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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 16:15

Déclarations encourageantes pour la paix
NOUVELOBS.COM | 02.08.2007 | 16:55

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert se dit prêt à discuter de la création d'un Etat palestinien, tandis que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas accepte l'idée d'une "déclaration de principes" conduisant vers un accord global de paix.

Une rencontre entre le Premier ministre israélien, Ehud Olmert (à gauche) et le président palestinien Mahmoud Abbas (à droite )en juin

Une rencontre entre le Premier ministre israélien, Ehud Olmert (à gauche) et le président palestinien Mahmoud Abbas (à droite )en juin
(c) Reuters

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'est dit prêt, jeudi 2 août, à travailler avec Israël, sur une "déclaration de principes" conduisant à un accord global de paix. La veille, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert s'est dit prêt à discuter des "questions fondamentales" conduisant à la création d'un Etat palestinien, selon la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

80 millions de dollars pour le système de santé palestinien
Condoleezza Rice a fait cette déclaration au cours d'une conférence de presse commune avec Mahmoud Abbas, à l'issue d'une réunion avec le président de l'Autorité palestinienne. Au cours de cette rencontre, elle a en outre signé un accord apportant 80 millions de dollars (59 millions d'euros) aux Palestiniens pour réformer leurs services de sécurité.
Selon Mahmoud Abbas, les discussions israélo-palestiniennes pourraient "se concentrer sur l'application de ce qui est prévu par la feuille de route", faisant allusion au plan international qui prévoit la création d'un Etat palestinien au côté de l'Etat hébreu.

Une conférence pour la création d'un Etat palestinien
"Ensuite nous pourrons conclure par une déclaration de principes", a dit Mahmoud Abbas au cours de la conférence de presse. "Ce qui compte est que nous parvenions à des résultats et que nous connaissions l'aboutissement, mais les étapes intermédiaires peuvent être négociées".
A propos de la proposition de George W. Bush d'organiser une conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, Condoleezza Rice a souligné que Washington ne voulait pas une réunion pour rien.
"Le président des Etats-Unis n'a aucun désir de réunir des gens pour une séance photo. Cette réunion a pour but de nous faire vraiment avancer vers la création d'un Etat palestinien", a souligné la secrétaire d'Etat.

La bande de Gaza laissée de côté dans un éventuel accord
Mercredi, la chef de la diplomatie américaine s'était entretenue avec le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et plusieurs de ses ministres de la situation dans les territoires palestiniens et du projet de conférence proposé par Bush. Lors de ces entretiens, Condoleezza Rice et son homologue israélienne Tzipi Livni ont soutenu l'idée d'un accord politique entre l'Etat hébreu et le gouvernement palestinien de Cisjordanie de Mahmoud Abbas, laissant de côté la Bande de Gaza contrôlée depuis juin par le Hamas.
"Israël ne manquera pas cette occasion", avait assuré Tzipi Livni, affirmant vouloir profiter de la situation dans les territoires palestiniens pour parvenir à un accord avec le gouvernement modéré d'Abbas. Le Hamas a quant à lui critiqué le voyage de la responsable américaine, estimant qu'elle venait "soutenir un parti palestinien contre un autre et agrandir le fossé entre les Palestiniens".

L'Arabie Saoudite prête à participer à une conférence internationale
"Il y a bel et bien dans les territoires palestiniens un gouvernement dévoué aux principes de base de la paix, et c'est là une occasion qu'il ne faut pas manquer", a souligné Condoleezza Rice, qui effectuait là sa première visite dans la région depuis le coup de force du Hamas à Gaza.
Plus tôt mercredi, le prince Saoud al-Fayçal, ministre saoudien des Affaires étrangères, avait indiqué à l'issue d'une rencontre avec Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates que son pays, qui n'a pas d'accord de paix avec Israël, était prêt à participer à une conférence internationale de paix s'il était invité. La secrétaire d'Etat avait toutefois affirmé qu'il était encore trop tôt pour décider qui y serait convié. (Avec AP)

