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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 14:22
Mes chers camarades, d'abord je voudrais commencer par souhaiter, je ne sais pas si c'est un bon anniversaire, mais l'anniversaire d'une dame qui a eu 48 ans cette semaine, la Ve République, dont j'espère que c'est la dernière fois que nous plaçons nos débats, comme le sort des Français, sous les mauvais hospices. Je souhaite dans tous les cas que nous gagnions la prochaine élection présidentielle pour changer en profondeur, comme nous nous y sommes engagés dans notre projet, le régime politique et démocratique dans lequel nous sommes, pour faire le choix d'une nouvelle République parlementaire.

Cet anniversaire souhaité, puisque, à cette tribune certains ont cité François Mitterrand, d'autres Anatole France, moi, je me contenterai de citer Jean Gabin. Jean Gabin, que l'on félicitait pour une remarquable interprétation dans un film, répondait à la critique, la chose suivante. Il disait : " Il y a trois critères pour faire un bon film. En un, l'histoire, en deux, l'histoire et en trois l'histoire ". C'est pour cela que, au nouveau Parti socialiste, et peut-être certains n'y voient à tort qu'une figure tactique, une posture, une manière habile d'attendre, nous avons dit " nous pensons encore qu' il ya trois critères pour réussir l'élection présidentielle: en un, un bon projet, en deux, un bon projet, et en trois, un bon projet. "

Je dis cela parce que notre parti est attaché, depuis sa fondation en 71 à Epinay, mais au-delà, dans toute l'histoire du mouvement socialiste, nous sommes attachés et c'est un élément essentiel de notre identité politique, à la délibération collective. Alors je sais bien que ce n'est peut-être pas moderne, ou même que cela intrigue, ces rites étranges des socialistes qui délibèrent en commissions de résolution jusqu'à 7 h 00, qui considèrent qu'il faut faire des conventions nationales après d'autres conventions nationales, qui considèrent qu'il faut passer du temps dans une commission nationale du projet, et même dans l'élaboration collective, un temps qui est parfois laborieux, un temps dans lequel s'organise la confrontation politique, mais ce temps politique-là, que nous avons consacré au débat, ce temps que nous avons consacré à la délibération collective, fonde notre identité politique.

Je le rappelle, aujourd'hui, pourquoi ? Et je serai bref dans mon intervention : parce que nous rentrons dans une séquence où nous allons assister, forcément, à une confrontation d'individus, dans laquelle, peut-être pas nous, mais d'autres, jugeront les profils avant de juger, justement, ce que sont le fond du discours de ces hommes et de ces femmes, tous aussi respectables les uns que les autres. Au moment où nous allons rentrer dans cette confrontation d'individualités, je voudrais leur rappeler ceci, et seulement ceci : ils mettront des propositions en débat, devant l'opinion.

Qu'ils ne jugent pas la réaction de certains de leurs camarades socialistes comme une réaction sectaire quand ils ne sont pas d'accord avec les propositions décapantes qu'ils font.
Pourquoi ? Parce que la plupart du temps, quand nous réagissons ou quand nous mettons ces sujets en débat dans le parti, c'est parce que nous savons que ces débats existent aussi dans la société.

Qu'ils ne s'inquiètent pas du fait que nous ayons le souci de cette délibération collective, c'est-à-dire la capacité à nous rassembler sur ce qui a toujours fait notre force, le fondement de notre identité, de choix de l'intelligence collective.

Mes chers camarades, quand nous perdons des élections, nous nous retournons vers le Parti, nous faisons un congrès et nous écrivons un texte. Cela montre que, à chaque fois, c'est dans la délibération collective, dans ce patrimoine politique commun que nous trouvons les ressources pour nous relever.

Eh bien, à l'occasion de ce débat qui va être celui de nos candidats, nous voudrions leur rappeler ce qui a été le fruit de notre intelligence collective, un projet voté par près de 200 000 militants socialistes. Ce projet doit structurer l'expression de chacun d'entre nous.

Je termine par ce rappel : NPS considère que la période qui s'ouvre est une période utile. Utile pour éclairer les militants, et nous poserons donc des exigences dans ce débat, les conditions et les moyens pour rassembler la gauche, parce que nous ne gagnerons pas sans la rassembler. Tout le monde l'affirme, il s'agira maintenant de dire comment.

L'agenda et les leviers pour augmenter le pouvoir d'achat et faire en sorte que, demain, nous ne confions pas simplement à la démocratie sociale, tout aussi importante soit-elle, le soin d'augmenter les salaires, mais que nous donnions les moyens à la démocratie sociale, mais aussi aux pouvoirs politiques de faire en sorte qu'il y ait bien une augmentation généralisée des salaires dans ce pays.

Troisième question : la relance européenne. Là encore, d'autres l'ont dit avant moi, il ne s'agira pas simplement de réconcilier le oui et le non socialiste, tout ceci a été fait lors de la synthèse du Mans. Il s'agira de dire comment, sur la question institutionnelle, mais pas seulement, sur la question des frontières de l'Union, sur la question du contenu des politiques européennes, comment voulons-nous, aujourd'hui, modifier le cours de ces politiques-là, et faire en sorte, aussi, de modifier, le centre de gravité de la sociale démocratie européenne.

Quatrième exigence : la réforme institutionnelle. Elle figure dans notre projet, nous nous sommes prononcés en faveur d'une nouvelle République parlementaire. Il n'y a pas d'autres feuilles de route en matière institutionnelle. Nous sommes pour une nouvelle République parlementaire et nous avons même dit que nous soumettrions par referendum, dans la première année où nous arriverions au pouvoir, cette question aux Français, droit de vote des étrangers, inclus. Là aussi, il faudra des engagements clairs des candidats.

Et enfin, dernière question qui rejoint mon introduction : nous serons attentifs, je le dis, à ce que les uns et les autres disent clairement comment ils entendent faire vivre collégialement un parti dans des institutions qui le permettent de moins en moins ? Comment ils entendent faire fonctionner un parti et lui redonner un rôle demain, surtout si nous gouvernons, pour faire en sorte qu'il soit un acteur démocratique reconnu et pas simplement un parti godillot, un acteur en capacité, non seulement de mobiliser le mouvement social, mais d'être reconnu pour ce qu'il est, celui où la délibération collective et le respect de celle ci fonde l'identité socialiste.

Je vous remercie.

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 14:53



Texte adopté par 36 voix pour, 14 abstentions, et 2 NPPV

par le Conseil national du NPS - Paris, le 6 octobre 2006

« Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître. »

Chacun d’entre nous est tendu vers un seul objectif : battre la droite en 2007. En même temps, chacun d‘entre nous s’interroge légitimement sur le meilleur moyen d’y parvenir.

A quels principes pouvons nous nous en remettre quand le doute malmène nos certitudes ?

Essentiellement à notre patrimoine politique commun, c’est-à-dire ce que nous croyons juste de dire et de faire. Nous ne sommes pas des militants socialistes nés il y a quelques jours, vierges de toute expérience, de toute connaissance et de toute conviction.


