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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 10:18

François Hollande a été largement et sans contestation possible désigné candidat des socialistes et des radicaux de gauche pour l'élection présidentielle d'avril et mai 2012 lors des Primaires Citoyennes des 9 & 16 octobre 2011. Le président du Conseil général de la Corrèze n'aura pas de mal à mettre dans la posture du candidat à la magistrature suprême, tant on le sait (et le voit) habité par l'assurance qu'il a de son destin présidentiel.

Mais avant d'incarner la Présidence de la République, le rassemblement du peuple français, il va lui falloir être le candidat du peuple de gauche, donc du rassemblement de la gauche. Or il n'y a pas forcément une évidence naturelle dans cette affirmation. François Hollande peut légitimement se prévaloir de l'onction des Primaires Citoyennes qui ont vu près de 3 millions de Français se déplacer pour le 9 et/ou le 16 octobre. C'est un atout considérable que personne ne peut nier ou négliger, d'autant que si d'aucuns pourront affirmer que des électeurs de droite se seraient glissés dans le scrutin, leur nombre est à ce point marginal qu'ils n'auraient pu en pervertir la portée et la signification.

Le rassemblement de la gauche est cependant plus problématique. Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon doivent se satisfaire de l'image plus centriste de François Hollande, qui leur libère un espace politique qui aurait été en partie préempté par Martine Aubry si celle-ci avait été la candidate du PS et du PRG. Au-delà de cette question tactique, on sait que nombre de responsables écologistes considéraient Martine Aubry comme plus écolo-compatible que François Hollande, du fait de son engagement pour la transformation écologique de l'industrie française et pour la sortie du nucléaire. Le seul point qui péchait entre EELV et Martine Aubry était le dossier de l'Aéroport breton de Notre-Dame-des-Landes entre Rennes et Nantes, dossier que le PS considère comme régional et ne veut pas voir devenir un casus belli pour un contrat de gouvernement. André Vallini aura d'autre part jeté un trouble avec nos amis écologistes en expliquant à la presse (propos enregistrés et diffusés sur France Inter le jeudi 20 octobre 2011 au matin) que rien n'était figé avec les écologistes et que si des promesses leur avaient été faites, c'était "aux proches de Martine Aubry de s'expliquer". En l'occurence, les "proches de Martine Aubry" sont ceux qui avaient légitimement la tâche de négocier avec nos partenaires politiques car secrétaires nationaux du Parti. On sait par ailleurs que Jean-Luc Mélenchon qualifie régulièrement le candidat socialiste de "grand bol d'eau tiède" avec la verve qu'on lui connaît, ce qui - outre le caractère désobligeant de la comparaison - traduit la radicalisation relative du candidat du Front de Gauche, et répond à la radicalisation non moins réelle d'une partie de son électorat.

Bref, rassembler la gauche ne sera pas le moindre des défis, surtout si la presse continue de distiller l'idée que l'entourage du candidat Hollande serait en train de négocier avec Corinne Lepage d'une part et le MODEM d'autre part.

Je ne résiste pas à ce stade de l'article à vous joindre les liens pour deux excellents articles de Médiapart consécutifs au 2nd tour des primaires citoyennes :

Toutes ces questions abordées doivent en ouvrir quelques unes plus larges et de moyen et long termes. C'est le secrétariat national autour de Martine Aubry qui a, en y associant les militants, les chercheurs, les intellectuels, la société civile, élaboré le projet socialiste. Il est capital que des signes clairs soient adressés aux socialistes et au peuple de gauche pour montrer que sur ce projet aussi Martine Aubry saura rappeler à François Hollande qu'il est engagé, malgré les récriminations d'une partie de son équipe.

D'autre part, l'un des apports du Premier Secrétariat Aubry a été non seulement de reconnecter avec le PSE mais aussi de faire évoluer ses positions et les positions des partis membres au même moment où nombre de ceux-ci comprenaient qu'il était temps d'évoluer et d'abandonner les veilles lunes sociales-libérales (SAP suédois, SPD allemand, SD danois). Pour soutenir cette vision, on rappellera la déclaration commune PS-SPD, les propositions pour sortir de la crise du PSE et l'intégration de la notion de "Juste échange" dans celles-ci.

