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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 09:13
La gauche allemande s'interroge sur les réformes de l'ère Schröder
LE MONDE | 15.10.07 | 15h42  •  Mis à jour le 15.10.07 | 15h42

e succès dans les sondages du nouveau "Parti de gauche" allemand, crédité de 11% d'intentions de vote, et la montée d'une grogne syndicale pour réclamer plus de partage des bénéfices de la croissance, a relancé dans la gauche allemande, cet automne, la tentation de prendre ses distances par rapport aux réformes sociales libérales mises en place sous le gouvernement du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, allié aux Verts. Porté en juin 2007 sur les fonds baptismaux par l'ancien président du parti social-démocrate Oskar Lafontaine et les héritiers du parti communiste de l'ex-Allemagne de l'Est, le Parti de gauche, avait - avant même d'être officiellement constitué - obtenu 53 députés au Bundestag aux élections de 2005, devançant les Verts et coûtant sa reconduction à la coalition de M. Schröder, battue de justesse par les chrétiens-démocrates.

Ce parti a pu capitaliser à la fois sur le mécontentement persistant à l'Est de l'Allemagne de ceux qui se sentent les oubliés de la réunification allemande de 1990 et à l'Ouest d'une frange de la gauche allemande n'a jamais accepté le tournant "blairiste" du parti social-démocrate sous Schröder. Recrutant parmi la gauche syndicaliste et les partisans de l'aile allemande d'Attac, leur discours, porté par Oskar Lafontaine - qui a effectué un retour spectaculaire huit ans après avoir démissionné de la présidence du SPD et de son poste de ministre des finances - le nouveau parti bénéficie aujourd'hui des tensions sociales provoquées par les réformes du gouvernement Schröder, poursuivie par la grande coalition formée par les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates sous la conduite de la chancelière Angela Merkel.

La montée en puissance de cette nouvelle gauche a redonné des arguments à l'aile gauche du parti social-démocrate, mais aussi des Verts. A l'approche du Congrès du SPD, qui se réunira le 26 octobre à Hambourg, l'actuel président du SPD, Kurt Beck, le ministre-président de Rhénanie-Palatinat, qui a pourtant longtemps gouverné son land avec les libéraux, a ouvertement demandé un aménagement des réformes, notamment au profit des chômeurs les plus âgés, premières victimes de la réduction des indemnités chômage. Il a provoqué un intense débat avec les ministres sociaux démocrates du gouvernement fédéral, qui récusent un retour en arrière.

Les Verts, dans l'opposition, sont eux aussi tenté de revenir sur certains de leurs anciens dogmes. Une majorité du parti a récemment remis en cause l'engagement militaire de l'Allemagne en Afghanistan aux cotés de leurs alliés occidentaux, obligeant leurs députés à s'abstenir vendredi 12 octobre lors du vote du Bundestag sur le renouvellement du mandat pour l'envoi de troupes allemandes dans ce pays.

Ces débats ne signifient pas pour le moment que le pays se détourne de réformes encore largement acceptées par l'opinion qui y voit une des raisons de la relance de la croissance allemande. Les principaux bénéficiaires en sont les partis chrétiens-démocrates qui caracolent loin devant dans les sondages.

Les syndicats qui tentent eux aussi de faire entendre leur voix, restent prudents. Quelques milliers de personnes seulement, 7 000 selon les organisateurs, ont pris part samedi à Berlin à une manifestation contre la politique sociale du gouvernement à l'appel des délégations syndicales de grands groupes industriels allemands comme Siemens, Daimler, Thyssen ou RAG, ainsi que les puissants syndicats des services Verdi, de la métallurgie IG-Metall et des enseignants GEW.

Henri de Bresson
Article paru dans l'édition du 16.10.07

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:51
A la tête du nouveau parti de gauche, Walter Veltroni se pose en rival de Romano Prodi
LE MONDE | 15.10.07 | 15h23  •  Mis à jour le 15.10.07 | 15h24
ROME CORRESPONDANT

alter Veltroni, le très populaire maire de Rome, a gagné son pari et réalisé le rêve de toute une vie. Dimanche 14 octobre, il a été élu triomphalement secrétaire du Parti démocrate (PD), la nouvelle formation du centre-gauche italien, née de la fusion des Démocrates de gauche, (DS, héritiers lointains du Parti communiste italien) et de la Marguerite (DL, d'inspiration démocrate-chrétienne). Tout laissait présager que cet homme politique le plus apprécié des Italiens, coqueluche des médias, allait, un jour, prendre la tête de ce nouveau parti. La participation populaire, vrai enjeu de cette vaste consultation où les sympathisants ont pu choisir directement leur chef de file, a été de grande ampleur.

Au moment où le pays connaît un fort sentiment de défiance envers les partis, plus de 3 millions de personnes ont pris d'assaut les bureaux de vote, obligeant les organisateurs à recourir à des photocopies de bulletins de vote ou à tenir ouverts les bureaux bien au-delà de l'heure prévue de fermeture. En octobre 2005, plus de 4 millions de personnes s'étaient déplacées pour plébisciter Romano Prodi comme leader de la coalition de centre-gauche aux élections législatives de 2006.

