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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 09:45
Pour enrayer son déclin, le PS belge dénonce "la crise libérale"
LE MONDE | 12.05.09 | 17h37  •  Mis à jour le 12.05.09 | 17h38
Mons (Belgique, envoyé spécial

arcourant du regard "son" hôtel de ville et la Grand Place qui le jouxte, un bel ensemble récemment rénové dont il a discuté le moindre détail, Elio Di Rupo, maugrée. "Après le 7 juin, il faudra rediscuter avec les cafetiers de l'agencement de leurs terrasses", lâche à ses conseillers le bourgmestre de Mons et président du Parti socialiste francophone.

Le ministre-président de la Wallonie, Elio Di Rupo, à Bruxelles, le 15 mai 2006.

AFP/JOHN THYS
Elio di Rupo, bourgmestre de Mons et président du Parti socialiste francophone.

Après le 7 juin. Parce qu'en Belgique, c'est non seulement la date des élections européennes, mais aussi celle d'un scrutin régional pour lequel chaque voix comptera et qui s'annonce crucial pour l'avenir du pays. Tous les enjeux, des terrasses de Mons à la composition du Parlement européen, du redressement économique de la Wallonie à l'avenir du modèle fédéral, s'en trouvent dès lors mêlés, ce qui ajoute à la confusion des esprits. Et cela à un moment où tous les politologues évoquent le désabusement et la colère des électeurs, contraints de se rendre aux urnes - en Belgique, le vote est obligatoire pour tous les scrutins -, et donc toujours tentés par le vote-sanction. Surtout en période de crise. Surtout à l'égard d'un parti au pouvoir depuis vingt ans.

En Flandre, la double élection devrait être marquée par une progression des populistes et des autonomistes. En Wallonie, une lutte à couteaux tirés se dessine entre le parti de M. Di Rupo et le Mouvement réformateur libéral (MR) de Didier Reynders. "L'enjeu essentiel ? Un siège de plus que les libéraux", admet M. Di Rupo, qui n'a pas digéré sa défaite de juillet 2007 : lors des législatives, le MR avait, pour la première fois, devancé le PS en Wallonie, un fief où la gauche frôlait la barre des 45 % il y a deux décennies.

Elio Di Rupo ne veut pas qu'au matin du 8 juin, la Wallonie figure dans la liste des régions d'Europe où la gauche sera diagnostiquée comme "en crise". Ce serait une nouvelle défaite, trop lourde à porter pour son parti et pour lui-même. Alors, à Mons comme ailleurs en Wallonie et à Bruxelles, le président et ses lieutenants vitupèrent contre "la crise libérale".

Crise du capitalisme ? "Non, crise libérale, rectifie fermement M. Di Rupo. Provoquée par ceux qui ont refusé la régulation et le contrôle des prix mais prôné les privatisations et le laisser-faire. Ceux qui ont conduit le pays à emprunter 20 milliards en une nuit pour sauver des banques et engagé 110 milliards pour leur fournir des garanties." Tentant de faire le lien entre la situation de son pays et l'Europe, le président vient de faire publier dans les 23 langues de l'Union - en plus du wallon - le programme de sa formation. Dix points, évoquant "la régulation du monde de la finance", "un pacte européen du progrès social" ou "une réforme de la Banque centrale européenne".

"LA PAGE SE TOURNE"

C'est dans l'arrondissement de Mons que, lors du dernier scrutin régional, le PS a obtenu son meilleur score, avec quelque 40 % des voix. Une satisfaction personnelle pour l'homme fort du parti. Mais les regards sont plutôt tournés vers Charleroi, un autre bastion, où, même s'il a renouvelé 80 % de ses élus, le parti n'en finit pas d'être sali par des scandales. Vers Liège, où les ténors se disputent tandis qu'un ministre, Michel Daerden, est devenu une vedette mondiale sur le Web parce qu'il est apparu, ivre et hilare, dans diverses émissions.

