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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

25 septembre 2026 5 25 /09 /septembre /2026 16:44
Y a pas qu'ça dans la vie… Depuis mercredi soir, je n'ai rien dit du 1er débat organisé sur LCI pour la primaire de la gauche socialiste. J'ai lu beaucoup d'avis et de commentaires, la plupart allant dans le même sens. Je vais me fendre du mien.
J'avoue avoir été plutôt agréablement surpris : sur une chaîne où, quelques minutes avant le débat et dès les premières secondes après, des soi-disants experts déblatéraient des commentaires de propagande démagogique qui feraient passer le MEDEF pour une organisation gauchiste, les 3 heures de débat entre Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal (je respecte l'ordre de présentation issu du tirage au sort interne à la primaire) ont offert un OVNI télévisuel : "on a entendu des discours de gauche à la TV" (la phrase n'est pas de moi, mais d'une téléspectatrice pas forcément tendre avec cette famille politique).
Choisir l'espoir à gauche plutôt que les postures d'impasse
On a entendu des choses de gauche à la TV donc qui ont brisé la caricature que certains ont presque réussi à installer dans une partie de l'opinion : les forces engagées dans cette primaire commune ne sont pas des supplétifs de la macronie et défendent des propositions de gauche, progressistes, en rupture avec la politique menée depuis 10 ans par les gouvernements d'Emmanuel Macron qui conduisent la France à la ruine et les Français·es à la désespérance.
Evidemment, il y a des nuances – sur certains sujets plus fortes que sur d'autres – entre les candidats, mais rien de fondamentalement indépassable ; rien qui, sur les questions économiques, sociales, démocratiques et écologiques, ne puissent les empêcher en soi de travailler, débattre et gouverner avec les autres forces de gauche et écologistes. J'y reviendrai.
La déchéance Royal

Il y a cependant eu dans ce débat plusieurs moments de gêne profonde que je ne peux laisser sous silence et qu'il n'est pas possible de passer sous silence. Ils émergent régulièrement de l'attitude de Ségolène Royal qui a démontré qu'elle n'était plus capable de sortir de la démagogie complotiste dont elle s'est fait une spécialité depuis plusieurs années, indigne d'une ancienne ministre et d'une ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle. Je passerai sur sa façon de défendre l'écologie avec des SUV (après tout, on peut considérer que c'est de l'ordre des désaccords ou des divergences politiques), mais les sorties de l'ancienne présidente de Poitou-Charentes sur les questions internationales relèvent de questions de principes et de compétences :

1️⃣ comment peut-on avoir concouru à l'élection présidentielle et oser affirmer qu'elle, présidente de la République, elle aurait pu empêcher le déclenchement de l'invasion en Ukraine en faisant dépêcher des casques bleus à la limite des territoires occupés par la Russie (Donetsk, Lougansk) ? Est-elle vraiment sérieuse ? Peut-on laisser quelqu'un représenter son camp politique qui préfère ainsi raconter ouvertement des bêtises en balayant la réalité du fonctionnement de l'ONU (qui décide de l'envoi des casques bleus) ? comment, ensuite, peut-on accepter, à ce niveau de responsabilité, de se faire le "parti de l'étranger" en relayant les arguments de propagande du régime nationaliste, fasciste et mafieux du Kremlin selon lequel on aurait empêché les Ukrainiens de conclure la paix avec la Russie ? Oui, Emmanuel Maurel a bien eu raison de lui rappeler avec calme que « Poutine ne veut pas dialoguer avec nous, c'est bien le problème » : les tentatives de dialogue et de contact sont permanentes ; aujourd'hui, celui qui empêche la Paix, c'est Vladimir Poutine.