"BON À TOUT PRIX"
walterveltroni.jpgL'objectif de ces primaires était encore plus ambitieux : donner naissance à un parti, lui fournir une identité, des instances dirigeantes et un chef doté d'un mandat fort. C'est chose faite. Walter Veltroni a recueilli plus de 2 millions de suffrages, soit plus de 75% des voix, loin devant ses quatre adversaires.

"Le pays est plus en avant que ceux qui le représentent et peut-être aussi que ceux qui le racontent", a reconnu, ému, le maire de Rome, en parlant devant les militants, enthousiastes devant cette "journée mémorable pour la démocratie". M. Veltroni n'a cessé de répéter qu'il s'agissait pour lui du couronnement d'un rêve : réunir les réformistes pour tourner la page d'une politique vécue de façon négative. Le nouveau Parti démocrate se veut le parti des propositions. M. Veltroni s'affiche comme l'homme du dialogue mais aussi des décisions. Sera-t-il aussi un "facteur de stabilité" pour le gouvernement actuel comme il le prétend, ou cette forte poussée populaire finira-t-elle au contraire par le mettre en porte-à-faux à l'égard de l'exécutif de Romano Prodi ?

Les accrochages ont déjà eu lieu au cours de la campagne pour les primaires. Les sujets de la fiscalité ou de la réduction du nombre des ministres ont été des occasions d'échanges virulents entre le chef du gouvernement et celui qui, en 1996, était son alter ego, lors de la victoire de la coalition de centre gauche de l'Olivier. Dimanche soir, les deux hommes étaient côte à côte, illustrant la dualité de la gauche en Italie. Romano Prodi sera, formellement, le président du Parti démocrate. Mais ce nouveau parti, qu'il a si fortement voulu, va lui échapper.

Selon nombre de commentateurs, le nouveau secrétaire sera amené à prendre ses distances à l'encontre du gouvernement pour exister. Certains le soupçonnent d'oeuvrer pour des élections anticipées au printemps 2008. M. Veltroni s'en défend et déclare vouloir soutenir loyalement M. Prodi jusqu'à la fin de la législature prévue en 2011. L'homme s'est vu attribuer le surnom de "buonista", "bon à tout prix". Mais, ces derniers temps, il a paru s'éloigner de cette image. Il avait ainsi fait part de son intention d'aller s'installer en Afrique au terme de son mandat de maire. L'Afrique attendra. A 52 ans, ce journaliste de profession, entré très tôt en politique, devra se frotter à la réalité pour répondre aux attentes exprimées dimanche.

Salvatore Aloïse
Article paru dans l'édition du 16.10.07

Le PS français découvre un parti social-démocrate allemand débordé sur sa gauche
LE MONDE | 15.10.07 | 15h42  •  Mis à jour le 15.10.07 | 15h42
BERLIN ENVOYÉ SPÉCIAL

Lafontaine.jpg'un est aux affaires depuis 9 ans et l'autre n'a pas quitté les rangs de l'opposition depuis plus de 5 ans mais le Parti social démocrate allemand (SPD) comme le PS ont un point commun. Au creux de la vague, chacun cherche à initier un nouveau cycle.

Alors que le SPD réunira son congrès à Hambourg à partir du 26 octobre, le PS qui souhaite "étudier les nouvelles voies qu'élaborent les principaux acteurs de la gauche réformiste de l'Union européenne", a dépêché une mission à Berlin du 11 au 13 octobre. Celle-ci a multiplié les contacts avec des interlocuteurs inquiets et parfois amers. Engagé dans la grande coalition dirigée par Angela Merkel qui a poursuivi la politique d'assouplissement du marché du travail et de redressement des finances publiques engagé par Gerhard Schroeder, le SPD a dégringolé dans les sondages et doit faire face à Die Linke ("La Gauche"), le parti formé par certains de ses transfuges et les héritiers du parti communistes de l'ancienne Allemagne de l'Est. "Ces mesures douloureuses - qui ont contribué à relancer la croissance et l'emploi - ont été imposées sans avoir été vraiment discutées dans le parti", insiste Niels Annen, jeune député au Bundestag qui se réjouit que le SPD "se batte désormais pour l'instauration d'un salaire minimum et une meilleure indemnisation des chômeurs". "Au congrès, nous aurions pu trouver une majorité sur une ligne plus radicale mais le texte proposé parle notre langage. Et puis, ajoute ce représentant de la gauche du parti, il n'est pas question de faire marche arrière."

Pour le député européen Henri Weber, qui conduisait la délégation, les difficultés du SPD imposent de tirer des enseignements en terme de méthode. "La réforme de l'Etat-protecteur ne peut être menée à bien sans avoir au préalable longuement préparé l'opinion, les syndicats et a fortiori, le parti. On ne peut pas passer en force et dans l'urgence", juge-t-il.

SPD ET SALAIRE MINIMUM
Point central du congrès de Hambourg, l'instauration d'un "Etat social prévoyant" - mettant l'accent sur la formation, l'éducation et les services à la population et non seulement sur les dépenses sociales classiques - a fait écho auprès des socialistes français. "Parmi nos propositions, les parcours professionnels sécurisés, la protection sociale professionnelle ou le revenu de solidarité active correspondent à cette notion. Mais pour vraiment se l'approprier, il nous faut la conceptualiser", estime la députée Elisabeth Guigou. L'ex-ministre de Lionel Jospin observe de nouvelles convergences entre socialistes allemands et français. Le SPD découvre l'intérêt du SMIC et insiste plus nettement sur l'Europe sociale alors que le PS s'intéresse aux politiques de l'offre et à la crise de l'Etat-providence.