François Hollande devra démontrer qu'il n'y a pas sur ces sujets de retour en arrière alors qu'il a pu laisser penser que ces propositions économiques et budgétaires étaient plus marquées par une influence sociale-libérale et une stratégie économique d'austérité, un programme sur lequel tous les partis sociaux-démocrates européens ont perdu les élections depuis 8 ans...

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise en charge des relations extérieures

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 07:11

Les primaires citoyennes ont débouché sur un résultat clair et incontestable. 56% pour François Hollande, et un peu plus de 43% pour Martine Aubry. La Première Secrétaire qui avait mené une campagne de convictions va retrouver la direction de la Rue de Solférino et aura pour tâche de conduire les socialistes dans le combat présidentiel derrière le candidat des socialistes et des radicaux de gauche, François Hollande.

Je ne cacherai pas que je suis déçu et même amer. Celle qui a accouché du projet socialiste, qui a relevé le PS et l'a remis au travail pendant 3 ans, celle qui a permis l'exercice des Primaires Citoyennes, en ait la perdante. Les Français de gauche ont tranché, il n'y aura donc pas d'alternative. Cependant, il faut noter que le nouveau candidat socialiste avait bénéficié d'un traitement médiatique particulièrement bienveillant (invention du "pacte de Marrakech", campagne sur la "candidate par défaut", instrumentalisation de sondage sur les primaires alors que seuls auraient dû compter les intentions de vote pour les présidentielles, relais complaisant des "agressions" aubrystes, silence tout autant complaisant sur les propos de Vincent Peillon ou François Rebsamen particulièrement odieux à l'attention de Martine Aubry et de ses soutiens : "label Marine Le Pen", "fascistes", etc.). Il y aura sûrement des enseignements à tirer de cette campagne, le camp de la Maire de Lille a sûrement commis des erreurs : ne pas suffisamment jouer sur les médias, préférer une campagne de réseaux plutôt qu'une campagne grand public, ne pas réellement chercher à organiser une primaire de toute la gauche alors que les militants avaient plébiscité cette option... En fait, nous avons sûrement tous douté que les primaires mobilisent autant de gens : on ne fait pas campagne en direction d'un million d'électeurs ou de trois.

Les Français de gauche ont donc suivi ce qui leur a été dit et ce qu'ils ont entendus : François Hollande doit gagner parce qu'il va gagner. Passons à autre chose, dirons-nous, mais encore quelques mots tout de même avant de sacrifier à l'union et au rassemblement.

Les Français attendent beaucoup de la gauche. Oui évidemment, ce qui transparaît le plus fortement c'est une envie de se débarrasser de Nicolas Sarkozy qui a cassé la France et la République. Mais les Français veulent plus : ils ont été meurtris fortement ces dix dernières années, plus encore sous Nicolas Sarkozy. Il va falloir réparer les dégâts et pas simplement changer de président. Près de 3 millions de Français ont voté, cette attente est fortement démontré, si jamais nous créions une déception, ce serait déflagrateur.

Or ce n'est pas en promettant peu ou en promettant du sang et des larmes que l'on ne crée pas d'illusions qui feraient naître les désillusions. Virer Sarkozy, réparer la République sociale, voici ce que les Français attendent d'un président de gauche et si on ne s'attaque qu'à la dette par l'Austérité, les désillusions seront au rendez-vous.

Les candidats d'Europe-Ecologie/Les Verts ou du Front de Gauche voient dès lors se dégager un nouvel espace politique, qui aurait été en partie préempté par Martine Aubry. Et le rassemblement de la gauche sera plus difficile à faire quand la sortie du nucléaire n'est plus au programme (on l'aura compris) et que l'élargissement de la majorité au centre l'est (il faudra élargir "à tous ceux qui ne sont plus de droite mais qui ne savent pas encore s'ils sont de gauche").