Elio Di Rupo élude. "La page se tourne, nous recrutons des jeunes en masse, nous sommes indispensables à l'équilibre du pays." Estimant qu'il est le mal aimé des médias, le président veut encore croire que son slogan de campagne fera mouche : "Nos valeurs ne sont pas cotées en Bourse, nos actions profitent à tous."

 


Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 13.05.09

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 08:11

PSE - PPE - ALDE - En campagne !
envoyé par PartiSocialiste - Gag, sketch et parodie humouristique en video.
au Parlement européen, MoDém et UMP font cause commune : ne vous trompez pas d'engagement ! Pour changer de politique européenne, il n'est pas efficace de voter pour les partis affiliés à l'ALDE, groupe rassemblant centristes et libéraux, qui partagent quasi-systèmatiquement les positions et les votes des conservateurs européens du PPE et de l'UMP. A Bruxelles, Bayrou et Sarkozy c'est le même combat ; écartez les imposteurs.

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 18:01
NOUVELOBS.COM | 05.05.2009 | 18:08

"Rien ne serait pire qu'un scrutin européen où deux-tiers des Français expriment un vote sanction et, qu'en dépit de ce vote massif, les listes de l'UMP arrivent en tête", lance le porte-parole du PS.

Le porte-parole du PS Benoît Hamon (Sipa)

Le porte-parole du PS Benoît Hamon (Sipa)

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a appelé, mardi 5 mai, les Français à se mobiliser pour empêcher les listes UMP d'arriver en tête aux européennes de juin car le parti majoritaire présenterait un tel résultat comme un "passeport" pour "continuer" sa politique.
"Rien ne serait pire qu'un scrutin européen où deux-tiers des Français expriment un vote sanction et, qu'en dépit de ce vote massif, les listes de l'UMP arrivent en tête, parce que ce sera un passeport pour continuer", a affirmé lors d'un point de presse l'eurodéputé, candidat en Ile-de-France.
Selon lui, si l'UMP devance le PS, et "même si le total des voix de droite est extrêmement faible", elle "cherchera à tirer de cette situation une légitimité pour poursuivre comme avant" et "nous voulons essayer de l'en empêcher".


"Sanction = changement"


En appelant aux "hommes et aux femmes de gauche et à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le bilan de Nicolas Sarkozy", le porte-parole a estimé que "la seule manière de sanctionner utilement la droite européenne et française c'est de permettre la constitution d'un groupe socialiste européen majoritaire ou en tout cas dominant au Parlement européen".
"Un vote sanction c'est l'espérance d'un changement", a-t-il ajouté, réitérant l'expression de "vote-sanction"
Selon Benoît Hamon, le score moyen du PS aux Européennes est de "20 à 23%". En 2004 dans la foulée des régionales le PS avait remporté 29% des voix.
Selon les sondages, l'UMP est en tête devant le PS dans les intentions de vote. Une dernière enquête Ipsos donne le parti majoritaire à 27% contre 23% pour le PS, alors que le total pour les listes de gauche atteint 48%.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 17:19
L'UNEF de Cergy-Pontoise organise mardi 5 mai 2009 de midi à 14h, en accord avec la présidence de l'université, sur le site des chênes (à proximité de la gare de Cergy-Préfecture) un débat contradictoire entre candidats des différentes listes aux élections européennes. Pour le Parti Socialiste, c'est Benoît Hamon notre porte-parole et en 3e position sur la liste qui nous représentera.
L'Amphi devrait pouvoir contenir jusqu'à 400 places, l'université sera ouverte aux personnes extérieures. La présidence de l'université a accepté que les absences en cours pour les étudiants souhaitant se rendre à cet évènement soient automatiquement justifiées, ce qui favorisera la présence de davantage de monde.

Europe-Ecologie envoie Karima Delli, quatrième sur la liste en Ile-de-France, qui les représenterait lors du débat. Le NPA sera représenté par Omar Slaouti (tête de liste), le Front de Gauche par Patrick Le Hyaric directeur de L'Humanité (tête de liste), l'UMP par Serge Portelli sénateur-maire d'Ermont et le Modem a également accepté de participer.

