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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 12:02
Au bout d'un moment quand on bluffe ça finit par se voir... François Bayrou est quelqu'un sympathique, sa personnalité, sa personne, les obstacles qu'il dit avoir franchi dans sa vie intime pour se faire accepter, le rendent éminemment humain. Sa dénonciation des puissances de l'argent, de la confusion entre le pouvoir industriel et le pouvoir médiatico-politique lui ont fait croiser aussi le raisonnement d'une partie de la gauche, que désarçonne sans doute le profil atypique et dérangeant de Ségolène Royal. Sa dénonciation du danger sarkoziste et de son projet réactionnaire a achevé de piéger dans la confusion une partie des électeurs de gauche.
Mais voilà outre la grosse ficelle un peu lâche du groupe Spartacus, François Bayrou a dévoilé son programme économique : c'est programme de droite, libéral plus même que celui de Tony Blair. Rien sur les retraites, la fiscalité, l'entreprise ne peut plus désormais prêter à illusion.
Il est temps de mettre fin à une supercherie et que plutôt que de lancer des appels à l'union nationale autour de sa personne au-delà de l'UMP et du PS, François Bayrou explique comment on peut faire une politique d'union avec un programme économique aussi tranché, comment on peut travailler avec des élus UDF qui ne manquent jamais de faire des campagnes électorales de droite et qui travaillent constamment avec l'UMP et parfois d'autres élus de droite plus réactionnaires encore.
On en reprochera pas à François Bayrou d'avoir mis un peu de complexité dans le paysage politique de la droite française qui a largement sombré dans le confusionnisme avec Sarkozy et son mélange de libéralisme-communautarisme-réaction-bonapartisme.
Mais on ne peut prétendre être un pivot politique en ayant constamment privilégié un partenaire - la droite conservatrice - et une clientèle - la petite et moyenne bourgeoisie de province. En 2007, le combat est clair entre une gauche qui a fait sa synthèse et une droite sarkoziste qui veut briser les Français ; il n'y a pas d'alternative car le discours de Bayrou sonne creux de toutes les preuves qu'il a accumulées dans ses actes contre ses discours.
Pour être crédible, il devra donner des gages au soir du 22 avril : appeler à voter Ségolène Royal au 2nd tour, faire élire quelques députés UDF contre l'UMP, venir soutenir des majorités d'idées au parlement sans participer à un gouvernement de gauche, arrêter son obstruction systématique dans les villes, départements et régions socialistes.
Une clarification de cet ordre s'impose avant qu'il n'ose se comparer à Prodi, la situation pourrait alors permettre de laisser un espace politique au reste de la gauche française qui peine aujourd'hui à créer une dynamique dont Ségolène Royal aura fortement besoin le 6 mai.
Frédéric FARAVEL

Derrière le vote Bayrou, Sarkozy - Par Benoît HAMON, député européen, secrétaire national à l'Europe du Parti socialiste.

Libération - vendredi 23 février 2007

Toute voix de gauche pour le candidat UDF sera comptabilisée comme un soutien à droite.

François Bayrou se propose de nommer un Premier ministre de gauche. Encore faudrait-il qu'un dirigeant de gauche veuille conduire une politique de droite ! Car il faut dissiper l'illusion de cette campagne présidentielle : la troisième voie centriste et libérale.

François Bayrou défie désormais Sarkozy et ses protecteurs. Sa pugnacité récente à débusquer la main invisible des puissances de l'argent derrière les actes de Sarkozy plaît à quiconque s'inquiète de la confusion des genres entre les intérêts privés et l'intérêt public. Il pose ingénument deux questions aux Français : pourquoi le gouvernement idéal ne naîtrait-il pas de l'addition des talents les plus remarquables de la gauche et de la droite ? La gravité de la situation ne commande-t-elle pas de combiner les bonnes idées de droite et les bonnes idées de gauche ? Et, suivez son regard, l'incarnation française de ce solide bon sens politique, c'est sa candidature... De cette posture, serait né, lit-on, un mouvement d'adhésion d'électeurs de gauche à la candidature Bayrou (1).