Alors pour éviter quelques dégâts, autant rappeler quelques fortement propositions que le candidat Hollande devra reprendre de Martine Aubry :

  • la clarté sur la "règle d'or" budgétaire ;
  • le "Juste échange" ;
  • la transformation de l'Europe pour faire de l'UE une terre d'innovation mais aussi de protection contre le dumping fiscal, social et environnemental ;
  • le retour de la politique industrielle pour relocaliser les entreprises et l'emploi, en engageant la transition écologique et énergétique ;
  • la refondation de l'école publique ;
  • la réforme profonde de la "médecine de ville" et la renaissance de l'hôpital public ;
  • le retour d'une politique salariale offensive ;
  • l'égalité réelle femme-homme ;
  • la rénovation profonde des institutions françaises avec la parité et le non-cumul des mandats pour les parlementaires dès 2012...

Il est nécessaire de rassembler la famille socialiste sur le fond plus encore que dans la forme, nous serons quelques uns à le rappeler pour éviter certains de grimper sur leurs nuages ou pour prévenir certains coupeurs de têtes que la direction du PS n'a pas besoin d'être modifiée pour être responsable et unitaire... d'autant que comme en 2006, les faveurs de la presse se retourneront bientôt.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise aux relations extérieures

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:50

AubryDuflotLes Primaires Citoyennes ne sont pas un congrès socialiste. Les électeurs de gauche qui se sont massivement déplacés le dimanche 9 octobre 2011 n'ont que faire des recettes d'appareil des socialistes. Depuis trois ans, nous avons reconstruits un Parti socialiste en ruine qui était devenu la caricature de lui-même, à force d'user et d'abuser de ces synthèses artificielles et inopérantes. Sans doute une partie du succès des Primaires, ce qui a fait déplacer de 2,6 millions de Français, tient dans la reconnaissance que le PS a su sous la conduite de Martine Aubry reprendre le chemin du vrai débat, de la réflexion, des idées et donc des propositions. Les Français considèrent - sans vouloir nous signer un chèque en blanc - que le Parti socialiste peut aujourd'hui représenter une solution, dans le rassemblement de la gauche, et pas uniquement une force d'alternance ou d'opposition, dont le bulletin est utilisé pour sanctionner le gouvernement de droite lors d'élections locales ou intermédiaires.

Dans sa lettre à Arnaud Montebourg, Martine Aubry ne dit pas autre chose : "Nous avons montré un Parti vivant, nourri par le débat d’idées. La confrontation respectueuse des points de vue est féconde, là où la volonté d’unanimisme à tout prix sur fond de divisions personnelles, qui a trop longtemps prévalu à la tête du PS, stérilise la pensée et appauvrit les projets."

Et c'est la même chose qui doit prévaloir durant ces derniers jours de campagne "électorale", pour éclairer le choix des Français. Je partage là-encore ce que Martine Aubry écrit dans le préambule de sa réponse à Arnaud Montebourg : "Au terme de ces débats, le 1er tour a dégagé une majorité claire et forte pour un changement profond porté par une gauche forte. Les électeurs ont dit leur volonté d’une politique de sortie de crise par l’invention d’un nouveau modèle économique, social et écologique. Ils ne se retrouvent pas dans une politique d’aménagement du système actuel. La volonté de battre le Président sortant est forte mais s’y ajoute une volonté de changer ce système qui a failli, une envie d’espoir, l'envie d’une société plus respectueuse, plus juste, où l’argent ne peut pas tout et où les solidarités sociales, locales et républicaines sont reconstruites. On ne battra pas M. Sarkozy avec du flou, mais avec de la clarté."