Léo Moreau, président de l'AGE de Cergy-Pontoise de l'UNEF fera une courte introduction pour expliquer pourquoi l'UNEF Cergy a voulu organiser ce débat (sensibiliser les étudiants et les jeunes aux européennes, interpeller les candidats autour des préoccupations de la jeunesse, l'Europe de l'éducation...) et présenter les invités. Les intervenants de chaque liste pourront ensuite présenter leurs propositions et répondre aux questions de la salle.

vous êtes invités à venir nombreux...

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 14:00
Européennes : quelqu'un sait-il où est passée la gauche ?

 

Liens:
[1] http://www.euprofiler.eu/
[2] http://www.telos-eu.com/
[3] http://elections2009.pes.org/fr/ton-manifeste/le-manifeste/le-manifeste
[4] http://www.europarl.europa.eu/parliament/public/staticDisplay.do;jsessionid=0F7B5CBECAAFF481B6C35AA4C3D9A8B8.node1?language=FR&id=40
[5] http://www.rue89.com/2009/03/09/europeennes-le-parti-socialiste-recompense-les-faineants
[6] http://www.rue89.com/2009/03/18/pourquoi-leurope-a-besoin-dune-gauche-forte
[7] http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/04/avoir-soutenu-la-guerre-en-irak-une-voie-davenir-en-europe.html
[8] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g39RkZVgjXlRFCt2e9BE_HYzMtLQ

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 12:55
A Toulouse, l'Eurovision sociale-démocrate lance la campagne électorale
Links:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/240409/le-ps-cherche-contourner-le-piege-europeen
[3] http://www.youtube.com/watch?v=R795KiMD4zs
[4] http://www.lefigaro.fr/politique/2009/04/16/01002-20090416ARTFIG00364-vingt-ans-apres-les-renovateurs-.php
[5] http://www.mediapart.fr/journal/france/160409/le-front-de-gauche-veut-refaire-le-match-du-referendum-de-2005
[6] http://www.mediapart.fr/journal/international/080409/cohn-bendit-le-parlement-europeen-doit-se-politiser
[7] http://www.mediapart.fr/journal/france/030409/le-npa-tente-d-importer-en-metropole-la-lutte-contre-la-profitation
[8] http://www.eldr.org/pdf/manifeste/eldr-manifeste-electoral-fr.pdf
[9] http://www.espoir-a-gauche.fr/premiere-journee-de-reflexion-democratie-s/delia-CMS/page/article_id-460/topic_id-7/
[10] http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/le-blog/un-parti-socialiste-uni-et-fort/24-04-2009

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 10:03
Relance, G20, élections européennes : une séquence politique cohérente à approfondir au-delà du 7 juin

Les commentateurs "autorisés" ont salué depuis jeudi soir les résultats du G20 comme un tournant historique, Nicolas Sarkozy n'étant jamais à cours de ridicule parlant d'un "nouveau Bretton Woods". Loin de moi l'idée de "jeter le bébé avec l'eau du bain", les résultats du sommet de Londres sont relativement appréciables même s'il ne faut pas en exagérant les conséquences pratiques, des questions ont été ouvertes qui ne pourront plus être refermées aisément. Mais il est évident que ceux qui attendaient la fin du capitalisme financiarisé international se plaçaient eux-mêmes dans une posture de frustration automatique.