La mauvaise passe du SPD renvoie les socialistes français à la volatilité de l'électorat. "Comme chez nous, les couches moyennes et les catégories populaires intégrées admettent mal les transferts sociaux au profit des plus défavorisés", constate le député européen Harlem Désir.

Laurent Baumel, responsable national chargé des études, souligne de son côté "la capacité qu'ont les sociaux-démocrates allemands à se définir". Il en veut pour preuve la nouvelle "majorité solidaire" que souhaite forger le SPD : "Une alliance allant du salariat précaire à la bourgeoisie éclairée, fondée sur l'attachement à la justice sociale et à une croissance génératrice d'emplois de qualité alors que, pour le New Labour, tous les emplois se valent."

"UN MÉTRO DE RETARD"
Jean-Luc Mélenchon, qui ne faisait pas partie du voyage - il participera à la mission envoyée en Espagne auprès du PSOE - porte un tout autre regard. "Le PS a toujours un métro de retard ; alors que le SPD s'interroge sur les moyens de sortir de l'impasse sociale-libérale, il se demande s'il doit s'y engager", se lamente le sénateur de l'Essonne qui entretient des liens privilégiés avec Oskar Lafontaine, le président et fondateur de Die Linke. Il craint que "l'état de sidération totale dans lequel se trouvent les socialistes français leur faire perdre de vue que la sociale-démocratie d'Europe du nord, à force de considérer que la question du partage des richesses est secondaire, a accumulé les désastres électoraux". Des critiques qui laissent de marbre le strauss-kahnien Laurent Baumel. "Par rapport au PS, fait-il valoir, le SPD dispose d'un sérieux atout ; son aile gauche joue le jeu et se garde d'instrumentaliser les difficultés du parti".

Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du 16.10.07

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 15:30
La question nationale domine le lancement de la campagne électorale en Espagne
LE MONDE | 28.09.07 | 15h52  •  Mis à jour le 28.09.07 | 15h52
MADRID CORRESPONDANTE

as une semaine ne s'achève, en Espagne, sans que des controverses autour de symboles identitaires ne mettent en évidence les crispations nationalistes. Elles ne simplifient pas le lancement de la campagne du président du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, dont la majorité sera soumise à renouvellement en mars 2008.

Redéfinir l'articulation politico-territoriale du pays afin d'apaiser ces tensions était l'un des objectifs principaux du chef de la Moncloa (siège du gouvernement) à son arrivée au pouvoir. Mais l'"Espagne plurielle" qu'il avait en tête s'est heurtée au parcours compliqué du nouveau statut de la Catalogne, déféré au Tribunal constitutionnel, et à l'échec de la négociation avec l'ETA. Les incidents continuent de se multiplier dans les régions où la revendication nationale est forte. Un jeune Catalan, Jaume Roura, a comparu devant un juge pour avoir brûlé des photos du roi à l'occasion de la visite de Juan Carlos à Gérone, en Catalogne, le 13 septembre. Le 18 septembre, des députés nationalistes catalans, basques et galiciens brandissaient dans l'hémicycle du Parlement, à Madrid, des maillots aux couleurs des équipes sportives "nationales" pour réclamer leur droit de jouer dans des compétitions internationales.

Depuis que, fin juillet, le Tribunal suprême a rappelé que le drapeau espagnol devait orner les façades de tous les bâtiments publics du pays, la droite s'indigne que des mairies basques ou catalanes fassent fi de cette obligation. Elle utilise chaque épisode autour de symboles nationaux pour questionner le bilan du président du gouvernement.

Pour contrecarrer cette campagne, M. Zapatero a commencé à faire appel, lui aussi, à une symbolique patriotique - campagnes de presse ostensiblement signées "gouvernement d'Espagne", logo gouvernemental relooké en rouge et jaune. En Espagne, depuis le franquisme, cette symbolique est fortement connotée de conservatisme, voir d'autoritarisme. C'est le cas du drapeau lui-même. Sa conservation fut l'un des compromis de la transition à la démocratie après la mort de Franco, en 1975.

Depuis, la gauche peine à oublier l'usage qu'en avait fait la dictature, et elle en conserve une méfiance à fleur de peau. Au début de l'année, la majorité socialiste s'était indignée de "l'appropriation sectaire des symboles nationaux" par l'opposition, qui, dans ses manifestations, déploie force bannières rouge et jaune et fait retentir l'hymne national.

La droite accuse M. Zapatero d'avoir, par sa politique, radicalisé les nationalismes régionaux. En Catalogne, traditionnel réservoir de voix pour la gauche, l'atmosphère s'est dégradée cet été. Une série de défaillances des grands équipements - une panne électrique géante à Barcelone, la pagaille chronique dans les trains de banlieue, l'engorgement des autoroutes - a renforcé les Catalans dans le sentiment d'avoir été défavorisés par l'Etat dans la répartition des investissements. Elle a poussé les nationalistes a se jeter dans une compétition "au plus souverainiste", dans l'espoir de capter le mécontentement populaire.