Or, à l'heure des bilans, François Bayrou propose pourtant un solide CV de ministre et de député de droite. Inspirateur de la révision de la loi Falloux et de la remise en cause de l'école publique, il parle désormais de la laïcité comme d'un «trésor national». François Bayrou a voté la réforme Fillon des retraites, la jugeant cependant trop timide car ne remettant pas en cause les régimes spéciaux. Il a soutenu toutes les politiques de réduction des cotisations sociales patronales, proposant même aujourd'hui la possibilité pour les entreprises de créer des emplois «sans charge». Il y a deux mois, les députés européens UDF, membres du groupe politique des libéraux européens, ont tous voté la directive Bolkestein qui accélère la dérégulation du modèle social français et la remise en cause des services publics.

François Bayrou a donc changé. C'est amusant, Sarkozy nous dit la même chose...

Pour étayer sa démonstration, François Bayrou vante l'exemple allemand. Il exalte le peuple allemand qui a «forcé» la CDU et le SPD à gouverner ensemble. L'imposture est totale. Ceux qui ont voté social-démocrate en Allemagne n'ont jamais souhaité cette alliance, pas davantage que ceux qui avaient voté conservateur pour ne plus voir Schröder au pouvoir. Les peuples sont étrangers à cette alliance. Ses seuls responsables appartiennent aux appareils respectifs de la CDU et du SPD. La grande coalition procède d'un accord négocié au cours de longues nuits, au terme d'un de ces marchandages de postes et d'attributions, au SPD le social, à la CDU la chancellerie, qui nourrit la défiance à l'égard de la démocratie.

Là où Bayrou voit la volonté des peuples de dépasser le clivage droite-gauche, il n'y a, en réalité, qu'un traditionnel jeu de donnant-donnant entre deux partis rivaux pour sortir d'une impasse politique et institutionnelle. Le 14 février, le magazine Stern publiait le verdict du peuple allemand : 57% des sondés ne sont pas satisfaits du travail de leur gouvernement.

Tout juste peut-on observer qu'un vainqueur semble se détacher de ce deal. Les enquêtes montrent que le SPD accuse désormais un retard de dix points sur la CDU dans les intentions de vote, alors que les deux formations étaient au coude à coude en novembre 2005 à la naissance de la coalition (source institut Forsa).

Sans s'arrêter sur le fait de savoir si ce modèle est souhaitable, est-il simplement transposable dans notre pays ? Non. Quoi qu'en dise Bayrou, le choix pour son parti n'existe pas. Il n'a d'ailleurs jamais existé. Cette solution est impossible en France, là où les députés UDF sont tous élus grâce à un accord de désistement avec l'UMP. Inversement, propose-t-on sérieusement aux électeurs socialistes d'élire demain un député de ce parti qui célèbre encore ses glorieux anciens Giscard, Poniatowski ou Lecanuet ?

Une fois le vent rebelle évanoui, il demeure une réalité incontournable : Bayrou appartient et doit tout à un seul camp. Toute voix de gauche qui se portera sur le candidat Bayrou sera immédiatement comptabilisée comme un soutien à une politique de droite. Pis, si, par conséquent, la droite venait à l'emporter, toute voix de gauche qui se sera portée sur Bayrou viendra grandir la légitimité électorale de la droite à, par exemple, remettre en cause le droit de grève ou augmenter le tribut payé par les salariés à la flexibilité du marché du travail.

Electeurs de gauche qui seraient tentés, exigez deux engagements de François Bayrou avant de valider votre choix : premièrement, s'il est éliminé du premier tour, François Bayrou doit appeler à voter Ségolène Royal en cas de duel avec Nicolas Sarkozy ; deuxièmement, lors des élections législatives, l'UDF ne passera pas d'accord de désistement réciproque avec l'UMP en faveur du candidat de droite le mieux placé au premier tour.

J'ai mon idée sur sa (non-) réponse...

François Bayrou est incontestablement un homme respectable. Mais ça n'est pas le sujet ici. Ce qui est en cause, c'est la clarté de son projet politique, la réalité de ses marges de manoeuvre et le chemin pour notre pays demain. Dès lors que le doute existe, le 21 avril 2002 vient rappeler aux électeurs de gauche que toutes les voix sont nécessaires dès le premier tour pour l'emporter et changer la donne. Ségolène Royal est le bon choix.