L'Europe dispensée de relance ?
Le principal apport du G20 c'est qu'il n'est pas tombé dans la logique d'une opposition entre Relance et Régulation ; il faut savoir cependant garder la tête froide et bien noter que les propositions en termes de régulations sont homéopathiques pour l'instant ; cependant y compris en termes de relance, les fragilités sont assez fortes : outre le fait qu'on identifie mal les 5 000 milliards de dollars annoncés par Gordon Brown et que l'on a du mal à définir l'origine et la destination des 1 100 milliards annoncés par Dominique Strauss-Kahn, les grouvernements conservateurs européens (Angela Merkel et Nicolas Sarkozy au premier chef) ont obtenu à ce que cesse la pression exercée sur eux pour qu'ils développent des plans de relance par l'investissement et la consommation dignes de ce nom.
Face à cette inertie européenne - validé par le G20 -, et notamment française, on peut légitimement s'inquiéter sur le fait que la situation se dégrade bientôt de manière accélérée du fait de la faiblesse des politiques mises en oeuvre ; l'impasse dans laquelle s'enferme Sarkozy va créer beaucoup de dégât et il est logique de s'interroger sur la nécessité pour le Parti socialiste de réviser son propre contre-plan de relance qui en l'état pourrait bientôt lui-même être dépassé par l'aggravation de la situation économique.

L'Europe face à la nécessité de se transformer
L'Europe accumule donc les handicaps - autant dans certains pays le modèle social européen peut jouer comme un amortisseur, autant l'amortissement ne résistera pas longtemps aux faits - ; des plans nationaux faibles, une coordination européenne lâche voire inexistante, une commission européenne atone, et l'impossibilité structurelle de développer une relance européenne d'un niveau comparable à celui mis en oeuvre par le budget fédéral américain. Il n'existe pas de budget européen sérieux, la plus grande source originelle propre de ses recettes était le tarif extérieur commun mais celui-ci est passé en 15 ans de 15 à 3%, il n'alimente plus suffisamment. L'Union européenne s'interdit par ailleurs le recours à l'emprunt et tout travail sur l'harmonisation fiscale et l'affectation de l'impôt sur les sociétés au budget européen a systématiquement été éludé ! Hors il ne s'agit pas seulement de faire face à la crise et de travailler au redémarrage de l'économie : des transformations profondes sont nécessaires au sein de l'Union pour en faire un espace économique et politique non-assymétrique en interne. L'entrée depuis 2004 de 12 nouveaux Etats-membres s'est faite sans l'accompagnement en termes de soutien à la nécessaire transformation de leurs économies, comparable à l'effort financier qui avait été réalisé pour l'Irlande, la Grèce, l'Espagne et le Portugal. On a déshabillé à moitié Pierre pour rhabiller à moitié Paul ; les pays de l'Est de l'Union ont logiquement choisi sur fond de pensée unique néo-libérale le biais de la concurrence fiscale pour développer leur activité ; mais se faisant leurs économies se sont développées sur des bases fragiles qui s'effondrent littéralement aujourd'hui ! L'effort financier nécessaire et indispensable que l'Union européenne a l'impérieuse obligation de mener ne se limite donc pas à la relance de l'économie mais à la reconstruction économique de près de la moitié de ses membres !
En parallèle, on constatera cependant que la Banque Centrale Européenne agit désormais en contradiction majeure avec ses statuts : elle n'est plus simplement aujourd'hui dans la défense de la stabilité des prix et de la monnaie... Le pacte de stabilité et de croissance est clairement ajourné (enfin !) face à la situation désastreuse à laquelle tous les Etats sont confrontés, malgré les rappels à l'ordre de pure forme de la Commission européenne - encore une fois à contre-emploi - sur les déficits budgétaires français et espagnols. Nous devons pousser les feux, profiter de la désorganisation et de la faillite du modèle néo-libéral, qui avait fini par remplacer l'ambition européenne, pour réviser profondément les statuts de la BCE - remettre en cause son indépendance bien sûr mais surtout - afin d'obtenir qu'elle soit autorisée à monétiser les dettes publiques des Etats membres de l'Union (en français : faire marcher la planche à billet !) : c'est une impérieuse nécessité, sans cela, au regard du niveau d'endettement croissant et exponentiel, les Européens ne pourront non seulement faire face au remboursement mais n'auront plus aucune marge de manoeuvre au sortir de la crise, ayant épuisé toutes leurs cartouches pour contrer la dépression.
Cette question remet sur le devant de la scène la nécessité de l'évolution institutionnelle complète ou partielle (zone euro) de l'Union européenne ; certains de nos camarades socialistes s'accordent trop facilement sur le fait que le débat du "oui" et du "non" au projet de TCE serait dépassé par la qualité secondaire de la question institutionnelle qui n'intéresserait pas les électeurs, il faudrait uniquement se concentrer sur "l'Europe par la preuve", or la nécessité absolue d'un pilotage économique renforcé de l'union impose de le soumettre à un véritable gouvernement politique européen : la question du fédéralisme européen reprend donc toute son ampleur, car la coopération intergouvernementale ne pourra instaurer une gouvernance efficace de l'Union ou de la zone euro.