Le chef des nationalistes de centre droit de Convergencia i Unio, Artur Mas, a proposé de regrouper toutes les formations nationalistes, de droite et de gauche. Son concurrent de la gauche indépendantiste, Josep-Lluis Carod-Rovira, appelle à la tenue d'un référendum d'autodétermination en 2014... date du 300e anniversaire de la chute de Barcelone devant les Bourbons.

Au Pays basque, le président de l'exécutif régional, Juan José Ibarretxe, membre du Parti nationaliste basque, au pouvoir depuis 25 ans, s'est dit décidé à organiser un référendum d'autodétermination, y compris si l'ETA continue d'organiser des attentats. "La transition démocratique a été un moment propice pour un pacte postnationaliste. La pression des nationalismes basque et catalan et la crispation "espagnoliste" sous José Maria Aznar ont effrité ce projet", estime Fernando Vallespin, président du Centre (public) d'investigation sociologique.

Cécile Chambraud
Article paru dans l'édition du 29.09.07

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 15:26
L'ancien président polonais emmène la gauche aux élections
LE MONDE | 28.09.07 | 15h57  •  Mis à jour le 28.09.07 | 15h57
VARSOVIE CORRESPONDANTE

e face-à-face est pressenti comme l'un des moments forts de la campagne électorale pour les élections législatives anticipées du 21 octobre : programmé lundi 1er octobre au soir, un débat télévisé opposera le premier ministre Jaroslaw Kaczynski, chef de file de la droite conservatrice au pouvoir (Droit et justice, PiS), et Aleksander Kwasniewski, l'ancien président social-démocrate propulsé à la tête de la grande coalition de centre-gauche (Gauche et démocrates, LiD).

M. Kwasniewski, qui ne brigue pas de siège lui-même, est, depuis le 23 septembre, le candidat de sa coalition pour le poste de premier ministre en cas de victoire, peu probable, au prochain scrutin. Pour l'heure, elle ne recueille que 10% à 16% des intentions de vote, loin derrière la droite libérale (PO) et la droite conservatrice, créditées l'une et l'autre par les sondages de 22% à 30%.

Formé à l'occasion des élections locales de 2006, LiD s'est imposée comme la 3ème force politique du pays. Hétérogène, voire contre-nature, la coalition regroupe 4 partis, dont les sociaux-démocrates, venus du communisme, qui ont gouverné jusqu'en 2005, et les démocrates libéraux, issus, comme les frères Kaczynski, du syndicat Solidarité. L'émergence du LiD a rééquilibré la scène politique, dominée par la droite depuis l'échec de la gauche aux élections de 2005.

PAS CHANCELANT
Venu du communisme, élu à la tête de l'Etat en 1995 face au président sortant Lech Walesa, reconduit en 2000, M. Kwasniewski s'est retiré en 2005, au terme de son 2nd quinquennat. Nommé président du Conseil pour le programme du LiD en juin, il reste, à 52 ans, un des hommes politiques les plus populaires en Pologne - numéro deux, derrière l'actuel ministre de la santé, Zbigniew Religa, et devant Lech Walesa, selon une enquête de l'institut CBOS publiée mi-septembre. "L'Elvis de la scène politique polonaise", selon le sociologue Norbert Maliszewski, a le sourire enjôleur et le contact facile. Son grand succès est d'avoir échappé à l'étiquette postcommuniste. "La plupart des Polonais ont oublié son parcours communiste parce qu'il était présent à la Table ronde et a incité le clan communiste à accepter les accords qui allaient aboutir à la tenue des premières élections semi-libres", jauge le sociologue Edmund Wnuk-Lipinski, recteur du Collegium Civitas.

L'ancien président a cependant commis beaucoup de bévues. Les Polonais n'ont pas oublié son pas chancelant et son élocution difficile en septembre 1999, lors de la commémoration du massacre des officiers polonais par les Soviétiques à Kharkov (Ukraine). Plus récemment, le 7 septembre, il a déclenché un tollé pour avoir, dans un entretien au magazine allemand Vanity Fair, invité Berlin à durcir ses relations avec Varsovie en cas de victoire du PiS aux élections législatives.

S'il confirme le retour politique de M. Kwasniewski, le débat télévisé de lundi est destiné à faire de l'ombre au leader de la droite libérale, Donald Tusk, véritable rival des frères Kaczynski dans cette élection.

Les ténors des deux droites s'affronteront dans les urnes le 21 octobre dans la capitale. Un fait inédit puisque M. Tusk briguait jusqu'à présent son poste de député à Gdansk. Le choc des deux droites pourrait se faire à la faveur des libéraux. Selon un sondage publié, lundi, par le quotidien conservateur Rzeczpospolita, M. Tusk recueillerait 37% des voix, contre 28% pour son concurrent conservateur.

Célia Chauffour
Article paru dans l'édition du 29.09.07

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 10:13
Déçu par la grande coalition, le SPD allemand est tenté par un virage à gauche
LE MONDE | 26.09.07 | 16h02  •  Mis à jour le 26.09.07 | 16h02
BERLIN CORRESPONDANCE

deux ans des élections législatives, les sociaux-démocrates allemands, qui font partie de la coalition gouvernementale de la chancelière chrétienne-démocrate Angela Merkel, veulent renouer avec l'électorat de gauche. Présentée le 23 septembre à Berlin, la version finale de leur projet de nouveau programme, qui doit être débattue fin octobre lors d'un congrès, remet en avant la référence au "socialisme démocratique".