(1) Voir, entre autres, Libération du 22 février 2007, «Nous, spécialistes et Français de gauche...» p. 28.


François Bayrou n'est pas Casimir

LE MONDE | 23.02.07 | 14h09  •  Mis à jour le 23.02.07 | 14h09


es déçus de la gauche ne manquent pas. Il ne faudrait pas qu'ils manquent bêtement à la gauche... Ne trouvant pas leur compte avec Ségolène Royal ou avec les autres candidatures de gauche, certains d'entre eux semblent prêts à toutes les infidélités. S'il en est une qu'il faut ramener à ce qu'elle est - un vote de droite -, c'est bien la tentation du vote François Bayrou. Or le leader centriste, qui fait un tabac dans les sondages, rogne allègrement sur les suffrages de la gauche.

"L'effet Bayrou" marche notamment chez les trentenaires, qui trouvent peut-être là l'expression d'une revanche sur la génération de Mai-68. Dans le livre le plus jouissif écrit sur notre génération, Souffrances du jeune trentenaire (Fayard, 2005), Mara Goyet décrit la scène où son jeune personnage vote François Bayrou : "Jamais il n'avait eu idée plus folle, plus osée, plus inavouable. Plutôt que de voter blanc, voter mou. Franchir la ligne blanche, voter à droite, rien qu'un petit peu mais quand même... Ce fut une expérience incroyable, un cocktail de sensation, un vrai trip de l'underground civique. Il avait l'impression d'avoir fumé du colza à l'état pur." François Bayrou, un vote subversif ?

A nos camarades de génération et aux autres, nous voulons dire "halte à la supercherie !". François Bayrou n'est pas Casimir, l'UDF n'est pas "L'île aux enfants" et la présidentielle n'a rien à voir avec le monde sucré de "Croque-vacances". Le vote Bayrou n'est pas un vote sans saveur ni conséquence. La posture du candidat, pétri de bons sentiments, en phase avec la colère du peuple contre les élites, c'est pour la télé mais pas dans l'Hémicycle.

La carrière politique du candidat UDF est déjà longue et ne se limite pas au complexe d'Astérix qu'il joue avec un certain succès depuis la mise sur rails de l'UMP. On fait toujours grand cas des déclarations d'indépendance et des critiques assassines que M. Bayrou lance à la face de l'UMP et de son candidat officiel. Il est, plus discrètement, un député discipliné : depuis 1986, il a voté de façon quasi systématique avec la droite et a participé à des gouvernements de droite libérale, dont celui d'Edouard Balladur qui le fit ministre de l'éducation nationale, et dont il fut l'un des tout premiers à réclamer la candidature à la présidentielle en 1995.

Quant aux principales propositions du candidat, elles ne traduisent vraiment pas un virage à gauche : nouveaux allégements de charges pour les entreprises (la pente naturelle du libéralisme économique), mise en place d'un "service garanti" dans les transports publics (dit autrement, c'est la remise en question du droit de grève), mise sous tutelle des allocations familiales (ce qui revient à pénaliser un peu plus les familles des classes populaires), création de nouvelles structures fermées pour les jeunes en difficulté (comme ça fleure bon le parfum sécuritaire !), abolition des régimes spéciaux de retraite (traduction : alignement par le bas des droits sociaux), libéralisation des heures supplémentaires (adieu les 35 heures et le code du travail ?), etc. Si le candidat Bayrou a récemment dénoncé le manque de "bienveillance" de l'Etat à l'égard des banlieues, il ne faut pas oublier que le député Bayrou a voté, fin 2005, la prolongation de l'état d'urgence.

Bref ! Une bonne dose d'économie libérale et une poignée de contrôle social, c'est l'UMP à visage humain. Alors, bien sûr, demeure la tentation du centre, ce grand fantasme des politologues français : existerait-il une terre bénie, un espace politique vierge et vertueux, composé d'hommes et de femmes raisonnables, libres de toute attache partisane, et dont la liberté absolue de parole irait de pair avec un attachement aveugle et exclusif à l'intérêt général, des politiques aux mains propres et aux idées larges ? Toutes les familles politiques se rattachent à l'un ou l'autre bord, ainsi va la vie démocratique qui a besoin de cette confrontation idéologique. Le centre, depuis quarante ans, a toujours gouverné avec la droite.