Propriété économique et stratégies d'avenir
Malgré la faiblesse que j'évoquais plus haut des plans de relance européen, les Etats n'en avaient préalablement pas moins déversé plusieurs dizaines de milliars d'euros depuis plusieurs mois sur les entreprises bancaires ou industrielles en perdition. Mais à la différence des Anglo-Saxons, et l'aveuglement frise en France la caricature, ce renflouement des entreprises privées par l'argent du contribuables, cette socialisation répétée des pertes, s'est faite sans réelle prise de garantie, mise en place d'outils de contrôle sérieux ou de prise de participation au capital des sociétés concernées. C'est déjà grave pour les institutions bancaires, dont les dévoiements ont créé toutes les conditions cataclysmiques de cette crise d'un nouveau genre, et dont il faudra imposer comme en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Allemagne les nationaliser, mais c'est pire encore pour des entreprises industrielles stratégiques. Les entreprises de réseaux, dont les investissements de base sont colossaux, ont prouvé qu'elles avaient utilisé leur situation oligopolistique (eau, télécommunication) pour écraser leurs clients sans renouveler correctement les investissements ; il y a donc nécessité d'en reprendre le contrôle et de préparer l'avenir et de rétablir une certaine égalité d'accès. Les constructeurs automobiles ont par la voix de Carlos Ghosn présenté une posture plus cynique encore : non seulement ils demandent le soutien financier de la puissance publique, mais ils exigent le desserrement de ce qu'ils appellent les contraintes écologiques, bref "permettez-nous de construire en masse des voitures polluantes pour nous sortir de la crise sinon nous détruirons de l'emploi". Cette attitude démontre si d'aucun en doutait l'absence complète de la part des dirigeants de ces entreprises de s'attaquer sérieusement aux chantiers du changement climatique et de la révolution énergétique : seule la puissance publique a désormais la capacité de développer une volonté politique nécessaire pour préparer l'avenir dans le domaine des transports et des déplacements. La nationalisation de ces entreprises, la question de la propriété économique est donc aujourd'hui d'actualité par équité vis-à-vis des citoyens-contribuables et pour préparer l'avenir.

Transformer le Parti des socialistes européens
Trois gouvernements socialistes ou travailliste se sont écartés d'une ligne à peu près acceptée selon Poul Nyrup Rassmussen par les députés socialistes européens et leurs partis respectifs : la volonté de réactiver le clivage droite-gauche à l'échelle européenne et le rassemblement derrière une candidature commune de la gauche européenne (donc sociale-démocrate) contre le renouvellement de José Manuel Barroso à la présidence de la commission européenne.
Brown, Zapatero et Socrates ont donc achevé le peu de campagne unitaire que les socialistes européens pouvaient mener à l'occasion des élections des 4 au 7 juin 2009. Cette discordance gouvernementale qui s'explique par un alignement de gouvernements socialistes sur leurs homologues conservateurs doit poser la question de la politisation et de la structuration du PSE.
Le Parti socialiste français doit aujourd'hui cesser d'intérioriser constamment son statut de minoritaire dans le PSE sans jamais chercher à renverser la situation sur le terrain des idées ; de manière tout à fait limitée (c'est vrai) c'est tout de même quelque chose que même chose avait essayé de contre-carrer face à Tony Blair entre 1997 et 1999. Le PS français doit, avec le soutien de la majorité de ses sensibilités, travailler à la constitution d'un groupe politique en partenariat avec d'autres forces à l'intérieur du PSE ou à l'intérieur des partis qui en sont membres, qui aurait pour objet de mener le débat, la bataille culturelle et permettre enfin son évolution politique. Cela ne doit pas nous empêcher de mener avec détermination la lutte électorale pour le scrutin du 7 juin prochain, mais nous savons tous qu'elle se fera désormais en France non sur la base du Manifesto mais sur la base du texte adopté par la convention nationale du PS français et plus encore sur la volonté d'exprimer son opposition à la politique de Sarkozy avec de manière utilitaire la possibilité d'une majorité de gauche au parlement européen.
Mais des rendez-vous nous attendent aux lendemains du 7 juin qui nous sont imposés par les conditions dans lesquelles se déroulent le débat à l'intérieur du PSE à la veille des élections européennes ; profitons justement du fait que nos camarades de l'Est vont devoir réviser de fond en comble leur conversion aux standards du libéralisme suite à la faillite du chemin sur lequel ils ont entraîné leurs économies et leurs sociétés. L'Europe a besoin d'un grand Parti social-démocrate progressiste, le PS français doit en être la cheville ouvrière !
Frédéric Faravel

