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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 07:50
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 11:38
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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 15:38
Le PS réclame un changement du mode de scrutin du Sénat en préalable à la révision de la Constitution
LE MONDE | 22.04.08 | 14h06  •  Mis à jour le 22.04.08 | 14h06

a victoire de la gauche aux élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars fournit un argument de poids aux sénateurs socialistes qui réclament une réforme du mode d'élection de leur assemblée. Ce devrait être un point de friction important entre majorité et opposition, lors des débats sur la réforme des institutions qui commenceront à l'Assemblée nationale le 20 mai. L'"avant-projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République", dont l'ambition est de rééquilibrer les pouvoirs notamment en renforçant ceux du Parlement, est présenté en conseil des ministres, mercredi 23 avril.
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Les sénateurs socialistes font de la réforme de leur collège électoral - qui relève d'une loi ordinaire - un préalable non négociable à la discussion sur la révision de la Constitution. Car ils ont fait leurs comptes : alors que la gauche détient, depuis le 16 mars, une majorité de collectivités locales, elle devrait obtenir seulement 10 à 15 sièges supplémentaires aux élections sénatoriales de septembre 2008 (où un tiers des effectifs sera soumis à renouvellement), auxquels devrait s'ajouter une 2ème fournée de 15 à 20 autres sièges en 2011.

Les raisons de cette distorsion : un mode de scrutin en décalage avec la réalité politique et institutionnelle de la France de 2008. Le collège électoral du Sénat est composé à 95% de maires. Parmi ceux-ci, les maires ruraux des petites communes les moins peuplées sont surreprésentés. Les 21 704 communes de moins de 500 habitants, qui abritent 8,9% de la population, désignent 16,2% des grands électeurs. Celles de plus de 100 000 habitants - dont Paris, Lyon et Marseille -, où habite 16% de la population, en désignent 8%.

DÉNI DÉMOCRATIQUE

"La gauche gère 20 des 22 régions métropolitaines et, depuis mars 2008, 58 départements sur 102, 32 villes de plus de 100 000 habitants sur 49. Aujourd'hui, 60% des Français vivent dans une commune de gauche. Et le Sénat devrait toujours rester à droite ?, s'interroge le président du groupe PS du Sénat, Jean-Pierre Bel. C'est une hérésie, un véritable déni démocratique."

"C'est un problème structurel qu'avait bien perçu le comité Balladur, dont les travaux ont précédé l'avant-projet de loi", souligne le sénateur des Hauts-de-Seine, Robert Badinter. "Il n'est pas concevable que nous entrions dans un processus de révision de la Constitution sans qu'il soit remédié à cette anomalie", prévient l'ancien garde des sceaux. "Si ce préalable n'est pas accepté, la discussion s'arrête, s'il est accepté, elle commence", conclut-il.

Pour se faire entendre, les parlementaires socialistes disposent d'un levier : l'UMP et ses alliés n'ont pas, à eux seuls, la majorité des trois-cinquièmes requise pour l'adoption, par le Congrès, d'une révision de la Constitution.

Les députés ne sont pas en reste. Le 8 avril, le bureau national du PS a réaffirmé la position qu'il avait prise, le 18 septembre 2007, en adoptant à l'unanimité des "propositions pour le rééquilibrage des institutions". Les socialistes réclament au gouvernement un "paquet global", selon l'expression d'André Vallini, député de l'Isère et secrétaire national aux institutions, incluant, outre la réforme du Sénat, le droit de vote des étrangers aux élections locales, l'introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée nationale (10% des députés) et l'"égalité audiovisuelle" garantissant le décompte du temps de parole du président de la République à la télévision.

Un autre verrou avait été posé en préalable par l'opposition : la suppression de l'article 7 du texte, qui stipule que le chef de l'Etat "peut prendre la parole devant le Parlement réuni en Congrès ou l'une ou l'autre de ses assemblées". Le bureau national du PS a jugé cette disposition "impossible", car incompatible avec le renforcement des droits du Parlement. Diverses personnalités - dont Laurent Fabius - se sont toutefois déclarées prêtes à un compromis sur ce sujet. Les sénateurs socialistes estiment que ce point est "discutable".