Le brouillage des identités droite-gauche mène à une compétition des personnalités, dont M. Bayrou espère sortir vainqueur. La politique mérite mieux que ça. Et la gauche n'a rien à y gagner : au lieu de laver à la machine le clivage droite-gauche, en espérant grappiller sur l'électorat du centre-droit, elle ferait mieux de défendre un projet de transformation sociale qui s'oppose, point par point, à la cohérence libérale-autoritaire de Nicolas Sarkozy.

Qu'une hésitation entre François Bayrou et Ségolène Royal soit possible traduit le déplacement du PS vers la droite - c'en est même l'un des tristes symptômes. Nous pouvons concevoir que certains de nos camarades de génération et d'autres, désireux de casser par leur vote une routine mortifère entre une droite de régression et une gauche de renoncement, puissent croire une seconde que le vote François Bayrou permette de s'évader. Nous voulons leur rappeler que, pour l'évasion, d'autres candidatures clairement positionnées à gauche - antilibérales, écolos... - sont possibles (et souhaitables !).

La tentation du vote François Bayrou ne peut donc s'habiller de l'excuse d'une absence de choix sur l'échiquier politique à gauche. M. Bayrou n'est ni un monstre gentil, ni le bon Charles Ingalls de "La Petite Maison dans la prairie". Il est (encore) temps de revenir à la réalité.


Clémentine Autain est adjointe (app. PCF) au maire de Paris; Anne Le Strat est conseillère de Paris (Verts).
Elles sont membres de la Fondation Copernic.

Article paru dans l'édition du 24.02.07


 
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 17:16
Ca y est ! je l'ai enfin lu le pacte présidentiel...
Mon premier avis général et de me dire que ce pacte ne s'éloigne pas tellement du projet socialiste et qu'il n'y a pas de réelles propositions nouvelles qui se détachent du travail validé par 82% des socialistes en juillet 2006.
Que faut-il en déduire ? Que les débats participatifs n'auraient servi à rien ? Que les gens ne seraient pas des citoyens-experts et qu'on a amusé la galerie ? Non, pour ma part, je crois tout simplement que le travail mené par les socialistes lors des Etats-Généraux du Projet socialiste, et notamment par NPS, était en phase avec les attentes de l'électorat de gauche, et qu'on a beau être un individu militant soit-disant déconnecté des réalités concrètes et ben finalement on est autant citoyens-experts que son voisin.

Je ne passerai pas en revue les 100 mesures que vous retrouverez en cliquant sur le pacte. Globalement, c'est un projet de gauche (y compris sur les salaires) qui peut permettre de discuter avec Bové, Buffet, Voynet et même... Bayrou... Ce qui explique le ton sympathique de Bové au lendemain de Villepinte.
Mais je vais attirer l'attention sur le sinterrogations que me posent certaines propositions.
Mesure 4 : impôt sur les sociétés plus bas si bénéfice réinvesti, plus haut si distribué aux actionnaires... Moi je préférerai qu'on s'en tienne la seule 2e proposition.
Mesure 12 : je ne suis pas convaincu par la mesure qui vise à proposer aux locataires depuis plus de 15 ans de pouvoir acheter leur logement social. je ne suis pas convaincu des capacités à assumer la transformations d'ensembles HLM sociaux en copropriétés.
Mesure 18 : la mesure DSK de prêt de 10 000 € aux jeunes de 18 ans pour leur permettre de construire un projet me laisse sceptique.
Mesure 26 : sur la carte scolaire, le texte entretient un flou qui m'effraie personnellement, mais j'ai souvent tendance à m'emporter.
Mesure 27 : il faut définir quel est ce nouvel adulter en classe.
Mesure 29 : c'est quoi des emplois-parents ?
Mesure 52 : je suis pour les alternatives à la prison mais je reste opposé au fameux encadrement militaire.
Mesure 59 : l'évocation de la simple réforme de la justice du travail après concertation avec les concernés me paraît un peu faible.
Mesure 65 : les agro-carburants sont antiécologiques.
Mesure 68 : une pac mondiale ?????
Mesure 73 : les jurys populaires sont une erreur, nous devrions revaloriser la démocratie représentative.
Mesure 78 : le service civique oui mais obligatoire.
Mesure 81 : il faut aller plus loin, interdire les pub dans les émissions pour jeunes publics et ne financer la TV publique qu'avec de l'argent public.
Mesure 87 : "garantir l'égalité des droits pour les couples de même sexe", cela aurait été plus simple de parler de droit au mariage et à l'adoption.
Mesure 89 : indiquer que les statuts de la BCE devraient pouvoir être révisables par le Parlement européen, comme la Fed aux USA.
Mesure 91 : sur le traité institutionnel j'aurai aimé plus de précision. Là dessus, elle est en retrait du projet socialiste.
Mesure 93 : préserver notre capacité de dissuasion nucléaire oui, mais pourquoi pas entrer dans un processus de communautarisation européenne ?