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 09:02
Le Sommet  Egypte-Israël-Jordanie-Autorité palestinienne de Charm-el-Cheikh semble avoir joué dans le feutré... Annonçant un soutien renouvelé à l'autorité du Président Abou Mazen, les participants - soutenus par l'Union européenne, les Etats-Unis d'Amérique et la Fédération de Russie - ont préparé la réouverture des vannes financières sur la Cisjordanie. Ils s'efforcent également de démontrer que "l'ennemi sioniste" d'autrefois n'apporte pas un soutien amical trop appuyé au pouvoir politique du Fatah et d'Abou Mazen. La stratégie semble se limiter pour le moment à dresser un cordon sanitaire autour de la bande de Gaza devenue une prison à ciel ouvert depuis le coup d'Etat du Hamas, espérant que la publicité comparative entre la relative liberté des cisjordanien face à l'isolement des Gazaouis suffira à renverser la vapeur, à décrédibiliser le Hamas aux yeux des masses palestiniennes et permettra un pourrissement accéléré du mouvement fondamentaliste.
Les couloirs diplomatiques -  relayés ce matin par Bernard Guetta - bruissent semble-t-il de la proposition explosive qu'Ehud Olmert pourrait faire prochainement à Abou Mazen : il proposerait des négociations pour un règlement global du conflit israélo-palestinien portant sur l'ensemble des territoires  (Gaza et Cisjordanie), Jérusalem -Est, la création d'un Etat palestinien viable, etc. à la condition que le futur Etat palestinien entre dans un sorte de confédération avec la Jordanie. Cette hypothèse me paraît assez difficile à mettre en oeuvre car elle oublie les difficiles relations entre le pouvoir jordanien et le Fatah, mais qu'il n'est rien dit dans dans ce dossier sur deux épines : le développement économique et la question de l'eau d'une part, le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Pour cela, une idée me trotte dans la tête pour tenter de résoudre les deux questions et qui nécessitent l'intervention financière massive de la communauté internationale. En effet, tout le monde sait à quel point l'état économique et social de la Cisjordanie, et ce n'est pas la comparaison entre un bracelet électronique et une prison qui fera se révolter contre le Hamas les Gazaouis, mais sans doute la démonstration que leur qualité de vie, qu'ils passent tout simplement de la survie à la vie, peut rapidement s'améliorer dans la paix avec Israël et dans le construction du premier Etat démocratique arabe.
La communauté internationale au premier rang desquels les Etats-Unis d'Amérique et l'Union européenne doivent d'urgence déverser presque à fonds perdus des milliards d'euros sur la Cisjordanie avec trois principaux objectifs : le développement économique, en partant des besoins les plus simples tant commerciaux qu'en termes de services publics de base (éducation, santé, sécurité, essentiellement), la résolution de la question de l'eau - car tout le monde sait que l'Etat d'Israël vit largement sur le dos des nappes phréatiques de Cisjordanie et pompe allégrement dans les rivières en amont de la mer de Galilée asséchant peu à peu le Jourdain - en lien avec le développement de solution de désalinisation sur les bords de mer israéliens, et la préparation de la possibilité du retour des réfugiés palestiniens en Cisjordanie (ils ne peuvent rationnellement pas revenir en Israël) qui nécessite la construction urgente et massive de nouveaux villages équipés et intégrés dans la vie économique du futur ensemble israélo-palestinien. Les premières populations destinataires de cet effort pourrait notamment être les Palestiniens du Liban et ce à plusieurs égards.
Ils sont les plus près des territoires à repeupler, ils sont en comparaison aux jordano-palestiniens beaucoup moins intégrés à la société du pays dans lequel ils se sont réfugiés (c'est un euphémisme), ils sont encore assez bien encadrés par le Fatah et les partis membres de l'OLP et il y a urgence à les sortir des camps du Liban où ils semblent de nouveau être la cible d'une instrumentalisation visant à déstabiliser la jeune démocratie libanaise. L'expérience de l'agression du groupe islamiste Fatah-al-Islam dans un camp palestinien au Liban devrait nous rappeler qu'il y a nécessité à extirper les Palestiniens de ces camps avant que le Fatah n'y perde pied devant les islamistes et pour la première fois devant Al Qaïda.
Fred