L'avantage de la candidate en la matière, c'est qu'elle n'a pas besoin de changer de discours politique pour incarner cette majorité "pour un changement profond porté par une gauche forte". Le travail qu'elle a mené comme Première secrétaire du Parti Socialiste, le projet qu'elle a élaboré et qu'elle a fait adopter à l'unanimité par les instances du PS (alors même que certains candidats à la primaire - Hollande, Valls - le dénigraient mais le votaient), les priorités qu'elle a mises en avant et le ton de sa campagne des Primaires parlent en sa faveur :

  • le refus net et clair de la "règle d'or" budgétaire ;
  • la claire volonté d'une gestion saine des finances publiques mais sans entrer dans une "course à l'échalote" à l'austérité qui nous serait imposée par la droite et dans laquelle est entrée François Hollande ("déficit 0" en 2017) ;
  • la création d'une banque publique investissement et la séparation des banques d'affaires et des banques de dépôts ;
  • le "Juste échange" ;
  • la stratégie de sortie progressive du nucléaire d'ici 20 à 30 ans ;
  • la transformation de l'Europe pour faire de l'UE une terre d'innovation mais aussi de protection contre le dumping fiscal, social et environnemental ;
  • le retour de la politique industrielle pour relocaliser les entreprises et l'emploi, en engageant la transition écologique et énergétique ;
  • la refondation de l'école publique ;
  • la réforme profonde de la "médecine de ville" et la renaissance de l'hôpital public ;
  • le retour d'une politique salariale offensive ;
  • l'égalité réelle femme-homme ;
  • la rénovation profonde des institutions françaises avec la parité et le non-cumul des mandats pour les parlementaires ;
  • etc.

Aussi sa réponse à Arnaud Montebourg n'est pas autre chose que ses propres propositions argumentées. Aux électeurs de Montebourg et de Royal de faire leur choix en conscience, en toute liberté ; aux électeurs de gauche tentés de venir participer au 2nd tour, après que le 1er tour leur a démontré la pertinence de la primaire, d'entendre cette cohérence et cette volonté de la candidate. Je vous propose de la télécharger ici.

Cohérence et volonté qui tranche avec une habileté d'appareil, qu'une fois de plus François Hollande utilise en espérant qu'il emportera les suffrages des Français. L'ancien Premier Secrétaire retente une nouvelle la manoeuvre des synthèses de congrès socialistes. Mais ce ne sont pas des cadres partisans qui sont concernés aujourd'hui, ce sont des électeurs. Et les débats ont pu éclairer les Français sur les multiples changements de pied du candidat corrézien :

  • refuser d'augmenter le budget de l'éducation nationale puis annoncer l'embauche de 60.000 enseignants ;
  • abroger à HADOPI puis peut-être que non ;
  • faire adopter le droit au mariage et à l'adoption pour tous les couples et puis peut-être que non ;
  • refuser le non cumul des mandats et puis dire que finalement on le fera peut-être mais en 2014 ;
  • refuser la "règle d'or" budgétaire de Sarkozy pour annoncer qu'il fera voter la "règle d'or" ;
  • etc.

Hier soir, sur France 2, sans doute le but de convaincre les électeurs d'Arnaud Montebourg, il a expliqué qu'il avait découvert les dégâts de la mondialisation, les défauts de la construction européenne, la nécessité de rénover la République. Mais cela faisait réchauffer à plusieurs titres :

  1. il n'en avait pas parlé jusque là son angle d'attaque étant de démontrer son sérieux financier et budgétaire... Et nous avons bien entendu hier soir qu'il était contre la dette (qui est pour ?), que réduire la dette, appliquer l'austérité c'était retrouver l'indépendance face aux Marchés. Sauf que pour retrouver l'indépendance face aux Marchés, il vaudrait mieux ne pas céder à leurs diktats en mettant en oeuvre les solutions qu'ils exigent ;
  2. il a obtenu les soutiens de nombreux notables locaux socialistes, radicaux et divers gauche en leur promettant que le non cumul pour les parlementaires seraient rediscuté malgré les décisions du PS. C'est ce qu'on entendait encore d'ailleurs le dimanche 9 au soir quand Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon, soutien de François Hollande, expliquait qu'il était pour le cumul parce cela permettait de "conserver les fiefs" ;
  3. enfin la solution proposée pour relancer la construction européenne n'a rien de neuf : les coopérations renforcées économiques, politiques, fiscales, sociales écologiques, entre quelques Etats, au sein d'une Union Européenne plus large, font partie des propositions socialistes depuis 1999 !