Depuis quatre ans, en tant que courant du Parti Socialiste, nous avons analysé les fractures béantes de la société française, nous avons fait respirer la politique là où les institutions de la cinquième république asphyxient le débat démocratique, nous avons combattu la cécité de certains responsables socialistes face à la dérive libérale de la construction européenne et face à l’impact social de la mondialisation.


Ces quatre années laissent le souvenir de belles conquêtes lors des victoires électorales des régionales ou des européennes, lors du 29 mai 2005, ou du mouvement contre le CPE. Mais elles incluent aussi le goût amer d’une société devenue plus violente, plus dure avec les faibles, plus incertaine, plus soumise que jamais aux intérêts des puissances financières.


Ce que nous voulons, ce n’est pas seulement lever une espérance en faveur d’un homme ou d’une femme providentiel(le), c’est répondre concrètement à la demande démocratique et sociale. C’est pour cela que le NPS a pesé de toutes ses forces sur l’écriture du projet des socialistes. Nous voulions que celui-ci soit le plus légitime possible au moment d‘entrer dans une campagne dont nous savions que la personnalisation risquait d’éclipser.


A l’heure où le parti semble convulser, saisi tout entier par le vertige de la présidentialisation et de la personnalisation, l’idée que nous nous faisons de notre devoir de militants socialistes, consiste à réaffirmer que notre rôle est et doit être de préférer le projet à son interprète. A l’heure où un dirigeant du PS affiche l’ambition de changer la nature de notre parti pour l’adapter, aux lendemains de l’élection présidentielle, aux institutions de la cinquième République, l’un des choix qui est en jeu se situe entre un parti d’orientation, de réflexion collective et de structuration du débat politique et celui d’un parti de supporters.


Cette campagne de désignation interne conduira des militants du NPS à réaliser des choix différents. Condamne-t-elle le NPS ? Nous ne le croyons pas. Nous ne l’acceptons pas.


Notre débat à Saint-Nazaire a rappelé avec force la volonté unanime des militants à maintenir l’unité d’un courant dont l’influence, les idées et la force, seront indispensables au candidat désigné en novembre.


Mais au delà, un courant comme le notre conserve une fonction indispensable pour encourager le rassemblement de la gauche aux côtés des socialistes, et pour maintenir le parti en éveil aux côtés du futur gouvernement de gauche si, comme nous le souhaitons, nous l’emportons en 2007.


Le Premier secrétaire a décliné l’appel à rassembler les socialistes autour de sa candidature.


La tentation de la captation de tout ou partie de NPS par tel ou telle candidat(e) existe. Tout ce qui divise le NPS l’affaiblit et réduit en conséquence ses capacités à influencer l’avenir.


Le rôle du NPS ne peut pas se réduire à l’ajout de quelques noms dans la liste d’un comité national de soutien.


Les candidats sont maintenant connus. Le choix ne dépendra pas tant de leur programme (tous s’engagent à respecter le vote du 21 juin) que de la manière dont ils comptent l’appliquer :

  • Quelle stratégie de rassemblement pour la gauche dès le premier tour ?

  • Quels leviers et quel agenda à la question de la hausse du pouvoir d'achat et des salaires ?

  • Au delà du rejet de la constitution européenne, quelles propositions concrètes pour la présidence française de l’UE en 2008 ?

  • Quelles mesures et quel calendrier de réforme institutionnelle pour une nouvelle République parlementaire ?

  • Comment faire vivre un parti politique collectivement et collégialement dans des institutions qui ne le permettent pas ?

Nous proposons donc de les interpeller sur ces choix politiques et stratégiques afin mener le PS et toute la gauche à la victoire en 2007.


Nous nous engageons à respecter le voeu exprimé par les militants à Saint-Nazaire en faveur de l’unité du courant. Nous nous engageons à ne rallier aucun candidat en le faisant au nom du NPS. Nous voulons que les exigences politiques, telles que nous les avons définies dans notre texte commun à Saint-Nazaire, l’emportent sur toute autre considération. Nous souhaitons rester, dans les divisions liées à la compétition interne, comme dans les phases ultérieures, un pôle de stabilité et de responsabilité. Nous nous engageons à trouver les voies d’un dialogue exigeant et constructif avec les candidats pour faire du respect du projet, du rassemblement de la gauche et d’une certaine conception du parti socialiste, les principes et repères d’une campagne électorale qui nous conduise à l’indispensable victoire.

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 13:10
Visionner l'intervention de Benoît HAMON à Saint-Nazaire le dimanche 24 septembre lors de l'université de rentrée du Nouveau Parti socialiste :
http://www.dailymotion.com/video/xfnx7_saint-nazaire-benoit-hamon-nps-2409

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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 09:08
Je m'en voudrais de ne pas vous faire profiter de l'avis de quelques amis sur les résultats de l'université de rentrée du NPS à Saint-Nazaire, alors je vous donne les liens directs :
- l'avis de Corinne Bord ;
- l'avis de Gildas Laeron ;
- l'avis de Sylvain Eliès ;
- l'avis de Benoît Hamon.
Bonne lecture,
Fred

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26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 15:22
... regarder la poutre dans son oeil avant la paille dans celui du voisin !

Bilan de Saint-Nazaire : le NPS n'a pas explosé comme certains le lui promettaient, et comme l'attitude de quelques uns pouvaient effectivement le faire craindre.
Quand on fixe des règles communes (que les principaux animateurs du courant ne commencent pas à faire de la pub pour leur champion(ne)) et qu'on les enfreint dès la fin août, quand Vincent Peillon a annoncé qu'il choisirait Ségolène, comment être surpris qu'ensuite les digues soient franchies allégrement.
Ce qui m'étonne dans cette affaire c'est le torrent de saloperies qui ont été balancées sur Benoît Hamon quand il a exliqué mi-septembre pourquoi il fallait que François Hollande prenne ses responsabilités de premier secrétaire ! Personne n'a osé se comporter de telle manière avec Vincent alors qu'il avait marché sur la règle du jeu qu'il avait édicté...
Comment croire que St.-Nazaire pouvait être productif quand quelques semaines avant l'université d'été les grands "barons" élus locaux du NPS pondent un texte avec liste de signataires intégrées expliquant pourquoi il faut arrêter de pinailler et rejoindre Ségolène parce qu'elle a déjà gagné ! Où est le débat de fond dans toute cette démarche ? Quel est le sort fait à tous ce que nous avons défendu depuis des années ? Peut-on penser réellement qu'une candidate comme Ségolène Royal puisse changer d'avis ou de veste en fonction des ralliements qu'elle engrange ? La pensée qu'elle développe depuis des mois est trop cohérente pour penser cela et croire que c'est une "glaise" maléable... c'est presque lui faire insulte que de colporter cela, c'est en tout cas faire insulte à l'intelligence de nos militants !