2️⃣plus grave… comment oser cette phrase abjecte : « il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe est absolument intolérable ». Cette affirmation procède de deux relents nauséabonds : le premier, c'est passer sous silence la mobilisation d'une large partie du peuple israélien contre la politique infâme du gouvernement Netanyahu, c'est donc considérer qu'être Israélien c'est être complice en soi des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité qui se déroulent partout en Palestine occupée et du génocide (toujours) en cours à Gaza ; le second, pire encore, si c'est possible, c'est considérer que les Juifs ailleurs dans le monde, et en premier lieu en France (puisque c'est ce qui nous concerne au premier chef), seraient comptables de cette politique et devraient se justifier en soi de ne pas être complices du génocide et des crimes en cours. Elle ne peut pas prétendre que ce qu'elle a dit relève de la "nuance" ou une "différence de point de vue" derrière laquelle elle se cachait pour dire n'importe quoi. Les citoyen·ne·s israélien·ne·s se chargeront de lui apporter un démenti sur ce premier relent ; le second est très nettement un recyclage d'un populisme antisémitisme à peine camouflé. Il est urgent de cesser l'essentialisation de nos concitoyens et jouer sur l'importation du conflit israélo-palestinien en France à des fins de manipulation politique. Emmanuel Maurel a eu raison de rappeler que « La République française aime tous ses enfants ».
 
Non seulement il ne faut pas importer ce conflit – au contraire, il faut user de la position de la France pour porter une position ferme sur la défense des opprimés, le refus du nationalisme et le respect du droit international, ce qu'a encore rappelé Emmanuel Maurel, ce qui peut valoir pour d'autres drames géopolitiques comme ceux du Congo, du Kurdistan ou de l'Arménie – mais il est malaisant de prétendre refuser cette importation tout en sombrant dans la caricature pour faire taire un concurrent. J'ai particulièrement choqué que lorsqu'Emmanuel Maurel a rappelé la vérité « quand vous avez un ministre du gouvernement Netanyahu qui dit qu'il faut exterminer tous les Palestiniens, là clairement lui il veut faire un génocide », Jérôme Guedj s'est permis de sous-entendre qu'il oubliait les crimes du Hamas ; procédé déplacé, quand on connaît les prises de position répétées de notre camarade, contre cette organisation criminelle. Jérôme est un ami – je l'ai trouvé brillant et pédagogue, par ailleurs, lors de la séquence suivante pour montrer quelle politique (approuvée par les autres participants, au demeurant) pourrait conduire la gauche sur les questions sociales, sur le logement, pour les familles monoparentales en réponse aux questions posées par Mme Johanna Laurent –, il connaît depuis longtemps Emmanuel et ils sont également amis : un débat de primaire n'autorise pas ce type de procédés et de faire porter à l'autre des positions politiques qu'il combat et désapprouve. La Ve République rend fou, elle rend souvent irresponsable ; avec la culture du buzz et des réseaux sociaux, elle conduit certains à privilégier, plus encore qu'auparavant le clash, le raccourci, l'abaissement du débat public et la division des Français·es. J'ai connu Jérôme plus inspiré sur le thème de la brutalisation du débat public, lui comme moi en avons souffert à Massy (jusqu'à prendre des coups) : il ferait bien désormais de se l'appliquer dans les débats TV à venir pour ne pas s'abimer lui-même.
Sortir du piège de la Ve république : et si c'était le moment de proposer autre chose que le fantasme de l'Homme providentiel ?
Face à ces débordements, j'ai eu de nombreux appels depuis l'émission pour exprimer la découverte du candidat Emmanuel Maurel, de son calme, de sa retenue, de son refus d'entrer dans des polémiques stériles, de sa capacité à penser l'action publique sur le temps long, dans une perspective de construction qui soit capable de rassembler les travailleurs.