Cette référence est un geste en direction de la gauche du parti, mais aussi des électeurs tentés par le nouveau Parti de gauche fondé par l'ancien président du SPD Oskar Lafontaine et les héritiers du parti communiste de l'ex-Allemagne de l'Est. Depuis sa création officielle en juin, ce parti, qui dispose déjà d'un groupe parlementaire au Bundestag, est devenu selon les derniers sondages le premier parti d'opposition, avec plus de 10% d'intentions de vote, juste devant les libéraux et les Verts.

Le nouveau programme avait été mis en chantier lorsque le SPD gouvernait en coalition avec les Verts. La première version dévoilée en janvier se contentait de mentionner le concept de socialisme démocratique. L'esquisse finale y consacre un paragraphe entier : "Le socialisme démocratique reste pour nous la vision d'une société solidaire, libre et équitable, dont la réalisation constitue pour nous un devoir permanent." Le président du SPD, Kurt Beck, ministre-président de Rhénanie-Palatinat, a indiqué qu'il s'était particulièrement engagé sur ce point. Selon lui, le SPD ne doit "pas entrer dans une attitude défensive" parce que "d'autres ont abusé de ce terme".

Cette orientation contraste avec les positions de l'aile "pragmatique" du parti, qui avait réclamé le remplacement de cette référence par le terme de "démocratie sociale". Les représentants de ce courant, conduit par les ministres des affaires étrangères et des finances de la grande coalition, avaient publié début septembre un ouvrage intitulé A la hauteur du temps, qui revendique l'héritage des réformes de l'agenda 2010.

ENJEUX ÉCOLOGIQUES

Le président du parti refuse de parler de rupture avec l'ère Schröder. "Il ne s'agit pas de rompre avec la politique menée jusqu'à maintenant", a assuré Kurt Beck. Néanmoins, a-t-il assuré au quotidien Die Welt, "les réformes indispensables ont fait partiellement mal à nos électeurs. Désormais, il s'agit de faire participer les gens au succès de la croissance."

Le texte souligne la nécessité d'un "Etat social prévoyant" qui doit mettre davantage l'accent sur la prévention et la couverture sociale. Il met aussi en avant les enjeux écologiques. Pour le SPD, "les énergies renouvelables et une meilleure rentabilité énergétique sont des éléments clés du développement pacifique". "C'est un voyage dans le passé gauchiste", a réagi Ronald Pofalla, secrétaire général du parti chrétien-démocrate.

Cécile Calla
Article paru dans l'édition du 27.09.07

Le New Labour se range derrière la bannière de Gordon Brown
LE MONDE | 26.09.07 | 15h54  •  Mis à jour le 26.09.07 | 15h54
BOURNEMOUTH (ROYAUME-UNI) ENVOYÉ SPÉCIAL

ui a dit que Gordon Brown et Tony Blair ne présentaient pas de différence fondamentale ? Ou plutôt qui pourrait encore l'affirmer ? Au congrès annuel du Parti travailliste, qui se tient depuis dimanche 23 septembre, un Labour nouveau est arrivé. Tout est résolument différent du parti au pouvoir sous les dix années de gouvernement Blair : l'ambiance, les débats, les réactions des délégués jusqu'à la décoration de l'immense salle. Le rouge a ainsi disparu du podium au profit du bleu, l'emblème de l'opposition conservatrice.

Finies les foires d'empoigne de 2006 sur l'Irak, les droits universitaires, le partenariat public-privé. Oubliés les complots visant à chasser Tony Blair du pouvoir. Les cadres travaillistes, disciplinés à souhait, font bloc derrière le nouveau premier ministre. Même les plus ardents supporteurs de son prédécesseur se sont ralliés corps et âme à M. Brown. "Nous sommes tous unis comme jamais derrière la bannière de Gordon" : à l'instar de l'ex-ministre de l'intérieur, Charles Clarke, qui avait tenté de lui barrer la route de Downing Street, même ses plus irréductibles adversaires ont fait acte d'allégeance.

"Je m'engage auprès du peuple britannique à défendre ses valeurs, à oeuvrer pour un pays fort et surtout à toujours le défendre", a martelé M. Brown, lundi, en conclusion d'un discours doux-dur. "La force pour changer la Grande-Bretagne" : le slogan résume une vision mêlant progrès social, révolution technologique et défense des valeurs les plus traditionnelles de la société, ordre, famille et patrie.

LUNE DE MIEL

Se présenter comme l'homme du changement en tournant la page Blair tout en restant fidèle à un héritage auquel il a été étroitement associé pendant une décennie : sans coup d'éclat ni revirement spectaculaire, le premier ministre, rassurant et méthodique, a réussi cette gageure dans la station balnéaire phare du Sud-Ouest anglais. Gordon Brown s'est certes présenté comme leader du pays plutôt que d'un parti. Ces constantes allusions à l'Union Jack sont dirigées droit au coeur de ces classes moyennes qui ont délivré trois mandats d'affilée au Labour.