Alors voilà, la salle de Saint-Nazaire était quand même opposée fortement à l'idée de rejoindre une candidature qui contrevient à tout ce que le courant a porté ; rappelons les termes mêmes de notre déclaration du 23 septembre :
1. Rénover la démocratie, redonner un sens à la responsabilité politique.
Tout le monde le constate notre système institutionnel traverse une crise grave qui est d’abord et avant tout une crise de confiance de nos concitoyens envers les responsables politiques. Plusieurs cohabitations, l’habitude prise par l’actuel président de la République de ne jamais tenir compte de la volonté des Françaises et des Français et de maintenir coûte que coûte les orientations et les hommes qu’il a choisis et dont plus personne ne veut, le non-respect des engagements pris lors des campagnes électorales, la déconnexion de plus en plus flagrante entre les convictions et les ambitions… sont autant de motifs pouvant expliquer ce désamour. La cinquième République, sous sa forme actuelle, a montré ses limites. En favorisant un régime où les principes de la république cohabitent avec des habitudes héritées de la monarchie elle renforce le sentiment d’éloignement entre le peuple et ses élus et tout d’abord avec le Président de la République qui apparaît de plus en plus comme un « intouchable » pouvant décider de ce qu’il veut sans tenir compte des réalités politiques du pays. Cette situation détestable a encore été renforcée ces dernières années avec l’instauration du quinquennat et surtout par l’inversion du calendrier électoral qui soumet l’élection législative à l’élection présidentielle. Une telle situation qui nourrit le populisme et les extrémismes est porteuse de lourds dangers. Le candidat socialiste doit clairement s’engager à rénover en profondeur nos institutions, à redonner un sens à la responsabilité politique. Il est temps de faire vivre une véritable république parlementaire dans laquelle le Premier ministre présente une déclaration annuelle de politique générale suivie d’un vote du Parlement. Les pouvoirs des citoyens doivent pouvoir être renforcés dans le cadre d’une nouvelle république.
2. Combattre les inégalités, faire vivre la solidarité.
L’affirmation d’une politique socialiste de réduction des inégalités doit être un autre axe de la campagne que nous mènerons l’an prochain. Une politique pour le logement afin de casser la logique de ghettoïsation de nos territoires. Une politique de santé qui, à l’opposé de ce qu’à fait la droite, favorise la santé publique seule garante d’un accès égal aux soins. Une politique de lutte contre la pauvreté et la détresse sociale qu’elle engendre. Une politique de solidarité entre les générations garantissant notre système de retraites par répartition. Une politique de solidarité entre les territoires notamment grâce aux services publics.
Une politique en faveur de l’école qui garantisse l’égalité de tous les jeunes, combatte les écoles ghettos et engage des moyens importants pour faire reculer l’échec scolaire et l’insécurité dans les établissements.
3. Agir pour une autre Europe au service des citoyens.
Le 29 mai 2005 une grande majorité de Françaises et de Français et notamment d’électeurs de gauche, ont manifesté avec force leur rejet de l’Europe libérale que voulait entériner le Traité constitutionnel européen. Celle ou celui que les socialistes désigneront doit d’abord clairement indiquer qu’il a compris le message envoyé par les électeurs et qu’il s’engage, s’il est élu, à mettre le veto de la France à toute tentative de réintroduire par la fenêtre ce que le peuple a fait sortir par les urnes. La question de l’emploi et des délocalisations a été au cœur de la campagne référendaire et a pesé très fortement sur le résultat du vote.
Depuis le 29 mai rien n'a changé dans ce domaine, bien au contraire, et chaque jour de nouveaux emplois disparaissant de notre territoire. Pour lutter contre les délocalisations, la France doit porter en Europe la proposition d’imposer un Tarif extérieur commun à l’encontre des marchandises produites dans les pays ne respectant pas des normes sociales minimales. Plus généralement nous devons affirmer notre volonté de faire de l’Union européenne une véritable démocratie au service des citoyens et non pas des marchés. L’Europe doit avoir un rôle pour la promotion d’un développement durable respectueux de l’environnement et de rapports commerciaux équitables entre le Nord et le Sud, à l’encontre des tendances actuelles de la mondialisation libérale.
4. Assurer une meilleure redistribution des richesses au profit des salariés.
La question salariale est une autre préoccupation majeure de nos électeurs qui ont le sentiment de subir une érosion de leur pouvoir d’achat alors que dans le même temps les profits s’emballent. Le prochain gouvernement de gauche doit non seulement s’engager à convoquer une conférence salariale avec l’ensemble des partenaires sociaux, mais il doit aussi clairement indiquer qu’en cas d’échec de cette conférence – par exemple à cause de blocages du MEDEF – il prendra toutes ses responsabilités. Notre engagement est clair : il faut revaloriser les revenus du travail au détriment des revenus du capital et inverser la tendance funeste qui a fait, ces dernières années, passer prés de 10 % de la valeur ajoutée des salaires vers les profits. Un tel objectif signifie une revalorisation des bas salaires, en premier lieu du SMIC, et que soit initiée une nouvelle politique fiscale ayant pour objectif prioritaire la réduction des inégalités.
5. Défendre et renforcer notre modèle républicain d’intégration.
Les difficultés auxquelles est confrontée notre société et les problèmes de populations soumises à des conditions d’une très grande précarité permettent à la droite de chercher à remettre en cause notre modèle républicain d’intégration pour y substituer un communautarisme de type anglo-saxon. Au moment où tous les spécialistes constatent la supériorité de l’intégration sur le communautarisme, alors que la Grande-Bretagne vient de mettre le doigt sur les conséquences dramatiques du système qu’elle a mis sur pied, au lendemain de l’ouragan Katrina qui a mis en évidence les effets catastrophiques de territoires organisés en une mosaïque de ghettos… la gauche doit clairement s’opposer à ce projet dévastateur. La France doit rester un pays d’intégration, les principes de l’égalité républicaine doivent non seulement être préservés mais renforcés et le communautarisme qui favorise les conflits doit être clairement rejeté.

Où retrouve-t-on ses lignes dans les positions de Ségolène ? Nulle part... Elles sont respectables dignes de débats, sans doute, mais contradictoires fondamentalement avec les orientations du projet socialiste, et honnêtement elles m'inquiètent du point de vue des valeurs ! Alors rallier Ségolène c'est jeter à la poubelle la synthèse à laquelle nous avons donné corps, et le projet auquel nous avons apporté le principal du contenu !
On le sait il est probable désormais qu'on ne puisse se convaincre les uns et les autres, tant il a été dit qu'une solution et une seule offrait une possibilité de victoire. Il fallait donc conserver les apparences pour nous permettre de préserver l'unité du courant, afin qu'il puisse préparer les échéances qui suivront la présidentielle, un inévitable congrès pour lequel il nous faudra encore plus rassembler pour ancrer le parti à gauche et entamer réellement et profondément sa rénovation - et pas uniquement dans son fonctionnement interne, mais également je l'espère dans un nouveau rapport au pouvoir (y compris si Ségolène est désignée candidate puis élue présidente !). Alors l'appel à Hollande permettait de ne pas écraser les espoirs de Vincent Peillon, lui démontrer en public à quel point il était minoritaire auprès des militants de NPS, venus à St.-Nazaire, et qui vraisemblablement représentaient l'opinion de leurs camarades restés à domicile.
Et bien non, c'est insupportable, il faut encore jeter le trouble ! Ainsi donc Henri Emmanuelli, Benoît Hamon n'auraient parlé qu'en leur nom propre, défendraient une position individuelle, quand lui Vincent s'insérerait dans une démarche collective !? La liste de signataires des grands élus ségolistes de NPS est sans doute collective, mais elle ne traduit pas l'attente des militants du NPS...
Alors arrêtons un peu les faux-semblants, si certains veulent brûler les vaisseaux et construire autre chose ailleurs, courrir l'aventure, qu'ils le disent, mais nous sommes encore une majorité quelque soit notre vote des 16 & 23 novembre à vouloir conserver l'outil commun du NPS, ne pas en faire une écurie, mais le véritable germe d'un véritable nouveau Parti socialiste !
Frédéric FARAVEL
secrétaire de la section Plaine de France
membre du bureau fédéral du Val d'Oise
memre du bureau du comité régional Île-de-France