Dès l'abord, il a donné une ligne structurante en inscrivant une stratégie d'investissement et de reconstruction de l'appareil productif de notre pays. C'est de cette manière que nous parviendrons à franchir les écueils de la relégation économique et la transition écologique auquel la droite et l'extrême droite nous condamne : son projet de grand emprunt national, en plus de mobiliser l'épargne des plus aisés et de tracer une solidarité entre générations est la seule proposition qui permet de structurer l'action économique d'un futur gouvernement de gauche, c'est également le seul candidat qui ait revendiqué la nécessité que l'Etat intervienne dans l'économie, le seul qui ait rappelé le poids de la finance prédatrice sur notre économie et nos entreprises, le seul qui ait parlé concrètement de la rémunération et du pouvoir à donner aux salariés. C'est également le seul qui ne soit pas tombé dans le piège de la brutalité « Ce pays, il est en tension, il a besoin d'unité, il a besoin d'harmonie » : voilà au moins qui met son comportement en cohérence avec son propos. Au moment où la France traverse des eaux troublées, il faut quelqu'un qui ne s'emporte pas et qui garde la tête sur les épaules, qui ait le sens de l'intérêt général par-dessus le sien propre. Je l'ai dit plus haut : la Ve République, l'élection présidentielle rend fou… La pratique de nos institutions a été dévoyée : la constitution française ne fait pas du Président de la République "Dieu le Père" et pourtant de Royal à Glucksmann, tous les autres candidats ont donné à voir une posture qui prétend rendre "jupitérienne" leur présidence éventuelle. C'est reproduire toutes les erreurs et toutes les dérives qui brisent notre démocratie depuis les coups de mentons de Sarkozy, la surdité de Hollande et le mépris de Macron. Ce dernier n'a plus de majorité parlementaire, il ne peut plus mettre en œuvre ses projets, mais il prétend passer outre et faire comme si. Ne comptez pas sur Emmanuel Maurel pour jouer l’homme providentiel, ce mensonge de la Ve République, qui affole les esprits de tous les bords politiques de LFI au RN en passant par le centre et trop souvent le reste de la gauche. Dans tous les pays européens qui élisent leur président au suffrage universel (parfois avec des pouvoirs importants), le candidat qui viendrait se présenter devant les électeurs en disant, "voici demain matin, ce que fera mon gouvernement" serait pris pour un fou, un naïf ou un danger public. Il est temps de sortir de cet hubris que nous promettent aussi bien Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou Edouard Philippe. Cet hubris est porté au maximum par les tenants des gauches irréconciliables.
Sortir de l'impasse stratégique
C'est le dernier sujet : un véritable désaccord politique stratégique. Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj ont défendu que, quoi qu'ils se passe, il n'y aurait plus jamais d'accord et de discussion avec la France insoumise. On peut entendre que nos désaccords avec LFI soient importants : un programme maximaliste certes, mais c'est là une question de curseur qui n'a rien d'indépassable ; une attitude qui vise à dresser une partie des Français·es contre l'autre (alors qu'on ne devrait voir cela qu'à droite à l'extrême droite) quitte à faire des jeux de mots douteux essentialisant, une attitude de brutalisation permanente du débat politique et une tendance à qualifier d'extrême droite tous ceux qui ne sont pas alignés sur leur position. Pour résumer, si certains s'amusent à organiser des claques jusque dans la Fête de l'Humanité pour crier "Fabien Roussel n'est pas un camarade" (au-delà des désaccords politiques que l'on peut légitimement avoir avec lui), cette façon d'aborder la politique et le "rassemblement" pourrait inciter durablement à d'autres à crier "Jean-Luc n'est pas un camarade"... c'est le piège dans lequel Glucksmann et Guedj sautent à pieds joints. D'emblée, je veux dire ici que Glucksmann se trompe d'élection ; ignorer la force à gauche de LFI et de la motivation de ses électeurs qui ne sont pas tous des trolls de réseaux sociaux est une erreur. Il faut se poser les bonnes questions sur la progression de Mélenchon, malgré toutes ses dérives : la dégradation des conditions sociales et l'aspiration à la radicalité qui s'exprime ainsi dans la société française, radicalité que nous devons entendre pour redresser la barre. L'enjeu est avant tout de reconquérir des pans entiers de l'électorat de la gauche (dans le monde du travail, dans les anciens bassins industriels, dans le périurbain, dans les campagnes, dans les sous-préf') que nous avons perdus, en proposant un projet qui réponde aux aspirations profondes des Français·es, et cela, en étant capable de parler sérieusement de fond. Si nous laissons d'un côté ces territoires et nos concitoyens qui y habitent à l'abstention ou au RN, d'un côté, les jeunes et les habitants des quartiers populaires et des banlieues des métropoles (dont la plupart subissent des discriminations massives indignes de notre idéal d'égalité républicaine) à LFI, de l'autre, à qui parlons-nous ? quelle est notre audience ? quelle est notre base politique ? Il me semble que le discours de Raphaël Glucksmann et d'une grande partie de la gauche actuelle s'adresse essentiellement aux gens qui vont bien, qui ne souffrent pas vraiment de leur rapport au travail et de leurs fins de mois, ni même des conséquences pratiques du changement climatique. C'est une posture morale, qui peut paraître généreuse certes, à certains égards, mais qui est stérile si elle se satisfait d'elle-même. C'est enfin une posture politique qui conduit la gauche socialiste à la marginalité.