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 08:34
La guerre civile s'est défintivement emparée de Gaza. Personne ne peut penser que l'organisation et la précision avec laquelle les miliciens du Hamas sont en train systématiquement de massacrer leurs adversaires nationalistes de gauche et de prendre le contrôle de toutes les institutions de la Bande n'ait pas été préparé de longue date. Personne non plus ne peut ignorer les concommitences troublantes avec le nouvel attentat au Liban, les nouvelles gesticulations du président iranien et l'aggravation des violences confessionnelles en Irak : le Hamas répond précisément à la commande de la Syrie et de l'Iran.
Il est nécessaire de mettre en oeuvre ce que réclame depuis 2001 les socialistes français : l'envoi d'une force d'interposition armée avec des règles d'engagement militaire précises sous l'égide de l'ONU. Et  par ailleurs il n'est plus de temps de tergiverser : il faut choisir son camp. Le Fatah, membre associé de l'Internationale Socialiste, tient encore la Cisjordanie, ses bases peuvent encore lui permettre de proposer une alternative et un interlocuteur à Israël pour la Paix et la construction de deux  Etats démocratiques, côte à côte et viables... Nous devons lui apporter notre soutien, mais bien plus notre aide : il faut ravitailler d'urgence les Palestiniens de Cisjordanie, financer toutes leurs institutions, et il faut armer le Fatah !
Fred

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 14:50
Le problème c'est que lorsque Barak fut premier ministre et patron du Parti travailliste il n'a pas cherché à redonner un projet clair aux travaillistes, qui pensaient en être exonérés pour avoir trouvé un nouvel "homme providentiel". On a vu où ça a mené, Barak finissant par sortir en pleine campagne électorale un débat sur la laïcité alors que c'était le processus de paix qui était en train de mourrir...
espèrons qu'il ait un peu réfléchi depuis.
Fred

Shimon Peres élu président d'Israël

(Reuters).
 
 
C'est l'un des derniers pères fondateurs de l'Etat hébreu qui accède, à 83 ans, à la fonction suprême et au terme d'une carrière politique sinueuse.
 
Par AFP
 
LIBERATION.FR : mercredi 13 juin 2007
Shimon Peres, un des derniers pères fondateurs d’Israël, présent sur le devant de la scène politique depuis plus d’un demi-siècle, accède à 83 ans à la présidence, point d’orgue d’un destin hors du commun.
 
Toujours bon pied bon oeil, il est conscient qu’il apporte son «ultime contribution» au pays par cette fonction symbolique de rassembleur et d’autorité morale, alors qu’il se dit «fâché avec la mort».

Bien que sa nouvelle fonction soit essentiellement protocolaire, connaissant son tempérament, il est clair qu’il ne fera pas sien ce propos amer prêté à Haïm Weizman, premier président du pays: «Le seul endroit où on me laisse fourrer mon nez est mon mouchoir.»

Cet éternel battant à l’aura internationale, qui avait fêté ses 80 ans en présence d’un parterre impressionnant de personnalités dont l’ancien président américain Bill Clinton venu lui jouer un morceau de saxophone, a confié que le secret de sa longévité consistait à pratiquer quotidiennement la gymnastique, à manger peu et à boire un ou deux verres de bon vin.

Figure historique du parti travailliste, parti fondateur du pays, il n’hésitera pas à le quitter pour rallier le Kadima d’Ariel Sharon, un autre dinosaure de la politique israélienne, afin, selon lui, de promouvoir la paix, qu’il affirme être le but de sa vie. Ce faisant, il rendait hommage au passage à David Ben Gourion, le «vieux lion» fondateur de l’Etat juif, qui, en le prenant en auto-stop alors qu’il avait 25 ans, le propulsa vers son fabuleux destin.

«J’ai appris de mon maître, David Ben Gourion, à toujours préférer l’Etat au parti», avait-il affirmé. Ariel Sharon, dans le coma depuis janvier 2006, et Shimon Peres sont les derniers représentants d’une génération de dirigeants qui ont fait leurs premières armes lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Shimon Peres, actuellement numéro deux du gouvernement d’Ehud Olmert, a pratiquement exercé toutes les fonctions ministérielles au cours d’une impressionnante carrière politique: deux fois chef de gouvernement, ministre des Affaires étrangères, de la Défense, des Finances, de l’Information, des Transports, de l’Intégration... La fonction de président de l’Etat lui a échappé lorsqu’il a été battu par Moshé Katzav en 2000.

Sa carrière politique a suivi de sérieux méandres. Classé parmi les «faucons» travaillistes, il a cautionné, alors qu’il était ministre de la Défense dans les années 1970, les premières colonies juives en Cisjordanie occupée. Par la suite, il a acquis une réputation de «colombe» en jouant un rôle moteur dans les accords d’Oslo conclus avec Yasser Arafat en 1993, alors que Yitzhak Rabin, le Premier ministre de l’époque restait encore très sceptique.