Dans l'ensemble, pas de quoi effrayer les gardiens de la vieille maison. Le pacte laisse libre la possibilité de députés socialistes déterminés à faire appliquer le projet socialiste : les législatives seront donc importantes.

Frédéric FARAVEL
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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 10:12
Je l'avoue... Dimanche, j'étais au Palais Omnisport de Bercy toute la journée pour assister au tournoi international de judo Paris-Île-de-France.
Je n'ai donc pas assisté aux discours de Villepinte et n'ai toujours pas lu les 100 propositions -débordé que j'étais lundi au boulot- du pacte présidentiel de Ségolène Royal. Je vous promets de vous dire ce que j'en pense dès que j'en aurai opéré une lecture approfondi.
En attendant, il est possible de lire tout ça ici.

Fred
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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 19:50
Moi j'aurais préféré qu'on en reste à l'esprit du projet socialiste de juillet 2006. Je ne demande pas qu'on stabilise les prélèvements en envisageant de les baisser peut-être un jour : cette dernière incise tombe dans le piège du discours néo-libéral ambiant comme quoi il faudrait à tout prix baisser les impôts.
Or au regard des défis qui nous attendent, dette publique, révolution climatique, retraites, politique industrielle, il faut dire clairement que les impôts et la TVA ne pourront pas être baissés.
FRED

"DSK" propose à Ségolène Royal de stabiliser les prélèvements obligatoires
LEMONDE.FR avec Reuters | 09.02.07 | 17h08  •  Mis à jour le 09.02.07 | 17h25

e rapport sur la fiscalité commandé par Ségolène Royal à 3 parlementaires socialistes préconise une stabilisation des prélèvements oligatoires. Objectif : parvenir à une fiscalité "plus juste, au service du développement économique", a déclaré Dominique Strauss-Kahn. Dans cet avis de 15 pages qu'ils ont remis à la candidate jeudi 9 février, l'ancien ministre de l'économie, le député Didier Migaud et le sénateur François Marc expliquent qu'il faut "revenir sur le bouclier fiscal et sur les baisses prévues en 2007".

Le lancement de la campagne présidentielle de Ségolène Royal avait été marqué début janvier par une polémique entre responsables socialistes sur d'éventuelles hausses d'impôts affectant les plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu. L'idée avait été avancée par le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avant d'être recadrée par la candidate, qui avait alors chargé les trois parlementaires d'un rapport global sur la fiscalité.

Le rappport reprend l'idée consistant à favoriser fiscalement les entreprises embauchant en contrat à durée indéterminée (CDI) plutôt qu'en CDD, et celles qui investissent plutôt que de distribuer des dividendes. "Peut-être que (...) si les choses se passent bien, au bout de quelques années on pourra entraîner des baisses d'impôt. Mais au démarrage, faire une promesse comme [Nicolas Sarkozy] l'a faite en disant qu'on va baisser de 4 points le taux de prélèvements obligatoires, c'est de la démagogie pure", a estimé Dominique Strauss-Kahn.

UN IMPÔT JOHNNY ?