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 10:16
Européennes : la base socialiste clame son ras-le-bol

Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/100309/elections-europeennes-bernard-poignant-s-insurge-contre-la-methode-detestable-
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/110309/libertes-publiques-le-ps-sonne-l-alarme
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/190508/ps-et-que-disent-les-militants-dans-tout-ca
[5] http://www.20minutes.fr/article/309925/Politique-Au-PS-Royal-et-Aubry-appellent-au-calme.php
[6] http://www.mediapart.fr/journal/france/070309/elections-europeennes-le-ps-renoue-avec-les-divisions-mais-pas-les-memes
[7] http://www.mediapart.fr/journal/france/030309/elections-europeennes-le-ps-propose-un-programme-mi-oui-mi-non

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 14:55
En Italie, la gauche tire un bilan mitigé des primaires
LE MONDE | 22.12.08 | 15h52  •  Mis à jour le 22.12.08 | 15h52
ROME, CORRESPONDANT

e Parti démocrate (PD) n'a rien de plus beau dans sa vitrine. 15 mois après sa naissance, sa ligne politique, son programme et le choix de ses alliances ne sont toujours pas tranchés. Mais il peut s'enorgueillir de posséder, avec les primaires - c'est-à-dire l'élection par les sympathisants de tout candidat à une fonction politique -, un instrument qui lui est envié.

Toutes les formations politiques européennes de centre gauche ont envoyé leurs représentants dans la péninsule pour étudier ce "miracle" : 3,5 millions d'électeurs pour désigner, en 2005, Romano Prodi comme candidat du centre gauche aux élections générales ; presque autant 2 ans plus tard pour choisir Walter Veltroni.

Pourtant, lors de la réunion de la direction du parti, vendredi 19 décembre, plusieurs voix se sont élevées pour le remettre en cause. Les primaires tant vantées masquent en fait les points faibles du PD : la faiblesse du leadership de M. Veltroni depuis son échec aux élections d'avril et la permanence des "courants" qui se sont substitués aux différents partis amalgamés dans le nouveau parti.

Pour le camp des "sceptiques", emmené notamment par Massimo d'Alema - rival de M. Veltroni -, les primaires ne sont pas la panacée. Elles empêchent, selon eux, une véritable structuration du Parti démocrate en organisation capable de décider et offrent l'avantage pour son chef élu d'opposer sa légitimation par les sympathisants aux critiques dont il est l'objet. Dans un entretien au quotidien La Repubblica, Pierluigi Bersani, ancien ministre de l'économie, remet lui aussi en cause "cette utopie d'un parti en prise directe avec la société et d'un mécanisme qui permettrait de le tirer de tous les problèmes".