Christine Garin
Article paru dans l'édition du 23.04.08
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 16:57
On savait que Nicolas Sarkozy avait fait une croix depuis quelques mois sur la reconquête électorale de la capitale lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008. On a pu voir d'ailleurs quel soutien le Président de la République apporta à feu Madame de Panafieu dans son combat d'arrière-garde contre les équipes menées par Bertrand Delanoë.
Resituées dans le contexte des prises de position publiques du Président depuis l'été sur une communauté urbaine parisienne, qu'il veut élaborer en dehors des élus locaux, les deux nominations surprises hier soir de secrétaires d'Etat prennent une certaine saveur : là où l'on attendait Roger Karoutchi, on a Christian Blanc comme secrétaire d'Etat au "développement de la Région Capitale", et on complète par Monsieur Alain Marleix, spécialiste des investitures de l'UMP, comme secrétaire d'Etat au redécoupage électoral.
On a ici un vrai plan de bataille pour s'attaquer à la Région au travers du SDRIF et du STIF et en même temps limiter les marges de manoeuvre de Bertrand Delanoë en imposant un "Grand Paris" dont le modèle s'éloigne bien du "Paris Métropole" que celui-ci voudrait construire avec ses voisins. Les élus locaux vont devoir réagir avec force et célérité, car sinon à coup de tronçonnage électoral et de "négociations" musclées, c'est bientôt l'administration directe de l'Etat qui sera rétablie sur la Région Île-de-France toute entière.

Frédéric FARAVEL
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 11:38
Rétention de sûreté : levée de boucliers contre l'initiative de Nicolas Sarkozy 
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 23.02.08 | 16h49  •  Mis à jour le 23.02.08 | 19h40

icolas Sarkozy a une nouvelle fois tenté de justifier, samedi 23 février, son souhait de voir la loi sur la rétention de sûreté appliquée immédiatement, y compris aux détenus déjà incarcérés. En marge du Salon de l'agriculture, le chef de l'Etat s'est placé du côté des "victimes", estimant qu'on ne peut pas "laisser des monstres en liberté après qu'ils aient effectué leur peine".

Alors que le Conseil constitutionnel a en partie censuré le texte, jeudi, M. Sarkozy a appelé la Cour de cassation à la rescousse, demandant à son Premier président, Vincent Lamanda, de lui faire des propositions visant à rendre la loi immédiatement applicable. Cette solution "n'est pas un contournement" du Conseil constitutionnel, a assuré le président, sans toutefois convaincre syndicats de magistrats, constitutionnalistes et opposition.

Pour les syndicats de magistrats, Nicolas Sarkozy tente bel et bien un contournement du Conseil constitutionnel. Dans un communiqué, le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, s'élève contre "un coup de force inacceptable", demande à Vincent Lamanda de refuser de donner suite à la demande présidentielle et appelle à manifester le 20 mars à Paris pour une "nuit de défense des libertés". Même indignation du côté de de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire au sein de la profession : "C'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République", a estimé son secrétaire général, Laurent Bedouet.

Les superlatifs son également de rigueur au Parti socialiste. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a dénoncé une "stupéfiante atteinte à l'état de droit". "Le président de la République n'est plus le garant de la Constitution dans notre pays", écrit le député-maire de Nantes dans un communiqué.
 
"NOUS SOMMES DANS UNE PÉRIODE SOMBRE POUR NOTRE JUSTICE"

Dans un entretien au Monde, Robert Badinter juge "singulier de demander au plus haut magistrat de France les moyens de contourner une décision du Conseil constitutionnel". "Aujourd'hui, nous sommes dans une période sombre pour notre justice", prévient l'ancien Garde des Sceaux socialiste.

Pour l'ancienne ministre de la justice socialiste Elisabeth Guigou, on assiste là à une manoeuvre "inconcevable". La réaction de Nicolas Sarkozy "est une dérive grave et dangereuse car le plus haut personnage de l'Etat doit donner l'exemple à tous les citoyens en matière de respect des institutions", souligne la député de Seine-Saint-Denis qui demande la convocation de la Commission des lois de l'Assemblée nationale. 

