désinformation.
FRED

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 08:33
y a des matins comme ça où je me demande dans  quel monde j'évolue...
Bon je  sais nous sommes en été, et je sais que conjoncturellement la qualité intrinsèque des matinées d'information de France Inter s'est effondrée (et que cela durera au moins jusqu'à la fin août). Mais tout de même à l'ouverture de journal de ce matin on croit rêvé :
1- Vinokourov convaincu de dopage et Astana qui quitte le tour ;
2- saint Nicolas et la Bienheureuse Cécilia qui ont sauvé les infirmières bulgares ;
3- la sortie en salle des Simpson's, le film...

tout est dit.
FRED

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 22:31

Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h
8h
  Du grain à moudre


Ecoutez

Podcast
    émission du mardi 10 juillet 2007
L'indépendance de la presse : un idéal inaccessible en France ?
 

  Achéteriez-vous un journal appartenant à votre principal concurrent ?

Bernard Arnault voudrait se débarrasser de La Tribune – qui perd de l’argent – pour s’acheter Les Echos – qui en gagnent. Pourquoi pas ? Sauf que Bernard Arnault est aussi le patron d’un groupe de presse spécialisé dans le luxe et la distribution, LVMH. Dans la mesure où Les Echos sont devenus le quotidien économique français de référence, quelle garantie ont ses lecteurs que le journal qu’ils continueront à acheter sera rédigé dans un esprit de totale indépendance envers les entreprises et marques possédés par leur patron ? Pourront-ils résister aux appels à la « synergie au sein du groupe » qui sont autrement plus fréquents, croyez-en ma propre expérience de rédacteur en chef, que les pressions politiques ? Les « conflits d’intérêt » deviennent difficilement évitables lorsque vous travaillez pour un journal qui appartient à un groupe qui a des investissements ailleurs.
Le vrai problème de la presse française, nous répètent les spécialistes, c’est qu’elle manque de groupes spécialisés dans ce « métier » particulier. Du coup, un Serge Dassault a pu se payer Le Figaro - ainsi que ce qui restait de l’empire Hersant - et y faire l’article pour ses avions de combat en débinant la concurrence. Du coup, Libération, héritier héroïque et fourbu de la contre-information gauchiste, a été sauvé de la faillite par un Edouard de Rothschild. Et François Pinault, propriétaires de plusieurs chaînes de distribution a pu s’offrir Le Point.
Etrange pays tout de même, où la première chaîne de télévision en audience et en ancienneté appartient à un groupe spécialisé dans la construction et les télécoms, Bouygues. Etrange pays, où le seul groupe de média de dimension internationale, Hachette Filipacchi, fait partie d’un ensemble spécialisé, par ailleurs, dans l’aéronautique (EADS).
La démocratie est-elle compatible avec un « business model national » où les capitaines d’industrie se payer des média ? La presse est-elle une activité commerciale comme les autres ? Les titres de presse sont-ils des marques qu’on pourrait s’offrir sans en dégrader derechef l’image et la valeur ?
Voici quelques unes des questions que nous aborderons ce soir avec nos invités.
  Invités

 
Jean-Marc Vittori.  Editorialiste aux Echos

 
Massimo Nava.  Correspondant à Paris pour le Corriere della Sera.

 
Sylvain Bourmeau.  Rédacteur en chef des Inrockuptibles.

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 11:03
Chronique de la médiatrice
Cergy en différé, par Véronique Maurus
LE MONDE | 07.07.07 | 13h42  •  Mis à jour le 07.07.07 | 13h42

llô, Le Monde ? Ici la banlieue..." Ainsi est titrée la page, fort désagréable, que nous consacre l'hebdomadaire du Val-d'Oise, L'Echo-Le Régional dans son édition du 27 juin. "En réaction, précise-t-il, à un article du Monde paru le samedi 23 juin insinuant que les émeutes de Cergy, le dimanche 17 juin avaient été dissimulées, les journalistes de L'Echo tiennent juste à rappeler que la presse locale, elle, a fait son travail, en temps et en heure." Suit un étrillage en bonne et due forme des journalistes "bobos parisiens", assaisonné d'une question aigre-douce : "Parce que la presse nationale a fait un loupé, peut-on considérer que l'événement est passé inaperçu ?"

L'Echo-Le Régional n'a pas été le seul à brocarder notre "arrogance". Le Monde a été violemment pris à partie sur le même thème par le journal virtuel Rue 89. Puis le maire de Cergy, Dominique Lefebvre, a écrit une réponse, publiée le 28 juin dans nos colonnes sous le titre : "Il n'y a pas eu d'émeutes urbaines à Cergy". Celle-ci a suscité en retour une lettre de la préfecture du Val-d'Oise, publiée le 30 juin, visant à dédouaner les forces de l'ordre de toute responsabilité. Nos lecteurs s'en sont étonnés, et ont réagi de leur côté, critiquant, comme Franck Schokyy (courriel) "la stigmatisation de la population des quartiers" qui découlait de cet article.

Le Monde, pourtant, se gardait bien de vouloir donner des leçons. A l'origine de cette affaire, nulle arrogance, mais un bon réflexe de la rédaction.