Le plus gênant dans ce débat est que le candidat à l'investiture socialiste s'est contredit avec un applomb effrayant en direct en affirmant haut et fort qu'il n'avait jamais été favorable à la "règle d'or". Je vous laisse juger de la réalité en consultant ces articles :

Les électeurs de gauche ont désormais l'avenir du pays en main. Il y aura des consignes de vote, elles pourront paraître contradictoires, elles seront parfois fondés sur des réflexes d'appareil avec des candidats qui rejoueront un Congrès du PS.

Aux Français de dire s'ils veulent une Gauche forte et qui ne se contredit pas pour faire face à une situation exceptionnelle. Je pense que Martine Aubry sera avec le soutien de toute la gauche et des écologistes cette Présidente de gauche forte.

Ils peuvent se dire qu'il faut un Président plus ordinaire, qui sous couvert de pragmatisme naviguera à vue mais avec un programme et des propositions qui ont échoué partout en Europe depuis 8 ans. La mise en oeuvre d'une telle politique pourrait alors créer des désillusions dramatiques, au regard de l'état dégradé dans lequel se trouve déjà notre pays. Sarkozy serait pire sans doute, mais puisque nous avons deux candidats pour lesquels les sondages prévoient une capacité identique à battre le Président sortant, autant avoir une Présidente ambitieuse pour notre République et pour l'Europe.

François Hollande a cependant raison sur un point : plus le candidat qui l'emportera le dimanche 16 octobre fera un score important, plus il sortira renforcer pour son combat contre la droite. Alors, que nous soyons Socialistes, Communistes, Ecologistes, Radicaux, Citoyens,  votons massivement pour Martine Aubry dimanche prochain.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du Parti Socialiste du Val-d'Oise pour les relations extérieures

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:13

319525_2525056894078_1483063331_32816835_614335710_n.jpgLes Primaires citoyennes initiées par le Parti Socialiste sont un véritable succès. On attendait au maximum 1 million de votants, ce sont plus de 2,5 millions de Français qui se sont pressés dans les bureaux de vote tenus par les militants et sympathisants socialistes.

Oui il s'est passé quelque chose dans le pays, le peuple de gauche a envie de mouvement, le peuple de gauche a envie de changement ; le peuple français veut se débarrasser de Nicolas Sarkozy et plus de deux millions de ses membres ont utilisé les primaires citoyennes pour le dire. Il n'y a qu'à voir les mines dépitées et les explications - soit embarrassées, soit emplies de déni ridicule - des "ténors" de la droite pour le comprendre.

Mais ces primaires citoyennes ont envoyé un autre message, tout aussi fort celui-là, que devrait entendre les professionnels de la politiques et des médias pour qu'ils cessent de faire des erreurs d'analyse sur la gauche française. Le peuple de gauche est venu dire aux dirigeants du Parti Socialiste qu'il ne voulait plus uniquement gérer le système à la marge mais le changer parce qu'il est injuste. Le peuple de gauche est venu nous dire qu'on ne se sauvera pas des marchés en leur obéissant. Le peuple de gauche est venu dire qu'il était temps de se débarrasser du "ça" néo-libéral qui plombe nombre d'élus socialistes.

Au moins sur BFM-TV on aura entendu pour une fois des analyses plus subtiles que d'habitude. Ruth Elkrief a bien dit ce qui est la conséquence du 1er tour pour la semaine qui vient : François Hollande s'il veut l'emporter devra à nouveau infléchir sa ligne politique, alors que Martine Aubry n'a pas besoin de changer son discours et sa stratégie. Voilà qui ne devrait pas gêner l'ancien Premier Secrétaire du PS, il a changé plusieurs fois d'avis dans la campagne :

  • refuser d'augmenter le budget de l'éducation nationale puis annoncer l'embauche de 60.000 enseignants ;
  • abroger à HADOPI puis peut-être que non ;
  • faire adopter le droit au mariage et à l'adoption pour tous les couples et puis peut-être que non ;
  • refuser le non cumul des mandats et puis dire que finalement on le fera peut-être mais en 2014 ;
  • refuser la "règle d'or" budgétaire de Sarkozy pour annoncer qu'il fera voter la "règle d'or" ;
  • etc.