"Le gouvernement ne peut que s'incliner devant la décision du Conseil constitutionnel", met en garde, sur France Info, le constitutionnaliste Jean Gicquel. Le premier président de la cour de Cassation dispose d'une "marge de manoeuvre extrêmement étroite" selon lui.. "Je n'imagine pas le premier magistrat de France se mettre en travers du Conseil constitutionnel."

Seule voix à s'élever pour prendre la défense du chef de l'Etat, celle de Rachida Dati, qui, dans un entretien au Figaro assure qu'"il ne s'agit pas de remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel, mais de proposer de nouvelles solutions".

En marge de cette agitation, les services du Premier président de la Cour de cassation se sont réunis vendredi soir, se contentant de confirmer avoir reçu la proposition de mission de l'Elysée.

Rétention de sûreté : le président de la Cour de cassation n'entend pas contredire les Sages
LEMONDE.FR avec AFP | 25.02.08 | 13h50  •  Mis à jour le 25.02.08 | 13h56

vant même de recevoir les instructions précises de l'Elysée, qui voudrait charger la Cour de cassation d'une mission de réflexion sur la rétention de sûreté, son premier président, Vincent Lamanda, a fait savoir qu'il refuserait de remettre en cause la décision de censure prise par le Conseil constitutionnel la semaine passée, refusant la rétroactivité de la rétention de sûreté.

"Il accepte le principe d'une mission sur la récidive, mais il est hors de question de remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel qui, comme le dit la Constitution, s'impose à toutes les juridictions, y compris la Cour de cassation", a indiqué un collaborateur du plus haut magistrat français.

A la mi-journée, lundi 25 février, M. Lamanda n'avait toujours pas reçu de lettre de mission du cabinet de Nicolas Sarkozy. Le président avait annoncé vendredi son intention de se tourner vers la Cour de cassation pour trouver les moyens d'appliquer la loi immédiatement, y compris aux détenus déjà emprisonnés. L'opposition et les syndicats de magistrats ont immédiatement dénoncé une tentative du président de contourner la décision du Conseil constitutionnel.

 

 
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 09:26
En tout cas, vu la dernière campagne électorale, les deux candidats finalistes et le comportement du président nouvellement élu, on peut penser que quelque chose cloche au "Royaume de Danemark"...
Fred

 

> Univers
IDEES


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre



  de Brice Couturier

Ecoutez



 
 
émission du mardi 19 février 2008
Démocratie : maturité ou sénilité ?

 

 
En 1989, on a vécu dans l’illusion que la démocratie ayant miraculeusement triomphé des deux idéologies qui l’avaient contesté le plus radicalement, elle avait désormais vocation à se répandre miraculeusement. Elle était le but lointain auquel tous aspiraient.
Boris Eltsine en 1995 à Marek Halter : " - Mais vous ne nous avez-vous pas expliqué ce qui venait après la démocratie. » Marek Halter : " - Il n'y a rien après, elle est simplement perfectible." Boris Eltsine : "Ah, il n'y a rien ? Alors il faut s'en accommoder ?"
Cette heure de gloire de la démocratie est bien passée aujourd’hui. Nous vivons l’Age du désenchantement démocratique.
Une floraison de publications illustre ce moment de doute, de Marcel Gauchet à Pierre Rosanvallon, et de Cynthia Fleury à Jacques Julliard en passant par Pascal Perrineau, tous se penchent désormais sur les « pathologies de la démocratie », auxquelles notre confrère Raphaël Enthoven a consacré une semaine sur cette antenne, dans ses « nouveaux chemins de la connaissance ». Ce week-end, Libération, sensible aux humeurs intellectuelles du temps, a fait sa une avec ce même désenchantement.
De quoi s’agit-il au juste ?
D’abord d’un phénomène de société. Les politologues enregistrent une tendance générale au déclin de la participation électorale. La présidentielle de l’an dernier, avec son taux record, apparaît comme une parenthèse qui risque de se refermer. D’où le diagnostique selon lequel le peuple aurait « décroché de ses élites » et qu’il y aurait une crise de la représentativité. Nous en avons déjà traité ici.
Mais d’autres analyses sonnent d’une manière encore beaucoup plus pessimiste. Celle de Guy Hermet, par exemple, qui semble estimer que la démocratie aurait atteint la fin de sa période historique et que quelque chose d’autre s’apprêterait à lui succéder. Le point de vue de Boris Eltsine contre celui de Marek Alter ? Il nous le dira lui-même.
Un peu comme Marcel Gauchet, Guy Hermet pense que la démocratie avait vocation, dés le départ, à se retourner contre elle-même. N’a-t-elle pas contribué à émanciper des individus, qui manifestent depuis une tendance croissante à se refermer sur leurs bonheurs privés, leur bien-être, leurs petites affaires ? L’autorité de l’Etat souverain, lointain héritier de nos monarchies et de nos empires, se heurte de plein fouet à des amas mouvants d’individus sentimentaux et capricieux, qui veulent qu’on les comprenne, qu’on les plaigne et qu’on les flatte. Comment pourrait-il en être autrement, quand ce même Etat, explique Jean-Pierre Le Goff, n’a d’autre stratégie à proposer que celle d’une adaptation permanente à une réalité dont le devenir lui échappe ? Quand le personnel politique est condamné à chevaucher le tigre de la culture médiatique pour tenter de rester en phase l’esprit du temps ?.