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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 16:33

C’est un peu l’heure des bilans. Un peu aussi l’heure de vérité.

NPS est né au lendemain du 21 avril. Au lendemain d’une élection présidentielle. Il n’est pas inutile de nous souvenir pourquoi

Nous avions tous des trajectoires différentes. Nous avons tous vécu cette défaite comme une blessure.Une blessure créée par :

- notre distance avec les classes populaires.

- l’asphyxie de la démocratie. Le poids des médias dans la campagne, nouvel acteur omniprésent.

- la dégradation des conditions de vie, morcellement du corps social.

Nous étions aussi en colère face à la cécité des élites socialiste, le repli sur l’appareil pour mieux échapper à l’inventaire des responsabilités politiques.

C’est le moment de mesurer et d’évaluer ce que nous avons contribué à changer.

Les signes visibles de l’influence du NPS sont d’abord dans le projet.

  1. L’Europe. Depuis le 29 mai la ligne du PS a changé. La ligne du PSE a changé

  2. La démocratie : République nouvelle.

  3. Les salaires. Une approche globale de la question sociale plus conforme à nos analyses.

  4. Nous avons nettoyé, rafraîchi, (clarifié) la relation du PS avec le mouvement social empreinte de soupçons respectifs.

L’essentiel de notre bilan est là. On ne peut pas faire comme si l’ensemble de ces acquis était subalterne, secondaire au moment du choix du candidat.

Nous avons aussi connu des échecs.
Depuis 5 ans la majorité du PS est la même. Si son centre de gravité a bougé, le casting a peu évolué. ce sont les mêmes qui dirigent le parti. Ca n’est pas tant une question de génération qu’une question d’orientation.

  1. Peut être en est ce la raison ou la conséquence : nous nous sommes divisés. La gauche du parti est morcelée. Elle n’a ni leader, ni stratégie commune.

  2. La dépolitisation (la désidéologisation) s’est accentuée. C’est comme si le choix du candidat à l’élection présidentielle faisait tomber tous les clivages politiques en notre sein et qu’elle provoquait même la dissolution des courants.

  3. Le rassemblement à gauche reste une chimère. Le parti en 5 ans n’a que trop peu restauré sa capacité à conduire le rassemblement de la gauche. Le casting des présidentielles risque d’être aussi éclaté qu’il y a cinq ans.

  4. Le spectre d’un nouveau 21 avril n’est pas écarté.

Un nouveau 21 avril reste envisageable

- les raisons sociales demeurent.

- l’impasse démocratique est amplifiée par 5 années de mépris du suffrage universel, d’autisme et d’irresponsabilité politique au sommet de l’état. L’affaire Clearstream a montré l’utilisation des moyens d’état au service de règlements de compte interne à la majorité.

- le discours de Sarkozy accentue la rivalité entre les français, la stigmatisation de groupes entiers de la population française.

- un duel gauche droite au second tour déjà annoncé par la presse et qui oublie Le Pen.

- l’indifférenciation entre le discours de gauche et le discours de droite subsiste.

Quelle est la réalité du rapport de force entre la gauche et la droite à quelques mois du premier tour ? Il est un chiffre qui suscite peu de commentaires à gauche, une constante quel que soit le candidat socialiste, le rapport de force entre la gauche et la droite, en intention de vote, s’établit selon tous les instituts autour de 43-44% pour la gauche et l’extrême gauche, 56-57% pour la droite plus l’extrême droite.

Ce qui frappe dans ce chiffre, c’est que le bilan de la droite ne se traduise pas par un rapport de force plus favorable à la gauche. Nous avons sans doute notre responsabilité dans cette réalité mais il faut aussi regarder l’évolution plus profonde de la société française.

D’abord celle-ci vieillit et simultanément devient plus frileuse, plus peureuse plus conservatrice.

Ensuite, le constat que nous faisions au lendemain de la présidentielle précédente demeure d’actualité : le recul des protections collectives, des services publics, de la sécurité sociale, du droit du travail, n’est pas seulement une régression sociale, ce recul alimente un sentiment qu’on ne va pas pouvoir se payer longtemps un tel modèle social.

Pour les plus jeunes, confrontés au décalage entre l’avenir possible, celui d’une intégration professionnelle et sociale réussie après l’école et l’avenir probable, celui du chômage, des petits boulots, de la précarité, déstabilise la confiance des élèves, des parents comme des profs eux-mêmes dans l’efficacité du système éducatif.

Les services publics vivent une mutation accélérée à coup de libéralisations sectorielles décidée par l’Union Européenne. Comment maintenir la gratuité ou l’égalité tarifaire, les péréquations entre territoires riches et territoires pauvres, dans un environnement désormais ouvert à la concurrence.

Nos valeurs et nos réponses ne sont pas majoritaires dans la société. Ils sont des millions à être en colère, à être désorientés, à refuser les politiques libérales et simultanément ne font pas confiance dans nos propositions pour répondre à leur demande, pire ne croient plus que nos valeurs, la solidarité, l’égalité et la redistribution puissent avoir une traduction politique et sociale concrète.

Le danger, c’est quand les socialistes intègrent eux même que c’est trop compliqué de réguler l’économie, trop compliqué de lutter contre les délocalisations, de redistribuer plus justement la richesse. Le danger est là quand par notre propre attitude, nous confirmons l’impression qu’il est vain de freiner la dégradation globale des conditions de vie des individus et de leur capacité à vivre ensemble. Quand hier on opposait au pessimisme de la raison l’optimisme de la volonté, quand on disait le monde est dur, on doit le changer, aujourd’hui on dit le monde est dur on doit s’adapter.

La désidéologisation, l’indifférenciation dans le débat politique génèrent progressivement ce que j’appelle la pensée de marché.

Cette pensée fluctue selon les règles de l’offre et de la demande. Une pensée flexible. Une pensée aussi souple que l’exige les soubresauts, les humeurs de la demande, les humeurs de l’opinion publique.