Les amis de François Hollande n'ont plus qu'un seul argument : il serait plus rassembleur et il ferait un meilleur score face à Nicolas Sarkozy. Mais outre le fait que les sondages ne sont pas plus pertinents pour projeter les résultats d'avril et mai prochains qu'ils ne l'étaient pour déterminer le résultat du premier tour de la primaire citoyenne, ces mêmes sondages indiquent des scores assez comparables pour Martine Aubry et François Hollande. Mais ce qui paraît certain c'est Martine Aubry est plus en situation de rassembler la gauche et les écologistes autour d'un contrat de gouvernement.

Alors on nous dit qu'Arnaud Montebourg serait devenu l'arbitre du scrutin avec également Ségolène Royal. Qu'on juge donc quelles sont les propositions de Martine Aubry depuis le début de cette campagne, avec toujours la même cohérence :

  • le refus net et clair de la "règle d'or" budgétaire ;
  • la claire volonté d'une gestion saine des finances publiques mais sans entrer dans une "course à l'échalote" à l'austérité qui nous serait imposée par la droite et dans laquelle est entrée François Hollande ("déficit 0" en 2017) ;
  • la création d'une banque publique investissement et la séparation des banques d'affaires et des banques de dépôts ;
  • le "Juste échange" ;
  • la stratégie de sortie progressive du nucléaire d'ici 20 à 30 ans ;
  • la transformation de l'Europe pour faire de l'UE une terre d'innovation mais aussi de protection contre le dumping fiscal, social et environnemental ;
  • le retour de la politique industrielle pour relocaliser les entreprises et l'emploi, en engageant la transition écologique et énergétique ;
  • la refondation de l'école publique ;
  • la réforme profonde de la "médecine de ville" et la renaissance de l'hôpital public ;
  • le retour d'une politique salariale offensive ;
  • l'égalité réelle femme-homme ;
  • la rénovation profonde des institutions françaises avec la parité et le non-cumul des mandats pour les parlementaires ;
  • etc.

AubryDuflotAux électeurs de gauche de faire le bon choix pour le 2nd tour des primaires citoyennes, qu'ils aient voté Arnaud Montebourg ou Ségolène Royal, ou encore qu'ils n'aient pas voté le 9 octobre. Vous êtes électeurs socialistes, communistes ou écologistes : venez voter en masse le 16 octobre 2011.

Choisissez le Changement avec une Gauche forte : votez Martine Aubry !

 

 

 

Frédéric Faravel


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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:11
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 07:25

Hier soir, dans la salle des Ecuries, derrière l'Hôtel de Ville d'Ecouen, une cinquantaine de personne était venue écouter Gérard Filoche, Inspecteur du travail et membre du bureau national du Parti Socialiste.

Aubry-2012-1378.jpgIl était accueilli par Charlotte Brun, Première adjointe au Maire d'Ecouen et conseillère régionale, et Adélaïde Piazzi, Première adjointe au Maire de Montmorency. Emmanuel Maurel, vice président du conseil régional d'Île-de-France, et Michèle Greneau, Maire de Fontenay-en-Parisis, étaient également présents.

Aubry-2012-1380.jpgGérard Filoche a défendu avec le talent qu'on lui connaît les raisons qui l'ont amené très tôt à souhaiter puis soutenir la candidature de Martine Aubry à l'élection présidentielle, notamment à partir de son analyse de la crise économique et financière et de la centralité de la question sociale dans l'élection à venir ; Martine Aubry est notamment la seule à s'être prononcé clairement et précisément pour une augmentation des salaires, pour le retour à l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans (les annuités de cotisations seront négociées avec les partenaires sociaux), pour un retour à l'ordre public social. Comme le disait Gérard hier soir : "ce ne sont plus les coups de grisou qui tuent au travail, ce sont les AVC".