D'un côté, nous avons Raphaël Glucksmann qui pense que son socle de 13,8% aux élections européennes est une porte vers la victoire, mais en refusant de prendre en charge la radicalité dans la société française, de s'exprimer clairement en direction des travailleurs et des banlieues pour résoudre leurs problèmes, ce socle ne s'élargira pas beaucoup. Il ne permet pas d'accéder au second tour de l'élection présidentielle, mais surtout, il conduit à se faire éradiquer aux élections législatives sauf à passer des accords électoraux avec le centre-droit : mais pour quelle politique ensuite ? Raphaël Glucksmann se trompe de mode scrutin : il se croit encore aux élections européennes avec la proportionnelle intégrale, quand il s'agira de 577 scrutins majoritaires à deux tours dans lesquels l'union de la gauche est indispensable pour accéder au second tour. Il fait une erreur parallèle à celle de Jean-Luc Mélenchon (rappelez-vous son allocution en septembre 2023 devant l'institut La Boétie) qui prétendait qu'il suffisait que le taux de participation augmente dans les banlieues populaires pour l'emporter : l'augmentation du taux de participation ne changera pas le nombre de députés de Seine-Saint-Denis par exemple, il y en avait 12 en 2022, 12 en 2024, tous de gauche dans les deux cas, la participation n'y a rien changé. 10/15 circonscriptions dans toute la France pouvaient éventuellement correspondre à ce pari stratégique dont 3 dans le Val-d'Oise (la 2e où a été élue Ayda Hadizadeh, la 3e où a été élu Emmanuel Maurel, la 7e où a été élu Romain Eskenazi), elles sont toutes tombées en 2024 à gauche, grâce à son rassemblement au 1er tour et au Front républicain au 2nd ; et la gauche n'a pas été majoritaire à l'Assemblée Nationale, car il lui manque les anciens bassins industriels du Nord et de l'Est de la France, de nombreuses zones périurbaines, de nombreux territoires ruraux, que Jean-Luc Mélenchon et LFI méprisent et que pourtant nous devons, sur la base de convergences économiques, sociales et territoriales objectives, ramener à nous !