Quels sont les acteurs de ce marché. Les sondeurs qui vendent le produit le plus précieux : ce que pensent les français. Ce que veulent les français. Ce que supportent les français. Ils sont les marchands, ceux qui fabriquent l’opinion publique.

En face on trouve les clients. Ce sont les responsables ou formation politique qui achète des sondages et des groupes qualitatifs. A droite comme à gauche on consomme les mêmes enquêtes d’opinion. On fait appel aux lumières des groupes qualitatifs, séances durant lesquels quinze français coachés par un intervieweur, parlent de tout, de rien, de la politique, de leur vie et dont les instituts extraient l’humeur profonde de la France. Bistrot à 30 000 euros.

Vient enfin le moment de restituer aux clients la demande des français. Arrive donc sur le bureau de nos dirigeants politiques de droite comme de gauche une livraison identique. Tant de français pensent ceci, tant de français détestent cela.

Le problème ne vient pas de ce que cette information existe, ni même qu’on en tienne compte. Elle vient de la place, de la proportion dans laquelle elle inspire le débat politique. Le problème vient aussi qu’on oublie ou qu’on ignore l’absence de neutralité de ceux qui posent les questions et les publient.

Ceux qui publient, ceux qui plantent le décor. Ce sont les médias. Deux exemples récents montrent:

Sarkozy et les régimes spéciaux.

Sarkozy et les juges

Au lendemain du 21 avril nous disions que nous avions perdu parce que nous avions accepté de regarder la société avec les yeux de la droite. Nous avions accepté son terrain. Nous avions accepté la hiérarchie des problèmes sociaux qu’elle voulait imposer. Et bien cinq ans plus tard, selon un scénario identique, nous glissons progressivement d’une stratégie d’affirmation de notre projet à une autre stratégie principalement élaborée autour du dialogue avec l’opinion publique.

Le nombre croissant de sujets qui échappent désormais au clivage entre la droite et la gauche illustre le phénomène. C’est à partir de nos rangs qu’on a entendu qu’une politique de sécurité, une politique économique, une politique européenne, une politique éducative n’était ni de gauche ni de droite, elle est efficace ou inefficace.

Au bout du compte un échantillon représentatif de 964 français peut peser davantage dans la stratégie d’un candidat que la réflexion collective d’un parti de plus de 200 000 adhérents.

Temps politique/temps médiatique

Cette nouvelle donne politique est une conséquence de ce que nos élites confondent le temps politique et le temps médiatique.

Notre temps à nous militants, c’est le temps long, celui pendant lequel les militants peuvent et doivent mobiliser leur intelligence, leur désir de participer et d’échanger, leur volonté de convaincre.

Depuis 4 ans le Nouveau Parti Socialiste a fait honneur à l’intelligence de tous les militants socialistes en participant pleinement au débat, en en faisant le cœur de son activité à l’intérieur du Parti Socialiste. Depuis la création du NPS, nous n’avons jamais déserté ce front du débat, mais toujours dans le même état d’esprit : convaincre, faire avancer tout le Parti, pour ne plus connaître le sentiment humiliant d’inutilité qui nous a tous submergé le 21 avril 2002.

Est-ce que cette activité nous a empêché d’être à l’écoute des citoyens ? Je ne le crois pas. Parce que je crois que les millions de français qui ont défilé contre le CPE, et auparavant contre la guerre en Irak – pour ne citer que ces deux exemples – je crois que les millions de français qui ont voté NON au référendum sur le TCE, nous avons fait mieux que d’être à leur écoute. Nous avons été à leurs côtés.

Qui depuis 4 ans a le mieux restitué l’humeur des français, leur désir profond ?

qui ?

qui mieux que ceux qui ont été à l’écoute de leur protestation,

qui mieux que ceux qui ont été les interprètes politiques de cette protestation et ont rassemblé ces millions d’hommes et de femmes dans une réponse politique commune de gauche.

Mais bien sûr, en règle générale, ce temps politique a un inconvénient majeur : il est rarement le temps médiatique :

Car il n’est pas possible de résumer en un titre de quatre mots quatre ans de débat politique. Il n’est pas vendeur d’expliquer que des militants qui débattent ne sont peut-être pas des apparatchiks, mais tout simplement des femmes et des hommes de gauche attachés à l’existence d’un intellectuel collectif socialiste. On ne fait pas la une d’un magazine en disant le candidat, c’est le projet.

Car le temps médiatique, lui, défile. Les titres, les sondages, les photos ; tous les mois ; puis toutes les semaines ; puis tous les jours. Si vous parlez d’autre chose, vous êtes « déconnecté ». Vous devenez invisible.

Mais si cette invisibilité est le prix du temps politique, quel est le prix du temps médiatique ? Réfléchissons à cela : si nous cédons à cette ardente obligation de commenter chaque jour, de suivre le vent, de prendre pour argent comptant les humeurs d’une opinion publique que nous laissons sonder par d’autres. De sanctifier le choix fait par des médias que dans nos textes nous avions cloué au pilori ?

Si nous nous rendons à cette prétendue raison du plus fort, alors plus rien de ce que nous avons construit dans le temps long n’existera. Les acquis sur la République parlementaire, sur le pouvoir d’achat, sur le partage de la valeur ajoutée, sur la rénovation, ces idées que nous avons défendu dans le parti pendant quatre ans – et bien souvent depuis beaucoup plus longtemps – ces idées qui ont progressivement gagné du terrain parmi les militants au point que la direction a du les faire siennes… Eh bien ces idées, elles aussi, elles disparaîtront au gré du courant, du flux d’image, de la répétition des enquêtes d’opinion.

Car si les sondages, et seulement eux, suffisent seuls à convaincre pour choisir aujourd’hui une personne, comment réagirons-nous quand ils nous diront que ce en quoi nous croyons n’est pas vendeur ? Alors, il sera trop tard. Le piège infernal du tic tac médiatique se sera refermé sur nous.


Je voudrai vous convaincre d’une chose. Les hommes et les femmes qui voteront en mai prochain, ces hommes et ces femmes ne voteront pas en fonction des questions qu’on leur pose aujourd’hui. Ces hommes et ces femmes voteront en fonction de leur intérêt. Leur intérêt personnel, ce qu’ils espérèrent y gagner. Ce qu’ils veulent voir changer.

Et il va falloir convaincre des millions d’entre eux qu’ils ont moins à gagner avec Sarkozy qu’avec nous.

Il va ensuite falloir les convaincre, que voter pour nous c’est leur donner du pouvoir, du pouvoir à tous, du pouvoir à chacun d’entre eux.

Il va falloir ensuite les convaincre que nous aurons le courage politique véritable, pas celui de renverser la table au Parti socialiste, celui de nous affronter à ceux qui bloquent, freinent interdisent le changement pour préserver leurs privilèges et leurs intérêts.

Le courage, il se jugera dans le face à face, difficile avec le MEDEF pour changer la répartition de la valeur ajoutée.

Le courage, il se jugera sur la scène européenne dans le temps, la patience, l’énergie que nous consacrons à réorienter la construction européenne.