  Invités

 
Jade Lindgaard.  Journaliste à Médiapart et membre du comité de rédaction de la revue Mouvements

 
Guy Hermet.  Directeur de recherche émérite
Directeur d'études à l'IEP de Paris

 
Pierre Dupuis.  Agrégé de philosophie
Professeur en classes préparatoires littéraires
Directeur de rédaction de la revue Cause commune

 
Jean Pierre Le Goff.  Sociologue au CNRS
Président du club Politique Autrement

 
 
           
les livres
 

 

 
Jean Pierre Le Goff
La France morcelée
Gallimard Folio actuel - 2008
 


 
 

 
Guy Hermet
L'hiver de la démocratie ou Le nouveau régime
Armand Colin. Coll. Le temps des idées - 3 octobre 2007
 

Berlusconi a inventé la Télé-République italienne, Tony Blair a galvanisé les Anglais avec son New Labour, tandis que les populistes modernes sont descendus de Scandinavie pour envahir l'Europe. Comme les présidentielles de 2007 l'ont souligné, c'est maintenant à la France d'inaugurer son Nouveau Régime, résidu de populisme type Front national assorti d'une dose beaucoup plus forte de néo-populisme bien élevé à la façon des trois grands ex-candidats présidentiels et, pour les choses sérieuses, d'une injection discrète mais décisive de gouvernance destinée à dynamiser vraiment le «management» du pays. Pour tout dire, l'hiver de la démocratie est arrivé. Celle-ci conserve son nom pour un temps. Mais elle a perdu sa substance. Face à ce grand tournant, nous vivons pourtant comme nos ancêtres à la veille de la Révolution de 1789. Ce crépuscule de l'Ancien Régime annonçait déjà la fin d'un monde. Mais les Français comme leurs voisins ont continué alors à vaquer à leurs routines sans vouloir imaginer que leurs habitudes déjà très ébranlées allaient être mises sens dessus dessous. Nous faisons de même à l'approche du séisme politique annoncé. Ce livre rappelle qu'en dépit de ses heureuses saisons passées, la démocratie est un mode de gouvernement non moins voué à s'effacer devant un Nouveau Régime que les régimes qui l'ont précédée.

           
les liens
 

 