Reste qu'en évoquant sur un ton de prêcheur du haut de sa chaire son itinéraire personnel, le fils de pasteur presbytérien a touché une corde sensible chez le militant de base. A l'évidence, le parti se reconnaît instinctivement dans ce socialiste depuis la jeunesse, issu de l'enseignement de l'Etat, dont la vue a été sauvée par un chirurgien de l'hôpital public après un accident de rugby. Pur produit de la haute bourgeoisie, moulé dans un pensionnat privé et à Oxford, mû par une conception chrétienne du travaillisme, Tony Blair n'a jamais réussi à virer aux orties sa livrée de patricien. Sa présence détonnait parmi les "frères et soeurs" du Labour.

Auteur d'une biographie remarquée du premier ministre, Tom Bowers insiste sur l'influence du travaillisme écossais sur le locataire du 10 Downing Street : "A l'inverse de Blair, qui n'aimait ni le Parti ni le Parlement, Brown éprouve de l'affection pour les militants et les députés travaillistes." Affection réciproque : chantre zélé de l'intégrisme brownien, un apparatchik souligne son "esprit de conciliation, un style de gouvernement plus collégial et de bonnes relations avec les syndicats", vertus de chef, s'il en est, du nouveau comme du vieux parti.

Depuis sa prise de fonctions, le 27 juin, Gordon Brown bénéficie d'une véritable lune de miel avec l'opinion. Les sondages, qui lui donnent en moyenne de six à huit points d'avance sur les conservateurs de David Cameron, alimentent les rumeurs d'un scrutin anticipé à l'automne en vue de s'octroyer une légitimité électorale. Si le premier ministre n'a rien dévoilé de ses intentions, pour son parti, la peau de l'ours conservateur est vendue. Reste à tuer la bête. Les congressistes sont certains qu'il ne s'agit que d'une formalité, quelle que soit la date de la consultation.

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 27.09.07

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 22:59

Shadow rapporteur sur le rapport annuel 2006 de la Banque Centrale Européenne, Benoît Hamon est intervenu ce jour en plénière avant le vote demain du rapport.

 

Messieurs les Présidents, Monsieur le Commissaire, Chers collègues,

 

En premier lieu je voudrais ouvrir une parenthèse au sujet de ce visiteur d'un soir évoqué à l'instant par M. Juncker. Je vous invite, M. Juncker, à ne pas vous laisser abuser par ce visiteur du soir. Si la France ne peux pas respecter ses engagements en matière de discipline budgétaire, ce n'est pas en raison d'un investissement massif en faveur de la recherche, de l'éduction et de l'innovation conformément aux engagements de la stratégie de Lisbonne c'est en raison d'une politique de réduction de 14 milliards d'euros d'impôts ciblée sur les ménages les plus aisés au moment même où cette politique fiscale voit ses vertus sur la croissance, contestées par la plupart des économistes. Je ferme cette parenthèse.

 

Lire la suite "rapport annuel 2006 sur la BCE"

 

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 14:35
Gordon Brown forme son gouvernement, entre renouvellement et continuité
LEMONDE.FR avec AFP | 28.06.07 | 15h18  •  Mis à jour le 28.06.07 | 15h22

e nouveau premier ministre britannique Gordon Brown, nommé mercredi en remplacement de Tony Blair, a annoncé, jeudi 28 juin, la composition de son gouvernement, qui réunit d'anciennes figures des trois gouvernements Blair et de nouveaux venus, arrivés dans le sillage de M. Brown.

Le ministère des finances, libéré par Gordon Brown qui l'a dirigé d'une main de fer pendant dix ans, va à Alistair Darling, un de ses fidèles, actuellement ministre du commerce et de l'industrie. M. Darling, 53 ans, a servi dans tous les gouvernements de Tony Blair depuis 1997. Son nouveau poste en fait le numéro deux du gouvernement

Plus novatrice est l'arrivée au ministère des affaires étrangères de David Miliband, 41 ans, jusqu'à présent ministre de l'environnement, en remplacement de Margaret Beckett. M. Miliband, l'une des étoiles montantes du parti travailliste, qui, en privé, n'a pas caché ses réticences sur l'Irak, avait été vivement encouragé ces derniers mois par les blairistes à se lancer contre Gordon Brown pour la succession de Tony Blair. Il s'y est refusé, et s'en voit ainsi récompensé, devenant le plus jeune ministre des affaires étrangères depuis David Owen en 1977.

Jack Straw, 60 ans, l'un des piliers des différents gouvernements Blair, se voit attribuer le porte feuille de la justice.

Ancienne secrétaire d'Etat à l'éducation, actuellement "chief whip" à la Chambre (chargée de s'assurer que les députés votent conformément au souhait de la direction du parti), Jacqui Smith, 44 ans, devient la première femme ministre de l'intérieur de l'histoire de la Grande-Bretagne.

La santé, l'une des priorités affichées de Gordon Brown, échoit à Alan Johnson, 57 ans, jusqu'à présent ministre de l'éducation.

Autre nomination, celle d'Hilary Benn au poste stratégique de ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales. Le fils de Tony Benn, grande figure du Parti travailliste, a acquis de l'envergure au poste de secrétaire au développement international, où il a fait campagne avec Gordon Brown en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique.