Aubry-2012-1384.jpg

Un débat riche s'est engagé dans la salle qui a été l'occasion de démontrer par la preuve la capacité de rassemblement de la gauche de la candidate Aubry. D'anciens responsables des Verts, militants du Parti de Gauche ou de sympathisants du Front de Gauche et du Parti Communiste Français sont venus témoigner de leur désir de participer aux Primaires Citoyennes et de voter Martine Aubry. La stratégie politique, ses propositions sur l'économie, les affaires sociales, l'énergie ou l'Europe ont emporté leurs convictions. Ils ont exprimé leur point de vue selon lequel seule Martine Aubry peut rassembler la gauche et remporter l'élection présidentielle.

Aubry-2012-1386.jpgLes participants ont pu rappeler l'orginalité et le courage des propositions de Martine Aubry : la sortie du nucléaire, le non cumul des mandats, le refus de la pseudo-"règle d'or" budgétaire, la clarté sur le rassemblement de la gauche, une véritable solidarité financière européenne, l'égalité professionnelle femme-homme, la priorité au logement...

 

La soirée s'est terminée dans la convivialité ; les participants ont pu poursuivre la discussion autour d'un verre avec Gérard Filoche.

Frédéric Faravel

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 11:00

AubryRose

Avec Martine Aubry
2012, le changement pour une France plus Juste

 

Mardi 4 octobre 2011
20h30 - Écuries d'Écouen
(derrière l'Hôtel de Ville d'Écouen - plan ici)

 

Débat Public

Gerard_Filoche_1_blog.jpg avec

Gérard FILOCHE

Inspecteur du travail et membre du bureau national du Parti Socialiste

En présence de :

  • Charlotte Brun, Première adjointe au Maire d'Écouen, Conseillère régionale et Secrétaire nationale du PS en charge des personnes âgées, du handicap et de la dépendance
  • Michèle Greneau, Maire de Fontenay-en-Parisis
  • Emmanuel Maurel, Vice Président du Conseil régional, Conseiller municipal de Persan, Secrétaire national du PS en charge des universités d'été et permanentes
  • Adélaïde Piazzi, Première adjointe au Maire de Montmorency

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planEcouen.jpg

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 10:36

aubryLogement.jpg

à gauche ou à droite, certains candidats font assaut de pseudo-responsabilité et propose l'austérité budgétaire qui frappera d'abord les plus pauvres, les classes populaires et les classes moyennes. En Île-de-France, 66% des habitants entrent dans les critères du logement social ? Alors l'austérité de droite ou de gauche, c'est simplement indécent !

Martine Aubry propose la construction annuelle de 150 000 logements sociaux, pour un coût de un milliard par an. Pour les nouveaux programmes immobiliers de plus de 15 logements, elle souhaite mettre en place une mixité sociale renouvelée, à raison d'un tiers de logement social, un tiers d'accession sociale à la propriété et un tiers de privé.
Martine Aubry souhaite en outre que la loi SRU instaurant le principe de 20% de logements sociaux dans les villes « soit réellement appliquée », regrettant la faiblesse des sanctions existant actuellement.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise aux relations extérieures

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 06:53

Le Sénat, la Chambre haute du parlement français, cette grande assemblée des collectivités françaises vient de passer à gauche et de belle manière.

Prévue pour être le pôle de stabilité de la Vème République, avec un mode de scrutin, qui reste majorité de gauche ou de droite, antidémocratique et peu représentatif, la Chambre Haute a subi une évolution continue parallèle à celle de la société française. Les grands électeurs sont issus de collectivités plus urbaines et sont plus politisés. Oui évidemment, comme l'indique l'Elysée, les réussites successives de la gauche aux élections locales depuis mars 2004 ont modifié substantiellement le corps électoral.