Nous devrons les convaincre de tout cela.

Penser que nous rassemblerons la gauche seulement sur l’anti Sarkozysme et la culpabilité du 21 avril 2002, est une erreur grave. C’est croire que ce sont les électeurs qui nous ont manqué et pas les socialistes qui ont manqué à leur camp.

Camarades, notre rôle, quand tout s’agite ailleurs, c’est d’être cette sentinelle qui dit gravement et fermement à tous les socialistes : cette fois ci, nous n’avons pas le droit de manquer à notre camp.

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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 11:22
NPS: les adversaires de Ségolène Royal donnent de la voix

Par Thierry MASURE
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SAINT-NAZAIRE (AFP) - Les adversaires d'un soutien à la candidature de Ségolène Royal ont donné de la voix samedi à "l'université de rentrée" du Nouveau Parti socialiste (NPS), la gauche du parti, réunie à Saint-Nazaire. Ce courant animé par Vincent Peillon, Henri Emmanuelli et Benoît Hamon et qui représente près d'un quart du PS, a décidé qu'il était urgent d'attendre: s'il doit y avoir une prise de position collective pour un(e) candidat(e) à l'investiture socialiste à la présidentielle, ce sera après la clôture du dépôt des candidatures, le 3 octobre. Lors d'un débat qui n'a jamais dégénéré, les orateurs ont eu à la bouche le mot d'"unité", quelle que soit leur préférence personnelle. "Il faut préserver et faire vivre notre unité parce que nous avons construit un outil politique irremplaçable", a d'emblée affirmé Vincent Peillon. Le NPS, qui "n'a pas de candidat naturel", n'est pas représenté dans la compétition à l'investiture. Député européen, M. Peillon et une majorité des "grands élus" socialistes de tendance NPS ont tenté ces dernières semaines de rallier le courant à la candidature de Ségolène Royal, largement favorite pour la désignation par les adhérents, au mois de novembre. L'un d'eux, le sénateur David Assouline, a fait remarquer que "depuis huit mois", le phénomène Royal persiste. "Qui est capable de renouer avec les couches populaires qui nous ont manqué en 2002?", s'est-il demandé. Pour lui, la réponse va de soi. S'il y a un candidat qui permet de "rénover" un parti structuré par "les écuries présidentielles", c'est bien Ségolène Royal, précisément parce qu'elle n'a pas d'écurie", a ajouté un autre orateur. Mais ceux-là n'ont pas été les plus applaudis, loin s'en faut. Les adversaires de la championne des sondages ne se sont pas privés de critiquer ses orientations politiques et son type de campagne. Le député de Dordogne Germinal Peiro, proche de M. Emmanuelli, a exprimé son désaccord avec sa "remise en cause de la carte scolaire", entre autres. Philippe Casier, militant de la Somme, s'est demandé si "notre rôle est de convaincre l'opinion ou d'épouser l'opinion" comme le fait, selon lui, la députée des Deux-Sèvres. Benoît Hamon a renvoyé dos à dos tous les candidats socialistes déclarés ou quasi-déclarés, pour s'être "déjà affranchis du projet socialiste" pour 2007. Secrétaire national du PS chargé de l'Europe, il a appelé implicitement le premier secrétaire du PS, François Hollande, à se porter candidat, pour en finir avec "la confusion". Selon M. Hamon, qui n'a jamais cité le nom du numéro un socialiste, François Hollande "est le seul aujourd'hui à pouvoir remettre le projet des socialistes, notre patrimoine commun, au coeur du débat". Henri Emmanuelli, qui doit s'exprimer plus longuement dimanche, a invité les militants NPS à "ne pas s'emballer", et à être "prudents" face aux sondages qui plébiscitent Mme Royal. Dans l'immédiat, "évitons les ralliements divers et variés", a conseillé le député des Landes. Membre du Conseil national, l'universitaire Jacques Généreux s'est taillé un succès de salle après s'être demandé: "comment peut-on ne pas soutenir le seul candidat socialiste qui se soit engagé contre" le traité constitutionnel européen, rejeté par référendum le 29 mai 2005. Il se référait à Laurent Fabius, favorable au non, comme le NPS.

Présidentielle: Emmanuelli en appelle à Hollande au nom de l'unité du PS
Par Thierry MASURE
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SAINT-NAZAIRE (AFP) - Henri Emmanuelli, l'un des dirigeants historiques du PS, est sorti de son silence, dimanche à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), pour demander au chef du parti, François Hollande, "d'être candidat à la candidature" à l'élection présidentielle. Ce mitterrandiste de longue date, lui-même ancien Premier secrétaire, a justifié l'appel à son successeur par la nécessité de sauver l'unité du parti, menacée à ses yeux par "des écuries structurées" autour des candidats à l'investiture pour l'Elysée en 2007, déclarés ou pas: Ségolène Royal, Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, notamment. Sinon, "nous allons produire un long spectacle, lourd de dangers, tout au long de l'automne", s'est-il inquiété en concluant devant 900 militants l'université de rentrée du Nouveau Parti socialiste (NPS, 23,5% du PS). Ce courant, qui défend à la fois "la rénovation" et "l'ancrage à gauche" du PS, n'a pas voulu ajouter un des siens à la longue liste des prétendants à l'Elysée, faute de "candidat naturel" en son sein et pour ne pas aggraver "la confusion", selon ses responsables. François Hollande doit dévoiler ses intentions juste avant la clôture du dépôt des candidatures, le 3 octobre. Il a rappelé récemment que, numéro un depuis neuf ans, il serait "le candidat légitime" puisqu'il a été élu par trois fois premier secrétaire. S'il a d'abord donné des indices de son soutien à Ségolène Royal, le député-maire de Tulle est apparu circonspect depuis la rentrée et soucieux de rassembler, alors que Lionel Jospin et Laurent Fabius se sont alarmés des orientations de sa compagne. Aux yeux de M. Emmanuelli, la candidature de la coqueluche des sondages crée quasiment un schisme politique interne. "Je vois la compétition se structurer politiquement sur des sujets qui peuvent être déflagrateurs", a-t-il averti. Selon le député des Landes, le premier secrétaire est "garant de l'identité" des socialistes et possède "la légitimité pour mener le combat". Même s'il l'a appelé à forcer le destin, M. Emmanuelli a reconnu qu'une candidature Hollande était "peu probable". Portée par le mouvement d'adhésion de l'opinion, Ségolène Royal ne voit aucune raison de s'effacer devant son compagnon. Appuyée par Benoît Hamon, autre membre du triumvirat à la tête du NPS, la "solution Hollande" est aussi un moyen pour le courant de ne pas se désagréger. Le troisième homme, Vincent Peillon, et quelques élus NPS de poids, appuient Mme Royal. "Un espoir est en train de naître dans le peuple de gauche. S'il y a une petite flamme, soyons ceux qui la feront grandir", a déclaré dimanche le député européen, fondateur du NPS. Au vu des réactions de la salle, le soutien à la présidente du Poitou-Charentes est apparu très minoritaire, au point que M. Peillon n'a cité qu'une seule fois le nom de Mme Royal dans son long discours. Pour préserver l'unité et l'avenir du NPS, un thème qui est revenu comme une antienne dans les débats, les militants présents ont adopté à une écrasante majorité une adresse aux prétendants affirmant leurs exigences en termes d'orientation politique. D'ici le 3 octobre, le NPS ne prendra pas position. Si M. Hollande n'y va pas, M. Emmanuelli pourrait, estiment certains de ses proches, soutenir Laurent Fabius.