Des Browne conserve lui son poste de ministre de la défense dans le nouveau gouvernement.

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 13:52
Gordon Brown envisagerait un gouvernement d'ouverture
LEMONDE.FR | 20.06.07 | 12h51  •  Mis à jour le 20.06.07 | 14h16

'ouverture" défendue par Nicolas Sarkozy pour la composition du nouveau gouvernement français donnerait-elle des idées outre-Manche ? Le Guardian révèle, mercredi 20 juin, que le futur Premier ministre britannique, le travailliste Gordon Brown, a rencontré à plusieurs reprises ces derniers jours Menzies Campbell, le leader des libéraux démocrates, pour discuter de l'entrée d'un ou deux "LibDems" dans le gouvernement travailliste. La "source bien informée" citée par le quotidien britannique précise toutefois qu'une coalition entre le grand parti de gauche et celui qui refuse de trancher entre centre et gauche n'a pas été envisagée, et que les discussions n'ont pas forcément abouti. Les noms des libéraux démocrates Nick Clegg et Vince Cable sont évoqués.

gordonbrown.jpgGordon Brown doit être investi premier ministre le mercredi 27 juin, et devrait nommer son équipe gouvernementale le même jour. Le soutien des autres partis, notamment des LibDems, pourrait lui être nécessaire pour deux projets que lui prête le Guardian : une réflexion sur l'avenir de la Constitution britannique, à laquelle participeraient tous les partis, et une initiative concernant l'intervention armée en Irak – à laquelle les "LibDems" se sont toujours opposés.

M. Brown avait créé la surprise en indiquant au début de sa campagne pour le leadership du Parti travailliste vouloir s'entourer des meilleurs talents, mais ses collaborateurs s'étaient empressés de préciser que cela ne signifiait pas une ouverture du gouvernement à d'autres partis.

DÉBAT TANT CHEZ LES TRAVAILLISTES QUE CHEZ LES LIBÉRAUX

Contrairement au leader des conservateurs, M. Menzies a évité de critiquer personnellement ou politiquement M. Brown ces derniers temps. Les 2 hommes sont voisins, se connaissent depuis longtemps, et avaient un ami commun : John Smith, le leader travailliste désormais décédé.

Un porte-parole de Menzies Campbell a cependant déclaré : "Nous ne commentons pas les rumeurs et les spéculations. Nous sommes un parti indépendant, en profond désaccord avec le Labour et Gordon Brown sur l'Irak, les libertés civiles, les cartes d'identité, la détention de 90 jours, le nucléaire et la fiscalité, pour ne citer que ces sujets."

La popularité de Menzies Campbell est en baisse, et plusieurs poids lourds du Labour sont opposés à un rapprochement avec les libéraux démocrates. M. Blair avait lui-même évoqué une ouverture aux libéraux démocrates avant les législatives de 1997. Mais une fois arrivé au pouvoir, il avait dû faire marche arrière.

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 10:52
La Belgique a connu un véritable séisme dimanche 10 juin 2007, lors des élections générales qui ont vu la victoire des Chrétiens Démocrates flamands emmenés par Yves Leterme.
parti % sièges votes
CD&V/N-VA (chrétiens-démocrates flamands)
18,5 % 30 1.234.950
MR (Libéraux wallons)
12,5 % 23 835.073
PS (socialistes wallons)
10,9 % 20 724.787
OPEN VLD (libéraux flamands)
11,8 % 18 789.445
VLAAMS BELANG (fascistes flamands)
12,0 % 17 799.844
SP.A-SPIRIT (socialistes flamands)
10,3 % 14 684.390
CDH (Chrétiens-démocrates wallons)
6,1 % 10 404.077
ECOLO (verts wallons)
5,1 % 8 340.378
LIJST DEDECKER (populistes libéraux flamands)
4,0 % 5 268.648
GROEN! (verts flamands)
4,0 % 4 265.828
FN (extrême droite wallone)
2,0 % 1 131.385
 Pour tous ceux qui ne connaissent pas la politique belge, ils se diront que ce n'est pas grave et que les chrétiens-démocrates sont des centristes qui ont longtemps gouvernés le pays avec le socialistes en coalition. Or entrés dans l'opposition en 2000 parce qu'ils faisaient déjà les yeux doux aux fascistes séparatistes flamands du Vlaams Blok, les chrétiens démocrates flamands ont poursuivi leur dérive vers la droite dure et séparatiste. Le programme d'Yves Leterme consiste à vider de son contenu tout ce qu'il reste de compétences fédérales dans le Royaume, pour se débarrasser des "derniers poids" wallons. Parrallèlement pourtant la Wallonie dirigée par le socialistes s'est très largement redressée donc le projet de Leterme vise ni plus ni moins à obtenir l'indépendance de la Flandres à son profit en essayant de neutraliser le Vlaams Belang par l'aspiration de son programme.
Le PS wallon a été battu durement suite aux derniers scandales municipalo-financiers qui ont émaillé la campagne, démontrant que Di Rupo n'avait finalement pas totalement nettoyé les écuries d'Augias à la fin des années 1990.
Situation inquiétante donc qui doit nous interroger sur l'utilité de toutes les coalitions droite-gauche...
sinon il reste à travailler au rattachement de la Wallonie à la France.
Fred


vous poouvez télécharger le dossier de presse sur les élections belges du 10 juin 2007