Mais c'est Jean-François Copé, qui - avec l'Elysée et Matignon - se trompe sur l'analyse du scrutin malgré ses mises en garde de mauvaise foi sur la méprise de la gauche. Si on avait simplement appliqué les résultats des élections locales à ce scrutin indirect, la droite conservatrice pouvait compter en alliance avec les centristes sur le maintien d'une majorité de 2 à 5 sièges. La multiplication des dissidences mais également une volonté claire des grands électeurs de sanctionner le parti du Président de la République a favorisé très largement la gauche : 2 sièges de majorité pour la gauche.

Les dissidents de l'UMP ont généralement fait une bonne opération ce qui marque qu'il vaut mieux se détacher de l'étiquette UMP ; les centristes emportent un certain nombre de siège aux dépends de l'UMP, donc même remarque. Mais les grands électeurs ont aussi voté à gauche car la réforme des collectivités territoriales, la réformes de la fiscalité locale et notamment de la Taxe Professionnelle, et aussi le contexte économique et sociale ont influencé leur jugement.

Quand on connaît le caractère souvent plus modéré que celui de leurs électeurs des élus locaux, les espoirs sont donc permis à la gauche pour 2012, à la condition expresse qu'elle ne se tire pas une balle dans le pied.

Maintenant que Sénat est à gauche, celle-ci a enfin la possibilité d'avoir une responsabilité politique qu'elle n'avait jamais eu, pas même sous Mitterrand. Si le Sénat ne peut bloquer le cours des évènements parlementaires en général, il a toujours été un rempart contre des modifications profondes du cadre politique que revendiquait la gauche : sans accord du Sénat pas de révision de la constitution, pas de loi organique sérieuse.

Il est donc temps que les candidat(e)s aux primaires citoyennes indiquent très clairement qu'elles sont les réformes démocratiques qu'ils voudront engager s'ils accèdent à la magistrature suprême. Les socialistes n'ont plus aucune excuse sur le droite de vote des étrangers aux élections locales, ils seront également tenus de revenir sur la réforme des collectivités territoriales et de mettre en oeuvre une des grandes réformes proposées par Martine Aubry, le mandat unique parlementaire ! Martine Aubry et Arnaud Montebourg sont les plus institutionnellement ambitieux ; au mieux avec eux, on sait que le PS et la gauche sauront quoi faire du Sénat, quand les autres nous proposent un immobilisme sénatorial ancienne formule.

Dernière chose importante que l'on peut dès aujourd'hui impulser : la Gauche va pouvoir créer des commissions d'enquête. Puisque la gauche demande unanimement que l'on fasse la lumière sur plusieurs des affaires qui entachent la République et notamment depuis 2007, on verra si les sénateurs socialistes ont un peu de suite dans les idées.

A condition que le samedi 1er octobre 2011, l'élection du président du Sénat vienne confirmer le vote du dimanche 25 septembre 2011 ; pour cela, il faut que les sénateurs RDSE ne trouve pas certaines accointances franc-maçonnes avec Gérard Larcher plus importante que la cohérence politique.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise aux relations extérieures

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 13:57

AubryRose

Avec Martine Aubry
2012, le changement pour une France plus Juste

 

Mardi 4 octobre 2011
20h30 - Écuries d'Écouen
(derrière l'Hôtel de Ville d'Écouen - plan ici)

 

Débat Public

Gerard_Filoche_1_blog.jpg avec

Gérard FILOCHE

Inspecteur du travail et membre du bureau national du Parti Socialiste

En présence de :

  • Charlotte Brun, Première adjointe au Maire d'Écouen, Conseillère régionale et Secrétaire nationale du PS en charge des personnes âgées, du handicap et de la dépendance
  • Michèle Greneau, Maire de Fontenay-en-Parisis
  • Emmanuel Maurel, Vice Président du Conseil régional, Conseiller municipal de Persan, Secrétaire national du PS en charge des universités d'été et permanentes
  • Adélaïde Piazzi, Première adjointe au Maire de Montmorency

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