 
  > Revue Cause commune

Cause commune noue une alliance inédite entre professeurs de lycée, universitaires et intellectuels. Tous les collègues, mais aussi les lettrés et les étudiants sont donc invités à écrire dans la revue, à élargir cette alliance, à ouvrir une brèche face à la pseudo culture de divertissement, omniprésente, et à placer l’écrit et le savoir au centre de l’Ecole et de la Société, non ce qui fait écran à la pensée, et anesthésie l’esprit en stérilisant la critique. Revue pluraliste, exigeante, d’abord adressée aux jeunes citoyens francophones, mais également au grand public qui désire élargir ses horizons théoriques et mieux comprendre le monde contemporain, Cause commune a pour ligne éditoriale de réfléchir l'actualité à partir des œuvres majeures de l'esprit : par la publicité faite aux idées et aux oeuvres, il s'agit de participer à la consolidation d’un espace public éclairé.
- Présentation officielle de la revue -

 

 
  > Le site de Mouvements


 

 
  > Le site de Politique autrement
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 16:21
Réforme des institutions: le PS menace de ne pas voter le projet
REUTERS
 
Le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, a fustigé un texte qui offrirait surtout «de nouveaux pouvoirs au président de la République».
 
AFP
 
LIBERATION.FR : samedi 27 octobre 2007


François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a estimé samedi que le projet de réforme des institutions offrait surtout "de nouveaux pouvoirs au président de la République", affirmant qu'en l'état, le PS ne le voterait pas.
 

"Nous n'avons que les pistes du comité Balladur", a noté le premier secrétaire devant la presse en marge du conseil national réuni samedi à Paris. "Si ça doit être le texte présenté par le Président de la République, convenons qu'il y a quelques avancées sur les droits du Parlement, mais pour faire passer l'omniprésidence de Nicolas Sarkozy".

"Nous ferons des propositions pour que les droits du Parlement soient renforcés, le pluralisme de la presse effectivement respecté, et les droits des citoyens élargis (...) mais en aucune facon nous n'accepterons de donner des pouvoirs supplémentaires au président de la République", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy, selon lui "n'a qu'une volonté, celle de pouvoir venir s'exprimer au Parlement". "Au nom de cette revendication, on ouvre quelques droits nouveaux, mais avec tellement de timidité : rien pour le Sénat, peu de choses pour la proportionnelle", qui, selon lui, doit être à 10% et non pas 5% comme proposé, "rien de clair sur les contre-pouvoirs et notammment sur le pluralisme de la presse et l'indépendance de la justice...".

Il a admis que l'idée de faire coïncider le deuxième tour de la Présidentielle et le premier tour des législatives n'était "pas la plus mauvaise des pistes évoquées", permettant "de faire de ces élections un bloc et de donner aux citoyens la possibilité de pouvoir choisir leurs députés sans connaître le résultat de la présidentielle".

"Nous sommes ouverts à des discussions sur la réforme", pour autant que ce soit sur les pouvoirs du Parlement et qu'il n'y ait aucun pouvoir nouveau au président", a-t-il ajouté, martelant que les socialistes "ne voteront pas un texte qui prévoit de nouveaux pouvoirs au président de la République".

Une alliance contre le texte de la gauche et du Modem pourrait rendre plus difficile le vote de la réforme au Congrès, à une majorité des 3/5èmes.

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 20:01
En 2005, un rapport préconisait le remodelage des circonscriptions avant les législatives de 2007
 
LE MONDE | 06.06.07 | 15h34  •  Mis à jour le 06.06.07 | 15h35

es circonscriptions dans lesquelles les 577 députés s'apprêtent à être élus ne correspondent plus aux réalités démographiques de la France et auraient dû être remodelées avant les scrutins des 10 et 17 juin. Telles sont les conclusions d'un rapport que ni Dominique de Villepin ni Nicolas Sarkozy n'ont souhaité rendre public avant les échéances électorales, mais dont Le Monde s'est procuré une copie.

Le 4 mars 2005, M. de Villepin, alors ministre de l'intérieur, constitue un groupe de travail et lui assigne la mission de " préciser la portée juridique de l'obligation de procéder au remodelage (des circonscriptions législatives et des cantons), puis de définir une méthode afin que, s'il était décidé, ce remodelage soit mené dans le respect d'une triple exigence de neutralité, de transparence et d'équité". Présidé par le conseiller d'Etat Pierre Bordry, le groupe de travail remet son rapport le 1er juin 2005 à Dominique de Villepin - devenu premier ministre - et au nouveau locataire de la Place Beauvau, Nicolas Sarkozy. Depuis, le rapport est resté dans un placard, malgré la recommandation du groupe de travail de le rendre public et de " consulter sur cette base les principales organisations politiques avant de déposer le projet de loi d'habilitation". Et pour cause, c'est un sujet sensible.