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14 décembre 2004 2 14 /12 /décembre /2004 11:51
logong.4.jpg
Samedi 11 et dimanche 12 décembre, près de 500 militants, issus de réseaux politiques, syndicaux, associatifs et mutualistes, se sont réunis à Paris à l'occasion de la Convention Nationale de Nouvelle Gauche. Quelques jours après le référendum interne au Parti Socialiste sur la ratification du traité constitutionnel européen, cette Convention a permis de dresser un premier bilan mais surtout de nombreuses perspectives politiques, notamment au travers des différents ateliers et des tables-rondes du samedi auxquelles sont intervenus de nombreux responsables politiques, associatifs et syndicalistes.

DISCOURS D’INTRODUCTION DE RÉGIS JUANICOjuanico.jpg

Il me revient d'ouvrir notre convention nationale qui marque les 10 ans d'existence de NG dans un contexte politique que je qualifierai de stimulant pour les idées que nous défendons.
• Réélection de Bush aux Etats-Unis sur fond de triomphe des valeurs morales et religieuses,
• Europe dominée par les forces libérales et conservatrices, commission Barroso en tête,
• Sarkozisme triomphant à l'UMP et Jean-Paul II cité dans le texte…
• Funeste 1er décembre au PS qui a vue le camp du “oui” l'emporter nettement sur celui du “non” au vote sur le Traité Constitutionnel. Raffarin qui se dit ragaillardi et requinqué après le “oui” des socialistes et Chirac qui prépare activement le meeting qu'il tiendra en commun à Madrid avec Zapatero et Schröder.

Bref, un temps froid, humide et gris comme dirait Météo France…

logocnng.jpg1994-2004 : 10 ans d'histoire commune pour notre collectif de militants politiques, syndicaux, associatifs, mutualistes investis dans l'animation du PS et désireux de faire partager leurs expériences dans un lieu original qui suscite, encore aujourd'hui, curiosité et même perplexité, malgré les années qui passent.

Voici le temps de l'enracinement pour Nouvelle Gauche.

pourunnps.gif10 ans c'est à la fois long et à l'échelle de l'histoire du Parti, c'est peu. C'est une 1e remarque que je voulais faire : changer les comportements, convaincre de la pertinence de nos idées dans un parti où la moyenne d'âge est encore élevée est une œuvre de longue haleine et on voit toute la difficulté pour un réseau encore jeune – tendre diraient les mauvaises langues – de peser significativement sur les choix et les orientations du PS.
[...]
Régis Juanico est conseiller général de Saint-Étienne, membre du conseil national du PS

Lire la suite : juanico111204.rtf.rtf

Compte-rendu de la pleiniere "Religions et communautés : le choc des valeurs" - Samedi 11 décembre 2004, 10h-12h
tribune111204.jpg• Introduction : Delphine Mayrargue, membre du conseil national du PS ;
• Intervenants : Stéphane Pocrain - Ancien porte parole des verts ; Laurence Rossignol - Responsable nationale du PS ; David Assouline - Sénateur de Paris

Des mots à la mode, menacés tout à la fois par un consensus réducteur et par des excès dangereux, voilà à quoi se résume bien souvent la problématique posée par les religions et les communautés. En nous emparant de ce sujet, nous avons voulu réaffirmer que la politique n'est pas soluble dans la morale et que la dépolitisation contribue à renforcer la logique libérale dominante.
[...]

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Compte-rendu de l'atelier "Le cauchemar médiatique" – samedi 11 décembre 2004, 13h30-15h30
• Introduction : Olivier Daronnat, responsable d'une association d'observation des médias audiovisuels
• Intervenants : Renaud Dely - Rédacteur en chef adjoint, Libération ; Benoît Hamon - Député européen

Le cauchemar est souvent l'état dans lequel on se trouve en ouvrant un journal, une radio ou la télévision. Il nous est servi une information calibrée, partiale et baignée de l'idéologie libérale dominante.

Les exemples sont légions : lors de la campagne interne au PS sur la Constitution européenne, le matraquage en faveur du oui fut outrancier avec un dénigrement et la caricature des arguments défendus par les partisans du "non" ; Les propos de Le Lay dans "les dirigeants face au changement", (éditions du Huitième jour) selon lesquels "le métier de TF1, c'est d'aider Coca Cola, par exemple, à vendre son produit. Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c'est à dire de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible." ; Et évidemment, lors de la dernière campagne présidentielle au printemps 2002, au cours de laquelle l'information sur "l'insécurité" a été maltraitée et surabondante, pour maintenir un véritable climat de peur orchestré par des airs de Pujadasme.
[...]

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Compte-rendu de l'atelier "Europe et services publics" – Samedi 11 décembre 2004, 13h30-15h30
davidlebon.jpg• Introduction : David Lebon, président du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS)
• Intervenants : Jean Claude Boual - Responsable du Comite européen de liaison sur les services d'intérêt général (CELSIG) ; Karine Lalieux - Députée PS Belge ; Anne Lise Barral - responsable mutualiste

La proposition de directive relative aux services dans le marché intérieur ou la véritable directive services publics de la Commission

L'objectif de la directive est la pleine réalisation du marché intérieur en matière de services. En effet, après le succès du marché unique des biens et des capitaux, suite à l'acte unique européen, la Commission estime qu'il importe désormais de s'attaquer aux services, dont le marché intérieur européen serait aujourd'hui encore entravé par une multitude d'obstacles légaux et administratifs nationaux.
[...]

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balashamon111204.jpgINTRODUCTION DU DÉBAT SUR LES PERSPECTIVES POLITIQUES, par Guillaume Balas (conseiller régional d'Ile de France, membre du conseil national du PS)
Samedi 11 décembre 2004, 17h30

Les commentaires entendus après le référendum interne au PS semblent faire de la définition du terme «réformisme» un enjeu politique dépassant bien une simple question de vocabulaire.

Ainsi, le résultat du référendum marquerait la victoire des « réformistes » contre…Contre qui d'ailleurs ? Les gauchistes ? Les révolutionnaires ? Dans cette utilisation sans précision du terme de « réformisme » on sent une volonté de dénigrer ceux que l'on exclut d'office, les rejetant dans les limbes de l'archaïsme, loin du cercle de la raison des Modernes, seuls autorisés à la crédibilité.

Un nécessaire retour dans notre histoire tout d'abord.