En cumulant les baisses d'impôt et les hausses de CSG depuis cinq ans, "on s'aperçoit (...) qu'à peu près 99% des Français ont payé plus, impôts et CSG réunis, et 1% [y] ont gagné. Cela n'est pas juste. (...) Ce que nous préconisons, c'est de revenir sur ce dont ce 1% tout en haut de la hiérarchie [a bénéficié]", a précisé l'ancien ministre.

Dans leur rapport, les trois parlementaires veulent que l'on passe des "beaux discours" aux actes en matière de fiscalité écologique, en mettant en place une "taxe carbone". Pour faire baisser la taxe d'habitation, ils souhaitent un "véritable équilibre" entre communes pauvres et communes riches.

Quelques semaines après les interrogations suscitées par l'exil fiscal de personnalités, Johnny Hallyday en tête, ils ont imaginé une "contribution citoyenne" payée par les Français installés hors de France en fonction de leurs revenus. Cette contribution vise "ceux qui se disent Français mais finalement [qui] n'ont plus de français que le nom parce qu'ils quittent le pays et qu'ils quittent l'ensemble de la vie collective", a souligné Dominique Strauss-Kahn.

Un "impôt Johnny ?" Il ne faut "pas personnaliser comme ça", a relativisé Didier Migaud, mais la mesure peut "viser effectivement les gens qui délocalisent ou se délocalisent".

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 11:11
Ségolène Royal passe à l'offensive contre une droite "qui dit tout et son contraire"

"Les Français veulent un choix fondé sur un clivage clair. Et ce clivage, je suis décidée à l'assumer car il oppose 2 conceptions de la société, 2 manières de gouverner, 2 visions de la France." A gauche, toute. En meeting à Paris, mardi 6 février, Ségolène Royal s'est voulue offensive face à Nicolas Sarkozy.
Le meeting affichait salle comble, et au 1er rang figuraient notamment  Dominique Strauss-Kahn, le proche de Lionel Jospin Daniel Vaillant, Bertrand Delanoë et Henri Emmanuelli. Et juste à côté, Jean-Pierre Chevènement, Christiane Taubira, Arnaud Montebourg, ou encore les maires  d'arrondissements fabiusiens de la capitale.

A quelques jours de la présentation de son programme basé sur les débats participatifs, la candidate socialiste a revendiqué son héritage politique. Face à un candidat UMP qui a cité, lors de son discours d'investiture, Jaurès, Camus et Léon Blum, Ségolène Royal a donné un véritable cours d'histoire de la gauche politique. Multipliant les références historiques, elle a mis en avant le clivage entre la droite et la gauche : "La France n'est pas la synthèse de l'Ancien Régime et de la Révolution. (...) C'est la rupture opérée par la Révolution qui explique la France d'aujourd'hui", a-t-elle lancé, citant tour à tour Mirabeau, Brecht, Léon Blum et Frantz Fanon. 

Appuyée sur ce patrimoine politique, devant plus de 8 000 personnes, Ségolène Royal s'est appliquée à décortiquer le programme de Nicolas Sarkozy... sans jamais citer son nom. "Je laisse à la droite ses mises en scène berlusconiennes", a-t-elle raillé, estimant que "la droite met aujourd'hui toute sa brutalité dans la balance". 

Elle dénonce "une droite dure, agressive", "qui dit tout et son contraire" et compare l'expression de Nicolas Sarkozy ("s'il y en a que ça gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas") au mot d'ordre de la dictature brésilienne des années 70. "La droite a bloqué la machine économique et ne sait plus la faire redémarrer", assène-t-elle encore.  Copieusement hué, le candidat de l'UMP est tour à tour qualifié de "communautariste", de "bushiste", et accusé de défendre "les intérêts d'un tout petit monde qui ne pense qu'à lui, qu'à son pouvoir".