En guise de reconnaissance, Shimon Peres, longtemps prophète d’un «nouveau Proche-Orient» censé devenir un havre de paix et de prospérité, a obtenu en 1994 le prix Nobel de la paix qu’il partagea avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Shimon Peres a également fait preuve d’une ténacité à toute épreuve.

Il détient sans doute un record des défaites après ses échecs aux législatives de 1977, 1981, 1984, 1988 et 1996, si bien qu’une image d’«éternel perdant» lui colle à la peau. Mais après chacun de ces KO, il s’est relevé pour reprendre le combat, et estime, «si Dieu me prête vie», être encore en mesure d’ajouter quelques chapitres à son destin hors du commun.

Né à Vichnev (alors en Pologne, maintenant au Bélarus) en 1923, il a onze ans lorsqu’il immigre en Palestine. A 29 ans, quatre ans après sa rencontre avec Ben Gourion, il est directeur général du ministère de la Défense. Israël lui doit ses puissantes entreprises d’armements, ses industries aéronautiques. Selon les experts étrangers, c’est également le «père» du programme nucléaire israélien qui a fait de l’Etat hébreu la sixième puissance atomique dans le monde.

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 10:17
Amir Péretz évincé de la direction du Parti travailliste israélien

e Parti travailliste israélien a infligé, lundi 28 mai, un camouflet à son chef Amir Péretz, battu par ses 2 rivaux, l'ex-premier ministre Ehoud Barak et l'ancien chef du Shin Beth (service de sécurité intérieure) Ami Ayalon, lors du premier tour de scrutin pour la direction de la formation.

Selon les résultats rendus publics par la commission électorale après le dépouillement de 99,7 % des suffrages exprimés, Ehoud Barak a obtenu 35,7% des suffrages des 103 000 membres du parti, devançant Ami Ayalon (30,7%) et Amir Péretz avec 22,3%. Ni M. Barak ni M. Ayalon n'ayant franchi la barre des 40% des suffrages exprimés, un deuxième tour de scrutin aura lieu le 12 juin.

La défaite de M. Péretz, actuel ministre de la défense du gouvernement Olmert, est attribuée par les commentateurs au rapport Winograd, publié le 30 avril, sur les ratés de la guerre au Liban de l'été 2006. La commission d'enquête y pointait son manque d'expérience militaire.

Ce scrutin au sein du Parti travailliste, un pilier de la coalition au pouvoir en Israël, pourrait décider du sort du gouvernement du Premier ministre Ehoud Olmert. Ehoud Barak comme Ami Ayalon l'ont appelé à démissionner après la publication du rapport de la commission d'enquête accablant sa gestion de la guerre au Liban contre le mouvement chi'ite Hezbollah. En cas de victoire, M. Ayalon a menacé de quitter la coalition gouvernementale si M. Olmert se maintenait à son poste, alors que M. Barak, qui aspire à devenir le prochain ministre de la défense, a affirmé qu'il pourrait assumer ce poste "à titre provisoire" dans un gouvernement dirigé par M.Olmert.

Sans le soutien des 19 élus travaillistes, M. Olmert, chef de Kadima, parti centriste, se retrouverait privé d'une majorité au Parlement (120 sièges) et serait obligé soit de démissionner, soit de remanier son cabinet, soit d'opter pour des élections anticipées. La législature actuelle s'achève en 2010.

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 16:22

C’était le pays tout entier. Ce qui frappait le plus dans le rassemblement d’hier, à Tel Aviv, en faveur de la démission d’Ehud Olmert n’était pas tant son ampleur – 150 000 personnes – que l’extraordinaire diversité des manifestants. Des colons aux jeunes pacifistes, des religieux les plus orthodoxes aux intellectuels athées, de la droite à la gauche en passant par les familles des soldats tués au combat cet été, il y avait là, oui, tout le pays réuni par une indignation commune et la force, surtout, de l’évidence.