Lorsqu'il découvre, le mercredi 20 juin, en lisant l'édition "Val-d'Oise" du Parisien, l'ampleur des événements qui ont dévasté un quartier de Cergy-Saint-Christophe trois jours plus tôt, Luc Bronner est stupéfait. Ni l'AFP ni les radios, relais habituels de ce genre d'incidents, n'ont joué, cette fois, leur rôle d'alerte, et hormis la presse locale, aucun média n'a réagi.

Reporter spécialiste des banlieues, Luc Bronner est doublement intéressé. D'une part, dit-il, "l'épisode témoigne de la persistance de violences urbaines graves en banlieue parisienne" ; d'autre part, "il montre les limites du traitement des banlieues par les médias, qui couvrent énormément certains événements comme ceux de la gare du Nord, des Tarterêts, des Mureaux, et pas d'autres".

Le lendemain, il enquête à Cergy, par téléphone. La municipalité, la SNCF, le pharmacien victime des vandales, la préfecture, les syndicats de policiers et des responsables d'associations témoins des faits, douze sources différentes lui répondent. Toutes confirment la gravité des heurts qui ont mobilisé cent vingt policiers, armés de grenades lacrymogènes et de Flash-Ball. Deux vidéos filmées pendant la nuit de dimanche par des témoins directs - que le reporter identifie - montrent qu'il ne s'agit pas de simples rixes, mais de violences opposant des dizaines de jeunes en cagoule aux forces de l'ordre. La condamnation en comparution immédiate de deux émeutiers - dont un à deux ans de prison ferme - prouve l'importance des déprédations commises.

A-t-on frôlé, ce dimanche soir à Cergy, une émeute urbaine égale à celles vécues en novembre 2005 ? Luc Bronner préfère, par prudence, parler de "violences urbaines". Pour aller au-delà, il aurait fallu faire une enquête de terrain minutieuse à Cergy, retrouver tous les témoins, faire parler l'émotion. Or, poussé à fournir un article dès le lendemain, le journaliste n'en a pas eu le temps. "C'est mon seul regret", déplore-t-il.

La pression de l'actualité était forte : déterrer un tel scoop trois jours après les faits tenait déjà du miracle, le garder plus longtemps relevait pratiquement de l'impossible. Avec le recul, mieux aurait valu pourtant prendre le risque de perdre un jour pour aller sur place. Tout reporter vous le dira : les facilités d'Internet ou du téléphone mobile ne remplaceront jamais le contact direct. En l'occurrence, on aurait appris l'existence de L'Echo-Le Régional et la présence de son envoyé spécial sur le lieu des violences.

L'article que Luc Bronner livre le jeudi 21 juin au soir pour l'édition du lendemain est pourtant impeccable : aucun des faits rapportés ne sera démenti ultérieurement. On ne peut donc critiquer le réflexe également louable de la rédaction en chef, qui faute de "grande actualité" évidente, décide de monter le sujet à la "une" le lendemain. "Cette décision est complètement dans l'esprit de ce que doit être notre nouvelle formule, explique Laurent Greilsamer, rédacteur en chef en charge de l'édition ce jour-là. Ne pas se contenter de rapporter l'actualité évidente de la veille, mais mettre en valeur une information originale qui constitue notre plus-value."

Prévenu, l'auteur de l'article proteste : il estime que c'est donner trop d'importance à cet événement et il souligne la difficulté de faire un titre d'actualité sur un sujet datant de cinq jours. Luc Bronner est connu dans la rédaction pour sa rare discrétion. Prenant - à tort - sa prudence pour un excès de modestie, la rédaction en chef passe outre. Le vendredi matin, elle lui demande une synthèse de l'article qui occupe le haut de la première page. A l'heure de titrer, elle mesure la difficulté de l'exercice. Comment, en quelques mots et sans pontifier, souligner l'importance de faits déjà vieux dont nul (et nous les premiers) n'a parlé au niveau national ? L'article ne porte pas sur les carences des médias. Il raconte, en différé, une actualité passée mais présente.

Dans les pages intérieures, pour ne pas sembler donner des leçons, on écarte toute référence à l'indifférence des médias : "Des bandes rivales et la police se sont affrontées à Cergy sans faire événement", dit-on simplement. A la "une", l'exercice est plus délicat, un titre ne pouvant dépasser dix mots au maximum. On titre finalement : "Des émeutes urbaines à Cergy sont passées inaperçues". C'est vrai. Mais maladroit. Le mot "émeutes", surtout employé au pluriel, est excessif, et la formulation laisse entendre un jugement sur les médias qui ne figure pas dans l'article. D'où le malentendu qui s'ensuit.

"Nous ne contestons pas les informations, précise Jean-François Dupaquier, directeur de L'Echo-Le Régional, dans une lettre, mais la théâtralisation, la mise en scène, la titraille qui (...) n'ont servi qu'à faire "monter la mayonnaise" sur le thème "On nous cache des choses"." Telle n'était pas notre intention.

La question demeure pourtant : pourquoi les relais normaux d'information n'ont-ils pas fonctionné ? Et pourquoi Le Monde a-t-il été le seul à le dire ?


Véronique Maurus
Article paru dans l'édition du 08.07.07

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