Les 4 000 "élections administratives" (municipales, provinciales, régionales) qui auront lieu en juin 2009 font redouter 4 000 occasions d'offrir le spectacle de fractures de courants défendant chacun un candidat. De plus, rien n'empêche les vaincus, comme cela arrive parfois, de constituer une "liste civique" pour concourir ensuite à l'élection. Enfin, ce scrutin perd de sa force d'attraction : seuls 25 000 votants ont désigné le futur candidat du centre gauche à la mairie de Bologne.

Une solution semble se dégager : réserver les primaires aux seuls candidats aux exécutifs importants (grandes villes, provinces, régions) de façon à ne pas priver le parti de son point fort. "Elles ont un avantage politique : elles permettent d'ouvrir le parti à tous les électeurs de sensibilité de centre gauche. Et stratégique : on entre en campagne plus vite que l'adversaire", analyse le député Sandro Gozzi.

Pour l'historien de l'Italie, Marc Lazar, "un retour en arrière est impossible". "Le processus se généralise en Europe, explique-t-il, car les primaires sont pour l'instant la seule réponse des partis de gauche à la crise démocratique."

 

Philippe Ridet
Article paru dans l'édition du 23.12.08

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 12:23
éclatante démonstration dans cet article : les 3 motions issues de la majorité sortante du Parti socialiste seront incapables de répondre aux enjeux de la crise en cours, et donc de restaurer la confiance avec les citoyens et de ramener la gauche au pouvoir.
FRED

Les gauches européennes victimes collatérales de la crise financière
LEMONDE.FR | 06.10.08 | 14h54

a social-démocratie européenne n'était déjà pas en forme. Il y a 10 ans à peine, elle était au pouvoir à Londres, Paris, Berlin et Rome. Le mini-sommet de crise réuni par Nicolas Sarkozy à l'Elysée samedi 4 octobre donne la mesure du reflux : seul Gordon Brown y représentait encore un travaillisme affaibli par l'usure du pouvoir. Avec l'Espagne et le Portugal, la Grande-Bretagne est la dernière survivante de l'"Europe rose".

Or le séisme qui ébranle le capitalisme financier et l'économie mondiale risque fort d'aggraver la panne dont souffre le socialisme européen. Le paradoxe est complet : cette crise du libéralisme mondialisé devrait offrir à la gauche l'occasion de sortir de son blues et de relever la tête. Ne plaide-t-elle pas depuis toujours pour la défense de l'Etat-providence, pour le retour de l'Etat, pour la régulation des marchés financiers, pour une politique européenne plus volontariste et pour une gouvernance mondiale plus rigoureuse. Elle devrait triompher ; elle apparaît encore plus inaudible, comme tétanisée. Pour trois raisons.

Primo, la crise asphyxie chaque jour un peu plus la croissance européenne, déjà molle depuis des années. Les politiques de redistribution et de solidarité (retraites, sécurité sociale, assurance-chômage, etc.) qui sont au cœur du modèle social-démocrate vont être encore plus menacées.

Secundo, une droite décomplexée est à l'offensive dans la plupart des pays européens. Depuis quelques jours, qui sont les procureurs les plus virulents de la folie des marchés et les avocats les plus énergiques du retour de la puissance publique ? Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, pourtant chantres, il y a peu, du libéralisme le plus débridé !

Enfin, et c'est l'essentiel, la gauche ne propose pas de modèle alternatif. Ecartelée entre la défense du modèle d'hier qui apparaît conservatrice et le renoncement idéologique qui est vécu par beaucoup de ses électeurs comme un reniement, elle ne parvient pas à inventer la social-démocratie du XXIe siècle. D'autant plus incapable d'engager cette bataille intellectuelle qu'elle est minée par des querelles de chefs (et pas seulement en France), elle risque de laisser le champ libre à une gauche radicale et anti-capitaliste, mais qui a renoncé depuis belle lurette à l'exercice du pouvoir.

Pour les citoyens européens qui n'ont pas renoncé aux valeurs progressistes d'égalité, de solidarité et de justice, les temps sont durs.

 

Gérard Courtois

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