Sans dévoiler son programme, Ségolène Royal a plaidé pour une France "multiple, colorée, métissée et très française si elle sait être fidèle à ses valeurs"  : "La France de demain, comme celle d'hier, se nommera diversité", a-t-elle lancé. Elle a promis de "redonner un avenir à toute la jeunesse", de "donner à tout jeune le droit à un premier emploi ou à une formation utile dans les six mois qui suivent sa sortie du système scolaire"

De nouveau, la candidate du PS a balayé les critiques sur le rythme de sa campagne : "J'ai entendu les doutes et les interrogations : ce n'est pas du temps perdu, c'est du temps gagné ensemble." Sans pour autant expliquer si son programme aura une tonalité aussi marquée à gauche que son discours du soir.

Droit au Jaurès opposable
et puis tout de même je ne me priverai pas de citer l'article d'il y a 15 jours de Jean-Luc Porquet dans Le Canard Enchaîné :

Bien sûr, chacun sait que ce n’est pas lui qui a écrit son dernier grand discours, mais Henri Guaino, une des rares plumes «sociales» à l’UMP. Quand même : c’est Sarkozy qui l’a lu. C’est de sa bouche que sont sortis les noms du résistant Guy Môquet, de Zola, de ces héros de la gauche que sont Blum, Hugo, Jaurès. Il les a mis d’autorité à son service. C’est ça, les partisans d’une «droite décomplexée» : ils n’ont aucun complexe. Ils pensent que piller à gauche va leur ramener des électeurs de gauche. Super finaud ! Le problème, c’est qu’il ne suffit pas d’ajouter Jaurès sans sa bibliothèque à côté des oeuvres complètes de Michel Sardou et de Doc Gynéco. Encire faut-il le connaître un peu. Bref rappel.

Jean Jaurès est mort assassiné le 31 juillet 1914, et dès le lendemain la guerre éclatait. L’une de ses phrases fameuses : «le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage.» Même un orateur pressé peut le comprendre : il était anticapitaliste. Il était pour la paix. Il n’était pas du genre à aller serrer la main de Bush et de le féliciter pour sa guerre en Irak (avant de tourner casaque). Jaurès opposable.

Jean Jaurès avait une passion : l’éducation de tous par l’école, qui seule permet à la nation de «mettre tous les citoyens en état de dégager de la contrariété des égoïsmes le droit de chacun et l’intérêt de tous.» Il affirmait que l’école doit d’abord être faite pour l’enfant. Il n’était pas du genre à mener la chasse aux enfants sans papier. Ni à dire qu’il faut déposer le bilan des ZEP.

Il disait aussi : «tout progrès vient de la pensée et il faut donner d’abord aux travailleurs le temps et la force de penser.» Il n’était pas du genre à ricaner sur les 35 heures. Jaurès opposable.

Jaurès qui dans sa maturité se proclamait républicain et socialiste, en donnant ainsi la raison première : «J’appartiens tout entier au Parti républicain parce qu’il affirme le droit de l’homme, et j’appartiens au Parti socialiste parce qu’il veut soumettre au droit de l’homme le régime de la propriété.» Il n’était pas du genre à mettre la propriété avant tout. A clamer qu’il «rêve d’une France de propriétaires.» A copiner avec tout le CAC 40. Au contraire, comme l’écrit Madeleine Rebérioux, il pensait que c’est la concentration des moyens de production dans des mains privées qui crée les classes sociales, leurs affrontements et les violences. Il voulait collectiviser les moyens de production. On en est certes revenu, depuis. Mais c’est dans ce sens-là qu’il allait, le sens du collectif. Pas dans le sens exactement contraire. Jaurès opposable.

Au contraire de Lafargue et de son «Droit à la paresse», Jaurès aimait le travail. Mais pas n’importe lequel. Pas juste u travail qui permette de «gagner plus». Il pensait que le travailleur doit être maître de sin travail, et ne pas s’en laisser accaparer les fruits. Il soutenait les mineurs de Carmaux et montait sur la table pour chanter La Carmagnole avec eux. Il n’était pas du genre à défiler en mai 68 dans une manif antigréviste. Jaurès opposable.

Jaurès a été un des principaux artisans de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Il n’était pas du genre à vouloir « toiletter » pour que l’Etat forme des imams à sa botte capables d’assurer l’ordre moral dans les banlieues. Jaurès opposable.

Bref, s’il y a quelqu’un qui n’est pas « sarkocompatible », c’est bien Jaurès !