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 08:28
Le Parti populaire remporte une courte victoire sur les socialistes en Espagne
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.05.07 | 07h12 • Mis à jour le 28.05.07 | 08h28

bambi.jpglors que la très grande majorité des bulletins ont été dépouillés, la droite espagnole conserve une courte longueur d'avance sur les socialistes au terme des élections municipales et régionales qui se sont tenues dimanche 27 mai. Peu avant minuit, le PP (Parti populaire) était en tête avec 35,67% des suffrages exprimés contre 34,97% pour le PSOE de José Luis Rodriguez Zapatero, soit un écart d'environ cent cinquante mille voix. Ces élections, à dix mois des législatives de mars 2008, faisaient figure de test pour le chef du gouvernement espagnol. "Le Parti populaire est redevenu le premier parti d'Espagne", s'est félicité le chef de l'opposition et président du PP Mariano Rajoy, futur adversaire de M. Zapatero aux législatives.

Comme prévu, le Parti socialiste du président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a subi un revers cinglant dans la capitale, Madrid, où le maire sortant, Alberto Ruiz-Gallardon (PP), élargit sa majorité de trois sièges, et confirme son statut de prétendant possible à la direction du PP. Le Parti populaire conserverait également Valence et Murcie. Les socialistes sont en revanche reconduits à Séville et Barcelone.

La vice-présidente du gouvernement socialiste Maria Teresa Fernandez de la Vega a minimisé à la télévision le recul du PSOE aux municipales, estimant que ces résultats serrés traduisaient "continuité et stabilité" au plan national. Avec moins de suffrages, le PSOE a en effet obtenu près de 600 conseillers municipaux de plus que le PP. Les socialistes peuvent pourtant s'inquiéter si l'on se réfère aux statistiques des 2 dernières décennies : depuis 1983, le vainqueur des municipales en suffrages exprimés l'a toujours emporté aux législatives suivantes.

UNE BAISSE DE LA PARTICIPATION

Dans les régions, pas de bouleversement : à l'issue du scrutin régional partiel, qui concernait 13 des 17 communautés autonomes, la droite conservait 6 des 7 régions où elle avait la majorité absolue, mais perdait la Navarre (nord). Le PSOE, qui gouvernait seul ou en coalition 5 des régions en jeu semblait en revanche en mesure de les conserver toutes et de gouverner dans 2 autres par le jeu des alliances postélectorales (Navarre et Canaries).

Au Pays basque et en Navarre, ces scrutins ont été marqués par des protestations parfois musclées d'indépendantistes, alors que la plupart des listes proches d'ANV, un parti cousin de Batasuna, le bras politique interdit de l'ETA, avaient été interdites par la justice. En Navarre en particulier, les nationalistes de la coalition Nafarroa Bai (centre et gauche) ont fortement progressé face à la droite.

Ce double scrutin local a été marqué par une baisse de la participation de plus de 3 points par rapport aux élections de 2003, ce qui a favorisé le PP, dont les électeurs sont traditionnellement plus mobilisés que ceux du PSOE. L'abstention ressort à 36% des inscrits.

 

Elections municipales et régionale en Espagne : un test grandeur nature avant les législatives de 2008
LEMONDE.FR avec AFP | 27.05.07 | 11h20 • Mis à jour le 27.05.07 | 18h34

es opérations de vote ont débuté dimanche 27 mai en Espagne pour des élections municipales et régionales test à un an des législatives, avec l'ouverture à 9 heures des bureaux de vote dans le pays à l'exception de ceux des îles Canaries qui ouvriront une heure plus tard.

Quelque 35,2 millions d'électeurs espagnols sont appelés à se rendre tout au long de la journée dans les 23 494 bureaux de vote répartis dans le pays pour élire les maires et conseillers municipaux de 8 111 localités. Parallèlement, près de 18,9 millions d'électeurs renouvelleront les parlements régionaux de 13 des 17 communautés autonomes espagnoles. Les 4 régions qui ne sont pas concernées par ce scrutin régional sont le Pays Basque, la Catalogne, la Galice et l'Andalousie qui disposent de calendriers propres pour le renouvellement des parlements régionaux.

Le vote se terminera à 20 heures. Les premiers sondages à la sortie des bureaux de vote sont attendus immédiatement après et les premiers résultats officiels mais partiels seront diffusés par le gouvernement dans la soirée. C'est la première fois depuis la victoire surprise aux législatives de mars 2004 du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero (PSOE) que l'ensemble de l'électorat espagnol est appelé aux urnes.

M. Zapatero et son opposant Mariano Rajoy, chef du Parti populaire (PP), voient en ce scrutin local un test grandeur nature avant les législatives prévues en 2008, souligne dimanche la presse espagnole.

"Zapatero et Rajoy cherchent à valider aujourd'hui par les urnes leurs politiques nationales", estime ainsi le quotidien de centre-gauche El Pais."Le PP cherche sa première victoire en 7 ans", souligne de son côté le quotidien libéral El Mundo. Depuis 1983, le parti qui a remporté les municipales --en nombre de suffrages exprimés-- a toujours gagné les législatives suivantes.

 

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