Car enfin c’est bien la Commission d’enquête nommée par ce Premier ministre qui vient de conclure, premièrement, que les buts de cette Deuxième guerre du Liban étaient « trop ambitieux et irréalisables » et qu’Ehud Olmert « avait pris sa décision hâtivement, bien qu’aucun plan militaire détaillé ne lui ait été soumis ». C’est clair. Ehud Olmert a failli. « Vous avez échoué, rentrez chez vous », proclamait une immense banderole et pourtant, malgré ce rapport et malgré cette foule, non seulement il refuse de démissionner mais il a de bonnes chances de ne pas devoir s’incliner.

Il y a des explications à cela.

La première est que s’il y avait, demain, des élections anticipées, les deux principaux partis de la coalition au pouvoir, les Travaillistes et Kadima, la formation centriste d’Ehud Olmert, seraient laminés au profit de la seule grande force d’opposition, le Likoud, le parti de la droite nationaliste. Elus il y a tout juste un an, les députés de la coalition ne sont donc pas candidats au suicide. Ils préfèrent tenter de résister à la tempête et cela d’autant plus que Kadima est un parti neuf et fragile, formé il y a un an et demi seulement par Ariel Sharon après qu’il eut rompu avec le Likoud qui s’était opposé à l’évacuation de Gaza. Une défaite électorale signifierait la mort de Kadima et ferait de l’échiquier politique israélien un champ de ruines.

Cela donne à réfléchir aux élus centristes mais pourquoi n’ont-ils alors pas accepté de suivre la ministre des Affaires étrangères, la très populaire Tzipi Livni, qui avait proposé, mardi, d’incarner un changement sans élections en remplaçant Ehud Olmert ? La réponse est que les Travaillistes s’apprêtent à écarter, à la fin du mois, leur chef de file, Amir Peretz, le ministre de la Défense, également étrillé par la Commission d’enquête. Un remaniement s’imposera bientôt mais mieux vaut n’y procéder que lorsque les Travaillistes se seront donné un nouveau visage.

Et puis, enfin, troisième raison de cet immobilisme, la plus profonde, la coalition du centre et de la gauche, si conspuée qu’elle soit aujourd’hui, exprime la réalité d’un pays qui a désormais très majoritairement admis la nécessité d’évacuer les Territoires occupés et de rechercher un compromis avec le monde arabe et les Palestiniens. Cette évolution a un nom. C’est Ehud Olmert qui, discrédité ou pas, tentera donc, jusqu’au bout, de passer la vague.

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 15:33
Point de vue
Quelles frontières pour Israël ?, par Zeev Sternhell
LE MONDE | 28.12.06 | 13h30  •  Mis à jour le 28.12.06 | 13h30

'un trait de plume capital, la ministre israélienne de l'éducation, Yuli Tamir, a réussi à remettre au premier rang des préoccupations publiques une question fondamentale qui jamais, au grand jamais, n'aurait dû être laissée de côté : celle qui concerne la validité, la signification et la légitimité de la "ligne verte" (cette ligne de cessez-le-feu qui marquait la séparation entre Israël et la Cisjordanie avant la guerre de 1967). Nul doute qu'il s'agit d'une décision d'ordre idéologique, comme avait été tout autant idéologique la décision d'effacer des livres scolaires toute trace de la ligne de cessez-le-feu de 1949. Certes, une ligne de cessez-le-feu n'a rien de sacré, mais sa transformation en frontière officielle représente la seule et unique base possible pour la fixation de limites définitives à Israël et d'une issue à la guerre avec les Palestiniens et les Etats arabes.

Un Etat a besoin d'une frontière sûre et reconnue, faute de quoi il se condamne à une guerre éternelle. La grande majorité des frontières dont le monde occidental s'est dotée sont des frontières politiques dues le plus souvent au hasard, aux conséquences des guerres et à la nécessité, à un moment donné, de mettre fin aux combats. Ainsi en va-t-il non seulement des frontières entre la Pologne et l'Allemagne, mais aussi du tracé qui sépare la Suisse de l'Italie, la France de tous ses voisins et la Belgique des Pays-Bas. Telle est aussi la règle qui prévaut entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. A l'ouest de l'Europe, les frontières traversent des blocs de populations culturellement, ethniquement et linguistiquement homogènes. Tout artificielles qu'elles soient, il est interdit de les remettre en cause, pour la simple raison qu'elles servent le bien de tous. Là aussi ces territoires ont connu la guerre.