 

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 09:15
Réactions après Sarkozy sur TF1

Sarkozy sur TF1 : réactions du PS
envoyé par PartiSocialiste

Ségolène à Grenoble
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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 09:44
Tout le monde se moquait de moi quand je disais que contrairement à ce qu'on pensait le positionnement de Ségolène Royal ouvrait un boulevard à Bayrou...

Présidentielle - Cette gauche tentée par le vote Bayrou

François Bayrou séduit notamment les orphelins de la deuxième gauche ou les sociaux-démocrates.

Déçus par la campagne de la candidate PS, des proches de DSK et de Fabius manifestent intérêt et soutien pour le patron de l'UDF.

Par Nathalie RAULIN – Libération - lundi 29 janvier 2007

Le promoteur de la révision de la loi Falloux, ex-ministre du gouvernement Balladur y croit. Ne rallie-t-il pas sous sa bannière, un nombre grandissant d'éminences socialistes. Dans son bureau de campagne à deux pas du siège parisien de l'UDF, Marielle de Sarnez, bras droit du candidat centriste, engrange depuis trois mois les marques d'intérêt, voire des offres de service d'encartés du PS. Parmi ces soutiens, il y a des personnalités orphelines de la deuxième gauche, comme l'historien et biographe de Jaurès, Jean-Pierre Rioux, ou encore les sociaux-démocrates dans la mouvance de Dominique Strauss-Kahn, à l'instar de l'ancien membre du cabinet de Pierre Mauroy à Matignon, Jean Peyrelevade. «Le PS, divisé entre partisans de l'intégration européenne et adversaires du capitalisme et de la mondialisation, est hors d'état de gouverner, explique l'ex-patron du Crédit Lyonnais, Ségolène Royal est un voile de modernisme qui dissimule une régression de la gauche. Pour moi, elle est déjà battue.»
[...]
Télécharger la suite :
Le vote Bayrou de gauche

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 12:43
J'ai ouï dire que certains camarades pestaient en comparant les propos d'Arnaud Montebourg et de Georges Frêche, et leurs conséquences respectives.
L'un est suspendu un mois avec un carton jaune dès le lendemain, l'autre attend toujours une réelle sanction du Parti.
CQFD
Fred
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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 15:15

Le 31 janvier 2007, je présiderai cette manifestation.

Venez nombreux !

FORUM PARTICIPATIF EDUCATION A FONTENAY

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 14:34
Illustration caricaturale des conséquences de l'organisation de campagne de Ségolène Royal ; alors qu'il faudrait s'appuyer sur la force du Parti socialiste, ses réseaux et profiter de l'ouverture des derniers mois, on assiste à un resserrement des seuls proches et ralliés opportunistes lors de la campagne interne.
Rappelons que Ségolène Royal est désormais la candidate de tous les socialistes, radicaux de gauche et républicains-citoyens... Si le BN est le conseil politique de la campagne, on voit bien la difficulté d'articulation avec "Désirs d'avenir", ovni associativo-supporter monté et instrumentalisé par quelques Iznogoud locaux du PS qui trouvaient que leur carrière n'avançaient pas assez vite.
Cela ressemble donc à un règlement de compte ou des coups de billards à 15 bandes pour savoir qui sera le mieux placé dans le futur courant de la présidente... C'est ce qui explique sans doute la sortie désastreuse d'Arnaud Montebourg, qui s'est laissé emporté sur le nuage qu'il a escaladé depuis août 2006.
Faut-il rappelé qu'avant qu'il y ait un courant de la présidente, il faudrait qu'on réussisse à la faire élire ? C'est notre seul objectif ! Il est temps que Ségolène resaisisse ses équipes et les raccroche à la direction du Parti en meilleure intelligence avec le premier secrétaire, François Hollande... Nous pouvons encore donner à la France une présidente de la République, si nous savons surmonter cette bêtise, l'épisode sur l'ISF a montré que nous avions de la ressource.
Frédéric FARAVEL


Interrogé, mercredi soir, sur le plateau du Grand Journal de Canal+, sur le principal défaut de la candidate socialiste dans la course à l'Elysée, Arnaud Montebourg avait répondu : "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, son compagnon".
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