De l'autre côté, nous avons le déni du risque et des dangers pour de nombreux Français·es en cas de victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle : Emmanuel Maurel a posé clairement la problématique « Si l'extrême droite prend l'Elysee, la gauche devra se rassembler pour l'empêcher de rafler la majorité à l'Assemblée, de prendre Matignon et d'avoir les pleins pouvoirs » ; Jérôme Guedj a cru bon de balayer l'argument d'un revers de la main... « Je m'en fiche de la survie d'un groupe socialiste » : on pourrait ainsi considérer que pour éviter toute compromission stratégique avec LFI, l'absence de députés socialistes dans l'hypothèse de l'accession de Marine Le Pen à l'Elysée serait acceptable et surtout moral. Une formule devenue célèbre de Charles Péguy (Pensées, octobre 1910) un peu corrigée exprime une objection fondamentale « Emmanuel Kant a les mains pures, mais il n’a pas de mains » ; d'une certaine manière, le soutiens de Jérôme Guedj et de Raphaël Glucksmann peuvent revendiquer une forme de "pureté morale et politique" (on fait ce qu'on peut dans la vie), mais ils se détournent ainsi de celles et ceux de nos concitoyen·ne·s ou habitant·es de notre pays qui auront à souffrir si Marine Le Pen, devenue présidente de la République, avait les moyens concrets de conduire sa politique. Ce n'est d'ailleurs pas le risque que seul le groupe socialiste disparaisse de l'hémicycle auquel nous sommes confrontés en cas de divisions de la gauche aux élections législatives, c'est la disparition de 80-90% des députés de gauche de l'Assemblée qu'il faut craindre (je ne fais aucun pronostic sur lesquels seraient les plus en danger, car en cas d'une nouvelle défaite [probable] de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, je ne sais pas quel sera le paysage de la gauche) : donc personne pour s'opposer à l'extrême droite et à sa maîtrise de l'exécutif et donc sa mainmise sur l'action publique. Peut-on imaginer qu'on fasse élire des députés de gauche sur la base d'un accord avec le centre et la droite macroniste ? Pour qu'ils accèdent au 2nd tour il faudrait alors envisager que cet accord intervienne avant le 1er tour : au regard des concessions de fond que les héritiers du macronisme et LR ont déjà fait aux thèses de l'extrême droite, voilà qui me paraît une compromission bien pire encore. Raphaël Glucksmann n'a pas voulu répondre sur cette hypothèse : la stratégie Guedj/Glucksmann pour les élections législatives s'avère donc une impasse dangereuse et confuse. Or pour revenir à cette "posture politique [soit-disant] morale", envisager tranquillement la disparition d'une gauche forte mais plurielle à l'Assemblée Nationale en cas de présidence Le Pen, c'est un luxe que certains peuvent se payer sans trop de risques car ils ne seront pas directement affectés par les effets de la politique qui sera menée, c'est un luxe que ne peuvent pas se payer les habitant·es des quartiers et des banlieues populaires de notre pays, qui seront directement victimes de la Présidence et d'un gouvernement Le Pen ; c'est un luxe enfin que le peuple français ne peut pas se payer, car la brutalité de l'extrême droite au pouvoir porte en elle la nuée de la menace de la guerre civile. La "posture morale" de mon ami Jérôme est donc irresponsable et puérile, je suis grandement désolé de l'écrire.
 
Rassembler les Français·es, rassembler la gauche

Sur ce dernier point encore, je considère qu'Emmanuel Maurel a fait preuve d'un plus grand recul et d'un plus grand esprit de responsabilité que ses concurrents. C'est un atout essentiel pour présenter une vision du rassemblement des Français·es au moment où les tensions étouffent notre pays. Ce serait dommage de s'empêcher une telle cohérence dans l'élection présidentielle qui vient. Au-delà, je le pense plus à même de travailler au rassemblement de la gauche au regard de la démonstration que je viens de faire : nous en aurons besoin pour gouverner, nous en aurons encore plus besoin pour reconstruire si jamais nous étions à nouveau défaits. Emmanuel Maurel est l'homme dont la gauche a besoin pour dépasser ses querelles et redresser le pays.

Vous êtes orphelins de la gauche, vous êtes au PS, vous êtes à Génération.s, vous êtes à Debout, vous êtes chez Europe Écologie-Les Verts, vous êtes à L'Après, vous êtes au PCF - Parti Communiste Français, vous êtes même à La France insoumise, et vous combattez encore pour le rassemblement de la gauche et vous voulez favoriser les voix qui portent ce discours : Rejoignez ou aidez nous !
Frédéric FARAVEL
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