Une définition conséquente du « réformisme » ne peut s'entendre qu'opposé à la conception théorique majoritaire parmi les socialistes français au moment de leur émergence politique (début du siècle), le socialisme est alors synonyme de révolution car son objectif est la transformation complète du régime de propriété capitaliste en propriété commune (ou sociale) des moyens de production.

En ce sens, Jaurès était bien révolutionnaire et la scission de Tours entre futurs communistes et les amis de Léon Blum ne séparent que deux conceptions différentes de la révolution socialiste (appuyé sur un Parti démocratique chez Blum, sur un Parti militarisé obéissant à Moscou chez Cachin et les futurs communistes).
[...]

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23 juillet 2004 5 23 /07 /juillet /2004 09:54

Hamon, la relève
Bombardé « porte-parole », on l'écoute, on le courtise. Certains voient déjà en lui un futur premier secrétaire

Après les «éléphants» et les «jeunes lions», un nouveau quadrupède a fait son apparition dans le bestiaire socialiste : la «chèvre» ! Le jeune député européen Benoît Hamon en a fait sa mascotte au point de la faire figurer en tête de son blog. Mais qu'on ne s'y trompe pas. L'animal est moins doux qu'il n'y paraît, comme le précise une citation de l'écrivain malien Amadou Hampâté Bâ, publiée en guise d'avertissement : «Si tu vois une chèvre devant la tanière du lion, aie crainte de la chèvre»...

Qui a peur de Benoît Hamon ? La question ne se pose pas aujourd'hui en ces termes. Plus connu dans son parti que par le grand public, ce socialiste qui vient de fêter ses 40 ans n'est pas encore en mesure de faire trembler ses camarades. Mais c'est l'homme dont on parle de plus en plus au PS. Dans un parti très critiqué pour ne pas avoir su faire émerger de nouveaux visages, le secrétaire national au projet européen incarne avec quelques autres la relève. Bombardé porte-parole sans le titre, au lendemain de la défaite du 6 mai, c'est lui qui tient désormais les traditionnels points de presse. On l'écoute, on le courtise comme jamais auparavant. Au point que certains, dans l'entourage de François Hollande notamment, laissent même entendre qu'il pourrait avoir le profil d'un prochain premier secrétaire !
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«Tout cela n'est pas sérieux», sourit ce jeune homme brun au regard clair, qui sait combien d'hypothétiques candidatures se sont fracassées dans des parties de billard à trois bandes. Le Parti socialiste, il le connaît bien. Pour ainsi dire, il n'a même connu que ça depuis vingt ans. Fils d'un ouvrier des chantiers navals et d'une secrétaire, il a poussé les portes de la section socialiste de Brest en 1987 au lendemain des manifestations étudiantes contre le projet de réforme des universités d'Alain Devaquet. Il en garde le souvenir d'avoir été plus formaté que formé. «Je suis tombé chez des rocardiens , en 3 mois je détestais Mitterrand !», raconte-t-il.

Benoît Hamon est à l'époque plus loup que chèvre. En 1993, il prend les rênes du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) et se forge une zone d'influence dans les organisations de jeunesse de gauche dont les papes s'appellent alors Jean-Christophe Cambadélis ou Julien Dray. Son militantisme a raison de ses études de sciences éco, mais qu'importe. En 1995, Jospin l'appelle pour prendre en main sa campagne jeunes. Il y rencontre Martine Aubry qui l'invitera à rejoindre son cabinet au ministère de l'Emploi en 1997. Dix ans plus tard, et malgré leur désaccord lors de la bataille du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, la maire de Lille ne tarit pas d'éloges sur les qualités de ce «garçon fin, ouvert et structuré politiquement», dont elle est restée proche. Après la défaite de Jospin en 2002, il rejoint les fondateurs du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Julien Dray, qui y restera moins d'un an. Opposant déclaré à la ligne majoritaire défendue et incarnée par François Hollande, plus à gauche et très porté sur les questions institutionnelles, le NPS s'impose en 2005 comme le deuxième courant du PS au congrès du Mans. Entre Peillon et Hamon se nouent une complicité intellectuelle et une amitié quasi filiale, même si sept années les séparent seulement. Las. En 2006, le premier choisit Royal quand le second finit par voter Fabius lors de la primaire interne. La rupture amicale se double d'une bataille peu reluisante pour conserver les clés de la maison. «Aujourd'hui le NPS est mort, nous l'avons tous tué», constate Hamon, qui ne renie rien de cette expérience dont il est sorti « enrichi intellectuellement » .

Très applaudi lors du dernier conseil national le 23 juin, Benoît Hamon jouit d'une bonne popularité dans le parti mais ne dispose pas encore des troupes suffisantes pour voir plus loin. «C'est un très bon, encore en gestation, souligne Pierre Moscovici qui l'a côtoyé au Parlement européen. Il lui reste toutefois à moins s'occuper de la jeunesse et à achever un travail de fond.»

Peu convaincu par Ségolène Royal, à qui il reproche d'avoir donné une nouvelle légitimité à la droite en axant sa campagne sur des thématiques conservatrices comme l'ordre juste ou le donnantdonnant, Hamon compte bien prendre toute sa part à la réinvention de la gauche. Il envisage de lancer cet été une fondation qui ne soit pas «une société savante de plus» mais un lieu de débat ouvert à une centaine d'universitaires, experts, élus, syndicalistes et hauts fonctionnaires pour permettre au PS de se réarmer culturellement (1). Le député européen, qui aime la confrontation, se targue de vouloir «mettre des angles là d'autres choisissent des rondeurs» . Il devrait pouvoir s'y essayer dès l'automne prochain... sur le terrain, à l'occasion de la coupe du monde de rugby parlementaire, où il affrontera, en tant qu'ailier, ses homologues d'Afrique du Sud ou de Nouvelle-Zélande !
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( 1 ) Le manifeste fondateur est disponible dès cette semaine sur www.nouvelobs.com, rubrique Politique.
Matthieu Croissandeau
Le Nouvel Observateur

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28 février 2004 6 28 /02 /février /2004 11:48
pourunnps.2.gifContribution thématique au congrès national de Dijon présentée par Benoît Hamon, 18 janvier 2003.

benoithamon2.jpgParmi les combats pour que les pouvoirs qui agissent dans la société s'exercent de façon plus démocratique, à côté des réformes indispensables pour la démocratisation politique et économique, il est un enjeu qu'il serait regrettable de négliger aujourd'hui, celui de la démocratisation de l'espace public.
Démocratiser l'espace public comprend certes l'objectif d'étendre les conditions d'accès à la culture, qui correspond aux visées des politiques de démocratisation culturelle, mais implique aussi de parvenir à améliorer significativement les conditions de participation de chacun à la définition d'une expression publique. De même, il convient de ne pas limiter ces enjeux aux seules formes d'expression artistique et culturelle, mais de prendre en compte les aspects spécifiques à la circulation de l'information, au déroulement du débat public et aux moyens offerts à la formation des représentations collectives, lesquels importent nécessairement dans la formation des opinions te des choix politiques.
[...]

lire la suite : doctrinesocialistemedia.rtf

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