Les colons israéliens soulignent à raison l'absence de fondement historique et de racines de la "ligne verte". Mais l'épée est à double tranchant : si Israël annule la ligne de 1949, à son tour le monde arabe n'est plus lié par elle. Quel est donc l'intérêt qu'a Israël de saper lui-même les fondements d'une légitimité acquise lors de la création de l'Etat-nation juif ? La tâche urgente consiste donc à installer profondément et à renforcer la position de la ligne de cessez-le-feu dans l'esprit des jeunes Israéliens, victimes du lavage de cerveau des gouvernements de droite, afin d'établir, une fois pour toutes, qu'on ne reviendra pas sur les résultats de la guerre d'indépendance. En d'autres termes, cela sous-entend que les Israéliens ne tenteront pas d'étendre leur frontière à l'est, tandis que les Palestiniens renonceront à leur rêve de la repousser à l'ouest.

La conquête du pays jusqu'en 1949 constituait une nécessité vitale et, par conséquent, elle était justifiée dans la mesure où elle visait à concrétiser le droit des juifs à l'indépendance et à l'autodétermination. En revanche, les conquêtes qui ont suivi 1967 sont illégitimes parce qu'elles ne relèvent pas de cette nécessité et ne servent aucun but national essentiel. En eux-mêmes, les droits historiques ne justifient pas que le sang soit versé sans fin. En outre, les Palestiniens ont, eux aussi, un droit historique et naturel à la liberté comme à l'indépendance. Piétiner ces droits-là aboutit à marginaliser Israël dans le monde occidental et à mettre ses intérêts véritables en grave danger. Bien plus que pour la plupart des Etats, le soutien international est en effet indispensable à Israël pour respirer.

Depuis sa phase initiale, le mouvement national juif a été guidé par le sentiment que la terre lui brûlait sous les pieds. Afin de sauver ce qui pouvait l'être, il fallait conquérir la terre d'Israël. La construction du foyer national puis l'accession à l'indépendance ont servi ces objectifs de base, et, jusqu'en 1967, il a été démontré qu'on pouvait parfaitement réaliser le programme du sionisme dans le cadre des frontières qui avaient été fixées jusqu'alors.

Point n'était besoin d'aller plus à l'Est : les territoires sont un fardeau pesant, un joug moral, politique et économique qui pèse sur le cou de la société israélienne. Le retrait de Gaza a fait la preuve que tel est l'avis de la majorité des Israéliens : malgré la douleur personnelle qui accompagne l'expulsion de gens hors de leurs maisons, cette majorité a compris que la conquête n'est ni utile ni juste. Quelqu'un comme la ministre de l'éducation sait cela. Dans son domaine de responsabilité, elle agit pour que soient appliqués les principes et la politique pour lesquels elle a été élue. Il serait bon que l'on puisse en dire autant de l'ensemble du gouvernement israélien.


© "Haaretz" Traduit de l'hébreu par Nicolas Weill.

Zeev Sternhell, historien, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 10:41

Des armes livrées au Fatah avec l'aide d'Israël


Après des discussions avec les Etats-Unis, l'Egypte a livré, en coordination avec Israël, une importante quantité d'armes aux forces fidèles au président palestinien Mahmoud Abbas.

 

Ehud Olmert et Mahmoud Abbas

Ehud Olmert et Mahmoud Abbas - (c) Reuters

Un responsable israélien a indiqué jeudi 28 décembre que l'Egypte a livré, en coordination avec Israël, une importante quantité d'armes aux forces du Fatah fidèles au président palestinien modéré Mahmoud Abbas.
Ce responsable a déclaré qu' "en coordination avec Israël, l'Egypte a livré une importante quantité de fusils et de munitions aux forces d'Abbas".
Le quotidien Haaretz a de son côté indiqué qu'"un chargement de 2.000 fusils Kalachnikov AK-47 ainsi que 20.000 chargeurs et deux millions de balles ont été transférés aux groupes armés relevant du Fatah dans la bande de Gaza, en coordination avec l'armée israélienne".
Selon le journal, ce chargement a été transporté par un convoi de 4 camions depuis l'Egypte jusqu'en Israël via le terminal routier de Kerem Shalom (sud de la bande de Gaza), qui a ensuite été escorté jusqu'au terminal de Karni situé plus au nord où des services de sécurité de l'Autorité palestinienne fidèles à M. Abbas les ont réceptionnés.
 