Pour tenir compte de l'évolution démographique depuis la dernière loi électorale de 1986, le rapport préconise en effet que 18 départements "surreprésentés" à l'Assemblée nationale - dont Paris et le Nord - perdent un à deux sièges et qu'au contraire, 17 départements "sous-représentés" - dont la Seine-et-Marne et la Gironde - en gagnent un à deux. A titre d'exemple, le député de la circonscription la plus peuplée du Val-d'Oise représente 188 000 électeurs quand celui de la circonscription la moins peuplée de Lozère n'en représente que 34 000.

"PEU COMPATIBLES"

Ni Dominique de Villepin ni Nicolas Sarkozy n'ont voulu prendre le risque d'ouvrir le chantier du remodelage des circonscriptions avant les législatives (Le Monde du 17 février 2005). L'ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, avait pourtant menacé d'invalider les résultats des circonscriptions qui lui seraient déférées. Après les législatives de 2002, le Conseil avait déjà souligné que depuis 1986, " deux recensements généraux intervenus en 1990 et 1999 (avaient) mis en lumière des disparités de représentation peu compatibles" avec le principe constitutionnel selon lequel " l'Assemblée nationale (...) doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".

La loi électorale de 1986 précise que les écarts de population entre circonscriptions ne doivent en aucun cas aboutir à ce qu'une circonscription dépasse de plus de 20% la population moyenne des circonscriptions du département. Or le rapport relève que, sur la base du recensement de 1999, 25 circonscriptions ont un écart à la moyenne départementale supérieur à +20%. Ainsi de la 2e circonscription du Val-d'Oise (+53,2%) ou de la 6ee circonscription de la Haute-Garonne (+32,6%). À l'inverse, 11 circonscriptions ont des écarts négatifs supérieurs à 20% : 2 circonscription du Var (-42,4%) ou 8e circonscription de la Haute-Garonne (-29,3%). Au total, 41 départements et collectivités d'outre-mer sont concernés par des " déséquilibres majeurs" entre circonscriptions, soit 40%. " La combinaison de ces écarts entre circonscriptions avec les disparités de représentation entre départements rend de moins en moins théorique le risque de voir un parti ou une coalition minoritaire en voix recueillir une majorité de sièges à l'Assemblée nationale", souligne le rapport.

Pour remodeler les circonscriptions, le rapport propose de maintenir le nombre de sièges à 577, mais de retenir comme valeur cible un écart maximal de 10% par rapport à la moyenne départementale. Selon la méthode de répartition par tranches de population, un siège de député serait attribué par tranche de 116 200 habitants et non plus de 108 000, comme c'est le cas depuis 1986. En revanche, le rapport ne remet pas en cause la règle selon laquelle un département ne peut avoir moins de deux députés. Au total, ce sont donc 35 départements qui doivent perdre ou gagner des sièges. Un chiffre qui sera encore supérieur si le gouvernement ouvre enfin le chantier du remodelage, car il devra s'appuyer sur le recensement de 2008.

 
Stéphane Mandard
CHIFFRES

35 DÉPARTEMENTS CONCERNÉS PAR LE REMODELAGE :

17 DOIVENT GAGNER DES DÉPUTÉS

+ 2 sièges : Haute-Garonne, Seine-et-Marne et Réunion ;

+ 1 siège : Ain, Gard, Gironde, Hérault, Ille-et-Vilaine, Isère, Loiret, Savoie, Haute-Savoie, Var, Vaucluse, Val-d'Oise, Mayotte, Polynésie.

18 DOIVENT EN PERDRE

- 2 sièges : Nord et Paris ;

- 1 siège : Allier, Charente, Indre, Marne, Moselle, Nièvre, Pas-de-Calais, Hautes-Pyrénées, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Seine-Maritime, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne.

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