Après le sommet de samedi à Jérusalem
Ce transfert d'armes a été réalisé après des discussions officielles entre Israël, l'Egypte et les Etats-Unis et a été décidé lors du sommet qui a réuni samedi à Jérusalem le Premier ministre israélien Ehud Olmert et Mahmoud Abbas, a encore précisé Haaretz.
La radio publique israélienne a pour sa part fait état d'une prochaine livraison aux forces de Mahmoud Abbas en Cisjordanie d'armes et de munitions en provenance de Jordanie.

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 11:28
En réponse à l'annonce d'élections anticipées,
le Hamas joue la politique du pire


ans un discours retransmis en direct à la télévision palestinienne samedi 16 décembre à Ramallah, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a souhaité que l'organisation d'élections générales anticipées. Il a toutefois semblé faire un geste en direction du Hamas en déclarant que dans la période d'intérim, tout devrait être mis en œuvre pour former un gouvernement d'union nationale composé d'experts, afin d'obtenir la levée des sanctions financières imposées par les Occidentaux après l'arrivée au pouvoir du mouvement radical islamiste, en mars dernier.

Une décision aussitôt rejetée par le mouvement islamiste du Hamas. Un conseiller du premier ministre issu du Hamas Ismaïl Haniyeh a affirmé que c'était "un appel à la guerre civile", ajoutant que son mouvement tenterait de "l'éviter". Le Hamas a affirmé, dans un communiqué, que cette décision équivaut à un "coup d'État contre la volonté du peuple palestinien".

En réponse, il a appelé les Palestiniens à descendre dans la rue. "Nous allons organiser de nombreuses manifestations pour prouver au président que nous avons la majorité et que cet appel à des élections anticipées n'est pas acceptable", a affirmé Ahmed Youssef, conseiller politique d'Ismaïl Haniyeh. Samedi en fin d'après-midi, plusieurs milliers de Palestiniens ont commencé à se réunir dans le centre de Gaza. Rassemblés dans l'enceinte du siège du Conseil législatif, ils  ont brandi des drapeaux verts du Hamas et ont scandé des slogans accusant Mahmoud Abbas de "collaborer" avec Israël. Des rassemblements similaires ont également commencé dans d'autres localités de la bande de Gaza notamment à Khan Younes et Jabaliya. À Khan Younes, 5 manifestants ont été blessés en début de soirée lors d'échanges de tirs entre des membres du Fatah et du Hamas, selon des sources médicales et des témoins.

ISRAËL SOUTIENT ABBAS

Selon Saëb Erekat, proche conseiller d'Abbas, des élections anticipées ne pourront pas être organisées avant le milieu de l'année prochaine pour des raisons légales et pratiques. M. Abbas, a-t-il expliqué, doit dans un 1er temps signer un décret pour l'organisation des scrutins anticipés, après quoi 90 jours seront nécessaires pour mettre à jour les listes électorales. Yasser Abed Rabbo, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestinienne (OLP) et proche collaborateur de M. Abbas, a ajouté que"les élections anticipées auront lieu d'ici 3 mois. Toute opposition juridique à ces élections sera examinée conformément aux pouvoirs du président".

Cette décision a été saluée par Israël qui "soutient" le président Abbas. "Le gouvernement israélien soutient les Palestiniens modérés qui tentent de parvenir à des négociations avec Israël sans recourir à la violence. Abou Mazen [Mahmoud Abbas] est un dirigeant de ce type", a déclaré Miri Eisin, porte-parole du gouvernement israélien. "Nous espérons qu'il sera en mesure d'asseoir son autorité sur l'ensemble du peuple palestinien", a-t-elle ajouté.

Les affrontements entre les 2 principales formations politiques palestiniennes font redouter une guerre civile dans les territoires palestiniens. L'exacerbation des tensions est notamment due à l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations pour la formation d'un gouvernement d'union nationale. Vendredi, les dirigeants du Hamas ont accusé le Fatah de "tentative d'assassinat" contre M. Haniyeh portées par les dirigeants du Hamas contre la garde présidentielle relevant de M. Abbas. Le convoi de M. Haniyeh a été la cible de tirs qui ont fait un mort jeudi soir, lors de son passage mouvementé au terminal de Rafah alors qu'il regagnait Gaza, après une tournée dans plusieurs pays arabes et musulmans. Ces accusations ont été démenties par le Fatah.

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